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˜˜˜˜˜˜I can't be strong all the time [Murphy]
maybe life should be about more than just surviving


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01/11/2015 Glacy 1612 Brett Dalton shiya (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 166
- Whatever it takes -


Sujet: I can't be strong all the time [Murphy]
Sam 27 Jan - 18:41


Le jour qui succédait à la nuit. La nuit qui succédait au jour. Jamais de changement. Toujours ce même perpétuel mouvement. Un aller-retour. Comme le tic-tac d'une horloge. Pourtant chaque jour était différent. L'impossibilité de définir quel jour il était précisément autant que je pouvais tenter de compter tenir le compte. Bien plus à l'aise pour me repérer dans les heures grâce au soleil. Non pas que la notion de temps avait une grande importance sur terre. Au fond la notion de temps n'en n'avait jamais eu sauf pour chronométrer chaque minute de notre vie. Cette volonté de ne pas en gaspiller une seconde comme si c'était une bouffe d'oxygène. Comme si une pépite d'or avait été trouvée, qu'il fallait conserver précieusement. Un trésor. Bien que nombre des trésors recherchés se retrouvait souvent dans les éclats des rires, dans des souvenirs que trop heureux. Chaque jour qui ne pouvait être similaire à celui précédent. Il y avait toujours un petit détail qui changeait. Un événement qui se produisait même si on ne l'avait souhaité. Le carrousel de la vie qui continuait de tourner imperturbablement. Personne ne pouvait l'arrêter. Autant qu'on ne pouvait éviter que le tic-tac de l'horloge continue de résonner. Il n'y avait rien à faire pour l'éviter. Et si certains mouraient, d'autres prenaient leur premier souffle. Un nouveau cycle qui continuait. Et toujours si peu de réponses à mes questions. Il n'y avait rien, rien que le vide ou des tentatives parfois vaines de le combler, de retrouver des sensations perdues. Ne sachant si la partie était encore gagnée. Parfois l'impression que le combat était toujours aussi vain, qu'on se battait pour du vent ou qu'on courrait juste après des chimères. La difficulté de toujours trouver cette lumière parmi les ténèbres. La difficulté de trouver le soleil qui se cachait derrière les nuages. Mais au final, c'était ce qui était fait. Peu importait l'heure et le jour, on n'en venait qu'à se relever. A croire qu'autant que l'espèce humaine était douée pour se tuer elle-même, autant elle était douée pour survivre.

Et mon regard qui ne pouvait que se détourner des étoiles. Le même spectacle imperturbable. Le seul qui ne semblait réellement changer. Pas de nouvelles teintes dans le paysage. Juste des étoiles qui étaient là toujours d'une manière ou d'autre, visibles ou non. Et toujours cette habitude de les retrouver même si pour ainsi dire j'étais toujours aussi incapable d'en nommer les constellations. Non pas que cela comptait réellement à mes yeux alors que le spectacle de la voûte céleste me suffisait, comme à chaque fois que je me retrouvais à l'extérieur de la chaleur du foyer, à marcher en silence ou juste là à contempler le ciel étoilé. Toujours ce même sommeil qui me désertait en qui en gagnait d'autres, même quand je n'étais de garde. Préférant parfois à vrai dire rester dehors la nuit et être de fonction que devoir me retourner sur le lit de campement. Comme s'il était plus facile de trouver le sommeil le jour ou quand j'étais totalement épuisé que la nuit. Et cette fois-ci debout de nouveau.

Un regard qui se détournait du ciel pour se poser sur le groupe de gardes un peu loin. Là, continuant de veiller dans l'ombre et ne pouvant que me diriger vers les cuisines silencieusement. Me repérant facilement alors que si je n'étais de la tâche, il ne restait pas moins que j'avais déjà pu mettre la main à la pâte comme n'importe qui. Et une nécessité que plus importante après que la tempête ait fait surface. Le campement qui n'avait toutefois pas été le plus touché ou qui ne s'était retrouvé dans l'oeil du cyclone même si des pierres étaient tombées, que la boue s'était écoulée le long du campement. Un campement qui avait toutefois repris une certaine forme. Et ne pouvant que ressortit du bâtiment consolidé emportant avec moi les boissons chaudes que j'avais préparé. Me dirigeant rapidement vers les gardes les plus proches bien que la personne que je recherchais n'était pas parmi eux. Une discussion qui ne pouvait que se dérouler. Des mots échangés, des renseignements trouvés avant que je n'en vienne qu'à me mettre en mouvement de nouveau. Que bien heureux de dégourdir mes jambes pour ne ressentir le froid. Et m'éloignant un peu plus de l'entrée du campement dans la direction indiquée pour finalement apercevoir la silhouette bel et bien recherchée. Immobile. En faction. Ce qui n'était toutefois mon cas, du moins pas pour cette nuit. M'approchant silencieusement bien qu'en n'en venant qu'à faire craquer des brindilles exprès pour qu'elle puisse me repérer facilement. Voulant autant éviter qu'elle ne puisse croire que je sois une potentielle menace. Ce qui n'était le cas même si notre relation était toute sauf des plus simples dernièrement. Et n'en venant qu'à m'approcher d'elle un peu plus, non sans garder une certaine distance par précaution. Toujours peut être ce bref instant d'hésitation alors qu'il était difficile de savoir sur quel pied danser même maintenant. Ce que je ne pouvais qu'arrêter de faire toutefois pour faire un pas de plus dans sa direction avant de lui tendre la boisson chaude. Me rappelant qu'elle avait toujours détesté ces nuits-ci où le froid prenait. « Tiens, je pensais que tu en aurais besoin. »

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06/12/2015 Lux Aeterna 31704 Sophia Bush AVENGEDINCHAINS de mon ♥ (vava) ; Oreste (image profil); Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 134


Sujet: Re: I can't be strong all the time [Murphy]
Mar 30 Jan - 23:19



❝ I can't be strong all the time ❞
Murphy Cavendish & Chris Wilson
(27 janvier 2118)


La voix de Thaïs raisonnait encore dans son crâne, parfois. Elle n'avait pas besoin de la chercher pour la trouver. Elle glissait quelques mots dans le silence des nuits trop longues. Elle riait de ce qui faisait sourire Murphy. Elle n'avait plus vraiment quitté le village odysséen depuis que ses amis l'y avaient emmenée, portés par l'espoir vain que les médecins ici seraient mieux équipés. Elle n'avait plus vraiment quitté l'épaule de Murphy depuis que celle-ci l'avait vu s'éteindre, dans un de ces lits qui porteraient toujours la marque d'une vie disparue. Mais le monde continuait de tourner; les jours continuaient de laisser place à de trop longues nuits desquelles le sommeil restait le grand absent. Elle n'avait personne à blâmer pour cette perte. Elle se demandait parfois si elle aurait pu faire les choses différemment, être avec elle au moment où le cyclone avait décidé de la lier de la pire des façons à cet objet, courir plus vite pour prévenir Nadja. Elle pleurait la mort de la jeune fille avec une pointe de lassitude, comme si elle ne faisait plus qu'attendre la prochaine victime de ce monde. On lui offrait des amitiés et des relations qu'on lui reprenait aussitôt. Un an pour connaître quelqu'un comme Thaïs, c'était bien insuffisant. Elle se demandait tout ce qu'elle lui avait caché, tout ce qu'elle aurait encore pu découvrir d'elle. Elle pensait à tous les bouquins entassés dans sa tente, là-bas, qui attendaient une propriétaire qui ne reviendrait jamais. La vie continuait, mais un poids supplémentaire contribuait à l'ancrer au sol avec une force nouvelle. Elle se demandait de plus en plus souvent à quoi bon continuer tout ça, puisque même ceux qui auraient pu changer le monde pour le meilleur n'en voyait pas le lendemain, de ce monde. Alors, toutes ces idées, elle les avait laissées de côté. Elle avançait pas à pas, se souvenait de ce que sa mère lui répétait lorsque l'avenir lui semblait sombre, morose ou trop compliqué à appréhender. A chaque jour suffit sa peine.

L'hiver, par contre, ne paraissait pas encore prêt à tirer sa révérence. Il semblait à Murphy qu'il durait depuis une éternité. Elle avait oublié l'agréable douceur des rayons solaires au printemps, le parfum de la nature qui se réveillait progressivement, sortait de sa torpeur glacée. Elle avait oublié les sentiments qui la traversaient entière lorsqu'elle se sentait à sa place, lorsqu'elle se sentait appartenir au monde, désirée par lui. Elle avançait à une cadence lassée, n'osait plus réellement se retourner vers un passé qui ne faisait qu'humidifier ses iris tristes. Elle enchaînait les patrouilles et les gardes avec une détermination dont elle cherchait encore le moteur. Pour une raison qui lui restait totalement inconnue, elle s'accrochait désespérément à l'idée de revoir le printemps. Elle y liait une renaissance et un espoir qui lui paraissaient capables de la libérer de tout ce qui la retenait. Mais avant de le voir réapparaître, il fallait traverser l'hiver, et là résidait tout le défi qu'elle relevait pas après pas, jour après jour.

Antarès devait dormir auprès de Tennessee. C'était là qu'elle l'avait laissé, et c'était là qu'elle le souhaitait. La nuit était tombée à une heure qui paraissait encore irraisonnable et ridicule, mais c'était ainsi que le voulaient les lois de la physique. Les gardes se relevaient, les habitants du village se retrouvaient pour manger. Les heureux élus chargés de la surveillance des lieux restaient dans le froid, s'accrochaient à l'idée d'un peu de chaleur plus tard dans la nuit. Murphy détestait ces tâches. Elle détestait rester fixe, trouvait impossible de demeurer vive dans une situation qui poussait à l'ennui. Mais plus que rester immobile, elle détestait rester immobile dans le froid, se sentir coupable de son manque de vigilance qui croissait au fur à mesure que l'ennui prenait le pas sur le reste. Elle se forçait à faire quelques pas lorsqu'elle le pensait nécessaire; ça réveillait l'esprit autant que ça irriguait les membres gelés. Mais dans la nuit on n'entendait que les pas des collègues au loin, quelques mots ou rires de temps en temps, et ne demeurait que le noir et le silence. Chaque minute ressemblait à celle qui l'avait précédée et celle qui allait la suivre. Murphy soupirait lourdement, se donnait bonne conscience en scrutant de toute sa concentration les formes obscures qui bordaient la palissade. Du haut de sa tour de guet, elle avait une vue privilégiée sur les alentours, pouvait voir les lueurs du grand feu de camp au centre du village. Elle enviait la chaleur qui devait en émaner et enfonçait un peu plus son bonnet à chaque fois que son regard le croisait. Elle avait posé son arc dans un coin de la petite tourelle mais les flèches étaient accrochées dans son dos, comme pour lui rappeler constamment qu'il fallait qu'elle demeure vigilante. Elle n'avait jamais eu à regretter son ennui pendant ses nuits de garde, mais elle savait qu'il suffisait d'une fois pour que tout bascule, et elle ne voulait pas connaître ce regret-là. Elle utilisait toutes les armes à sa disposition pour ne pas se laisser happer par la fatigue.

Il pouvait être une heure ou trois heures du matin, Murphy n'était plus très sûre. Elle attendait qu'on vienne la libérer de cette garde qui n'en finissait plus. Une fois les derniers habitants partis se coucher, il ne demeurait plus que ceux contraints à rester éveillés pour permettre aux autres de dormir, et chaque heure ressemblait à la suivante jusqu'à ce que le monde s'éveille à nouveau. Elle se pencha au-dessus de la petite palissade de la tour, du côté intérieur, en entendant la neige craquer sous des pas et soupira sans s'en cacher en reconnaissant la silhouette qui la rejoignait. Elle retourna se poster du côté extérieur et s'accouder au garde-corps en attendant qu'il arrive en haut de la petite tour. La voix de Chris s'éleva dans les airs glacés, confirmant ses premiers soupçons. Elle ne lui accorda d'abord qu'un bref coup d'oeil, feignant un intérêt soudain pour l'extérieur du camp, et, après s'être offert quelques secondes, se retourna, s'appuyant à la balustrade. « Tu l'as empoisonné ? » demanda-t-elle en désignant le gobelet d'un mouvement du menton mais d'un air peu convaincu, qui tendrait presque à laisser entendre qu'elle était lassée de ses propres remarques. « T'es pas de garde, cette nuit ? »

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01/11/2015 Glacy 1612 Brett Dalton shiya (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 166
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Sujet: Re: I can't be strong all the time [Murphy]
Mer 31 Jan - 13:45


Un bref coup d'oeil. Tout ce que j'ai eu droit. Et ne pouvant que faire comme si de rien n'était, comme si je ne l'avais pas vu se désintéresser subitement de mon arrivée alors que je n'avais fait qu'un pas vers elle. Tout qui indiquait que je n'étais pas le bienvenue. Non pas que j'avais fait de même avant, non pas que j'avais autant repousser des personnes. Le revers de la pièce de monnaie même si j'avais cru que des progrès auraient pu être faits. Visiblement une erreur ou la jeune femme qui était juste rancunière, particulièrement. Ce que je savais déjà toutefois avant. Non pas que le détail avait réellement compter quand j'avais pris cette décision. Et la discussion au sein du bunker n'avait rien fait pour arranger les choses. S'il me semblait que Devos avait été lui parlé, il ne restait pas moins que je ne lui avais pas demandé comment cela s'était passé. Son visage suffisament expressif pour répondre à ma question. Une tâche difficile, celle de regagner sa confiance. Que conscient qu'il paraissait impossible de pouvoir revenir sur ce qui s'était passé. Que conscient qu'il était sans doute impossible de créer le lien que nous avons. Un lien qui s'était un peu créé par hasard. Si je la connaissais, sachant qu'elle était la meilleure amie de Faust, il ne restait pas moins que nous ne nous étions jamais réellement parlés avant que l'odyssée s'écrase sur terre. Et maintenant il semblerait que cette relation revenait à son point de départ, ou qu'il semblait difficile de croire qu'il était possible de recréer quelque chose sur ces ruines. Non pas que je ne voulais pas tenter. Cette pointe d'espoir qui était finalement de retour. Plus décidé à voire le verre à moitié vide, préférant désormais de nouveau voir le verre à moitié plein. Et tentant de le faire alors qu'elle ne m'avait toujours pas tué. Ne pouvant que me demander si elle le voulait, sans doute que si elle en avait la possibilité, peut être que l'idée se serait immiscé dans son esprit et qu'elle aurait réalisé ce plan. Une question. Mais par ailleurs, elle ne m'avait pas non plus repoussé ou giflé, elle m'avait juste accordé un bref regard avant de s'en désintéresser. N'ayant besoin de plus pour prendre ce geste de sa part comme une invitation silencieuse pour m'avancer. Se retournant finalement alors que je lui tendais le gobelet. « Tu l'as empoisonné ? » « Non, je ne suis pas vicieux à ce point. Et puis le poison n'est-il pas l'arme des faibles, à moins que ce soit celui des femmes, je ne sais plus.. » Ce qui me semblait être le cas, bien qu'il y avait cet bref instant d'hésitation où je ne pouvais que chercher à me rappeler quelle était la phrase exacte. Non pas que cela importait. « Est-ce que tu veux que je boive dedans en premier pour apaiser tes craintes ? » Une question, tentant d'empêcher la petite pointe de moquerie qui allait avec. Que conscient qu'il y avait autant de possible que chaque remarque devienne une arme que je me planterai moi-même dans le coeur. Ce que je ne comptais faire même s'il semblait qu'un peu compliqué d'oublier les pointes de sarcasme, de moquerie alors que c'était légèrement ridicule. Ne comptant pas la tuer. Ne m'étant sans doute aucun doute pas donné tout ce mal pour la tuer, mais la méfiance était là. Tout comme elle avait existé avant. Et une barrière que j'allais tenter d'abaisser, si je le pouvais.

« T'es pas de garde, cette nuit ? » « Non. » Et ne pouvant que me déplacer pour m'appuyer la balustrade contre son tour non sans lui donner le gobelet un peu de force. Si elle ne voulait le boire, elle pouvait toujours se réchauffer les mains avec. La possibilité de préciser que non, je n'étais pas de garde, ayant fini avant, que j'allais toutefois reprendre dans quelques heures. Mais je ne précisais pas cette information, de même que je ne lui précisais pas que le sommeil n'était pas au rendez-vous. Qu'un rendez-vous de plus avec le ciel étoilé et mes pensées. Bien que cette fois, il n'y avait personne pour se tenir à mes côtés alors que Mila semblait avoir trouvé le sommeil. Ce qui était sans doute mieux alors qu'elle méritait de trouver la paix. Chacun le méritant. Seulement, le vide ne se produirait pas ce soir. Peut-être demain soir mais en attendant je restais éveillé. Et ne pouvant que lever le gobelet pour en prendre une gorgée. Ayant presque pu trinquer avec elle, mais là encore je ne l'avais fait. Comme si je préférai apprécier le silence qui résonnait alors que j'observais la voûte céleste. Comme si je préférai apprécier ces quelques minutes de répit avant que la conversation ne soit réellement lancée, avant que je ne vienne prendre la parole ou elle à son tour. Et que lui dire, que ce n'était pas pour lui parler que j'étais venu, simplement parce que je me rappelais qu'elle détestait ces nuits-là, que j'avais juste agi instinctivement pour lui apporter une boisson chaude. Sans doute un peu léger comme raison, bien que ce n'était pas moins la vérité. Non pas que cela ne voulait pas dire que je n'avais pas de sujets à discuter avec elle. Mais à cet instant, je préférai juste prétendre que tout était comme avant. Du moins, c'était l'impression que j'avais pendant un bref instant si l'on pouvait faire abstraction du reste. Comme cette fois où je m'étais retrouvé à venir la voir, lui apportant une boisson chaude avant de me tenir à ses côtés pendant un moment. Le silence suffisant. Manquant ces moments-là avec elle.


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06/12/2015 Lux Aeterna 31704 Sophia Bush AVENGEDINCHAINS de mon ♥ (vava) ; Oreste (image profil); Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 134


Sujet: Re: I can't be strong all the time [Murphy]
Jeu 1 Fév - 1:11



❝ I can't be strong all the time ❞
Murphy Cavendish & Chris Wilson
(27 janvier 2118)


La rudesse récente du monde avec elle était venue avec une pointe de nostalgie nouvelle, qui semblait peu à peu transformer les anciens réflexes de Murphy. On ne bâtissait jamais rien sur la rancoeur et elle en avait toujours eu conscience, mais ce rappel à la mort et à la vie venait avec tous les regrets de ce qui ne pourrait jamais arriver. Il ramenait de la façon la plus concrète à la simplicité, à ce qui comptait, à ce qui devrait compter. Elle n'oubliait pas le passé, elle n'oubliait pas tout ce qui l'avait torturé pendant des mois, tout ce qui la torturait encore. Mais la douleur l'avait lassée de ce qui était désespéré. Ne comptait plus à nouveau que ce qui valait la peine d'être défendu, ce qui valait la peine que l'on se batte. Elle attendait février avec crainte, en avait fait son ultime objectif. Après février se reconstruirait un tout autre avenir où elle ne serait plus porteuse de la nouvelle mais en deviendrait réceptrice à part entière. Et après février s’installerait progressivement un printemps dont elle attendait plus que le raisonnable. En attendant, pas après pas, elle encaisserait ce qui aurait à l'être, accepterait ce qui devait l'être.

Et dans ce qu'elle devait gérer, elle n'aurait jamais deviné trouver Chris. Elle avait tiré un trait sur lui depuis bien longtemps. Elle aurait dû comprendre aux premiers signes que rien ne serait plus jamais comme avant, mais elle s'était obstinée un peu trop longtemps. Elle n'avait pas voulu croire aussi facilement qu'on puisse lui refuser une place à ses côtés, même quand on subissait les pires épreuves que pouvait imposer la vie. La chute en avait été d'autant plus vertigineuse. Chacun des gestes du garde avait nourri la haine qu'elle éprouvait à son égard depuis qu'elle s'était fait une raison. Sa stupidité avait atteint son paroxysme lorsqu'il avait défendu Devos et tout s'était brisé soudainement; le moindre espoir de le voir revenir dans sa vie s'était évanoui en même temps que les dernières traces de respect qu'elle avait pour lui. Elle se demandait maintenant comme elle avait pu supporter de lui tout ce qu'elle avait supporté. Elle se rappelait avec regret des remarques que Richard avait pu lui faire, lui qui n'avait jamais compris ce qu'elle pouvait lui trouver. Elle non plus ne comprenait pas la Murphy qui s'était attachée à Chris. Les protections abaissées par un deuil commun, sans doute. Avait-il seulement été toujours aussi stupide ? Il lui arrivait parfois de penser que non, que leur amitié avait été sincère et réelle, et puis lui revenait en mémoire toutes les raisons qui l'avaient poussé, lui, à se rapprocher d'elle. Depuis le début, il n'avait eu aucun honneur. Depuis le début, il n'avait eu aucun respect pour elle.

Mais si elle devait réapprendre à vivre avec, alors qu'il en soit ainsi. Il ne lui inspirait plus que de l'indifférence, de toute façon. Il ne méritait plus ni sa haine ni le moindre signe de son intérêt. Il avait perdu ce privilège au moment où il avait laissé entendre que son avis importait peu et qu'elle était une gamine capricieuse. Qu'il la rejoigne en haut de la tour de guet qu'elle habitait pour la nuit ne lui faisait plus guère ni chaud ni froid. Elle attendrait qu'il comprenne de lui-même qu'il n'était pas le bienvenue ici. Elle accepterait quelques quelques banalités si c'était ce qu'il voulait. Elle n'accepterait pas davantage. Elle était armée, désormais; elle n'avait plus ni la force ni le courage d'opposer à sa stupidité des arguments qu'il ne prendrait pas la peine d'écouter, elle n'avait plus l'envie de lui faire entendre raison.

La question fut accompagnée d'un rire jaune et d'un haussement de sourcils qui exprimait déjà tout le découragement de Murphy. Si ça ne lui avait pas coûté le peu d'énergie que la nuit avait laissé, elle se serait sans doute montrée davantage inquisitrice. Mais à dire vrai, elle se moquait bien de la présence de Chris en ces lieux et des raisons qui l'avaient mené jusqu'ici. Elle savait reconnaître une cause désespérée lorsqu'elle en voyait une. C'est un rire grinçant qui répondit à Chris. « Les faibles et les femmes, du pareil au même, non ? » ironisa-t-elle, amère, sans quitter du regard le domaine extérieur du village, celui qui était isolé de leur lieu de vie par de hautes palissades qu'ils protégeaient jour et nuit. Chris n'avait pas perdu de ce truc qui l'agaçait dès qu'il prenait la parole; de la stupidité ou de la maladresse, elle n'était plus réellement sûre de ce dont il s'agissait. La vraie différence, dorénavant, c'était qu'elle s'en moquait bien. Qu'il confonde les faibles ou les femmes, qu'il les lie les uns aux autres avec tant d'aisance si ça lui chantait. « Non merci », lâcha-t-elle en levant la tête vers lui avec un sourire fugace qui prédisait déjà de la teneur du reste de sa réplique, « t'es sûrement porteur de toutes les souches de l'herpès et je suis pas aussi accueillante. » Le regard plissé par son manque de clémence, elle attrapa le gobelet qu'il lui tendait et le posa sur le rebord de la rambarde de bois, à côté de son coude. « Merci », lâcha-t-elle dans un soupir en reportant toute sa concentration sur la surveillance, qui restait, la présence de Chris ne suffisait pas à le lui faire oublier, sa mission dont elle était responsable cette nuit.

Non, il n'était pas de garde ce soir. Elle en voulut une seconde à Richard de l'avoir épargné au moins cette nuit-là, mais ne pût se résoudre à lui en tenir rigueur plus longtemps. Richard faisait son travail, voilà tout. Il avait réussi à la faire échapper à bien des gardes de nuit elle-même; elle se considérait déjà bien privilégiée pour en demander davantage de son ami barbu. « Du coup tu te fais chier au point de venir faire chier les autres, c'est ça ? » demanda-t-elle peu aimablement sans plus aucune de cette bestialité qui avait caractérisé l'amie blessée. Elle n'était plus ni son amie, ni blessée.

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Sujet: Re: I can't be strong all the time [Murphy]
Jeu 1 Fév - 8:00



« Les faibles et les femmes, du pareil au même, non ? » Et levant les yeux au ciel aussitôt. « Tu sais que je déteste quand tu fais cela, quand tu mets des mots dans ma bouche que je n'ai pas dit ou que je ne pense pas. Même si on a nos différents, je pensais que tu savais au moins que je n'ai jamais assimilé des femmes à des faibles. Et ce n'est pas comme si je le ferai demain non plus. » Détestant réellement quand elle faisait cela. N'ayant jamais sous-estimé les femmes, ou pensait qu'elles étaient faibles, que fier quand une nouvelle intégrait les rangs du corps militaire. Loin de penser qu'elle n'avait pas leur place ou était incapable de faire les mêmes choses que les hommes ou de combattre, autant que j'avais pu taquiner Rachel sur ce point. Et que lors de ma rencontre avec Arméthyse, je n'avais pu que voir que ce fait était véridique. Froissé cette fois-ci car il était certain que cela ne serait jamais des mots que je prononcerai ou assimilé ensembles. Non pas que j'aurai pu m'attendre à autre chose alors que tous les moyens semblaient bons pour creuser un peu plus en large ce fossé. Non pas que j'allais compter la laisser faire.

« Non merci » Un gobelet reposé. Un geste que je m'étais attendu qu'elle aurait. « t'es sûrement porteur de toutes les souches de l'herpès et je suis pas aussi accueillante. » « Qu'un pas entre l'amour et la haine... » Ce qui n'était pas tant une question qu'une remarque. Ne parlant toutefois pas de cet amour fusionnel, si ce n'était fraternel à cet instant. « Tu peux pas me haïr pour toujours tu sais cela ? » Ou si c'était le cas, elle allait s'épuiser à la tâche. Espérant qu'elle ne le ferait pas même si elle avait été clair sur le fait que j'avais été rayé de sa carte. Non pas que je ne pouvais pas tenter le coup, autant que sa remarque avait rebondi. « Merci » « Pour ? » Et surpris car ce n'était pas un mot que je ne pensais pas entendre, presque à m'en demander la soudaine signification ou si ce n'était qu'ironie. Comme s'il était trop beau pour l'accepter en ne disant rien, en l'appréciant simplement.

« Du coup tu te fais chier au point de venir faire chier les autres, c'est ça ? » « A la base je ne comptais pas venir, et vu ton accueil il serait aussi tentant de repartir aussitôt, mais je pense que je vais rester un peu plus longtemps. » Et sincère alors qu'en effet, je ne comptais pas venir. Mais que conscient que partir était ce qu'elle demandait. Et ne comptant pas la rendre si heureuse en partant, alors qu'au contraire, je comptais bien rester et voir un peu plus où cela pourrait aller. Même s'il était certain que tout moment de sérénité allait s'effacer quand elle prendrait la parole, au moins elle aurait moins froid si elle s'énervait. Et qu'un sourire qui manquait de naître sur mon visage alors que je reprenais une gorgée.

« Tu n'en n'as pas marre qu'on se batte toujours. J'ai compris tu as pas aimé que je prenne le parti de Devos, que je te compare à une gamine capricieuse. Mais tu ne penses pas qu'il y a les mots qu'on dit dans une situation et ceux qu'on pense réellement à propos d'une personne ? Ou ce titre ne s'applique qu'à toi princesse ? » Des mots que j'avais dit dans le bunker. Un sujet que j'osais aborder sur le tapis même si je savais que cela n'allait sans doute apporter que cris et éclats de colère. Sachant qu'elle m'en voulait à cause cela, et un surnom que je n'avais pu qu'utiliser même si elle l'avait toujours détesté. Tentative d'avoir une réaction de sa part. Préférant avoir une réaction de sa part que de l'indifférence alors qu'il était certain qu'on ne se mettait pas dans tous ces états pour une personne qui ne comptait pas, du moins, c'était ce que j'avais toujours pensé. « Je pense toujours que se battre entre nous cela mène à rien, ce qui veut pas dire qu'on doit pas se battre pour nos amis ou les personnes auquel on tient. Tu penses vraiment que c'est pas mieux de vivre, de profiter de ces amis tant que l'on peut que de perdre du temps à se battre ? » Et c'était la vérité alors que je trouvais inutile de se déchirer comme on tenterait d'avoir le dernier morceau de viande. Une vie qui valait d'être vécue et non d'être gaspillée à des tourments selon moi. Une vie qui était bien trop courte alors qu'il était si facile de perdre des amis qu'on tenait et ressentir le poids de la culpabilité parce qu'on avait été trop fier pour ne pas revenir en arrière. Un arrière-goût amer qui était toujours même lors de ces nuits-là, autant que je pouvais tenter de l'effacer par tous les moyens possibles.

« Qu'est-ce qui t'es arrivée ? Tu étais toujours celle qui se battait pour les autres, toujours admiratif devant cela. Je sais que cela n'a jamais été mon cas, que je trouvais toujours plus... certain, sûr de repousser les autres pour qu'ils souffrent pas par la suite des conneries que je débite, et pour pas souffrir moi-même, mais toi tu as toujours été celle qui se battait pour les autres, même pour les causes perdues. Qu'est-ce qui s'est passé ? » Ayant en effet toujours été admiratif devant ces personnes qui ne cessaient de se battre pour ceux qu'ils aimaient, même si cela semblait vain. Ce que je n'avais jamais réellement fait, autant que je pouvais tenter de changer. Mais pour autant, il y avait que ces questions qui flottaient dans ma tête alors que je ne pouvais que me demander pourquoi elle avait arrêté de se battre. Ne pensant pas tant à moi qu'à une situation plus générale alors que malgré les murs, à cet instant tout ce qui me laissait penser était qu'elle n'était que vulnérable. Et ce soudain désir de la prendre dans mes bras même si je savais que faire cela, ne ferait que l'énerver davantage. Non pas que l'idée n'était pas là tentante, même si elle pourrait peut être que me détester pour avoir seulement cette idée.

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Sujet: Re: I can't be strong all the time [Murphy]
Sam 10 Fév - 0:58



❝ I can't be strong all the time ❞
Murphy Cavendish & Chris Wilson
(27 janvier 2118)


Si elle avait eu un moyen quelconque de s'épargner la présence de Chris, nul doute que Murphy en aurait fait usage. La tranquillité et le calme de la nuit, aussi ennuyante puissent-ils la rendre, lui manquèrent dès qu'elle comprit qui faisait craqueler la neige en contrebas de la tourelle de garde. Mais elle n'était plus dans la défense et encore moins dans l'attaque. Chris ne méritait plus rien de tout ça. Il ne méritait plus la moindre de ses émotions et puisqu'il possédait le pouvoir de lire dans les esprits, il s'en rendrait compte bien assez tôt -mais sans doute déjà trop tard pour changer les choses. Il avait laissé passer trop de chances pour avoir le moindre espoir, maintenant, d'en saisir une. Qu'il continue d'essayer; au moins il trouverait le moyen de flatter son ego sans en passer un mot, et au pire il continuerait de racler les fonds sous-marins à la recherche de la moindre once de respect qu'elle pouvait encore avoir à son égard.

Et les fonds-marins, il les explorait encore avec toute la maladresse qui le caractérisait. Le voilà qui s'emportait dans une grande tirade qui la fit lever les yeux au ciel. Elle abandonna l'écoute de la diatribe passionnée au bout de quelques mots à peine, ferma les écoutilles et offrit à nouveau toute son attention à la tâche qui l'avait amenée en haut de cette tour de garde en pleine nuit. Le sentinelle révolté à côté servait au moins à lui redonner une vivacité et intérêt perdu pour son poste de garde et toute la responsabilité qu'il impliquait. Il pouvait continuer à s'égosiller, peut-être qu'au final, ça lui rendait au moins un peu service. « Ouais ouais c'est ça... » souffla-t-elle quand enfin le silence fut revenu, lasse, exprimant plus que clairement tout le manque d'intérêt qui était le sien. Maintenant, elle ne répondait plus, ne contre-attaquait plus, ne surenchérissait plus : elle se contentait d'ignorer, d'attendre et de laisser passer. C'était inutile de se battre pour des cas désespérés, et il lui avait fallu du temps pour le comprendre. Heureusement pour elle et pour la leçon qu'elle en avait apprise, elle avait fini par faire la rencontre de Chris.

Et quand il lui proposa de tester la boisson pour elle, Murphy ne manqua pas l'occasion. Elle était trop belle. Une petite remarque piquante, mais pas une attaque. Elle aurait pu la faire, plus taquine, à un ami. Mais Chris n'était plus un ami et elle était à peine taquine. Elle blaguait sans être sûre de vraiment le faire. Mais l'amour et la haine... que venaient-ils faire là ? Murphy s'était encore trompée au sujet de Chris. C'était peut-être plus courant que ce qu'elle aurait aimé admettre, d'ailleurs, mais la stupidité était l'un des traits les moins prévisibles, après tout, non ? « Te haïr ? » s'esclaffa-t-elle en haussant un sourcil moqueur, « t'aimerais bien. » Il se donnait beaucoup plus d'importance que celle qu'il avait. C'était beaucoup moins fatiguant de les abandonner, les cas désespérés. Lui, celui qui abandonnait, devrait au moins comprendre ça. Elle ne pouvait pas haïr quelqu'un qui était redevenu un parfait étranger à ses yeux. Elle ne ressentait guère plus que de la pitié à son égard. Elle se demandait comment il arriverait à progresser dans sa vie avec de telles façons de la considérer et la si faible considération qu'il avait pour n'importe qui d'autre que lui-même.

Pour... pour quoi ? Elle lui jeta un coup d'oeil étonné, se demanda un instant s'il s'était senti agressé. Peut-être allait-il finalement comprendre toute l'indifférence qu'il lui inspirait et passer à autre chose. Elle était devenue la neutralité face à toute la haine qu'elle avait autrefois déversée et qui n'avait jamais mené nulle part. « Merci pour le jus d'herpès parfumé au cyanure », lâcha-t-elle en désignant du menton la boisson qu'elle avait posée à sa gauche, sur la rambarde de bois. Elle n'y touchait pas encore. La boisson chaude serait la bienvenue un peu plus tard, peut-être. Elle était encore trop concentrée l'extérieur du village pour laisser ses doigts se réchauffer et lui rappeler à quel point elle souffrait des températures que seules les nuits hivernales savaient apporter.

La question qu'elle posa ensuite était presque polie mais totalement neutre et indifférente. Elle ne voulait pas engager la conversation ou l'entendre épiloguer sur un des termes choisis ou la question elle-même. C'était le genre de civilités détachées qu'elle réservait à ceux dont les réponses ne lui importaient guère, aux inconnus et à tous qui ne retenaient pas son attention. La réponse de Chris, par contre, ne se fit pas attendre, toujours aussi cinglante qu'au premier jour, lui rappelant à quel point il pouvait être difficile de se débarasser des parasites les plus tenaces. Comme elle l'avait déjà trop fait depuis qu'il s'était joint à elle, Murphy leva les yeux au ciel et soupira. Quand il partit dans une énième de ces répliques infinies, elle s'accouda au garde-corps et posa son menton sur son poing fermé sans cesser d'observer les alentours. Quelques mots de l'homme parvenaient à rejoindre son cerveau épuisé par le silence qu'il brisait de sa simple présence. Elle rit jaune à plusieurs reprises, haussa les sourcils encore plus souvent, mais ne le coupa pas. Elle n'avait plus la passion qui nourrissait les débats et insufflait l'envie immédiate de prendre la parole. « Si, je pense qu'il faut mieux arrêter de se battre et profiter de nos amis. » Elle leva son regard fatigué vers lui. « Moi, maintenant, j'y arrive très bien, merci de t'en inquiéter. » Mais il reprit la parole comme s'il était détenteur des grandes vérités du monde. Le sang de Murphy restait impassible face à l'éloquence de l'homme, preuve ultime de tout le désintérêt qu'il lui inspirait. « Je me bats toujours pour les autres. Juste plus pour toi. » Elle haussa les épaules et laissa à nouveau son regard vagabonder sur les hauts arbres enneigés dispersés sur le terrain de l'ancienne ville qui n'appartenait pas à celle qu'ils avaient choisi de reconstruire. Il s'était passé lui, en fait, et il était tellement égocentrique que Murphy s'étonna qu'il ne se rende pas compte de tout ça. C'était lui, le problème. Devos avait merdé, mais les choses n'avaient jamais été pareilles avec Devos. Il ne s'était jamais vraiment agi de lui. Il s'agissait de tout ce que Chris s'était évertué à lui révéler de lui-même au fil des mois. Il était même devenu assez stupide pour penser que c'était elle qui avait changé. Quelle hypocrisie. « Et deux minutes après avoir prétendu ne pas être sexiste, je t'aurais plutôt conseillé d'éviter de m'appeler princesse. Ça joue pas en ta faveur. » Elle haussa les épaules; car après tout, au point où il en était...  Bercée par un calme olympien, elle continuait de scruter les environs. « Les mots sont toujours importants. »

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01/11/2015 Glacy 1612 Brett Dalton shiya (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 166
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Sujet: Re: I can't be strong all the time [Murphy]
Dim 11 Fév - 11:09


« Ouais ouais c'est ça... » La difficulté de trouver un terrain d'approche, de juste réussir à éveillé son intérêt ou de trouver une base. Comme en face d'un mur. Des tentatives pour obtenir des réactions qui échouaient. Que des claques à la figure. Et des joues qui se marbraient de rouge sans même l'être. « Te haïr ? » Haussant les épaules. « t'aimerais bien. » « Peut-être. Au moins je saurai que tu ressens quelque chose. » Tentative d'être nonchalant alors qu'en effet c'était ce que je recherchais. A la recherche d'une simple réaction de sa part. La colère, la haine et la brutalité des mots que plus envisageable que ce silence et cet air d'ignorance qu'elle affichait alors qu'elle ne répondait que par automatisme. Comme un robot dont il fallait désarmer le système et dont je ne connaissais les rouages. Mais pas moins sincère alors qu'en effet là était la vérité. Pas moins un échec, ce qui était certain.

« Merci pour le jus d'herpès parfumé au cyanure » « Je pense pas qu'on puisse trouver aussi facilement du cyanure, et puis si j'avais voulu t’empoissonner ou te tuer, j'aurai trouvé un autre moyen de le faire. » Ne désespérant pas même s'il n'était qu'enrageant de voir cette boisson chaude se refroidir. Jetant un coup d'oeil à la mienne qui n'était encore terminée, presque tenté de boire des gorgées de celle que j'avais préparé pour elle. L'objectif d'avoir une réaction de sa part ou simplement le sentiment que c'était du gâchis. « Tu sais que cette boisson ne t'a rien demandée ou ne t'as rien fait. Elle attendait juste d'être bu mais si tu en veux pas, préfère l'insulter, cela me dérangera pas de la boire. » Une boisson qui n'avait véritablement rien demandé et qui se retrouvait à être insultée, maltraitée, comparée de la pire façon qu'il soit. Même si je ne faisais qu'embellir tout ceci, manquant de ne pas paraître offusqué. Comme s'il était trop compliqué de boire une gorgée de boisson chaude. N'attendant pas forcément un remerciement, mais pas moins conscient qu'elle avait toujours détesté ce froid qui engourdissait les membres et ces nuits-ci. Trop de fierté des deux côtés. « Mais si j'en bois une gorgée, tu voudras plus jamais y toucher donc autant que tu te décides si tu veux en boire une gorgée pour te réchauffer ou si je la finis. » Tentant toujours de pousser le bouchon un peu plus loin même si à première vue cela ne semblait compliqué, et qu'il ne restait pas moins vrai qu'une simple boisson chaude ne serait sans doute pas suffisante à mes yeux pour ressentir un élan de chaleur.

« Si, je pense qu'il faut mieux arrêter de se battre et profiter de nos amis. » Un point sur lequel nous étions sur la même longueur d'onde. « Moi, maintenant, j'y arrive très bien, merci de t'en inquiéter. » Passant une main dans mes cheveux. Manquant d'attraper mes lames. Me morigénant d'être nerveux. Toujours ces mêmes ombres au tableau alors qu'en effet je m'inquiétais. Même s'il était plus facile de faire du mal aux autres que de leur montrer qui on était vraiment, que tout n'était pas qu'égocentrisme. Un masque qui s'était forgé. Et depuis il n'y avait rien sauf peut être le vide pourtant ce n'était que mensonge de laisser croire que je ne pensais qu'à moi. Ou peut qu'être qu'un éclat de la réalité. Ce qui faisait autant peur. La peur de lui ressembler. Et ces mêmes mensonges dans lequel je m'enfonçais. Tel père tel fils alors que je commettais les mêmes erreurs. Lui ressemblant bel et bien. Mais ce n'était pas tant pour moi que j'étais pour inquiet que réellement pour elle. La fatigue lisible sur son visage. Et qu'un regard scrutateur alors que sa réaction face à la mort n'était pas la même. Les corps qui continuaient de tomber et à la fin les mêmes qui continuaient de se réveiller. Et un sujet que difficile à aborder alors que dans un sens à ses yeux je n'aurai sans aucun doute droit de lui demander comment elle allait réellement alors que mon nom avait été rayé de la carte. Qu'une difficulté d'aborder certains sujets que vulnérables. « Je me bats toujours pour les autres. Juste plus pour toi. » Et ne lui demandant pas de se battre pour moi si ce n'était pour ceux qui ne pouvaient se protéger d'eux mêmes. Préférant qu'elle se batte pour les personnes du rébellion ou ses amis comme elle disait plutôt que pour moi. Et ne pouvant que me demander si elle rangeait Devos ou Tennessee dans la même catégorie, ou ce si ce n'était que moi qui était rangé là. Une question que je ne posais toutefois pas alors que les traits de son visage étaient suffisants pour me donner une réponse. « Et deux minutes après avoir prétendu ne pas être sexiste, je t'aurais plutôt conseillé d'éviter de m'appeler princesse. Ça joue pas en ta faveur. » « Je doute que quelque chose joue en ma faveur depuis le début, donc j'imagine qu'au point où j'en suis... » Haussant les épaules. Aucun point d'ancrage. Aucun. Ne réussissant à trouver aucune faille. Une gorgée avaler. Comme por faire avaler cet arrière-goût amer en bouche que j'avais moi-même créé. « Les mots sont toujours importants. » Ce que je ne pensais pas. Les mots qui se révélaient être des mensonges, des illusions. Un avis que je ne partageais pas, alors qu'à mes yeux seules les actions comptaient. Certes les mots étaient importants car ils pouvaient autant blessés que permettre d'apaiser un coeur, mais à la fin il ne semblait que rester des illusions.

Mon regard qui se reportait sur la voûte céleste. Une gorgée d'avaler. Comme si la chaleur pouvait vaincre la froideur de ce silence. Un silence qu'il était peut être préférable de retrouver alors que rien qui ne semblait être dit ne semblait être digne de son intérêt ou retrouver grâce à ses yeux. Tout ce qui était cassé ne pouvant être réparé même si on essayait. Et des sujets que difficiles à aborder alors que aborder le sujet du rébellion était autant compliqué que prononcer le prénom de Thaïs. Et mon regard qui se reportait pas moins sur elle. « Comment tu te sens réellement ? »

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06/12/2015 Lux Aeterna 31704 Sophia Bush AVENGEDINCHAINS de mon ♥ (vava) ; Oreste (image profil); Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 134


Sujet: Re: I can't be strong all the time [Murphy]
Sam 17 Fév - 20:57



❝ I can't be strong all the time ❞
Murphy Cavendish & Chris Wilson
(27 janvier 2118)


Pour ce qui concernait Murphy, Chris ne méritait plus guère qu'une attention évasive. Plus serait lui accorder plus d'importance qu'il n'en méritait. Elle se surprenait parfois à sentir son sang s'échauffer, mais elle demeurait fidèle à ses résolutions. Quelqu'un qu'elle n'estimait pas ne devait pas avoir ce pouvoir sur elle. Qu'il parte dans ses tirades et considérations insensées; elle n'avait plus rien à lui répondre, à lui le convaincu, lui le borné, lui le révolté. De toute façon, il ne l'écouterait pas. « Oh, je ressens plein de choses, t'inquiète pas. Juste pas pour toi » lâcha-t-elle de ce ton calme auquel elle-même n'était pas habituée. Elle énonçait des faits, voilà tout ce qu'elle faisait depuis qu'il s'était pointé. C'était là toute la neutralité à laquelle n'importe qui avait le droit, et il était devenu n'importe qui. Il était devenu anonyme, inconnu, presque comme si tout lien pouvait être recrée de rien, mais elle savait pertinemment que son indifférence n'irait jamais jusque-là. Ils étaient coincés dans une obscurité opaque de laquelle il n'y avait plus vraiment de sortie possible. S'ils s'y croisaient, c'était pour mieux se séparer ensuite. Les politesses simples seraient tout ce qu'elle serait capable de lui offrir, et à constater la patience qu'elle devait encore forcer à certains instants, elle comprenait que c'était déjà trop lui offrir. Pour ce qu'il lui avait fait, pour tout ce qu'il lui avait dit, pour la rébellion et les rebelles qu'il semblait si peu estimer, pour les mensonges qu'elle n'avait pas oubliés, il aurait mérité pire que ses cris, son mépris ou son indifférence. Il aurait mérité de ne plus jamais croiser son chemin ou son regard mais ça, ils le savaient tous les deux, c'était impossible. La vie continuait sur le village. Les militaires continuaient de garder et de patrouiller et rien de la vie n'avait changé depuis qu'ils ne s'adressaient plus la parole.

Mais Murphy n'avait rien à voir avec ce qu'il pensait d'elle. Elle était assez mature pour savoir qu'une stratégie d'évitement ne serait pas viable à long terme. Parce que rien d'autre n'avait changé, eux ne pouvaient pas se permettre de se tourner le dos dès qu'ils se croisaient. Il lui arrivait d'arriver à éviter Chris quelques jours, parfois une semaine lorsqu'elle avait un peu de chance, mais elle avait totalement conscience de l'exception que ça pouvait représenter. Dans un village aussi petit, tout tendait à la fluidité, aux rencontres régulières, et d'autant plus lorsque deux personnes travaillaient aux mêmes rôles, il devenait évident que les rencontres et les échanges étaient inévitables. Mais elle s'en tenait aux faits, aux politesses qu'exigeaient les échanges minimalistes. Ça lui suffisait bien assez. Au fil des mois, ça lui avait permis de prendre un peu de recul et de se détacher de toute la haine viscérale qu'il s'était forgée. Le temps lui avait permis, non pas d'oublier, mais de tout laisser derrière elle. Murphy n'oubliait pas, elle n'oubliait jamais. Elle était trop tenace et rancunière pour ça. Tout s'était cumulé depuis trop longtemps pour qu'elle se permette de prétendre n'en avoir aucun souvenir. Elle se souvenait de tout à la perfection. Elle se souvenait de ses mensonges, de ses insultes, et puis de ces excuses qui ne valaient plus rien à ses yeux. Sa mère lui avait glissé, lorsqu'elle était à peine en âge de le comprendre, qu'on ne pouvait offrir son pardon à quelqu'un qu'une fois. Une fois, c'était le doute de l'erreur, c'était offrir une seconde chance à laquelle tout le monde devrait avoir le droit. Pardonner une fois, c'était prouver que l'on était plus grand qu'une simple erreur que l'on avait encore le droit de considérer comme de parcours. Mais pardonner deux fois, ce n'était plus la même chose. Pardonner deux fois, c'était accepter la répétition d'un comportement dont on ne voulait pas dans sa vie. Le pardon, lorsqu'il était répété, perdait toute sa valeur. Il devenu vulgaire et insignifiant.

Ses remarques étaient acides mais pas mauvaises, et ça, il ne semblait pas le comprendre. Que comprenait-il, de toute façon ? Jamais rien. Peut-être s'était-il déshabitué du cynisme de Murphy; peu importait. Il était encore parti dans un discours sans fin et les yeux de la jeune femme roulèrent alors que son index pensait innocemment à pousser la coupe remplie de la boisson chaude pour ébouillante accidentellement le garde. S'il pensait que trouver du cyanure était difficile, il serait bien surpris de connaître la réponse que Murphy aurait pu lui donner. Mais oui, de toute façon, elle avait bien compris; il n'était pas une femme ou un faible, ou une femme faible. Il n'aurait pas choisi d'empoisonner. Planter des couteaux dans le dos de ceux qu'il prétendait être ses amis, c'était ça, sa spécialité. Sous l'insistance de l'homme, elle poussa un soupir qui manqua de lui faire perdre son souffle. « Bah vas-y, bois-la... » souffla-t-elle, détachée, un peu las de toute la polémique qu'un seul homme pouvait faire éclater autour d'une simple boisson.

Et lorsqu'enfin il aborda un sujet en son cœur, Murphy choisit de conserver cette même désinvolture. Ce n'était même pas qu'elle essayait de démontrer ou de prouver quoi que ce soit. Elle espérait qu'il finirait par comprendre, mais c'était son problème à lui. Elle était passée à autre chose depuis longtemps. Elle s'était accrochée, pourtant; l'avait pardonné lorsqu'il avait confessé n'avoir trouvé d'intérêt pour elle que son amitié avec Faust; lui avait laissé du temps lorsqu'il avait perdu Robb; lui avait même donné l'occasion de se montrer raisonnable lorsque Devos ne l'avait pas été. A tout ça, il avait échoué. S'il faisait maintenant face à un mur, c'était de son propre fait. Elle avait donné tout ce qu'elle avait pu.

Peut-être qu'il commençait à comprendre, d'ailleurs. Peut-être que la lumière s'était enfin allumée là-haut; c'était ce que lui suggérait le silence par lequel il lui répondait. C'était aussi ce que lui suggérait son aveu. Non, rien ne jouait vraiment en sa faveur depuis le début. Il ne savait pas trouver les mots. Lorsqu'il s'agissait des choses importantes, il n'avait jamais réellement su trouver les mots, et à ce qu'il venait de lui avouer, les mots n'avaient jamais réellement eu d'importance pour lui. C'était peut-être tout le fond du problème, mais en réalité, de son problème à lui. Ce n'était plus celui de Murphy depuis longtemps maintenant. Les mots avaient toujours leur importance. Les insultes n'étaient jamais tout à fait nées de la colère ou du désir de blesser l'autre. Les réactions maladroites n'étaient jamais tout à fait de la simple maladresse. On pouvait lire l'autre à travers ses mots, deviner tout ce qu'il ne disait pas le reste du temps. Et Murphy avait exécré la personne qu'elle avait découverte à travers les mots que choisissaient Chris. Maintenant, ça ne lui importait plus. Il ne changerait pas, il resterait convaincu que tout pouvait être pardonné parce que rien n'était assez important. Ou peut-être que même du pardon, il n'avait plus grand chose à faire; elle ne se souvenait pas avoir entendu une quelconque excuse depuis leur rendez-vous apocalyptique de la rébellion en juillet. Il était sans doute trop important et trop grand pour se prête à ce jeu-là. De toute façon, c'était trop tard pour ça. Il ne faisait que lui confirmer tout l'ego qui était le sien, l'incapacité qu'il avait à se remettre en question ne serait-ce qu'une seconde.

La rencontre aurait dû se finir là. Ils n'avaient plus à rien à se dire, plus rien à partager. Ils venaient de se prouver une ultime fois que plus rien ne les liait. Mais alors, pourquoi restait-il là ? La présence de Murphy était-il si agréable, même dans de telles circonstances ? Le silence dominait à nouveau la tourelle et si elle ne voyait pas l'homme gigoter à sa gauche, elle aurait pu oublier sa présence. Mais il reprit la parole, et Murphy dut admettre qu'il lui coûtait de plus en plus de garder son calme... Elle n'était pas là pour faire la conversation. Elle n'était pas là pour le faire se sentir mieux à propos d'erreurs passées. Elle n'était pas là pour le rassurer, pour le remercier, pour le pardonner. Elle n'était pas là pour lui donner une utilité quelconque ou le faire se sentir utile à autrui. Elle n'avait plus besoin de lui. « Je me sens gelée et fatiguée. Parce qu'il fait froid et qu'on est au milieu de la nuit. » Le ton devenait un peu sec et elle savait que c'était encore quelque chose qu'il saurait utiliser contre elle. Elle attendait déjà le monologue perché. Ce qu'elle ne savait pas, en revanche, c'était pourquoi il continuait de s'accrocher désespérément à elle, comme un mauvais parasite à son hôte. Elle n'avait plus rien à lui offrir, putain, quand est-ce qu'il le comprendrait ? Voilà comment elle se sentait. Comme un animal blessé sur lequel la malchance s'acharnait.

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Sujet: Re: I can't be strong all the time [Murphy]

 

I can't be strong all the time [Murphy]

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