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˜˜˜˜˜˜ROUE DU RP → Güzis, Rosa & Taël
maybe life should be about more than just surviving


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28/05/2014 Le Grand Manitou 1859 Nobody 50
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Sujet: ROUE DU RP → Güzis, Rosa & Taël
Ven 16 Fév - 0:04

Roue du RP → Güzis, Rosa & Taël


L'hiver est là, bien installé, et la neige étreint encore le sol gelé de la forêt naori. L'île toute entière a souffert du cyclone et même une partie de l'Arbre de Vie s'est envolée. L'hiver a toujours été synonyme de disette pour les Naoris, mais désormais avec les réfugiées kovariis qui se sont ajoutés à la population du village, chercher de la nourriture devient encore plus important. Les réserves sont trop justes, n'ont pas été prévues pour accommoder des réfugiés. Alors, on envoie les animistes chercher toujours un peu plus loin tout ce qu'ils peuvent trouver. Racines, baies gelées, fruits secs, petit gibier, peu importe. Travailler en groupe assure une meilleure sécurité pour ces expéditions loin du village, aussi les animistes sont souvent groupés par deux ou trois. Aujourd'hui, Rosa et Güzis s'aventurent bien loin dans la forêt, là où les conifères commencent à être plus nombreux. Plus ils s'approchent de la mer, plus le climat est doux, et ils espèrent trouver quelque chose de satisfaisant en chemin. Mais cela les rapproche aussi fortement du campement des jeunes tombés du ciel...



précisions


→ GM ne repassera plus sauf si demande explicite par mp. Dans ce cas, contactez Harlan Tikaani. De même si vous avez la moindre question ou précision à quémander.

→ Ce rp est laissé entre vos mains et votre imagination, n'hésitez pas à être créatif quant à vos aventures    


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19/12/2017 Mika. / LittleMagitek 293 Jared Leto A: Addicted Tragedy / S: Miss Pie Animiste pour la vie & Des aptitudes en Notions de soins, Zoologie mais aussi Gardien du Savoir. Naori 0


Sujet: Re: ROUE DU RP → Güzis, Rosa & Taël
Dim 25 Fév - 20:18

GÜZIS
& ROSA
& TAËL

For Now I am Winter

Tu souffles et regardes sans trop la voir la fumée glacée qui perce tes lèvres alors que tu enfonces aussi machinalement que délicatement ta main dans ton sac un peu trop vide pour y glisser les trois petites baies au moins aussi gelées que tes doigts que tu viens de récupérer. Aujourd’hui comme tous les autres jours tu es de sortie dans la forêt, aujourd’hui comme tous les autres jours tes pieds fouleront le sol gelé et humide des bois pour trouver de quoi faire vivre les tiens. Tout fera l’affaire, inutile de faire le sélectif, vous n’avez dernièrement pas ce loisir. Le froid gèle la forêt et la laisse dans cet état endormi depuis ce qui te paraît être une éternité. Des hivers, tu en as vu, tu les as tous passé avec un brio qui parfois te surprend compte tenu d’une santé qui n’est pas toujours au rendez vous, mais celui-ci se classe facilement comme l’un des plus longs, l’un des plus désagréables, peut-être l’un des plus tristes.

Seuls le froid, le givre et la neige sont venus recouvrir les plaies béantes laissées dans la forêt depuis le passage du cyclone, et ne laissent à personne le loisir d’oublier ce qu’il s’est passé. Si pour vous, Naoris, les dégât ne furent à peu près que matériels, tu ne peux t’empêcher de voir ce cyclone comme un coup de hache porté à cette forêt que tu chéries tant. Puis votre village a lui aussi les marques de la tempête encrées dans les tripes. Toi qui avais l’habitude de vivre presque aux cimes, t’es retrouvé les pieds dans la boue, tu as perdu ce que tu avais mis des années à construire, et avec ça, ta routine s’est effondrée. Mais pas le temps d’être égoïste, ce n’est d’ailleurs pas un trait qui te conviendrait, vos réserves aussi se sont effondrées. L’arrivée des âmes restantes des Kovariis dans le village ravie ta curiosité et te permet d’essayer de penser à autre chose, mais il faut se rendre à l’évidence: à ce rythme, ce sont vos denrées qui ne passeront pas l’hiver, et si vous ne pouvez plus manger, inutile d’être un érudit pour savoir ce que cela présage. Et une famine, tout l’optimisme du monde ne peut en venir à bout.

Alors vous marchez, chaque jour un peu plus loin, pour trouver de quoi nourrir toutes ces bouches qui, tu en as bien peur, risquent tôt ou tard de se refermer sur du vide. Tu es de nature plutôt solitaire, et tu as l’habitude de parcourir les bois seul, avec pour seule compagnie les oiseaux, le chant du vent, et l’ombre presque omniprésente de ce cerf que tu as élevé. Lui aussi souffre de l’hiver, et tu pries chaque soir aux esprits de la forêt pour qu’ils le protègent comme ils l’ont protégé du cyclone et de tous les ennuis avant lui. Aujourd’hui, sa présence se fait discrète, tu l’as entrevu, un peu loin de toi, un peu loin de vous, mais il ne s’est pas approché. Il ne le fera pas, tu le lui as appris. Ne pas s’approcher d’autres que toi. Car aujourd’hui tu n’es pas seul. Si tu as l’habitude et l’expérience requises pour t’éloigner seul parfois plusieurs jours, ce n’est pas le cas de tout le monde, et ce encore moins par ce froid, par ce temps. Aujourd’hui tu es accompagné par des pas que tu connais plutôt bien. Tu aurais pu moins bien tomber. La jeune fille qui t’accompagne te ressemble et tu l’apprécies, sans pouvoir cependant t’empêcher de porter sur elle un œil aussi bienveillant que protecteur. Elle pourrait être ta fille, comme bien des jeunes dans votre village… C’est que tu n’es plus tout jeune. Le froid qui mord tes mains, ton visage, et ta peau malgré ta tenue adaptée te le rappelle avec verve. Tu marches certainement moins vite qu’avant, en faisant plus attention, une chute est vite arrivée et ton visage qui porte déjà cette bien connue de tous cicatrice pas très jolie depuis des années, n’a pas encore réussi à totalement récupérer de ta chute lors du cyclone. Là, au dessus de ton œil gauche, l’entaille encore rouge te pince à chaque coup de vent, la peau est encore trop fine, pas vraiment remise, et le temps ne joue pas en sa faveur. Mais tu ne te plains pas. D’aussi loin que tu te souviennes, tu ne t’es jamais plaint, tu es bien trop discret pour ça, loin de toi le désir d’attirer l’attention ou l’inquiétude sur tes actes. Tu fais plaisir à Caleb, tu soignes consciencieusement la plaie en attendant que des jours meilleurs lui laissent un peu de répit pour finir de se remettre, mais c’est tout. Tu refuses de rester enfermer pour une si minime convalescence; les tiens ont besoin de leurs animistes, te retirer maintenant serait assassin.

Vous êtes partis depuis plus d’une journée déjà, chargés de vos sacoches et autres peaux pour passer la nuit. Les abords du villages ne sont plus suffisants pour rapporter de quoi nourrir tout le monde, alors il faut aller plus loin. Tu connais cette partie de la forêt, comme tu la connais presque toujours, tu y es déjà venu. Moins cependant, que la proximité du village, assez pour vous éviter de vous perdre en cas d’ennui. Dans d’autres circonstances tu aurais pu plaisanter et souffler à Rosa que tu l’emmenais voir du pays, mais l’ambiance n’est pas à la plaisanterie. Tes yeux d’azur qui s’accordent presque trop bien au manteau de givre de l’hiver scrutent sol et hauteurs pour trouver des denrées un peu trop rares. Tu ne chasses pas, tu n’as jamais chassé, aussi te reposes tu entièrement sur tes capacités à trouver baies et autres fruits d’hiver. Tu as l’habitude, tu sais ou regarder et que récolter, mais tu trouves pourtant ta sacoche encore trop légère. D’aucun pourrait te dire qu’elle est déjà lourde mais compte tenu du temps que vous avez déjà passé dans les bois, et de ce que tu as pu apprendre avec les années, tu peux sans soucis affirmer que ce n’est pas assez. Le cyclone a épuisé la forêt et ses habitants, animaux comme végétaux. Les moindres baies sont plus petites que d’habitude, les fruits gelés d’hiver n’arrivent pas à murir, mais il n’y a que cela, et il faudra que cela suffise.

Ici, la neige s’est estompée. Le froid règne toujours et la terre reste gelée, mais le temps semble plus doux, autant que cela puisse se faire. La journée déjà bien avancée, ton corps te susurre qu’il fatigue mais tu n’en tiens pas compte, pas encore. Tu t’assures régulièrement que Rosa n’est pas trop loin, que vous ne vous perdez pas de vue et si vous ne parlez que peu, c’est pour vous économiser, pour aller encore un peu plus loin. Puis ce silence te convient à toi, tu n’as pas besoin de plus, et c’est peut-être aussi pour cela que tu apprécies Rosa, vous n’êtes pas si différents. Depuis la nuit tombée la veille, Keryon a cessé de vous suivre, où tout du moins a-t-il pris ses distances, tu ne l’entends plus ou ne parvient plus  à l’apercevoir. Tu préférerais qu’il ait fait demi tour, car tu as beau connaître un minimum les lieux, tu ignores s’ils sont dangereux ou non pour le cerf. L’après midi t’as paru passer bien trop vite et si la nuit n’est pas encore tombée, tu sens la température redescendre, annonçant que le temps tourne. À chaque nuit supplémentaire passée loin du village, il vous faudra ajouter autant de temps pour revenir, pour rentrer chez vous. Cela t’inquiète un peu, tu espères du fond du cœur que ton corps ne fera pas de caprice, que le démon sur tes épaules ne se fâchera pas que tu tires toujours peu plus sur la corde bien maigre de ta santé. Tu n’es certes pas seul, mais l’idée de perdre le contrôle est quelque chose qui te fait peur, tu ne veux l’imposer à personne et certainement pas à la jeune Rosa. Elle serait au moins aussi impuissante que toi de toute façon. Tu secoues la tête pour chasser cette éventualité de ton esprit. Tu tends la main après avoir pris quelques mètres pour attraper quelques baies discrètes, avant de redescendre et te rapprocher de la jeune fille.

« La température chute. Il ne faudra pas tarder à penser à s’arrêter si l’on ne veut pas que la nuit nous surprenne. »

Inutile pour le moment de s’arrêter sans attendre mais il te parait utile de signaler qu’il ne faudra pas trop tarder. Ainsi vous ne vous éloignerez pas trop l’un de l’autre et surtout, si l’un de vous remarque un endroit propice pour passer la nuit en limitant le froid et les dépenses d’énergie, ce sera peut-être le moment de s’arrêter pour de bon. Tu ne penses pas te souvenir d’une auberge proche, mais vous portez avec vous une quantité assez lourde de fourrures qui vous ont déjà permis de passer une nuit, alors une autre… Tant que la pluie ne sonne pas présente, tout ira bien. Il serait certainement bon de vous éloigner un peu de la rivière que vous suivez depuis quelques kilomètres déjà, afin d’éviter le froid et l’humidité qu’elle causera une fois la nuit tomber. Tu allais repartir à tes occupations lorsque tu te figes, ton regard toujours un peu sauvage s’en va presque brusquement scruter l’horizon invisible, caché par les troncs plus ou moins bancals qui s’accrochent pour rester debout d’un côté et le lit glacé de la rivière de l’autre. Tu lèves une main en direction de Rosa, pour lui signifier de faire attention. Elle l’a certainement elle aussi entendu, ce bruit qui t’a brusquement fait changer de comportement. Tu as sans attendre pris une posture plus aux aguets, plus farouche peut-être, une main contre la petite poche où tu gardes la seule chose que l’on pourrait considérer comme une arme sur toi… Ce petit couteau qui te sert uniquement à récupérer proprement les fruit, baies et autres végétaux comestibles que tu trouves sur ton chemin… Rien de très agressif et tu les sais très bien mais c’est tout ce que tu as. Tu ne t’es jamais fait assez confiance pour porter quelque chose de vraiment dangereux, pas avec tes démons, tu as beau vivre plus ou moins en paix avec les esprits, tu n’as guère envie d’être la source du malheur de quelqu’un vers toi un jour où l’un de ces esprits serait de mauvaise humeur. Puis tu as toujours préféré la prudence à l’attaque, généralement, tu ne regrettes pas ton absence d’arme.

Tu abaisses à peine ta main, toujours en direction de Rosa, tourne vers elle un regard qui en dis long alors que tu portes ton index à tes lèvres. Chut, pas de bruit, la base de toute méfiance, un geste si bête que l’on pourrait oublier de le faire remarquer, mais un geste qui peut en certains cas, sauver des vies. Les bruits qui vous parviennent ne sont pas loin, et tu connais assez bien la forêt et la nature pour savoir qu’il ne s’agit là pas de bruits dus à un animal. Tu fronces les sourcils, presses le pas sans pour autant faire plus de bruit, tu sais marcher avec la plus grande discrétion, conséquence directe de tes heures passées à l'observation de la faune. Tu cherches l’origine de ces bruits, comme des coups portés au sol, ou à une surface gelée… Tu ne souhaites pas risquer le conflit mais tu as toujours préféré t’assurer de savoir d’où peut venir un danger potentiel. Se mettre à fuir sans savoir pourrait être stupide, si vous veniez à, sans le vouloir traverser une zone où vous ne seriez pas seuls, ce serait sans doute le meilleur moyen de croiser un indésirable. Ce n’est peut-être rien, un être isolé pour le mieux, qui sait. Ni toi ni Rosa n’avez rien de véritablement hostile, vous n’êtes que deux animistes à la recherche d’un moyen de subsistance pour votre tribu, mais tu n’es pas sans savoir qu’il n’y a pas que vous dans cette forêt. Tu presses le pas sur quelques dizaines de mètres, suivant les coups, aux abois, avant de bifurquer un peu plus dans le bois, sans quitter le lit de la rivière des yeux.

« Il y a quelqu’un. » Tu préviens la jeune fille qui t’accompagne, lui faisant signe de ne pas rester en vue. Là bas, un peu plus loin sur le chemin que vous suiviez le long de la rivière, une silhouette, visiblement seule. Tu es curieux, alors tu l’observes faire. Est-il seul? Il ne t’as pas l’air bien vieux, pas vraiment menaçant à première vue mais tu es toujours un peu trop prudent. Personne n’approcherait un inconnu à bras ouverts, n’est-ce pas? Alors tu préfères rester là, à couvert des buissons, à l’observer tout en écoutant alentours. Tu espères que ce n’est qu’une âme isolée, car loin de toi l’idée de vouloir te confronter à qui que ce soit aujourd’hui. « On ferait mieux de contourner par les bois…» en espérant qu’il ne vous ait pas remarqué et que personne ne l’accompagne, vous éviteriez bien des ennuis. La journée est bien trop avancée, tu n’as guère envie de perdre un temps précieux à gérer une éventuelle confrontation, alors tu te prépares déjà à te retirer, en silence, comme un animal qui fuirait un danger anticipé. Tu passes en revue dans ton esprit, tes souvenirs, tes connaissances, tu cherches à te remémorer où vous vous trouvez, et qui pourrait s’y trouver en même temps… Tu ne connais pas assez bien les lieux pour être sûr de quoi que ce soit, et tu te demandes si vous ne vous seriez pas aventurés un peu trop loin. Tu n’as pas envie qu’il arrive quoi que ce soit à la jeune fille qui t’accompagne, et tu n’aimes guère l’idée de devoir composer avec cet évènement non planifié. Ton esprit s’emballe déjà à l’idée qu’il ne soit pas seul, et tu regrettes l’absence de Caleb qui t’aurais certainement rassuré, même si tu déplores souvent son sang chaud. Lui au moins possède la force et la prestance nécessaires en cas de conflit. Mais il n’est pas là, et ce que tu peux proposer de mieux est de contourner cet obstacle en espérant ne rien croiser en chemin. Tu jettes un œil à la jeune fille, la pressant légèrement d’un regard. « On va s’éloigner pour trouver un endroit à l’abri pour la nuit. Ce n’est pas assez sûr ici. » Et déjà la pénombre commence à se faire sentir… Il vous faut vous presser, pour mettre le plus d’espace possible entre vous et et individu, pour peu qu’il soit seul.


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16/04/2015 I Ozvan & Hyacinthe & Ten & Elouan & Tam-Tam 12405 Aneurin Barnard Alex Tempêtueuse :) & AVENGEDINCHAINS & Lux Aeterna & Rowen & Harlan Cuisinier - Aide soignant/Leader Camp de vie Cent / Ex-kidnappé 26
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Sujet: Re: ROUE DU RP → Güzis, Rosa & Taël
Sam 5 Mai - 17:14


Rosa & Güzis & Taël @Winter


Le dernier été elle s'en est allée chez les Kovariis en lui laissant la garde de son fils. Cet automne Un cyclone à tout dévasté, ainsi que l'île sur laquelle elle devait se rendre. Alors Tael il a crû qu'elle reviendrait... Peut-être. Il n'osait bien entendu pas en parler au petit James, les fausses joies mitraillent le cœur comme une carabine à petits plombs. Il s'est plongé dans la reconstruction du camp.

Tant d'efforts anéantis depuis leur arrivée. Ils avaient vaincu la guerre, ils étaient revenus du désert, ils se relevèrent du tremblement de terre... Chaque fois avec pertes et fracas, mais toujours l'esprit combatif, et le courage de soutenir les désespérés. Cependant leur lieu de vie se retrouvait tout simplement anéanti. Ils durent courir dans tous les sens pour réparer le plus essentiel, mais ça ne suffisait pas, et de loin ... L'herbe coupée sous le pied par l'hiver ils reprendraient leur travail au printemps. En attendant ils se contentaient de survivre, tous agglutinés dans le vaisseau.

Plus d'abris les condamnait à la promiscuité des uns sur les autres. Après, leur nombre n'augmentait pas avec les années, il diminuait au contraire, alors ils ne ressemblaient pas complètement à des sardines dans une boîte à conserve. Néanmoins habitué pendant dix ans à dormir dans une cellule en solitaire, trop de respirations la nuit, perturbaient son sommeil. Le bouclé il n'appréciait pas tellement la proximité avec les siens.


Le cuisinier opta une fois ou deux pour la somnolence prêt du foyer, mais trois saisons hivernales sur cette Isle ne suffirent pas à l'endurcir assez pour qu'il puisse se permettre ce genre de lubie. Il retournait donc avant l'aube, frigorifié, le nez gelé, les oreilles rouges s'enrouler dans des couvertures bien épaisses. Ce genre de péripétie entravait son travail, le laissant engourdi toute la journée, menaçant de se faire happer par la narcolepsie qui veillait toujours derrière un bâillement impromptu.

Taël renonça donc à ses folies, parvenant parfois à dormir avec James dans l'infirmerie, sous prétexte la tranquillité de ce dernier, et de celle des autres. Pour s'isoler tout en veillant sur des éventuels malades.

Bien que tous et toutes y mirent du leur, la nourriture parfois manquait cruellement, les chasseurs aussi doués qu'ils fussent n'abattaient pas chaque jour assez de proies eux tous. Privilégié ses derniers coulait de source afin qu'ils conservent la capacité de traquer sans tomber dans les pommes. Néanmoins les mécaniciens, les bâtisseurs, les soigneurs aucun ne se révélait inutile ou sacrifiable ... Cette erreur, faite par leurs aînés, ils ne la reproduiraient pas. Jamais.

Taël se proposa donc, un jour, pour tenter la pêche, Arméthyse l'y ayant initié très vite lors de leur rencontre deux printemps précédent. Il s'améliora fortement avec beaucoup de pratique. On le lui accorda en lui déclarant explicitement de revenir vivant de cette première expédition.


Ainsi? si il réussissait, le débarqué y retournerait régulièrement, et pourquoi pas accompagné d'un volontaire pour une prise plus fructueuse ? Lors de troc avec Nahyri et d'autres pikunis, il se procura du lainage, un bonnet, une écharpe, des pulls, dont un qu'il transforma en parti en mitaine. Il se risquait donc à l'extérieur bien couvert. Il entreprit ainsi le chemin vers la rivière, pas toute proche, en s'imaginant prémuni contre les intempéries.

Et au début, l'effort de la marche le réchauffa, ce qui lui fit accélérer le pas. Cependant, une mauvaise bourrasque le poussait parfois dans le dos, ou inversement. Le bout de ses narines commencèrent à le picoter, et il agita frénétiquement les doigts et les orteils pour que le sang y circula plus vite. Entre continuer ou retourner chez les siens, il se découvrait à mi-chemin. Et s'avouer vaincu signifiait renoncer à améliore la vie de tous.

Avec ses maigres moyens. Taël persista donc, tandis que quelques flocons se mirent à danser devant ses prunelles fixées vers l'horizon. Dans sa tête il se devait de s'honorer de sa mission, prouver qu'il ne savait pas que cuisiner, ou simplement partir à la cueillette de quelques herbes. Bien pratique pour certaine d'accord, mais il désirait ( se ) prouver sa valeur. Aussi ne pas faiblir, ne pas plier les genoux, surtout ne pas se détourner de la difficulté ... Après il était bien ressorti vivant des griffes d'un ours. Avec quelques cicatrices d'accord, mais vivant.


Un pied devant l'autre. La neige crissa sous ses pieds. Il s’enfonça mais l'enfant du ciel s'obstinait. Sans doute aurait-il dû attendre une matinée plus clémente, mais les ventres affamés résisteraient-ils ? Rien n'assurait qu'il ne finirait pas bredouille à la fin de la journée. Mais l'inverse demeurait vrai aussi jusqu'à preuve du contraire.

Et cette froidure qui le poursuivait comme la morsure d'un serpent déversant son venin dans les veines. Le voilà sur le rivage, enfin, il hésitait un peu, parce que la dite rivière on ne la distinguait plus, recouverte par toute une couche blanche. Cela flottait-il au-dessus comme des nuages. Mais non *Arrête de jouer à l'idiot* Il prierait pour que ce fut la solution, car l'imbécile, ni un autre de ses pairs n'a songé à ce qu'il découvrait en se risquant sur la surface. Elle est gelée. Il circulait tout bonnement sur un glaçon géant.

Avec son pied il dégagea un petit bout, parce que ça le décevrait bien Tael de ne pas dénicher un moyen de triompher de cet obstacle imprévu. Là tout de suite, il en oubliait ses joues qui pinçaient, il se mordait les lèvres dans une intense réflexion. Yep  son regard se posa sur un grosse branche au pied d'un arbre. Sans doute brisé par le poids de la masse blanche ... Qu'importait la raison, il va s'en saisir dans les prochaines minutes puis frapper la couche pour vérifier son épaisseur, et avec un peu de chance elle se brisera ...


Son morceau de bois dans les mains il tape une première fois. Un son minime lui répondit qui selon son oreille imite une légère moquerie. Evidemment s'il ne frappe pas plus fort demain à l'aube rien n'aura avancé. Alors Taël leva les épaules plus haut montant les bras au-dessus de sa tête faisant appel à tout sa force ... Il abat son pic, et manque de se crever l'œil alors qu'il lui échappa des mains lors de son rebond.

Ses prunelles ne distinguaient qu'une petite éraflure sur la cible visée. D'accord. il reparti à l'assaut tout en s'accrochant à son équilibre ... En voilà une, deux, trois, quatre ..... Trente ... Une pause miséricordieuse... Qu'il parvienne à déboutonner sa veste alors que la chaleur envahit son visage et tout son corps sous l'effort.

Le bouclé vérifia un instant les alentours pour s'assurer de ne pas attirer un prédateur quelconque avec tout ce boucan. La derrière de la végétation, ne serait-ce pas une ombre ? L’enfant du ciel se frotta les yeux avant de vérifier une seconde fois. Rien. Tael il à certainement rêvé avec l'adrénaline qui se répand dans son sang, transportant un étrange gout dans sa gorge.

Le jeune homme admirait son œuvre, un peu désespéré de n'avoir qu’abîmé l'eau gelée. Il lui apparaissait que l'épaisseur se rapprochait d'un mur de pierre épais comme il en avait découvert dans ses vieilles ruines. Peut-être qu'en le molestant davantage, pour terminer par sauter dessus il parviendrait à la fendre ?


Il livrait une guerre, il se devait de triompher, ce qui se passerait après il n'y songeait pas encore. Comment faire venir le poisson vers l'extérieur, juste dans l'ouverture qu'il tentait de construire, et surtout comment l'attraper ? Oui, venant ici le cœur en bandoulière, il s'équipa du matériel pour reproduire un semblant de canne à pêche, mais où trouver un ver de terre ou une mouche en cette saison ?

Pour le moment il s'ingéniait à sauter sur l'endroit exact qu'il s'échinait à faire rompre. Soudainement, sans prévenir - ça eut été la moindre des politesses -, il senti son pied glisser, s'enfoncer dans un liquide glacial qui s'infiltrait avidement sous ses vêtements.

La loi de l'attraction fit que tout le corps du bouclé suivit pendant qu'il s'accrochait désespérément sur le rebord, une épaule encore enfoncé dans la neige. Mais les vêtements s'alourdissaient dangereusement, menaçant de l'emporter au plus profonde de la rivière qu'il visionnait désormais aussi profonde qu'un océan. Un bruit attira son attention ... Un animal ? Non ... Mais cette silhouette là-bas qui lui tournait le dos, rêvait-il ?


« Au secours ! » Le comprendrait-on ? Dans son esprit brouillon il ne parvenait pas à récupérer le dialecte des terriens, si ce ou ceux qu’ils apercevaient se révélaient des autochtones

« Help help ! » Termina-t-il dans un murmure alors qu'il s'étouffait à essayer de hurler tout en combattant ce foutu hiver ...





@Güzis T. Cinksi @Rosa Oakley Pour vous

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19/12/2017 Mika. / LittleMagitek 293 Jared Leto A: Addicted Tragedy / S: Miss Pie Animiste pour la vie & Des aptitudes en Notions de soins, Zoologie mais aussi Gardien du Savoir. Naori 0


Sujet: Re: ROUE DU RP → Güzis, Rosa & Taël
Jeu 24 Mai - 0:56

GÜZIS
& ROSA
& TAËL

For Now I am Winter

Tu avais toujours été un être curieux, un peu trop peut-être même. Généralement incapable de t’interdire d’assouvir cette curiosité, tu avais souvent une aptitude plutôt développée à t’inviter dans les ennuis, mais pas aujourd’hui. Non, aujourd’hui, tu avais froid, le temps était tout sauf clément même durant ses éclaircies, tu pouvais sentir le vent glacé, l’humidité ambiante, passer au travers de la barrière de fourrure qui te tenait au chaud, où du moins qui essayait. Tant que vous restiez en mouvements, tout allait bien, ce n’était pas le moment de s’arrêter en si bon chemin. La nuit tombait vite à cette saison, et il vous fallait trouver un abri pour la passer au chaud. Il était trop tard pour risque les ennuis, tu ignorais à qui vous pourriez avoir à faire et tu n’avais guère envie de redécouvrir, pas avec une jeune protégée à tes côtés. Quelques part, tu te sentais responsable de ce qu’il pouvait lui arriver et ce fut la raison pour laquelle ta première réaction fut de vous éloigner. Tu glissas derrière les buissons avec le geste de l’habitude, silencieux comme le lynx en chasse, hors de question de perdre une seconde, s’il y avait quoi que ce soit d’offensif ici, vous ne pourriez que difficilement y faire face.

Un lourd craquement, bien différents des bouts portés à la glace peu avant , raisonna dans votre dos. Tu te figeas un instant en entendant le bruit de l’eau, aux abois, avant de presser la jeune fille pour t’assurer que vous soyez tous les deux camouflés par la végétation, quoi que sinistre qui vous abritait. Tu sommas la jeune fille de passer devant toi, même si tu n’étais pas armé, ou pas assez, tu préférais t’assurer d’être celui qui devrait protéger la plus jeune, pas l’inverse. La voix qui vous parvint, tu tentas de l’ignorer, mais même si les mots semblaient se mélanger chez l’inconnu, tu ne pus t’empêcher de fronce les sourcils… Ses appels à l’aides résonnaient dans le vide dans un écho qui ne semblait trouver preneur… Tu n’entendais pas de bruit de lutte, et aucune âme alentours ne te semblait s’approcher… État-il seul après tout? Ses appels t’empêchait d’y songer sereinement, mais il ne te fallut guère plus de temps pour recoller les morceaux entre ses appels et les bruits sur la glace que vous aviez pu entendre peu avant. « Éloignes toi, va chercher un endroit à l’abri pour la nuit. Je saurai te retrouver, et je pense qu’il est seul. Tu ne risques rien, mais la nuit tombe, alors va. » Tu la poussas légèrement, espérant qu’elle obéirais à ta demande, avant de repartir en arrière.  Le pauvre bougre continuait de sonner l’alarme… Le meilleur moyen sans doute pour attirer brigands ou prédateurs, pour peu que ces derniers comprennent sa détresse.

Un coup d’oeil au ciel qui s’assombrissait trop rapidement à ton goût, tu restais camouflé derrière les branchages grisâtres des buissons dans lesquels tu avais disparu. Tes yeux d’azur cherchèrent la silhouette aperçue un peu plus tôt tout abord sans succès. Il te fallut changer de point de vu, te grandir un peu, pour le retrouver enfin. Tu serras les dents. L’inconnu était avalé jusqu’au cou par l’eau aussi vile que gourmande dans laquelle il avait été happé. Définitivement, ce ne de ait pas être un brigand de quelque facture qu’il soit… Les erreurs arrivaient, mais la glace ici devait être assez épaisse pour presque marcher dessus… Ce fut en tout les cas ce que tu espéras lorsque tel un animal tu sortis du sous bois pour te glisser à terrain découvert, les yeux rivés sur ce qui s’avéra être un jeune homme, inoffensif dans son état. Tu ne pus t’empêcher de scruter les environs à la recherche d’un piège éventuel, mais l’urgence du moment t’obligeas à braver tes méfiances pour t’avancer sur le lit de la rivière. Ton pas se faisait délicat, attentif, prudent,, alors que tu t’approchais, la fourrure qui t’enveloppait te donnant certainement l’air bien plus impressionnant que ce que tu n’étais réellement… Cela avait parfois son utilité. Une fois assez proche, une main sur ta boucheras un geste le sommant de se taire, tu t’agenouillas, méfiant toujours, observateur aussi, cherchant le meilleur moyen de le sortir rapidement de là sans risquer de vous faire tomber tous les deux. La glace fendue était dangereuse, tu le savais.

Tu ne lui soufflas mot, alors que tu agrippas fermement son vêtement à l’échine, comme une mère félin l’aurait fait avec son petit. Le stabiliser pour l’empêcher de s’enfoncer dans l’eau aussi glacée que tumultueuse qui s’agitait sous l’épaisse couche de glace. N’avait-il pas conscience de cela? La neige, la glace, tout cela qui semblait si paisible mais qui cachait aussi la fougue de la nature… C’était là les bases si l’on souhaitait survivre dans cette Nature. Celle là même que tu connaissais si bien, comme on connaitrait une vieille amie, avec encore ses farces et ses surprises… Tu te penchas vers lui, tenant toujours fermement son échine, lui soufflant dans presque un murmure, avec un anglais presque parfait: « Ne t’agites pas. Étends tes bras sur le côté et n’utilises que tes bras pour remonter. » Pas de précipitations, pas de panique, elles étaient les deux pires ennemis de ce genre de situations. Toi tu tiras le gamin avec autant de force que possible, ses vêtements l’alourdissaient et tu ne fus pas certain d’avoir la force nécessaire pour le sortir de là, pas tant que la majeure partie de son torse n’était pas enfin sur la glace. Le sortir de son piège une fois arrivé à fut plus aisé, et tu ne daignas pas perdre une minute de plus sur l’instabilité de la rivière, aussi ne lui laissas tu pas le choix en le menant sans attendre sur la berge, enneigée mais stable.

Tu ne t’accordas de le laisser souffler qu’une fois posé là, alors que ton regard électrique, perçant presque, se posa sur lui, sur ses vêtements trempés, dégoulinants d’une eau qui lui donnait un air fragile, comme un petit animal nouveau né encore mouillé et vulnérable… Avec la lumière qui tombait, même la tiédeur relative du Soleil allait disparaitre, si tu le laissais ici ainsi, autant le remettre dans son trou d’eau, ses chances de rentrer chez lui, où que cela soit, étaient réduites à néant. Tu roulas des yeux, soupiras, et secouas la tête, te maudissant d’être trop sensible certainement. Tu commenças à détacher de tes épaules les affaires que tu trainais avec toi, parmi elle des fourrures supposer te tenir au chaud pour la nuit. « Il va falloir que tu retires ce qui es mouillé. Tu ne passeras pas la nuit si tu restes ainsi… » tu ne t’en faisais pas vraiment pour sa potentielle pudeur, cette idée ne t’effleurant même pas l’esprit, alors que tu défaisais avec délicatesse et habitude les liens qui enserraient tes fourrures. «  Ne traines pas. La nuit tombe vite. » A genoux près du jeune homme, tu sortis de tes sacoches, un morceau de tissu plus ou moins carré, d’apparence assez fine, pas vraiment douce… « On va te sécher comme on peut, ce ne sera pas parfait, mais tu ne peux pas rester comme ça. » et s’il fallait que tu le frictionnes toi même pour être plus efficace, tu le ferais sans hésiter. De ton autre main, tu lui désignas une fourrure épaisse. « Ça, ça te tiendra chaud après. »

Tu restais méfiant, mais tu ne pouvais t’empêcher de t’inquiéter. Tu n’étais pas un sauvage, quand bien même tu avais toujours mieux compris la nature que les humains, tu avais l’âme bien trop lourde pour t’autoriser à laisser ce pauvre inconnu à son sort. Cela te perdrait un jour…


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16/04/2015 I Ozvan & Hyacinthe & Ten & Elouan & Tam-Tam 12405 Aneurin Barnard Alex Tempêtueuse :) & AVENGEDINCHAINS & Lux Aeterna & Rowen & Harlan Cuisinier - Aide soignant/Leader Camp de vie Cent / Ex-kidnappé 26
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Sujet: Re: ROUE DU RP → Güzis, Rosa & Taël
Jeu 21 Juin - 23:32


Rosa & Güzis & Taël @Winter


Ce nouveau monde, au bout de trois années on croyait avoir rencontré toutes les embûches, du moins les plus mortelles. Alors on se montrait trop confiant, ou imprévoyant, ou ... Et on apprenait à ses dépens un peu plus sur cette terre, ses richesses, et ses secrets. Evidemment, il fallait mieux ne pas perdre la vie, sinon on disparaissait tout simplement de la surface de la planète. Parfois on retrouvait votre corps, parfois non. Voilà très certainement ce qui risquait de se produire si les doigts gelés de Tael finissait par lâcher la glace à laquelle il se cramponnait désespérément. Menaçant de se craqueler puis de céder d'un moment à l'autre sous son poids. Non qu'il fut très épais le bouclé, en réalité sa silhouette fluctuait selon les saisons.

En été, ses joues s’arrondissaient comme celle d'un poupon, en hiver son visage prenait des angles plus anguleux. Une chance pour lui que ce fut la saison froide, cependant, en été il ne se retrouverait pas non plus dans une telle situation. Chaque événement possédait donc son revers. Mais lui le cuisinier ne réfléchissait pas à tous ces petits détails ironiques. Il s'infiltrait en lui cette impression du temps qui ralentissait en pesant lourdement sur ses épaules, lui offrant une perspective sur une fin qui apparaissait inéluctable, si un miracle ne se produisait pas. Pourtant il luttait avec acharnement, chaque millième de seconde devenait une victoire...


Mais chaque autre moitié le rapprochait dangereusement de l'engourdissement, celui qui le ferait sombrer dans un sommeil dont il ne se réveillerait jamais. Et le cuisinier, il ne se sentait pas prêt à abdiquer cette vie que longtemps il refusa quand il posa les pieds sur ce qui se nommait une éradication de toutes les espèces. A la fois il se découvrit émerveillé devant la nature mais mitigé face aux hommes qui la peuplaient et les rejetaient avec tant de rage. Peu importait, désormais il désirait creuser son nid, planter son drapeau en ces lieux pour réclamer son droit d'y vivre même en compagnie des plus hostiles. Après tout, les terriens ne s'appréciaient pas tous non plus, alors ça leur laissait une chance à eux les cent, les débarqués, les célestes de s'intégrer, d'amener un sang nouveau...

Tael, il s'accrochait à toutes les pensées morcelées qui s'entrechoquaient dans son esprit afin de surnager au-dessus de l'obscurité qui tentait de le submerger. Mais surtout de cette petite voix qui lui murmurait aux oreilles *Lâche, c'est trop tard, c’est finit de toute façon, lâche ...* Ses vêtements s'alourdissaient du liquide qui s'imprégnait au plus profond de leur fibre, tout en les raidissant sous la température glaciale sévissant en cette saison la plus fraîche. Le fil de son existence se réduisait de plus en plus... Chaque instant ou l'enfant du ciel respirait toujours lui semblait capital. Taël se rejouait à l'infini tous les gestes qui l'amenèrent ici.. Et tous ceux qu'il aurait dû faire pour éviter ce drame.


Dieu il n'y croyait pas, il ne l'envisageait pas, mais pourtant il se surprenait à lui parler en lui promettant silencieusement, que s'il le sortait de là il profiterait désormais aux maximum de la vie, il ne se plaindrait plus jamais de rien, il ne céderait plus à sa timidité maladive, il... Des cris ? Quelqu'un ? Ou ça ?

Taël il ne parvenait plus à distinguer quoi que ce soit avant de comprendre que les sons qu'il entendait partaient de sa propre gorge. Qui donc pourrait le percevoir ici ? A part des animaux sauvages ... et Dangereux, la prudence lui soufflait de se taire. Mais son corps se révoltait, ne lui obéissait plus, se débattait obstinément avant de sombrer comme un navire...

Un nuage passa au-dessus de lui, lui déclenchant un claquement de dents intempestif, lui cachant son soleil déjà si timide. Étonnamment ces cumulus parlaient, délirait-il maintenant ? Néanmoins le jeune homme cessa de s'agiter pour vérifier si son ouïe lui jouait des tours. Et levant la tête il faillit avaler une bonne tasse d'eau en remarquant deux yeux aussi bleus que le ciel. Bizarrement voilà ce qui le perturba, comme si des morceaux d'Azur se détachaient de la-haut pour descendre à son secours. Non la nature ne souhaitait pas qu'il meurt, elle lui offrait son aide. Seulement alors le visage s'imposa à lui, la respiration qui s'échappait de ces lèvres, dessinait d'étranges volutes. Un vivant .. Enfin


« Oh »

Taël claquetait des dents, ce qui l'empêchait d'expulser un autre mot de sa bouche.

Cet humain-là, lui attrapa les mains, ou les bras, et l'extirpa vers l'extérieur, en dehors de la rivière. Avec ses coudes il essayait de s'accrocher, d'avancer, de ramper pour appuyer le mouvement. Sous l'émotion, la joie de s'éloigner de la faucheuse, un surplus d'énergie le gorgeait d'une puissance qui le le laisserait terrasser peu après. Mais pour l'instant, il mettait du cœur à s'échapper de ce piège.

Une fois que cet exploit fut réalisé, Tael voulu s’appuyer sur les genoux, mais ceux-ci se dérobèrent, tandis que l'autre continuait à l'éloigner de ce trou de malheur sans lui laisser le choix. Et d'ailleurs pourquoi eut-il souhaité y rester davantage ?
« La nourriture » Murmura-t-il sans s’en rendre compte tout en se tournant pour embrasser la vision de ce lieu qui prenait soudainement des allures de fin du monde. La respiration demeurait difficile, sifflante, coupante, douloureuse ... Et ses habits pesaient une tonne l'obligeant à courber le dos comme un vieillard. Ou sa mère malade telle que sa mémoire la visionnait encore. Un soupir s'échappa de l'être à côté de lui

« Je suis désolé ... Je suis désolé  » S'excusa le Bouclé en bredouillant. Ça devenait compliqué d'assembler des mots, des idées pour exprimer ou construire des paroles sensées. Mais par contre il découvrait une signification dans celles de l'inconnu. Et comme un automate il s'y accrochait tel le seul signe de piste qui indiquait comment fuir définitivement la froidure qui l'envahissait.

« Oui oui tout est mouillé, ma peau, mes cheveux ... tout  » Enlevé. Tout. Il entendait, il décortiquait, il cherchait la logique de cette demande qui lui échappait à cause de son cerveau endormi, compromis. Devait-il se couper les cheveux aussi ? S'écorcher à vif pour que la chaleur de son sang le fasse renaître ? Et finalement était-ce Dieu en face de lui ?

 « Ciel ? » Interrogea-t-il mécaniquement en obéissant sans rechigner au natif. Et finalement il ne devrait probablement pas arracher son derme, vu qu'en se collant contre sa peau le tissu qui le revêtait s'en chargeait à la perfection.

Il traversa soudain les songes énigmatiques de l'enfant du ciel, que l'autochtone souhaitait éventuellement lui dérober ses biens. Les vêtements des débarqués les intriguaient toujours et certains en volaient comme des trophées. Son regard un peu vitreux, s'éleva vers les pépites bleus de l'homme ce qui lui rappela qu'il s'en venait du dessus. Probablement vivait-il un coma dans lequel un ange essayait de lui faire croire que tout se terminerait bien pour lui
 

« Non non » Déclara-t-il tout haut en fixant ses pieds ou un ou deux de ses orteils bleus semblait virés au noir. Il en oubliait même qu'il se retrouvait nu, lui plutôt pudique. Tael attrapa cependant rapidement le bout de tissu pour se sécher car il supportait très mal la proximité des gens, même d'un possible être céleste. Il se sécha avec toute l'ardeur qu'il pouvait tout en désignant un de ses pieds  « Pourquoi ... Noir ?  » Ce fait inquiétait particulièrement le bouclé, au point qu'il en oubliait la fourrure, attendant une réponse de l'inconnu  « Merci... Merci »



@Güzis T. Cinksi   Petit MP en partance

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19/12/2017 Mika. / LittleMagitek 293 Jared Leto A: Addicted Tragedy / S: Miss Pie Animiste pour la vie & Des aptitudes en Notions de soins, Zoologie mais aussi Gardien du Savoir. Naori 0


Sujet: Re: ROUE DU RP → Güzis, Rosa & Taël
Lun 9 Juil - 14:45

GÜZIS
& ROSA
& TAËL

For Now I am Winter

Tu avais la réputation d’être plus proche des bêtes que des hommes. Ton temps tu le passais avec les animaux, la nature, la forêt, et quand bien même tu remplissais sans bavure ton rôle d’animiste, il allait sans dire que quelque part en toi ronronnait une sauvagerie que les plus récalcitrants à apprécier les natifs s’empresseraient d’utiliser comme une généralité pour ton peuple. Sauvage. Voilà un adjectif qui te décrivait plutôt bien, même si cela dépendait de la variation que l’on voulait bien lui donner. Tu n’étais pas un être violent et dangereux, oh, tu savais te défendre, tu l’avais appris au fil des ans, tu savais faire ce qui était nécessaire pour te protéger et protéger les tiens quand bien même il y avait bien meilleur guerrier que toi, mais tu n’étais pas dangereux. Ta violence se cantonnait à ta défense, à celle des tiens, au strict nécessaire. Tu n’avais pas peur de la mort mais ton esprit s’effrayait à l’idée de la voir sur d’autres, qu’ils te soient connus ou non. Si elle devait venir te chercher, tu l’accueillerais comme une amie attendue trop longtemps, mais laisser d’autres partir sans agir, prendre une vie, tant d’idées qui te dépassaient malgré toi. Tu étais farouche mais pas assez encore pour ne pas avoir regretté presque instantanément d’avoir tourné le dos, d’avoir imaginé fuir en laissant derrière vous ce gamin appeler à l’aide. Certains ne seraient sans doute pas revenus, certains peut-être se seraient même dit que cela ferait un ennemi potentiel en moins mais pas toi. Tu avais regretté car tu étais trop gentil, peut-être, trop naïf, car dans ton esprit, le laisser à son triste sort aurait été égoïste. Le mauvais œil guettait, et il suffisait de moins que cela pour qu’il ne profite d’une brèche pour s’infiltrer. Laisser mourir quelqu’un sans essayer de le sauver, c’était s’assurer que la malchance trouverait sans traîner une autre proie, et tu serais la première dans son viseur.


Alors tu avais rebroussé chemin, en espérant dans le fond qu'il ne soit pas déjà trop tard… Tu savais ô combien l’eau pouvait être meurtrière, d’autant plus lorsqu’elle se combinait au froid. Ce gamin savait-il au moins ce qui pouvait se cacher sous la surface de la glace qu’il s’était adonné à briser de toutes ses forces? Au delà de l’eau, au delà du froid, les dangers dans cette forêt étaient partout lorsqu’on ne les connaissait pas, et il allait sans dire que cet enfant là ne les connaissait pas. Dans ton esprit tu revoyais au bord du ruisseau cette biche qui n’avait même pas pu fuir lorsque tu t’étais approché, attiré d’une curiosité certaine, cette pauvre bête qui trainait avec elle ses boyaux comme un fardeau. Tu n’avais pu la sauver, et tu avais certainement fait pour elle le plus doux acte que tu était en mesure de faire à cet endroit là, à cet instant là. Aujourd’hui encore tu le regrettais, et tirer ce gosse de l’eau te faisait peur. Peur car tu ne le connaissais pas, peur car tu ignorais d’où il venait, s’il était hostile, dangereux, armé, seul? Était-ce un piège, une embuscade, ou bien juste un pauvre être qui n’aurait jamais du venir jusqu’ici si c’était pour y mourir? Qu’est-ce qui l’avait poussé à essayer ainsi de briser la glace? Cette réponse là te paraissait presque couler de source, au delà du fait qu’il te l’ait soufflé malgré lui. Il suffisait de voir depuis combien de temps vous aviez quitté le village Naori malgré le froid et les risques car vos ressources ne tarderaient pas à manquer si vous ne faisiez rien. Si les Naoris commençaient à manquer, tu te doutais que tous les autres devaient déjà commencer à manger la neige.

Tu obtiendrais peut-être les réponses à tes questions, mais ça, c’était à condition de le sortir de là, de t’assurer qu’il rentrerait chez lui en vie, à défaut d’être en santé. Tu sentais venir le détour qui te couterait cher en temps et en ressources mais tu te refusais à le laisser ici, comme ça. Le sortir de l’eau était une chose, mais le laisser seul maintenant… autant le noyer directement, cela lui procurerait une mort plus agréable. Avais-tu été si lent à revenir qu’il tremblait déjà ainsi? Dans quel état était-il avait d’arriver jusqu’ici? Aux vêtements que tu lui retiras, tu devinas qu’il était un enfant du Ciel. Difficile de se tromper tant leurs apparats te semblaient toujours désuets face aux éléments. Tes fourrures te protégeaient bien mieux de la pluie et du froid que leurs mailles maigrelettes dans un tissu qui te laissait toujours perplexe. Les tremblements du plus jeune étaient normaux, il avait fait un plongeon bien rafraichissant mais tu restais sur le qui-vive, il fallait qu’il se réchauffe rapidement. La température extérieure commençait déjà à chuter et tu espérais que ta coéquipière avait trouver un refuge pour la nuit comme tu le lui avais conseillé. Quant à ce garçon là, il commencerait bien mal la nuit. Toi aussi, par extension. Tu lui donnais tes fourrures, tu trempais par son biais les tissus supposés te tenir chaud… Où avais-tu la tête? Tu pouvais imaginer sans grande difficulté le regard plein de jugement de Caleb qui te couvait sans doute toujours un peu trop, mais que pouvais-tu faire d’autre, tu n’allais pas le laisser à son triste sort, pas maintenant.

Tu l’entendais s’excuser, tu ne pouvais ignorer ses mots maladroits lancés comme des objets sans but et ses gestes désordonnés qui te faisaient froncer les sourcils chaque fois un peu plus. Tu n’aimais pas ça. Cette agitation qui au delà du choc ne laissait présager rien de bon. Tu n’étais pas un guérisseur quand bien même tu aies développé des notions de soins à cause de tes propres affections, mais tu avais tout de même notions de l’urgence de la situation. Les tremblement, ces gestes désordonnés, son attitude… Dans ton esprit, une sonnette d’alerte, dans ton regard pourtant, un calme étrange, toujours ce bleu paisible et éveillé, pensif mais pas empressé. Tu avais l’âge de savoir que montrer la panique ne pouvait aider personne, encore moins celui qui a déjà peur de mourir. Tu n’étais pas un curieux malsain, ni un voleur, et tu ne lui voulait aucun mal. Tu devais pourtant l’aider à se sécher, tu ne pouvais pas rester là à le regarder, misérable et tremblant avec ses lèvres toutes bleues et sans peau qui n’en clamait pas mieux.

Ciel? La question te stoppa un instant dans tes gestes, tu fronças les sourcils, et ton regard un instant le fixa sans comprendre. Quoi « Ciel? » Qu’entendait-il par là? Tu ne connaissais du ciel que les astres qui le peuplaient, tu n’avais rien en commun avec son peuple si c’était ce qu’il essayait de te demander? «  Non. Terre. » Tu te contentas de lui répondre, pressant ta besogne d’essayer de le remettre sur pieds aussi vite que possible. Le trou de glace dont il avait été extirpé commençait déjà à ressembler à cette neige à demie glacée qui s’entassait au bord de l’eau lorsqu’elle commençait à tomber mais pas assez pour tenir. Le froid arrivait et tu le sentais dans tes doigts malgré ta tenue d’hiver, tes mains rendues humides par les gamin te laissaient un bref aperçu de ce qu’il pouvait ressentir de son côté. Tu ne t’attardais pas vraiment sur ses bredouillements préférant t’assurer qu’il s’en sorte, vous parleriez plus tard s’il le désirait. Tu fus bien content de voir qu’il reprenait de la vivacité pour commencer à se sécher lui-même, tu préférais cela pour tout dire, et alors que tu prenais un peu de recul, pour lui laisser de l’air, son interrogation tomba. Noir… quoi, noir? Ton regard suivit le sien, intrigué et curieux, et cette fois malgré toi tes sourcils se froncèrent certainement un peu trop. En toute logique, cela n’aurait pas du arriver, pas si vite, pas maintenant. Tu n’avais jamais eu affaire à ça, mais tu connaissais la théorie, il fallait des heures, voire des jours pour que cela arrive… Normalement. Tu ignorais tout de son passé, des jours qu’il venait d’encaisser, de l’endroit où il vivait… Sa chute n’avait certainement pas aidé. Tu ne répondis pourtant pas à son interrogation, de peur peut-être, de l’affoler.

« Merde.» Le mot t’échappa à toi d’habitude si paisible et réfléchi, heureusement, il ne comprenait certainement pas un traitre mot de ton dialecte, et quand bien même cela eut été le cas, est-ce que cela aurait eu une quelconque importance? «  Sèche toi, et couvre toi. » Il te sembla bon de le lui rappeler, à lui qui avait laissé glisser la fourrure. Tu la lui remontas jusqu’à l’arrière de la nuque, empêcher le froid de se glisser dans son cou, de lui apporter la mort comme il savait si bien le faire. Toi, tu laissas ton attention se reporter sur tes affaires que tu te mis à fouiller avec presque un zeste de fébrilité. Tu connaissais la théorie, mais la pratique était toute autre. Tu ne savais faire les miracles et tu en aurais pourtant bien besoin. D’un œil, tu surveillais qu’il t’obéisse et continue de se frictionner, de l’autre tu sortis de tes affaires des bandes de tissus, bandages de premier secours que tu promenais toujours avec toi, en particulier lors d’expéditions comme celle-ci. «  Je ne te ferai pas de mal. » lui assuras-tu d’une voix aussi douce que possible, rassurante tu l’espérais. Ici, maintenant, tu ne pouvais rien faire pour ce pied, tu n’avais pas les connaissances requises pour le soigner, et les connaissances que tu avais de ce genre de choses ne présageaient rien de bon. Tu savais cependant qu’il te fallait le couvrir, l’empêcher de geler plus, le froid et l’eau étaient ses pires ennemis… Peut-être pourrais tu le maintenir dans un état encore soignable assez longtemps pour qu’il retourne auprès des siens, ils devaient bien avoir un guérisseur là bas… Le bander sans serrer, l’enfermer au chaud comme tu pouvais dans un tissu, de la fourrure, ne pas se précipiter, ne pas montrer l’incertitude, il n’avait pas besoin de ça.

Tu hésitas un instant alors que tu enfermais son pied dans une chaussure de fortune, avant de reporter tes yeux d’azur dans les siens, lui soutenir le menton pour s’assurer qu’il t’écoute, te comprenne. «  Il nous faut un abris. La nuit vient. » Et il ne devait pas ignorer les dangers que la grande sombre amenait avec elle. Vous ne pouviez rester ici au bord de l’eau, le vent qui s’engouffrait dans le lit de la rivière aurait raison de vous avant l’aube. «  Ta tribu, où est-elle? » Dans la pénombre grandissante tu es presque déçu de ne pouvoir voir de lumières qui vous indiqueraient que vous seriez plus proches que tu ne le pensais… «  Est-ce que c’est assez proche pour rentrer chez toi? Je t’aiderai à marcher… » Au vu de l’état de son pied il avait déjà du marcher seul sans aide mais tu ne pourrais le laisser faire, son corps serait certainement encore trop froid pour qu’il se débrouille seul de toute manière et tu ne serais pas tranquille tant qu’il ne serait pas en sécurité. «  Tu me remercieras si tu le souhaites lorsque nous serons en sécurité. Finis de t’habiller, attaches les vêtements mais ne serres pas, et garde la fourrure sur ta tête. » Tes mots s’écoulaient dans un calme et une réflexion qui te surprenaient toi-même. Pas d’urgence dans ta voix malgré celle de la situation. Tu insisterais bien pour que la fourrure couvre correctement le haut de son corps comme la tienne qui reposait sur tes épaules à la manière d’une épaisse crinière, à laquelle se mêlaient tes cheveux peut-être un brin trop longs. Tu commenças sans attendre à replier tes affaires pour être prêt à repartir. Si sa tribu était trop loin, tu trouverais un endroit pour la nuit, il vous fallait du feu, un abri contre le vent, et une zone plus sécuritaire qu’une rive gelée.

Tu attrapas sur ton épaule tes affaires et tendis ta main libre en direction du jeune homme. « Aller. Il faut que nous bougions. Ne t’en fais pas, ça va aller. » Même si toi-même, tu n’en étais pas vraiment sûr.


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