Partagez | 
 

˜˜˜˜˜˜I’ve been dreaming of things yet to come [Rowena]
maybe life should be about more than just surviving


avatar
19/12/2017 Mika. / LittleMagitek 293 Jared Leto A: Addicted Tragedy / S: Miss Pie Animiste pour la vie & Des aptitudes en Notions de soins, Zoologie mais aussi Gardien du Savoir. Naori 0


Sujet: I’ve been dreaming of things yet to come [Rowena]
Jeu 18 Jan - 1:06

GÜZIS
&
ROWENA
I’ve been dreaming of things yet to come.

Le temps passe, toujours fidèle à son rythme si soutenu, si connu. Tu peux sentir l’arrivé de la pénombre par la froideur de l’air qui vient paresseusement effleurer tes poignets et ton visage. Tu voudrais rester encore un peu, dans ce petit coin de clairière qui t’apporte calme et sérénité. Tu aimes à venir y passer quelque longues minutes, qui se transforment parfois en heures, chaque jour, lorsque tu n’as plus rien à faire, ou peut-être juste lorsque tu as besoin d’être seul. c’est vrai, cela t’arrive souvent, tu apprécies les moment de silence où tu peux à loisir écouter les murmures de cette forêt que tu aimes tant, tu apprécies ce calme presque immobile, stagnant autour de toi qui te détend, t’endormirait presque, mais cela, tu t’y refuses. Dormir seul dans la forêt serait une idée bien saugrenue pour n’importe qui. Ta santé ne te le permettrait sans doute pas, et si tu disparaît parfois plusieurs jours du village au profit de la forêt, tu ne le fais jamais sans prévision. Tu es comme ça, tu aimes t’assurer que tout ira bien, que tu ne prends pas de risques inutiles. Là bas, dans les bois, lorsque tu t’enfonces assez loin, personne ne pourraient entendre un appel à l’aide sans le chercher, ou du moins tu en doutes. Inutile de titiller la chance, celle-ci est déjà assez lunatique à ton goût. Tu relève la tête, ouvres sur le crépuscule ton regard d’azur. A cette heure, tu peux commencer à loisir à observer des formes nouvelles, cachées à la lueur du jour, tant d’ombres habitant potentiellement tout autant de secrets.

Tu te relèves, délicatement, presque prudemment, glissant machinalement les mains sur tes vêtements pour les remettre en ordre. Un peu plus loin, tu peux déjà entendre les bruits de pas d’animaux qui commencent à sortir de leurs cachettes. Pour eux, la tombée du jour sonne l’heure de réveil, eux aussi aiment sortir lorsqu’ils ont l’impression d’être entourés d’une sécurité toute relative. La plupart du temps, ils ne te craignent pas. tu ne leur fais jamais de mal, et tu es si calme qu’ils te prennent peut-être juste pour un élément du décor, qui sait. Toi, tu as à loisirs de les observer, plus ou moins furtivement, et cela te convient parfaitement. Keryon n'était pas là aujourd'hui, tu ne t'inquiètes pas vraiment, cela lui arrive de disparaître quelques jours parfois, tu reviendras demain. Tu ne t’attardes pas cependant, tu aimerais être de retour au village avant qu’il ne soit trop tard. Tu as à faire et loin de toi l’idée de réveiller qui que ce soit au beau milieu de la nuit. Oserais-tu seulement? Cela n’est pas vraiment ton genre. Mais tu veux la voir, tu as déjà la sensation d’avoir trop attendu, quoiqu’elle soit à peine revenue, tu es comme ça, tu t’inquiètes toujours un peu trop. Peut-être t'appuies tu toujours un peu trop sur des sensations, des pressentiments, on pourrait te le reprocher, c'est vrai. Cependant, depuis ce jour gris où tu as trouvé Keryon, tu ne peux t'empêcher d'accrocher une importance toute particulière à ce que ton esprit te dicte, de manière consciente comme de manière inconsciente. Si tu n'avais pas suivi ce lynx qui t'avait guidé dans ce rêve presque éveillé, que serait-il advenu du petit faon chétif, de la biche dans le ruisseau? Tu n'aimes pas te souvenir de cela, mais malgré ta mémoire souvent un peu trop défaillante, ce sont là des images qui ne te quittent pas. Rowena n'est pas une biche, et elle n'est pas mourante, tu le sais, si cela avait été le cas, le village aurait été bien moins ensommeillé depuis son retour, bien moins silencieux à tes oreilles qui entendent tout, ou presque. Tu ne peux cependant t'empêcher d'avoir cette impression désagréable dans le fond de ta poitrine, comme si elle risquait encore quelque chose alors qu'elle est de retour dans la sécurité du village. Puis tu aimerais la voir, t'assurer que tout va bien, savoir peut-être, ce qu'il lui est arrivé là bas. Tu es un curieux après tout, et elle a été exposée tu t'en doutes, à toute une foule de savoir qui te fait sans doute lacune.

Tu connais le chemin par cœur, tu n’as pas besoin de très longtemps pour rejoindre le village, sans un bruit sans un doute, tu ne coures pas, tu ne fais que presser le pas par instants. Rapidement, les lueurs du village t’entourent alors que tu glisses comme une ombre jusqu’à ton chez toi, un peu loin de tout, toujours un peu isolé, mais toujours assez proche pour observer les alentours, grand curieux que tu es. Chez toi, tout es immobile, placé avec minutie, tout a sa place comme une réalité figée qui te ressemble bien. Tu n’aimes pas avoir à chercher les choses, la précipitation ne te sied guère, et sans basculer dans une maniaquerie drastique, tu apprécies l’ordre. Tu sais exactement où trouver tout ce que tu veux, et tu ne perds pas de temps. Tu enfiles quelque chose de sec, que l’humidité de la forêt n’a pas rendu froid et désagréable à porter, tu n’as aucunement dans l’idée d’avoir à impressionner qui que ce soit, mais tu portes toujours attention à ta présentation, à ton confort aussi.

Tu hésites un instant lorsque tu te plantes sans un bruit devant sa porte, lançant un regard à droite, à gauche, avant de soupirer. C’est peut-être avec un peu trop de délicatesse -comme d’habitude- que tu frappes à la porte. Tu attends un peu, peut-être est-elle un peu trop longue à ouvrir, ou à te répondre. Là où certains dans leur empressement auraient sans doute ouvert la porte avec fracas, tu pousses la poignée délicatement, sans vraiment ouvrir, sans vraiment entrer, tu gardes la main contre la porte, dans une dernière hésitation, tu n’avances pas. Une courte seconde passe, avant que tu n’ouvres la bouche pour glisser par l’entrebâillement de la porte ta voix pleine de prudence. « Rowena? Tu es là? » Question idiote, tu as vu la lumière, tu refuses juste d’entrer sans qu’elle ne t’en ait donné l’autorisation. Pousser la porte a déjà été le geste de trop, même si tu es venu en paix… certainement plus en paix que ton ami animiste. Tu ne l’as pas vu depuis le retour de Rowena, mais tu le connais bien assez pour savoir qu’il n’a pas du attendre aussi longtemps que toi pour venir à sa rencontre. tu te demandes ce qui a bien pu être dit entre les membres du conseil, entre les autres aussi… Et comme pour assurer que tu ne viens pas pour semer le trouble, tu ajoutes sur un ton qui semble presque cacher un sourire, amusé peut-être, par ce que tu t’apprêtes à lancer. « J’ai apporté de quoi faire du thé, et manger un peu. » Pas grand chose, quelques herbes dont tu apprécies l’odeur lorsqu’elles infusent, et quelques poignées de noix. La nourriture apaise les tensions et délie les langues, puis tu n’as rien avalé depuis que tu es parti au matin, et tu ne doutes pas que ton corps finira bien par réclamer son du si tu n’y remédies pas rapidement.

Tu passes finalement la tête par l’entrebâillement de la porte pour jeter un regard à l’intérieur, ta longue crinière suivant le mouvement dans une vague souple. « Je peux entrer? »  
CODAGE PAR AMIANTE

Admin
avatar
02/03/2017 Thinkky/Angel Eris Garfagnini 932 Zoe Saldana Lux aeterna (ava), Astra (signa), Psychadelya & Angie & hennaed (icones) Conseillère chamane ~ Gardienne du savoir/Oratrice & diplomate Naori 21
Admin


Sujet: Re: I’ve been dreaming of things yet to come [Rowena]
Mer 31 Jan - 15:33



Be my guide
I’ve been dreaming of things yet to come.



Le regard se perdait dans le feu dansant dans l’âtre de la cheminée. Le temps humide pourrait empirer son état, elle en avait parfaitement conscience. Et on le lui avait suffisamment répété aussi. Chaque personne qui passait par sa petite cabane le lui soulignait, ou sous-entendait. Harlan, Caleb, Rürik, Ashiri, ils semblaient s’être donné le mot pour lui dire à quel point son choix avait été stupide, encore plus à cause du fait qu’elle n’en avait parlé à personne, et que seule une lettre avait été laissée, avec de succinctes explications. En y repensant, elle ne pouvait pas imaginer la réaction de ses deux collègues, le sentiment d’abandon qu’ils avaient dû ressentir. En fait, Rowena, elle avait du mal à croire qu’on pouvait tenir à elle d’une quelconque manière. Elle avait donné, en matière de sentiments. Elle avait sacrifié aussi, au passage. Alors, aujourd’hui, elle évitait les nouvelles attaches, cherchait à ne pas inquiéter les plus anciennes et ancrées. Elle esquivait, tout en sachant que cela ne serait que temporaire. La chamane finissait toujours par revenir, par rechercher du réconfort, de l’aide chez les autres. Yuma le lui avait dit, que malgré tout, elle ne pourrait pas s’en défaire.

Caleb était venu la veille, Harlan n’était pas repassé depuis… Depuis qu’il l’avait rarement. Depuis qu’elle avait évoqué le suicide face à lui, brisant ce masque si parfait qu’elle portait au quotidien. Finalement, elle s’y était accrochée à ce masque, de façon à ce qu’il ne fasse plus qu’un avec elle, aux yeux du monde, mais aussi à ses propres yeux... Elle avait refusé de percevoir sa faiblesse émotionnelle, elle qui avait toujours été un pilier pour la tribu, elle refusait cette simple idée de ne plus parvenir à la porter. En avait-elle réellement le choix désormais ? Ses doigts faisaient des ronds sur la table en bois, suivaient les veines dessinées dans celui-ci. Un voile de tristesse était tombé sur son regard, alors qu’elle se perdait un peu plus dans ses pensées. Une introspection intérieure n’avait jamais fait de mal, mais se remettre en question aussi violemment, sans préparation… Elle ne pouvait pas en ressortir indemne. Il lui aurait fallu aller voir l’une des seules personnes en qui elle avait entièrement confiance, notamment pour ne pas la juger. Pourtant, elle restait plantée là, assise sur sa chaise, n’ayant même pas la force de se lever pour se faire quelque chose à manger. Elle était faible Rowena, derrière la fermeté qu’elle renvoyait.

Les bras se croisèrent sur la table, la tête y prit appui. Morphée l’enveloppant, tentant de la basculer dans un monde merveilleux, loin des questions qui se perdaient dans son esprit, sans réponse. Mais elle s’accrochait à sa conscience, refusait de se laisser chuter. Tout aurait été plus simple si elle avait lâché prise, non ? Si elle avait accepté cette possibilité…

Coups secs portés contre une surface dure. Quelques-uns, suffisants pour la faire émerger, sans pour autant qu’elle devine d’où cela venait. Elle releva la tête, à moitié alerte, en réalité encore dans le brouillard. Un instant, elle pensa aux autres conseillers, avant de se rappeler de l’entrée de Caleb, hautes en couleur. Il n’avait pas pris la peine de toquer la première fois, pourquoi le ferait-il la seconde ? Frottant ses paupières, bâillant, elle entreprit de se lever, ou essaya. Elle manqua de tomber, soupira. Au moins, cela eut le mérite de la réveiller. Une voix lui parvint, terminant de l’ancrer dans la réalité. « Güzis ! » Finalement, celui qu’elle devait aller voir était venu à elle. Cela signifiait qu’elle avait trop tardé, et la culpabilité rongea instantanément ses entrailles. Elle s’en voulait oui, de ne pas lui avoir donné de nouvelles, alors qu’il était important à ses yeux. La conseillère traversa la pièce d’un pas plus lent que voulu, à cause des restes de son voyage à la cité de feu.

Seule la dernière phrase lui parvint clairement, et elle ne put s’empêcher de lâcher, toujours tendue par les derniers échanges eus : « Ca dépend, si toi aussi tu viens pour me faire la morale, je ne suis pas certaine d’en avoir besoin. » Il y en avait déjà eu deux, si c’était pour entendre la même chanson une troisième fois, elle préférait se rouler en boule dans un coin de sa masure. Cependant, sans réellement attendre de répondre, elle se rapprocha de la porte, dans une tenue bien loin de celle qu’elle portait habituellement. Nettement plus simple et épuré, étant donné que l’intérieur était chauffé. Il avait déjà passé la tête dans l’entrebâillure de la porte, et un sourire fatigué se dessina sur les lèvres de la chamane : « Je suis désolée, ce n’était pas sympathique, je suis juste à bout de nerfs avec tout cela. » Le rectangle fut ouvert, pour le laisser pénétrer à l’intérieur, et elle referma derrière lui. D’un geste, elle indiqua une table et quelques chaises, s’il souhaitait s’y asseoir. « Ne fais pas trop attention au manque de rangement, je n’ai pas eu le courage de le faire en rentrant. » Elle sortait tout, mais ne rangeait rien, l’esprit trop occupé, le corps trop faible. Ses fesses se reposèrent sur un tabouret, jusqu’à ce que la mémoire lui revienne.

« Tu as parlé de thé sinon ? » Ses yeux pétillaient. Elle aimait le thé Rowena, mais aujourd’hui, la femme n’avait pas pris le temps d’en faire. Alors, si Güzis en proposait… Elle ne dirait jamais non, et il le savait, après tout.


avatar
19/12/2017 Mika. / LittleMagitek 293 Jared Leto A: Addicted Tragedy / S: Miss Pie Animiste pour la vie & Des aptitudes en Notions de soins, Zoologie mais aussi Gardien du Savoir. Naori 0


Sujet: Re: I’ve been dreaming of things yet to come [Rowena]
Mer 7 Fév - 0:03

(J'ai fait une boulette et édité en voulant citer.... A remettre en page donc TuT (heureusmeent qu eje garde mes rp omg) )

GÜZIS
&
ROWENA
I’ve been dreaming of things yet to come.

Debout derrière la barrière de bois qui te sépare d’elle, tu t’inquiètes encore. Tu as toujours été doué pour cela, t’inquiéter. C’est étrange, tu ne t’es jamais considéré comme quelqu’un d’habile avec les autres, tu ne t’es jamais réellement considéré proche de qui que ce soit, tu connais du monde, tu apprécies plus ou moins certaines personnes, c’est vrai, mais la symbiose, c’est avec la Nature que tu la ressens. Mais tu n’as jamais pu t’empêcher pour autant de t’occuper des plus jeunes, leur accorder du temps tant qu’ils daignent t’écouter, ou même les moins jeunes, t’assurer peut-être qu’ils aillent bien. Si certains te regardent en coin comme l’on regarderait un fantôme, avec cet air de ne pas trop y croire mais la crainte, quelque part dans le fond du regard, généralement, la plupart t’apprécient. Tu n’es pas de ceux qui cherchent les ennuis, au contraire, tu aimes ton calme, ta routine, et tu as toujours aspiré à la paix, quels que soient les moments. Alors tu n’es pas considéré comme hostile, quand bien même tes crises et ta maladie interpellent, on t’a toujours laissé ta place dans le village, parmi les tiens, et c’est peut-être pour cela que dans le fond tu es attaché à toutes ces têtes avec qui tu cohabites depuis tant d’années. Tu les aimes tous, dans le fond, de ta manière un peu trop pure de voir les choses. Puis il y a celles et ceux qui sortent du lot. Caleb par exemple, tu ne le comprends pas toujours, il a le sang vif et chaud, bien plus que toi, mais tu le connais depuis si longtemps, et vous vous complétez. Il hausse la voix là où tu préféreras baisser les yeux, il courre avant de penser, tu aimes le charrier, mais tu ne peux lui en vouloir pour rien. Rowena aussi est une exception, d’une toute autre sorte. Tu la respectes pour ce qu’elle est au sein des Naoris, l’idée qu’elle fasse partie du Conseil étant peut-être plus présente lorsque tu t’adresses à elle que lorsque c’est à Caleb que tu as affaire… Aucune raison à cela pourtant, si ce n’est que tu la comprends peut-être un peu mieux. Tu aimes à te dire que vous n’êtes pas si différents. Loin de toi l’idée de la protéger, tu te considères comme un bien piètre protecteur de toute manière, puis elle est bien assez grande, elle sait le faire seule, de même que tu la considères bien assez lucide pour peser le poids de ses propres choix. Cependant, tu t’inquiètes. Tu tiens à elle peut-être plus qu’à bien d’autres, tu as de l’estime pour elle, et peut-être aussi quelque chose qui s’approche de l’amour. tu la connais depuis si longtemps.

Lorsqu’elle est partie, tu n’as pu que subir. Quand bien même tu en aurais eu l’opportunité, tu n’aurais pas essayé de la retenir. La mettre en garde, peut-être, l’enchaîner, non. Mais cette confiance que tu as en ses capacités ne t’empêchera jamais de vouloir son bien, et de vouloir à ta mesure, veiller un peu sur elle aussi. Tu hésites, tes petites affaires entre les mains, l’air mordant commençant à courir le long de tes vêtements décidément un peu trop légers; tu ne souhaites pas entrer sans son accord, tu t’es toujours refusé ce genre de choses, une certaine pudeur qui te caractérise assez bien. Lorsque tu entends sa voix pourtant, tu oublies un instant ta retenue, te précipitant un peu trop sans doute, mais sans lâcher cette retenue pour autant. Entendant ses conditions, si tu peux nommer cela ainsi, tu hausses un sourcil. Lui faire la morale? Tu jettes un regard autour de toi sans lui répondre tout de suite, machinalement, comme si tu t’attendais à voir à tes côtés quelqu’un que tu n’aurais pas remarqué. Non, tu n’es pas bon pour les morales sitôt que ces dernières s’éloignent du bien être des bois. Puis tu te doutes que tu n’es pas le premier à venir, à la voir, tu te doutes de qui est passé avant toi, et tu sais ce qui a pu se dire sans avoir besoin d’une grande concertation préalable. Selon toi, il n’y a pas meilleure morale que l’action, et c’est peut-être un peu ce qui t’amène. Tu aimerais savoir ce qu’il s’est passé, comment elle se sent. Tu secoues la tête lorsque ses excuses te parviennent, levant ta main libre pour la secouer comme si tu chassais de ce revers de main quelques mots inutiles. « Ne t’excuses pas. Je ne suis pas venu pour ça. Visiblement, j’ai raison de me dire que de toutes façons, je serais en retard, on m’a devancé. Et puis, tu sais que je ne suis pas doué pour les leçons. » Tu te déprécies peut-être un peu trop, tu l’as toujours fait, mais pour cette fois, personne ne s’en plaindra n’est-ce pas? Ton sourire lorsque tu entres se veut rassurant et sincère. Tes yeux d’azur eux, ne se détachent de la chamade que lorsque cette dernière évoque le désordre de l’endroit. Malgré ton application à maintenir ton chez toi ordonné, ce n’est pas le genre de choses que tu remarques chez les autres, et pour ce soir, tu t’appliques peut-être un peu trop à la détailler. Tu cherches dans ses gestes à savoir comment elle se porte, et ses mots te mettent eux aussi sur la voie.

« Je n’ai rien vu. » Tu lui réponds dans un sourire taquin. Tu appuies délicatement ta main libre contre le bois de l’une des chaises, sans t’asseoir pour le moment, tu observes, sale habitude que tu as. Tu l’observes elle, ses gestes, sa façon de se tenir de t’accueillir. Pas le courage dit-elle. Tu imagines bien. Elle te donne l’impression d’avoir eu de meilleurs jours. « Si tu as besoin, je peux t’aider à mettre un peu d’ordre, mais je ne vois rien de bien terrible, ne t’inquiètes pas. » Ranger les affaires, voilà le genre de services que tu te laisses à lui proposer car tu te sens assez à l’aise avec elle pour le faire. Une proposition légère qui n’attend pas vraiment de réponse, mais tu espères que cela suffira à lui faire comprendre qu’au besoin, tu es là, et pas uniquement pour faire le ménage. «  Le thé?.. Ah oui, le thé! » Tu ne changes pas avec les années, la tête toujours occupée ailleurs. Tu lèves, presque avec fierté, les provisions que tu as menées avec toi. Tu sors les noix et autres petites choses à avaler. «  Je me suis dit qu’à cette heure, ce serait impoli de venir les mains vides. Je m’occupe du thé, ne bouges pas. » Qu’elle ne craigne rien, tu n’es pas maladroit, chauffer de l’eau et laisser infuser n’est pas si dangereux. Tu ne lui laisses pas vraiment le choix, tes actes sont parfois un peu trop spontanés. Puis ne mentons pas, tu as bien remarqué qu’elle te parait fatiguée… Ou peut-être est-ce autre chose?

« Alors? Comme ça tu es partie à l’aventure. » Tu penches légèrement la tête en sa direction, tes grands yeux se posant sur elle avec la curiosité d’un enfant. « Tu aurais pu m’emmener. » Tu plaisantes, évidemment, quand bien même l’idée de découvrir du pays ne te déplaise pas, tu l’avoueras volontiers. Cependant, tu doutes que ta santé te laisse la liberté d'une telle épopée. Tu as besoin de cette routine dans laquelle tu vis depuis des années, tu ne connais pas bien le mal qui t'habites et il t'effraie assez pour t'obliger à éviter les folies. Tu souries, mais ton regard un instant reprend du sérieux, passer du sourire à la droiture, c’est quelque chose dont tu as l’art. « Que s’est-il passé là bas qui te vaille les grandes phrases de tous ceux qui sont passés avant moi? » Une question qui ne trompera personne: elle relève plus de l’inquiétude que du désir de jugement. Tu laisses l’eau chauffer, revenant à la chaise où tu reposes tes mains délicatement, tu attends sa réponse. Peu t’importes qu’elle soit vague ou non, tu souhaites juste en savoir un peu plus. Tes yeux clairs posés sur la conseillère, tu lui lances sans t’en rendre compte ce regard préoccupé qui donne l’impression de les sonder d’un peu trop près, avec un peu trop de minutie. « Est-ce que tout va bien? » la voilà, la question qui te brûlait les lèvres, celle qui t’a poussé à venir jusque ici. Est-ce qu’elle va bien? Car elle ne t’en donne pas l’impression. Un voyage fatigant, c’est possible, mais tu ne peux t’empêcher de te dire qu’il n’y a pas que cela, et tu ignores pourquoi. Alors tu repousses ta curiosité, juste assez pour en priorité t’assurer qu’elle n’a besoin de rien. Tu ne la jugeras pas, quelle que soit la réponse qu’elle te donnera, et tu espères de tout coeur qu’elle en est consciente.
CODAGE PAR AMIANTE


Dernière édition par Güzis T. Cinksi le Jeu 26 Avr - 14:23, édité 2 fois

Admin
avatar
02/03/2017 Thinkky/Angel Eris Garfagnini 932 Zoe Saldana Lux aeterna (ava), Astra (signa), Psychadelya & Angie & hennaed (icones) Conseillère chamane ~ Gardienne du savoir/Oratrice & diplomate Naori 21
Admin


Sujet: Re: I’ve been dreaming of things yet to come [Rowena]
Ven 2 Mar - 1:05



Be my guide
I’ve been dreaming of things yet to come.



Elle avait réagi trop violement, avec ces émotions qu’elle tentait pourtant de réprimer. Pourtant, Güzis n’y était pour rien, au contraire, il avait toujours été là pour elle, pour la soutenir. Et voilà comment elle le remerciait… Et même si elle s’était excusée rapidement, ce n’était pas pour autant qu’elle avait le droit de se comporter ainsi. Les doigts se glissèrent dans ses cheveux, tremblants, alors qu’elle osait à peine relever le regard sur l’homme. Il l’avait accompagné pendant des années, était un ami proche, sans ambiguïté. Puis, Rowena, elle n’avait jamais forcé dans une quelconque direction. Si on regardait son passé, c’était quand même logique. Depuis Harlan, elle ne s’était jamais investie dans une relation durable. Elle avait évité, blessée dans son orgueil, et ses sentiments. Mais elle n’en avait jamais parlé à personne, de tout ce qui s’était passé. Peut-être que Caleb avait décidé, compris, vu comment ils étaient proches, tels des frères et sœurs. Mais rien n’avait été verbalisé. Parce qu’elle en était incapable la chamane. Trop dur, trop choquée surtout, elle avait chuté ce jour-là. Et elle ne s’en était jamais réellement remise, malgré tous ses efforts. Elle était tombée si bas après tout…

Elle sourit, aux paroles de Güzis. Il était toujours si attentionné, si doux. Et ça la rendait encore plus malade, de se comporter comme une connasse. Un long soupir, et la main qui passa devant son visage. Un murmure quitta ses lèvres, voix légèrement étranglée : « Oui. Harlan m’a ramenée… Et Caleb est passé peu de temps après mon retour. Ils avaient beaucoup de reproches à faire tous les deux. » Elle souriait, mais ce n’était pas dans une optique joyeuse, non. Il n’y avait que de la fatigue qui était lisible dans son regard, sur ses traits. Une fatigue profonde, ancrée dans son visage. Comme si elle l’avait masquée trop longtemps. Il n’avait rien vu… Pourtant, elle, il suffisait qu’elle tourne le regard sur la pièce principale pour que chaque défaut, chaque objet déplacé lui saute aux yeux. Parce qu’elle était folle, parce qu’elle avait eu le temps de s’attarder sur tout cela. Chaque petite chose qui attirait son attention, trop même. Il était si agréable comme homme, comme présence. Jamais un mot plus haut que l’autre, une douceur au quotidien… Oui, ça la changeait de l’attitude parfois rustre de Caleb, bien qu’elle l’appréciait réellement, et de la froideur d’Harlan. « Tu es tellement gentil. J’ai l’impression de profiter de ça, je m’en veux un peu. »

Pourtant, elle était manipulatrice Rowena, c’était l’essence-même de son travail en tant que conseillère, et actuellement principale diplomate de la tribu. C’était pour cela qu’elle tentait de changer la donne parmi les apprentis. Devoir tout gérer de ce point de vue était une charge mentale et émotionnelle qui pouvait étouffer, tuer quelqu’un. Alors, si elle arrivait au moins à enseigner à Rürik et à Ashiri les rudiments de la diplomatie, qu’ils puissent se partager la charge… Elle en serait heureuse, vraiment. Elle le vit se lever, à l’évocation du thé, et il déposa quelques noix et compléments sur la table. Elle en attrapa un, pour grignoter, alors que son estomac lui rappelait qu’elle avait évité la nourriture pendant quelques jours. Mauvaise idée, très clairement. Déjà, elle perdait en force. Et en plus, elle avait besoin d’énergie, pour la guérison… Avant qu’Harlan ne revienne lui passer un savon. Bordel, qu’elle avait juste envie de fuir avant de le revoir. Parce qu’il y avait aussi eu des révélations, des envies de suicide lancées dans les airs. Ca avait été furtif, mais il avait demandé des explications. Et la chamane… Elle ne savait pas bien pourquoi elle était comme ça. C’était le cœur qui était lourd, et l’esprit qui ne suivait plus. « Tu n’es pas obligé de le faire tu sais. Je ne veux pas que tu prennes mes mots pour des ordres. »

Après tout, il était son seul ami, le seul qui n’était pas un collègue. Se couper du travail, plonger dans quelque chose de plus détendu… Il lui permettait cela, à sa manière. L’œil sur le feu émettait un doux clapotis, reposant son esprit agité. « Merci de passer en tout cas. » Et elle sourit, à la remarque emplie de curiosité qu’il lui fait. Elle soutint son regard, celui-là qui ne se faisait pas violent, ni jugeur. Elle avait l’impression de pouvoir être elle-même, de ne pas avoir vraiment à se justifier. Les bras se laissèrent tomber sur la table, les doigts jouèrent entre eux, dans l’optique vaine de se détendre. D’oublier la douleur aussi, tantôt physique, tantôt mentale. Que s’est-il passé ? Tant de choses… Sa tête se posa dans le creux de ses bras quelques secondes, pour réfléchir, pour penser. Jusqu’à ce que Güzis revienne s’asseoir auprès d’elle, à cette même table. Y’avait ce visage qui se relevait, et la question fatidique. Celle à laquelle elle n’aurait pu échapper. Et sur le coup, elle ne sut que répondre, à part un silence, pesant. « Je crois que je vais bien. Mais… C’est un peu plus compliqué. » L’eau bouillonnant accompagna ses propos, en même temps qu’un long soupir. « J’ai été blessée par les gardes royaux de la cité. Gravement. Un sorcier sur place m’a sauvée, avant qu’Harlan vienne me récupérer. » Pause. Elle tâtait le terrain, en venait à se demander si elle devait continuer. Elle n’était qu’à un pas d’une révélation. De sa faiblesse. « Et j’ai évoqué des envies de suicide. »

Un murmure, juste un murmure pour le dire. Parce que c’était déjà trop dur de le verbaliser, alors si en plus elle devait le hurler… Les doigts se tordaient, s’attachaient, comme un soutien. Maintenant, elle ne savait plus à quoi s’attendre….


avatar
19/12/2017 Mika. / LittleMagitek 293 Jared Leto A: Addicted Tragedy / S: Miss Pie Animiste pour la vie & Des aptitudes en Notions de soins, Zoologie mais aussi Gardien du Savoir. Naori 0


Sujet: Re: I’ve been dreaming of things yet to come [Rowena]
Jeu 26 Avr - 14:22

GÜZIS
&
ROWENA
I’ve been dreaming of things yet to come.

Tu étais comme à tes habitudes, doux et calme,pas un geste plus rapide que l’autre, habitué à te faire silencieux et observateur. Et c’était ce que tu faisais, tu observais, tu écoutais, sans juger jamais, mais tu ne te pardonnerais pas de ne pas être présent, attentif, attentionné. Tu n’étais pas une personne publique tu n’était même pas vraiment une personne sociable à proprement parler, tu préférais laisser cela à vos orateurs, vos chefs, aux autres, mais tu appréciais la compagnie de l’individu, tu appréciais de pouvoir observer les autres, tu appréciais de pouvoir te rendre utile. Tu ne savais pas vraiment encore pourquoi mais tu avais l’impression qu’à ce moment, Rowena avais besoin de ça, un peu au moins, quelqu’un qui ne soit là que pour veiller sur elle, mais aussi quelqu’un qui n’aurait rien à lui reprocher. Car tu étais bien le dernier à avoir le droit de lui reprocher quoi que ce soit n’est-ce pas? Toi aussi il t’arrivait de disparaître parfois de longs jours sans avoir averti personne, chacun sa vie, chacun ses actes. Tu ignorais les tenants et les aboutissants de l’escapade de ton amie, mais tu aurais eu l’occasion d’y aller, aurais-tu refusé? Tu savais très bien que non. L’envie de découvrir, d’apprendre, de voir le monde, aussi fortes tes attaches soient à ta tribu, tu aurais difficilement pu refuser à l’appelle d’une curiosité toujours grandissante, jamais rassasiée. La différence peut-être avec Rowena, était que tu n’avais au village, pas la même importance pas la même nécessité de présence. Cela t’affectais peu dans tes raisonnements, tu la voyais comme une amie avant tout, quelqu’un pour qui tu t’inquiétais, quelqu’un que tu appréciais et respectais. Tu la savais intelligente, et tu lui faisais confiance, si elle avait ressenti le besoin de partir, il y avais une raison.

Des reproches. Un léger et infime sourire sans étonnement, ton regard clair qui s’égara un instant sur les lieux avant de revenir sur ton amie dans un lent clignement de paupières. « Quand n’en auraient ils pas, des reproches, mh? » Tu la sens fatiguée, éreintée même peut-être, et tu n’as guère envie de mette encore plus de poids sur ses épaules déjà lourdes. Loin de toi l’idée de faire passer Caleb et Harlan pour ce qu’ils n’étaient pas, ce n’était pas ton genre non plus, tu cherchais juste à la rassurer, amenuiser peut-être un peu, le poids qu’elle te semblait supporter. Y avait-il besoin d’être fin observateur pour remarquer sa fatigue, tu ne t’autoriserais pas à parler d’une quelconque faiblesse en la regardant, mais aurait-ce été si faux? D’aucun pouvait être faible en était toujours une personne forte. Tes sourcils un instant se froncèrent. Elle s’en voulait d’avoir l’impression de profiter de ta gentillesse. Non non non. Tu secouas délicatement la tête, emportant ta longue crinière dans ton mouvement. « Inutile de t’en vouloir. À quoi me servirais la gentillesse si personne n’était là pour en profiter au moins un peu? » Tu n’étais pas très habile pour apprécier les compliments mais tu ne les rejetais pas. Tu ignorais si tu étais si gentil que cela, attentionné, peut-être, pour racheter tes dangers et tes fautes, celles là que tu te trainais comme un boulet que tu t’étais toi-même accroché à la cheville… Tu montrais aux autres une douceur que tu était incapable de t’offrir à toi-même. Mais après tout, n’étais-ce pas votre lot à tous?

Tu connaissais bien Rowena, depuis de longues années. Tu n’avais évidemment jamais cherché à être plus proche d’elle que de n’importe qui dans le village, mais tu l’appréciais beaucoup, pour ce qu’elle était, pour son intelligence, pour cette curiosité que vous partagiez, pour vos ressemblances. Tu la connaissais et tu avais toujours estimé qu’elle te connaissait bien assez pour savoir que tu ne ferais rien que tu aurais à te forcer à faire. Tu étais comme un animal sauvage, tu venais tenir compagnie, offrais ta présence et parfois même ta protection lorsque tu l’entendais, lorsque tu sentais que ceux que tu aimais en avaient besoin, mais te mettre des fers, te forcer dans un chemin que tu n’aurais pas voulu emprunter, c’était quelque chose qui t’était étranger. Tu naviguais dans un monde à toi, et il était bien rare de te voir en sortir. Peut-être était-ce pour cela, en partie, que tu avais toujours vécu comme un solitaire, enchaîné uniquement à ses propres démons. Ton regard se faisait toujours aussi doux lorsque tu répondis à la chamane : « Nous savons très bien tous les deux que j’ignore ce que c’est qu’un ordre. » Tu tentais de donner à ton ton un air de légèreté, car tu n’appréciais pas la lourdeur des mots lorsque ceux-ci n’avaient pas lieu d’être. Tu aurais aimé qu’elle cesse de s’en faire, mais tu savais bien que cela n’était pas toujours facile. Tu étais l de ton propre chef. Tu avais, selon toi, un peu trop trainé à venir, mais tu n’aurais pas voulu croiser la route de quelqu’un d’autre, puis il y avait la Nature qui t’avait appelé comme toujours un peu trop. tu étais venu dès qu’elle t’avait laissé un moment. Tu ne répondis à ses remerciements que par un bref signe de tête qui parlait de lui-même. C’était normal, c’était ce que les amis faisaient selon toi. Tu t’inquiétais pour elle, et une petite part de toi aussi, se montrait un peu curieuse. Elle avait vu des choses que tu ne verrais sans doute jamais avec les années qui s’écoulaient toujours un peu plus vite, ta santé discutable et toutes ces choses à prendre en compte…

Assis près d’elle, ton regard ne la quittait pas, tu l’observais comme si tu essayais de décoller les fissures et autres craquelures desquelles tu devais te méfier. Ton regard n’était en rien dans le jugement, tu étais toujours fidèle à toi même: observateur peut-être même un peu trop, tu t’accrochais au détail, sa posture, son ton, ses mots, son visage. Tu attrapais machinalement de quoi combler le léger creux qui se formait dans ton estomac, mais tu ne la quittais pas du regard. C’était compliqué. Tu voulais bien le croire, le contraire t’aurait paru étonnant, suspect même peut-être. Tes sourcils se froncèrent cependant lorsqu’elle t’avoua avoir été blessée durant son voyage. Tu n’avais qu’un maigre aperçu de ce qu’il avait pu se passer, et il ne te plaisait guère. Tu étais dérangé dans ton calme et tes yeux qui s’étaient mis à cligner un peu plus comme un tic maladroit devaient potentiellement te vendre. Tant pis. Tu ne t’autorisas pas à la couper, la laissant parler, c’était son histoire. Tes inquiétudes auraient leur place un peu plus tard. Son aveux en revanche fut le coup suffisant pour faire lâcher tes barrières. Ton regard, ton visage, toujours un peu trop expressifs ne perdirent pas un instant pour se gorger d’une inquiétude réelle, naturelle. Un « Oh… » indécis, pensif, inquiet aussi t’échappa malgré toi. Tu reposas avec délicatesse la noix de tu tenais en main et te  tourna pour lui faire face, comme si cela allait changer quoi que ce soit à ta perception des choses.

« Je te mentirais si je ne t’avouais pas que j’aurais préféré que tu m’annonces que cela s’était passé pour le mieux. » Ton esprit tournait rapidement, un peu trop à ton goût. Tu ne t ‘étais pas apprêté à réagir à une annonce de cette sorte et te sentais quelques peu pris au dépourvu. « Je suis désolé de tout cela… Tu sais que je ferai tout ce que je peux pour que tu te sentes aussi bien que possible, n’est-ce pas? » Tu tiens à le lui assurer. tu n’es pas là pour la juger, ou la prendre en pitié. Tu jettes un regard alentours comme si les murs avaient la capacité de vous entendre. « Tu en as parlé à qui? Harlan? »  Caleb aussi peut-être? Tu comprendrais peut-être un peu mieux pourquoi les reproches quoi qu’ils te paraitraient inutiles. Mais au moins pour le second, tu connaissais son impulsivité. Doucement et avec la plus grande douceur, tu tendis tes mains vers celles de la conseillère pour les prendre entre tes doigts, les empêcher des tordre ainsi et de se faire violence. Un léger soupir, les mots se mélangeaient, se perdaient. Tu n’avais jamais été un très grand parleur, mais tu ne pouvais la laisser ainsi. elle t’avais fait cet aveux de faiblesse, elle te faisait assez confiance pour se confier ainsi, tu ne pouvais te permettre de perdre ta langue. « Je connais bien ces idées là tu sais. » Combien de fois l’idée de faire taire ces démon dans ta tête qui te faisaient si peur avait pu être alléchante? Aujourd’hui encore, ils étaient la raison pour laquelle tu avais bien peu de considération pour toi-même et préférais être l’ancre d’autrui. « N’essaies pas de les combattre toute seule, d’accord? » Tu aimerais lui offrir ton aide, c'était la seule chose que tu saches faire. « Tu as parlé de blessures… Elles sont encore là? Je peux faire quelque chose? » La douleur physique après tout était aussi difficile à contrer que la douleur mentale, si tu pouvais essayer d’en soulager une, cela pourrait aider à soulager l’autre. Tu ne lâchais pas ses mains, ta prise était ferme certes, mais délicate, si elle souhaitait s’en défaire, tu ne l’en empêcherais pas. « Je suis terriblement désolé que tu en sois arrivée là. J’aurais aimé pouvoir voir les choses avant. » Mais tu le savais bien toi aussi, que c’étaient la des pensées mesquines qui savaient se tenir à l’écart des regard. Oui, tu le savais très bien. L’idée qu’elle puisse mettre ces pensées en pratique en revanche te terrifiait. Peut-être était-ce une peur égoïste, peut-être pas… Si tu devais la perdre, c’est bien plus qu’une conseillère que tu viendrais à perdre. Plus de quarante hivers, et toujours incapable de te défaire de ceux que tu aimais.
CODAGE PAR AMIANTE

Admin
avatar
02/03/2017 Thinkky/Angel Eris Garfagnini 932 Zoe Saldana Lux aeterna (ava), Astra (signa), Psychadelya & Angie & hennaed (icones) Conseillère chamane ~ Gardienne du savoir/Oratrice & diplomate Naori 21
Admin


Sujet: Re: I’ve been dreaming of things yet to come [Rowena]
Dim 20 Mai - 1:05



Be my guide
I’ve been dreaming of things yet to come.



Güzis, il avait toujours été différent des autres. En fait, il lui ressemblait. D’un naturel plus emphatique, il lui était plus facile de garder son calme dans ce genre de situation, puisqu’il comprenait la personne d’en face. Pour Caleb, elle avait dû user de colère et de manipulation, pour lui créer un choc, et qu’il se calme. Pour Harlan… Ca avait été de malheureux mots qui n’auraient jamais dû être prononcés. Ca avait été sa faiblesse qui lui avait permis d’échapper aux reproches. Pourtant, elle le savait, que tout cela n’était dû qu’à de l’inquiétude. Elle le savait, qu’aucun ne voulait réellement la blesser, lui faire du mal. Ils avaient juste besoin de s’assurer qu’elle allait bien, de faire disparaître leur peur d’avoir cru la perdre. Rowena, elle ne s’était jamais réellement considérée comme important pour les autres. Certes, son rôle imposait en quelque sorte qu’elle soit au-dessus mais elle ne s’était jamais sentie particulière. C’était ce qui faisait des Naoris une tribu à part. Le conseil était renouvelé régulièrement, les changements étaient basés sur les compétences et non l’hérédité et enfin, ils ne se prenaient pas pour des dieux. Rien à voir avec les Rahjaks donc…

« D’un côté, je ne peux pas leur en vouloir, j’ai faussé compagnie à la tribu en laissant une simple lettre… » Et elle avait failli mourir. Donc, elle était en tort, et les reproches devaient être faits. Juste… Il y avait l’épuisement, aussi bien physique que moral, qui la rendait facilement irritable. Les nerfs à vif, ses faiblesses ressortaient. Parce qu’elle n’était pas infaillible Rowena. Non, elle était terriblement humaine… Elle sourit à Güzis. Il parvenait vraiment à choisir les meilleurs mots pour qu’elle arrête de s’enfoncer, pour la rassurer. Et c’était bienvenue aujourd’hui. Elle se frotta doucement les yeux, pour se réveiller un peu. C’était étonnant et étrange, d’avoir l’impression d’être écrasée, sur le point de s’évanouir, mais à côté, ne pas avoir envie de dormir. Ce n’était pas physique, juste moral, émotionnel. Son sourire s’accentua aux propos suivants. « Evidemment, tu es un électron libre. » Ce n’était pas un reproche de sa part, au contraire. La liberté, elle l’enviait un peu, elle qui était accrochée à ses responsabilités. Pour autant, elle ne dénigrait pas ce qu’elle était, le rôle qu’elle jouait. Elle appréciait être conseillère, et mener sa tribu au mieux. Cependant, il fallait le dire, ça pouvait être lourd à porter parfois, de toujours la faire passer en premier, avant même ses sentiments…

Et puis elle avait parlé. Elle avait laissé les mots couler. Elle avait verbalisé des pensées qu’elle avait longtemps ignorées, et détestées. Des pensées qu’elle n’aurait jamais cru avoir un jour. Pas elle, pas la dame de fer. Le regard chocolat se détourna quelques secondes sur ses doigts. La chamane avait honte oui. Pourtant, elle se souvenait de ce qu’avait dit Harlan. Il fallait en parler. Et si elle avait voulu l’évoquer avec le druide dans un premier temps, elle se doutait que cela ne suffirait pas. Et Güzis était son plus fidèle ami, et la personne en laquelle elle avait le plus confiance, elle qui avait décidé de ne plus s’attacher il y a douze ans. Il fallait peut-être arrêter de s’accrocher au passé, et accepter d’aller de l’avant, quitte à montrer toutes ses failles, une bonne fois pour toute.

Et elle l’avait fait. Maintenant, elle attendait la réaction de Güzis. Elle attendait l’aide sans réellement savoir comment la demander. « J’aurais préféré annoncer que tout s’était bien passé aussi, mais je dois attirer la poisse. » Elle souriait, tristement. Elle l’écoutait, de sa voix douce, exempte de tout jugement. « Tu es un ami précieux Güzis. Merci d’être là. » Elle le remerciait vraiment, avec une sincérité à crever le plafond. Elle le laissa prendre ses mains, avant que les ongles s’attaquent à la peau, aillent jusqu’à la rencontre du sang. Parce qu’elle aurait été capable de se faire du mal, pour éviter la douleur mentale, et les tourments de ses pensées. « Oui, je l’ai évoqué avec Harlan. C’est avec lui que ma langue a fourché. » Comme si c’était négatif, comme si c’était mal. Et finalement, elle gardait une réelle confiance en lui. Elle reprit : « Je n’ai pas osé avec Caleb, il est bien trop impulsif, tu le connais. Et… Et je n’ai pas grand monde, à part vous trois. » Autant l’avouer, que ses amis, ses proches, se comptaient sur les doigts d’une main. Y’avait Meeka aussi, Meeka la liberté, qui se promenait sur le continent. Elle n’avait pas à lui mettre cette pression sur les épaules, c’était terriblement égoïste… Et pourtant, elle l’avait fait avec deux autres, parce qu’elle avait craqué. « C’est si… Compliqué d’en parler. C’est si loin de l’image qu’on se fait de moi Güzis. » C’était dur, d’avouer ses faiblesses. C’était si dur, quand on était à la tête d’une tribu…

Elle secoua négativement la tête à la question, passa sa langue sur ses lèvres asséchées. Elle hésitait, cherchait ses mots. La fatigue était présente, et elle était au bord des larmes, sans même s’en rendre compte. « Harlan les a soignées. Y’a encore des cicatrices, mais rien de bien grave. » Aucune infection possible, aucune douleur. C’était juste désagréable, puisqu’elle pouvait les sentir quand elle bougeait trop vite, ou tout simplement trop. Il fallait faire attention, évidemment, mais ce n’était plus un problème à proprement parler. Cette fois, ce fut à elle de serrer les doigts de l’homme entre les siens, et de murmurer : « Tu n’as pas à t’excuser. Tu n’as absolument pas à t’excuser, d’accord ? Tu ne pouvais pas le voir. Je pense que personne ne pouvait le voir, parce que j’y refusais. » Pause. « Et je n’ai pas été jusqu’à mettre ces pensées en application. » C’était supposé être rassurant. L’était-ce vraiment ?


Contenu sponsorisé


Sujet: Re: I’ve been dreaming of things yet to come [Rowena]

 

I’ve been dreaming of things yet to come [Rowena]

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» 1.06 All Good Things Must Come to an End
» i was dreaming for so long (hope&delysia)
» eurydice&basile ❝ all these little things ❞
» Flavia Albina ¤ Real things in the darkness seem no realer than dreams...
» CHRISTIAN ∆ dreaming about the things that we could be

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Hundred :: memories are precious :: Zone de Flashback-