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˜˜˜˜˜˜“ destiny still arrives ” (astrid)
maybe life should be about more than just surviving


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11/03/2017 ELOW ; 324 MATHIAS LAURIDSEN ELOW ; CRÉATEUR D'ARCS ET DE FLÈCHES, HOMME DE MAIN ET DE FOI DÉVOUÉ. FAUX IDIOT AUX PENSÉES PRONONCÉS. 152
— hand gon wamplei —


Sujet: “ destiny still arrives ” (astrid)
Dim 14 Jan - 0:33




destiny still arrives
14 JANVIER 2118

Il y a des choses qui ne changent jamais. Des personnes qui restent fidèles à elles-mêmes. Des arbres qui ne se laissent pas courber par le vent qui passe et repasse. Malgré le temps qui file, malgré les saisons qui se terminent. Certaines vérités étaient incrustées dans la roche. L’artisan croyait que sa maison ferait partie de ces détails de la vie qui ne pouvait pas se transformer. Qu’il finirait par mourir là-bas, sur son île. Enterré près de son père. Son existence entièrement vécue près de la jungle, à confectionner les arcs les plus impressionnants. Il aimait croire que son nom s’était répandu dans le continent, que beaucoup rêvaient peut-être d’avoir ce qu’il créait. Il rêvait peut-être un peu, mais c’était un petit détail qui lui plaisait. Qui le poussait à toujours faire mieux, à se dépasser, à chercher le meilleur. Il avait évolué. Grandis dans son petit atelier, et même si une partie de ses bénéfices revenaient toujours à sa mère, cela ne l’avait pas empêché de garder de quoi acheter des matériaux appropriés et efficaces. Mais tout ça était désormais sous l’eau. Brisé, emporté par une boue dévastatrice. Lui qui ne s’énervait pas, avait envie de hurler face à tout ce qu’il avait perdu. Puis il reprenait son calme et se disait qu’avec un peu de patience, il pourrait reprendre les choses en mains. Il savait que le volcan lui fournirait des minerais nécessaires pour les pointes de ses flèches. En revanche, la saison froide et l’humidité lui donnaient quelques doutes quant au bois qu’il trouverait.

Ćiro ne s’attendait pas à vivre avec une tribu dont il savait si peu de choses. Pourtant, les Naoris étaient une partie de son héritage. Il l’a toujours su. Les années qu’il avait vécues sur l’île des Kovariis, ne l’avaient pas empêché d’entendre parler des autres. Son petit commerce fonctionnait parce qu’il rencontrait parfois des âmes venues d’ailleurs. Chacun avait le droit de vivre à sa manière, à sa façon. Si certains hommes étaient à ses yeux complètement “égarés”, il ne remettait pas en cause la manière dont ces sociétés s’étaient forgées. Il était même prêt à en savoir plus, pour s’intégrer complètement. Faire honneur au souvenir de son père, d’une certaine façon. Il était Kovarri avant tout, ça, c’était certain. Très fidèle à la Kuhani, il priait souvent la déesse que l’avenir soit plus doux avec eux. Mais maintenant qu’ils étaient face aux Naoris, il ne pouvait s’empêcher de poser d’autres questions. De savoir plus. Surtout, depuis qu’il a rencontré Tamara, quelques jours plus tôt. Le Ćiro habituel était de retour. Sa stupidité sous les feux des projecteurs, il avait mis un terme à ce silence qu’il avait conservé depuis qu’ils étaient arrivés près du grand arbre de vie. C’était fini de se lamenter sur ce qui n’existait plus. Il devait redoubler d’efforts, aider les siens et améliorer cette nouvelle vie qui commençait. Un changement dans son comportement qui n’était pas passé inaperçu pour sa mère. Le regard méfiant posé sur lui, elle l’observait dès qu’elle le pouvait, elle donnant toujours une chose à faire. Elle faisait partie des Kovariis qui étaient loin d’être satisfait par la situation actuelle. Des réfugiés, voilà ce qu’ils étaient. Des mendiants qui demandaient de l’aide. Leurs fiertés étaient ébranlées.

C’était étrange, mais maintenant, il se sentait plus motivé que jamais à l’idée de réparer la cabane que les Naoris avaient été assez généreux pour le confier à sa famille. L’endroit n’était pas très grand, mais la structure fut rapidement remise sur place pour permettre à la famille de Ćiro d’avoir un toit sur la tête et un lieu réchauffé pour éviter la neige et le froid. Ils devaient faire avec le bois que les Naoris possédaient déjà, puisqu’ils ont une façon bien à eux de traiter les arbres. Une autre particularité, c’était que Ćiro ne dormait plus seul, dehors. Avec un temps pareil, il ne pouvait pas. Sa sœur offrait ses services de chausseuse là où sa mère se contentait de s’occuper en partie de leurs nouvelles maisons avec Ćiro. Elle ne faisait pas vraiment grand-chose, mais quelques détails pour vérifier que l'air glacial ne se faufilait pas. D’une certaine façon, il aimait bien passer du temps. Mais il n’avait pas l’impression que le sentiment était réciproque. Il ne l’a probablement jamais été. Il fut donc convenu qu’un mur de tissu séparé un coin de la cabane pour Ćiro. C’était un homme après tout. L’endroit n’était constitué que de deux pièces. Une espèce de chambre où sa soeur dormait avec sa mère, et une pièce centrale. À la fois pour manger, cuisiner, servir quelqu’un. Avec le temps, sans doute que l’endroit allait finir par ressembler à quelque chose de décent. Et puis, il fallait que Ćiro se remette à travailler, voilà une chose que sa mère ne cesse de lui répéter. Lui-même, l’envie le démange. Trop préoccuper par les dégâts et l’aide de main-d’oeuvre pour se laisser de nouveau plonger dans ce qu’il aime.

Ce qui ne l’a pas empêché, tôt ce matin-là, de se faufiler dans le bois, un peu grincheux face au froid. Par respect pour la nature et les coutumes Naoris, il ne pouvait pas couper un arbre comme ça. Alors en attendant, il se disait qu’il pourrait peut-être chercher des branches tombées, des choses assez épaisses ne serait-ce que pour évaluer la matière et voir ce qu’il pouvait faire avec. Le bois des Iskaars lui manquait déjà ! La seule bonne chose de cette tribu… Arc accroché, quelques flèches survivantes avec, Ćiro s’est donc aventuré dans les bois. On l’a prévenu : il faut être prudent, il y a des pièges aux alentours. De toute façon, il ne compte pas aller trop loin et marche avec une lenteur qui lui est propre.

C’est trop fin, trop fin. Dit-il en jetant une branche et l'écorce qu’il venait de retirer. Il avait l’impression qu’il ne pourrait vraiment rien faire. Il aurait vraiment dû prendre du bois avec lui, quitte à se tuer le dos et à se faire hurler dessus que ce n’est qu’un idiot. D’ailleurs, il n’est pas habitué à porter de la fourrure. Parfois, il se met à réfléchir tout en caressant son pelage artificiel.

Il se baissa pour prendre une branche beaucoup plus épaisse que les autres, et beaucoup plus long. Voilà qui pourra faire l’affaire. Il sortit sa petite hache et coupa une des extrémités pour vérifier l’intérieur. Cela avait l’air correct. Il décida donc de couper l’autre extrémité et de ranger l’objet dans le sac qu’il transportait - et qui était vide depuis une bonne heure. Et alors qu’il se releva, le sac bien en place, il aperçut quelque chose. Pendant une fraction de seconde. Une forme. Humaine, sans aucun doute. Il se mit à marcher dans la même direction, en parallèle, avant de retrouver la personne. Il regarda où il mettait les pieds et en relevant la tête… plus rien. La personne avait disparu.

Du moins, c’est ce qu’il croyait.


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28/07/2015 avengedinchains 1274 Rose Leslie ava lux ♥ ; sign by ALAS Mercenaire et voleuse 97
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Sujet: Re: “ destiny still arrives ” (astrid)
Jeu 18 Jan - 11:09



Destiny still arrives

Pour Astrid, il a toujours été très difficile de vivre dans le désert. La chaleur la consume doucement, et chaque jour un peu plus, et parfois, les chose sont intenables et destructrices. Elle n'a pas particulièrement envie de chercher plus loin mais pour le reste, elle sait que les choses sont comme elles sont. Ses possibilités sont presque impossibles et insupportables. Quitter la cité du désert est impossible, pourtant. Et elle ne peut pas disparaître de la zone juste parce qu'elle pourrait le vouloir. La lourde trahison qui lui tomberait sur le coin de la tête n'est pas supportable. Elle ne sait pas, elle n'a pas non plus envie de savoir en réalité. Tout est compliqué, en tout cas, et il n'est pas vraiment nécessaire de chercher plus loin. De toute manière, la mercenaire ne s'imagine pas vraiment vivre ailleurs. La liberté que lui donne le désert est grande. Elle peut le quitter pendant de longues journées tout comme elle peut y rester de longs moments. Tout ce qu'elle sait, c'est qu'elle doit à chaque fois revenir et signaler, avant de partir, pour quelle raison elle s'éloigne. Et une durée approximative. Mais c'est une affaire un peu plus compliquée, déjà. Elle n'a pas particulièrement envie d'y réfléchir. Bien qu'elle comprenne que ça n'ait rien d'évident. Enfin bon, ce n'est pas vraiment à elle de juger alors qu'elle doit beaucoup à cette tribu, finalement. Et en même temps, elle doit surtout beaucoup à Tom, quand les autres voulaient uniquement s'en prendre à elle. La tuer pour sa différence.

M'enfin bon, c'est un débat sur lequel elle n'a pas envie de s'attarder un jour de plus. Les choses sont très bien comme elles sont, et il n'est donc pas nécessaire de réfléchir plus loin. A quoi bon, hein ? Un soupir s'échappe des lèvres de la jeune femme alors qu'elle se faufile au milieu des arbres. Le sable est partout, dans la cité et il met du temps à disparaître. Il y en a plein dans la maison et Saoirse a beau nettoyé, elle a l'impression que ça revient, à chaque fois. Et ça gratte le nez. Oui, c'est surtout cette sensation qui est désagréable, en réalité. Mais elle fait avec, dans un sens. Ou en tout cas, elle essaie. Mais ça ne veut pas dire que c'est facile, au contraire. Alors aujourd'hui, elle s'est faufilée en dehors de la cité, se glissant au coeur de la fraîcheur de la forêt, histoire de se reposer, et de profiter un peu. Un besoin, d'une certaine manière. Mais les choses ne sont pas forcément faciles. Le froid est frappant, ou encore les arbres qui ont chuté, et qui laissent une forêt souffrante. Mais elle n'est pas vraiment une amie de la nature, alors ça va, il y a pire. Ou mieux, il n'est pas vraiment facile de se pencher sur le sujet ni nécessaire, d'ailleurs. Elle s'en moque, c'est juste un constat.

La température autour d'elle change doucement alors qu'elle reconnaît un bruit. Une branche qui se brise, une présence. Elle n'imagine pas un animal, et il faut toujours être prudent. Après tout, ça peut être n'importe qui et la rousse n'envisage jamais un visage ami. La mercenaire se concentre toujours sur les mauvais côtés qu'une situation peut bien prendre. Il n'est pas nécessaire de chercher plus loin. Tout peut vite devenir plus simple. Dans un sens, du moins. Mais ce n'est pas toujours aussi simple. Alors elle se faufile et une fois à l'abri, elle attend de voir de qui il s'agit. Visage connu ou inconnu ? Ami ou ennemi ? Bien sûr, ce n'est pas avec un simple regard qu'elle va pouvoir déterminer de qui il 'agit, ce n'est pas si simple que ça. Mais vaut mieux ça que d'être prise par surprise.

Comme ça arrive à l'homme. Lorsque son regard se pose sur lui, elle se met à sourire. Elle ne le reconnaît pas tout de suite mais il ne lui faut que quelques secondes. Ciro. Il est vrai que son île a été détruite, de ce qu'elle a pu entendre. Cependant, elle ne cache pas qu'elle a longuement imaginé qu'il avait perdu la vie. Elle sait que certains ont pris refuge dans certaines tribus, mais pour le reste, elle ne connaît pas tous les détails. En réalité, Astrid ne brille pas par ses espoirs. Elle n'est pas très optimiste dans l'âme. Mais pour autant, la jeune femme est contente de réaliser qu'il va bien. Alors elle finit par sortir de sa cachette, alors qu'il est dos à elle. Un sourire sur les lèvres, les bras croisés. " Quelle surprise que de te trouver à nouveau sur ma route.". Une surprise agréable en tout cas, malgré le contexte qui l'a touché, lui. " Je suis contente de voir que tu vas bien, Ćiro".

notes » w/ Ciro, le 14 janvier 2118.
 

“ destiny still arrives ” (astrid)

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