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˜˜˜˜˜˜ROUE DU RP → Güzis, Rosa & Taël
maybe life should be about more than just surviving


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28/05/2014 Le Grand Manitou 1802 Nobody 48
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Sujet: ROUE DU RP → Güzis, Rosa & Taël
Ven 16 Fév - 0:04

Roue du RP → Güzis, Rosa & Taël


L'hiver est là, bien installé, et la neige étreint encore le sol gelé de la forêt naori. L'île toute entière a souffert du cyclone et même une partie de l'Arbre de Vie s'est envolée. L'hiver a toujours été synonyme de disette pour les Naoris, mais désormais avec les réfugiées kovariis qui se sont ajoutés à la population du village, chercher de la nourriture devient encore plus important. Les réserves sont trop justes, n'ont pas été prévues pour accommoder des réfugiés. Alors, on envoie les animistes chercher toujours un peu plus loin tout ce qu'ils peuvent trouver. Racines, baies gelées, fruits secs, petit gibier, peu importe. Travailler en groupe assure une meilleure sécurité pour ces expéditions loin du village, aussi les animistes sont souvent groupés par deux ou trois. Aujourd'hui, Rosa et Güzis s'aventurent bien loin dans la forêt, là où les conifères commencent à être plus nombreux. Plus ils s'approchent de la mer, plus le climat est doux, et ils espèrent trouver quelque chose de satisfaisant en chemin. Mais cela les rapproche aussi fortement du campement des jeunes tombés du ciel...



précisions


→ GM ne repassera plus sauf si demande explicite par mp. Dans ce cas, contactez Harlan Tikaani. De même si vous avez la moindre question ou précision à quémander.

→ Ce rp est laissé entre vos mains et votre imagination, n'hésitez pas à être créatif quant à vos aventures    


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19/12/2017 Mika. / LittleMagitek 175 Jared Leto A: Schizophrenic / S. beylin Animiste pour la vie & Des aptitudes en Notions de soins, Zoologie mais aussi Gardien du Savoir. 320


Sujet: Re: ROUE DU RP → Güzis, Rosa & Taël
Dim 25 Fév - 20:18

GÜZIS
& ROSA
& TAËL

For Now I am Winter

Tu souffles et regardes sans trop la voir la fumée glacée qui perce tes lèvres alors que tu enfonces aussi machinalement que délicatement ta main dans ton sac un peu trop vide pour y glisser les trois petites baies au moins aussi gelées que tes doigts que tu viens de récupérer. Aujourd’hui comme tous les autres jours tu es de sortie dans la forêt, aujourd’hui comme tous les autres jours tes pieds fouleront le sol gelé et humide des bois pour trouver de quoi faire vivre les tiens. Tout fera l’affaire, inutile de faire le sélectif, vous n’avez dernièrement pas ce loisir. Le froid gèle la forêt et la laisse dans cet état endormi depuis ce qui te paraît être une éternité. Des hivers, tu en as vu, tu les as tous passé avec un brio qui parfois te surprend compte tenu d’une santé qui n’est pas toujours au rendez vous, mais celui-ci se classe facilement comme l’un des plus longs, l’un des plus désagréables, peut-être l’un des plus tristes.

Seuls le froid, le givre et la neige sont venus recouvrir les plaies béantes laissées dans la forêt depuis le passage du cyclone, et ne laissent à personne le loisir d’oublier ce qu’il s’est passé. Si pour vous, Naoris, les dégât ne furent à peu près que matériels, tu ne peux t’empêcher de voir ce cyclone comme un coup de hache porté à cette forêt que tu chéries tant. Puis votre village a lui aussi les marques de la tempête encrées dans les tripes. Toi qui avais l’habitude de vivre presque aux cimes, t’es retrouvé les pieds dans la boue, tu as perdu ce que tu avais mis des années à construire, et avec ça, ta routine s’est effondrée. Mais pas le temps d’être égoïste, ce n’est d’ailleurs pas un trait qui te conviendrait, vos réserves aussi se sont effondrées. L’arrivée des âmes restantes des Kovariis dans le village ravie ta curiosité et te permet d’essayer de penser à autre chose, mais il faut se rendre à l’évidence: à ce rythme, ce sont vos denrées qui ne passeront pas l’hiver, et si vous ne pouvez plus manger, inutile d’être un érudit pour savoir ce que cela présage. Et une famine, tout l’optimisme du monde ne peut en venir à bout.

Alors vous marchez, chaque jour un peu plus loin, pour trouver de quoi nourrir toutes ces bouches qui, tu en as bien peur, risquent tôt ou tard de se refermer sur du vide. Tu es de nature plutôt solitaire, et tu as l’habitude de parcourir les bois seul, avec pour seule compagnie les oiseaux, le chant du vent, et l’ombre presque omniprésente de ce cerf que tu as élevé. Lui aussi souffre de l’hiver, et tu pries chaque soir aux esprits de la forêt pour qu’ils le protègent comme ils l’ont protégé du cyclone et de tous les ennuis avant lui. Aujourd’hui, sa présence se fait discrète, tu l’as entrevu, un peu loin de toi, un peu loin de vous, mais il ne s’est pas approché. Il ne le fera pas, tu le lui as appris. Ne pas s’approcher d’autres que toi. Car aujourd’hui tu n’es pas seul. Si tu as l’habitude et l’expérience requises pour t’éloigner seul parfois plusieurs jours, ce n’est pas le cas de tout le monde, et ce encore moins par ce froid, par ce temps. Aujourd’hui tu es accompagné par des pas que tu connais plutôt bien. Tu aurais pu moins bien tomber. La jeune fille qui t’accompagne te ressemble et tu l’apprécies, sans pouvoir cependant t’empêcher de porter sur elle un œil aussi bienveillant que protecteur. Elle pourrait être ta fille, comme bien des jeunes dans votre village… C’est que tu n’es plus tout jeune. Le froid qui mord tes mains, ton visage, et ta peau malgré ta tenue adaptée te le rappelle avec verve. Tu marches certainement moins vite qu’avant, en faisant plus attention, une chute est vite arrivée et ton visage qui porte déjà cette bien connue de tous cicatrice pas très jolie depuis des années, n’a pas encore réussi à totalement récupérer de ta chute lors du cyclone. Là, au dessus de ton œil gauche, l’entaille encore rouge te pince à chaque coup de vent, la peau est encore trop fine, pas vraiment remise, et le temps ne joue pas en sa faveur. Mais tu ne te plains pas. D’aussi loin que tu te souviennes, tu ne t’es jamais plaint, tu es bien trop discret pour ça, loin de toi le désir d’attirer l’attention ou l’inquiétude sur tes actes. Tu fais plaisir à Caleb, tu soignes consciencieusement la plaie en attendant que des jours meilleurs lui laissent un peu de répit pour finir de se remettre, mais c’est tout. Tu refuses de rester enfermer pour une si minime convalescence; les tiens ont besoin de leurs animistes, te retirer maintenant serait assassin.

Vous êtes partis depuis plus d’une journée déjà, chargés de vos sacoches et autres peaux pour passer la nuit. Les abords du villages ne sont plus suffisants pour rapporter de quoi nourrir tout le monde, alors il faut aller plus loin. Tu connais cette partie de la forêt, comme tu la connais presque toujours, tu y es déjà venu. Moins cependant, que la proximité du village, assez pour vous éviter de vous perdre en cas d’ennui. Dans d’autres circonstances tu aurais pu plaisanter et souffler à Rosa que tu l’emmenais voir du pays, mais l’ambiance n’est pas à la plaisanterie. Tes yeux d’azur qui s’accordent presque trop bien au manteau de givre de l’hiver scrutent sol et hauteurs pour trouver des denrées un peu trop rares. Tu ne chasses pas, tu n’as jamais chassé, aussi te reposes tu entièrement sur tes capacités à trouver baies et autres fruits d’hiver. Tu as l’habitude, tu sais ou regarder et que récolter, mais tu trouves pourtant ta sacoche encore trop légère. D’aucun pourrait te dire qu’elle est déjà lourde mais compte tenu du temps que vous avez déjà passé dans les bois, et de ce que tu as pu apprendre avec les années, tu peux sans soucis affirmer que ce n’est pas assez. Le cyclone a épuisé la forêt et ses habitants, animaux comme végétaux. Les moindres baies sont plus petites que d’habitude, les fruits gelés d’hiver n’arrivent pas à murir, mais il n’y a que cela, et il faudra que cela suffise.

Ici, la neige s’est estompée. Le froid règne toujours et la terre reste gelée, mais le temps semble plus doux, autant que cela puisse se faire. La journée déjà bien avancée, ton corps te susurre qu’il fatigue mais tu n’en tiens pas compte, pas encore. Tu t’assures régulièrement que Rosa n’est pas trop loin, que vous ne vous perdez pas de vue et si vous ne parlez que peu, c’est pour vous économiser, pour aller encore un peu plus loin. Puis ce silence te convient à toi, tu n’as pas besoin de plus, et c’est peut-être aussi pour cela que tu apprécies Rosa, vous n’êtes pas si différents. Depuis la nuit tombée la veille, Keryon a cessé de vous suivre, où tout du moins a-t-il pris ses distances, tu ne l’entends plus ou ne parvient plus  à l’apercevoir. Tu préférerais qu’il ait fait demi tour, car tu as beau connaître un minimum les lieux, tu ignores s’ils sont dangereux ou non pour le cerf. L’après midi t’as paru passer bien trop vite et si la nuit n’est pas encore tombée, tu sens la température redescendre, annonçant que le temps tourne. À chaque nuit supplémentaire passée loin du village, il vous faudra ajouter autant de temps pour revenir, pour rentrer chez vous. Cela t’inquiète un peu, tu espères du fond du cœur que ton corps ne fera pas de caprice, que le démon sur tes épaules ne se fâchera pas que tu tires toujours peu plus sur la corde bien maigre de ta santé. Tu n’es certes pas seul, mais l’idée de perdre le contrôle est quelque chose qui te fait peur, tu ne veux l’imposer à personne et certainement pas à la jeune Rosa. Elle serait au moins aussi impuissante que toi de toute façon. Tu secoues la tête pour chasser cette éventualité de ton esprit. Tu tends la main après avoir pris quelques mètres pour attraper quelques baies discrètes, avant de redescendre et te rapprocher de la jeune fille.

« La température chute. Il ne faudra pas tarder à penser à s’arrêter si l’on ne veut pas que la nuit nous surprenne. »

Inutile pour le moment de s’arrêter sans attendre mais il te parait utile de signaler qu’il ne faudra pas trop tarder. Ainsi vous ne vous éloignerez pas trop l’un de l’autre et surtout, si l’un de vous remarque un endroit propice pour passer la nuit en limitant le froid et les dépenses d’énergie, ce sera peut-être le moment de s’arrêter pour de bon. Tu ne penses pas te souvenir d’une auberge proche, mais vous portez avec vous une quantité assez lourde de fourrures qui vous ont déjà permis de passer une nuit, alors une autre… Tant que la pluie ne sonne pas présente, tout ira bien. Il serait certainement bon de vous éloigner un peu de la rivière que vous suivez depuis quelques kilomètres déjà, afin d’éviter le froid et l’humidité qu’elle causera une fois la nuit tomber. Tu allais repartir à tes occupations lorsque tu te figes, ton regard toujours un peu sauvage s’en va presque brusquement scruter l’horizon invisible, caché par les troncs plus ou moins bancals qui s’accrochent pour rester debout d’un côté et le lit glacé de la rivière de l’autre. Tu lèves une main en direction de Rosa, pour lui signifier de faire attention. Elle l’a certainement elle aussi entendu, ce bruit qui t’a brusquement fait changer de comportement. Tu as sans attendre pris une posture plus aux aguets, plus farouche peut-être, une main contre la petite poche où tu gardes la seule chose que l’on pourrait considérer comme une arme sur toi… Ce petit couteau qui te sert uniquement à récupérer proprement les fruit, baies et autres végétaux comestibles que tu trouves sur ton chemin… Rien de très agressif et tu les sais très bien mais c’est tout ce que tu as. Tu ne t’es jamais fait assez confiance pour porter quelque chose de vraiment dangereux, pas avec tes démons, tu as beau vivre plus ou moins en paix avec les esprits, tu n’as guère envie d’être la source du malheur de quelqu’un vers toi un jour où l’un de ces esprits serait de mauvaise humeur. Puis tu as toujours préféré la prudence à l’attaque, généralement, tu ne regrettes pas ton absence d’arme.

Tu abaisses à peine ta main, toujours en direction de Rosa, tourne vers elle un regard qui en dis long alors que tu portes ton index à tes lèvres. Chut, pas de bruit, la base de toute méfiance, un geste si bête que l’on pourrait oublier de le faire remarquer, mais un geste qui peut en certains cas, sauver des vies. Les bruits qui vous parviennent ne sont pas loin, et tu connais assez bien la forêt et la nature pour savoir qu’il ne s’agit là pas de bruits dus à un animal. Tu fronces les sourcils, presses le pas sans pour autant faire plus de bruit, tu sais marcher avec la plus grande discrétion, conséquence directe de tes heures passées à l'observation de la faune. Tu cherches l’origine de ces bruits, comme des coups portés au sol, ou à une surface gelée… Tu ne souhaites pas risquer le conflit mais tu as toujours préféré t’assurer de savoir d’où peut venir un danger potentiel. Se mettre à fuir sans savoir pourrait être stupide, si vous veniez à, sans le vouloir traverser une zone où vous ne seriez pas seuls, ce serait sans doute le meilleur moyen de croiser un indésirable. Ce n’est peut-être rien, un être isolé pour le mieux, qui sait. Ni toi ni Rosa n’avez rien de véritablement hostile, vous n’êtes que deux animistes à la recherche d’un moyen de subsistance pour votre tribu, mais tu n’es pas sans savoir qu’il n’y a pas que vous dans cette forêt. Tu presses le pas sur quelques dizaines de mètres, suivant les coups, aux abois, avant de bifurquer un peu plus dans le bois, sans quitter le lit de la rivière des yeux.

« Il y a quelqu’un. » Tu préviens la jeune fille qui t’accompagne, lui faisant signe de ne pas rester en vue. Là bas, un peu plus loin sur le chemin que vous suiviez le long de la rivière, une silhouette, visiblement seule. Tu es curieux, alors tu l’observes faire. Est-il seul? Il ne t’as pas l’air bien vieux, pas vraiment menaçant à première vue mais tu es toujours un peu trop prudent. Personne n’approcherait un inconnu à bras ouverts, n’est-ce pas? Alors tu préfères rester là, à couvert des buissons, à l’observer tout en écoutant alentours. Tu espères que ce n’est qu’une âme isolée, car loin de toi l’idée de vouloir te confronter à qui que ce soit aujourd’hui. « On ferait mieux de contourner par les bois…» en espérant qu’il ne vous ait pas remarqué et que personne ne l’accompagne, vous éviteriez bien des ennuis. La journée est bien trop avancée, tu n’as guère envie de perdre un temps précieux à gérer une éventuelle confrontation, alors tu te prépares déjà à te retirer, en silence, comme un animal qui fuirait un danger anticipé. Tu passes en revue dans ton esprit, tes souvenirs, tes connaissances, tu cherches à te remémorer où vous vous trouvez, et qui pourrait s’y trouver en même temps… Tu ne connais pas assez bien les lieux pour être sûr de quoi que ce soit, et tu te demandes si vous ne vous seriez pas aventurés un peu trop loin. Tu n’as pas envie qu’il arrive quoi que ce soit à la jeune fille qui t’accompagne, et tu n’aimes guère l’idée de devoir composer avec cet évènement non planifié. Ton esprit s’emballe déjà à l’idée qu’il ne soit pas seul, et tu regrettes l’absence de Caleb qui t’aurais certainement rassuré, même si tu déplores souvent son sang chaud. Lui au moins possède la force et la prestance nécessaires en cas de conflit. Mais il n’est pas là, et ce que tu peux proposer de mieux est de contourner cet obstacle en espérant ne rien croiser en chemin. Tu jettes un œil à la jeune fille, la pressant légèrement d’un regard. « On va s’éloigner pour trouver un endroit à l’abri pour la nuit. Ce n’est pas assez sûr ici. » Et déjà la pénombre commence à se faire sentir… Il vous faut vous presser, pour mettre le plus d’espace possible entre vous et et individu, pour peu qu’il soit seul.


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