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˜˜˜˜˜˜Just like wave and sand are made to join each other, we will meet again someday
maybe life should be about more than just surviving


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07/02/2018 lolita raya gabrilhov 1406 kaya scodelario avatar + skatevibe | signa + sial | gif + tumblr, amnesis,me chasseuse, traqueuse, et à présent, bras droit de sa sœur aînée, chef de la tribu kovarii depuis peu. kovarii 198



SOME THINGS ARE MEANT TO BE
AEDAN&CLIO
C'est la voix de sa sœur aînée qui arracha Clio à ses pensées et à son mutisme temporel. Tu es sûre qu'on va dans la bonne direction ? avait grommelé Calypso d'un ton traînant. Elle non plus, n'était pas pressée de rentrer, et pour cause : en plus du périple en bateau qui promettait d'être long et très désagréable, la soeur aînée aurait probablement la chance de subir la colère de leur mère, la chef des Kovariis, pour avoir fuit ses responsabilités en quittant l'île. Bien sûr,le tour de Clio viendrait peu après, puisqu'elle avait fait l'affront de désobéir à un ordre pourtant clair en rejoignant le continent à son tour pour partir à la recherche de son aînée. Ce programme les aurait presque convaincu de rester sur le continent pour toujours. Presque. Bien sûr que j'en suis sûre, a répondu Clio d'un air détaché. Tu sais à qui tu parles, non ? En effet, il était très loin, le temps où la jeune femme doutait encore de son sens de l'orientation hors du commun. Des années de pratiques et de découvertes plus périlleuses les unes que les autres dans la dangereuse jungle qui entourait son village, avait finit par lui donner confiance en elle. Peut être même un peu trop. D'ailleurs, si tu te taisais cinq minutes, toi aussi tu entendrais le bruit des vagues, lança-t-elle à son aînée en lui faisant un clin d’œil, montrant simplement qu'elle la taquinait. On approche de la plage.
Cela faisait déjà un peu plus d'une semaine que Clio et Aedan avait retrouvé la grande sœur de celle-ci, après des mois de périples et d'aventures. Ils l'avaient croisés par hasard, près du campement de la tribu des Naoris, alors qu'ils allaient se diriger plus à l'Est. Clio s'en était retrouvée grandement soulagée, car, pour l'une comme pour l'autre, c'était la première fois de leurs vies qu'elles débarquaient sur le continent. Si la cadette avait eu la chance de rencontrer Aedan, elle s'était inquiétée que sa sœur, elle, ait fait de mauvaises rencontres. Depuis ces retrouvailles mouvementées, ils avaient passé des jours à crapahuter à travers tout le continent, pour que les deux jeunes femmes puissent enfin rentrer chez elle, et, étrangement, alors que l'heure du départ approchait, Clio ne s'en sentait pas rassurée. Ce qui est plutôt étonnant, c'est à quel point toi, tu es silencieuse,a fait remarquer Calypso Qui es-tu, et qu'as tu fais de ma petite sœur ? Face à cette blague, Clio s'est contentée de sourire C'est vrai qu'habituellement, il était impossible de la faire taire, ou de l'empêcher de rire pendant plus de quelques minutes. Pourtant,
en ce jour, la jeune femme ne se sentait pas d'une humeur très joviale, caractéristique qui pourtant la représentait bien.

La journée tirait lentement sur sa fin, et le soleil n'allait plus tarder à se coucher. Clio n'avait pas besoin de se retourner, pour savoir qu'Aedan se trouvait derrière elles, à quelques mètres. Bien qu'il n'ait jamais été très bavard durant leur long périple, la Kovarii avait bien remarquée que, depuis quelques jours, celui-ci s'était mis en retrait. Aujourd'hui n'avait pas fait exception à la règle, et cela la préoccupait bien plus qu'elle n'aurait voulu l'admettre. Comme si Calypso partageait ses pensées, elle tourna rapidement la tête pour regarder le jeune homme, avant de reprendre la parole d'un ton un peu moins haut. Dis moi, il est muet ce type ? a-t-elle demandé. Son envie lancinante de répondre à l'affirmative lui arracha un sourire. Si seulement toi, tu pouvais l'être, soupira Clio en levant les yeux au ciel. Elles continuèrent quelques minutes à se chamailler avant de retourner chacune à leurs pensées, et ainsi, au silence.

A cet instant, Clio avait du mal à rester concentrée sur ce qui l'attendait une fois qu'elles seraient rentrées. Ses pensées n'arrêtait pas de dériver ailleurs. Plus ils se rapprochaient de leur destination, et plus son malaise grandissait, sans qu'elle puisse en trouver la raison. Agacée par son propre silence, elle ralentit le pas, laissant sa sœur la devancer de quelques mètres, avant de se retourner net vers Aedan, qui traînait des pieds juste derrière Il parut surpris de ce geste, mais ne fit pas de commentaire, restant, comme à son habitude silencieux et énigmatique. Alors, dit-moi, commença Clio en se mettant à marcher à côté du grand blond, qu'est-ce-que tu vas faire, une fois que tu te seras débarrassé de ton boulet ? Bien évidemment, la Kovarii faisait référence à elle-même, puisqu'il fallait bien l'admettre, elle avait plus ou moins forcer la main du jeune homme pour qu'il décide de l'accompagner à travers tout le continent. Alors que pendant quelques instants, elle marchait à ses côtés, elle ne se rendit pas compte de suite que le sentiment de malaise qu'elle ressentait depuis qu'elle avait retrouvé Calypso, s'était un peu apaisée.
☾ anesidora

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05/08/2016 AMNESIS ALIENOR + ANDREW + KARAH 1560 MAX RIEMELT AVATAR - LUX • SIGNA - ASTRA + EILYAM • GIF PROFIL - CASSINI + CLIO PÊCHEUR + MUSICIEN + NAVIGATEUR SOLITAIRE (CALUSA) 67
✣ The sea and the moon we meet ✣




- DON'T LEAVE. I DON'T WANT TO LOSE YOU -

Elle allait partir et rien ne pourrait la retenir. Voilà la penser qui hantait nuit et jour l'esprit d'Aedan depuis maintenant un peu plus d'une semaine. Ils avaient tous deux voyagé au travers du continent à la recherche de Calypso. Il espérait, plus les jours passaient, que ce moment arriverait le plus tard possible. Il voulait apprendre à la connaître, il voulait voir son sourire encore et encore jusqu'à ce qu'il reste ancré en lui à tout jamais. Jamais il n'avait eu cette sensation pour quelqu'un, jamais il ne s'était senti aussi vide à l'idée de voir partir quelqu'un. Le marin avait subi trop de pertes pour qu'il voit une nouvelle fois quelqu'un de cher à ses yeux disparaître. Elle ne serait jamais loin, toujours dans son esprit mais ne plus la savoir près de lui, cela lui faisait ressentir un pincement au cœur qu'il ne pouvait pas expliquer. Aedan avait du mal avec les mots, encore plus quand il s'agissait de sentiments. Les choses qu'il éprouvait étaient toujours compliquées à expliquer. Il n'avait pas pour habitude de ce genre de choses, ne l'avait jamais eu. Même enfant il était celui qui rêvait, celui qui était toujours loin de la foule et du brouaha de la vie. Alors là il faisait de même, s'éloignant sans trop le remarquer de sa propre existence.

Les deux jeunes femmes marchaient devant lui, la plus grande certainement plus activement que la seconde. Le blond préférait rester en retrait, tout comme ces derniers jours. Il ne voulait pas s'interposer entre elles, entre leur complicité. Alors il écoutait, tout simplement. Un pas devant l'autre, il avançait lentement vers son destin, vers la fin d'un chapitre. Bientôt elle serait sur son navire en direction de son île, bientôt il ne pourrait plus la revoir. Ses yeux, son sourire et son visage s'en iront dans le lointain le laissant seul de l'autre côté de la berge. Il avait l'habitude de cette solitude, il la connaissait bien et vivait avec elle depuis bien trop longtemps. Il avait vogué sans personne, avait toujours vécu seul sans avoir besoin de quelqu'un pour vivre. Mais elle, elle avait fait quelque chose qui faisait que cette solitude avait quelque chose d'effrayant. La mélancolie dans le regard, il marche la tête baissée, comptant chaque pas qu'il fait avant leur arrivé.

Le bruit des vagues contres le ponton indique au petit groupe qu'ils ont atteint leur destination. Un large manteau bleu, houleux et moutonneux, s'offre à leur vue. Aedan reste comme toujours en extase devant la splendeur de l'océan, de ses couleurs si variées qu'il peut refléter. Alors il relève sa tête et contemple ce qui est pour lui la muse de sa vie. C'est alors qu'il remarque la présence de Clio à ses côtés. Elle aussi est belle, belle comme le bleu de la mer. Elle a ce regard qui veut tout dire, cette lueur dans les yeux que lui n'aura surement jamais. Cette fille est la joie de vivre incarnée. S'il devait utiliser un mot pour la désigner ce serait surement joyeuse. Il la fixa quelques instants, tentant de capturer durant ce court instant les traits de son visage. Il ne voulait pas l'oublier, ne comptait pas le faire. Leur voyage autour de l'île lui avait apporté bien plus que cinq années passées en mer.

- Alors, dit-moi. Qu'est-ce-que tu vas faire, une fois que tu te seras débarrassé de ton boulet ?

Sa voix avait quelque chose de chaleureux qu'il n'avait trouvé nulle part ailleurs. Elle avait ce grain si particulier qui faisait qu'il pourrait la reconnaître n'importe où. Alors qu'il esquissa un sourire sur le coin de ses lèvres. Aedan pensait tout au fond de lui que jamais elle n'avait été un boulet. Certes il l'avait pensé au début, lui avait souvent reproché sa maladresse et son manque de réflexion lors de ses actions mais jamais il ne l'avait réellement considéré comme tel. C'était ses défauts qui faisaient qu'elle était unique en son genre. Clio avait eu le don d'agacer le blond mais cet agacement allait lui manquer. Le marin soupire, toujours ce sourire dessiné sur les lèvres, il se décide à répondre, l'esprit loin.

- Prendre des vacances. Je vais bien en avoir besoin après t’avoir supporté pendant tant de temps.

Il lui glisse un clin d’œil tout en souriant doucement. Il la taquinait un peu, avait pris cette habitude avec elle, chose qu'il ne faisait que très rarement. Near, Alec voir même ses sœurs étaient les seules personnes qui pouvaient le voir sous son vrai jour, sous ses traits de gentil bonhomme. Si la vie ne lui avait pas fait de cadeau, il n'en était pas moins que certaine personne était encore là pour lui et cela le rassurait même s'il n'aimait pas le montrer clairement. Il tenait aux gens qu'il comprenait, tenait à ceux qui avec le temps avait appris à le connaitre. Clio faisait partie de ces personnes. Ils ne leur restait plus que quelques mètres avant d'atteindre le ponton qui la mènerait elle et sa sœur loin du continent. Aedan eut un pincement au cœur en voyant les voiles du bateau face à eux. Ralentissant le pas jusqu’à l’arrêt, il attendit que la jeune femme se stop près de lui. Contemplant une nouvelle fois l’océan et son coucher de soleil, le marin reprit la parole, d’un calme olympien malgré la peur qui le rongeait de l’intérieur.

- J’espère que tu m’oublieras pas quand tu seras là-bas. Je compte sur toi pour prendre soin des tiens, c’est important.


by exception

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Les mois qui avaient précédé ce moment ne s'étaient pas du tout déroulés comme Clio s'y était attendue. En quittant l'île des Kovariis pour partir à la recherche de sa sœur, la jeune femme pensait que ce périple serait court, et sans conséquence. Elle pensait que son sens de l'orientation et sa détermination suffiraient à rendre cela facile. Cela ne durerait pas plus de deux semaines, avait-elle pensé. Elle s'était lourdement trompé. Beaucoup trop confiante en elle et têtue, elle n'avait pas réfléchi une seconde à ce qu'elle ferait, une fois débarquée sur le continent. Elle n'y connaissait alors personne, et n'avait aucune idée d'où elle pourrait retrouver sa sœur. Aujourd'hui, Clio avait conscience que si elle n'avait pas rencontré Aedan, ce périple de quelques mois se serait probablement éternisé sur plusieurs années.
Étrangement, ces quelques mois de voyage à travers le continent ne lui avaient pas du tout parut longs. Au contraire, maintenant qu'elle y pensait avec du recul, ils avaient filés à une vitesse incroyable. Par moment, elle en oubliait même pourquoi elle était là, et elle se laissait à en profiter. Elle réalisait à présent que c'était en particulier grâce au grand blond qui marchait à ses côtés que ces derniers mois étaient passés si vite. Prendre des vacances. Je vais bien en avoir besoin après t’avoir supporté pendant tant de temps, a répondu le jeune homme avec un clin d’œil. Il était vrai que leur cohabitation avait été assez spéciale, en particulier à cause de leur différences de caractères. Alors qu'Aedan était très silencieux et habitué à la solitude, Clio, elle, avait sans arrêt besoin de se sentir entourée. Elle avait aussi beaucoup de mal à se taire, et pourtant, avec lui, le silence était presque naturel. Elle ne se sentait pas gênée ou intimidée au point d'avoir envie de meubler la conversation. Pour la première fois de sa vie, elle avait trouvé un endroit où silence était synonyme de paix. A ses côtés.
Clio ne fit même pas semblant d'être vexée en entendant les paroles du jeune homme. Il suffisait de voir le sourire du jeune homme, pourtant rare, pour savoir qu'il ne le pensait pas vraiment. Je veux bien admettre que je ne suis pas facile à vivre, mais tu n'as pas été un cadeau tout les jours, contre-attaqua-t-elle sur le même ton de l'humour, avec un grand sourire.
L'océan était enfin apparut dans leur champ de vision, et s'étendait à perte de vue. Si la jeune femme aimait bien regarder les vagues s'écraser sur le sable, encore et encore, elle redoutait en revanche le moment où elle devrait monter sur le bateau qui l’emmènerait. Pourtant, elle le savait au fond d'elle, le pincement au cœur qu'elle ressentait à cet instant précis ne venait en rien de son mal de mer et de sa phobie de l'eau. Elle aperçut Calypso, un peu plus loin,qui montait sur le ponton pour s'adresser à un marin, et son malaise s'amplifia de nouveau. Aedan finit par ralentir le pas, jusqu'à s'arrêter complètement, et la jeune femme fit de même. Au moment où elle détourna les yeux de l'océan pour le regarder, il prit la parole. J’espère que tu m’oublieras pas quand tu seras là-bas. Face à ces mots, Clio se sentit presque obligée de fixer ses pieds en souriant. Comme si c'était possible, pensa-t-elle. Je ne t'oublierais pas, promit-elle en plantant ses grands yeux bleus dans ceux du jeune homme. Jamais. Malgré le pincement qu'elle ressentait au coeur et la boule qu'elle avait dans l'estomac à l'idée de partir, à l'idée de le laisser là, elle ne pouvait pas s'empêcher de sourire. Elle était triste, mais savait au fond d'elle que ce n'était pas des adieux. Elle le sentait.
Je compte sur toi pour prendre soin des tiens, c’est important, a reprit le jeune homme. Elle ne le savait que trop bien. Clio était trop attachée à sa famille et à sa tribu pour oublier toute les valeurs qu'on lui avait inculquée durant son enfance. C'était d'ailleurs pour cela qu'elle avait traversé l'océan,
ainsi que le continent : parce qu'elle savait à quel point la famille est importante. Je le ferais. Mais en échange, tu dois me promettre de prononcer plus de quinze mots par jour. Et de te forcer à être civilisé de temps en temps, a-t-elle dit en souriant. Elle était presque sûre qu'il ne tiendrait probablement pas cette promesse, mais elle aimait à se dire qu'il serait un peu moins solitaire quand elle quitterait le continent. Elle s'autorisa à jeter un coup d’œil à la surface de l'océan à quelques mètres de là, sur laquelle se reflétait les couleurs chaudes du soleil couchant. Tu vas me manquer, avoua-t-elle.
☾ anesidora

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05/08/2016 AMNESIS ALIENOR + ANDREW + KARAH 1560 MAX RIEMELT AVATAR - LUX • SIGNA - ASTRA + EILYAM • GIF PROFIL - CASSINI + CLIO PÊCHEUR + MUSICIEN + NAVIGATEUR SOLITAIRE (CALUSA) 67
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Il se souvenait parfaitement de la première fois qu'ils s'étaient croisés. Près de la rivière, sur ce charmant petit pont dont il n'avait jamais prêté attention. Aujourd'hui ce lieu était dans sa mémoire tout aussi important qu'elle pouvait l'être. Il se rappel encore du bois qui craquait sous leur pas, la mélodie de l'eau qui venait jusqu'à ses oreilles et à quel point elle l'avait saoulé ce jour-là. C'était la première fois qu'il croisait quelqu'un avec autant de vie en lui. Elle était perdue, semblait chercher quelque chose. A cet instant jamais il ne serait douté de ce qui allait suivre, de tout ce voyage qu'ils avaient fait à deux. Ce jour-là, en la voyant partir au loin il n'avait pas espéré la revoir. Il pensait simplement qu'elle allait partir comme elle était arrivée et que plus jamais il la rencontrerait. A l'époque cette pensée lui avait fait comme un pincement au cœur et aujourd'hui il ne pouvait pas voir sa vie sans elle. C'est étrange à quel point une personne totalement inconnue devient rapidement tout le centre de notre univers. Clio avait réussi cet exploit de devenir importante à ses yeux, de devenir le centre de son monde. Alors qu'il l'imaginait déjà partir, voguant sur cette mer calme et silencieuse, son cœur se serrait de plus en plus. C'était bien plus que ce petit pincement qu'il avait ressenti, c'était bien plus que tout ce qu'il avait pu ressentir jusqu'alors. Il ne savait pas ce que c'était mais voulait-il le savoir? Lui-même ne savait pas. A vrai dire il avait peur, peur de ce qu'il allait pouvoir découvrir, peur des mots qu'il pouvait mettre sur ce qu'il ressentait. Il n'avait jamais aimé montrer ses émotions, elles étaient bien trop personnelles pour ça. Face à elle il savait qu'il pouvait avoir confiance. Elle l'avait vu sourire, rire, être en colère et parfois même pleurer...

Son poing se resserre alors qu'ils se mettent à discuter une dernière fois. Il veut la voir sourire autant de fois que possible avant de la voir disparaître au loin. Pour une fois la mer n'avait rien de joyeux, rien de très excitant. Elle était plutôt mélancolique et douce, calme comme ce moment qui les unissait une dernière fois. Taquin, il essaye de la faire rigoler pour la voir partir la joie au cœur. Il essaye lui aussi d'oublier cette drôle de sensation qui l'enveloppe petit à petit, au fur et à mesure que les secondes s'écoulent.

- Je veux bien admettre que je ne suis pas facile à vivre, mais tu n'as pas été un cadeau tout les jours.

Son sourire ravis les yeux d'Aedan. Elle était belle quand elle était heureuse, elle était belle quand le soleil venait s'ancrer dans ses magnifiques yeux bleus. Cette femme qui se trouvait face à lui n'avait jamais été aussi sublime qu'à cet instant. Les cheveux en batailles, le souffle du vent qui venait les entourer délicatement, le son délicat de la mer. Tous ces éléments réunis faisaient que ce moment était magique, loin de toute notion de temps. C'était comme ça quand elle était là. Le monde s'arrêtait de tourner et ils n'étaient plus que tous les deux, l'un face à l'autre, comme s'ils étaient seuls face aux autres. Il scrutait les moindres parties de son visage pour les garder en mémoire une dernière fois. Il ne voulait oublier aucun détail, ne voulait pas que ses traits disparaissent. Elle était si belle et si inaccessible à la fois.

S’arrêtant face à la mer, les deux jeunes gens continuent de discuter comme si le temps ralentissait pour eux. Aedan ne voulait pas la voir partir, ne voulait pas de nouveau se retrouver seul. Pour une fois depuis bien longtemps il appréciait la compagnie de quelqu’un. Elle était bavarde, bien trop têtue et inconsciente du danger mais c’est cela qui faisait sa beauté. Et cela … cela allait lui manquer plus que tout.

- Je ne t'oublierais pas. Jamais.

Ces quelques mots eurent l'effet d'une pique en plein cœur. Ils ne s'oublieraient pas. Chacun penserait à l'autre malgré la distance, malgré la différence. Aedan aurait pu lui rendre visite mais les Kovariis n'appréciaient guère les hommes et elle qui était fille de chef se devait de respecter cela. Aucun homme étranger ne pouvait se rendre là-bas hormis durant certaine période. Des instants bien trop courts pour lui qui ne rêvait que d'une chose: partir avec elle, loin de tout. Ces magnifiques yeux bleus planté dans les siens, Aedan sentait son cœur s'accélérer, son estomac se tordre de douleur et son esprit s'embrouiller. Pourquoi avait-elle cet effet là sur lui? Pourquoi elle? Ses longs cheveux retombaient sur ses frêles épaules et cela lui rappela à quel point il les trouvait beaux. C'était idiot à dire comme ça mais ils avaient quelques choses de particulier qu'il ne saurait expliquer.

- Je le ferais. Mais en échange, tu dois me promettre de prononcer plus de quinze mots par jour. Et de te forcer à être civilisé de temps en temps.

Le marin esquissa un sourire, amusé par la réflexion de Clio. Lui qui ne parlait presque jamais avait appris à ses côtés à discuter. Bien qu'il soit plutôt bavard au côté de sa famille et de ses amis proches, il n'aimait pas tellement blablater. Avec elle il avait aimé parler, s'exprimer et apprendre. Elle lui avait apporté bien plus en quelques mois que certaine personne en vingt-sept ans de vie. Cela le fit rire intérieurement et il eut une pensée pour Near et ses sœurs qui étaient les seuls personnes avec qui il savait échanger. Depuis la disparition d'Alec tout avait changé et lui n'était plus le même. Au fond, il gardait cette infime espoir de le retrouver un jour, lui, cet ami disparu. Il avait été le seul à qui Aedan se confiait et il a été le seul à lui briser le cœur. Cela l'avait détruit autant de l'intérieur que de l'extérieur et il était parti en mer, laissant derrière lui sa vie. Parfois il regrettait d'avoir fuit comme ça mais il était revenu et ça, c'était le principal.

- Tu vas me manquer.

La voix de la jeune femme résonne dans la tête d'Aedan et le sort de ses pensées. Il sourit, attendrit parce qu'elle représentait, par les mots qu'elle venait de prononcer. Elle était devenue tout pour lui, il ne voulait pas la laisser partir. Sa sœur était déjà prête, le bateau l'était également. Bientôt elle disparaîtrait au loin. Cependant, à l'instant où il se trouve il préfère laisser de côté cette pensée et tout simplement la regarder elle, penser à elle. Cette fois-ci c'est lui qui plonge ses yeux bleus dans les siens, comme pour la voir une dernière fois.

- Toi aussi tu vas me manquer. Je te promets d’être un peu plus ouvert aux autres. Enfin si ceux-ci ne sont pas des cons sans cervelle.

Il vient doucement porter ses doigts à sa chevelure. Il touche du bout de sa main les mèches de cheveux posées sur son épaule. Il sourit une nouvelle fois, un sourire bien mélancolique mais avec cette pointe de joie que l'on retrouvait si peu chez lui. Elle l'avait presque réparé, lui qui avait été brisé. Elle avait su avoir les mots et la patience mais elle y était parvenue.

- Ca va être tellement différent maintenant…

Alors qu'il retire sa main de ses cheveux, le jeune homme pose son sac à terre et s'accroupit pour pouvoir ouvrir l'étui de son violon. Il voudrait lui jouer un morceau, une dernière fois. Le jour de leur rencontre il jouait sur le bord du pont et elle était arrivée. C'était sa mélodie qui l'avait guidé jusqu'à lui. Il allait jouer la même, comme pour signer la fin de leur périple. Alors qu'il se remet debout, il place son violon, cet instrument si précieux à ses yeux, sur son épaule.

- Tu te souviens ce jour-là, quand on s’est rencontré la première fois? Sur ce petit pont de bois où un musicien jouait du violon.... Voilà une dernière mélodie avant le grand voyage.

Sans attendre la moindre réponse il commence à jouer. Mais cette fois-ci c’était différent. Il ne jouait plus pour lui, pour le vide ou même la nature. Il jouait pour elle. La musique lui permettait de s’exprimer, d'extérioriser ce qu’il ressentait et cela le rendait heureux. Pour une fois depuis longtemps il jouait avec le sourire et laissait la joie entrer dans sa musique, la laissait entrer dans sa vie.


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AEDAN&CLIO

Clio n'oublierait jamais toutes ces aventures. Et quelles aventures. Quand elle était enfant, le continent représentait tout ce dont elle avait peur. Elle se sentait en sécurité sur son île, parce qu'elle la connaissait comme sa poche avant même d'avoir quinze ans. Toute son enfance, on l'avait bercé avec des contes plus terrifiants les uns que les autres sur le continent ; les monstres qui y régnaient, les peuples terrifiants qui y habitaient. Avec le temps, elle avait bien compris que ces mythes n'étaient que des sottises, mais certaines rumeurs avaient toujours eu plus ou moins leur emprise sur les Kovarii. Alors quand elle avait débarqué sur le continent, et qu'elle s'était retrouvée, complètement perdue, à devoir chercher une aiguille dans une botte de foin, elle avait repensé à ses contes effrayants, et les avaient oubliés aussitôt. Elle n'aurait jamais cru trouver un guide, un ami, et un partenaire en la personne d'un homme, si peu nombreux sur son île natale, et qui plus est d'un marin solitaire.
Qui aurait pu prévoir qu'ils s'entendraient si bien ? Aux premiers abords, probablement personne. Ils étaient tous l'inverse l'un de l'autre, et, à priori, n'avaient pas vraiment de points communs. Ils avaient grandit dans deux mondes bien différents, et dans deux tribus aux idéologies bien partagées. Clio avait conscience qu'être une Kovarii ne lui donnait pas toujours une bonne image, notamment aux yeux des hommes, qui se sentaient vite intimidés par les valeurs qu'on lui avait transmit depuis sa naissance. Pourtant, loin d'être rebutée des hommes, la jeune femme en était surtout curieuse, et, en rencontrant Aedan, qui lui était diamétralement opposé, elle avait eu de quoi cultiver sa curiosité. Il fallait dire qu'il n'avait rien à voir avec les hommes qu'elle avait rencontré jusqu'à maintenant. Il était calme, et il ne parlait que très peu, mais il savait s'exprimer par bien d'autres moyens. Son regard, souvent sombre, cachait d'infinies fêlures, mais Clio le savait, elle le sentait : rien n'était irréparable. Même pas l'âme. Comme elle lui avait dit sur le ton de l'humour, il n'avait pas été un cadeau tous les jours. Leurs caractères, bien trop différents, avaient souvent fait des étincelles, et pourtant, la jeune femme savait au fond d'elle-même qu'elle n'aurait pas pu rêver d'un meilleur compagnon pendant ce voyage qui n'avait pas été de tout repos.
Ils en avaient connus des émotions pendant ces quelques mois. La colère, la fatigue, la déception, parfois même la tristesse ; rien ne les avaient épargnés. Malgré tout, cette aventure pleine de rebondissement avait permit à la Kovarii de découvrir une nouvelle part d'elle-même, une part qui avait soif de l'inconnu, qu'elle ne soupçonnait pas. Elle avait beaucoup appris ces derniers mois, sur elle-même, mais aussi sur les autres, et c'était en grande partie grâce à Aedan. Clio savait qu'elle venait de vivre l'expérience d'une vie. Qui savait si elle reviendrait un jour sur ce si beau continent ? Qui savait si elle le reverrait un jour ? Ce périple avait été long, et parfois très compliqué, mais à présent, avec du recul, elle n'en gardait que du bon, et savait qu'elle ne se souviendrait que du bonheur que cela lui avait apporté. Elle ne voulait se souvenir de rien d'autre que de ça. Que de lui.
Toi aussi tu vas me manquer. Ces quelques mots avaient suffit pour lui arracher un petit sourire, même si elle avait sentit son cœur se serrer. Je te promets d’être un peu plus ouvert aux autres. Enfin si ceux-ci ne sont pas des cons sans cervelle. En revanche, à ces mots, elle pouffa franchement. La petite brune connaissait l'aversion que Aedan portait à une bonne partie de la société. Elle savait tout de même, qu'elle avait réussi l'impossible en se faisant une petite place dans le cœur du jeune homme, et comprenait à quel point ceci était rare pour lui.
Clio ne pouvait pas s'empêcher d'avoir mal au cœur, en imaginant de nouveau le grand blond tout seul, une fois qu'elle serait monté sur ce bateau, et qu'elle aurait quitté l'île. Même si elle ne le comprenait pas, elle savait à quel point il aimait sa solitude. Cela n'empêchait en rien la Kovarii de trouver cela triste. Sous cette carapace de solitaire silencieux, elle avait découvert un homme extraordinaire, et la brune savait très bien que s'il s'ouvrait un peu aux autres, ceux-ci verraient la même chose qu'elle.
Doucement, il avait glissé ses doigts dans les boucles un peu folle de la jeune femme. Bien qu'un peu surprise par un geste aussi tendre, elle n'en montra rien. Elle n'eût même pas envie d'y réfléchir. Seul ce moment comptait. Ça va être tellement différent maintenant, a-t-il soupiré. Clio avait envie d’acquiescer. Peut-être le sentaient-ils tous les deux, que rien ne seraient plus jamais pareil après cette journée. Elle n'eût pas le temps de lui répondre, que, presque ironiquement, la voix de Calypso s'imposa à elle.Clio, on ne va plus tarder, avait-elle crié depuis le ponton près du bateau qui les ramènerait bientôt chez elle.

Comme si c'était un signe, Aedan lâcha sa mèche de cheveux pour s'accroupir par terre le temps d'un instant. Elle ne comprit pas de suite ce qu'il fabriquait, jusqu'à ce qu'elle aperçoive le violon, qu'il sortait à peine de son étui. La Kovarii se souvint de leur première rencontre. Il était en train de jouer de cet instrument, et elle en avait été tant intriguée qu'elle n'avait pas pu s'empêcher de s'approcher pour écouter silencieusement la mélodie qui s'en échappait. Tu te souviens ce jour-là, quand on s’est rencontré la première fois? Sur ce petit pont de bois où un musicien jouait du violon... Voilà une dernière mélodie avant le grand voyage, souffla le blond en se redressant. Elle ne put s'empêcher de sourire. Sourire, parce que, entre autre, elle n'avait pas envie de pleurer. Elle n'avait pas envie de rendre ces adieux larmoyants. Elle n'avait pas envie que ce soit là, le souvenir qu'il garderait d'elle.
Alors, comme par magie, il se mit à jouer l'air qui les avait fait se rencontrer pour la première fois ; la mélodie mélancolique qu'il jouait ce matin là, sur le ponton. Durant leur voyage, Aedan avait de nombreuses fois joué du violon, et Clio l'avait écouté presque religieusement à chaque fois, mais il n'avait jamais rejoué ce morceau. Elle avait beau l'avoir entendu des mois plus tôt, une seule et unique fois, elle pouvait le reconnaître parmi toutes les mélodies du monde. Cet air l'avait marqué presque aussi profondément que le garçon en train de le jouer. Elle adorait le voir faire du violon. Elle n'avait jamais vu cet instrument auparavant, et une part d'elle se voulait à croire que c'était le seul qu'il restait dans les vestiges de l'ancienne société qui avait aujourd'hui disparue. La Kovarii sentait, qu'il n'était jamais aussi heureux que lorsqu'il faisait de la musique, comme s'il était enfin lui-même. Et elle avait rarement été aussi heureuse qu'en l'entendant en jouer.
Quand il eût finit de jouer, le silence s'installa. Mais pas un silence gênant, que Clio se sentait souvent obliger de meubler. C'était un silence presque apaisant, comme Aedan en avait le secret. Bien-sûr que je m'en souviens, s'est-elle contenté de dire à voix basse, avant de sauter au cou du jeune homme, bien trop émue pour parler. Elle le serrait contre elle, sachant très bien que dans quelques instants, elle devrait s'en séparer pour rejoindre sa sœur aînée, et rejoindre son île natale. Son cœur se serra encore un peu plus à cette pensée. C'est à cet instant qu'elle s'en rendit compte. Elle n'avait pas envie de partir. Bien-sûr, elle rêvait de revoir ses amies, et le reste de sa tribu. Elle crevait d'envie de se balader de nouveau dans cette jungle qu'elle affectionnait tant. Mais pour rien au monde elle n'avait envie de partir loin de lui. Merci, murmura-t-elle. Merci pour tout. Les larmes lui montèrent aux yeux. Larmes qu'elle se força à ravaler immédiatement, se donnant l'ordre de ne pas pleurer jusqu'à ce qu'elle soit chez elle, là où était sa place, même si elle ne voulait pas l'admettre. Quand elle le lâcha finalement, pour rejoindre le bateau, elle planta de nouveaux ses grands yeux bleus dans ceux de Aedan. On se reverra. C'est promis, dit elle sûre d'elle, alors que rien ne pouvait le prévoir. Mais au fond d'elle, elle le savait, elle le sentait.


☾ anesidora


Spoiler:
 

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05/08/2016 AMNESIS ALIENOR + ANDREW + KARAH 1560 MAX RIEMELT AVATAR - LUX • SIGNA - ASTRA + EILYAM • GIF PROFIL - CASSINI + CLIO PÊCHEUR + MUSICIEN + NAVIGATEUR SOLITAIRE (CALUSA) 67
✣ The sea and the moon we meet ✣




- DON'T LEAVE. I DON'T WANT TO LOSE YOU -

Jamais il n'aurait pensé croiser quelqu'un comme elle, aussi pétillante et intelligente. Elle avait ce sourire et cette façon de vivre qu'Aedan comprenait de mieux en mieux même si, au fond, elle resterait toujours un grand mystère pour le marin solitaire. Clio souriait et cela se répercutait sur lui, lui qui s'ouvrait et parlait, chose qu'il n'avait pas fait depuis bien des années, depuis toutes ces disparitions qui l'avaient touché. Bizarrement, cela lui faisait du bien d'être de nouveau comme ça, d'être auprès de quelqu'un qui vous comprend et qui vous écoute. Il était resté longtemps enfermé dans sa bulle, seul Near avait pu y entrer sans s'y casser les ailes, mais les autres...c'était une autre histoire. Mais tout comme son ami, la jeune femme était parvenue à s'immiscer dans son cœur, dans son être et elle y resterait pendant encore bien des années. Cette idée ne l'effrayait pas, il aimait la savoir là, près de lui même si elle était loin. L'image de ce visage souriant serait pour toujours gravé dans sa mémoire. Il n'avait alors qu'une peur c'était de l'oublier, de ne plus la voir, qu'elle disparaisse dans les méandres et que, comme son père et Alec avant elle, elle ne revienne plus jamais. C'est cette idée qui le tétanisait de l'intérieur, qui l'empêchait d'exprimer ce qu'il ressentait au fond de lui. Il n'en avait jamais vraiment parler car il préférait tout simplement oublié ce passé et essayer d'avancer comme il pouvait, avec ce fardeau sur les épaules. Aedan pensait depuis tout ce temps qu'il était maudit et que jamais il ne pourrait aimer sans qu'un malheur n'arrive. Alors il ne s'exprimait pas là-dessus.

Les adieux étaient proches, bien trop proches. Les derniers échanges se font alors que lui voudrait continuer à parler pendant des heures, des jours et des mois. Le marin voyait déjà le bateau partir au loin, emportant Clio sur son île, auprès des siens, loin de lui et de son monde. Tendrement il vient toucher du bout des doigts les longs cheveux de la jeune femme et laisse échapper un sourire mélancolique empreint d'une certaine joie. Ce geste fit ressortir toute la douceur qu'il avait en lui, tout cet amour qui avait à l'égard de la jeune femme. Les inconnus, il préférait les éviter mais elle, il était heureux de l'avoir accepté, de l'avoir accompagné dans cette folle aventure qui se terminait aujourd'hui. Alors que la voix de Calypso s'élève au loin, le marin sorti son violon et commença à jouer cette mélodie qui lui rappelait ce jour où ils s'étaient rencontrés pour la première fois. Loin de tout, c'était un time-lapse qui les menait à l'inévitable.

Quand il eut fini, le silence se posa délicatement entre eux. Elle se mit à parler avec douceur puis se jeta au cou du marin qui ne s'attendait pas à ce geste de sa part. D'abord surpris, il ne fit rien. Puis doucement il vint resserrer ses bras derrière le dos de la jeune femme et consolider leur étreinte. Il sentit son odeur, il toucha de sa joue ses cheveux et regarda son visage une dernière fois quand ils se séparèrent. Elle avait les larmes aux yeux, lui les avaient dans le cœur.

- On se reverra. C'est promis.

Oui. Ils se reverront. Il gardait en tête cette phrase qui voulait tout dire. Aedan ne voulait pas la laisser partir, il aurait voulu l’accompagner ou que celle-ci reste à ses côtés. Mais ils étaient de deux mondes différents et son village avait besoin d’elle autant que lui du sien. Les yeux dans les yeux il la regarda une toute dernière fois avant de la voir partir au loin, rejoindre ce bateau qui la fit disparaître à l’horizon tandis qu’une larme roulait sur la joue du marin redevenu solitaire.

- Oui, on se reverra.

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