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˜˜˜˜˜˜“ destiny still arrives ” (astrid)
maybe life should be about more than just surviving


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11/03/2017 ELOW ; 359 MATHIAS LAURIDSEN ELOW ; CRÉATEUR D'ARCS ET DE FLÈCHES, HOMME DE MAIN ET DE FOI DÉVOUÉ. FAUX IDIOT AUX PENSÉES PRONONCÉS. 53
— hand gon wamplei —


Sujet: “ destiny still arrives ” (astrid)
Dim 14 Jan - 0:33




destiny still arrives
14 JANVIER 2118

Il y a des choses qui ne changent jamais. Des personnes qui restent fidèles à elles-mêmes. Des arbres qui ne se laissent pas courber par le vent qui passe et repasse. Malgré le temps qui file, malgré les saisons qui se terminent. Certaines vérités étaient incrustées dans la roche. L’artisan croyait que sa maison ferait partie de ces détails de la vie qui ne pouvait pas se transformer. Qu’il finirait par mourir là-bas, sur son île. Enterré près de son père. Son existence entièrement vécue près de la jungle, à confectionner les arcs les plus impressionnants. Il aimait croire que son nom s’était répandu dans le continent, que beaucoup rêvaient peut-être d’avoir ce qu’il créait. Il rêvait peut-être un peu, mais c’était un petit détail qui lui plaisait. Qui le poussait à toujours faire mieux, à se dépasser, à chercher le meilleur. Il avait évolué. Grandis dans son petit atelier, et même si une partie de ses bénéfices revenaient toujours à sa mère, cela ne l’avait pas empêché de garder de quoi acheter des matériaux appropriés et efficaces. Mais tout ça était désormais sous l’eau. Brisé, emporté par une boue dévastatrice. Lui qui ne s’énervait pas, avait envie de hurler face à tout ce qu’il avait perdu. Puis il reprenait son calme et se disait qu’avec un peu de patience, il pourrait reprendre les choses en mains. Il savait que le volcan lui fournirait des minerais nécessaires pour les pointes de ses flèches. En revanche, la saison froide et l’humidité lui donnaient quelques doutes quant au bois qu’il trouverait.

Ćiro ne s’attendait pas à vivre avec une tribu dont il savait si peu de choses. Pourtant, les Naoris étaient une partie de son héritage. Il l’a toujours su. Les années qu’il avait vécues sur l’île des Kovariis, ne l’avaient pas empêché d’entendre parler des autres. Son petit commerce fonctionnait parce qu’il rencontrait parfois des âmes venues d’ailleurs. Chacun avait le droit de vivre à sa manière, à sa façon. Si certains hommes étaient à ses yeux complètement “égarés”, il ne remettait pas en cause la manière dont ces sociétés s’étaient forgées. Il était même prêt à en savoir plus, pour s’intégrer complètement. Faire honneur au souvenir de son père, d’une certaine façon. Il était Kovarri avant tout, ça, c’était certain. Très fidèle à la Kuhani, il priait souvent la déesse que l’avenir soit plus doux avec eux. Mais maintenant qu’ils étaient face aux Naoris, il ne pouvait s’empêcher de poser d’autres questions. De savoir plus. Surtout, depuis qu’il a rencontré Tamara, quelques jours plus tôt. Le Ćiro habituel était de retour. Sa stupidité sous les feux des projecteurs, il avait mis un terme à ce silence qu’il avait conservé depuis qu’ils étaient arrivés près du grand arbre de vie. C’était fini de se lamenter sur ce qui n’existait plus. Il devait redoubler d’efforts, aider les siens et améliorer cette nouvelle vie qui commençait. Un changement dans son comportement qui n’était pas passé inaperçu pour sa mère. Le regard méfiant posé sur lui, elle l’observait dès qu’elle le pouvait, elle donnant toujours une chose à faire. Elle faisait partie des Kovariis qui étaient loin d’être satisfait par la situation actuelle. Des réfugiés, voilà ce qu’ils étaient. Des mendiants qui demandaient de l’aide. Leurs fiertés étaient ébranlées.

C’était étrange, mais maintenant, il se sentait plus motivé que jamais à l’idée de réparer la cabane que les Naoris avaient été assez généreux pour le confier à sa famille. L’endroit n’était pas très grand, mais la structure fut rapidement remise sur place pour permettre à la famille de Ćiro d’avoir un toit sur la tête et un lieu réchauffé pour éviter la neige et le froid. Ils devaient faire avec le bois que les Naoris possédaient déjà, puisqu’ils ont une façon bien à eux de traiter les arbres. Une autre particularité, c’était que Ćiro ne dormait plus seul, dehors. Avec un temps pareil, il ne pouvait pas. Sa sœur offrait ses services de chausseuse là où sa mère se contentait de s’occuper en partie de leurs nouvelles maisons avec Ćiro. Elle ne faisait pas vraiment grand-chose, mais quelques détails pour vérifier que l'air glacial ne se faufilait pas. D’une certaine façon, il aimait bien passer du temps. Mais il n’avait pas l’impression que le sentiment était réciproque. Il ne l’a probablement jamais été. Il fut donc convenu qu’un mur de tissu séparé un coin de la cabane pour Ćiro. C’était un homme après tout. L’endroit n’était constitué que de deux pièces. Une espèce de chambre où sa soeur dormait avec sa mère, et une pièce centrale. À la fois pour manger, cuisiner, servir quelqu’un. Avec le temps, sans doute que l’endroit allait finir par ressembler à quelque chose de décent. Et puis, il fallait que Ćiro se remette à travailler, voilà une chose que sa mère ne cesse de lui répéter. Lui-même, l’envie le démange. Trop préoccuper par les dégâts et l’aide de main-d’oeuvre pour se laisser de nouveau plonger dans ce qu’il aime.

Ce qui ne l’a pas empêché, tôt ce matin-là, de se faufiler dans le bois, un peu grincheux face au froid. Par respect pour la nature et les coutumes Naoris, il ne pouvait pas couper un arbre comme ça. Alors en attendant, il se disait qu’il pourrait peut-être chercher des branches tombées, des choses assez épaisses ne serait-ce que pour évaluer la matière et voir ce qu’il pouvait faire avec. Le bois des Iskaars lui manquait déjà ! La seule bonne chose de cette tribu… Arc accroché, quelques flèches survivantes avec, Ćiro s’est donc aventuré dans les bois. On l’a prévenu : il faut être prudent, il y a des pièges aux alentours. De toute façon, il ne compte pas aller trop loin et marche avec une lenteur qui lui est propre.

C’est trop fin, trop fin. Dit-il en jetant une branche et l'écorce qu’il venait de retirer. Il avait l’impression qu’il ne pourrait vraiment rien faire. Il aurait vraiment dû prendre du bois avec lui, quitte à se tuer le dos et à se faire hurler dessus que ce n’est qu’un idiot. D’ailleurs, il n’est pas habitué à porter de la fourrure. Parfois, il se met à réfléchir tout en caressant son pelage artificiel.

Il se baissa pour prendre une branche beaucoup plus épaisse que les autres, et beaucoup plus long. Voilà qui pourra faire l’affaire. Il sortit sa petite hache et coupa une des extrémités pour vérifier l’intérieur. Cela avait l’air correct. Il décida donc de couper l’autre extrémité et de ranger l’objet dans le sac qu’il transportait - et qui était vide depuis une bonne heure. Et alors qu’il se releva, le sac bien en place, il aperçut quelque chose. Pendant une fraction de seconde. Une forme. Humaine, sans aucun doute. Il se mit à marcher dans la même direction, en parallèle, avant de retrouver la personne. Il regarda où il mettait les pieds et en relevant la tête… plus rien. La personne avait disparu.

Du moins, c’est ce qu’il croyait.


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28/07/2015 avengedinchains 1306 Rose Leslie ava by Lux ♥ ♥ / sign by ALAS Mercenaire et voleuse 46
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Sujet: Re: “ destiny still arrives ” (astrid)
Jeu 18 Jan - 11:09



Destiny still arrives

Pour Astrid, il a toujours été très difficile de vivre dans le désert. La chaleur la consume doucement, et chaque jour un peu plus, et parfois, les chose sont intenables et destructrices. Elle n'a pas particulièrement envie de chercher plus loin mais pour le reste, elle sait que les choses sont comme elles sont. Ses possibilités sont presque impossibles et insupportables. Quitter la cité du désert est impossible, pourtant. Et elle ne peut pas disparaître de la zone juste parce qu'elle pourrait le vouloir. La lourde trahison qui lui tomberait sur le coin de la tête n'est pas supportable. Elle ne sait pas, elle n'a pas non plus envie de savoir en réalité. Tout est compliqué, en tout cas, et il n'est pas vraiment nécessaire de chercher plus loin. De toute manière, la mercenaire ne s'imagine pas vraiment vivre ailleurs. La liberté que lui donne le désert est grande. Elle peut le quitter pendant de longues journées tout comme elle peut y rester de longs moments. Tout ce qu'elle sait, c'est qu'elle doit à chaque fois revenir et signaler, avant de partir, pour quelle raison elle s'éloigne. Et une durée approximative. Mais c'est une affaire un peu plus compliquée, déjà. Elle n'a pas particulièrement envie d'y réfléchir. Bien qu'elle comprenne que ça n'ait rien d'évident. Enfin bon, ce n'est pas vraiment à elle de juger alors qu'elle doit beaucoup à cette tribu, finalement. Et en même temps, elle doit surtout beaucoup à Tom, quand les autres voulaient uniquement s'en prendre à elle. La tuer pour sa différence.

M'enfin bon, c'est un débat sur lequel elle n'a pas envie de s'attarder un jour de plus. Les choses sont très bien comme elles sont, et il n'est donc pas nécessaire de réfléchir plus loin. A quoi bon, hein ? Un soupir s'échappe des lèvres de la jeune femme alors qu'elle se faufile au milieu des arbres. Le sable est partout, dans la cité et il met du temps à disparaître. Il y en a plein dans la maison et Saoirse a beau nettoyé, elle a l'impression que ça revient, à chaque fois. Et ça gratte le nez. Oui, c'est surtout cette sensation qui est désagréable, en réalité. Mais elle fait avec, dans un sens. Ou en tout cas, elle essaie. Mais ça ne veut pas dire que c'est facile, au contraire. Alors aujourd'hui, elle s'est faufilée en dehors de la cité, se glissant au coeur de la fraîcheur de la forêt, histoire de se reposer, et de profiter un peu. Un besoin, d'une certaine manière. Mais les choses ne sont pas forcément faciles. Le froid est frappant, ou encore les arbres qui ont chuté, et qui laissent une forêt souffrante. Mais elle n'est pas vraiment une amie de la nature, alors ça va, il y a pire. Ou mieux, il n'est pas vraiment facile de se pencher sur le sujet ni nécessaire, d'ailleurs. Elle s'en moque, c'est juste un constat.

La température autour d'elle change doucement alors qu'elle reconnaît un bruit. Une branche qui se brise, une présence. Elle n'imagine pas un animal, et il faut toujours être prudent. Après tout, ça peut être n'importe qui et la rousse n'envisage jamais un visage ami. La mercenaire se concentre toujours sur les mauvais côtés qu'une situation peut bien prendre. Il n'est pas nécessaire de chercher plus loin. Tout peut vite devenir plus simple. Dans un sens, du moins. Mais ce n'est pas toujours aussi simple. Alors elle se faufile et une fois à l'abri, elle attend de voir de qui il s'agit. Visage connu ou inconnu ? Ami ou ennemi ? Bien sûr, ce n'est pas avec un simple regard qu'elle va pouvoir déterminer de qui il 'agit, ce n'est pas si simple que ça. Mais vaut mieux ça que d'être prise par surprise.

Comme ça arrive à l'homme. Lorsque son regard se pose sur lui, elle se met à sourire. Elle ne le reconnaît pas tout de suite mais il ne lui faut que quelques secondes. Ciro. Il est vrai que son île a été détruite, de ce qu'elle a pu entendre. Cependant, elle ne cache pas qu'elle a longuement imaginé qu'il avait perdu la vie. Elle sait que certains ont pris refuge dans certaines tribus, mais pour le reste, elle ne connaît pas tous les détails. En réalité, Astrid ne brille pas par ses espoirs. Elle n'est pas très optimiste dans l'âme. Mais pour autant, la jeune femme est contente de réaliser qu'il va bien. Alors elle finit par sortir de sa cachette, alors qu'il est dos à elle. Un sourire sur les lèvres, les bras croisés. " Quelle surprise que de te trouver à nouveau sur ma route.". Une surprise agréable en tout cas, malgré le contexte qui l'a touché, lui. " Je suis contente de voir que tu vas bien, Ćiro".

notes » w/ Ciro, le 14 janvier 2118.

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11/03/2017 ELOW ; 359 MATHIAS LAURIDSEN ELOW ; CRÉATEUR D'ARCS ET DE FLÈCHES, HOMME DE MAIN ET DE FOI DÉVOUÉ. FAUX IDIOT AUX PENSÉES PRONONCÉS. 53
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Sujet: Re: “ destiny still arrives ” (astrid)
Mar 6 Fév - 13:39




destiny still arrives
14 JANVIER 2118

Il ne s’imaginait plus de surprise. Après tout ce qui s’était déjà produit, il doutait que la déesse ait envie de lui faire subir davantage de complication. Vraiment, il avait trop souffert, perdant sa maison et son paradis. Son univers tout entier venait de s’écrouler sans qu’il ne parvienne à trouver une véritable raison. Les décisions de la déesse lui étaient propres et lui, il n’était rien. Il ne pouvait pas deviner ses volontés. Il devait simplement accepter. Prendre sur lui, ne pas se poser trop de questions et saisir l’unique vérité qui comptait : il était en vie. En vie et en bonne santé. Il tenait sur deux jambes, il respirait l’air sain de la nature et possédait encore une voix propre. Pourquoi se plaindre ? Pourquoi pleurer ce que la déesse pourrait sans doute lui redonner un jour ? De plus, l’ambiance était désormais au calme et à la reconstruction. Chacun se débrouillait pour s’installer avec les Naoris, même si beaucoup n’étaient pas en accord complet avec cette situation. Ils devaient tous se remettre des nuages qui leur sont tombés dessus. Lui le premier. Ils devaient tous améliorer ce qui restait encore debout, par crainte qu’une fois de plus ils soient emportés par le vent furieux. Les dégâts étaient considérables et cela n’avait pas échappé à Ćiro. Ils avaient tous perdu dans cette bataille. Les Kovariis n’étaient pas seuls et cela aurait été idiot de le croire. C’est souvent dans la peine que la compréhension et la générosité ressortent. Les Naoris avaient une belle âme, Ćiro n’en doutait pas. Il l’avait déjà aperçu à travers son père, il le voyait encore plus aujourd’hui. Cela ne le dérangeait pas d’être parmi eux, tant que son identité propre n’était pas effacée et ignorée.

Incapable de rester inactif, Ćiro se disait que rien ne l’empêcherait de reprendre ses travaux passés. Il devait certes retrouver pas mal de choses, mais il ne partait pas de zéro : il avait un savoir-faire unique et il avait pris avec lui ses outils. Cette journée allait être longue, comme les prochains mois. Ses doigts ne semblaient pas apprécier la température, mais il refusait d’abandonner ou de s’arrêter. Il avait besoin de continuer, de chercher, quitte à y perdre des semaines. Se rendre utile, c’est inscrit dans son sang.

Mais lorsque la forme humaine effleure son regard, il doute. Ce n’est pas un animal et sa peur de jaguar semble, en partie, s’être noyé avec son ancienne habitation. Il n’ignore pas qu’il y a des monstres ici, aussi. Que n’importe quoi peut lui tomber dessus. Cependant, il sait faire la différence entre ce qui possède un semblant de conscience, et ce qui n’en a aucune. Il y avait quelqu’un dans cette forêt et sans attendre quoi que ce soit, Ćiro se mit en tête de découvrir qui. Il ne connaît pas encore bien les visages des Naoris, en dehors de ceux du conseil et de sa cousine. Il ne communiquait pas assez avec les autres pour avoir le temps de garder en mémoire une trace d’eux. Alors c’était peut-être l’occasion pour lui de faire la connaissance de quelqu’un de nouveau. Cependant, lorsqu’il se retrouvait face à rien, il se mit à douter. Est-ce que son esprit lui jouait des tours ?

Absolument.

Je n’ai pas besoin de te demander si tu es réelle, n’est-ce pas ? Son sourire se fait plus grand. La flamme de l’autre côté de l’océan était devant ses yeux. Il avait beaucoup repensé à elle, un peu comme on repense à un rêve. Avec beaucoup d’émotion. Il n’avait plus à avoir peur désormais, il n’y avait pas de monstre dans cette forêt. Juste un enchantement bien trop élégant pour les mortels.

Je le savais ! Je n’avais pas douté une seule fois ! J’étais persuadé que nos chemins allaient de nouveau se croiser, même si, je ne pensais pas que ça arriverait aussi tôt. Il pose son sac près d’un arbre, refusant de supporter le poids tant qu’il était là avec Astrid. Je suis tellement content de te voir. Dit-il en posant ses yeux sur elle. Astrid ne semblait pas avoir changé, pourtant de long mois séparaient ce moment de leur rencontre.

Je vais vraiment finir par croire que tu vis dans ces arbres. Avoue-t-il en regardant autour de lui. Même si, je pense que la dernière fois, nous étions bien plus à l’ouest.



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28/07/2015 avengedinchains 1306 Rose Leslie ava by Lux ♥ ♥ / sign by ALAS Mercenaire et voleuse 46
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Sujet: Re: “ destiny still arrives ” (astrid)
Mer 14 Fév - 13:58


Destiny still arrives


Bien sûr qu'elle a régulièrement pensé à Ciro au cours des mois qui se sont faufilés depuis la première et dernière fois qu'ils se sont vus. Pourtant, à bien y regarder de plus près, pas un seul instant elle ne s'est dit qu'ils se reverraient. Elle ne saurait pas expliquer pourquoi et pourtant, ça semblait couler de sens. Il ne pouvait pas sortir comme il le voulait, pris au piège par une dictature féminine où l'homme n'est qu'un moins que rien. Pour qu'il puisse revenir sur l'île, il aurait fallu que sa soeur le veuille et qu'elle l'emmène avec lui. Les possibilités et les chances n'étaient pas nombreuses alors elle s'est contentée de penser à lui jusqu'à aujourd'hui, s'imaginant que de toute manière, ils ne se reverraient jamais. Et pourtant, elle le voulait. La rousse n'ayant jamais rencontré quelqu'un comme lui, elle se rendait compte qu'il pouvait lui apporter bien des choses. Sa vie totalement différente de la sienne était intéressante.

Est-ce qu'elle se serait imaginée aller sur son île ? Pas vraiment. Avec le trajet jusque là-bas, il aurait fallu faire attention à la distance, au temps et à bien des choses. Des points sur lesquels elle n'avait pas vraiment envie de s'arrêter. Il faut dire que dans le désert, certaines lois sont un peu strictes. Et aller sur une île lointaine l'aurait peut-être faite passer pour une traîtresse. M'enfin bon, c'est la version courte encore que voilà. Son existence lui convient comme elle est et elle s'est juste contentée de penser à lui, régulièrement. Cet être étrange, naïf et rêveur. Ils sont tellement différents l'un de l'autre que c'est peut-être ce qui lui donne justement envie d'en savoir plus sur lui. En réalité, le plus compliqué dans tout ça, c'est qu'elle n'y comprend pas grand chose. Elle observe de loin et s'imagine que les choses sont beaucoup plus simples comme ça.

Je n’ai pas besoin de te demander si tu es réelle, n’est-ce pas ?. Un fin sourire se glisse sur ses traits au souvenir de la première rencontre. Le sourire qu'elle trouve sur son visage à lui est tout aussi plaisant. " Tu peux tout de même me poser la question. Des fois que tu en veuilles la preuve une nouvelle fois.". Ce jeu se glisse à nouveau entre eux, et elle ne peut se résoudre à agir contre ça.

Les choses ont changé avec le cyclone. Elle n'avait encore pas eu de preuve ou de confirmation, mais elle a pu entendre que l'île des Kovariis a été détruite. Le peuple de Ciro. Et en réalité, elle s'est mise à croire qu'il n'avait pas survécu. Elle ne saurait dire pourquoi. Peut-être parce qu'elle ne l'imagine pas se rebeller contre les siens et qu'il n'est peut-être pas suffisamment fort pour survivre. Mais on ne peut pas toujours avoir raison et la jeune femme ne se voit pas vraiment lui dire qu'elle ne le pensait pas vivant. C'est par ailleurs une très agréable surprise et elle est heureuse de s'être trompée sur ce point.

Je le savais ! Je n’avais pas douté une seule fois ! J’étais persuadé que nos chemins allaient de nouveau se croiser, même si, je ne pensais pas que ça arriverait aussi tôt.. Elle non plus, mais pas pour les mêmes raisons. Dans le fond, avec son parcours à lui et l'existence qu'il a mené jusque là, même sans le cyclone, elle n'y aurait pas cru. Mais elle à la fierté déplacée et stupide, elle est contente de s'être trompée. Parce qu'ils ont besoin de personnes comme Ciro dans le coin. Et elle, aux sales manières, elle se dit qu'une personne comme lui, ça ne peut pas être un problème. Bien qu'elle ne sache pas vraiment comment se comporter vis à vis de tout ça. Elle s'y perd tellement elle est contente. Elle n'aurait jamais pu imaginer qu'elle serait à ce point contente de le revoir. Mais on ne peut pas savoir ce genre de chose avant que ça se passe, n'est-ce pas ? " C'est ta déesse qui te l'avait dit ?". Elle lui sourit, amusée. Elle se souvient que c'était un cas particulier que cette déesse, à laquelle il voulait l'inciter à croire. Je suis tellement content de te voir.. Et elle aussi. Pourtant, elle ne se souvient pas de la dernière fois où elle a été contente de revoir quelqu'un. " Moi aussi j'en suis contente". Et ce sourire qui ne quitte pas ses lèvres. Qu'est-ce qu'elle pourrait en faire hein ? Astrid la mercenaire, celle qu'on dit sans coeur. Mise au tapis par un Kovarii qui se juge inférieur. C'est que ça n'a pas vraiment de sens, tout ça. Est-ce que ça doit vraiment en avoir un ?

Je vais vraiment finir par croire que tu vis dans ces arbres. . Ah non ça c''est sûr que non, elle ne vit pas dans les arbres. Quoique, au coeur de cette forêt, il fait quand même bien meilleur que dans le désert. Elle se demande s'il l'a déjà visité, mais elle ne le pense pas. Il se serait sans doute fait dévorer là-bas. Elle n'en doute même pas. Il ne faut pas qu'il y mette les pieds. " Ah non, je ne suis pas certaine de pouvoir m'endormir là-haut, quand même !". Elle n'en est absolument pas là. Et son lit, dans sa maison, est bien assez confortable pour qu'elle ne cherche pas plus loin. Même si, je pense que la dernière fois, nous étions bien plus à l’ouest.. Oui clairement. Ici, ils sont plus près de la zone possible de vie des Naoris. Elle ne se souvient plus vraiment et pourtant, elle y a débarqué quand une maladie étrange a touché la cité. " Je vis dans le désert en réalité. Et toi alors ? Comment va ta tribu ?". Elle espère qu'à travers cette question, il comprendra aussi qu'elle veut savoir où il se trouve désormais.



notes » w/ Ciro, le 14 janvier 2118.

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Sujet: Re: “ destiny still arrives ” (astrid)
Sam 24 Fév - 12:21




destiny still arrives
14 JANVIER 2118

La vie était une suite d’instants imprévisible. Quoique son cœur désir, Ćiro sache que rien n’est jamais décidé. Que tout peut se transformer. Il sait aussi que ses envies ne sont pas une priorité. La déesse à d’autres besoins et en ce moment, il pouvait le comprendre. Sa demeure était sous l’eau, sympathisant avec les poissons. Son paradis était dévasté, lui exilé avec les siens. Ils ne sont plus aussi nombreux et Ćiro repensait souvent à ceux qui étaient restés là-bas. À la mort, féroce, qu’ils avaient subi. Il priait souvent pour que leurs âmes aient trouvé refuge. Que pouvait-il faire d’autres ?

près avoir croisé une fille aussi impressionnante et différente qu’Astrid, il ne pouvait espérer la revoir si vite. Il n’y a pas songé plus que ça, protégeant surtout son souvenir dans ses rêves, se demandant combien d’années, il faudrait pour que leurs chemins se croisent de nouveau. À part pour accompagner sa sœur, il n’avait pas vraiment remis les pieds sur le continent. Une fois, il s’était laissé croire que l’aventure serait une chose facile et il s’était rapproché du volcan, trouvant des minerais particuliers pour ses flèches. Le problème, c’était que Ćiro n’était pas quelqu’un de solitaire. Il aimait la compagnie, l’entourage. Il ne tenta donc pas l’expérience, préférant rester proche des siens. Proche des femmes avec qui il avait grandi toute sa vie.

Son étonnement était total quand son regard reconnut le visage si particulier de la flamme, car seuls les mois s’étaient envolés et non les années. Et son souvenir était encore si précieux dans son esprit qu’il était des plus comblés à l’idée de passer un peu de temps à ses côtés. Il serait bien capable de la prendre dans ses bras, comme pour vérifier encore une fois si elle était réelle ou non. Il devait simplement accepter le fait que cette simple rencontre le rendait heureux. Et il n’avait pas souri ainsi depuis longtemps. Trop triste par ses pertes. Trop perdu sur cette terre. Il n’osait pas encore trop s’éloigner, il devait d’abord faire son devoir et faire ce qu’il fallait pour sa famille. Pourtant, maintenant qu’Astrid était sous ses yeux, il était bien capable d’ignorer sa vie et ses devoirs pour la contempler pendant des siècles.

Et si j’ai envie de garder cette preuve pour plus tard ? Dit-il, essayant de jouer le jeu – ce qui était assez nouveau pour lui. Mais si ses souvenirs sont bons, cette preuve en question, c’était un baiser. Un baiser qui l’avait surpris, bousculé et marqué. Bien que c’était très tentant, il ne voulait pas être de ceux qui profitent d’une situation. Il sait Astrid capable de se rapprocher sans le moindre problème.

Non, pas la déesse. Pourtant, Astrid n’avait pas tort. Il lui parlait souvent, la vénérait comme les autres, demandant son aide lorsqu’il en avait besoin, mais ce n’était pas elle qui avait tant affirmé qu’Astrid réapparaîtrait sur sa route. C’est mon cœur qui me l’a dit. Sans le moindre doute. Sans arrière penser. Il n’avait jamais rien prédit en ce monde, mais il croyait honnêtement que la vie pouvait bien répondre à un cœur vrai, parfois – aider par les volontés de la Déesse, même si Ćiro doute que son île ait été détruire simplement pour qu’il retrouve Astrid au milieu de la forêt. Non, pour une fois, c’était simplement autre chose. Autre chose de plus compliquée, peut-être une faille dans leurs destins respectifs, quelque chose que personne ne pouvait contrôler, qui n’appartenait qu’à eux. Qu’elle soit contente, elle aussi, le réchauffe instantanément.

Ça me paraît compliqué aussi. J’aurais bien trop peur de tomber… et ça serait une mort bien stupide ! Les yeux posés sur les branches plus hauts, il se demande comment font les Naoris, si habitué à se trouver en hauteur. Lui était bien mieux près du sol, près de la terre.

Dans le désert ? Qu’est-ce que c’est ? Voilà une chose qu’il n’avait jamais vue. Et peut-être que le mot lui paraît familier, mais il n’arrive pas à visualiser ce que ça peut-être. Lui, il connaît la jungle et la forêt, les plaines et les montagnes. Puisqu’il est assez fatigué par ses longues marches, il s’installe sous un grand arbre, le dos posait contre le tronc. Pour une fois, il a le temps, le temps de lui parler, de rester à ses côtés, de l’écouter. Il n’a pas peur d’être surpris, il n’a pas peur que ce moment soit écouté.

Eh bien, nous nous en sortons comme nous le pouvons. Les Naoris ont été assez aimables pour nous accueillir et nous vivons avec eux. Mais une partie des nôtres est restée sur l’île et je doute qu’elles soient encore en vie. Il marque une pause. Cela le rendait triste, vraiment. Perdre sa maison, son monde de toujours. C’est notre Kuhani qui nous a sauvées. Euh, c’est un peu comme une… prêtresse . Elle avait prédit la tempête, alors nous l’avons suivi. Sans elle, je serais probablement mort.

Une réalité qui le terrifie. Il avait échappé à la mort, mais la mort n’était pas une chose qui disparaissait complètement. Elle reviendrait le hanter sans doute. Une des choses qui l’attrister aussi, c’était de ne plus pouvoir se rendre sur la tombe de son père, désormais quelque part sous un tas de boue et de moustique. Mais son père était un Naori et il pouvait le retrouver dans chacune des choses qui appartenaient à ce clan. Plus il en découvrait, plus il se rapprochait de l’homme qui l’avait élevé et aimé.

Mais tu sais, comme mon père était un Naori, j’ai pu rencontrer une cousine à moi. Incroyable, non ? C’est étrange, mais je me dis que finalement, c’est peut-être chez moi aussi, ici. Une maison qu’il n’avait jamais cherché à connaître et qui était désormais son seul repère. Mais il n’était pas encore familier de toutes les coutumes Naoris et avait du mal à se rapprocher des autres. Pour l’instant, il restait dans son coin.


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Sujet: Re: “ destiny still arrives ” (astrid)

 

“ destiny still arrives ” (astrid)

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