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˜˜˜˜˜˜Where it all ends, it begins –Clio–
maybe life should be about more than just surviving


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18/12/2017 Léonard // Parnassius 364 Michael Fassbender ROGERS. Zoologie // Orientation Naori 0


Sujet: Where it all ends, it begins –Clio–
Dim 11 Fév - 2:29


It Begins
Caleb & Clio

«Little drops of water, little grains of sand, Make the mighty ocean, and the pleasant land.
So the little minutes, humble though they be, Make the mighty ages of eternity.
»

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Le manteau glacé qui recouvrait encore le village il y a quelques jours semble peu à peu s’amenuiser et si le feutre blanc craque encore sous tes pieds tu sais que le printemps remplacera bientôt l’atmosphère paisible de l’hiver ; Le silence d’une forêt gelée laissera alors place aux sons incessant d’une nature qui renaît au plus fort de sa force, une explosion de couleurs viendra remplacer le blanc qui recouvre les branches sombres et le village quoiqu’encore bien camouflé disparaîtra derrière des barrières de feuillage.
C’est bien. C’est sans doute ce dont vous avez besoin alors que cet hiver fut bien compliqué pour tout les Naoris sous tout rapport. Les habitants ont peu à peu avancés les travaux et s’il reste à faire votre lieu de vie ressemble désormais à quelque chose de décent. L’arbre a payé un lourd tribu lors de la tempête en fin d’année, jamais tu n’aurais imaginé le voir céder mais cela prouve une fois de plus que cette nature dans laquelle vous vivez ne vous appartient pas ; Vous n’êtes que de petits résidents qu’elle peut anéantir d’une simple rafale de vent? et alors que pour vous les dégâts se compte en centaine, pour elle le temps continue sa route sans vous attendre.
Tu lâche un soupire accompagné d’une fine fumée claire ; L’aube a pointé son nez depuis déjà une bonne demi heure et tu n’as pas bougé, assit à la fenêtre de ce qui est désormais ton lieu de vie tu as le regard plongé dans l’extérieur. Tu ne vois plus la cime des arbres comme tu le faisais avant, tu peux désormais apprécier le village encore endormi et ses nouvelles habitantes. Celles là même qui ont payé un tribu plus lourd encore que vous, plus un sacrifice qu’une offrande. Tu t’écrases légèrement sur ton siège portant les mains à la boisson brûlante qui te tire une grimace ; Loin d’être le plus amical des Naoris tu ne peux t’empêcher de te mettre à leur place, te dire qu’elles n’ont plus rien et que votre monde doit leur sembler bien étrange… Tu te brûle la gorge avant de déposer la tasse hors de portée d’une chute accidentelle. Le temps n’est plus aux lamentations.

Enroulant autour de toi tissu et fourrures tu quittes les lieux comme une ombre. Contournant les autres habitations dans un pas aussi silencieux que sûr. À ta ceinture se trouvent les deux dagues incrustées de l’insigne des Naoris, prêtes à être attrapées en cas de besoin. Tu n’es pas un guerrier, la violence ne fait ni partie de tes coutumes ni de tes convictions mais sortir en forêt n’est pas une histoire de croyances, c’est risquer sa vie au détour de chaque arbre, derrière chaque paroi de pierre… Peut-être l’âge te rend-il paranoïaque mais tu as toutes les raisons de vouloir rester en vie.
Et aussi curieusement qu’il paraisse, ce ne sont pas les bêtes qui t’effraie le plus au coeur des bois ni même le fait que personne n’est là pour vous entendre crier, ce n’est pas l’omniprésence du silence mais ces créatures même dont tu fais parti qui te font redouter les sorties. La forêt cache son lot d’humains plus dangereux que le meilleur soldat et tu donnes cher pour que tes lames restent à leur place au lieu de servir à mesurer ta force face à la leur.
Là tu retrouves ton élément, tes pas feutrés te guident entre les racines sans le moindre faux mouvement, tu connais les alentours du village aussi bien que ton propre chez toi. À cette heure rares sont les personnes quittant l’enceinte du village en plein hiver et tu profites généralement du calme de l’aube pour t'asseoir au creux d’une souche ou sur un vieux tronc afin de référencer tout ce qui t’entoure, plantes, insectes, animaux venus entourer tes recherches… L’âge permet de se pencher sur ce qui n'intéresse pas tant les plus jeunes pour que les générations futures puissent elles aussi en profiter. C’est Güzis qui t’as introduit à ce genre de chose et si tu devais comparer tes carnets aux siens tu reconnaîtrais volontiers que l’autre animiste avait quelques années de dessin et d’études d’avance sur toi - quoique tu ne commences à t’en sortir assez pour que les enfants du village demandent à voir tes traits le soir-.
Pourtant après un bon quart d’heure immobile, feuille posée sur le genoux tu te crispe, fronce un sourcil… Persuadé d’avoir entendu un son te parvenir, respiration effacée et froissement de feuilles sous la neige. Instinctivement tu replies tes notes et les glisse dans la sacoche de cuir sans doute aussi ancienne que toi. Tu te fais petit lorsque le son revient, légèrement plus fort et affolé. Les animaux n’ont pas le soucis du silence lorsqu’ils ne chassent pas. Tu quittes discrètement ta souche pour rejoindre les fougères les plus proches, regard d’azur parcourant le bois à la recherche d’un mouvement de la même façon que l’on cherche à différencier les mouvements d’une fourmilière en se focalisant sur le décor le plus lointain possible. Et tu le remarque enfin, le pas léger, les épaules roulant sous la peau et la respiration laissant derrière lui une fumée claire ; L’hiver se lève peu à peu et les animaux s’éveillent de plus en plus tôt, tant les herbivores que ceux qui les traquent pour leur survie.
Il y a longtemps que tu ne panique plus à la vue d’un puma, ils sont peut-être les rois de ces bois mais ils ont comme un respect pour les tiens, proches du village tu ne te souviens pas en avoir vu au coeur de ce dernier ou dans les alentours proches depuis bien longtemps. Un sourire passe le long de ton visage, étirant la commissure de tes lèvres et marquant les pattes d’oies installées au bord de tes paupières. Pourtant quelque chose cloche, cela fait deux fois que l’animal relève la tête et bien qu’il ne semble se fixer sur aucun point, il ne faut pas longtemps pour que tu ne fasse le rapprochement : Les fauves n’ont pas d’ennemi à proprement parlé, ils sont les rois des forêts et du monde tel qu’il est aujourd’hui, prédateurs alpha, les adultes ne craignent presque rien… Si ce n’est les hommes. Aucun animal ne serait assez bête pour traquer un puma adulte et aucun ne le possède dans son régime alimentaire de base. Et c’est idiot mais tu sens un air de panique se glisser dans tes veines ; Peut-être as-tu passer trop de temps auprès des bêtes ; Tu cherches à l’instar de la créature celui ou celle qui peut-être sur ses traces et ce n’est que grâce à ta position que tu peux te targuer de la remarquer. Petit bout de femme presque invisible ; Elle mérite des éloges pour que tu ne l’ai pas entendu alors que tu as remarqué le fauve. Glissant derrière les plantes tu hâtes le pas, tâche de ne pas être celui qui chasse la bête et tu t’assures de sortir des fougères en gardant les mains visibles ; Il ne faut pas longtemps à l’animal pour te remarquer à son tour, peut-être une demi seconde, ses pupilles dilatées indiquent très clairement son inconfort alors que tu avances vers lui en tendant la main, tournant le regard en direction de l’endroit où tu te souviens avoir vu celle qui le traquait. Tu refuses de voir une flèche être décochée alors que tu es à deux doigts de le laisser fuir, c’est peut-être pour ça que tu mets les précautions de côté et que ton pas se fait plus pressant qu’il ne l’est d’habitude avec la faune, tu te fous du bruit que tu produis puisque tu n’as plus à être caché et si tu dépose une main sur le pommeau de l’une des dagues l’autre est tendue en direction du félin. Tu l’approches jusqu’à ce que sa respiration ne réchauffe l’air qui entoure tes doigts et que la fourrure chaude de l’animal n’entre en contact avec ta on épiderme en faisant grimper dans chaque nerf, chaque sensation, une vague électrique. Ce n’est peut-être qu’une seconde avant qu’il ne se redresse et ne prenne la fuite ; Disparu dans la seconde laissant derrière lui le simple son des feuillages.
Et un sourire digne du plus grand requin a glissé sur ton visage alors que tu te redresses en regardant cette main qui une seconde plus tôt était en contact direct avec l’animal que tu as sans doute volé à celle qui le chassait, à ta manière.
«  Nous ne manquons pas de ressources… » Tu relèves le regard en direction de l’endroit où elle était il y a encore quelques minutes, si ton sourire a disparu tu ne peux nier avoir encore cette fierté encrée au creux des yeux.  «  Inutile de le pister, il doit déjà être bien loin maintenant… »
Ô Caleb, derrière cette sagesse que tu te plais à enseigner aux Naoris, tu es sans aucun doute une belle enflure. Et cela semble te faire plaisir plus que de mesure.

(c) DΛNDELION

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07/02/2018 LOLITA RAYA GABRILHOV 915 KAYA BAE SCODELARIO AVATAR ☾ BREAKFASTCLUB | SIGNA ☾ ASTRA | GIF ☾ AMNESIS/ME CHASSEUSE, TRAQUEUSE, ECLAIREUSE, SENS DE L'ORIENTATION HORS PAIR KOVARII 0


Sujet: Re: Where it all ends, it begins –Clio–
Dim 11 Fév - 22:00

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it begins
Caleb&Clio
Ce fût un bruit - probablement le craquement d'un arbre, qui tira Clio de son sommeil léger. Elle s'était réveillée dans un sursaut, et s'était redressée presque immédiatement, sur le qui-vive, prête à attraper son arc qui trônait au pied de sa couche. Après quelques instants de silence le plus total, elle souffla, et s'allongea de nouveau, essayant de calmer son cœur, qui battait la chamade contre sa volonté. A un mètre de là, sa sœur aînée, Calypso, dormait paisiblement. En voilà une qui a de la chance, pensa la Kovarii en soupirant.
Depuis quelques semaines, Clio et son peuple vivaient sur le continent. Un cyclone destructeur avait emporté avec lui, l'île sur laquelle sa tribu avait toujours vécue, ainsi qu'une partie des siens : sa mère, la chef, ainsi qu'une partie de leur peuple, qui avait refusé de suivre les deux sœurs. Le cœur de la jeune femme se serra à la pensée de sa mère, mais aussi de toutes les personnes qui avaient été décimées pendant cette catastrophe.
Les survivants Kovariis cohabitaient à présent avec la tribu des Naoris, en échange d'aide pour reconstruire leur village, lui aussi bien touché. Pourtant, malgré cette entente paisible, bien que parfois un peu compliquée, Clio n'arrivait pas à se sentir en sécurité. Quelque chose avait changé en elle, et elle n'arrivait pas à comprendre quoi. Elle dormait à peine, était tout le temps sur ses gardes et se méfiait de tout le monde, même des siens. Elle qui pourtant, était toujours très positive, elle se reconnaissait à peine depuis ce déménagement improvisé - et forcé. La fatigue et le changement si brutal d'habitat la rendait presque parano. La jeune femme ne pouvait s'empêcher d'envier son aînée, qui semblait bien plus paisible qu'elle à l'idée de cette nouvelle vie, loin de tout ce qu'elles avaient jamais connu.
La jeune femme se retourna sur sa couche pendant une bonne demi-heure, essayant de caler sa respiration sur celle de Calypso pour se rendormir, avant de comprendre qu'elle n'y arriverait pas. Agacée, elle se redressa de nouveau, et décida d'aller faire un tour. Et puis merde, marmonna-t-elle, renonçant à l'idée de grappiller quelques heures de sommeil en plus, ce dont elle aurait bien eu besoin. Silencieusement, elle enfila ses chaussures, et de quoi lui tenir chaud, avant d'attraper son carquois de flèche et son arc, et de sortir discrètement de leur abri de fortune. Elle espérait bien qu'à son retour, sa sœur dormirait encore. Clio ne savait que trop bien, qu'à présent que sa mère était décédée, beaucoup de poids et de responsabilités pesaient sur les épaules de son aînée. Elle essayait de l'aider, et ne voulait surtout pas l'inquiéter un peu plus.

Quand elle mit un pied dehors, la Kovarii ne fût pas surprise de le poser sur un manteau blanc de neige. Nous étions déjà au mois de février, et l'hiver était à son apogée. Dire que Clio n'était pas friande de cette saison serait un euphémisme. Elle n'appréciait que très peu le froid, mais ce matin-là, elle y trouva au moins un avantage : personne ne serait de sortie à une heure pareille, avec ces températures. Elle espérait bien être seule, elle qui pourtant détestait ça en général.
La jeune femme s'éloigna des abris des siens, pour s'enfoncer un peu dans la forêt. Elle avait encore un peu de mal à se faire à cet endroit, sa jungle natale lui manquait. Pourtant, se retrouver sur le continent, à crapahuter dans la forêt, lui rappelait une belle époque ; la première fois qu'elle était venue sur le continent pour retrouver sa sœur. Les quelques mois qu'elle avait passé à traverser la forêt, lui avaient enseigné comment se débrouiller dans cet environnement auquel elle n'était pas habituée. Alors qu'elle s'enfonçait dans la verdure, elle s'autorisa à penser à Aedan, celui qui l'avait accompagné durant son périple. Après le cyclone, le village des Calusa, au même titre que l'île des Kovarii, avait été détruit, et, même si la brune doutait que son ami s'y trouvait, elle ne pouvait pas s'empêcher de s'inquiéter. Une partie d'elle crevait d'envie d'aller le retrouver, une partie qu'elle faisait taire depuis un bon moment déjà. Clio portait un grand attachement à sa tribu, et ne voyait pas la quitter alors que c'était maintenant qu'on avait le plus besoin d'elle. Que sa sœur avait le plus besoin d'elle.

Arrivée près d'un énorme rocher recouvert de neige, elle s'arrêta, et prit une longue inspiration. La chasse avait toujours été un moyen parfait pour elle de se vider la tête, et aujourd'hui, elle en avait besoin plus que jamais. Quand elle souffla, une fumée blanche sortit de sa bouche, et la jeune femme la regarda jusqu'à ce qu'elle disparaisse. Elle se mit alors à chercher des yeux ce qu'elle avait l'habitude de trouver facilement. Des traces, des indices, qui montrerait la présence d'un animal, d'une proie, non loin de là. En s'approchant un peu plus du grand rocher, elle trouva ce qu'elle recherchait. Dans la fine couche de neige, on pouvait apercevoir assez clairement des empreintes de félins, probablement un lynx ou un puma. Clio effleura du bout des doigts la glace marquée, avant de les retirer aussitôt. Immédiatement, son instinct de chasseuse se réveilla, et elle se dirigea dans la même direction que les empreintes. Elle avait la chance de savoir se mouvoir avec discrétion et habilité : elle savait éviter les branches qui craquent, les pièges, et autres bruits indiscrets.
La jeune femme ne mit pas très longtemps avant de trouver sa proie, qui se désaltérait près d'un ruisseau. C'était bien un puma adulte, d'une taille plus qu'impressionnante. L'animal dût sentir sa présence, même derrière les arbres, car il releva la tête et observa les alentours avant de partir d'un pas pressé. Clio le suivit pendant quelques temps, restant discrète et silencieuse, toujours à une distance respectable. Elle adorait ce qu'elle ressentait quand elle chassait. Cette sensation de supériorité sur sa proie, d'avoir le contrôle sur tout ce qui suivrait. C'était grisant pour elle.
Quand la bête s'arrêta enfin, la Kovarii se tenait à l'abris de son regard, entre deux grands arbres. Elle pouvait voir au comportement de l'animal qu'il sentait que quelque chose clochait. Mais c'était déjà trop tard pour lui. Sans le quitter des yeux, la brune attrapa son arc et une flèche dans son carquois. Quand elle se mit en position pour tirer, c'est là qu'elle aperçut un homme, s'approchant de l'animal sans grande discrétion. Quel crétin, il va le faire fuir s'il continue, fulmina-t-elle. Elle ne se doutait pas alors que c'était là le but de l'inconnu. Pensant qu'il n'avait pas vu la chasseuse, elle resta sur ses gardes tout en s'approchant silencieusement. Mais avant même qu'elle ai eu le temps de comprendre, le puma avait repéré l'inconnu et s'était enfui à toute vitesse. L'homme se tourna alors tout naturellement dans sa direction, un grand sourire sur les lèvres. Inutile de le pister, il doit déjà être bien loin maintenant, a-t-il lancé, apparemment heureux de son action. Clio le fixa quelques instants, les sourcils froncés. Son visage lui rappelait vaguement quelque chose, mais elle n'arrivait pas à le remettre. Pourquoi t'es tu mis en travers de mon chemin ? a-t-elle demandé simplement, sans défroncer les sourcils. Entre temps, la jeune femme avait baissé son arc tendu, et tenait entre deux de ses doigts, la flèche qui aurait dût tuer sa proie si cet homme ne l'en avait pas empêcher.

☾ anesidora

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18/12/2017 Léonard // Parnassius 364 Michael Fassbender ROGERS. Zoologie // Orientation Naori 0


Sujet: Re: Where it all ends, it begins –Clio–
Ven 16 Fév - 23:12


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Caleb & Clio

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Il va sans dire que les relations humains n’ont jamais été ta plus grande réussite. Tu ne contredira personne qui viendrait te cracher ça à la figure. Lorsque les choses sortent du périmètre de ton village, de ton peuple, alors tu tends à être sur la défensive voir, pour certains, un sauvage. Nul doute que la jeune Chiraz a certainement raconté à ses petits copains qu’elle avait croisé le Naori le plus étrange sur Terre, elle n’avait pas lésiné sur les adjectifs péjoratifs lors de votre rencontre.
Alors quoi de plus normal que de te rapprocher des bêtes? Elles ne parlent pas, elles ne jugent pas et ne vous laisse pas droit à l’erreur. C’est un travail à temps plein que d’apprendre leur fonctionnement et pouvoir le mettre en oeuvre sur le terrain...

Habituellement tu aurais peut-être laissé les choses se faire, tu ne saurais pas dire pourquoi tu te mets en travers de sa route aujourd’hui. La chasse n’est pas ton fort et tu n’y participe jamais, préférant trouver d’autres sources de nourriture pour laisser cette tâche aux autres.
Pourtant tu ne t’en veux pas ; Il faut bien dire que tu regrettes rarement, à quoi bon? Non, tu es même plutôt fier. La sensation de fourrure sous tes doigts est comme une drogue que tu avais oublié, c’est ta façon bien à toi de te sentir vivant parfois… N’en avez vous pas tous besoin en ce moment? Le monde semble vouloir en finir en amenuisant vos réserves de nourriture avant l’hiver, en détruisant un village entier pour que ses survivantes viennent loger chez vous… Alors se sentir en vie et maître de sois même est quelque chose qui te remplis d’ivresse.

Tu regarde l’animal disparaître et les feuillages cesser de bouger après son départ, croisant les bras nos sans cette certaine fierté qui coule dans tes veines : Tu as été plus rapide que celui qui se cache et tu es comme un enfant qui gagnerait une partie de jeu. Ici tu es sur ton terrain et d’aucun pourrait crier à la triche mais tu resterais vainqueur.
Et enfin tu entends ses pas descendrent en ta direction, restant à ta place tout en laissant tes yeux bleus se glisser vers elle. À cette heure tu te serais attendu à voir arriver une naori, quelqu’un qui connaissait la forêt et était apte à sortir entre les arbres sans soucis, une tête connue. Pourtant celle qui apparaît, avec ses yeux trop clairs et sa crinière presque noire ne fait pas parti de ton peuple. Tu esquisses un froncement de sourcils qui disparait tout aussi vite qu’il est arrivé, l’espace d’un instant tes instincts on faillit reprendre leurs droits et il n’aurait pas fallut longtemps pour que tu sois sur la défensive avant de te rendre compte que cette personne vit au village tout comme toi. Difficile d’oublier une telle paire de pupilles qui donnent l’impression de vous mitrailler d’un simple regard, mais aussi difficile d’oublier que sa soeur est désormais celle qui guide les Kovarii. Un rictus de sourire remplace le froncement de sourcils alors que tu te tourne face à elle, détaillant l’arc et la flèche… Au vue de sa posture elle semblerait presque capable de ramener ta tête au village à la place de celle du puma ; Tu sais que les Kovarii ne sont pas réputées pour être les plus délicates -et tu te doutes qu’elle pourrait aisément se battre contre toi sans faiblir une seconde- et celle ci en semble une digne représentante.
« Es-tu en train de rejeter ton échec sur moi? » Tu laisse échapper ce qui ressemble à un rire -mais qui semble plutôt s’apparenter à un rictus moqueur- tout en s'approchant d’un pas, une manière comme une autre de se mettre hors de portée de l’arme qu’elle tient toujours en main. « Je ne me suis pas mis en travers de ton chemin. Tu aurais du me voir depuis longtemps... » Et voilà le retour du Caleb qui rendrait Chiraz folle et qui ferait sourire Güzis. C’est à croire que tu ne peux t’en empêcher, comme si cela allait te mettre dans une position supérieur face à la jeune femme.
Pourtant tu laisses échapper un soupire étrangement las, regardant la paume qui touchait le puma il y a encore quelques minutes. « Tu es la soeur de Callypso? » Quiconque te connaîtrait savait que pour poser une telle question tu étais sûr de ton coup. Il ne faudrait pas sembler ridicule en faisant une erreur et tu ne voudrais pas vexer une Kovarii, malgré que tu vienne de lui arracher sa proie sans la moindre honte. « Inutile de chasser les fauves, cherches plutôt le petit gibier. »
Non, ça n’excusait pas de l’avoir dérangée mais il faut se rendre à l’évidence : même si les vivres étaient juste suffisant pour nourrir le village et les Kovarii et qu’ils risquaient à tout moment de manquer, chasser les grands prédateurs étaient une certaine perte de temps… Quoique tu ne doutais que sa partie de chasse n’ai pas été plutôt quelque chose de personnel.

Tu aurais sans doute préféré tomber sur un Naori de sortie au petit matin… Voilà que tu étais face à une Kovarii dans toute sa splendeur qui tentait de te disséquer avec ses yeux emplis de mécontentement… Si elle voulait rester au village, il faudrait pourtant qu’elle se fasse à l’idée que des ombres comme la tienne pouvaient apparaître partout et n’importe quand, même si beaucoup étaient bien plus agréables à côtoyer sans doute...
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07/02/2018 LOLITA RAYA GABRILHOV 915 KAYA BAE SCODELARIO AVATAR ☾ BREAKFASTCLUB | SIGNA ☾ ASTRA | GIF ☾ AMNESIS/ME CHASSEUSE, TRAQUEUSE, ECLAIREUSE, SENS DE L'ORIENTATION HORS PAIR KOVARII 0


Sujet: Re: Where it all ends, it begins –Clio–
Ven 9 Mar - 16:27

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it begins
Caleb&Clio
Comme si cela datait d'hier, Clio se souvenait encore de la toute première fois qu'elle était allée chasser. Sa sœur aînée et elle-même, n'auraient jamais cru devenir les jeunes femmes qu'elles étaient aujourd'hui. Elles n'étaient que des enfants, mais leurs différences de caractères se faisaient déjà ressentir à l'époque. Calypso, qui était déjà désignée comme étant la future chef de la tribu des Kovariis, parce qu'elle était l'enfant aîné, avait pourtant déjà tout de la femme qu'elle était devenue : sage et mature bien avant l'heure, elle excellait dans presque tous les domaines. Même si Clio n'avait jamais désirée succéder à sa mère, elle avait, pendant quelques temps, jalousé sa sœur pour toute l'attention qu'elle attirait, et, malgré l'entourage aimant qu'elles avaient à cette période, elle s'était toujours sentie inférieure à celle qui aujourd'hui se retrouvait être la nouvelle chef de la tribu Kovarii. Jusque là, elle n'avait jamais trouvé son propre domaine, quelque chose qui la passionnerait plus que le reste. Et puis un jour, elle avait accompagné sa grande sœur à la chasse, et tout avait changé.
Elle devait avoir une dizaine d'année, peut-être un peu plus. Un âge encore bien innocent pour faire couler du sang, mais chez les siens, n'importe qu'elle femme, même si ce n'était qu'une enfant, se devait d'être forte et courageuse. La proposition d'accompagner Calypso dans la jungle pour une partie de chasse avait d'abord sonné comme une corvée aux oreilles de Clio. Elle ne pensait alors pas y découvrir sa raison de vivre. Pourtant, pister une proie était presque de suite devenue un jeu d'enfant pour elle. Suivre les indices, les empreintes, les odeurs, les bruits, c'était devenu un peu comme une évidence, comme si elle avait toujours su faire ça, sans même avoir besoin de l'apprendre. L'adrénaline qu'elle avait ressenti en apercevant pour la première fois sa proie, une panthère noire assez robuste, au pelage si soyeux que la lumière s'y reflétait, elle ne l'avait jamais oublié. Ni même la sensation que lui avait procuré le fait de tirer sa flèche tout droit dans le cou de l'animal.
Les années suivantes, Clio avait pris pour habitude de partir chasser dès qu'elle en ressentait le besoin. Les Kovariis, réputées pour leurs instincts de chasseuses, ne comprenaient que trop bien cette envie lancinante de s'aventurer dans la jungle et de pourchasser des proies, pour ramener du gibier, bien évidemment, mais aussi et surtout car cela était devenu pour nombre d'entre elles un besoin vital. Alors dès que la fille cadette de la chef de la tribu avait connu un moment colérique, ou une pensée plus nostalgique, elle s'était réfugiée dans sa passion, et n'avait plus jamais perdu cette habitude. Cela expliquait donc ce qu'elle faisait en pleine forêt à une heure aussi matinale.
Bien sûr, la chasse avait quelque chose de différent sur le continent. La forêt profonde lui changeait de sa jungle humide et étouffante, les espèces variaient bien plus ici, et l'environnement n'avait strictement rien à voir avec tout ce qu'elle avait toujours connu. Pourtant, cela ne la dérangeait pas. L'instinct de pisteuse qui prenait le dessus, les gestes, et les sensations que cela procuraient ; rien de tout cela n'avait changé, et c'était au plus grand bonheur de la Kovarii.

En revanche, elle avait rarement été interrompue en pleine chasse. C'était même probablement la première fois qu'un homme se mettait en travers de sa route. Bien qu'un peu frustrée, c'était sa curiosité, souvent mal placée, quant aux comportements des autres – dans ce cas là, celui de l'inconnu qui avait fait fuir l'animal – qui avait pris le dessus. La bête s'était enfuie bien loin avant que Clio n'ait eu le temps de prononcer un mot à l'encontre de celui qui se tenait au même emplacement que l'animal, quelques instants plus tôt.Es-tu en train de rejeter ton échec sur moi?a demandé l'inconnu en ricanant légèrement. Loin d'être piquée par cette remarque, la Kovarii se contenta de hausser les épaules, et de répondre d'un ton non-chalant.Disons simplement qu'il n'y aurait pas eu d'échec sans ton intervention. S'il y avait bien une chose à propos de laquelle la jeune femme ne doutait jamais, c'était son talent pour la chasse. Abus de confiance, ou fougue de la jeunesse, cela lui avait de nombreuse fois attiré des ennuis plus ou moins grave dont elle avait toujours réussi à se sortir avec beaucoup de chance. L'inconnu ne mit d'ailleurs pas très longtemps à lui rappeler que cette confiance absolue en ses instincts, lui faisait souvent commettre quelques erreurs. Je ne me suis pas mis en travers de ton chemin. Tu aurais du me voir depuis longtemps. Les yeux bleus de la jeune femme s'assombrirent légèrement. Il marquait là, un point que Clio ne pouvait pas contrer, car elle ne le savait que trop bien. Le changement soudain d'environnement, bien qu'elle ait déjà vécu quelques mois sur le continent dans le passé, en plus de sa fatigue, lui faisait commettre des erreurs d'inattention qu'elle ne se permettait plus depuis des années.
Voyant que l'homme, malgré ses piques, n'avait pas une attitude très agressive, la Kovarii baissa définitivement son arc, et remit sa flèche dans le carquois. Fille de chef, elle avait appris depuis très longtemps que la cordialité entre les membres de différents peuples était la clé de la paix, et ne voulait pas créer un conflit diplomatique. En particulier avec les Naoris, qui avaient accueillis son peuple et l'hébergeaient en échange d'aide pour reconstruire leurs villages. Observatrice, Clio n'avait pas mis longtemps à deviner les origines de l'inconnu qui se tenait en face d'elle. Ses doutes furent d'ailleurs confirmé par la question qu'il posa, d'une manière un peu moins revêches que ses remarques précédentes. Tu es la sœur de Calypso ? avait-il demandé. A cet instant-ci, elle comprit enfin à qui elle avait affaire. Si l'homme la reconnaissait par son lien familial avec la chef de la tribu, c'était qu'il occupait lui-même une place importante chez les siens. La brune avait eu l'occasion de rencontrer quelques uns des conseillers Naoris, ou d'apercevoir de loin les autres, et elle était à présent persuadée d'avoir déjà vu cet inconnu quelque part. C'est bien ça. Je suis Clio. Et je suppose que je fais face à l'un des conseillers Naori, n'est-ce-pas ? Elle se doutait déjà de la réponse, bien entendu. Il suffisait d'observer cet homme, d'une dizaine d'années plus âgé qu'elle, sa posture droite bien que décontractée, ainsi que ses remarques un brin sarcastique pour voir qu'il avait de l'influence dans ce qu'il faisait. Savoir ce qu'il faisait à cette heure si matinale en plein milieu de la forêt pour interrompre la partie de chasse de Clio, en revanche, cela restait un mystère.
La jeune femme s'était rapprochée du Naori, restant tout de même à une distante respectable, toujours sur ses gardes bien qu'elle est baissé son arc et rangé ses flèches. Inutile de chasser les fauves, cherches plutôt le petit gibier, avait soudain conseiller l'inconnu à la brune. Si elle avait voulu ramener de la nourriture au village - comme elle l'aurait sûrement fait plus tard dans la journée, elle ne se serait, en effet pas attardé sur l'animal qu'elle avait pourchassé. Si les fauves n'avaient pas de grands apports nutritifs, il fallait bien admettre que c'était des proies de choix. N'importe quel chasseur pouvait vous le dire, les fauves ont un instinct de survie bien plus développé que les autres animaux ; cela ne rendait la chasse que plus intéressante. Tu m'as donc épargné une perte de temps en faisant fuir ma proie ? a demandé Clio avec un simple sourire, à présent plus amusée qu'agacée. Ahlala, les amis des animaux.



☾ anesidora

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12/10/2014 Brimbelle 47948 Jessica Chastain Shizophrenic Médecin / Herboriste Pikuni 0
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Sujet: Re: Where it all ends, it begins –Clio–
Jeu 12 Juil - 20:28

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Sujet: Re: Where it all ends, it begins –Clio–

 

Where it all ends, it begins –Clio–

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