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˜˜˜˜˜˜truth is like the sun (sibylle)
maybe life should be about more than just surviving


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Sujet: truth is like the sun (sibylle)
Mer 31 Jan - 19:44



Truth is like the sun. You can shut it out for a time, but it ain't goin' away.

Le ciel se pare de son plus bel apparat pour laisser mourir l’astre du jour. Ocres, les nuages font écho aux couleurs chaleureuses de la cité de feu. Le spectacle apaisant ne sait pourtant divertir la brune au regard inquiet. Ses doigts perdus dans sa longue tignasse arrachent avec une hargne étonnante quelques mèches innocentes. Tic nerveux dont elle a hérité d’une adolescence tourmentée. La brise hivernale vient caresser le visage de la quarantenaire, libérant par la même occasion sa chevelure de ses doigts à l’allure de bourreaux. Les yeux mi-clos, elle laisse échapper un soupire de lassitude avant de tourner le dos à ce paysage trop souvent observé. Hawa ne prend même pas la peine d’attendre l’arrivée de sa complice d’antan, la Lune. Cela n’a plus d’intérêt. Si autrefois la Lune savait éclairer le chemin à celui qui venait réchauffer les nuits de la Rahjak, aujourd’hui, elle semble être dénuée d’utilité. Simple astre morne, froid. Aussi froid que le coeur mutilé de la bourgeoise désabusée. Le pieux, Hawa se l’est enfoncée toute seule dans le coeur. Juge toute puissante, elle a même prononcé sa propre condamnation. Sentence terrible qui l’isole toujours plus de ceux qui ont un jour su réchauffer son âme. Tant pis. La solitude, elle s’en est fait une amie - la plus fidèle de toutes. Et c’est dans les bras de cette amie qu’elle compte noyer son chagrin lorsque ses erreurs seront rectifiées, supprimées, définitivement effacées. Assise sur le bord de son lit vide, la Rahjak tarde à se coucher. Le coeur attend toujours l’amant, tandis que la raison ne parvient pas à faire taire les inlassables questionnements. Hantée par un dilemme égoïste, la quarantenaire ne sait quoi faire. Comme toujours, Hawa reste passive… Mais cette fois-ci, la passivité est une décision lourde de conséquences.

Ses mains se rejoignent à la naissance de ce ventre légèrement arrondit. Un sourire discret transparait sur les lèvres sèches de la pécheresse -un instant, avant qu’il ne s’évanouisse. Infime moment de bonheur dans un océan de doutes. L’âme au bord du naufrage, la Rahjak s’empare d’un peignoir avant de se laisser errer sans but dans les couloirs de cette demeure trop grande. Elle flâne, elle plane, les yeux embrumés par des larmes qui ne veulent pas couler. La maison semble vide et lorsqu’un bruit l’interpèle, c’est sans doute aucun qu’elle se met à balayer du regard la pièce, cherchant la présence d’un des chats à moitié sauvages qui hantent parfois la maison. La cour en est d’ailleurs infestée et Hawa se plait à cultiver leur présence, nourrissant ces pauvres bêtes pour qui elle éprouve une fascination inexplicable.

Du revers de la main, la Rahjak essuie ses yeux humides avant de s’accroupir pour se mettre à la hauteur de l’animal encore invisible. Toujours invisible. Second bruit. L’animal est dans la pièce voisine. À pas feutrés, elle s’approche de l’endroit avant d’y apercevoir une lumière artificielle. Son sang ne fait qu’un tour. Elle le croyait absent. Il est toujours absent. Mari pitoyable, homme abruti par le pouvoir qu’un cadet n’aurait jamais dû posséder, il passe habituellement chacune de ses nuits à combler ses frustrations dans le bordel voisin. Rabattant les pans de son peignoir sur son ventre naissant, la brune curieuse malgré tout, s’approche doucement de celui qu’elle pense être son mari. À peine est-elle entrée dans la pièce, qu’elle réalise que la silhouette ne peut lui appartenir ; trop fine, trop féminine… Les sourcils froncés, le regard cherchant à transpercer la pénombre, il lui faut s’approcher encore un peu pour reconnaître l’individu. «  Tu n’es pas sensée être avec les autres, dans votre chambre ?  » Si le ton semble autoritaire, peut-être même orgueilleux, Hawa a pourtant toujours su faire preuve d’un respect fragile envers les esclaves de son mari. Hawa ne méprise pas particulièrement ceux qui la servent, certains diront pourtant qu’elle se comporte avec plus de bienveillance auprès des chats errants qu’elle nourrit. C’est certainement vrai. Alors qu’elle s’apprêtait à raccompagner la jeune esclave, un détail ne manqua pas d’attirer son attention. Un livre ouvert, déposé au bord d’un meuble. Sans un mot, la bourgeoise se contente de toiser l’esclave dissidente avant de refermer le livre et de lui trouver une place adéquate auprès des autres ouvrages que son mari possède, mais qu'il n’ouvre jamais. La langue d’Hawa cherche à se délier avant que sa propriétaire ne l’en empêche. Inutile, la conclusion est faite, pas besoin de confirmation. Cette esclave a reçu une éducation et peut-être même une meilleure éducation qu’elle-même. Six mois de cohabitation ont permis à la bourgeoise de repérer un parlé inhabituel et des manières spécifiques qui se marient bien difficilement avec le statut d’esclave. « Mon mari t’a achetée où déjà ? »

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Sujet: Re: truth is like the sun (sibylle)
Dim 4 Mar - 16:36

Un poison. Lent. Qui coule entre ses veines. Qui la nourrit. La drogue. Parfois, l’anesthésie. Qui a pris trop de place. Qui lui dicte le moindre de ses mouvements, parfois, de ses actes. Qui l’empêche de dormir. Qui la laisse souvent en alerte, méfiance gangrénée par le poids des années. Il n’est palpable par nulle autre qu’elle. Personne ne peut le comprendre s’il n’a pas été un jour confronté à cette sensation. Ce besoin. Cette thérapie pour amoindrir la colère. Car au fond il n’y a que cela qui coule entre ses veines. Haine viscérale, noirceur dans son âme. Envers eux. Envers ceux qui ne méritent rien d’autre que le fruit de sa colère.
Cette folie n’aura de fin qu’à son accomplissement final. Il n’y aura ni pause, ni répit avant. Il n’en sera pas autrement. Sa ligne de conduite se formalise en ce sens, aveuglée par ce qui la hante depuis tant de temps que lui-même a changé ne s’y retrouve plus vraiment. 10, 20 ou 30 années ne feront pas de différence : quand la vengeance s’infiltre sournoisement dans vos veines, c’est un liquide vital qui prend place et n’aura de cesse qu’une fois l’ire satisfaite.

Raison pour laquelle elle a rejoint cette maison plutôt que de se lancer à son propre compte dans la gestion d’une boutique de la vie. Ce n’est pas pire qu’un autre endroit : le gite, le couvert et un revenu pour mettre de côté, puisqu’elle n’est pas une propriété. Une sorte de contrat négocié avec le maître de maison qui n’a pas reconnu l’adolescente dont il a participé à la destruction de la famille quelques années plus tôt : une indifférence royale. Une preuve supplémentaire à la lourde charge du dossier qu’il traine à sa suite ; détruire ne lui pose aucun problème de conscience, c’est en tous cas l’image qu’il dévoile aux yeux de tous.
Sous les mois qui se sont écoulés, dans cette grande maison dont Sibylle connait le moindre coin de mémoire, les habitudes se sont tissées sur une immense toile d’araignée mentale : Quelle heure, quel jour, à quel endroit, avec qui. Si prévisible qu’elle s’amusait à parier le prochain rendez-vous, vérifiant l’efficacité de son algorithme mental.

Il n’est pas dans son bureau, pas avant ce soir, tard. D’ailleurs il n’y travaille pas toujours. Dissipant ses pensées, elle se concentre à nouveau sur ce qui l’anime, sur l’objectif qui l’accompagne dans ce bureau où elle est entrée sans prévenir. A cette heure de la journée, elle n’avait rien à faire ici, rien qui soit justifié, bien que les excuses soient toujours de mise : on trouve toujours de quoi s’excuser, surtout quand on est en tort et qu’on le sait. Occupée sur les détails de son plan en cours d’élaboration, elle n’avait pas pensé qu’elle tomberait sur elle. Il n’y eu pourtant pas l’ombre d’une exclamation sur son corps, Sibylle maîtrisant le moindre de ses faits et gestes dans de pareilles circonstances : tricher et mentir demandent une acuité exacerbée à celui qui ne souhaitent pas se faire attraper. Calmement, elle se tourne en direction de la maîtresse de maison pour lui répondre. Visiblement, elle semble ignorer les affaires de son mari, ou du moins ne pas s’y intéresser.

« Non »

Provocante ? Simplement objective. Ce n’est plus une esclave. Ce n’est que de sa propre volonté qu’elle est ici. Rien ne l’empêche de partir du jour au lendemain. Ce qu’elle ne fera pas tant que son dessein ne sera accompli. Mais sa propriétaire, elle, n’en sait strictement rien. Petit vermisseau du lion endormi, avec lequel il s’amuse volontiers. En somme, pas bien dangereuse, mais plus intelligente qu’elle ne le laisse montrer. Perfide, certainement pas. Manipulatrice quand il est question d’obtenir quelque chose, peut-être bien. Les occupations de Sibylle l’ont occupée à autre chose que la psychologie de sa maîtresse. Tant qu’elle ne devient pas un frein à l’élaboration de son plan, tout ira bien.

« Il m’a embauchée, je n’ai pas été achetée. »

Un pouvoir. Le seul qu’il lui reste : le prix de sa liberté. Personne n’aurait les moyens de se l’approprier, car il a une valeur inestimable. C’est d’ailleurs pour la légitimité et la survie de celui-ci qu’elle se trouve ici. Pour ne plus jamais craindre de la perdre.

« Vous devriez vous intéresser aux affaires de votre époux. »

Elle ne devrait pas se permettre une remarque aussi frontale. Les domestiques ne se le permettraient. Sibylle n’en est pas vraiment un, elle aussi est née comme elle, et ne l’a jamais oublié. Et la voir à une place aussi dominante dans la maisonnée sans tirer profit du pouvoir qu’elle en a, cela l’agace. Beaucoup.

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Sujet: Re: truth is like the sun (sibylle)
Dim 15 Avr - 19:59

RP archivé suite à la suppression de Hawa

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Sujet: Re: truth is like the sun (sibylle)

 

truth is like the sun (sibylle)

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