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˜˜˜˜˜˜Ballad of the lonely hearts (Caleb)
maybe life should be about more than just surviving


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Sujet: Ballad of the lonely hearts (Caleb)
Mer 24 Jan - 22:45

Ballad of the lonely hearts
caleb & nathaël
Je peste une énième fois lorsque mon pied se prend dans une racine que je n’avais pas vue, et que je laisse tomber les branches que j’avais réussi à ramasser jusqu’ici. Je manque de perdre l’équilibre, et je dois me retenir d’envoyer valser les bouts de bois et de rentrer chez moi. Ou plutôt, dans la cabane qui est censé me servir de maison mais qui ne dégage aucun sentiment de ‘chez soi’. Mais je ne rentrerais jamais chez moi, où que cet endroit se trouve. Il se trouvait en orbite, hors de cette atmosphère, et s’est écrasé sur Terre en même temps que nous, nous propulsant dans ce monde hostile et dans cette nature qui ne semble souhaiter que notre départ. Ça aurait sûrement été mieux pour tout le monde qu’on reste dans notre station vieillissante, et qu’aucun de nous ne survive en s’écrasant sur Terre. Enfin, dans cette logique, on ne se serait même pas écrasés. Nous serions tous morts dans l’espace, et l’Odyssée aurait dérivé pour toujours.
Mais non, il avait fallu que tout se casse la gueule, qu’on descende ici, qu’on soit coincés entre des natifs qui ont déjà l’air de réussir moyennement à ne pas se taper dessus, et qui n’ont pas l’air super ravis de leurs nouveaux voisins. Deux ans, ça fait deux ans et rien à faire, je n’aime toujours pas cet endroit. C’est dangereux, ça nous déteste. L’Odyssée, le confort, l’électricité, ça me manque. Notre vie n’était peut-être pas idéale, mais c’était la seule que je connaissais jusqu’alors, la seule qui avait un peu de sens. Arrivés ici, à galérer à faire du feu, à essayer de voir comment on peut survivre. Ne serait-ce qu’un jour de plus. Parce que c’est juste ça, ce qu’on fait, à longueur de journée. Essayer de pas mourir, attendre que minuit passe pour rayer un jour de plus sur les murs, et se féliciter entre nous, même si on sait plus trop pour quoi, parce qu’on a pas le temps de s’arrêter pour se demander ce qu’on est en train de faire.
Tout ça, pour se retrouver maintenant dans cette stupide forêt, pour éviter de mourir de froid. On est en beau milieu d’après-midi, et on se les gèle. Ce n’est pas qu’on a jamais eu froid dans l’Odyssée, mais pas autant. Les températures étaient artificielles, comme tout là-haut, et les saisons n’ont jamais eu lieu. Je ramasse les branches que j’ai fait tomber, le bout des doigts quasiment insensibles maintenant. J’espère que la neige ne les aura pas trop mouillées, parce que j’ai déjà assez galérer à trouver quelque chose d’assez sec, et j’ai pas envie de m’y remettre. Je décide que j’en ai assez de toute façon, et me retourne. Probablement pour revenir sur mes pas, je suppose.
Ma gorge se serre. J’ai juste oublié un détail, je n’ai pas particulièrement développé mon sens de l’orientation en venant ici. Il ne neige pas assez pour que je puisse suivre mes propres traces, et je ne sais même pas de quelle direction je viens à la base. Ce n’est pas comme si cette forêt me permettait de garder des repères, étant donné qu’il n’y a rien qui ressemble plus à un arbre, qu’un autre arbre. Et il doit y en avoir des centaines de milliers, parce que je suis dans une forêt, et apparemment, je suis perdu. Je note mentalement qu’il faut que je rajoute les arbres sur ma longue liste de trucs insupportables que l’on trouve sur Terre. Tout se ressemble ici, je ne sais pas comment les gens font pour s’y repérer, à moins qu’ils aient un sixième sens, j’en sais foutrement rien, mais pour moi, tout se ressemble, et j’ai aucune idée de comment je vais sortir de là. Marcher tout droit ne servira pas à grand-chose si je vais dans la mauvaise direction. Mon cœur se met à battre beaucoup trop vite à la réalisation que, à moins d’un miracle, j’ai peu de chance de jamais sortir de cette forêt. J’étais persuadé de ne pas trop m’être éloigné, mais même là, je ne saurais pas comment retrouver l’orée de la forêt. C’est pour ça que je sors pas, bordel. Mon agoraphobie revient au galop. Je me sentais presque protégé ici, entre les troncs, ce n’est pas comme si j’étais sur une plaine qui ne me permettait pas de voir où le monde s’arrêtait. Mais je suis frappé par la réalisation que je suis bel et bien dehors, dans un endroit que je ne connais pas, et que je pourrais marcher en ligne droite sur des dizaines de kilomètres, et que je mourrais sûrement de fatigue ou de faim avant de devoir changer de route. Encore une réalisation que la vie est bien trop fragile, et que je serais peut-être connu pour être le con qui a disparu en forêt, et qu’on a retrouvé mort à cinq cent mètres du campement.
Non, décidément, j’étais mieux dans l’espace, dans un endroit fini, que je connaissais, avec des plans à tous les étages. Manquerait plus qu’une bête sauvage vienne m’agresser. J’ai dû faire assez de bruits pour faire fuir tous les animaux pacifiques du coin, mais si un truc se décide à venir me bouffer, il ne devrait avoir aucun mal à me trouver.
(c) nightgaunt

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18/12/2017 Léonard // Phoebus Raphaël D. Ansvor 650 Michael Fassbender Zoologie // Orientation Naori 188




Lonely Hearts
Caleb & Nathaël

«Meeting you was the end of all I know.»
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Depuis combien de jours as-tu quitter le village? Tu as l'habitude de t'éloigner, d'arpenter les bois de manière à apprendre et apprivoiser le monde qui t'entoures. Tu es coutumier du fait et même si ton rôle de Conseiller t'oblige à ne pas couper le cordon trop longtemps tu perds parfois la notion du temps, des repères, tu laisses la nature te mener où bon lui semble.
Hier soir comme tout les autres soirs tu avais trouvé refuge en forêt, ici une ancienne tanière d'ours, sous le froid mordant de la nuit tu as pu voir la lumière disparaître et transformer le monde en énorme congère. La neige tombe désormais à rythme régulier, pas assez lourde pour faire tomber les branches mais assez présente pour assurer une certaine sécurité la journée : S’il n’y a pas de traces de prédateurs, alors il n’y a pas de prédateurs. Tu sais très bien qu’ici tout cela n’est pas une certitude ; Les choses peuvent dégénérer très vite en pleine nature.
Malgré tout la chaleur prodiguée par les fourrures dont tu t’entoures t’auront offert un certain confort pour passer la nuit et lorsque la lumière te sors des limbes tu en redemanderais bien encore un peu. Tu étires tes muscles bandés par l’immobilité, réveillant le feu lancé la veille à l’entrée par quelques braises encore chaudes au coeur du cercle de pierre aménagé pour l’occasion, idéal pour réfléchir au déroulement de la journée à venir sans se transformer en glaçon en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Ton âge joue peut-être mais tu te dis qu’il est plus agréable de grignoter ces quelques baies au coin du feu plutôt qu’au fond de la caverne où tu as dormi. Il ne fait pas bon vieillir sur Terre, les corps sont mis à rude épreuve tant par le climat, la Terre elle même que par ceux qui la peuple.
Tu te demande parfois si l’ancienne civilisation était comme ça aussi, à devoir se méfier de ce qui l’entourait ; Tu connais l’histoire, tu sais que les erreurs qu’ils ont fait étaient irréparables et punissables pourtant depuis la chute sur terre de ces êtres venu de l’espace tu ne peux t’empêcher de faire un certain rapprochement ; Ils ont l’orgueil, l’ego de croire qu’ils ne craignent rien sur terre et que tout leur est du.. Mais ils ont aussi une étrange incapacité de se défendre et de se battre… Peut-être ont-ils appris ce qu’ils savent sur Terre oui, mais une chose est sûre : S’ils avaient du faire avec la guerre qui grondait avant la chute de l’Odyssée sur Terre, ils auraient été réduits en cendres. Chez vous, quoique les Naoris ne soient pacifiques, les jeunes apprennent à se défendre ; Contre les autres, contre les bêtes, contre le monde.
Alors pourquoi un peuple descendant de ceux qui ont détruit ce monde est-il à ce point nu sur cette Terre? Tu les imaginais digne descendants de ces hommes qui ont mit la planète à feux et à sang… Pourtant tu te souviens de cette fille, Chiraz, qui derrière ses grands airs et son menton relevé au plus haut possible avait tout de même appelé à l’aide lorsqu’un félin l’avait prise en chasse.

Tu secoues la tête, fermant la pochette de cuir renfermant les restes de repas… Il faudra songer à faire le plein, tes réserves sont bien maigres pour aujourd’hui ; Mais quiconque te connais sait que tu ne le mettras sans doute pas aux tâches du jour quoique tu sois le premier à faire la morale aux autres concernant le fait d’être toujours prêt à ne pouvoir rentrer chez soit le soir.
Il s’est passé quelques heures depuis ton réveil et le levé du jour désormais, les bois qui t’entoures sont parsemés d’une couche de neige bien moins épaisse qu’à l’orée du bois de part des arbres plus denses. La lumière aussi semble plus feutrée, comme pour créer autour de toute âme une atmosphère à la fois rassurante et un tantinet oppressante. Pourtant tu es ici dans ton élément comme un animal parmi les autres, tes pas sont silencieux et s’ils laissent une trace derrière toi, il serait difficile d’affirmer qu’un homme est passé ici car elles en sont les seules preuves et disparaîtront au moindre caprice de la météo.

Pourtant tu te crispe, les bruits dans la forêt sont souvent du à des animaux tâchant d’être à peu près aussi discrets que toi. Les sons étaient pourtant sourds, loin d’être une simple branche craquant sous un trop plein de neige. Instinctivement tu te replies sur toi même comme si quelques centimètres de moins pouvaient te permettre de devenir invisible ; Main sur la lame attachée à ta ceinture tu te glisses entre les arbres en approchant du bruit entendu. C’est idiot, c’est le meilleur moyen pour finir six pieds sous terre et tu le sais. Mais tu as toujours été comme ça, à faire de grands discours aux autres que tu n’applique pas toi même… Seulement tu te dis que personne n’a à s’inquiéter pour toi alors que tu te sens coupable de la moindre égratignure sur ceux qui te sont chers…
Tes sourcils se froncent sur la silhouette qui se dessine devant toi. Il ne faut qu’un battement de cils pour remarquer qu’il ne s’agit pas d’un terrien et tu ne peux t’empêcher de jeter un oeil autour de toi pour vérifier s’il est seul ou si ses petits copains risque de débarquer d’une seconde à l’autre… Mais le silence qui entoure la cacophonie que représentent ses pas est équivoque : Il est seul. Seul et découvert, seul au milieu des bois en plein hiver, seul alors que le ciel se gorge de nuages au dessus des cimes et s’apprête à déverser sur vous des flocons en abondance et sans surprise… Il est seul et perdu. C’est ce que tu remarques après l’avoir vu piétiner sur place en regardant autour de lui. Il ne semble pas t’avoir remarqué pour le moment, l’arbre te camoufle aussi bien que sa panique doit le rendre aveugle et sourd.
Un soupir.
D’abord cette Chiraz puis voilà que tu tombes sur un second avorton perdu dans les bois.
Si cela venait à arriver une autre fois tu mettrais ta main à couper que quelqu’un te les envoie un par un pour te punir de ne jamais avoir voulu te faire une idée les concernant… Quoique pour le moment ton expérience ne te dicte qu’ils méritent de rester seuls au milieu des bois.

Tu retires la main de l’arme quoique cette dernière comme la seconde dague soit visible à l’autre bout d’un champs, tu resserres la fourrure sur tes épaules et sors enfin de derrière le tronc. Restant cependant à distance raisonnable de l’adulte qui te tourne le dos.
«  Chit laik yu do hir? »
Chiraz t’aurais instantanément jeté un regard noir ; Les êtres du ciel semblant plus enclin à parler l’anglais que le langage du monde dans lequel ils ont fait irruption. Tu avais d’un pas avant de t’immobiliser.
Là, derrière lui -ou plutôt lui faisant face- tu reconnais le visage vaporeux des visions qui accompagnent tes pas ; tu clignes des yeux plusieurs fois sans qu’elle ne disparaisse. Figure statique à semi cachée derrière le corps de l’homme du ciel. Tu retiens ta main de s’approcher de la lame. Pas ici, elle pouvait apparaître n’importe quand alors pourquoi maintenant? Pourquoi alors que cet homme à peine capable de tenir son bois te fais face?
Tu es loin de mettre ça sur le manque de repas ou sur les jours successifs à courir la forêt ; tu es Naori, chaque chose a un sens et celle ci plus que tout autre… Tu te crispe avant de lâcher, tel un serpent agacé:
«  Qu’est ce qu’un homme du ciel fait par ici? »
Voilà qui aurait rendu la blonde jalouse comme un poux. Tu aurais presque aimé voir sa tête déconfite devant un anglais si rapide. Mais tu n’y penses pas, tes yeux refusent de quitter la silhouette brumeuse qui surplombe celui qui n’a rien à faire ici…
Habituellement tu les vois comme des signes, des indications sur les choses à faire…

Celle là tu préfères la voir comme une malédiction. Personne n’a jamais dit que tu ne pouvais pas changer un peu les règles du jeu pour qu’il te convienne plutôt que de te faire perdre la manche.
(c) DΛNDELION

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06/12/2015 Electric Soul Kayden Elwood & Einar Helgusson 7450 Jon Kortajarena Electric Soul & tearsflight Conseiller druide | Soigneur & orateur/diplomate Naori 691
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Sujet: Re: Ballad of the lonely hearts (Caleb)
Dim 15 Avr - 20:00

RP archivé suite à la suppression de Nathaël

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