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˜˜˜˜˜˜Give you what you like [Hawa]
maybe life should be about more than just surviving


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28/02/2016 Glacy Chris Wilson 1378 Jessica Parker Kennedy praimfaya (avatar) esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée Rahjak 843
† Game of survival †


Sujet: Give you what you like [Hawa]
Ven 16 Fév - 22:42


L'alcool qui coulait le long du sol. Verre renversé. Les corps qui se détendaient. Le souffle du plaisir ou juste cet arrière-goût de répugnance. Jamais la possibilité de le dire. Un enfer auquel on s'habituait. Un enfer dans lequel on prétendait aimer ce que l'on faisait. Et c'était le cas pour certaines mais la vérité n'était jamais aussi avantageuse. Que bien souvent trop tourmenteuse. Toutes réduites à vendre notre corps pour survivre. Et le grain de la honte qui ne pouvait s'effacer. Des tâches sur notre peau qu'il était impossible d'effacer même en tentant de frotter de notre peau de toutes nos forces. Marque invisible qu'il était juste impossible de se séparer. Marque qui continuait de coller à notre peau. Pas le seul tatouage qui existait. Les marques ancrées dans notre chair qui ne nous rappelait notre statut. Esclaves. Destinées à servir et à vivre à genoux. N'ayant besoin de collier autour de notre cou, de chaînes à nos poignets pour nous rappeler notre statut. Le regard des clients qui suffisaient pour le faire. Pensant que je pouvais m'y habituer mais c'était un mensonge, une illusion. N'y réussissant tout simplement pas même si jour après jour je ne pouvais que donner du plaisir à d'autres, sans succomber entièrement dans cette même bulle. L'impossibilité.

Et que des tâches dégradantes pour le corps si ce n'était l'âme que j'espérai que surmonter avec or et argent. Comme si ce sacrifice pouvait me permettre d'acheter ma liberté. Ce que j'espérai. Espérant pouvant acheter ma liberté. Et ne pouvant simplement mentir en disant que par intermittence le bordel n'avait pas un allure de chez-soi. Qu'une deuxième demeure aux allures différentes de la première. Un prix cher payé pour tenter de tuer son maître. N'étant pas morte, bel et bien vivante même si cela ne voulait dire que tout était normal. Le sens de la normalité n'existait pas au sein de la cité de feu bien que pour maître, mercenaire, membre de la royauté, il était normal de se servir d'homme comme d'objets. Une certaine ironie dans les actions du dieu soleil. Sachant que nombreux auraient abandonné depuis longtemps cette partie, auraient cessé de lui adresser des prières ou de brûler des offrandes au coeur du temple du feu. Pourtant c'était ce que je continuais de faire. Continuant de m'y rendre. Continuant d'emprunter ces ruelles que j'avais parcouru enfant. Continuant de me déplacer parmi la foule dense de marchands, nobles qui se mélangeaient sur la grande place. Evitant le regard des soldats et mercenaires bien que les regards étaient toujours là. Prétendant d'être dans une bulle même si au-delà mon regard ne pouvait que se porter avec désir sur les étalages des marchands, rêvant toujours d'une autre vie. Peut-être que cela pour laquelle je me raccrochais avec tant d'insistance à cette foi. Continuant de le prier même si dans un sens j'en étais toujours un même point. Ayant encore l'espoir que mon sort puisse changer alors que je ne pouvais que continuer d'amasser de l'or. La promesse d'une délivrance. Tentant de trouver le bon pigeon même s'il ne s'était encore présenté. Et pourtant ce même désir intact de vivre qui était là.

Alors je continuais de vivre là. Continuant de vivre jour après jour. Toujours là à répandre dans leurs désirs. Mes oreilles grandes ouvertes alors que je ne pouvais recueillir les secrets dévoilés au coeur de la nuit. Des clients qui ne parlaient que trop rapidement, ayant que trop souvent besoin d'une oreille à se confier. Là pour écouter. Des yeux qui en voyaient peut-être déjà trop mais toute trace d'innocence s'était envoyée à cause de Basile. Et ne pouvant que rester là, tapie dans l'ombre alors que j'observais la scène qui se déroulait au-delà de la porte entrebâillée. Mon regard posé sur cet homme dénudé, qui ne pouvait que succomber aux caresses prodiguées. Un visage ancré dans ma mémoire que je ne pouvais que reconnaître. Des visages ancrés dans ma mémoire. Des silhouettes qui dansaient dans un esprit que trop brisé. Du moins je ne pouvais que continuer de faire semblant, de prétendre que ce grain de folie implanté n'existait pas. Là alors que j'étudiais la scène pendant encore un instant avant de m'avancer dans la pièce sans crainte. Un simple mot dit et une jeune femme qui ne tardait à s'éloigner. Me tournant vers l'homme dont les traits n'étaient plus que marqués par la fureur de voir son bulletin envolé. Un homme qui ne me reconnut pas et autant un ordre prononcé d'une voix calme, celui de partir. Aucun retour possible alors que certains lois existaient au sein du bordel. Des lois silencieuses qu'ils ne pouvaient qu'appliquer s'ils espéraient trouver plaisir. Et une homme que je laissais autant derrière moi sans un regard vers alors que je m'éloignais de la pièce.

Un instant d'hésitation et une décision prise. Une porte franchie. La nuit que déjà tombée alors que je me retrouvais à longer les murs de la cités sans me faire remarquer, continuant d'avancer au coeur de la cité rahjak dont il était encore possible d'entendre les bavardages, les échos des rires des hommes et femmes aux abords des tavernes. Des ruelles évitées, d'autres plus silencieuses empruntées. Une ombre parmi d'autres ombres alors que silencieusement je continuais de me déplacer, n'ayant besoin que de la lune pour me guider à travers de rues que trop mémorisées. Et bientôt une porte qui se dessinait. Un regard rapide jeté autour. Une brève seconde d'hésitation, de savoir que j'étais au bon endroit, mais en effet j'y étais. N'ayant à vrai dire aucun doute alors que je ne pouvais que m'approcher plus. Et mon poing qui ne pouvait que frapper rapidement contre le battant de la porte pour attirer l'attention de son propriétaire. Ne comptant pas attirer l'attention plus que nécessaire et autant cette idée de revenir alors bientôt il ne serait que de retour, mais peut être qu'une dette à régler, que je me devais de contribuer. Une dette qui serait à mes yeux bientôt résolue. Et autant aucun regret face au geste que j'allais faire, face à cette vie que j'allais peut-être fracassée et vidée de tout son sens. Une pitié qui ne pouvait exister au sein de la cité. Des âmes innocentes qui n'y avaient leur place alors que cet endroit rongeait les os, et nous y retenait prisonnier. Une cage dorée.

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06/12/2015 Electric Soul Kayden Elwood & Einar Helgusson 6965 Jon Kortajarena Electric Soul & tearsflight Conseiller druide | Soigneur & orateur/diplomate Naori 1753
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Sujet: Re: Give you what you like [Hawa]
Dim 15 Avr - 20:18

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Give you what you like [Hawa]

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