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˜˜˜˜˜˜Secouer les braises pour raviver l'amitié ¤ Tenaïah
maybe life should be about more than just surviving


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19/02/2018 Isis/Sara Artemia 393 Phoebe Tonkin electric soul informaticienne et mécanicienne Odyssey baby 34


Sujet: Secouer les braises pour raviver l'amitié ¤ Tenaïah
Ven 23 Fév - 15:44



 
The simplest explanations are often the most difficult to confess

 
@Isaïah Stowaway & @Tennessee Brontë-Sand
Le mois de février s’étire en longueur,. Tu n’en peux plus Isaïah. Les jours se suivent et se ressemblent : essayer de réparer le matériel cassé par le cyclone, essayer de trouver des plantes comestibles à cueillir, attendre que le printemps arrive et que le terrain se consolide pour tenter de voir ce qui a pu être préservé dans l’ancien tunnel du métro ou ce qui a été irrémédiablement perdu. Ce large gouffre dans lequel tu n’as pas encore mis les pieds, ayant laissés tes compagnons plus solides que toi s’en occuper. Toi, tu te contentais de leur passer le matériel depuis la surface, quand vous avez tout descendu. Tu es curieuse pourtant, d’explorer les bas-fonds. Mais pour l’instant, ce n’est pas à l’ordre du jour et tu t’essuies le front avec le dos de la main, y laissant une large trainée de cambouis avant de poser la clé à molette que tu viens tout juste d’utiliser. Tu ne sais pas si ça va fonctionner, ce que tu viens d’essayer de fabriquer, mais tu regardes l’objet, songeuse et pleine d’espoir. Ce que tu essayes de fabriquer, c’est un genre de bras qui s’articule avec une manivelle pour creuser le sol. Sur le papier, c’est beau. Mais en vrai, tu trouves que ça n’a pas la même gueule que dans ta tête et tu commences à tourner ladite manivelle. Très rapidement, tu sens une résistance, mais elle cède et la manivelle tourne… Dans le vide. Le bras ne s’articule pas du tout. Tu t’arrêtes et retourne l’objet. C’est facile, puisque c’est un prototype très loin d’être en taille réelle. Tu t’aperçois rapidement que l’une des pièces que tu as utilisée s’est cassée, trop usée. Au moins, ce n’était pas sur le vrai… songes-tu pour te rassurer en poussant un profond soupir de dépit. Tu commences alors à tout redémonter, car si la pièce était visible, elle est difficilement accessible sans rien défaire d’autre. C’était, justement, l’un des points noirs de ce projet. Tu sais, en tout cas, que tu ne pourras pas retravailler dessus aujourd’hui.. L’après-midi s’étire et d’ici une heure, une heure et demi maximum, le jour va commencer à diminuer. Hors, il te faut au minimum trois heures pour assembler ton prototype, et il faut avant que tu cherches la pièce cassée. Tu remballes donc tout dans un genre de caisse, gardant simplement dans ta main ce qui ne pourra plus servir à rien. C’est dommage quand même. Tu es presque certaine que cela aurait marché. Presque, c’est le mot… Parce que mine de rien, dans ce monde, on ne peut être réellement sûr de rien.

Tu te relèves bientôt, la caisse dans les mains, quittant l’endroit où tu t’étais installée : sous une fenêtre pour avoir la lumière du jour, pour retourner à l’endroit du bâtiment où vous vous êtes installés, toi et les autres mécaniciens. Tu as hâte, Isaïah, que le printemps soit là. De voir s’il n’y a pas une petite bâtisse que tu pourrais essayer de retaper. Pour en faire ton abri et ton atelier. Tu tiens à ton indépendance, même si tu as l’habitude de la vie en communauté, depuis le temps que vous êtes sur Terre. Dans l’espace aussi, c’était beaucoup de communauté… Mais il y avait toujours des moments où vous vous retrouviez seuls : la nuit. A l’heure actuelle… Il faut reconnaître que ce n’est pas trop ça, et ça te pèse un peu. Tu en viendrais presque à regretter les ruines de la station. Presque… Parce qu’il faut reconnaître qu’il y a tout de même plus d’espace ici. D’ailleurs… reste-t-il seulement quelque chose avec le cyclone qui a frappé ? Ce n’est pas dit et cette idée te fait froid dans le dos. Tu t’arrêtes net, songeant que le déménagement de l’année dernière vous a sans doute sauvé la vie ! Un frisson glacé te parcourt l’échine à cette prise de conscience, alors que tu es à la porte du refuge des mécaniciens, sans bouger, aussi figée qu’une statue. Et ce n’est pas le fait que @Tennessee Brontë-Sand  se trouve à l’intérieur qui t’a ainsi figée sur place, mais bel et bien ta prise de conscience. Concernant ton amie, tu ne t’es même pas encore rendue compte de sa présence.


Dernière édition par Isaïah Stowaway le Lun 26 Fév - 19:48, édité 1 fois

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14/11/2015 Isa & I My boy D'Arbanville & Oz & Hyacinthe & Elouan & Tam-Tam 3572 Katie Melua Kyran adorable & Avengedinchains & Lux aeterna Mécanique & Nanotechnologie 35
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Sujet: Re: Secouer les braises pour raviver l'amitié ¤ Tenaïah
Lun 26 Fév - 19:11


Isaiah & Tennessee #Help


Du temps il en à fallut pour nettoyer les terrains choisis pour les cultures. Retirer la boue puis les débris que cette dernière à charrier, tout ça sans se blesser. Bien trop souvent à mains nus car les outils cassaient. Et il ne suffisait pas d'en faire des tas sur le côté, non elle et quelques mains travailleuses transportaient ça plus loin. Pas grand chose à sauver, il faudrait attendre le printemps pour espérer reprendre une quelque qu'activité productive. En attendant le système d'irrigation qu'elle s'efforçait de construire ... Balayé ! Tout ça pour ça ! Des jours à tenter diverses essais pour choisir la meilleure configuration, pour approcher le résultat parfait. Oh elle ne baissait pas les bras Tennessee,mais intégrer, désormais, d'éventuelles - et certaines - catastrophes dans la combinaison se révélait indispensable. Tout ça nécessitait un mécanisme beaucoup plus solide et plus astucieux. Avec du matériel de qualité, du moins pas les détritus retirés du désastre. Plus elle étudiait la question, plus la mécanicienne admettait avoir besoin d'un autre avis. De l'aide, auparavant, sans hésiter elle se serait précipitée vers Devos. Mais depuis leur dernier échange, elle doutait qu'il désira simplement la revoir. Un autre prénom taraudait son esprit cependant : Isaiah. La surdouée ne songeait pas à celle-ci parce qu’elle ne voyait personne d'autre, mais surtout parce qu'elle ressentait un étrange vide quand elle entendait le prénom d'Isaiah prononcé par d'autres bouches. Il paraissait que ça traduisait une émotion, un manque ...

Oublier ses proches, jamais, mais parfois les gens s'éloignaient, Comme Zachariah, et Tennessee ne se donnait pas le droit de les obliger à rester en contact. La bouclée estimait chacun libre de ses choix, et autant fréquenter les autres avec plaisir que le contraire. La voir débarquer dans la rébellion l'étonna, la réjouit, tout en la laissant dubitative. Pourraient-elles retrouver leur entente d'avant ? Si non, Tennessee ne lui en tiendrait pas rigueur. Cependant, suite au feu de joie qui se produisit lors de la révélation des agissements de Devos, cachés par elle-même, elle redoutait de la voir débouler pour lui dire toutes ses vérités. Que Tennessee eut écouté avec patience, mais Isaiah ne se manifesta pas. Et pourtant l'Odysséenne ne ferait confiance qu'à cette dernière, pour l'aide qu'elle s'apprêtait à lui demander. La bouclée n'imaginait personne d'autre pour résoudre ce genre de difficulté avec brio. Et surtout Tennessee ne supportait que difficilement le bavardage des autres qui désiraient toujours un avis ou une appréciation à leurs bavardages insipides. De toute façon son père lui conseillait régulièrement de prendre le taureau par les cornes. Contrairement à la psychologue qui la prenait en charge sur l'odyssée. Encore une qui barbotait sans voir ou elle avançait. La mécanicienne releva ses boucles qui lui tombaient sur le visage laissant quelques traces de terre mouillée sur ses joues. En avant marche, Direction la salle des mécaniciens. Elle ferait semblait de ne pas voir Devos si il se trouvait par là.

Une fois dans la pièce ses prunelles dorées parcoururent les êtres présents. Ni le génie, ni Isa ne croisèrent son champ de vision. La bouclée prit conscience qu'en réalité elle ne percevait plus jamais Devos depuis un petit moment, était-il devenu un fantôme ? Ou se donnait-il tant de peine pour l'éviter dorénavant ? Elle fut tirée de ses réflexions par la silhouette de sa camarade, ce qui amena tout de suite un faible sourire sur ses lèvres « Isaiah ! C'est toi que je cherchais » Spontanément comme la jeune femme sans artifices que la plupart connaissait, elle s'élança vers l'autre mécanicienne. Et puis elle ralenti le pas... Après tout elle s'imposait un peu « Je ... Est-ce qu'on pourrait se parler si tu veux ? Si tu n'es pas occupée ailleurs avec tout ce qu'il y a à faire dans le camp » Bien que d'après certaines rumeurs, beaucoup moins à plaindre que les cent. Une légère brume traversa rapidement ses pupilles quand l'image des garçons, traînant son Alice ensanglantée - Thaïs -, se ramenèrent au petit matin pour demander de l'aide. Décidément ce liquide carmin semblait les réunir à jamais. Mais elle récupéra ses esprits rapidement, pas du genre à draguer ses peines comme un sac à main qu'elle transporterait partout « Comment vas-tu depuis .... ?  » *Tu sais* lui transmit-elle avec les yeux pour ne pas diriger l'attention des curieux vers elles « Ça serait bien de trouver un petit coin tranquille pour ne pas déconcentrer les travailleurs ! »

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Sujet: Re: Secouer les braises pour raviver l'amitié ¤ Tenaïah
Lun 26 Fév - 20:34



 
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@Isaïah Stowaway & @Tennessee Brontë-Sand
Tu es là, Isaïah, figée dans ce qui sert de chambranle de porte, à imaginer les dégâts sur votre ancien campement, et mêmes, ceux sur celui des Cents. Toi, tu n’as pas bougé d’ici, presque, restant à proximité de ce qui vous sert de village. Mais ce qu’il s’est passé en dehors, finalement, tu ne le sais pas. Non pas que tu ne t’y es pas intéressée, mais surtout parce que tu n’y as pas pensé. D’un coup, ton égoïsme te frappe et tu blêmis alors que Tennessee t’interpelle, te sortant de tes pensées. Elle me cherchait ? songes-tu, surprise. Cela fait pourtant des mois que vous ne vous êtes pas parlées ! Cette pensée, triviale, sort complètement de ton esprit la question de la gravité du cyclone ailleurs. Tu hésites entre plusieurs réactions alors qu’elle se précipite vers toi avant de ralentir. Une partie de toi a envie de la serrer dans tes bras pour combler le temps éloignées l’une de l’autre, l’autre partie a envie de rester froide et distante, de lui en vouloir pour tous ces mois que vous avez passés à part. Parce qu’elle t’a manqué, mine de rien. Tu te mordilles la lèvre, hésitant clairement sur la conduite à tenir. Mais c’est ton amie, et la seule chose pour laquelle tu lui en veux, c’est de cette distance. Finalement, tu prends sur toi pour ne pas la serrer dans tes bras ici. Pas devant tout le monde. Ils seraient curieux, sans quoi, et tu n’as pas envie d’éveiller leur curiosité et d’avoir droit à leurs questions après.

« Tu me cherchais pour ? » finis-tu par demander à mi-voix. Tu as vraiment du mal à comprendre. Si tu es – peut-être et encore ça se discute – plus douée en relations humaines que Tennessee, tu ne comprends pas toujours les choses. Peut-être ta difficulté à te sentir utile, voire indispensable pour les autres. Peut-être cette sensation que tu as fréquemment que, si tu n’étais pas là, cela ne changerait rien pour personne… Mais, déjà, Tennessee reprend la parole. « Je ... Est-ce qu'on pourrait se parler si tu veux ? Si tu n'es pas occupée ailleurs avec tout ce qu'il y a à faire dans le camp » Tu arques un sourcil lorsqu’elle te demande si vous pouvez parler. Tu réponds par un haussement d’épaules, bien loin de ton exubérance habituelle. Il faut dire que le cyclone t’a calmée, un peu. Ca et ta prise de conscience de tout à l’heure : que vous, les humains, surtout les débarqués de l’espace, vous êtes bien peu de choses. Que vous n’êtes pas réellement adaptés à cette vie, même après deux ans sur Terre. « Oui, on peut, si tu veux. J’ai fini pour aujourd’hui. Laisse-moi juste le temps de poser cette caisse. » Tu te trouves bien calme et raisonnable, Isaïah. Mais c’est tant mieux. Joignant le geste à la parole, tu laisses Tennessee en plan le temps d’aller poser ton attirail sur ton plan de travail. Tant pis… Tu chercheras la pièce cassée plus tard. A moins que… ? Non… La bouclée a sans doute l’intention de te parler des événements de l’été précédent. Même si, depuis le temps, c’est du passé. Peut-être veut-elle te convaincre de revenir dans leurs rangs ?

Tu te mordilles la lèvre à cette idée, te demandant ce que tu feras si c’est le cas. En réalité, tu n’en as pas la moindre idée. Après l’esclandre que tu as fait, tu ne pensais pas qu’ils reviendraient te voir. Mais peut-être peux-tu attendre de voir ce que la spécialiste en robotique a à te dire avant de prendre ta décision. Cela serait plutôt une bonne idée… Ne pas te précipiter, pour une fois… « Ca va… » réponds-tu en haussant les épaules. Enfin… Tu ne t’es jamais sentie aussi seule que ces derniers mois. Au moins, pour l’inutilité que tu ressentais quand Chris est venu te recruter maladroitement, on repassera… Surtout ces derniers mois, même s’il y a des choses que tu n’arrives pas à faire. Au moins, tu as des choses à réparer. Et tu aides à la cueillette aussi, quand tu peux…  « Et toi ? Comment vas-tu ? » Tu as presque l’impression de parler à une étrangère, tant cela te semble surréaliste. Le fossé s’est-il donc tant que cela creusé entre vous ? Cette idée te serre le cœur, tandis que l’autre brune te propose de trouver un coin tranquille pour ne pas déconcentrer les travailleurs. Tu hoches la tête avant de répondre : « Je t’aurais bien proposé d’aller au hangar de pièces détachées, j’ai une pièce de ma maquette qui s’est cassée, trop usée, mais je doute que ce soit suffisamment tranquille… Si tu as une autre idée, je te suis. » réponds-tu à la jeune femme, lui laissant le choix de la direction.

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Sujet: Re: Secouer les braises pour raviver l'amitié ¤ Tenaïah
Sam 3 Mar - 19:08


Isaiah & Tennessee #Help


Malgré qu'on lui reprocha régulièrement son indifférence face aux désarrois de ses pairs, Tennessee reste très capable d'analyser la moindre petite expression de ceux qui ont de l'importance pour elle. Elle a donc bien noté l'hésitation d'Isaïah, elle la comprend d'autant plus qu'elle n'aura pas d'excuses valables à lui servir. La bouclée elle n'est pas reconnue pour craindre quoi que ce soit, au contraire, on la traite bien souvent d'imprudente. Mais ce qu'ils ne savent pas les autres, bien qu'ils ne se gênent pas pour la critiquer, c'est que pour elle, les rapports humains s'apparentent très souvent à un jeu de quille. Elle lance une boule vers des êtres dont elle ignore si elle fera mouche, ou si elle balayera tout le monde sur son passage. Alors pour ceux qui se démarquent, elle parvient à se mettre en mode patience pour leur accorder le temps dont ils auront besoin. La bonne nouvelle, c'est que son amie accepte de lui adresser la parole, rien de mieux pour éteindre les craintes les plus douces. Oh il en demeure encore une ou deux plutôt tenaces mais elle les abordera avec Isaîah très vite. Pour ne pas rester sur de mauvaises impressions « Oui je te cherchais parce que j'avais un peu besoin de ton avis et de tes compétences ... Et puis ... Je voulais parler de deux ou trois trucs  » Parce qu'évoquer la dispute du Bunker juste ici ne serait pas très judicieux, et elle estimait avoir assez agité le mot bêtise à ce propos pour l'instant.

Il parait, La bouclée l'a souvent entendu murmurer ou railler, que Isaiah est compliquée, on l'accuse de vouloir toujours diriger les feux sur elle. Si c'est le cas, ça ne dérange absolument pas Tennessee, qui comprend très bien le besoin de reconnaissance. Alors si on lui demandait à elle, et bien elle ne dirait pas que son amie est une personne difficile à vivre. Au contraire ... Mais on lui rétorque que son jugement est souvent faussé. L'odysséenne elle s'en contrefiche, l'important maintenant serait de parvenir à recoller les morceaux. Et comme l'autre accepte en dépit des doutes de la bouclée, celle-ci hocha la tête en rajoutant « Oh mais je t'en prie, termine ce que tu dois faire, je t'attendrais tranquillement » Bien qu'elle ne soit pas réputée pour sa patience  - Et pourtant -, elle devinait que presser un peu trop Isaïah, prouverait un léger manque de respect envers la jeune femme. La voilà qui se rapprochait de Tennessee en lui déclarant que tout allait bien, s'informant même de Tennessee de son côté « Oh la santé ça va, mieux que le camp en tout cas ... » Et pour le moral, elle supposait que oui, malgré les diverses petites choses ennuyantes qui émergeaient régulièrement de son cerveau à propos de ses choix et de ses agissements « Nous pouvons toujours marcher jusque-là et nous verrons bien sic'est tranquille ou non. Je serais bien curieuse de voir ta maquette d'ailleurs, sinon on peut aller vers les champs je voulais justement ton avis une tentative que je suis entrain de mettre au point ! »

Déjà Tennessee se dirigeait vers le lieu-dit tout en se déplaçant avec assez de lenteur pour qu'Isaîah puisse donner une autre proposition qui lui conviendrait. Cependant, la bouclée regorgeait depuis trop longtemps de sa maladresse envers les autres, du mystère dont les actes de Devos avaient été entourés par sa propre initiative, mais aussi de l'éloignement creusé entre elle et Isaïah. Alors elle n'attendit pas plus longtemps pour commencer à se confier « En fait je voudrais d'abord m'excuser de m'être emballée aussi vite pour cette planète, je suis parti eà l'aventure toute seule sans jamais t'inviter, et j'ai eu tort. J'espère que tu ne m'en garderas pas rigueur et si ça te dit, je t'emmènerais avec moi dans une de mes excursions » Pas chaque fois bien entendu, déjà il ne fallait pas perturber les séances d'entraînement avec Gen, sinon il le lui reprocherait jusqu'à la fin de ces jours. En plus elle préférait ne pas lui imposer trop vite un autre Odysséen, car déjà l'Athna se retrouvait avec sur le dos deux d'entre eux. Par contre elle lui en jetterait quelques mots si elles se raccommodaient, tout dépendrait des instants qui suivraient. Alors qu'elles progressaient ensemble, quelques regards curieux s'arrêtèrent sur elles, visiblement surpris de les voir à nouveau ensemble. Alors que jamais encore l'une n'avait encore élevée la voix contre l'autre devant un quelconque public « Dis donc je crois bien qu'on va donner du grain à moudre aux autres ! »

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19/02/2018 Isis/Sara Artemia 393 Phoebe Tonkin electric soul informaticienne et mécanicienne Odyssey baby 34


Sujet: Re: Secouer les braises pour raviver l'amitié ¤ Tenaïah
Mar 6 Mar - 10:38



 
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@Isaïah Stowaway & @Tennessee Brontë-Sand
Tu as l’impression de te retrouver des mois en arrière, Isaïah, lorsque Devos est venu te voir au lendemain de ce fiasco. Est-ce que tout va recommencer ? La proposition d’aller à la rivière pour chercher de l’eau en guise d’excuse pour aller dans un endroit isolé ? Les justifications et tout ce qui va avec ? Tu n’en sais rien. Ce que tu vois, en revanche, c’est que tu ne sais pas trop sur quel pied danser en cet instant face à Tennessee. Celle que tu as très longtemps considérée comme une amie très proche et qui te semble en cet instant étrangère. Pourtant, tu as envie de lui laisser une chance. Parce que Tennessee, elle a toujours supporté toutes tes sautes d’humeur, tes emportements, tes colères, tes craintes de ne pas être assez bien. A sa façon un peu détachée, elle t’a toujours soutenue et rassurée quand tu te mettais à douter de toi-même, t’a toujours secoué les puces lorsque tu baissais les bras. Bref… Elle a toujours su tirer le meilleur de toi. Alors non, tu ne peux pas laisser passer une opportunité de retrouver l’amitié que vous aviez. Elle me manque… songes-tu en poussant un soupir. Et c’est cette constatation qui achève de te convaincre d’accéder à sa demande.

Tu arques un sourcil, cependant, lorsque Tennessee t’explique avoir besoin de ton avis et de tes compétences. Tu l’estimes bien plus aptes que toi à parvenir au bout des choses. La preuve avec ton modèle réduit qui a cassé aussi rapidement… Tu ne dis rien, cependant, même si ton regard en dit sans doute très long. Tu es sceptique et tu crois bien davantage en la deuxième raison invoquée par la belle brune aux cheveux frisés : elle veut te parler. Sans doute de cet été et de votre long silence après. Car on ne peut pas dire que vous ayez beaucoup parlé lorsque vous vous êtes entraidées avec Chris et John pour essayer de voir s’il y avait des victimes, ou des survivants au cyclone. « J’ai juste ça à poser. » réponds-tu à la jeune femme lorsqu’elle te dit de finir ce que tu as à faire. Tu joins aussitôt le geste à la parole, ne gardant dans la main que la pièce cassée à laquelle tu veux trouver un substitut.

Vous vous éloignez déjà de l’atelier commun. Tu préférerais, cependant, avoir ton endroit à toi, comme c’était le cas sur les vestiges de l’Odyssée. Mais bon… Un jour peut-être si tu rénoves toi aussi une maison… Ce que tu te vois mal faire seule, tu es obligée de l’admettre. En attendant, puisque Ten t’a demandé comment tu allais, tu lui retournes la question. « Oh la santé ça va, mieux que le camp en tout cas ... » Tu hoches la tête, alors que vous marchez. C’est clairement le moins que l’on puisse en dire. Tu as l’impression que le camp peine à se remettre du cyclone, alors même que des dires de certains, vous avez été moins touchés que d’autres région de l’île… Tu t’absorbes rapidement dans tes pensées tandis que vous traversez les couloirs, ne répondant pas au sous-entendu de Tennessee sur le campement. Pour toi, ton hochement de tête était suffisant. Elle reprend finalement la parole, proposant d’aller jusqu’à la réserve de matériel, et de voir si c’est tranquille ou pas. « Pour ma maquette, pour l’instant, elle est à l’état de ruines… J’ai dû tout démonter pour accéder à la pièce cassée. Et puis… Il faut trois heures au moins pour tout assembler. Donc, on pourra aller directement vers les champs si tu veux. »

Tu as l’impression de ne pas te mouiller, Isaïah. De rester neutre, comme si tu marchais sur des œufs. Tu n’as jamais été ainsi, avec Tennessee, pourtant. Tu as toujours été du genre pleine de vie, pas cette coquille de neutralité. Tu pousses un soupir discret, espérant que ton amie ne l’entendra pas. Mais, déjà, celle-ci commence à s’excuser de t’avoir tenue éloignée depuis votre arrivée sur Terre. Toi qui voulais garder un visage neutre, tu ne peux t’empêcher de tourner vers elle un visage où se lit ta stupeur. Tu ne lui as jamais tenu rigueur pour ça. D’autant que tu es plus un boulet qu’autre chose avec son sens de l’orientation proche de… Ouais non… Zéro, c’est encore trop élevé… Tu peux passer cent fois par le même trajet, tu te perdras encore la cent-unième fois. Ne regardant pas où tu mets les pieds, tu trébuches sur un outil qui traine par terre et tu te raccroches à la brune à tes côtés. « Désolée… Je… Suis pas douée… » lui dis-tu. Et c’est plus fort que toi, à croire que tu as besoin d’alléger l’ambiance entre vous : tu éclates de rire. Toute cette situation te fait rire. Vous deux dans un couloir, les gens qui vous observent, cette invitation, ton côté miss catastrophe… Tu t’appuies contre le mur tandis que ton rire devient incontrôlable. Finalement, lorsque tu parviens à le maîtriser – et que les curieux ont pris la fuite se demandant si ta folie est contagieuse ou non, tu retrouves ton calme.
« Attends… Tu as vraiment envie de t’encombrer d’un boulet tel que moi ? Je me perds dès que je fais un pas hors de ce fichu camp ! J’ai trouvé le moyen de m’enfoncer dans les marécages le premier hiver que nous avons passé sur Terre ! Sans Seth, j’y serais sûrement encore ! Je sais même pas comment j’ai fait pour pas réveiller un crocodile ! Lors de l’excursion à la décharge, j’ai vu un truc qui aurait pu être utile que j’ai laissé au profit d’un gadget parce que le gadget se transportait plus facilement que l’autre objet pour fuir les reapers ! »

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Sujet: Re: Secouer les braises pour raviver l'amitié ¤ Tenaïah
Lun 2 Avr - 0:20


Isaiah & Tennessee #Help


Jamais elle n'oublie, Parfois elle s'éloigne, mais toujours dans son cœur celui qui est parvenu à adoucir sa carapace y trouvera sa place.

Tennessee elle ne prétend pas inventer de faux prétextes pour se rapprocher d’Isaïah. Non. Tourner autour du pot ne lui ressemble pas. Mais ... Utiliser un fait concret pour attirer quelqu'un hors de la foule oui. Parce que les autres, ils se mêlent toujours de ce qui ne les regarde pas. Parfois ils ont des remarques pertinentes, mais le plus souvent inutiles. Et l'histoire entre les deux mécaniciennes c'est un truc intime, personnel, une amitié mise à mal. Comme un sac à main qu'on secouerait vers le sol pour en faire sortir tout ce qu'il contient. Et ce qu'elles ont au fond de leur palpitant, Isaiah et Tennessee, ne peut s'exposer à tous les yeux. Cela le dénaturerait aussitôt sous la mésinterprétation des curieux qui  ne savent juger sans toujours y intégrer une note de moquerie et de scepticisme.

Evidemment l'Odysséenne n'à jamais habitué ses congénères à ce genre de démarche. Parce qu'avant elle n'éprouvait pas particulièrement le besoin d'être comprise. Zack, Tristam, Faust, Devos ( @Devos Acciaro ) tous l'acceptaient sans souhaiter la changer. Et vice et versa. Mais la donne a changée, désormais des fractures sont apparues sans qu'elle ne comprenne pourquoi. ici, ça à plus d'importance que dans les cieux.


Ou alors elle s'est transformée au plus profond de son âme sans même le remarquer ? Son inaptitude à bien saisir les nuances du caractère humain s'étendrait dorénavant à sa propre personne.

La preuve quand dépitée, sa deuxième moitié - ne pas interpréter de manière sentimentale, restons sérieux - l'a planté là sans explication, devant le feu en refusant un futur dîner. D'accord le poisson ne possédait plus une très fière allure mais quand même. Bref elle avance bien plus facilement sur le sol de cette terre inconnue qu'elle n'entretient ses relations. Mais comme ces dernières restent essentielles pour la bouclée, la voilà résolue à les mener de front avec les batailles qu'elle livre pour améliorer le rendement de l'eau sur les cultures dévastées.

Tennessee elle accorde une confiance sans limite dans le jugement d'Isaiah, quand on lui expose un problème que personne ne parvient à solutionner. Elle n'essayera jamais de lui faire prendre des vessies pour des lanternes, et ça la brune doit pertinemment le savoir
 « Pas d problème je t 'attend » Oui, elle est hyperactive la bouclée, et souvent très impatiente, mais se déclenche une capacité inattendue de patience quand elle doit en puiser pour son petit cercle d'intimes. A eux il est rare qu'elle refuse quoi que ce soit. Et pourtant visiblement ça n'éloigne pas les accrochages, ni les malentendus.

Les voilà donc à marcher à nouveau côte à côte, ce que Tennessee apprécie de retrouver. Toujours pressée, cette fois elle se laisse par envahir par une étrange sensation que beaucoup nommerait la nostalgie, et qu'elle affronte pour la première fois.

Enfin ça lui à déjà rayer le cœur quand elle songe parfois - trop souvent - à Devos ( @Devos Acciaro ), mais ce sujet elle s'efforce de le repousser dans l'ombre. Malheureusement il se comporte un peu comme un Yoyo ou un Boomerang, il retourne toujours à l'envoyeur.

Pourtant l'esprit se fait happer rapidement par la vision de cette terre toujours éventrée malgré les quelques mois passées depuis le cyclone. Il faut avouer que l'hiver n'a pas aidé à la tâche, que seulement maintenant l'arrivée du printemps permet d'affiner, d'améliorer, les premiers travaux exécutés un peu avant la catastrophe
 

« Oh je suis désolée pour ta maquette ! Si tu veux de l'aide, n'hésite pas ça me fera plaisir en attendant rendons nous jusqu'à la rivière, c'est un peu la ou ça me pose problème » La proposition n'a rien d'une approche pour apprivoiser Isaiah. La bouclée n'utilise jamais ce genre de technique. Ni pour les humains, ni pour les animaux. Ça passe ou ça casse, point. Et la diriger vers le nœud du problème directement sera plus efficace qu'un grand discours. La pratique, toujours la pratique ...

Alors la mécanicienne elle s'envole, elle trace son petit sentier à travers la jungle, elle s'explique parce qu'y aller avec des pincettes, non, arrachons la dent dès le départ.

Et Isaiah qui s'agrippe à son épaule car son pied a rencontré un obstacle
« On se retrouverait à terre pour moins que ça dis donc, faut avouer que le terrain est accidenté. Et il suffit de rêver un instant pour se retrouver le cul à terre » Ce que bien heureusement a évité sa camarade. Étonnamment l'autre, elle n'enchaîne pas sur le discours de Tennessee.

Sans doute n'a-t-elle rien à y redire, ou alors la bouclée doit-elle s'aligner sur le *qui dit mot consent* si populaire ? Mais son attention dévie tranquillement en écoutant les paroles de la jeune femme à ses côtés
« Oh la la mais c'est tout ce qui fait que c'est toi ! et moi j'aime bien ça. Donc je n'estime pas que tu m'encombrerais, et tu sais bien qu'on m'accuse moi de ne pas être très adroite avec les gens alors je dirais qu'on fait un peu la paire nous deux ! Genre qu'on pourrait faire fuir toute la population du camp rien qu'à nous deux. Parfois ça simplifierait les choses. La plupart du temps je trouve les gens si compliqués »

Mais elle garderait Murphy ( @Murphy Cavendish ), Richard ( @Richard Coben ), Sam ( @Sam Colins ) ça s'est certain ...  - Et Devos lui murmura sa conscience - « Oh tiens voilà rivière, viens on va voir de plus près ...  »

Pour toi @Isaïah Stowaway

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Sujet: Re: Secouer les braises pour raviver l'amitié ¤ Tenaïah
Ven 13 Avr - 17:01



 
The simplest explanations are often the most difficult to confess

 
@Isaïah Stowaway & @Tennessee Brontë-Sand
Tu ne peux qu’admettre, Isaïah, que tu ne sais, au final, pas trop à quoi t’attendre avec tout ça. Au fond, tu as accepté la demande de Tennessee d’aller parler avec elle parce que ton amie te manque terriblement. Tu as l’impression qu’une partie de ton cour t’a été arrachée. Vous ne vous êtes pourtant pas disputées. Non… La séparation s’est faite plus subrepticement. Lentement. Insidieusement. L’arrivée sur Terre a marqué un grand changement, surtout. Là où toi, tu ne t’es pas vraiment adaptée à cette vie – la faute à ton sens de l’orientation proche de -1000 – Tennessee, elle, est devenue une véritable baroudeuse. Là où tu es restée cloîtrée pendant des mois à chercher ta place et ton utilité, la jeune femme aux cheveux bouclés s’est investie dans la Rébellion et a su rebondir, s’adapter. Tu as tellement l’impression d’être restée en arrière, toi. Tu la jalouses, un peu. Non… Tu l’envies, en réalité. Une petite partie de toi aimerait être aussi à l’aise que la jeune femme, pouvoir t’éloigner du campement pour voir si l’herbe est plus verte ailleurs, ne pas avoir peur des rencontres que tu pourrais faire. Mais… Mais ce n’est pas le cas. Tu n’es pas une fille sans peurs et sans faiblesses. Tu n’es pas une casse-cou, mais bel et bien une froussarde. Un trait de caractère que tu aimerais tellement pouvoir changer, Isa…

Tout comme tu as envie de pouvoir ouvrir ton cœur à la brune qui marche à tes côtés, lui dire à quel point son amitié t’a manquée au cours des si nombreux mois qui se sont écoulés depuis votre arrivée sur Terre. Plus d’un an… Plus d’un an à seulement se croiser parfois, sans réellement trouver le temps de se parler. Il y a tellement de choses dont tu n’as jamais parlé avec Ten. John par exemple. Personne ne connait la nature de ta relation avec le père d’Aliénor. Si c’est très bien comme ça, tu dois bien admettre que, parfois, cette solitude sentimentale te pèse. Mais tu as toujours été ainsi. A t’enflammer sur tes rapports humains, sans réellement y croire. Sans réellement avoir confiance. Tu jettes un regard en biais à la roboticienne te demandant ce qu’il va réellement ressortir de cette conversation. Tu crains quelque chose d’aussi froid qu’en novembre, après le cyclone. Ce jour-là, si tu n’avais pas apreçu John avec Chris et Ten, tu serais repartie dans la direction opposée, Saïah. Tu n’aurais pas pu rester avec ces deux-là. Pas alors qu’aucun des deux ne t’avais adressé la parole depuis le fiasco du mois de juillet. Au moins, Devos, il est venu me parler… songes-tu tandis que vous marchez en silence.

Tu n’as pas envie de le briser, ce silence, Saïah. Parce que tu ne sais pas ce que tu pourrais sortir… Pourtant, au bout d’un moment, tu es bien obligée de le faire. Pour lui dire que tu as juste un truc à poser. Tu as l’impression d’avoir coupé le silence au couteau. Un silence qui, s’il n’était pas pour autant désagréable, restait tendu. Peut-être parce que tu ne sais pas vraiment comment l’aborder pour le moment. « Pas d problème je t 'attend » En même temps, si elle a des choses à te dire, elle n’a pas vraiment le choix. Tu poses ainsi ta caisse, gardant la pièce cassée en main et vous repartez, vous mettant en route pour la salle où toutes les pièces de rechange sont entreposées.

Tu parles assez peu, pour une fois. Du moins, jusqu’à ce que Tennessee te pose une question concernant la maquette que tu essayes de construire et qui n’est, pour l’instant, qu’un échec cuisant. A dire vrai, même si ta maquette fonctionnait, tu n’es pas certaine que réaliser l’outil en grandeur nature serait une si bonne idée. En fait, plus tu en parles, et plus tu es persuadée que ton idée est idiote, Isaïah, même si tu ne le dis pas à voix haute. Parler te fait du bien, en tout cas. Ca te détend un peu et tu sens la tension qui s’était installée dans tes épaules se relâcher un peu. Tu as presque envie de soupirer, bien que tu n’en fasses rien. Pas même quand Tennessee s’excuse pour ton problème de modèle réduit, problème auquel elle ne peut rien. Elle te propose son aide avant de te suggérer d’aller à la rivière. Tu hausses les épaules, rangeant la pièce cassée dans la poche de ta veste – heureusement, elle est suffisamment petite pour y tenir – et suis la jeune femme vers l’extérieur du bâtiment. Ca te rappelle tellement le prétexte d’aller chercher de l’eau de Devos pour te parler que tu as presque envie de rire. Presque… C’est le mot juste. Parce qu’au fond, tu es de nouveau perdue à te demander ce qu’elle veut, Tennessee.

Du moins, jusqu’à ce que tu trébuches et sois obligée de te raccrocher à ton amie auprès de laquelle tu t’excuses. Celle-ci s’empresse de te dédouaner. Tu esquisses un sourire un peu triste, songeant que tu as envie que tout redevienne comme avant entre vous, même si ce sera sans doute compliqué. Tu as bien vu, malgré le froid qui a régné entre Tennessee et Murphy que Tennessee est aujourd’hui plus proche de la militaire. Beaucoup de choses semblent les rapprocher. Et tu es obligée d’admettre que, plus le temps passe et plus tu es jalouse de leur relation. Plus encore que de l’aisance de Tennessee sur Terre. Et quand elle te propose de partir en excursion avec elle, tu ne résistes pas à la crise de rire. Un rire nerveux, certes, mais un rire quand même. Parce que c’est risible. Complètement ridicule. Personne ne pourrait être assez sain d’esprit pour vouloir s’encombrer de toi en aller à l’extérieur. Tu secoues la tête avant d’enfin prendre la parole et de t’étonner qu’elle veuille de toi. Parce que oui, ça te sidère vraiment, Isaïah. Surtout après tous ces mois. Tu la regardes un instant, ne sachant quoi répondre. C’est sûr, si vous n’étiez plus que toutes les deux, cela simplifierait beaucoup les choses… Tu ne sais pas quoi répondre et préfères donc garder le silence.

Heureusement, vous arrivez bientôt en vue de la rivière. « Oh tiens voilà rivière, viens on va voir de plus près ...  » Tu ne peux t’empêcher de sourire lorsque Ten propose d’aller la voir, comme si c’était une attraction touristique. « Tu ne l’as jamais vue ? » lui demandes-tu. Il n’y a pas de jugement dans ta voix, mais plus de l’amusement. Tu aperçois bientôt une grosses roche sèche à proximité de l’eau et tu vas te percher dessus, signifiant ainsi que vous n’allez pas bouger tout de suite. De quoi voulais-tu me parler, ten…. songes-tu réfléchissant à comment aborder la chose. Mais au fond, est-ce bien à toi de le faire alors que c’est elle qui s’est éloignée de toi – bien que tu l’aies laissée faire… « Donc… Tu voulais qu’on se retrouve en tête à tête… ? » commences-tu sans achever ta phrase espérant que cette invitation suffira à Tennessee pour continuer.

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14/11/2015 Isa & I My boy D'Arbanville & Oz & Hyacinthe & Elouan & Tam-Tam 3572 Katie Melua Kyran adorable & Avengedinchains & Lux aeterna Mécanique & Nanotechnologie 35
ψ Cat on a Hot Tin Roof ψ


Sujet: Re: Secouer les braises pour raviver l'amitié ¤ Tenaïah
Mar 1 Mai - 16:22


Isaiah & Tennessee #Help


Ceux qui pénètrent dans son petite intime ne sont jamais rejetés. Tennessee, elle accepte tout ce qui vient de ceux qu'elle aime. Certain avancerait qu'elle sait pardonner, mais non, aux autres elle réussit très bien à leur tenir rigueur d'un petit détail. Il y à ses proches et les autres, tout simplement. Faut pas essayer de chercher plus loin que ça. Par contre, il arrive que certains la quittent, déçus, amères, furieux... Ils franchissent le seuil du cœur de Tennessee, puis s'éloignent longuement ou à jamais.

Elle ne les retient pas, du moins jusqu'à présent, elle n'éprouve pas le sentiment de possession envers les êtres humains. Ni les animaux d'ailleurs. Elle estime que si une personne doit s'en aller, la retenir ne retarderait que le moment fatidique de son départ. Ainsi la mécanicienne pouvait être jugée d'indifférente alors qu'elle respectait la liberté de chacun de poursuivre sa vie comme il le désirait.

La bouclée elle n'éprouvait pas vraiment le manque de leur présence car tout ils l'accompagnaient dans sa tête, mais aussi son énergie débordante l'occupait chaque petite seconde de chaque heure qui défilait dans la journée. Si on lui eut proposé une pilule qui annihilait le sommeil sans provoquer de néfastes effets secondaires, elle eut sauté dessus sans réfléchir un seul instant.


Et puis, malgré sa désignation de petit génie, elle éprouvait de grosses difficultés avec tout ce qui paraissait couler de source pour ses pairs. Toute ébauche d'émotion lui hérissait les poils, elle ne comprenait pas du tout pourquoi la plupart des siens se tordaient les méninges pour des actions ou des paroles particulièrement futiles. Elle en acceptait l'importance chez ceux qui parvenaient à tisser un lien avec elle, mais ça ne la transformait pas, malheureusement, en magicienne de l'empathie. Là ou probablement on attendait une manifestation, elle ne se présentait pas.

Pour Tennessee si on lui reprochait un fait, une parole, un acte on se déplacerait jusqu'à elle pour lui exposer ses doléances. Néanmoins elle intégrait aussi le parcours de ceux qu'elle appréciait, pour exécuter le moins de faux pas possible. Là ou elle se trompa sans doute, fut dans la volubilité habituelle d'Isaiah, cette dernière ne manquait jamais de partager son avis et ses sentiments. Alors si elle demeurait loin d'elle depuis le bunker probablement que la brune piquante et vive se voyait demander de  toutes parts pour ses compétences, surtout depuis ce maudit cyclone.

Cependant, un vide s'installait dans l'âme de Tennessee qui se retrouvait trop souvent solitaire à parcourir les champs et réparer les dégâts de la tempête.


Quelques mots ont volées autour d'elles sans démarrer une réelle conversation, et Tennessee qui personne ne comparerait à une machines à paroles hésitait à se répandre davantage. L'étonnante crainte de déplaire qui naquit quand Devos ( @Devos Acciaro ) la planta au milieu de ruisseau s'étendait désormais à toute sa petite famille. Elle la poussa d'ailleurs à égratigner à nouveau le dialogue avec Murphy ( @Murphy Cavendish ), ce fut un peu grinçant au début mais les liens se renouaient timidement.

Elle n'espérait pas qu'Isaïah lui offrit un passe-droit, elle admettait ne pas toujours agir dans la plus parfaite des logiques humaines. Les machines causant beaucoup moins de trouble quant à la communication. Toujours d'accord, et si ça ne fonctionnait pas, il suffisait de les réparer. Mais un Odysséen cassé ça se révélait beaucoup plus complexe, et souvent ça demeurait fêlé pour l'éternité, peu importe la mélodie qu'on lui chantait pour le consoler ou l'apaiser.

A la fin du compte elle se retrouvait dans l'incertitude par rapport à la maquette d'Isaiah. Un mouvement d'épaule on le traduisait de mille manières. Oui, non, peut-être, je m'en fous ... . Ou la proposition nécessitait une peu de réflexion pour sa camarade? qui se révélait peu disposée à papoter comme à son habitude.


En réalité elle ne souhaitait pas lui faire admirer la rivière elle-même, depuis leur déménagement, ça eut été idiot de penser qu'Isaiah ne s'y fut jamais rendu. Alors elle ne comprit pas réellement la question de la jeune femme à ses côtés « je n'ai jamais vu quoi ? »

Ensuite de sa main droite elle pointa plusieurs planches, un petit montage qui se creusait dans la terre pour se diriger vers les cultures « En premier j'avais vraiment besoin de ton avis à ce sujet, j'essaye de reconstruire une irrigation qui facilitera la vie des cultivateurs, mais le cyclone m'a tout détruit et je me demandais si tu pourrais.. Si on savait construire un système ... quelque chose qui protégerait mieux tout ça si ça se reproduisait »

Ce qui évidement n'a rien de souhaitable, mais rebâtir chaque année les retarderait, les appauvrirait dans le futur. Et ça, ça paraissait un point plus négligeable pour beaucoup Tennessee y voyait pourtant un futur tonneau des danaïdes, qui finirait par s'identifier à un gros bâton dans les roues. Oui retrouver l'électricité quand en avait disposé toute sa vie s'égalait à une envie puissante, mais sans rien dans le ventre on ressemblerait tous à des limaces sans colonne vertébrale, incapables de branler quoi que ce soit d'utile « Tu penses que tu aurais un peu le temps d'y réfléchir avec moi ?  »

Ça lui ferait réellement plaisir puis, ça la dépannerait comme si on lui retirait une écharde enfoncée dans sa peau tendre. En attendant elle à grimpée à côté de l'ancienne rebelle - Ou pas ? - Pour que les mots ne soient pas emportées trop loin des oreilles par cette petite brise qui se balladait toujours prêt de l'eau.

Et c'est vrai, un autre sujet lui tient à cœur, qu'elle hésitait à aborder, qui lui démangeait tellement la langue qu'il se fraya un chemin à travers ses lèvres avant qu'elle put exactement formuler sa phrase dans sa tête
 « Je voulais ... Je me demandais ... Quand tu as claqué la porte du Bunker... Est-ce que tu es partie définitivement pour toujours ? Ou ... Tu fais encore parti des nôtres » Pour autant que ce groupe existe toujours, après tout personne ne lui à prit la main en la suppliant  de se rendre à une réunion. Mort complète. Et Tennessee détestait tout ce qui ne possédait une véritable clôture. Elle jugeait qu'il serait peut-être bon de se retrouver au moins une dernière fois pour vérifier si une entente s'annonçait possible  

« Et je suis infiniment désolée pour la manière dont ça s'est déroulé, je m'en sens totalement responsable et m'en excuserait publiquement devant vous si toi ou les autres le désirez ... Et maintenant, à toi, si tu préfères définitivement claquer la porte »



Pour toi @Isaïah Stowaway

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Sujet: Re: Secouer les braises pour raviver l'amitié ¤ Tenaïah

 

Secouer les braises pour raviver l'amitié ¤ Tenaïah

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