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˜˜˜˜˜˜“ stay away of my burning mind. ” (Mila)
maybe life should be about more than just surviving


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20/12/2016 ELOW ; 887 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 189
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Sujet: “ stay away of my burning mind. ” (Mila)
Sam 17 Fév - 20:39




stay away of my burning mind
17 FEVRIER 2118


C’était une catastrophe. Un enchaînement de malchance et de peine. Un nuage qui le suivait à chacun de ses boitements. Oui. Car Devos traînait. Sa cheville fracturée, il avançait à un rythme lent et inefficace. Oh, il allait mieux. Mieux qu’il y a quelques mois, mais tout de même. L’hiver était là, présent, étouffant. Les réparations étaient limitées, les dégâts conséquents. Son travail enfoui dans un gouffre fermé. Devos n'avait aucune possibilité et sa jambe l’empêchait d’aller dans les vestiges de l’Odyssée vérifiait l’état des autres matériaux. Il était devenu, d’une certaine façon, un fardeau. Déjà chez les jeunes, sont inutilités avaient été palpable, bien qu’il s’était donné de lui-même pour aider à la reconstruction de leurs faibles habitats. Il avait reporté à son maximum le retour chez ses compères, persuadés qu’un tel voyage endommagerait davantage sa cheville. Il avait donc fait de son mieux. Pour ne pas sombrer, pour ne pas rester dans un coin. Toujours éveillé, toujours prêt à donner un conseil, Devos avait fait ce qu’il pouvait, dans la mesure de ses capacités. Impossible de partir sans être persuadé que ces jeunes étaient sur la bonne voie. Sans se dire qu’ils allaient y arriver.

Le père de Devos disait toujours que les échecs étaient nécessaires à la réussite. Qu’il valait mieux se retrouver devant une porte fermée, que de croire qu’elle serait toujours ouverte. C’était donc évident qu’une partie de Devos imagine cette tempête comme une raison de rassembler deux groupes. Il ne doutait pas des dégâts du village – et d’ailleurs, il en était encore consterné, des semaines après son retour, le visage plus fermé qu’autrefois – mais sans doute était-ce moins pire et plus réparable que ces gamins avaient subi. Oui, certains n’a plus l’âge de l’adolescence, certains sont des adultes matures, travailleurs, réfléchis. Mais à ses yeux, c’étaient des gamins. Des survivants, oui. Des gamins tout de même. Peut-être que d’ici le printemps, un regroupement finirait par se faire et le rebelle en lui ne pouvait qu’espérer un tel évènement. En attendant, il avait remercié à sa façon, sachant pertinemment que ça ne serait jamais assez pour effacer la culpabilité toujours présente et vive. Cependant, ce temps, même à ne plus être capable d’être lui-même à 100%, lui avait permis d’en apprendre plus sur ses jeunes. De leur parler un peu plus, mais surtout, de les écouter. Un piètre invité, mais l’informaticien avait su garder une discrétion évidente pour ne pas gêner.

Non vuoi sorridere, un po '? (Tu ne veux pas sourire, un peu ?) Demanda son père, tendant un outil à Devos, assis depuis des heures. Les cuisines étaient l’un des premiers points à réparer et si la plupart des dégâts avaient étés pris en main par certains mécaniciens – dont son père – il restait toujours quelques détails. D’une part, il fallait absolument consolider au maximum en cas de prochaine tempête, d’une autre, améliorer certains aspects techniques, bien que rudimentaires. Les ingénieurs encore en vie se débrouillaient plutôt pas mal.

Quando l'inverno è finito. (Quand l’hiver sera fini.) Répondit Devos, dans un ton bien trop sec. Soupirant, le père Acciaro se frotta la barbe, déjà grise. Voilà quelques semaines qu’il essayait de convaincre Devos que tout n’était pas perdu, mais lui-même s’était retrouvé avec ses propres problèmes physiques, dont un dos qui lui lançait d'affreuses douleurs. Ce mal, n’était pas causé par la catastrophe. C’était l’âge. L’âge qui faisait trembler ses mains, grincer ses os et qui désormais l’effrayait. À 64 ans, Filipe Acciaro avait peur. Peur de ne plus être aussi performant qu’autrefois. Et il s’inquiétait pour son fils. Cet homme qui a toujours désirait une vie ordinaire, se sentait épuisé par avance par toutes ses tâches qu’il ne pouvait pas accomplir pour les autres. Il avait senti, face aux remarques de Devos, que les réparations déjà faites, auraient pu être préparé plus rapidement. Mais Devos s’était retrouvé ailleurs et d’autres avaient dû se débrouiller.

Tu sais, figlio, tu ne peux pas tout faire dans la vie. Et je sais qu’attendre, c’est difficile, mais… Que son père abandonne ce langage secret qui était le leur, força Devos à être plus attentif. Ce n’est pas grave Devos. Crois-moi. Consterné, Devos tâcha de s’éloigner et de se relever en s’accrochant au mur. Il grimaça quand son pied toucha le sol.

Rien n’est jamais grave pour toi, je crois savoir de qui je tiens ce cœur de pierre. Ni une, ni deux, il laissa les cuisines et se retrouva dehors. Dehors là où un léger vent lui glaça le visage. Perdre l’accès au métro, perdre peut-être ses recherches – rien ne pouvait lui indiquer que la terre avait enseveli tout le tunnel… Bref, la colère était monstrueuse. Et c’était bien la première fois que Devos se sentait aussi impuissant. Debout, devant le gouffre de l’accès, il fronça les sourcils.

Il aurait dû prendre cette foutue carte avec lui. Cette carte qu’il avait dessinée du métro et qui se trouvait dans l’une de ses vestes, posait dans l’un des coins de la rame avec le matos. Il aurait dû la prendre. Il avait tenté d’en faire une autre, mais sa mémoire l’avait lâché comme si sa propre conscience essayée de lui dire quelque chose. Peut-être qu’il y avait d’autres entrées, peut-être qu’il pourrait retourner à l’intérieur, en passant par un autre chemin… Mais comment faire, dans son état actuel ?

Porca puttana troia (insulte), grogna-t-il en frappant dans une motte de terre qui retomba plus bas, avant de remarquer que Mila se tenait à ses côtés.




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26/08/2017 ΛURORΛ BOREΛLIS 265 anna speckhart BOREΛLIS // ENDLESS LOVE // HALSEY tu cultives la terre selon les saisons (botanique & agriculture) 161


Sujet: Re: “ stay away of my burning mind. ” (Mila)
Jeu 22 Fév - 21:35

You've been escaping the desert. Now you reminisce the sand. You hide yourself to open up. Now it's like you miss the sun. You just followed your sense. Losing yourself more than once. You kept walking that way. Do you understand me ? Are you reading my words ? Did you see ? (@rilès // beerus)
☆ Devos
&
Mila


Au milieu du chaos tu t’élèves, laissant les ténèbres graviter autour de toi sans jamais parvenir à t’effleurer. D’une certaine façon, le trouble provoqué par la violence de la tempête te permet de trouver ton équilibre. Tu ne te l’expliques pas. A vrai dire, tu t’en rends à peine compte. Contrairement aux autres membres de ton peuple, les dégâts causés ne te mettent pas dans un état profond de déception. Parce que la Terre que tu chéris de tes mains est capable de se protéger seule, de revenir à son état initial, de retrouver toute sa splendeur. Ainsi, tu sais que le temps est nécessaire pour revoir tes plantations grandir et mûrir. Tu sais qu’elles finiront par s’épanouir à nouveau sans que tu n’aies eu besoin d’intervenir. Tu sais qu’elles survivront quoi qu’il arrive. Mère nature ne t’abandonnera jamais, tu pourras toujours compter sur sa présence pour te rassurer. Comme tu l'as depuis l'aube de ton l’enfance. C’est bien pour cette raison que ta relation avec elle est si paisible et pacifique. Ainsi, malgré le fracas, tu sembles étrangement calme, presque immunisé contres les émotions négatives qui vacillent de tous les côtes. Certains pensent que tu ne réalises pas ce qui se passe, d’autres sont certains que tu prends sur toi pour agir de la sorte. Ils ont tous les deux raison, d’une certaine façon. Ils ont tous les deux tort, sans le moindre doute.

Suis-le. C’est devenu une habitude comme un jeu auquel tu te complais. Ayant l’impression d’apprendre à les connaître chaque fois que tu marches dans leurs pas, chaque fois que tu découvres leurs petits secrets. Parfois ils ne te dévoilent rien que tu ne saches déjà mais Murphy est l’exemple parfait de la récompense gagnée. La preuve même que tes efforts ne sont pas vains.

Alors tu continues ton divertissement, ton penchant, ayant pris en filature un autre collègue de l’Odyssée depuis son retour parmi vous. C’est étrange de le revoir sans Thalia à proximité. Tu te rappelles de leurs silhouettes côtes à côtés dès que tu fermes tes yeux pour te replonger au creux de tes souvenirs. Attention. Tu prends soin de ne pas te faire repérer par la cible, ayant cru comprendre qu’il est mal venu de ne pas signaler sa présence. Un concept que tu peines à saisir. Tu observes Devos devant le gouffre du métro, essayant de deviner ce qu’il peut bien faire ici. Quand son pied s’agite subitement pour expulser la frustration qui le ronge, tu en profites pour t’avancer vers lui. « Tu comptes te fracturer l’autre cheville ? » Pensée personnelle qui franchit tes lèvres presque spontanément. Tu n’as jamais su quoi penser de lui, n’ayant guère eu l’occasion de pouvoir te faire une idée de sa personne. En effet c’est la toute première fois que tu te retrouves en tête-à-tête sans un tiers individu qui fasse pencher la balance. Alors tu tâtes le terrain, essayant de découvrir qui se cache derrière ce visage fermé, cette silhouette imposante et ce regard du qui te lorgner. « Qu’est-ce que tu cherches ici ? » Non, tu n’as nullement l’intention de te justifier, préférant t’intéresser à sa présence ici plutôt qu’à la tienne. Un raisonnement qui fait sens à tes yeux.


→ devos, aux alentours de l'odyssée, 17 février 2118

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20/12/2016 ELOW ; 887 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 189
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Sujet: Re: “ stay away of my burning mind. ” (Mila)
Ven 30 Mar - 11:10




stay away of my burning mind
17 FEVRIER 2118


Devos n’était pas d’humeur. Il ne l’était jamais. Toujours à cogiter sur des choses qui n’intéressaient que lui et qui pourtant, devraient effrayer les autres. Il n’est pas du genre à se laisser prendre par la tempête, mais cette fois, il n’avait pas réussi à s’en sortir. Le tremblement de terre l’avait déjà marqué à vie. Voilà qu’un ouragan avait décidé d’en rajouter une couche. Dans l’espace, une fracture comme la sienne aurait vite été réparée. C’est tellement rare que quelqu’un se brise un os, que ça ne demande pas grand-chose en matière d’investissement. Il aurait déjà probablement retrouvé ses fonctions de bases sans le moindre problème. Mais pas ici. L’informaticien n’était pas une priorité. Il ne passait pas avant les autres et les médicaments qu’ils possédaient ne devaient pas être épuisés pour lui. De toute manière, il avait déjà passé des semaines chez les jeunes, véritable fardeau qui traînait pour ne rien accomplir. Une situation qu’il avait détestée et qui n’avait en rien épargné son humeur. Devos était grincheux. Grincheux depuis des jours, grincheux depuis cette longue attente dans la grotte aux côtés de Charlie. Il ressemblait à un ours en colère, ni heureux, ni épanoui. Autrefois, il lui suffisait de travailler et le tour était joué. Plus d’inquiétude, plus de problèmes. Mais ses recherches étaient désormais dans le ventre d’un métro bouché et têtu qui, encore une fois, n’était pas une priorité. Il faudra attendre la fin de l’hiver. Le printemps et des temps plus cléments pour parvenir à arranger les choses et à prier. Prier pour que le seul souci soit cette entrée bouchée et rien d'autre.

Il était en colère. Tellement en colère. Surtout contre cette planète, contre tout ce qu’il ignorait de sa manière d’être et de penser. Il commençait à visualiser cette terre comme une entité à part entière, haineuse et parfois terrible. Peut-être avait-elle une dent contre lui ? Contre les gens qui avaient une intelligence décalée, une vision des choses oubliées. Devos était un lien. Entre la vie d’avant, celle sur terre dont ses ancêtres lui ont tant parlé. Et la vie d’après, celle qu’il a vécu dans l’espace et qu’il conservait encore entre ses doigts. Aujourd’hui, ils étaient tous des proies. Condamnés peut-être à revivre une fin avant même d’avoir essayé quoi que ce soit. Clairement, la terre était encore instable et sujette à des drames.

F… Il s’arrêta. La voix de Mila le surprit. Il ne s’attendait pas à la croiser, encore moins à lui parler. Voilà des mois qu’il n’a jamais rien dit, plus depuis la mort de Thalia. C’était un peu comme si elle était la seule raison de votre relation, alors sans elle, il n’y avait presque plus rien. Le fait qu’elle soit l’arrêtait donc dans sa tentative d’expulser la rage qui sommeillait en lui depuis des jours.

Qu’est-ce que ça peut te faire ? Il posa son regard déterminé dans les yeux de la jeune femme, comme s’il était capable de voir à travers ses pupilles, ses plus honteux secrets. Dans le genre à ne jamais trop en dire, Devos était un champion. Il n’allait certainement pas déverser sa rage sur une pauvre plante. Il déposa de nouveau son regard sur le trou géant qui était devant lui. Un gouffre idéal pour terminer ses jours et ses ambitions.

T’avais un truc à me dire où tu t’inquiétais simplement pour ma cheville valide ? Il y avait forcément une raison à sa présence. Quelque chose qui expliquait pourquoi elle lui faisait face, à moins vraiment que ça ne le dépasse. Il avait tendance à croire que certaines personnes avaient des façons bien aléatoire de faire les choses. Il n’était pas capable de comprendre le hasard qui entourait ses âmes-là.




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26/08/2017 ΛURORΛ BOREΛLIS 265 anna speckhart BOREΛLIS // ENDLESS LOVE // HALSEY tu cultives la terre selon les saisons (botanique & agriculture) 161


Sujet: Re: “ stay away of my burning mind. ” (Mila)
Dim 8 Avr - 13:05

You've been escaping the desert. Now you reminisce the sand. You hide yourself to open up. Now it's like you miss the sun. You just followed your sense. Losing yourself more than once. You kept walking that way. Do you understand me ? Are you reading my words ? Did you see ? (@rilès // beerus)
☆ Devos
&
Mila


La météo est particulièrement capricieuse sur Terre, ainsi il faut toujours composer avec ses exigences. Autant en hiver qu’en été, les conditions peuvent se montrer particulièrement dures. Tu le sais, et la tempête est la preuve même qu’il ne faut jamais oublier les dangers provoqués par Mère Nature. Si ton peuple subit les dégâts causés par cette dernière, il s’en sort bien compte tenu de la situation. En effet, les dommages pourraient se révéler plus importants encore, comme en témoignent ceux de certaines tribus terriennes. Tu ne les as pas vus de tes propres yeux mais es tout à fait capable de les imaginer. De la même façon, tu devines le tourbillon qui boulonne dans le regard de ton interlocuteur. Bien qu’il semble surpris par ta présence, Devos ne présente aucun signe d’embarras à ton encontre. A vrai dire, il  ne cherche même pas à cacher la rage qui sommeille en lui, seulement à la contenir. Le ton de sa voix est assez rude mais les quelques mots qui sortent de sa bouche te donnent l’occasion de maintenir la conversation. Tu le regardes une poignée de secondes avant de finalement décider de répondre. Enfin, tu penses surtout à voix haute, ne te rendant pas compte de ce petit détail quand tu lui adresses une remarque. « Ouh quelqu’un passe une mauvaise journée. » Remarque qui t’échappe et que tu balaies d’un revers de la main.

Tu t’approches de lui, l’air de rien, pour finir par observer le gouffre à ton tour. Tu n’es jamais descendue dans le métro souterrain, restant toujours à la surface de la Terre. Si une part de toi aimerait bien changer la donne, l’autre ne souhaite absolument pas s’y aventurer. D’après les dires de tes compères, il s’y trouve une obscurité terrifiante, un silence agonisant et une ambiance glaciale. De quoi décourager le peu de vaillance qui t’abrite. Entre courage et insouciance, il est difficile de juger ton comportement d’après tes actions. Tu finis par reporter ton attention sur l'homme à tes côtés dont le regard croise le tien l'espace d'un instant. « Tu comptais faire une expédition ? » Question légitime ou intérêt curieux, nul ne le sait mais tu ne peux t’empêcher de l’interroger. Ces jours-ci, tu recherches des visages familiers comme des souvenirs passés qui stagnent à l’orée de ta mémoire. Le sien en fait partie. Probablement car tu penses souvent à elle, Thalia. Tu ne penses pas à vos jours ensemble dans la romance de vos élans mais plutôt à vos dernières paroles. Quelques secondes avant que tu ne lui fracasses le crâne avec un rocher. Cela remonte à quelques mois déjà pourtant tu t’en souviens comme si c’était hier. Comme si c’était ce matin. Tu devines presque le sang sur tes mains alors qu’il n’est plus. Et quand Devos pose ses prunelles sur toi, tu as l’impression qu’il connaît la vérité. Toute la vérité. Qu'il peut entrevoir ton crime, ton adrénaline. Qu'il perçoit ton véritable visage.


→ devos, aux alentours de l'odyssée, 17 février 2118

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20/12/2016 ELOW ; 887 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 189
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Sujet: Re: “ stay away of my burning mind. ” (Mila)
Hier à 20:27




stay away of my burning mind
17 FEVRIER 2118


Il s’était trop habitué à ses logiques, à ses calculs, à son langage binaire. Il regrettait l’époque où son univers était infini et, en même temps, limité à un écran qui n’appartenait qu’à lui. Il n’était pas le genre d’homme à fuir la réalité pour le virtuel, mais la réalité lui donnait envie de s’échapper vers un monde moins compliqué et plus sensible à ses désirs. Malléable. Différent. Acceptable. Il n’était pas à sa place et chaque jour, cette foutue planète le lui rappelait. Un homme des étoiles ne pouvait pas prétendre sacrifier son ciel pour la terre. Mais plus encore, il subissait des humeurs incompréhensibles, enfouissant – au sens propre du terme – ses travaux les plus complexes. Seul le temps lui donnait espoir quant à la possibilité de récupérer quelque chose de viable. De réparable. En attendant, c’était sa cheville qui devait se remettre de sa chute et son esprit qui devait patienter du mieux possible. Son utilité n’était pas remise en question, mais ses ambitions se retrouvaient face à un mur épais qu’il ne pouvait pas détruire. Que les choses s’accélèrent bon sang !

La dernière chose dont il avait besoin, c’était de tenir une conversation. C’était trop lui demander. Ses préoccupations étaient déjà concentrées sur le futur et certaines bidouilles dont il s’était occupé à son retour. Heureusement que les mécanos, bricoleurs inventifs et autres ingénieurs, étaient un minimum nombreux pour que son absence d’un mois passe inaperçu. Certes, son père avait râlé. Inquiet, mais toujours prêt à mettre la main à la pâte. Au final, le retour de Devos n’a pas été une réelle surprise, certain jeune ayant réassuré de la présence de l’informaticien chez eux. Blessés, oui, mais le premier à faire un commentaire pour épauler, pour motiver et parfois, pour énerver. Pas toujours facile de rester assis à regarder les autres faire un travail pas parfait.

Tu en connais, toi, des bonnes journées, ici ? Dit-il dans une rapidité alimentée par sa colère. Même Devos était capable de répondre en se basant sur des émotions qui étaient trop forte pour être ignorées. Il y avait des subtilités qu’il ne comprenait pas toujours – comme la relation que Thalia avait entretenue avec Mila – et d’autres qui étaient bien trop familière, même aux robots les plus insensibles. La colère était au top de sa liste, même s’il s’était habitué à la camoufler dans un coin. Cela ne servait jamais à rien, il le savait. Mais sa colère s’était transformée en rage. Il voulait hurler, tout laisser sortir pour ne plus rien ressentir. Pour revenir à l’état qui était si aisément le sien.

Tu comptes me faire chier ? Expliquer sa présence n’était pas nécessaire. Du moins, c’est ce qu’il pensait. Il s’y était perdu tellement de fois, là-dessous, que c’était devenu son refuge. Sa maison. Il avait peur de ce qu'allaient devenir ses recherches, ses trouvailles, de toutes ses choses qu’ils avaient tenté de sauvegarder, de ce passé électronique qui était si proche et si loin en même temps. Il y avait tant de choses à découvrir sur terre, tant de choses à accomplir également. Devos ne perdait pas la foi quant à son travail, mais la terre ne voulait pas l’aider. Elle se foutait même assez bien de sa gueule.

Je ne sais pas ce que Thalia t’a raconté sur moi, mais j’espère qu’elle n'a pas oublié de te prévenir. Il était temps de reculer, de prendre ses distances. Boitant sans complexe, il préfèra observer Mila plutôt que le trou à côté. Son regard était toujours aussi sévère. Difficile de faire autrement. Qu’on lui foute la paix.

C'était une jolie femme, Mila, et c’est sans doute tout ce que Thalia lui trouvait. Peut-être qu’avec le temps, leurs relations s’étaient fanées comme une fleur hors saison. Pétale après pétale. Il faut dire qu’à un moment, Thalia ne lui parlait presque plus de son histoire, soit parce que c’était évidemment toujours aussi bien, soit parce que ça n’avait plus de raison d’être partagé.




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26/08/2017 ΛURORΛ BOREΛLIS 265 anna speckhart BOREΛLIS // ENDLESS LOVE // HALSEY tu cultives la terre selon les saisons (botanique & agriculture) 161


Sujet: Re: “ stay away of my burning mind. ” (Mila)
Aujourd'hui à 12:29

You've been escaping the desert. Now you reminisce the sand. You hide yourself to open up. Now it's like you miss the sun. You just followed your sense. Losing yourself more than once. You kept walking that way. Do you understand me ? Are you reading my words ? Did you see ? (@rilès // beerus)
☆ Devos
&
Mila


Tu ne réponds pas à sa question, consciente qu'il n'attend pas un retour de ta part. En réalité, il semble chercher le silence que tu lui concèdes quelques secondes. Juste le temps d'avaler ta salive. Effectivement, tu connais des bonnes journées, des très bonnes mêmes qui occupent tes pensées. Des matins meurtriers, des après-midi secrets, des soirées fructueuses. Ces souvenirs ont tous un point commun que tu réalises à cet instant précis : tu n'es jamais seule. Bien au contraire, tu es toujours en compagnie d'un autre individu. Les noms effleurent le bout de tes lèvres mais tu les retiens captifs, ne souhaitent pas dévoiler leur identité. Ne souhaitant pas admettre cette vérité qui te ronge. La solitude t'effraie. « Ça dépend. » La franchise de Devos te ramène brutalement au moment présent. Néanmoins cela te plaît. Il a cette façon de s'exprimer à travers la colère qui tire ses traits, comme si les mots sifflaient entre ses dents. Qu'est-ce qui peut bien le mettre dans cet état ? Tu imagines que le trou vous observant est surement en cause mais c'est la seule information que tu peux deviner à l'heure actuelle. « Elle ne parlait pas vraiment de toi, de vous. » Référence à toutes ces personnes qu'elle connaissait, appréciait, gardait précieusement dans sa vie.

Thalia avait cette manière étrange de t'intégrer à son monde sans vraiment le faire comme si les deux côtés pouvaient se côtoyer mais devaient conserver une distance.

Instinct de préservation.
Jalousie dissimulée.

Tu ignores, encore aujourd'hui, la raison de son comportement. Et face à son ami, tu dois bien avouer que tu t'interroges sur le sujet. Pourquoi ne pas te parler de lui, d'eux ? A l'époque, tu ne t'intéressais pas vraiment à ses proches parce qu'ils te paraissaient insipides en comparaison de sa personne. Ce que vous aviez te suffisait. Aujourd'hui ce n'est plus cas. Aujourd'hui vous n'avez plus rien. « Alors non, je n'ai pas eu la mise en garde te concernant. » L'informaticien éveille ta curiosité et amplifie l'intérêt que tu lui portes. Hormis son air grincheux, son regard sévère et son ton autoritaire, tu n'as pas remarqué quelque chose qui sort de l'ordinaire. Est-ce qu'il a des tendances violentes ? Des penchants singuliers ? Tu plantes son regard dans le sien sans bouger pour autant malgré l'envie de le faire. Tel un chatouillement le long de tes membres qui commencent sérieusement à te démanger. « J'ai du mal à imaginer qu'il en existe une. » C'est faux, sans l'ombre d'un doute et tu espères bien qu'il te contredise avec toute la véhémence dont il est capable. Tu espères bien qu'il te montre son vrai visage, pas celui contenu par son self control. Tu veux voir celui que la rage possède quand personne ne regarde dans son sillage. C'est celui-là même que tu veux voir.

→ devos, aux alentours de l'odyssée, 17 février 2118

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Sujet: Re: “ stay away of my burning mind. ” (Mila)

 

“ stay away of my burning mind. ” (Mila)

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