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˜˜˜˜˜˜House Divided (Ten, Murph and John)
maybe life should be about more than just surviving


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27/11/2017 Lov' Aucun 128 Nathan Filion FOLK SOUL Mécanicien / Diplomate & Combat au corps à corps 86
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Sujet: House Divided (Ten, Murph and John)
Ven 19 Jan - 21:33

Un domicile. Leur quête du Graal, depuis travers quatre ou cinq générations. Son père n’avait vécu que par et pour l’espoir qu’un jour, quelqu’un y parviendrait. Contrairement à ce qu’il avait originellement crut, le retour sur Terre n’avait constitué que le premier pas dans la bonne direction. Leur déménagement vers les ruines qui les abritaient actuellement, le second. Combien encore serait nécessaire, John ne saurait le dire. Ni même si le voyage aurait une fin, mis à part une série de conclusions toutes personnelles.

Plus pragmatiquement, ce besoin de s’ancrer dans un chez-soi bien à nous s’était rapidement manifesté chez plusieurs Odysséens. John contribuait d’ailleurs de son mieux à aider Murphy et Tennessee dans leur entreprise pseudo-commune. Alors même que les murs se solidifiaient, se furent ses fondations qui s’écroulèrent. Figurativement. Depuis quelques temps, John ne pouvait s’empêcher de remarquer la froideur des trop rares regards échangés entre les deux femmes, ni le caractère abrupt de leurs paroles, qui ne se qualifiaient même plus de conversation. Et cette réalité minait son moral. Comment parvenir à ce que l’espèce humaine puisse à nouveau considérer la Terre comme leur maison, à s’entendre avec les différentes tribus qui l’habitaient, à se réunir avec les leurs jadis exilés, si l’harmonie ne pouvait pas subsister entre deux amies qui avaient tout pour s’entendre ?

À défaut de pouvoir faire quoi que ce soit d’autre pour impacter le grand ordre des choses, il se donna comme mission sacré d’au moins parvenir à réconcilier les deux femmes. S’il y parvenait, il y avait de l’espoir pour l’humanité. Sinon…

Il passa des jours à jours à espionner et à analyser en secret chacun de leurs faits et gestes, avant que l’origine de leur conflit ne lui saute en plein visage.

Avec le recul, c’était d’une évidence….

Il les leurra ensuite en les conviant, chacune de leur côté, à venir discuter d’une fissure structurale imaginaire qui menaçait leur projet immobilier, à midi tapante, le lendemain, à l’entrée de l’édifice que s’étaient approprié Tennessee et Murphy.

Le lendemain venu, lorsque la deuxième conviée se présenta au rendez-vous et constata la présence de la première, elles soupçonnèrent toutes deux qu’il y avait anguille sous roche. Ce à quoi John fit immédiatement face.

« Les filles, il faut qu’on se parle. Ça a assez duré, votre petite querelle. J’avais espoir que vous parviendrez à régler ça toute seule comme des grandes, mais manifestement, il est plus que temps que je m’en mêle.»

Il les regarda une par une du haut de son expérience de papa qui sait toutes les choses que les autres ignorent, les poings sur les hanches. Le temps qu’elles réalisent bien qu’il s’apprêtait à sauver leur relation, rien de moins.

« Je sais ce qui se passe entre vous…»

Il se rapprocha, afin de compléter dans le souffle d’un conspirateur

« C’est Chris…»

Voilà, le chat était sorti du sac.

«Vous voulez toutes les deux vous glisser dans ses pantalons, c’est clair comme de l’eau de roche. Mais je vous croyais bien au-dessus de ce genre de rivalité d’adolescente, franchement. En plus, qu’est-ce que vous lui trouvez, à ce type, d’abord ?»


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Sujet: Re: House Divided (Ten, Murph and John)
Mar 23 Jan - 15:24


John & Murphy & Ten  @Antarès #Chris


De grand matin elle se rendit auprès des cultures, pour bien s'assurer qu'aucun animal ne les saccageait pendant cette saison hivernale. Puis elle vérifia les fondations du système d'irrigation qu'elle construisait. Réajusta un planche qui prenait la tangente et décida de se rendre au rendez-vous prévu avec John. Il lui avait exprimé la soirée auparavant le désir d'attirer son attention sur fissure qui menaçait de créer un réel problème si on ne s'en occupait pas rapidement. La mécanicienne qui inspectait leur future demeure - à elle et Murphy - Mitoyenne très régulièrement, ne se rappelait de rien de tel. Bien entendu elle ne mettait pas la parole de l'homme en doute. Pourquoi mentirait-il ? Et à ce sujet précisément, qui ne l'incluait pas vraiment puisque il n'habiterait pas dans les lieux. Même si la bouclée se faisait un plaisir de le recevoir de temps à autre. Avant que d'évoquer cet ennui à la garde elle préférait se rendre compte de visu si effective gravité il y avait. Et si oui, elle ne tarderait pas se rendre auprès de cette dernière pour qu'elles en discutent ensemble. Leçon retenue. Plus de secrets. Quelques nuits auparavant elles s'étaient rapprochées grâce à une soirée froide, venteuse et pluvieuse. Elles nettoyèrent leur linge sale afin de laisser la place à des fondations beaucoup plus saines qui se rebâtiraient à leur rythme.

Les mains dans les poches, l'esprit toujours occupé par une mission à remplir, elle se dirigea à travers les chemins légèrement boueux. Mais encore praticables vers leur futur maisonnée. Quelques gouttelettes perdues rebondirent sur son nez pour humidifier ses lèvres qu'elle essuya avec sa langue tout en chantonnant. Pas d'Antarès avec elle aujourd'hui, bien qu'elle put à nouveau le caresser sans s'attirer les foudres de Murphy, le jeune chien ne possédait pas encore la permission de la rejoindre, et de jouer avec elle, comme il - et elle - le souhaitait. Patience, patience, voilà ce que lui répétait sans cesse Gen le terrien, et qui s'appliquait parfaitement dans ses circonstances particulières. Enfin elle arrivait dans l'endroit qu'elle considérait comme le sien. L'homme s'y trouvait déjà, en quelques pas elle fut prêt de lui « Et John je suis là comme prévu, alors montre-moi un peu cette fente dont tu m'as dit qu'elle présentait un gros danger pour ... » Tennessee s'interrompit alors que Major s'ébrouait à côté d'elle, la truffe humide cherchant la paume de ses mains afin de lui signifier qu'une pomme serait plus que bienvenue « Ah zut je n'ai que quelques morceaux de pain pour toi » s'empressa-t-elle de lui donner en même temps qu'elle lui adressait la parole. Tout cela accompagné d'un léger rire, un peu surpris, lorsque levant la tête ses yeux se plantèrent dans ceux de Murphy.

Pas suspicieuse pour une sous, elle fit un signe à sa future voisine, enchantée de la voir s'aventurer jusqu'ici. Mais cette dernière plus critique lançait un regarde orageux vers john qui s'embringua dans d'étranges explications « Hein ? Quoi ? Chris ? » Tennessee elle tombait un peu des nus, et pourquoi donc mêler le prénom du leader des rebelles à toute cette marmelade. Elle se pinça les lèvres quelques minutes pensant qu'il venait de découvrir leur appartenance à un groupe secret ! Ce qui l'empêcha de bien appréhender les explications suivantes. Aussi reçut-elle tout dans sa caboche au premier degré « Mais c'est complètement ridicule ! Pourquoi voudrais-je enfiler les pantalons de Chris, il est beaucoup plus large que moi ! il sont bien trop grand pour moi, il me faudrait une ceinture pour que ça tienne déjà, ou as-tu été pécher cette idée ridicule ? » Personne ne se livrait à des défis aussi stupides quand même. Vouloir être le premier à s'attribuer les pantalons d'un autre. John perdait-il la tête ? Alors la garde ne se retrouvait pas ici par hasard ? John venait de la berner sous un faux prétexte « Ça veut dire qu'il n'y aucun problème à la maison ? »

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06/12/2015 Lux Aeterna Nope 32846 Sophia Bush AVENGEDINCHAINS de mon ♥ (vava) ; Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 394


Sujet: Re: House Divided (Ten, Murph and John)
Sam 27 Jan - 1:58



❝ House divided ❞
Murphy C. & Tennessee B.-S. & John B.
(20 novembre 2117)


Ces derniers jours avaient été intenses pour Murphy. Les face à face s'étaient enchaînés, empreints de l'anxiété qui naissait de cette possibilité d'un avenir sans retrouvailles. Car Murphy était bornée, mais elle n'était pas désespérée. Lorsqu'elle tournait le dos, quelle qu'en soit la ou les raisons, elle espérait toujours qu'on finirait par lui donner tort, que sa rancune finirait par perdre devant des excuses, peut-être les premières, peut-être les centièmes. Elle espérait qu'on saurait se battre pour la faire changer d'avis, et elle espérait arriver à assez de conciliance pour oublier et pardonner ce qui cherchait tant à l'être. Ces dernières semaines lui avaient mis un peu de baume au cœur en lui rappelant ces espoirs que les mois avaient enfouis et cachés au nom de l'impossible. Tennessee avait été la première à se frayer à nouveau un petit chemin jusqu'à sa sensibilité, jusqu'à ce qu'elle avait jalousement gardé depuis des mois, noyée dans la rancoeur et le désespoir. Mais il lui fallait un peu de temps, quand même, à Murphy, pour tout oublier. Elle savait que l'avenir de leur amitié ne dépendait plus que d'elle, et elle savait aussi tout le soulagement que suscitait ce rapprochement chaque jour. Mais il était encore trop tôt pour laisser au passé le choc de l'été. C'était peut-être irraisonné, et d'ailleurs probablement encore plus depuis que Tennessee avait eu l'occasion de s'expliquer et de justifier ses actions, mais c'était plus fort qu'elle. Elle ne pouvait pas balayer aussi facilement cette impression persistante qui était née au moment où elle avait compris que même si Tennessee n'avait été l'instigatrice d'aucune trahison, elle en avait été actrice. Elle ne pouvait pas oublier ce sentiment d'abandon, cette impression d'être une moins que rien, indigne de confiance, que lui avait suscité ce moment. Ce seul moment où elle avait compris toute l'envergure du secret.

C'était donc un peu plus souriante qu'elle retrouvait maintenant ses tâches quotidiennes. Son cœur était plus léger, donc son être l'était tout entier. Ses journées lui coûtaient un peu moins maintenant qu'elle se savait à nouveau accompagnée de Tennessee, malgré toute la timidité de leurs retrouvailles. C'était une redécouverte constante l'une de l'autre, c'était s'apprivoiser une nouvelle fois en se délestant de ce qui les avait fait dérailler la première fois. C'était difficile, pour l'obstinée qu'était Murphy, de faire table rase de tout ce qui l'avait blessée, mais elle vivait comme une seconde chance le simple fait de s'autoriser à le faire. Ses journées, pour autant, ne s'allégeaient pas vraiment. Elles s'écourtaient; la nuit tombait de plus en plus tôt et rendait les patrouilles plus difficiles. Avec l'obscurité venaient l'envie et le besoin de retrouver le confort d'un foyer et de quelques amis. Le froid se faisait de plus en plus cru et mordant; Murphy ne sortait déjà plus sans ses gants, et elle s'inquiétait encore d'un Antarès qui serait toujours trop jeune à ses yeux pour subir les aléas d'un monde qu'elle découvrait elle-même encore seulement. Son rythme était chaotique; pour tenir ses nuits de garde et de patrouille, il lui arrivait de dormir pendant les rares heures de jour que comptait la journée. C'était probablement parce qu'elle sortait d'une mauvaise grippe qu'elle accusait le coup de ces contraintes là, qui n'étaient plus nouvelles depuis longtemps. Elle ne refusait pour autant aucune invitation à innover, à créer, à rendre leur quotidien à tous ou à quelques uns d'entre eux un peu meilleur. La maison qu'elle partageait avec Tennessee ne faisait plus partie de ses projets immédiats depuis que l'hiver avait recouvert les terres de son manteau glacé. Elles s'y remettraient ensemble, lorsque le printemps reviendrait. Certains des travaux qu'elles avaient effectués pendant l'été seraient probablement destinés à être recommencés, mais c'était une idée à laquelle elles s'étaient faites dès les premiers instants, dès qu'elles avaient choisi leur bâtisse. Il y avait beaucoup trop de dégâts, beaucoup trop de choses à faire, à réparer, à recréer de toute pièce pour que les saisons ne jouent pas encore pendant quelques temps leur rôle destructeur. Tant que les structures protectrices ne seraient pas solidement installées, elles auraient à redouter les rafales de vents et les pluies torrentielles. C'était le jeu; depuis le début, c'était le jeu.

Pourtant, et malgré l'énorme parenthèse que représentait l'hiver dans leur projet, Murphy n'avait pu s'empêcher de sentir ses épaules s’affaisser sous le découragement lorsque John l'avait captée, la veille, après sa patrouille, pour lui expliquer qu'une fissure compromettait l'entièreté de leur logis. Rendez-vous le lendemain à midi. Peut-être que cette nouvelle s'apprêtait à remettre en cause tout leur projet. Une seule fissure et tout pouvait s'écrouler, n'est-ce pas ? Mais elle faisait confiance à John, John le débrouillard, John le manuel, John le bricoleur, pour lui donner son diagnostic exact. Si ça s'avérait nécessaire, il serait alors temps d'annoncer la nouvelle à Tennessee... et de trouver une autre maison à retaper, un nouveau foyer à recréer de toute pièce.

Les bras croisés sous sa poitrine, Murphy regarda son chien filer comme une flèche devant elle et alors qu'ils s'approchaient de leur maison qui, ô miracle, semblait encore tenir debout. Elle devinait sur le pas de leurs portes, dans la haute pelouse, deux silhouettes qu'elle pouvait reconnaître entre mille. Antarès se jeta sur Tennessee et Murphy s'approcha d'eux, la mine inquiète. John avait bien fait les choses; il avait invité Tennessee à discuter, elle aussi, de cette problématique de fissure. Mais s'il l'avait fait, se disait-elle, alors c'est que c'était plutôt sérieux. Et s'ils restaient à l'extérieur, c'était peut-être aussi parce que leur maison qu'elles chérissaient tant menaçait de s'écrouler d'un moment à l'autre. Pessimiste ? Non, Murphy se contentait d'observer et constater les informations qui lui étaient données jusqu'à présent. « T'as pas de pomme ? » demanda-t-elle, un sourcil arqué par la surprise. Depuis qu'Antarès gambadait parmi eux, Tennessee avait toujours semblé avoir une pomme quelque part dans ses poches -peut-être qu'outre son rôle de mécanicienne, elle était devenue pommier, aussi. Son regard fut aussitôt capté par John et le discours qu'il tenait. Ses yeux s'écarquillèrent et son sourire creusa sévèrement ses fosettes. Mais à la fin de son discours, ils conclurent en lui jetant des éclairs à en faire pâlir Thor lui-même. Ils cherchèrent brièvement le soutien de Tennessee et ses lèvres s'entrouvrirent pour répondre quelque chose, n'importe quoi qui pourrait faire comprendre à John le ridicule de ses insinuations. Pour autant, elle n'était pas très sûre des arguments à apporter pour le convaincre que Tennessee et elle ne se battraient jamais les faveurs de Chris; après tout, ils étaient si nombreux ! C'est Tennessee qui la sauva dans l'indécision qu'elle avait à choisir et ses mots et, attendrie par l'incompréhension face à laquelle la mécanicienne butait, elle lui tapota tendrement l'épaule. « Ten... il veut dire qu'on se bat pour la bite de Chris... » Taquine, elle observait Tennessee, attendait le moment où elle allait comprendre les intentions que John leur attribuait à l'une comme à l'autre. Elle soupira, un peu lasse mais surtout rêveuse, et releva ses prunelles d'ambre vers leur ami commun. « Tu nous a démasquées... Il est tellement parfait... » Elle jeta un coup d'oeil entendu à Tennessee. « Sa douceur, j'adore sa douceur... son objectivité et sa loyauté, aussi. Et puis il est tellement beauuuuuuu... » Elle feignit un soupir amoureux avant de se racler la gorge et de reprendre beaucoup plus sérieusement. « Mais sérieux, John, la maison va bien, alors ? »

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Sujet: Re: House Divided (Ten, Murph and John)
Lun 5 Fév - 22:39

John savait que cette confrontation ne serait pas aisée. Bien entendu qu’elles ne voudraient pas aller au fond d’un problème dont la résolution ne pouvait probablement pas conduire à la satisfaction des deux femmes. Mais il était prêt, et par tout ce qu’il possédait de sacré, il ne les lâcherait pas avant de les avoir forcé à regarder la réalité en face, dût-il les trainer par les cheveux pour y parvenir.

Il commença par claquer la langue à la première riposte de Tennesse.

« Franchement, Ten. N’essaie pas de jouer à la plus maline avec moi. »

Il se retourna ensuite vers Murphy, qui ne le prenait guère avec plus de sérieux.

« Non, Murphy, la maison ne va bien du tout. »

Puis, se tournant vers Tennesse, il répéta.

« Pas bien du tout! Ce projet-là, c’est ce que l’humanité a de mieux à offrir.  »

Nouveau changement d’interlocutrice.

« Malgré les intempéries et les obstacles, vous vous efforcez de reconstruire une ruine stérile en quelque chose d’organique. C’est une idée unificatrice, qui permettra de construire quelque chose de durable, de beau et d’utile, à tous les points de vues possibles.  »

Il marqua une petite pause, le temps de bien laisser monter l’émotion en lui.

« Parce que oui, c’est beau, c’est sublime, même, ce que vous faites ici, les filles. »

John alla tapoter avec amour le montant de la porte principale, puis se retourna vers elles.

« Mais là, vous êtes en train de tout gâcher pour des chimères. Vous voulez laissez derrière-vous ce que vous déjà accompli, tout ce que vous avez déjà construit entre vous deux, dans l’espoir que faire quelque chose de mieux avec quelqu’un d’autre. Écoutez-moi bien, parce que ce que j’ai à vous dire est bien important… »

Elles n’avaient pas besoin de l’admettre devant lui. Elles pourraient passer leur vie à lui nier, si cela leur chantait. Ce qui importait, c’était que son message perce leur façade.

« Trop de tragédie sont nées parce que plusieurs personnes voulaient posséder la même réalité indivisible. Il suffit de regarder autour de nous pour s’en convaincre… »

Comment ça, une simple rivalité amoureuse n’a aucune commune mesure avec un holocauste nucléaire ? Et l’effet papillon, vous en faites quoi ?

Et dans une conclusion hautement théâtrale, John prit la main de chacune afin de les joindre.  

« Ce qui vous unit est fantastique et précieux. Chérissez-le. Et surtout, ne le risquez pas pour des mirages…Et encore moins pour des mirages pas si beau que ça…», acheva-t-il en les regardant tour à tour dans les yeux.

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Sujet: Re: House Divided (Ten, Murph and John)
Dim 25 Fév - 19:21


John & Murphy & Ten  @Antarès #Chris


« Oh ... Déjà je me bat pas sans avoir vu la marchandise » Répliqua la mécanicienne avec le sérieux d'un sénateur. Maintenant que Murphy lui mettait les points sur les I, cela lui fait envisager une éventualité à laquelle elle n'eut jamais songé auparavant « Et comme en plus je n'ai vraiment pas envie de la voir, non que je sois pudique mais ... Honnêtement ou as-tu été cherché une idée pareille ? » Rajouta la bouclée en se penchant vers la boule de poils qui sautait dans ses jambes. Invitation au jeu beaucoup plus tentante que cette histoire qui sentait le mauvais feuilleton. John l'avait quand même habituée à des sujets plus sérieux « Dis donc c'est pas dans notre maison qu'il y une faille mais bien dans ton cerveau  » Continua-t-elle en embrassant Antarès, s'il existait bien un être qui eut ravi son âme à jamais il se trouvait là et possédait quatre pattes « Tantôt tantôt nous irons chercher des bonnes pommes j'ai repéré un endroit où il y en à encore de succulentes » Puis elle se redressa en jetant un regard entendu à la garde, leur ami débloquait grave oui ! Et surtout il utilisait pour cela un sujet qui leur tenait à cœur. Et ça elle n'appréciait pas du tout, d'ailleurs elle pensait bien lui faire passer le message mais il enchaîna avant qu'elle puisse s'exprimer.

Non, non, elle ne jouait pas à la plus maline Tennessee, elle estimait bien l'être puisque surdouée, mais avec certains manques qui appelaient à une expérience dans le temps. Pour que la plupart puisse le comprendre un peu mieux. Par contre elle avouait ne pas complètement suivre le cheminement de John qui maintenant affirmait à La garde, que non, finalement la maison ne se portait pas bien du tout. La mécanicienne fit donc quelques pas dans la direction de celle-ci afin de mieux l'observer tandis qu'elle n'omettait pas un seul mot sorti de la bouche de l'homme. La bouclée fronça les sourcils, tout cet amas de paroles devait être pétri de sous-entendus. Un soupir caverneux s’échappa de sa gorge, pourquoi les gens ne se contentaient-ils pas de dire les faits clairement ? « Qu'est-ce qu'on laisse derrière nous exactement ? Pas la maison ... Vraiment tu vois bien qu'on est accourues dès que tu nous en a parlé ! C'est juste impossible de travailler dedans pour le moment, mais tu peux compter sur nous au printemps pour que l'on reprenne ! De quelles chimères tu parles ? Chrri sss ? Mais... » Il l’interrompit continuant sur sa lancée en invoquant les réalités invisibles. Pourtant il aurait dû la connaître, savoir justement que ça, elle le fuyait toujours, absolument insensible à ce genre de discours !

Un morceau de bois craqua, le bruit venait de l'intérieur, certainement l'humidité qui travaillait, il y aurait probablement beaucoup de choses à revoir mais pour le moment tout effort se révélerait vain et perdu. Tennessee croisa ses bras sur sa poitrine tout en se tournant vers la garde pour y découvrir son expression. Ses futures répliques ne tarderaient pas à fendre l'air « Chimères ? Miracles ? Faut que tu sois clair ! La maison elle va bien ou non ? C'est ça la chimère ? Ou alors c'est Chris ? Parce que tu nous dis qu'on se bat pour lui, et après .... Pouf tout un charabia ! Mais si ça peut te rassu... »  Hop elle glissa par la faute cette satanée boue dont on ne se débarrassait pas si facilement, même avec toute la bonne volonté du monde. Elle rattrapa aux pierres humides de la bâtisse en se heurtant l'épaule contre ces dernières. Ces accusations venant d'un homme qu'elle respectait la rendait un peu trop virulente « Murphy, sache-le, au cas où tu t'imaginerais que je vise le lit de notre l ... Chris, n t'inquiète pas. Je te le laisse bien volontiers, il n'est pas du tout intéressé et moi encore moins » Elle se frotta les paumes l'une contre l'autre levant son nez avec fierté et provocation « Voilà ! Rassuré ?  »

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Sujet: Re: House Divided (Ten, Murph and John)
Mar 13 Mar - 0:59



❝ House divided ❞
Murphy C. & Tennessee B.-S. & John B.
(20 novembre 2117)


Est-ce que leur maison était en danger, finalement ? Murphy n'était plus sûre de très bien comprendre le sujet de cette rencontre. Tennessee était là parce qu'après tout, il s'agissait aussi de sa maison. N'est-ce pas ? Alors pourquoi John partait dans des considérations qui n'avaient rien à voir avec leur bâtisse en reconstruction ? Chris, qu'est-ce qu'il venait faire là ? Elle préférait s'amuser de l'affirmation de John, mais lui ne prenait pas tout à fait les choses de la même façon. Mais son ton sévère n'éclipsait pas le sourire amusé de la jeune femme, qui assistait aux réprimandes que l'homme réservait à sa protégée.

Mais la maison n'allait pas bien du tout, répétait John sans en démordre. La curiosité et l'inquiétude la forcèrent à laisser son regard se perdre quelques instants sur la structure en face d'elles. Elle ne pouvait pas juger aussi vite de l'état des briques ou de la charpente en reconstruction, mais de voir la bâtisse encore debout la ramena à ses doutes. Ils ne pouvaient pas être là pour parler de la maison. John n'avait rien à leur montrer, sinon il l'aurait déjà fait. Il aurait dégainé ses connaissances pour leur pointer du doigt les fissures qui mettaient en péril l'état de la maison qu'elles partageaient. Non, il ne s'agissait définitivement pas de la maison. Ils restaient plantés dehors, entre les deux portes, et le bâtiment semblait bien loin des réelles inquiétudes de John. Qu'il parle de Chris, pourtant, laissait Murphy un peu bête. Il était vraiment en train de sous-entendre qu'elles se battaient pour lui, n'est-ce pas ? Elle préférait s'en amuser, mais le sérieux de l'homme lui remit vite les idées en place. Tennessee, elle aussi, semblait avoir quelques difficultés à accueillir les remarques de John. « Je sais pas où il a été la chercher, cette idée » souffla-t-elle du coin des lèvres à son amie, sans quitter John du regard, comme si elle cherchait à apprivoiser un animal sauvage. « Mais si nos comportements laissent entendre qu'on est intéressées par lui, ça m'inquiète... » La remarque était plus destinée à elle-même qu'à ses deux acolytes. Elle ne comprenait décidément pas ce qui avait pu faire germer cette idée loufoque dans l'esprit de l'homme. Avait-elle laissé s'échapper des regards ou des remarques équivoques ? S'il lui était donné de douter de l'état de son palpitant face à quelqu'un, ce ne serait définitivement pas Chris. « Oh oui, ça lui fera plaisir. » Son ton s'était fait guilleret, comme si elle avait déjà oublié le point qu'essayait de leur démontrer John par tous les sentiers détournés qu'il décidait d'emprunter. Elle avait décroisé les bras pour se pencher une seconde vers son chien et lui flatter l’encolure dans une moue tendre et affectueuse.

Mais son regard se fronçait à nouveau alors qu'elle essayait de comprendre où le long discours de John était censé les mener. Interdite, Murphy regardait ses deux interlocuteurs s'approcher de la maison. Elle n'avait probablement jamais connu John aussi bavard et passionné. Tennessee fut la première des deux à trouver le répondant nécessaire. « Je comprends pas non plus... » avoua-t-elle en suivant le regard de l'homme, un peu inquiète qu'il ne s'arrête sur une brèche visible ou n'importe quelle autre mauvaise surprise à laquelle ses discours préparaient. La brune croisa brièvement le regard de Tennessee, dans lequel elle était persuadée de lire la même incompréhension. « Ecoute, c'est l'hiver, je vois pas ce qu'il y a d'étonnant à ce qu'on laisse la maison aux éléments pour l'instant. » Mais John reprenait, exposait des arguments qu'elle ne comprenait pas davantage que les précédents. Murphy fit à son tour quelques pas vers la maison et la porte de Tennessee, vers laquelle le trio semblait être décidé à se diriger.. Elle écoutait d'une oreille la réponse de sa co-propriétaire, cherchant en parallèle dans ses propres idées quelques tentatives d'explications au charabia que leur servait John. Elle fut interrompue dans sa réflexion avec un mouvement brusque qui réveilla ses instincts et la fit agripper Tennessee par les bras. Une de ses mains rafla le mur auquel la mécanicienne s'était agrippé pour esquiver la chute et elle retint une grimace de douleur. Elle lâcha la brune pour estimer les dégâts épidermiques et son coeur manqua un battement lorsqu'elle fut persuadée que Tennessee fut sur le point de trahir par inadvertance leur appartenance à la rébellion. Elle savait à quelle vitesse les vérités pouvaient franchir ses lèvres. Mais rassurée, elle sourit finalement, amusée, avant de lui répondre. « Ton offre est très généreuse, mais ça va très bien, merci... » Elle avait encore du mal à croire la conversation et les tentatives d'explications qu'elles se sentaient toutes les deux obligées de fournir à leur ami commun. Son regard suivit celui de son amie et se déporta vers l'homme qui se tenait toujours sur le pas de la porte de cette fameuse maison dont elles n'arrivaient toujours pas à connaître l'état. « La maison va bien, c'est ce que t'essaies de dire ? » Son regard froncé signifiait toute l'incompréhension dans laquelle elle baignait encore. « Tu sais, Chris, je le laisse volontiers à Ten, et Ten me le laisse volontiers... personne en veut ! Mais dis-nous juste que la maison va bien. Je veux pas avoir à tout reprendre du départ au printemps prochain... » Elle se rapprocha de John et du pas de la porte qu'il avait investi et, croisant les bras sous sa poitrine d'un air très sérieux, exposa sa problématique. « Je comprends toujours pas ce que la maison a à voir avec Chris. Si la maison va pas pas bien, montre-nous ce qu'il y aura à réparer, qu'on se prépare mentalement. » John jetait toujours de drôles de regards à la bâtisse, qui n'allaient pas sans nourrir l'inquiétude qui restait tenace dans son esprit. Ce n'était pas l'incompréhension qui arrivait à apaiser ses craintes. Au contraire même, le manque de maîtrise qu'elle avait de la situation et de la conversation alimentait toutes les appréhensions que l'invitation de John avait fait naître. « C'est une fissure dans un mur ? Du bois qui pourrit ? Le plafond ou le toit qui s'écroule un peu plus ? Une invasion de sales bêtes ? » Impatiente, électrifiée par ses propres idées, peu délicate, elle poussa John et la porte de bois que Tennessee avait installée avec amour des mois plus tôt. Elle s'invitait dans l'antre de son amie pour estimer de ses  propres yeux l'étendue des dégâts que John considérait si importants.

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Sujet: Re: House Divided (Ten, Murph and John)
Mar 3 Avr - 18:46

John savait qu’en choisissant de confronter les deux femmes sur leur attirance évidente envers Chris, il s’aventurait en terrain glissant. Ce à quoi il ne s’attendait pas, cependant, était la solidité de leur défense, et l’ardeur qu’elles mettaient à nier la chose.

Fidèle à son habitude, Ten s’investit tellement dans ses réfutations qu’elle en perdit l’équilibre. Malgré un geste de John, beaucoup trop lent pour changer quoi que ce soit, elle cogna lourdement contre le mur de pierre.

Sans démordre du fait qu’il tenait encore la bonne piste, John dût cependant se résoudre à étudier la possibilité de changer son angle d’attaque. Poussant un soupir, il emboîta le pas à Murphy dans le domicile en construction.

« Non, il n’y a pas de fissures dans les murs. »

D’un pas traînant, il se dirigea vers le mur ouest, celui qui leur avait causé le plus de problème depuis le commencement de l’aventure. Il parcourut ensuite du regard l’ensemble de la pièce, avant de se projeter dans un futur où cette demi-ruine serait inondée de lumière et le foyer de jours heureux pour une nouvelle génération de terriens, arborant tous la chevelure de Chris.

« Le bois n’est pas pourri, et l’eau ne s’écoule pas par le toit non plus. »

Il poussa un nouveau soupir en alternant son regard entre Tennessee et Murphy.

«C’est la tension entre vous deux, le problème. Sa mine les fondations de tout ce projet … »

Surtout, sa minait sa vision à lui de tout le symbolisme de cette maison. L’épicentre d’où originait toute l’harmonie et de l’espoir de ce nouveau campement des Odysséens.

Il leva les deux mains en l’air pour leur couper la parole à toutes les deux.

«Hep hep hep, laissez-moi finir. Je le sais que vous faites des efforts pour le cacher, mais c’est évident qu’il y a quelque chose – ou plutôt quelqu’un- qui a réussi à s’insérer entre vous deux. Vous ne le savez peut-être pas, mais vous comptez beaucoup pour moi, les filles, et la belle amitié qui vous unit réchauffe mes vieux os. De la voir ainsi entachée pour des peccadilles…»



Spoiler:
 

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14/11/2015 Isa & I My boy D'Arbanville & Oz & Hyacinthe & Elouan & Tam-Tam 3572 Katie Melua Kyran adorable & Avengedinchains & Lux aeterna Mécanique & Nanotechnologie 35
ψ Cat on a Hot Tin Roof ψ


Sujet: Re: House Divided (Ten, Murph and John)
Dim 13 Mai - 23:53


John & Murphy & Ten  @Antarès #Chris


Tout ce qui touchait à sa maison lui parlait de son futur, même si Tennessee vivait dans l'instant présent. Un jour elle y déposerait ses bagages dans cet endroit. Image au figuré puisque depuis l'atterrissage, puis le tremblement de terre, ensuite le déménagement et pour finir le cyclone il ne lui demeurait pas des tonnes d'effets personnels.

Mais ça commencerait ici, et ça s'accumulerait, et peut-être que dans trente ans elle posséderait un grenier, duquel elle ne parviendrait même plus à ouvrir la porte. Tellement les vieilleries s'y entasseraient. Elle songeait plus à des tas d'inventions pratiques un peu ratées qu'elle rangerait afin d'y revenir plus tard mais oublierait totalement.

Et parfois elle s'assiérait sur un banc construit par Devos ( @Devos Acciaro ) et elle y deviserait avec lui des nouvelles avancées modernes et techniques de leur équipe. Ou alors elle bavarderait chiffons et folies, ou réparations avec sa Murphy préférée. Ou encore un vieil Antarès y ferait rôtir ses vieux os, ou plutôt le descendant de ce dernier. Et régulièrement aux côtés de John qui viendrait prendre de ses nouvelles elle lui rappellerait le temps ou il prétendait qu'elle essayait de rentrer dans les pantalons de Chris. Au propre comme au figuré. Mais surtout de la gouaille de la garde faisant écho à toutes ses suppositions erronées.


« D'autant Murphy que je ne l'ai plus croisé depuis belle lurette Chris et qu'il court toujours aux jupes de cette blonde dont je ne me souviens pas du nom » Répondit avec un sérieux sans faille la mécanicienne qui tenait Chris (  @Chris Wilson ) pour un véritable Don Juan qui ne résistait pas à un sourire un peu trop charmeur.

En attendant, elle s'accroupit pour flatter le magnifique canidé tout en  lui murmurant à l'oreille leur programme futur. Tandis que la garde laissait entendre son opinion sur les allégations très étranges de John


« Et surtout  » Rajouta la bouclée comme un argument qui ne pourrait qu'appuyer le plaidoyer de Murphy « Chris il ne veut pas de moi »

Non pas qu'elle eut essayé, mais lui pas, ce qui signifiait tout dans logique de Tennessee
« Et tu me connais quand même John, je ne me battrais pas une seconde pour une cause perdue »

Enfin pas celle-là en tout cas. Finalement on en revint à la maison, du moins à ce qui en tiendrait lieu dans plusieurs mois, en espérant que ça ne devienne pas des années. Quant à la façon dont  John l'observait, puis s'en rapprochait
« Oh si, oh si l'eau coule par le toit, j'ai dû m'enfuir l'autre nuit sinon j'aurais finit noyée  » Le contredit-elle alors qu'il se risquait vers d'autres contrées.

les deux mains sur les hanches, les joues rougies par la fraîcheur de la température, les yeux noisettes de la bouclée brillaient de mille éclats quand l'homme fit sa comparaison. Un peu sonnée, son esprit Zigzaguait dans les méandres de ses neurones afin d'apercevoir le bout de ce qu'il leur démontrait. Mais en quoi cette bâtisse se déréglait à cause de leur supposée mésentente ?

Bien réelle en vérité mais qui s'effritait désormais comme d'anciennes ruines, justement à l'opposé de la rénovation qu'elle poursuivait ensemble
« Oh ... Mais il y personne entre nous ... » Quoi que ... si elle démentait trop, John exigerait une explication à un éloignement qu'elle ne pouvait plus nier. Et bien qu'elle sembla au point mort, elle se devait de préserver ce dernier secret, ne pas dévoiler l'existence de la rébellion.

Assez de dégâts s'abattirent sur eux par la faute de son incapacité à garder un secret
« En fait il ne s'agit pas de Chris, mais en effet je trouvais qu'elle se rapprochait un peu trop de quelqu'un d'important pour moi » Discrètement, en se dirigeant vers Murphy, ne laissant plus voir que son dos à l'intervenant elle envoya un clin d'œil à la garde

« Devos » ( @Devos Acciaro ) Tennessee virevolta pour faire face cette fois à John « Il y a un froid entre lui et moi et je les ai aperçu au loin qui se faisait un accolade ça m'a rendu jalouse »



@Murphy Cavendish  @John Blackwood

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Sujet: Re: House Divided (Ten, Murph and John)
Mar 15 Mai - 0:48



❝ House divided ❞
Murphy C. & Tennessee B.-S. & John B.
(20 novembre 2117)


Murphy n'était pas particulièrement bête mais à ce moment précis, elle se sentait vraiment stupide. Quelque chose lui échappait; elle n'était plus sûre qu'il s'agissait vraiment de la maison ou si Chris s'invitait là par hasard. Quel était l'objectif de cette rencontre ? Elle réalisait qu'elle ne connaissait probablement pas si bien John que ça. Il la perdait un peu plus à chaque fois qu'il reprenait la parole et Tennessee, à ses côtés, ne semblait guère plus éclairée qu'elle. Ça la rassurait un peu -et en même temps, elle se sentait abandonnée à son propre sens de la déduction. Qu'est-ce que Chris pouvait bien foutre là ? Il était toujours là où on ne l'attendait pas, là où on se pensait préservé de lui. Mais pour la première fois, Murphy doutait qu'il y soit pour quelque chose. Aucune d'elles deux ne voulait trouver le chemin jusqu'à son pantalon, et de brèves grimaces illustrèrent les quelques idées qui lui vinrent à l'esprit. Elle-même ne comprenait pas -ou plus, peut-être, si on voulait faire preuve d'un peu plus d'indulgence- ce qui avait pu la mener à jouer avec lui, quelques temps auparavant. Ca semblait appartenir à une autre vie, maintenant. Avait-elle été spécialement bête ou bien Chris avait-il été spécialement charmeur ? Elle ne voulait pas connaître la réponse -elle consistait probablement en un mélange parfaitement équilibré des deux possibilités. Chris pouvait donc tranquillement quitter le centre de la conversation; c'était déjà lui donner bien trop d'importance que de se défendre d'un quelconque flirt, et Tennessee, elle, acheva d'enfoncer le clou de la défense dans l'esprit de John. La brune jeta un regard tendre à son amie; il signifiait quelque chose du genre « t'es trop bien pour lui, tu le sais et je le sais, on le sait tous ». Chris avait de quoi s'occuper avec son harem, de toute façon. Il ne méritait pas qu'elles se rajoutent à la liste interminable de belles plantes qu'il voulait sauter ou qui n'attendaient que d'être sautées par un Chris aux hormones explosives. De toute façon, même alimenté par toutes les hormones que sa cervelle pouvait produire et guidé par tout le désir que l'on pouvait avoir pour elle, il n'arriverait jamais au niveau de...

Hein, quoi ?

Ah, oui, la maison.

Mais quoi, la maison ? Elle avait quelque chose, la maison ? Elle ne resplendissait pas comme dans les rêves de la militaire, mais les rénovations prenaient leur temps et avaient fait une pause forcée pendant l'hiver. A cet arrêt brusque des progressions s'était ajoutée la tempête de novembre. C'était peu cher payé comparé à d'autres pertes -elle n'avait fait l'état des lieux que vaguement depuis le cataclysme, histoire de s'assurer que rien n'était en passe de pourrir, de s'effondrer ou de blesser quelqu'un une fois les beaux jours revenus. Peut-être qu'elle avait trop vite, justement, et que l'alarmisme de John n'était pas hors de propos. Inquiète, elle laissa ses deux compagnons derrière et franchit le pas de la porte de Tennessee, redécouvrant une moitié de maison qu'elle n'avait plus eue l'occasion de voir depuis quelques temps. Lui faisant suite, John reprenait ses inquiétudes l'une après l'autre pour les balayer d'un revers de main. La maison allait bien, alors ? « AH ! » se satisfit-elle en levant les bras de façon théâtrale lorsque Tennessee confirma que ses suspicions n'étaient pas sorties de nulle part. « Et je suis témoin, d'ailleurs, elle était pas belle à voir quand elle est arrivée aux dortoirs ! » Elle fit une grimace désolée et jeta un regard confus à la mécanicienne. « Sans offense, hein » souffla-t-elle à son intention. « Mais t'étais une flaque d'eau sur pieds... » Les souvenirs de son amie détrempée la firent frissonner de froid. Tennessee avait eu de la chance dans sa malchance ; aucun virus n'avait saisi l'opportunité pour coloniser ses bronches ou sa trachée. Murphy ne se serait probablement pas pardonnée d'avoir admiré la Lune à ses côtés si longtemps si son amie en avait payé le prix fort.

Mais déjà John l'arrachait au souvenir de leurs retrouvailles, abordant jusqu'aux fondations de leur maison commune ? « Qu'est-ce que ça mine ? Qu'est-ce que tu racontes ? La maison va bien ou elle va pas bien ? J'attends que le plafond me tombe dessus pour avoir une réponse ? Parce que... » Mais d'un geste net et sévère, John lui ordonna de se taire. Surprise, Murphy s'arrêta au milieu de sa phrase, les sourcils arqués en attendant de savoir ce qui pouvait être suffisamment important pour lui couper la parole. « Tes vieux os ils prendront cher si tu me coupes à nouveau la parole... » grommela-t-elle avant que Tennessee ne réponde de façon plus appropriée, le temps que Murphy se recentre sur le fond de la problématique. Non, il n'y avait personne entre elles. Il n'y avait... quoi ? Les yeux en soucoupes, la patrouilleuse chercha le regard de Tennessee, se demandant ce qui lui arrivait. Devos ? Vraiment, Devos ? Clin d'oeil. Devos, vraiment. Devos. « Oh, je... » se tentait-elle à l'improvisation, « je pensais pas que tu nous avais vus. Je pensais pas non plus que ça t'affecterait à ce point là... » Perdue entre mensonge brodé et réalité, Murphy cherchait le regard de Tennessee. Le choix de sa victime ne pouvait pas être innocent. Elles auraient de quoi bavasser un bon moment autour d'une infusion. Ou plutôt : Murphy aurait de quoi monologuer pendant un bon moment pour tenter de lui tirer les vers du nez. « En fait, je te pensais pas du genre à être jalouse... mais je ferai attention à l'avenir. Tu devrais me dire ces choses-là, Ten... » D'un coup d'oeil bref, elle chercha dans le regard et l'attitude de John une preuve de son apaisement, mais n'attarda pas outre mesure, inquiète de dévoiler la supercherie.

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Sujet: Re: House Divided (Ten, Murph and John)
Ven 18 Mai - 16:43

Il avait donc vu juste! Il n’en avait jamais douté, bien entendu, mais de voir le produit de son incroyable esprit déductif se matérialiser enfin en parole lui procura un sentiment de profonde jubilation. Sentiment que la minime erreur sur la personne n’entacha aucunement. Quand tellement de choses cessent d’avoir du sens, et quand les gens qui nous sont chers doivent avancer sur des chemins inconnus pour faire face à une adversité encore jamais vue, ni même imaginée, il était si rassurant d’avoir encore l’impression de pouvoir les comprendre. Et de croire pouvoir les aider à enjamber les embûches.

Mais… Devos ?

L’idée circula pendant un bon moment dans sa tête, s’accrochant au passage à quelques souvenirs à droite et à gauche. C’est vrai qu’il semblait y avoir une grande complicité entre ce dernier et Tennessee, et que celle-ci avait une façon plus à elle d’exprimer ses sentiments envers les autres. Il n’y avait aucun doute possible qu’un manque d’attention de Devos aurait pu blesser la bouclée. Et si elle attribuait ce détachement à Murphy et à sa plus grande démonstrativité affective….

Pauvre Ten, éternelle victime d’une sensibilité différente.

Il poussa un soupir en regardant d’abord l’une, puis l’autre.

« Je ne veux pas entrer dans vos vies sentimentales…Tout ce que je dis, les filles, c’est que peu importe ce qui se passe, peu importe ce qui vous arrive, n’oubliez pas de prendre soin l’une de l’autre. Il n’y a pas de difficultés que vous ne pourrez pas surmonter, main dans la main.»

Il croisa ensuite les bras en fixant droit devant lui, laissant sa vénérable sagesse se diffuser sans entrave à travers sa voix.

« Il y a tellement d’éléments qui tentent de nous diviser. Tellement d’événements qui viennent ériger des murs entre nous. Des murs qui, si on les laisse s’installer, deviennent parfois impossible à abattre. Et ça me briserait le cœur qu’ils y en aient qui s’installent entre vous deux.»

Plus solennellement, il se tourna vers Murphy.

« Promettez-moi que vous ne laisserez pas ça produire.»

Puis vers Tennesse

« Que quoi qu’il arrive, vous serez toujours là l’une pour l’autre.»

À nouveau vers Murphy

« Comme une famille résidant sous un même toit.»

Pour terminer avec Tennessee

« Pinky swear ?»

De tout ce qu’ils avaient perdus sur l’Odyssée, l’esprit de famille avait probablement été l’une des pertes les plus tragiques, et des plus pernicieuses. Blood was always thicker than water, et en l’absence de frères et de sœur, de cousins ou de tantes, la friabilité de l’amitié causait de grands ravages sur leur petit groupe, déjà aux prises avec des pressions psychologiques majeures. Et même si John avait tenté de son mieux, jadis, de jouer au grand-oncle du plus grand nombre possible, même lui n’aurait jamais la prétention de croire pouvoir apporter le soutien d’un tissu familial tissé serré.

Il ne pouvait qu’espérer solidifier les mailles des œuvres qui lui tenaient plus particulièrement à cœur.

Fier de l’imminence de cette réconciliation orchestrée par ses mains de maître, un large sourire illumina son visage.

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Sujet: Re: House Divided (Ten, Murph and John)

 

House Divided (Ten, Murph and John)

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