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˜˜˜˜˜˜Cohabitation de hautes voltiges - James
maybe life should be about more than just surviving

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18/01/2015 Sammix Sierra 189 Ben Barnes Tumblr Solitaire 10


Sujet: Cohabitation de hautes voltiges - James
Ven 16 Fév - 20:05

    Il lui a fait la demande, et il l'a accepté, pas contre toute attente, non, mais il a presque été surpris que James accepte aussi rapidement, comme si finalement, il s'y était résigné. Est ce que c'était vraiment le cas ? Il se le demandait, mais l'engagement avait été pris, et il ne reviendrait pas en arrière, très concrètement. Ils allaient devoir faire avec jusqu'à ce que mort s'en suive. C'est peut être un peu exagéré de dire ça, mais à priori, James et Adriel vont vivre le reste de leur existence ensemble, pour le meilleur et le pire.

    Qui sera le premier à craquer ? Il n'en sait rien, mais il a déjà pensé à la première dispute qui se passera entre eux deux, car il sait que cela arrivera, forcément, assurément, et il redoute cela avec force, car il ne veut pas se disputer. La dernière fois qu'il s'est réellement disputer avec quelqu'un, il avait bu trop d'alcool, et il a frappé, tué même. Mais le facteur alcool ne sera pas présent ici mais cela ne veut pas dire que cela se passera bien, au contraire. Il sait que s'il a fait des efforts, Adriel n'en reste pas moins quelqu'un de naturellement colérique et à vivre en permanence avec James, il sait qu'il y a des fois où cela sortira, bien malgré lui. Il ne sait pas quand, mais il sait que ce sera bien trop tôt quoiqu'il arrive, car le calusa n'est pas prêt pour vivre de cette façon. C'est trop prématuré, il n'en est pas encore pleinement capable, alors, il faudra lui apprendre certaines choses assurément, peut être un peu trop mais il faudra se montrer patient.

    Adriel, quand il est parti, ne savait pas tout faire, il a du apprendre bien des choses sur le tas, car il est partie après cet incident, et qu'il n'avait pas le choix, sous peine de perdre la vie à son tour. Il a été lâche, alors il a fuis, pas trop loin, mais il l'a fait, dans des ruines de l'ancienne civilisations, mais aussi dans des abris qu'il s'est construit au fur et à mesure des mois. Il ne sait pas si la tempête va toucher de plein fouet certaines de ces cabanes dans les arbres, il espère que ce ne sera pas trop le cas, il espère mais il n'en sait rien contrairement à ce qui est arrivé au village calusa, entièrement détruit par cette tempête tonitruante. C'était étonnant qu'elle se soit manifestée de façon aussi forte, mais cela arrive parfois, mais de son vivant c'est la première fois. D'aussi loin qu'il se souvienne les calusas ont toujours reconstruits malgré les dégâts, mais cette fois semble avoir sonné le glas de leur tribu en tant que telle, ce qui est triste, mais qui semble être la réalité des choses. C'est peut être ce qui a motivé James à le suivre, car il a jugé que c'était le bon moment.

    En tout cas, ils sont partis une fois la tempête calmée, constatant sur le chemin que les arbres avaient soufferts, d'autres plus que certains. Et Adriel impose déjà une cadence, celle qu'il a l'habitude d'avoir, celle qu'il a toujours eu depuis qu'il se la joue en solitaire. Il ne regarde pas vraiment derrière lui si James arrive à vraiment suivre, mais il entends son souffle, de façon plus ou moins lointaine et ça lui convient, c'est qu'il n'est pas très loin, à porter d'oreilles, quelques mètres à peine, peut être un peu plus vu qu'Adriel est attentifs aux moindres bruits. Les arbres par ici semblent avoir moins souffert comme s'ils étaient en bordure de tempête, comme si celle-ci n'avait été qu'un petit couloir finalement, mais un couloir d'une rare violence. Et finalement, il se force à une pause. Il n'est pas fatigué du tout, mais il pense enfin à agir en duo. Ils ont bien dû parcourir plusieurs kilomètres cependant. Il se retourne vers James, s'essaye à un petit sourire, mais il n'a pas l'habitude de parler car il a toujours été seul quand il faisait cela.

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06/10/2016 Mr Hyde None 127 Sam Way ahimsa Pêcheur - Sculpteur - Dessinateur Ancien calusa - voyageur 30



Le chemin menant jusqu’à l’abris de l’ermite est vraiment long, surtout pour quelqu’un venant d’un endroit proche de la mer et plus habitué à se déplacer en mer que sur la terre. Au fur et à mesure des heures, ses pieds puis ses jambes ont commencées à lui faire mal à des endroits qu’il ignorait jusque-là. Le désavantage d’avoir passer sa vie entière dans l’eau est que la plante de ses pieds ne s’est clairement pas habituée à la marche sur un sol ferme. Ses pieds sont encore très mous et doux donc il ne possède aucune résistance naturelle pour éviter d’avoir des douleurs. Pourtant, James est un homme courageux et il n’a pas bronché durant la casi totalité du trajet. L’artiste a prit sur lui et a tenté tant bien que mal de suivre le rythme imposé par un homme qui à défaut d’entretenir une conversation parvient à maintenir un rythme plus que soutenu. Peut-être a-t-il oublié que son nouveau compagnon est beaucoup moins adapté à ce terrain que lui ?

Lorsqu’enfin ils viennent à faire une pause qui semble plus nécessaire pour l’un que pour l’autre, Jamie aperçoit une petite rivière et même si le froid de l’hiver le prend au corps, il enlève ses chaussures pour plonger ses pieds endoloris dans l’eau gelée. L’eau, voilà une sensation qu’il connaît bien, il se sentirait presque comme à la maison. Il ne doute pas qu’ils reprendront très vite la route et que le supplice pourrait durer des heures durant, voir des jours. Il se dit un peu secrètement que s’il a déjà du mal, leur périple sera bien trop difficile. Il se met une petite claque mentale en se promettant de faire plus d’efforts bien que sur son visage apparaît les premiers signes de fatigues. Bien qu’il soit assez patient, James n’aime pas forcément la torture, surtout pas lorsque celle-ci se transforme en randonnée.

« Nous sommes bientôt arrivés ? » C’est sans doute la première phrase qu’il sort, ou presque depuis des heures et leur départ des grottes. La séparation avec sa famille a été difficile et les deux premières heures du voyage ont été pour lui une réflexion un peu profonde. Désormais tout sera très différent, ses deux sœurs, son petit frère et ses parents vont lui manquer. Plus qu’il ne l’imagine sans doute. Il se passe de l’eau sur le visage et boit un peu à même la rivière, observant en coin son nouveau compagnon de vie. Il aimerait revenir sur pleins de choses, à commencer par leur baiser. Ils n’ont pas vraiment pu s’étendre sur ce geste mais pourtant à ses yeux il compte un peu.

« Je me demande, pourquoi tu n’as pas de monture pour te déplacer ? Ce serait plus simple non ? » Il se mordille la lèvre, regardant à côté en soupirant un peu de lassitude. Le silence de son ami le pèse déjà mais pas autant que le fait qu’il se tient éloigné de lui. La dernière nuit les avait pourtant si bien rapprochées… « Je ferais des efforts pour la marche…je suis super nul. J’ai mal… »

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18/01/2015 Sammix Sierra 189 Ben Barnes Tumblr Solitaire 10



    Le chemin doit se faire long pour James, il n'en a pas l'habitude, mais il va devoir la prendre cette habitude, celle de marcher de longues heures pour arriver d'un point à un autre, et cela sans aide extérieure bien entendu. C'est trop compliqué de garder un animal en vie, c'est déjà compliqué de rester en vie, alors avec un cheval, ce serait la mort assurée, car il faut le nourrir, et si au printemps, en été cela est possible, c'est plus difficile en automne, et impossible en hiver malheureusement, car même la nourriture se fait rire pour les bouches humaines. Mais ça, il ne l'a pas dit à James, il le constatera par lui-même sauf s'il se décide à lui poser la question, chose qu'il fera peut être en constatant là où il s'est engouffrer, là où il vient de mettre les pieds. Il avait le choix pourtant, de rester avec son ancienne tribu et de rejoindre provisoirement les pikunis, peut être pour finir par en devenir un. Mais il a fait un autre choix, celui de suivre Adriel, à lui de l'assumer, enfin, si on y réfléchit bien, les deux vont devoir assumer, pour des raisons différentes. James est un sédentaire, il n'a pas l'habitude de bouger, il va falloir qu'il s'y fasse, le plus rapidement possible, et Adriel sait que ce ne serait pas facile pour lui, mais il a réussi à s'y faire, lui aussi devra être à la hauteur. Quand il est partie de chez les athnas, il n'avait pas forcément l'habitude de marcher, de beaucoup marcher on s'entends. Mais il l'a fait, cela a été dur, il a cru ne pas survivre au départ, pourtant dans son malheur, il a fui durant l'été, durant une période propice, suffisamment clémente pour qu'il puisse s'y faire. James n'a pas cette chance, la saison est encore fraîche, un peu trop pour lui sans doute, mais on ne choisit pas forcément dans ce genre de cas. La tempête est là, le village des calusas n'est plus, même s'il ne l'a pas vu de ces propres yeux, il le sait, il a été dévasté car jamais il n'avait vu de si grandes vagues sur le littoral, jamais. C'était pour cette raison qu'il était venu le voir chez lui, pour s'assurer qu'il n'avait pas été inconscient à braver cette mer complètement déchaînée.

    En tout cas, ils marchent, Adriel a volontairement réduit sa cadence pour essayer de se plier à celle de James, mais il a du mal à ne pas avancer plus vite, pourtant il le sait. S'il avait continué sur le même rythme, il lui aurait pris de plus en plus de mètres, il l'aurait perdu en cours de route et là n'était pas le but. C'est un premier effort qu'il fait pour lui, un effort invisible, que James ne peut même pas percevoir mais qui déjà coûte à celui qui était un solitaire. Mais il ne peut plus se considérer de la sorte, il est à présent en couple pour ainsi dire, avec James, il n'est plus solitaire, c'est un duettiste que ça lui plaise ou non. Ils avancent vers la plus proche cachette d'Adriel, les autres sont plus éloignées, mais il ne lui a pas encore dit car sans doute, il le découragerait plus qu'autres choses et ce n'est clairement pas le but. Le vent se fait encore sentir sur leur peau, Adriel espère en tout cas que sa cabane dans les arbres n'aura pas été trop durement touchée par tout cela. Il ne l'a pas fait sur l'un des plus gros arbres de la forêt pour rien, il est solide, il n'y a pas de raisons que sa cachette, que cette cabane soit détruite. Il l'espère, surtout pour James. En tout cas, ils font une pause, et James ne peut s'empêcher de tremper les pieds dans le ruisseau tout proche. C'est un élément qui va lui manquer, même si, à chaque fois, Adriel a placé stratégiquement ces cachettes à proximité d'eau, enfin de façon assez rapide, ce qui pour lui peut représenter quelques kilomètres néanmoins. La notion des distances n'est pas la même, et alors que le trajet s'était effectué sans un mot, le calusa ne peut s'empêcher de poser la question qui devait lui brûler les lèvres depuis quelques kilomètres déjà. Adriel en sourit, il pensait bien qu'il allait lui demander, alors il lui réponds calmement.

    " Nous avons fait le plus gros du trajet oui, rassure toi, ton supplice sera bientôt terminé. "

    Il le sait, bien que James fasse des efforts, il peut le lire sur son visage. Ils prendront quelques instants de plus pour se reposer, pour que James puisse se reposer avant tout. James pose alors une question idiote, mais pourtant légitime au vue de sa connaissance du terrain. Adriel se rapproche alors de lui, et s'il ne trempe pas ces pieds dans le ruisseau coulant juste à côté d'eux, il s'assoit en tailleurs juste à côté de lui et pose sa main sur son épaule. On pourrait croire que le grand frère qu'il pourrait être va enseigner une leçon au petit frère qui n'a pas encore l'habitude d'explorer la forêt. Pourtant, leur relation n'est pas ainsi, elle est plus intime, un baiser a été échangé quand même, mais Adriel essaye de trouver les bons mots pour lui faire comprendre les choses.

    " Ce serait au contraire plus compliqué James. Et je vais te dire pourquoi ! Parce qu'une monture, même si elle pourrait nous aider à nous déplacer plus rapidement, est aussi une bouche à nourrir. Quand on est seul, il est parfois difficile de se nourrir soi-même, alors avoir une monture, c'est deux fois plus de travail pour la nourriture, en été c'est quelques choses de possible d'envisageable, mais en hiver, cela ne l'est plus. Et je parle par expérience. J'avais réussi à avoir un cheval la première année de mon errance dans ces terres. Mais une fois l'hiver venu, le temps était trop rude, la nourriture trop rare. J'ai du malheureusement le tuer pour pouvoir me nourrir, cela a été la cause de mon salut durant mon premier hiver dehors. Sache que je sais que tu feras les efforts nécessaires pour te faire à cette nouvelle vie James. Je sais que c'est déjà difficile, mais tu peux y arriver, ensemble, nous pourrons y arriver, je veux que nous y arrivions. "

    Sans doute que c'est la première fois que James entends Adriel parler aussi longtemps depuis qu'ils se connaissent. Le solitaire en est capable, en voici la preuve, mais ce n'est pas dans ces habitudes. Pourtant, il sait qu'il va devoir parler bien plus qu'avant, que ce soit simplement pour communiquer avec James, ou pour lui raconter tout un tas d'histoire qu'il a pu vivre dans ce monde, que ce soit avant chez les athnas, ou après durant son errance dans ces terres. Il sourit à l'ancien calusa et se lève.

    " Prends encore quelques minutes pour te reposer, car nous ferons la suite du trajet sans pause, nous ne pouvons pas perdre trop de temps. "

    Adriel le laisse donc là, il lui laisse un peu d'intimité comme pour mieux digérer tout cela, tout ce qu'il vient de lui dire, pour qu'il arrive à marcher encore de nombreux kilomètres pour arriver à destination. Il essaye de se montrer bienveillant malgré tout. Ce n'est pas encore dans ces habitudes, ce n'est sans doute pas encore dans ces qualités les plus développées, mais il va essayer, car tous les deux devront faire des efforts, tous les deux.

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06/10/2016 Mr Hyde None 127 Sam Way ahimsa Pêcheur - Sculpteur - Dessinateur Ancien calusa - voyageur 30



Lorsqu’ils s’arrêtent enfin, James ne peut contenir son plaisir et surtout il sent enfin ses pieds et ses jambes lui réclamer un peu de repos. Pour autant, Adriel semble assez empathique pour leur accorder une pause et avoir quelques encouragements envers le jeune pêcheur. Il doit avouer qu’il ne s’attendait pas à cela en venant avec lui mais il n’est pas non plus incompétent et il sait encore marcher. Il faut dire qu’il est quand même en bonne condition ayant travaillé pendant longtemps dans l’océan son corps s’habituera assez vite à la rigueur de leurs trajets. Il a un corps d’athlète, certes plus habitué à nage qu’à marcher mais cela lui permet quand même de ne pas trop avoir de mal.

Bien sûr, son mode de vie est complètement différent de celui d’Adriel et il pose une question qui semble amusé l’homme en face de lui. Du moins, un minimum car la plupart du temps il est difficile pour l’artiste de déceler les émotions que porte son ami. Pourtant c’est une question qui se pose car ils pourraient aller plus vite avec une monture. L’explication que donne l’ermite le déconcerte un petit peu et il fronce les sourcils en réfléchissant attentivement à la question. Il n’avait clairement pas pensé au fait qu’il devrait nourrir l’animal. Pour quelqu’un comme lui ayant vécu dans un village, les montures étaient pratiques et les nourrir n’était pas si difficile car l’été on faisait la récolte des aliments pour les nourrir l’hiver. Pour des voyageurs en revanche, cette collecte ne peut pas être faite et c’est un inconvénient.

« Je…n’y avait pas penser. » qu’il avoue un peu désabusé. Il y aura sans doute beaucoup de choses qu’il devinera mal ou sans tous les paramètres liés à cette vie. Adriel devra souvent le remettre dans le droit de chemin car le beau brun réfléchis encore comme un sédentaire et non un nomade.

Cette courte pause étant bienvenue il trempe ses pieds un moment, écoutant les conseils donnés et prenant bien le temps de se reposer. Une fois le moment écoulé et estimant qu’il ne fait que retarder cette inévitable marche, il rejoint Adriel qui s’était éloigné un moment. Il admire le fait qu’il sache respecter son espace vital et convient que pour lui, ayant tout fait par lui-même, cela ne doit pas être évident de le prendre en compte dans les décisions. Il sourit en le voyant, boit un peu d’eau puis dit :
« Allons-y, autant en finir. » Il hausse les épaules et attend qu’il mène la marche car seul lui connaît la direction. Une fois la course de nouveau engagée il profite du fait que le soleil soit moins haut dans le ciel et moins aveuglant pour observer tout autour de lui. La faune et la flore ici sont différents du bord de mer auquel il est habitué. C’est agréable les fins de journées même si l’obscurité annoncera sans doute quelques dangers. Il faut qu’ils rentrent avant le crépuscule sinon la route sera plus difficile à entreprendre pour eux bien qu’il doute qu’Adriel ne sache pas atteindre l’abris même en pleine nuit. Il l’a déjà rencontré en pleine nuit et ce dernier est sans doute repartit aussitôt même sans que le soleil soit de nouveau levé. Au fond en y repensant, il constate que leur rencontre sur la plage était un réel effort pour l’ermite qui a dû faire tout ce chemin, deux fois rien que pour le voir.

« On a pas reparler de..ce qu’il s’est passer chez moi. » Il ignore s’il veut en parler ou non, ou s’il préfère oublier le baiser. Après tout, James a agi sur le moment mais il n’a pas eu de signes engageants et il se peut qu’Adriel n’est pas vraiment apprécier l’initiative. Quoiqu’il en soit il tente d’amorcer le sujet alors qu’il marche encore et encore observant le soleil décliné au fur et à mesure. « Si tu m’en veux…dis le…je…j’avais peut-être pas à faire ça. » Il se mordille la lèvre un peu gêné tandis qu’il observe sur une branche un oiseau vraiment magnifique. Il approche doucement à pas de loups, les arrêtant quelques secondes pour pouvoir l’observer de plus près, puis reprend la marche pour éviter de les retarder. Il se promet qu’il dessinera le plus possible ce qu’il arrive à voir. De cette manière, lorsqu’il reverra sa famille il pourra leur montrer ce qu’il a vue, les paysages et les contrées et leur en parler en mettant de réelles images dans leur tête.

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18/01/2015 Sammix Sierra 189 Ben Barnes Tumblr Solitaire 10



    James semble apprécier la pause, salvatrice pour ces membres inférieurs. Cela pourrait être pire, car c'est un bon nageur, il a une certaine condition physique quand même, mais l'effort de la marche n'est pas le même, ce n'est pas pareil. Il va falloir qu'il s'y fasse pourtant rapidement, peut être plus rapidement qu'il le voudrait mais Adriel ne lui fera pas spécifiquement de cadeaux à ce niveau là même si comme depuis leur rencontre, il fera les efforts nécessaires. Le plus à plaindre serait presque l'ancien athna, mais en réalité, il faudra que les deux fassent des efforts, clairement, les deux. Qui aura le plus à en faire ? Sans doute que ce sera pour James, car c'est pour lui qu'il y a le plus de changements au final. Il n'y a qu'à voir la question qu'il pose à propos d'une monture. Mais Adriel ne le laisse pas dans le doute, il lui explique le pourquoi du comment. Et il semblerait que cela lui convienne, même s'il n'avait pas vu cela de cette façon car pour les calusas, avoir une monture semblait être simple, presque aussi simple que de dire "Bonjour", mais pour un solitaire, un errant, un voyageur, ce n'est pas aussi simple. Il est difficile de faire de véritables réserves, une fois l'hiver venu. Les réserves sont, en général, maigres pour un humain alors pour nourrir en plus un cheval, il faudrait qu'elles soient gigantesques de son point de vue. James comprendra ces choses là bien rapidement, dans sa tête, il vit encore dans le village détruit des calusas. Mais ce n'est plus le cas, à présent, il vit avec Adriel qui a un mode de vie bien différent du sien, mais c'est à présent son mode de vie également, c'est comme ça, il l'a accepté en le suivant, c'est trop tard pour faire demi tour à présent. Il lui laisse donc quelques minutes de répits en plus, il prends sur lui pour ne pas le pousser à repartir trop vite, car cela pourrait lui faire plus de mal que de bien sans aucun doute. Mais c'est comme ça, il doit le prendre en considération, il n'est plus seul à décider de ce qu'il va faire, ils sont deux, James et lui. C'est quelques choses qu'il essaye de faire, il essaye de s'en convaincre. Le calusa revient finalement vers l'ancien athna pour qu'ils puissent en finir, du moins qu'ils puissent arriver vers la cachette d'Adriel la plus proche. Et finalement, la phrase fatidique arrive dans la bouche de James, celle que le solitaire n'aurait pas voulu affronter trop vite, si vite. Il ne sait pas encore la portée de ce geste, la signification de celui-ci. Est ce que ce baiser était un serment qu'ils s'étaient fait à eux-même ? Adriel ne saurait le dire, c'est trop compliqué dans sa tête. Il sait pourtant que s'il ne réponds pas à James, celui-ci pourrait le prendre mal, et qu'une première dispute pourrait montrer le bout de son nez. Mais ce n'est pas simple pour lui. D'autant que James tente de la jouer médiateur avec son geste, il s'excuserait presque de l'avoir embrasser, que peut être ce geste ne lui a pas plu. Mais pour Adriel, ce n'est pas naturel de montrer ce genre de signe là, ce genre de signe d'attention vis à vis d'une autre personne. Car il n'a pas eu ce genre de contact depuis des lustres, alors il ne sait plus comment réagir vis à vis de ceux-ci. C'est délicat, mais James a agit naturellement, un geste qu'Adriel n'aurait sans doute jamais fait de lui-même, il le sait, il en est convaincu d'ailleurs. Puis finalement, il se décide à lui répondre.

    " Je ne t'en veux pas. Désolé si j'ai pu paraître sans réaction, mais je vis seul depuis plusieurs années. Je n'ai plus l'habitude de partager ce genre de contact là, avec qui que ce soit. "

    Et cela sera une nouvelle habitude pour lui, le fait d'avoir à nouveau des contacts tendres avec quelqu'un, avec celui qui va partager les prochaines années de sa vie. Adriel a encore du mal à se faire à cette idée, mais il y arrivera, un jour, prochainement et tout ce qu'il fera avec James sera plus naturel. Pourtant, il ne va pas changer du jour au lendemain, il reste un ermite, un solitaire, qui vit maintenant avec quelqu'un pour former un duo, chose qu'il n'a plus connu depuis déjà trop longtemps.

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06/10/2016 Mr Hyde None 127 Sam Way ahimsa Pêcheur - Sculpteur - Dessinateur Ancien calusa - voyageur 30



Le bruit des pas des deux hommes sont les seuls mouvements brisant le silence de la nature. A côté d’eux, seuls les oiseaux, l’eau qui coule un peu plus loin se laissent entendre. N’y a-t-il aucun autre être humain dans le coin ? Jamie est surpris de n’avoir rencontrer personne d’autres depuis le début de leur marche qui a débutée très tôt le matin même. Il se demande s’ils vont rencontrer des gens parfois, ou bien si son ami prend soin d’éviter les routes fréquentées. Il se dit qu’au fond, s’il évite les routes très prises c’est sans doute pour une bonne raison. Beaucoup de guerriers ne sont pas tendres dans ce monde et le pillage est un acte assez courant. Les lois des villages sont souvent oubliées lorsque les gens traînent en forêt, là ou personne n’est présent pour les lui rappeler.

Après de longues minutes à marche de nouveau, il ose enfin parler de ce qui le taraude depuis la veille au soir. Le moment n’était pas très bien choisi c’est sûr, ils étaient tous un peu précipités et la menace de la météo était forte. Avec du recul il se dit qu’il n’aurait pas aimer faire cela ainsi, que ce baiser était peut-être trop soudain pour l’ermite. Après tout, ils ne se connaissent pas beaucoup encore, bien qu’assez pour entreprendre un voyage ensemble. James n’ose même pas regarder Adriel tandis qu’il marche, fixant ses pieds pour éviter de tomber. Sa réponse met un certain temps à venir. Ou peut être que c’est juste le brun qui s’était perdu dans ses pensées ? Il l’écoute attentivement, le cœur battant un peu plus vite. Dans les deux cas, qu’il ait apprécié ou non, c’est une manière d’être un peu intimidé pour le pêcheur. Il est d’une nature assez timide, bien que beaucoup moins que l’ermite qui n’est pas réservé mais carrément renfermé.

La réponse qu’il lui apporte ne lui donne pas d’indice s’il a aimé ou non ce qui le laisse un peu sur sa faim. Il ne comprend pas trop comment interpréter ses propos et mettre des mots dessus est clairement difficile. Il lui en veut un peu de ne pas l’aider plus, bien qu’il ait conscience qu’il doit faire beaucoup d’efforts déjà. Il le fixe un instant sans savoir quoi dire puis n’ajoute rien pendant un temps. Il n’y a rien à dire sur le moment surtout que leur marche les a conduits directement vers le campement qu’il aperçoit dans les arbres.

La marche n’a pas été si dure même si le temps à paru très long au jeune calusa. La journée est déjà bien entamée car au loin le soleil décline annonçant le crépuscule. Il ne s’est pas rendu compte du temps écoulé et pourtant en y pensant bien, ils ont marche une bonne partie de l’après-midi et de la matinée. Il s’arrête pas trop loin de l’abris fixant désormais plus son compagnon que l’endroit. Une cabane est une cabane et il sera bien assez tôt pour la visiter. D’autant plus que maintenant qu’ils sont arrêtés pour de bon, ils peuvent discuter sans craindre de ne pas arriver à destination.

« C’est ici ? » qu’il demande en souriant, le plaisir de savoir qu’il ait arrivé sur les lèvres et également un peu d’excitation de cette nouvelle vie. « Tu sais…il va falloir qu’on parle… je ne suis pas dans ta tête. Je ne sais pas ce que tu ressens…ni si tu as aimé ce baiser. » Il baisse la tête en cachant un peu son incertitude. Le fait de ne pas savoir le rend mal à l’aise car il ne sait pas comment réagir et ne sait clairement pas qu’elle attitude adoptée désormais. Très vite pourtant, une fois cela dit il avance, regardant la cabane. Peut être que sa maladresse mènera à leur perte, mais une racine d’arbre étant en travers de son chemin, il se prend le pied dedans et assez fort pour tomber à la renverse, le sac s’écrasant au sol. La douleur n’est pas insoutenable mais il grogne un peu, se frottant la cuisse et le bras.

Vue d’en haut par Adriel, la scène peu sembler même très drôle et c’est un peu le cas. Ce serait plus drôle si sur son mollet Jamie n’avait pas une vilaine coupure à cause d’un morceau de pierre tranchant. Le sang coule, rien d’alarmant mais assez pour salir se vêtements. « Oups… »

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18/01/2015 Sammix Sierra 189 Ben Barnes Tumblr Solitaire 10



    Oui, il n'avait plus l'habitude d'avoir des relations humaines, à chaque fois, il se contentait du minimum quand il allait voir les autres pour des nécessités que lui même ne pouvait pas faire même si par la force des choses, il a appris à tout faire. Alors, il est capable de faire ce qu'il faut, recoudre un vêtement par exemple, mais il n'est pas capable de coudre un vêtement par rapport à une peau de bête qu'il a pu tuer, tout du moins s'il fait cela, ça ne ressemble pas à grand chose, car il n'est pas un tanneur. Mais s'il y a bien quelques choses pour laquelle il n'est pas doué, ce sont bien les relations humaines malheureusement. Il le sait très bien, alors il va faire des efforts, de gros efforts, il en a déjà fait beaucoup pour James, ce dernier ne s'en rends pas compte, cela ne fait aucun doute, il en voudrait plus, beaucoup plus que ce qu'Adriel peut pour le moment lui donner. Mais il n'y a que le temps qui pourra répondre à cette question, à cette demande de réponses, par rapport à ces relations humaines. Il sait qu'il peut y arriver, qu'avant cette journée où tout à basculer, il était capable d'avoir une simple conversation avec quelqu'un sans avoir envie de le frapper. Mais il a fait un long voyage solitaire, et durant celui-ci, on pourrait presque dire que ces cordes vocales se sont atrophiées, que son coeur a cessé de battre en ce qui concerne les sentiments. Pourtant, James a réveillé ce dernier d'une manière presque incongrue, mais cela a été comme un électrochoc, quelques choses que le solitaire n'attendait pas, n'attendait plus. Et aujourd'hui, avec la destruction du village calusa, le voici avec celui qui fait vibrer son coeur, celui qui le rends plus humain, même s'il a encore du mal à l'admettre. Parce que oui, même s'il s'est pour ainsi engagé dans cette nouvelle relation pour lui, il n'est pas encore conscient de tout ce que cela implique. Pour preuve, ce presque silence qu'il y a eu sur tout le trajet jusqu'ici. Il aurait pu chercher à faire la conversation mais ça n'a pas été le cas, pas vraiment, pour lui, ce qui comptait le plus était d'arriver à destination avant toute autre chose. C'est donc naturellement James qui se met à parler, de ce baiser qui a eu lieu la veille au soir dans ce qui servait de maison au calusa. Les circonstances avaient sans aucun doute précipitée les choses pour eux deux, mais peut être que c'était un mal pour un bien, il ne saurait dire. Alors Adriel lui réponds, mais ça ne convient pas à James, il le voit dans son regard, il aurait aimé une autre réponse, pourtant, l'ancien athna est incapable de voir ce que veux savoir celui qui est à présent un ancien calusa. Ce dernier semble perplexe, peut être que c'était vraiment trop prématuré de s'enfuir avec lui, peut être qu'il n'aurait pas dû. Mais il faut qu'ils essayent, au moins un temps, et si jamais ça ne fait pas, ils reprendront leur vie, ensembles mais séparés. Adriel viendra le voir chez lui, de temps en temps, comme le ferait un ami. Mais avant de repartir à ce niveau là, il veut essayer de faire un bout de chemin avec lui, un petit bout, ou un grand bout, cela dépendra sans doute des deux hommes, car les deux se doivent de faire des efforts, sans doute encore plus Adriel cependant, qui a pris l'habitude de vivre par lui-même, et surtout seul. Voyant qu'ils sont arrivés, James ravive la conversation, posant ouvertement la question à propos de ce baiser même si on sent de la gêne dans ce qu'il peut dire à ce moment là. Mais les choses sont ainsi, Adriel n'a pas l'habitude de lire entre les lignes, car tout simplement, il n'a plus l'habitude de discerner les sous-entendus à ce niveau en tout cas. Mais James est maladroit, il trébuche, pas en mot mais véritablement et se fait mal, légèrement, mais c'est bien le cas. Le solitaire revient donc vers lui pour constater les dégâts. Il est presque légèrement énervé de le voir se vautrer ainsi au sol. Pourtant, il n'en montre rien, au contraire, il s'efforce de sourire légèrement.

    " Il va falloir qu'on s'y habitue je crois, toi le maladroit par tes gestes, moi le maladroit par les mots. Si je n'avais pas aimé ce moment, tu crois vraiment que je t'aurais emmené ici avec moi ? "


    Il lui donne une question, mais cette question fait office de réponse positive vis à vis de ce qui a pu se passer précédemment évidemment. Si Adriel n'avait pas apprécié le baiser de James, il l'aurait laissé là, avec sa famille pour reconstruire son village, ou juste le laisser là sans en dire plus sans doute.

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Une douleur diffuse se répand dans le tibia du calusa qui se contente d’observer Adriel, penché légèrement vers lui pour répondre à sa question. Il est vrai que depuis leur baiser, il se pose bien des questions, à commencer par un élément simple, l’a-t-il apprécié ? Il ne sait pas trop comment se positionner face à tout cela et avec un partenaire aussi peu bavard ce n’est pas toujours évident. Assis sur le sol désormais, il contemple un moment le solitaire puis sourit en coin quand il entend sa réponse qui est une question. Il marque un point, il ne l’aurait pas laisser venir ainsi ici si l’homme n’avait pas voulu de lui. C’est une évidence qui pourtant dans l’esprit de James n’est pas si simple. Il n’a pas vraiment l’habitude d’être apprécié, désiré par quelqu’un, même aussi discrètement que possible. Dans sa tête c’est un peu l’effusion depuis qu’il l’a rencontré. Il a l’impression qu’il s’est écoulé des mois entiers et tellement de choses depuis leur première rencontre à la plage.

Lentement il attrape la main de son ami alors qu’il se trouve encore sur le sol et tire volontairement dessus très brusquement pour le faire tomber avec lui. Le mouvement le fera tomber inévitablement sur lui et c’est le but. Une fois chose faite, il se met à rire de manière enfantine et s’allonge lentement avec lui. Tandis qu’il s’allonge il l’embrasse tendrement, rendant l’étreinte un poil plus amoureuse. Le baiser ne dure pas éternellement et après une caresse sur la joue de son ami, le rouge aux joues il murmure :

« N’aie pas peur de moi, ni de ça Adriel. » Il sait que l’homme est distant pour pleins de raisons, ce n’est pas évident de se laisser aller, surtout pour un solitaire qui ne parle pas beaucoup aux autres. Pourtant, cette tendresse James en est imprégnée et il aura souvent tendance à la faire ressortir. C’est un homme qui a vécu dans l’amour, qui a toujours eut ses sœurs, son petit frère et ses parents dans ses bras. Forcément, c’est bien loin sans doute du quotidien de l’homme qu’il tient dans ses bras.

Le moment ne dur pas trop longtemps, après un moment, il sent Adriel se relevé et il fait pareil, il a tout de même une blessure à soigner. Il constate les dégâts une fois debout, grimace mais n’est pas plus inquiet que cela. « Tu m’invites chez toi alors ? » Il sourit, une façon déguisée de lui demande s’ils peuvent entrer. Il serait temps, la nuit va bientôt tombée, le crépuscule est là depuis longtemps. L’heure de dîner est venue et après une longue journée de marche ce sera bienvenue pour tous les deux.

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    Pour Adriel, l'évidence était là, même s'il ne la faisait pas transparaître de façon ostensible entre les deux. S'il n'avait pas apprécié ce baiser, s'il n'appréciait pas James, jamais il ne lui aurait fait une telle proposition, jamais il n'aurait ne serais-ce qu'imaginer vivre avec lui en duo, en couple en train d'errer dans les forêts et les alentours. Pourtant, dans la tête du désormais ancien calusa, tout cela ne semble pas être si clair que cela, pas vraiment, parce qu'ils n'ont pas vraiment la même vision des choses. Ils n'ont pas la même façon se s'exprimer non plus, quand ils s'expriment évidemment, car Adriel n'est pas le plus volubile des hommes. Il parle peu, car depuis plusieurs années, il n'en avait plus besoin, mais là, il va devoir redoubler d'efforts pour que les sous-entendus devienne plus explicites, pour que les quiproquos soient évités au maximum. Ce sera une belle gageure mais il le fera, il fera les efforts pour que tout se passe au mieux entre eux, entre son coeur et le sien, entre sa tête et la sienne, entre leurs deux corps masculins. Alors, il regarde James, il tente de lui faire comprendre qu'il l'apprécie plus qu'il ne l'avait jamais imaginé, plus que n'importe qui d'autres auparavant. En plus de ne plus être solitaire, il a du se rendre à l'évidence à propos de cela aussi, et c'est difficile de le réaliser, mais c'est le cas, sinon, ils n'en seraient pas là tout les deux. Alors oui, la tempête à précipiter les choses, mais n'en seraient-ils pas arrivés à ce point là à un moment ou un autre ? Très certainement, ils auraient finis par s'avouer leur amour respectif, et James aurait suivi Adriel dans sa vie de nomade. Cela aurait-il pu être l'inverse ? Adriel aurait-il pu devenir un calusa avec James ? On ne peut pas le dire, puisque cela ne se fera jamais alors pourquoi penser à une réalité alternative qui n'existe pas ? Qui aurait dit qu'ils en arriveraient là après leur première rencontre paisible sur le port ? Adriel ne l'aurait jamais pensé mais les choses sont parfois bizarre. Jamais il n'aurait pensé que ce repas pris sur la plage se serait transformé en quelques choses de plus intime avec un autre homme. Il n'avait pas soupçonné la puissance de son coeur et de celui de l'autre à ce moment là, car les sentiments sont réciproques, sinon James ne serait pas là aujourd'hui.

    Alors James attrape la main que lui tends Adriel pour l'aider à se relever mais ce premier ne semble pas vouloir que cela arrive pas immédiatement, il tire sur cette main pour que le solitaire soit déséquilibré. Il en faudrait plus cependant, car Adriel est puissant, fort dans ces membres supérieurs, mais il se laisse tomber avec un petit sourire en coin. Il ne se doute pas que James veut un moment intime avec lui, il n'en a pas encore l'habitude, mais il ne le repousse pas et se laisse prendre au jeu qu'il vient d'instaurer avant de lui dire quelques mots, qu'Adriel ne comprends pas vraiment. Pourquoi aurait-il peur ? Il n'a pas peur de cela, non, il n'en a juste pas l'habitude, pas du tout même, alors il reste naturellement distant avec son monde. Avec James, il fera des efforts, il se montrera moins distants, plus doux, cela ne se fera pas du jour au lendemain cependant, vu que leur parcours à deux ne fait que commencer. Alors il se relève finalement, pour lui répondre.

    " Je n'ai pas peur de tout ça James, c'est juste que contrairement à toi, je n'en ai pas l'habitude, et que ça ne viendra pas du jour au lendemain. J'ai déjà fait de gros efforts, et j'en ferais d'autres mais on ne change pas en un claquement de doigts la vie d'un solitaire endurci. "

    Et il claque des doigts avant de tenter un geste tendre en prenant légèrement le cou de James dans sa main droite, y déposant une sorte de petite caresse. Ce n'est pas grand chose, mais c'est un début. James lui apprendra, car dans ce domaine, c'est lui qui a le plus d'expérience au final. Adriel est plus doué pour la survie, James est plus doué pour les relations humaines, à eux deux, ils pourront apprendre l'un de l'autres pour se compléter à force de travail de la plus merveilleuse des façons. La blessure de James n'est pas trop grave, mais il faudra la soigner sous peine que cela ne puisse s'infecter. Il demande alors à Adriel s'il l'invite chez toi, mais ce n'est plus seulement chez lui, c'est chez eux à présent.

    " Non, je t'invite pas chez moi, je t'invite chez nous, car c'est ce que cela représente à présent. "

    Voilà, c'est un beau progrès en parole déjà, n'est ce pas ? Oui, c'est mieux que rien, et cela scelle en quelques sortes leur union, à voir jusqu'où cela ira, combien de temps il durera. Mais il n'y a pas de raisons que cela se finisse de façon prématurée.

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06/10/2016 Mr Hyde None 127 Sam Way ahimsa Pêcheur - Sculpteur - Dessinateur Ancien calusa - voyageur 30



Lentement James fixe son ami droit dans les yeux, appréciant la caresse qu’il lui donne dans le cou. Il ferme les yeux une seconde pour profiter de cet instant, pas certain que ce type de geste sera fréquents. Il préfère profiter de la présence d’Adriel au maximum, pas certain de ce qu’il se déroulera par la suite. Des histoires d’amour, le beau calusa en a déjà eu quelques-unes car c’est un sentimental. Il aime la tendresse, les beaux regards, les soupirs amoureux. James est un rêveur qui croit trop vite en l’amour, trop vite en beaucoup de choses. Il a aussi terriblement du mal avec les relations humaines, ces dernières sont souvent trop intenses pour lui au poit qu’il préfère s’éloigner pour les éviter. Il les regarde toujours d’un œil admiratif, lorsqu’il dessine où qu’il sculpte. Il observe les gens discuter et secrètement il aimerait bien être aussi doué. La vérité, c’est qu’il n’a pas vraiment d’amis, que sa famille, qui elle semble comprendre que pour lui, s’engager c’est parfois très dur et qu’il ne le fait pas vraiment à la légère. Il a tendance à s’isoler pour éviter le trop plein d’émotions.

Pourtant, avec Adriel, c’est tout l’inverse et cruellement il pense à chaque seconde que quelque chose va casser, qu’il va faire une bêtise et que finalement son engagement aura été futile. Il a peur. Peur de sa nouvelle vie sur les routes dont il ignore beaucoup de choses. Il a peur de ce qu’il va découvrir avec cet homme et jusqu’où ça va le mener. Il répercute un peu sa peur sur son ami au fond.

Surtout, il réfléchit mal et interprète le fait qu’Adriel ne soit pas entreprenant avec le fait que lui aussi serait peureux de la situation. C’est assez déroutant, pour l’un comme l’autre. Ils se sont rencontrés de manière inopinée et les voilà à vivre presque ensemble. Evidemment, la catastrophe à jouer beaucoup dans cette situation, mais il est indéniable que les choses évoluaient dans ce sens.

Face à sa réponse, il ne peut que sourire discrètement, observant l’habitation. Il a hâte de rentrer, se reposer, manger et s’évanouir de fatigue sans doute. Ce sera également la première nuit qu’ils passeront seuls, loin de sa famille, du village des calusas et de tout le monde. Certains pourraient craindre pour leur vie, les mercenaires ne sont pas loin, et certains ne feraient même pas confiance au solitaire aussi facilement. Pas une seule fois James n’a eu peur en se présence malgré tout. Il écoute la correction qu’apporte son ami en souriant un peu. Il est plus qu’heureux d’entendre qu’il l’intègre à sa nouvelle vie de cette manière. Il prend sa main dans la sienne doucement, récupérant avant cela son sac tombé au sol.

« Je promet d’essayer de pas mettre le feu le premier soir…ça serait dommage. » Sa maladresse n’est plus du tout taboue désormais, il est maladroit que sur terre. Comme s’il était né uniquement pour vivre dans l’eau, peut être qu’il manque d’agilité également. Après un regard il entre dans l’endroit après y avoir grimper, un endroit pas très grand mais suffisant pour eux. Il observe les lieux, posant son sac dans un coin pour pas prendre trop de place. Malheureusement pour lui, il n’a pas trop le temps de visiter, il s’assoit, après avoir relever son pantalon et soupire.

« Tu aurais de quoi nettoyer ça ? » Il décolle soigneusement le tissu qui est collé à la plaie, grimaçant à peine. Il a déjà vécu bien pire, les coraux et les vagues sont plus dangereuses que la maladresse d’un homme. « A ce rythme, j’vais me tuer dans un mois ! » Il sourit, se moquant un peu de lui-même. Tandis qu’il attend qu’Adriel lui tend de quoi laver la plaie, il obverse autour de lui, attrape son carnet de dessin et commence à esquisser quelque chose. Il a encore du sang sur les mains, mais ses réflexes refont surface. « Le lit n’est pas grand. » C’est un constat, il semblerait qu’ils devront apprendre à cohabiter, mais est-ce qu’Adriel supportera qu’il l’envahisse même la nuit dans son lit ?

« Au fait, j’ai pris ça avant de partir de chez moi. » Il lui tend un kit de pêche qu’il avait. Pour le reste comme sa pirogue, il faut conclure que la tempête a dû tout détruire déjà.

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18/01/2015 Sammix Sierra 189 Ben Barnes Tumblr Solitaire 10



    Adriel a un geste tendre envers James, on peut considérer que c'est le premier, et sans doute que ce ne sera pas le dernier, non, mais qu'il y en aura bien d'autres par la suite. Mais il ne faut pas trop en demander au solitaire, ce genre de choses là viendront, petit à petit, doucement, mais sûrement, si les deux font des efforts, ça devrait bien se passer. En théorie car le solitaire n'est pas forcément le plus sociable, et c'est quelqu'un de colérique, quelqu'un qui ne se maitrise parfois pas, qui va au delà de ce qu'il faudrait, brisant potentiellement cet équilibre instable qui est pour le moment présent. La maitrise de soi, il ne connait pas, il laisse habituellement libre court à sa colère, sa fureur même parfois, capable de ravager ce qui se trouve à porter de main. Cela aurait de quoi faire peur, mais James l'a considérablement adouci, beaucoup, pourtant la nature profonde d'Adriel pourrait ressortir à tout moment, il le sait bien, il en a conscience, pleinement. Mais il prends sur lui, car pour le moment, il n'a pas de raisons de s'énerver, n'est ce pas ? Pourtant, depuis qu'ils ont quittés cette grotte, il aurait pu s'énerver plusieurs, l'ancien Adriel l'aurait fait, à plusieurs reprises, si on considère ce qui s'est produit, à la seule différence que l'ancien aurait été seul à ce moment là et que donc James n'aurait pas pu être là. Tout est compliqué, un peu trop même, pourtant, ça ne lui fait pas aussi peur que la première, lors de leur première rencontre, lorsqu'il lui a acheté ces quelques poissons. Quand il est reparti ce jour là, il n'avait pas compris ce qui s'était produit, mais au fil des rencontres, au fil de ces retours auprès du calusa, il a compris, à défaut de l'admettre. Or aujourd'hui, il commence à l'admettre, que cette rencontre aurait pu rester anodine, sans lendemain, il aurait pu simplement lui acheter quelques poissons et ne jamais le revoir, mais il y a eu cette différence, et aujourd'hui, il la cultive pour que cette différence devienne leur nouvelle force, une force commune qu'ils vont développé. Bien entendu, ils n'en sont pas à finir les phrases de l'autres, ils n'en sont qu'à leurs balbutiements, mais c'est déjà beaucoup, pour les deux. Où est ce que cette histoire va les mener ? Aucun des deux n'a la réponse, car il est impossible de répondre clairement après si peu de temps, mais la réponse viendra, vous pouvez en être sûre. Elle ne sera ni blanche, ni noire mais une belle nuance de gris qui montrera l'équilibre qui se sera produit de façon intuitive, instinctive entre les deux. James lui fait une promesse, et pour la première fois depuis très longtemps, Adriel se laisse aller à un véritable sourire qui n'est pas forcé.

    " J'espère bien, sinon, cela voudrait dire qu'on aurait des heures de marches à faire en pleine nuit, et je suis certains que cela ne t'enchanterait guère. "

    Cela ne dérangerait pas Adriel, habitué à faire de tels efforts pour aller d'un point à un autre, mais James est déjà fatigué, presque au bout du rouleau, alors faire autant de kilomètres que cela une nouvelle fois, il ne le supporterait pas. Adriel le porterait sur son dos mais ses déplacements seraient bien plus lent, le temps mit aussi et cela n'arrangerait personne. Il était prêt à la faire si jamais James n'avait pas réussi à survivre à ce premier petit voyage. Heureusement, il a tenu le choc, cela rassure le solitaire dans un sens, même si son compagnon est plus à l'aise dans l'eau que sur la terre ferme, son exact opposé à ce niveau là. En tout cas, ils grimpent dans l'humble demeure du solitaire, un petit cocon qui leur appartient à présent, c'est ce qu'il lui a dit, ce qu'il a rectifié, il y a quelques instants. James peut prendre ces aises, même si du coup, il n'a pas grand chose à apporter pour le moment, mais ça viendra. Il faut donc nettoyer cette blessure. Adriel n'a pas énormément pour ça, un peu d'alcool et des compresses en lin.

    " J'aurais dit deux mois, mais tu es peut être plus réaliste que moi sur ce coup là. "

    Adriel fait un peu d'humour, pas grand chose, mais c'est à noter, c'est rare, mais ce soir, il semble heureux d'être revenu chez lui avec un invité plus ou moins surprise, car s'il devait y avoir un invité ce devait bien être James, même si cela n'aurait sans doute pas été dans ces conditions là. Puis il lui fait la remarque sur la taille du lit.

    " Il n'est pas prévu pour deux à la base, mais on pourra remédier à cela rassure-toi. "

    Adriel sait qu'il va avoir du mal avec cet aspect là dans un premier temps car finalement, James vient envahir son espace personnel, un espace qui leur appartient à présent mais qu'il a prit l'habitude d'avoir pour lui seul. Et finalement, James sort un présent de sa poche, un kit de pèche.

    " Oh cela nous sera bien utile, le mien était plutôt rudimentaire, celui-ci est bien plus sophistiqué j'ai l'impression. Merci. "

    Il regarde alors ce qu'il a en réserve, pas énormément dans cet abri là, mais c'était le plus proche pour aujourd'hui, alors ils devront s'en contenter, un peu de viande séchée, des noisettes, ainsi qu'un peu de verdure, mais ce sera mieux que rien.

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06/10/2016 Mr Hyde None 127 Sam Way ahimsa Pêcheur - Sculpteur - Dessinateur Ancien calusa - voyageur 30



S’il continue à ce rythme, James est sûr de ne pas survivre bien longtemps. Sa maladresse sur terre est légendaire tout comme son adresse en mer. Il n’a pas eu beaucoup l’occasion de fréquenter la terre ferme, dès l’enfance il était invité à venir avec son père en pirogue. C’est un fait, son équilibre en est un peu altéré, il a un très bon équilibre avec les mouvements des vagues mais une fois sur terre c’est un peu comme si son centre de gravité n’est plus au même endroit. Il faut imaginer que passer ses journées sur l’eau laisse des traces sur tout, à la fois la peau tannée par le soleil, les cheveux claircies par endroit par ce dernier et l’équilibre très différent. Sa vie fonctionne sur un rythme différent celui de l’océan et ses aléas. Tout en lui est un petit peu plus marin, plus subtil que les autres mais cela rajoute un peu de charme à sa façon d’être.

Il fixe un moment Adriel qui tente un trait d’humour et sourit en coin amusé par son effort. Il ne l’a jamais vue pleinement sourire ni même rigoler mais un jour il a l’espoir de parvenir à illuminer plus son visage. Quoiqu’il en soit, sa blessure mérite des soins et les deux hommes regagnent l’habitation pour soigner cette blessure. Il contemple vaguement le lieu en se disant qu’il va devoir faire de cet endroit aussi un peu son chez soi. La première chose qu’il remarque étant que le lit n’est pas adapté pour deux, mais cela ne le dérange pas tant que ça. Il a toujours dormi avec son frère Kilian dans son propre lit en raison d’un manque de place. Cependant, avec un adulte, qu’il aime autant les choses sont différentes. Il a déjà eu des rapports bien sûr, mais jamais il n’a vraiment partagé son lit toute une nuit pour dormir avec quelqu’un. C’est une expérience nouvelle et il se demande intérieurement si son ami va le supporter dans son espace vital.

« On verra bien si je survie alors. » qu’il dit finalement en souriant. Son ami compte vraiment pour lui, plus qu’il n’osera le dire pour le moment. James est un homme de geste, pas vraiment de mots. Il préfère montrer sa tendresse que de la dire. Il essaie donc au possible de le montrer à Adriel même si ce n’est pas toujours évident. Une fois qu’il lui donne de quoi nettoyer sa blessure il s’y atèle doucement grimaçant un peu. Il n’aime pas se blesser mais, il a vécu déjà bien pire en mer. Il éponge le sang qui coule sur sa jambe tout en discutant avec le brun.

« On peut dormir serrer, ça ne me gêne pas. »
qu’il annonce à propos du lit. C’est plutôt l’autre que ça risque de déranger un peu en fait. Il hausse les épaules comme pour dire que tout cela n’a pas énormément d’importance à ses yeux. Il a un foyer désormais, bien qu’il soit loin de sa famille il se sent assez bien avec lui. C’est un sentiment qui ne le quitte pas depuis leur rencontre sur la plage d’ailleurs. Comme s’il était enfin chez lui.

Il termine de nettoyer sa plaie et range le tout du mieux qu’il peut puis accepte la nourriture avec plaisir. Il était affamé et demain s’il a le temps il essaiera de pêcher en rivière. Il est plus doué en mer, mais la rivière est un peu moins compliquée, pas de vagues. « J’essaierais de pêcher demain, il y à une rivière pas loin non ? » Ils auront ainsi un vrai repas ce qui est un atout. James a l’habitude de pêcher à tout temps de l’année même l’hiver. Tandis qu’il fait la conversation il essaie de manger observant autour de lui. « Tu as construit tout toi-même ? Tu n’as pas eu d’aide ? »

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18/01/2015 Sammix Sierra 189 Ben Barnes Tumblr Solitaire 10



    S'il reste avec lui assez longtemps, il devrait pouvoir se faire à la terre ferme, même s'il lui faudra du temps, beaucoup de temps, trop de temps pour que la patience d'Adriel ne soit pas mise à rude épreuve, c'est une presque certitude, et il le sait, il a pu le constater sur le "court" trajet qu'ils viennent de faire. Pour lui, ce n'est rien, pour le calusa, c'est déjà énorme, il ne s'était pas préparé à cela, c'est une évidence, alors le solitaire fera en sorte de graviter quelques jours de plus autour de cet abri là, histoire que James s'habitue aux environs et qu'il puisse y revenir sans trop de problème, car il est évident qu'il ne connait pas cette partie de la forêt, trop éloignée de son village natal. Adriel lui connait ces bouts de forêts comme sa poche, il connait le moindre recoin, le moindre trou, le moindre arbre. Il sait exactement quoi faire pour être en sécurité si besoin, il sait quoi faire pour mettre en péril la vie d'un ennemi, d'un animal s'aventurait dans le coin. S'il laisse passer les humains qui ne lui veulent pas de mal, il sait agir en conséquence avec ceux qui lui sont belliqueux. Avec le temps, il y en a de moins en moins cependant, comme si son passé finissait par s'apaiser, alors qu'il le sait, ce n'est pas vraiment le cas, il y aura toujours quelqu'un pour lui rappeler ce qu'il a pu faire ce jour là, et donc le pourquoi il vit comme un solitaire. Mais à présent, la donne a changé, il n'est plus seul, ils sont deux, et même s'ils ne font qu'un, ou presque les choses ne sont plus les mêmes. Les deux le savent, ce sera difficile, pour lui, comme pour James. Mais s'ils font les efforts nécessaire, les deux devraient survivre à cette cohabitation de hautes voltiges. Ils ne sont pas au sol, mais presque dix mètres au dessus. Une chute de cette hauteur pourrait être mortelle, en tout cas, pas sans conséquences. Adriel est habitué, pas James qui va devoir faire attention. Pourtant l'ancien athna ne possède pas que des abris en hauteur, il a aussi reconstruit en partie une bâtisse du côté des anciennes ruines, un ancien village aujourd'hui dévasté et où il est le seul à vivre de temps en temps. C'est là-bas qu'il se rend en général durant l'hiver, car les murs sont plus épais et le protège mieux du froid. De toute évidence, cela sera mieux pour James, mais pour le moment, la mauvaise saison, la saison froide n'est pas sur le point de montrer le bout de son nez. Bref, il ne sait pas comment James va survivre, mais il fera tout pour que ce soit avec lui et le plus longtemps possible. Il donnerait sa vie pour lui même si à l'heure actuelle, il ne serait pas capable de se l'avouer clairement mais l'idée est là. Il fera tout ce qui est en son pouvoir pour l'aider, pour le chérir, pour l'aimer. Ce sera difficile, il le sait, une difficulté pointe le bout de son nez avec son lit de solitaire, il n'est pas fait pour deux, il faudra aménager ça, mais ce soir ce ne sera pas possible, demain. Il sait déjà quoi faire, comment faire pour l'agrandir suffisamment pour son ami et pour lui. Il sait, alors il rassure James.

    " Pour cette nuit, je te laisse la couchette. J'aménagerais tout ça demain. Ton aide sera la bienvenue d'ailleurs, cela risque de prendre un peu de temps mais à deux, ce sera plus rapide. "

    Il ne sait pas si James à des notions de bricolages, ou même de construction, mais Adriel a déjà repéré ce qu'il faut pour agrandir le lit. Puis ils prennent le repas, ce n'est pas extraordinaire, mais pour ce soir, ce sera suffisant. Demain, le calusa propose de pêcher ce qui ne sera pas de refus. Adriel aime le poisson, il en a déjà pêcher dans la rivière toute proche. Enfin, proche, tout est relatif, car elle est à presque trois kilomètres de là, mais pour lui c'est proche, même pas une heure de marche.

    " La rivière est à quelques minutes de marche oui, tu pourras essayer, il y a du poisson en général, mais je préfère chasser. Je ne suis pas le plus à l'aise qui soit dans l'eau contrairement à toi même si avec la rivière, ça va. "


    Le pire pour lui c'est la mer, là où James est le plus à l'aise ce qui est presque fou d'ailleurs. A ce niveau là, ils sont de parfaits opposés. Mais en s'appropriant un peu l'autre, les deux feront des efforts, James sur terre, et Adriel sur l'eau. Il n'y a pas de raisons, n'est ce pas ? Alors qu'ils sont en train de manger, James demande à Adriel s'il a tout fait. Ce dernier sourit alors.

    " J'ai tout fait seul oui, pas le choix. Cela a pris du temps, mais j'ai tout fait pour avoir un abri le plus confortable possible mais aussi assez sûr pour le laisser ainsi. C'est pour ça qu'il est en hauteur, au sol, il y a plus de risques de pillages, car je ne suis pas tout le temps là. "


    Il ne le lui disait pas encore, mais il y avait une autre cabane dans les arbres un peu plus loin, à environ 20 kilomètres de là, soit quelques heures de marches. Il y avait aussi les anciennes ruines, encore plus loin de cet abri, mais chaque chose en son temps.

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06/10/2016 Mr Hyde None 127 Sam Way ahimsa Pêcheur - Sculpteur - Dessinateur Ancien calusa - voyageur 30



James observe l’endroit autour de lui, mi- curieux et mi- impressionné du résultat. Il ne s’attendait pas à ça, lorsqu’il imaginait ce lieu. De manière amusante, il se voyait déjà ici en y pensant, il s’imaginait visiter l’endroit, même passer la nuit là. C’est comme si intérieurement il s’était habitué à l’idée de revoir Adriel. Pourtant, la première fois qu’ils se sont vues aurait très bien pu être l’unique. Ils auraient pu se séparer, ne jamais se revoir et faire de cet instant quelque chose de complètement éphémère. Ce n’est pas impossible des rencontres qui n’aboutissent à rien. Revoir cet homme a été d’abord une surprise et également quelque chose de plus doux, comme une petite promesse qui de jour en jour grandit. C’est muet, trop calme pour pouvoir être tumultueux, mais infiniment précieux.
S’habituer à cette nouvelle vie est quelque chose d’inédit, il devra se battre pour arriver à la moitié de ce qu’est Adriel. Il devra se battre aussi contre lui-même, son manque d’équilibre, son manque d’assurance sur terre…Tout un tas de choses qui font que leur vie ne sera jamais totalement pareille. James mange donc son repas, questionnant son ami de manière discrète mais intéressée. Il n’a pas envie de le harceler de question, pas le premier soir. Pourtant, il ne peut pas s’empêcher d’en poser quelques-unes, s’inquiéter également un peu de leur condition. Tout cela est si nouveau, il va lui falloir du temps pour s’y faire.

Le repas est simple mais bon et il promet d’aller pêcher le lendemain. Cela, c’est une chose qu’il sait faire sans difficulté, en mer comme dans une rivière et bien qu’il préfère se baigner dans l’eau de l’océan en même temps, la rivière suffira amplement. Les poissons sont différents et cela constituera un apport dans leur alimentation qui est intéressant. « J’irais voir alors, tu voudras venir avec moi ? » Bien sûr, il a connaissance de la phobie de son ami mais, il se dit qu’en y allant petit à petit il parviendra à la surmontée. Ce n’est que l’accompagner, il ne sera pas obligé de mettre les pieds dans l’eau. Ce serait également l’occasion de partager un moment ensemble puisque curieusement, ils n’en ont pas vécu tant que ça pour le moment.

Il mange son repas tranquillement, buvant de l’eau car visiblement Ariel n’aime pas l’alcool. Il ne s’en formalise pas, il aime beaucoup lui mais n’en réclamera pas, en trouver doit être difficile. « On peut dormir ensemble non ? » Il ne comprend pas pourquoi ils devraient se séparer pour la nuit. Même pas galanterie, ce n’est pas ce qu’il veut. Il aimerait passer la nuit avec lui, mais bien évidemment, il ne le formalisera pas à voix haute. Parfois il faut aussi savoir lire entre les lignes. Il termine son repas, range un peu et visite lentement, récupérant une feuille et un crayon pour commencer à dessiner. Même épuisé, ses habitudes ne se perdent jamais.

« Je comprend le but d’être en hauteur, même si je n’ai pas l’habitude. On reste ici combien de temps ? » qu’il dit sur le ton de la conversation tout en dessinant l’endroit où il se trouve. « Tu sais dessiner au fait ? » Il ne lui a jamais demander, pour lui, c’est comme une évidence même si pour d’autres cela semble cruellement difficile. L’endroit est un peu sombre pour dessiner bien mais il s’en contente. « Je sais sculpter aussi, je t’ai fait quelque chose l’autre jour. » Il sort de son sac une petite figurine d’oiseau sculptée dans du bois, elle est très petite et a demandée un travail délicat. Tout le reste est sans doute détruit à cause de la tempête. Comme la plupart de ses dessins.

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18/01/2015 Sammix Sierra 189 Ben Barnes Tumblr Solitaire 10



    Ils en avaient parcouru du chemin depuis leur toute première rencontre, un peu trop dirons les mauvaises langues mais c'était ainsi. L'ancien calusa, était maintenant avec le solitaire, ancien athna, et tous deux allaient parcourir monts et merveilles vers une vie différente de ce qu'ils ont connus jusqu'à présent. C'est comme ça que ça fonctionne, ils le savent, mais les plus grands changements seront assurément pour James. Il va devoir s'habituer à tellement de choses différentes, mais il va aussi pouvoir insuffler du nouveau dans la vie d'Adriel, lui apprendre des choses, ce sera du donnant, donnant, mais les étapes ne devront pas être franchies trop vite sous peine qu'ils se grillent complètement tous les deux, sous peine que cela puisse mal finir, car cette hypothèse est malheureusement possible. Mais Adriel ne veut pas y penser, il s'y refuse, de façon catégorique. Il veut que tous se passe bien même si cela sera dure pour lui, pour ses nerfs, pour sa vie passée en solitaire depuis plusieurs années. Il n'a plus l'habitude d'une quelconque compagnie à ses côtés, et s'il a côtoyé des personnes, il n'a pas vécu quotidiennement avec elle, ce qui sera le cas de James. Mais il prends ce risque, il veut y croire parce que même s'il ne le montre pas encore trop clairement, il sait que ce risque sera peut être le plus payant qu'il aura pris depuis des années.

    En tout cas, le repas simple est pris entre les deux, rien de fou mais suffisant pour leur estomac respectif pour la soirée, demain étant un autre jour. Et James fait le curieux, il pose des questions, mais pas trop non plus pour faire enrager son ami. Il reste équilibré, alors Adriel lui réponds, presque naturellement ce qui est un cas presque exceptionnel, il n'aime pas parler de lui, il déteste qu'on lui pose des questions. Demain sera jour de pêche, ce n'est pas ce qu'il préfère mais avec un pro, cela devrait bien se passer, non ? Il le pense, non, il le sait, car c'est la dessus que c'est basé leur première rencontre, sur du poisson, et le partage d'un repas sur la plage. Il se demande dans quel état elle doit être d'ailleurs, dévastée sans doute. Ils iront constater les dégâts un autre jour, pas maintenant, plus tard simplement.

    " Oui, nous irons ensemble. "


    Ensemble, c'est bien le mot exact, même si pour ce coup là ce sera bien James qui mènera la danse, car c'est lui le plus à l'aise dans l'eau même si c'est seulement une rivière. Dès qu'il n'a plus pied, il n'est pas à l'aise, car plusieurs fois, il a failli se noyer étant mauvais nageur. Peut être qu'au fur et à mesure, il arriverait à combattre cette peur, peut être, il ne sait pas trop. Le repas continue, et l'heure de parler de la nuit de sommeil se profile. James veut dormir avec Adriel, mais ce dernier ne veut pas, juste pour une nuit.

    " Vu ce qui nous attends demain, il vaut mieux que tu dormes sur la couchette pour être en forme plutôt qu'on se la partage et que nous passions tout les deux une mauvaise nuit, crois moi. "

    Adriel ose un petit sourire pour tenter de compenser la déception du jeune homme en face de lui sans doute. Mais c'est mieux comme ça, pas qu'il ne veuille pas de sa proximité, au contraire. Il lui explique après le pourquoi du comment. La cabane en hauteur c'est pour plus de sûreté, rien de plus. Et James comprends même s'il ne semble pas tout à fait à l'aise avec cela. Aurait-il un peu le vertige ?

    " Nous allons rester quelques jours pour le moment, et après je vais voir ce que l'on fait si nous nous déplaçons plus loin, car nous pouvons rester ici un bon moment au vue de la saison actuelle. "

    Adriel n'est pas sûr, il ne sait pas trop s'il va se risquer à marcher durant des heures pour se rendre dans une autre cabane semblable, voire même des jours pour arriver aux ruines de l'ancien village. James résisterait-il ? Il ne sait pas, il préfère ne pas y penser. Le calusa lui demande alors s'il sait dessiner mais Adriel ne le sait pas.

    " Je n'ai jamais réellement pris le temps d'apprendre à dessiner. Je crois que je n'ai plus dessiner depuis l'âge de 8 ou 9 ans. "

    Le papier n'étant pas la denrée la plus prolifique dans le coin, ce n'est pas une priorité pour lui de s'en procurer, limite, il s'en fiche de façon royale. Mais il va sans doute devoir faire un effort pour James, il sait que ça va lui couter, mais il fera cet effort là. Puis un cadeau s'offre à Adriel, un petit oiseau sculpter par les mains de son ami. Ce n'est pas le genre d'attention dont il se soucie, il n'en a pas besoin, mais ça c'était avant quand il était seul. Là, il va devoir faire des efforts pour accepter et se montrer content. Un mince sourire parcours son visage donc, mais il n'arrive pas vraiment à formuler quelques choses.

    " C'est joli. "

    C'est tout ce qui sort à ce moment, rien de plus, mais c'est déjà beaucoup pour lui, que James s'en rende compte ou non d'ailleurs.

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Cohabitation de hautes voltiges - James

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