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˜˜˜˜˜˜Our memories are a Time Lapse | ft. Devos Acciaro
maybe life should be about more than just surviving


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11/09/2017 FLY 537 Joe Keery AVA + LEMPIKA • SIGNA + ASTRA Mécanicien - Hisorien 96
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Sujet: Our memories are a Time Lapse | ft. Devos Acciaro
Sam 13 Jan - 17:41


- OUR MEMORIES ARE A TIME LAPSE -

Encore cloîtré dans son laboratoire, Andrew travaillait sans relâche sur sa prochaine invention qui révolutionnera le monde. Enfin c'est ce qu'il dit à chaque fois mais en soit, ça n'a jamais rien de très révolutionnaire. Il bidouille ce qu'on lui donne, assemble les pièces, fait en sorte que tout fonctionne comme il se doit. En ce moment, il travail sur un économiseur d'eau. Un outil qui permettrait de collecter l'eau de pluie sans qu'ils n'en perdent une goutte. C'est un travail long, minutieux et lui qui aime le travail bien fait, il préfère prendre son temps. Alors il essaye de trouver les bons matériaux, ceux qui tiendront à travers le temps, qui marcheront malgré les intempéries et les tempêtes. Du bois, du métal, le peu de restes que les cents peuvent lui ramener. Les morceaux qu'ils ramassent sont entreposés dans de petites boites en bois, sur une sorte d'étagère un peu bancale.

Les plans étalés sur la table, taillés dans le bois, Andrew est endormi entre ces derniers et le prototype sur lequel il travail. Il ne remarque donc pas qu'une personne se trouve désormais dans l'encadrement de la porte. C'est la lumière du jour qui le réveille alors que les rayons du soleil viennent se poser délicatement sur son visage. Il ouvre les yeux avec difficulté et ce les frottes machinalement. Les cernes montrent qu'il n'a presque pas fermé l’œil de la nuit. Acharné du travail, cela lui arrive souvent de ne pas dormir. Alors qu'il jette un coup d’œil dans l'encadrement de la porte il y voit une forme se dessiner. La tête encore dans le brouillard il ne reconnait pas la silhouette avant que celle-ci s'avance vers lui.

- Mais...qu’est-ce que tu fais là?

Il se frotte de nouveau les yeux comme s'il rêvait encore. Alors qu'il se lève de sa chaise le sourire aux lèvres, il va enlacer amicalement celui qui a toujours été un exemple pour Andy. Son père avait été un excellent professeur quand ils étaient encore là-haut mais Devos en savait bien plus que la plupart des gens qu'il pouvait connaitre.

- J’pensais pas que tu resterais en vie aussi longtemps. T'as l'air plutôt en forme malgré les années.

Disant cela sur le ton de la plaisanterie, le mécano retourna s'asseoir et rangea les gravures qui traînaient ça et là. Cela faisait des années qu'ils n'avaient pas vu Devos et à vrai dire, il ne savait pas vraiment comment il devait se comporter. Il avait toujours été admiratif de la personne qu'était l'odysséen mais l'emprisonnement, la guerre et leur arrivée ce même jour avait changé beaucoup de choses dans la vie de chacun.

- Alors dis-moi, qu’est ce que tu fais ici?

by exception


Dernière édition par Andrew Harrington le Dim 25 Fév - 16:53, édité 1 fois

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20/12/2016 ELOW ; 886 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 179
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Sujet: Re: Our memories are a Time Lapse | ft. Devos Acciaro
Dim 28 Jan - 17:38




Our memories are a time lapse.
30 MARS 2117

C’était vraiment étrange d’être là. D’être parmi eux, ces jeunes qui avaient été sacrifiés sans le moindre recul. Devos ne se sentait pas très bien, il avait longtemps évité de venir jusqu’ici par peur d’être confronté à ce dont il était responsable. Comme d’autres, il avait travaillé sur ce projet. Sur les cent envoyés sur terre. Comme d’autres, il s’était rendu compte du danger qu’une telle action représentait, mais aussi du besoin de survie qui s’était éveillé en eux, là-haut. Si la terre était restée invivable, alors ils seraient tous morts. Les jeunes délinquants condamnés, auraient fini décomposé. Tous emportés par le fléau qui résidait sur cette planète depuis des centaines d’années. Par un miracle étrange, c’est l’inverse qui se produisit, mais le regret qui avait séjourné en Devos ces dernières années, ne s’était pas envolé pour autant. Il vivait avec le souvenir d’avoir participé à cet envoi, et ce n’était pas un souvenir agréable. Maintenant qu’il était lui-même sur terre, il s’était focalisé à faire son travail, à améliorer la vie dans le campement, sans pourtant oublier.

Parce que Devos en était incapable. Son esprit fonctionnait comme la mémoire interne d’un ordinateur puissant dont toutes traces sont sauvegardées. Il n’avait aucune idée de qui étaient ceux qui avaient été envoyés sur terre, Devos n’était pas le genre à connaître grand monde, mais certains de ces enfants avaient croisé son chemin. Certains trop vaguement pour laisser une vraie marque, mais d’autres, c’était tout l’inverse. Ayant toute une partie informatique à gérer, Devos avait vu les visages. Les expressions, les informations, tout s’était retrouvé sous ses yeux. Il n’avait rien oublié. Alors quand Tennessee suggéra de se rendre chez eux pour séjourner une nuit, étant donné qu’ils étaient plus proches - Devos garda son hésitation pour lui. Par chance, tout se passa relativement bien. Pour une raison qu’il ignorait, il restait en retrait. Il laissait Tennessee le guider, discuter avec les autres. D’une étrange façon, il se retrouva à parler près du feu avec une jeune demoiselle dont la présence l’étonnait vraiment. C’était des innocents qui auraient pu mourir sur terre, Devos le savait. Des enfants… mais les enfants n’étaient-ils pas censé être l’avenir ? Et aujourd’hui, que représentaient-ils ? Certains n’avait plus d’enfance depuis longtemps et survivaient comme des hommes, des adultes.

Ils n’allaient pas rester longtemps. Le sac rempli de quelques trouvailles, les deux amis retourneraient au campement dans la journée. Mais avant de reprendre la route, Devos s’était décidé à observer. Comme une ombre, il se balade en douceur à la recherche de réponses.

Andrew ? Dit-il en fronçant des sourcils et en reconnaissant le jeune homme. Sans pouvoir en dire plus, le gamin se lève et le prend dans ses bras. La proximité dérange Devos. Il n'aime pas qu'on le touche, qu'on soit si proche de lui. Il ne recule pas pourtant et se contente de déposer une petite tape dans le dos d'Andrew en espérant que cela soit suffisant.

C’est bien de te savoir en vie aussi. Il était sincère. Il savait qu’il y avait des pertes chez eux, des jeunes qui ont trouvé la mort. Il avait beaucoup de mal à savoir qui était en vie, et qui ne l’était pas. Une partie de son âme était soulagé à le voir là… Vivant. C’est son père qui allait être heureux de savoir Andrew en bonne santé. Devos ne manquerait pas de le lui dire. Il l’observa attentivement, se demandant qu’elles ont été les épreuves qu’il a dû traverser durant ses dernières années. Le temps n’était pas souvent un allié.

Je fouillais une ruine à proximité, on a demandé à passer la nuit ici avec une amie avant de rentrer. Il s’approche et remarque tout ce qui traîne sur la table - peu solide à son goût. Sur quoi tu travailles ? Un récupérateur d’eau ? Et sans attendre plus longtemps, il s’assoit en face d’Andrew.



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11/09/2017 FLY 537 Joe Keery AVA + LEMPIKA • SIGNA + ASTRA Mécanicien - Hisorien 96
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Sujet: Re: Our memories are a Time Lapse | ft. Devos Acciaro
Dim 25 Fév - 16:52


- OUR MEMORIES ARE A TIME LAPSE -

Les planches de bois étalées sur la table n'étaient pas le meilleur des coussins qu'Andrew avait pu avoir. Un mal de crâne lui tailladait l'intérieur de sa petite tête, comme s'il ressortait d'une cuite. La nuit avait été bien courte et sa tête pouvait en témoigner. Les cernes sous ses yeux, la peau pâlotte et les yeux légèrement rougis laissait paraître un manque considérable de sommeil. De plus, son esprit embrouillé et le fait qu'il tangue légèrement de droite à gauche n'arrangeait en rien son cas. Cela était plutôt marrant à voir, surtout lorsqu'il remarqua la silhouette de Devos dans l'encadrement de la porte. Cela faisait des années qu'ils ne s'étaient pas vus. Peut-être bien cinq ans? Ou six? Il ne sait pas trop, n'a pas compté, ne compte plus. Parfois des visages venus du passé refont surface et cela n'est pas pour déplaire à Andrew qui est toujours aussi heureux de revoir ces gens qu'il n'a pas oublié. Surtout que cet énergumène qui se présente à lui reste assez particulier pour le jeune mécano. Il a toujours eu une grande admiration pour cet homme qu'il considérait à une époque comme un frère. Même si l'un et l'autre ne se l'était jamais réellement dit, chacun s'était attaché à l'autre. Peut-être par habitude? Après tout Andy traînait souvent dans les pattes du père de Devos. Leur relation avait été en quelque sorte inévitable.

Ce dirigeant chaleureusement vers l'homme qui reste dans l'entrée du laboratoire, le mécanicien vient enlacer amicalement celui qui n'est pas chez lui. Cela lui redonne le sourire. L'odeur qu'il porte reste la même, lui rappelant de joyeux souvenir de cette vie bien trop vite oubliée. Il sait pertinemment que l'homme n'est pas friand de ce genre de contact mais Andy s'en fiche pas mal, il aime bien l'embêter, surtout que lui ça ne le dérange pas. Il sent alors une légère tape dans le dos ce qui le fait sourire, moqueur. Il sent le malaise chez Devos mais insiste encore un peu sur ce câlin improvisé. Il finit enfin par se détacher pour retourner sur son plan de travail et ranger le bordel qu'il avait laissé durant la nuit. Andrew n'aimait pas le désordre et cela était plutôt rare de voir son bureau aussi peu organisé.

- C’est bien de te savoir en vie aussi.

Le garçon laisse pour réponse un large sourire en direction de l’Odysséen. Il était sincère, ça se sentait dans sa façon de parler. Puis de toute façon, s’il n'était pas content il ne serait pas venu ici pour le voir.

- Sur quoi tu travailles ? Un récupérateur d’eau ?

Sans attendre, l'homme vient s'asseoir au côté d'Andrew qui le laisse s'installer sans broncher. Cela lui fait plaisir de le retrouver, de nouveau travailler à ses côtés. Sur l'Odyssée ils leur étaient déjà arrivés de bosser ensemble mais la plupart du temps c'était à son père qu'il avait affaire. Alors là il était content d'être seulement avec lui, de retrouver cet instant hors du temps qu'ils avaient si peu partagé mais qu'il adorait. Alors qu'il ressortait l'un des plans graver dans une planche de bois, il la place face à eux.

- Yep. Je sais pas trop comment m'y prendre, c'est qu'un prototype. On en a déjà quelques-uns installés mais ils sont pas assez performant. J'aimerais qu'on puisse en récupérer plus. Puis il faudrait un filtre aussi. J'avais pensé au tissu des vieux vêtements mais je suis pas sûre.

Les idées fusent dans sa tête mais il n'est jamais satisfait. Jamais il ne trouve l'élément qui le comble entièrement. Avantage ou inconvénient? Lui-même ne sait pas si cette envie de perfection est positive ou non. Puis le problème qu'il reste c'est qu'il change d'idées toutes les deux secondes. Tout est possible quand il n'y a aucune limite.

- T’en pense quoi? T’aurais une idée pour les matériaux?


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Sujet: Re: Our memories are a Time Lapse | ft. Devos Acciaro
Ven 30 Mar - 11:41




Our memories are a time lapse.
30 MARS 2117

Il avait un peu peur, c’était étrange. Peur de croiser des visages qu’il reconnaîtrait, mais dont il n’avait pas pensé. Peur de devoir répondre à certaines questions, sans savoir comment y répondre. Parmi tous ceux envoyés sur terre, Devos en connaissait. Pas beaucoup, mais c’était suffisant pour avoir une boule au ventre inexplicable à ses yeux. Les réactions physiques lui indiquaient ses propres émotions, il les reliait à ce qu’il connaissait et son passé. Il comprenait ainsi que cette boule lui disait clairement qu’il avait peur. Qu’il était nerveux. C’était tellement rare qu’il n’avait pas encore trouvé un moyen de compartimenter ses réactions. Lui qui croyait se connaître parfaitement, continuait de se découvrir avec le temps, mais surtout sur terre. C’est peut-être un peu pour ça qu’il a décidé de suivre Tennessee lorsqu’elle lui a proposé d’aller fouiner des ruines. D’habitude, il se serait contenté de rester avec les autres, confortablement assis à bricoler ce qu’il peut. L’extérieur est un mystère trop grand à gérer. Mais la jeune femme connaissait bien mieux que lui les alentours, alors il l’avait suivi sans hésiter. La distance et le temps les avaient rattrapés, les poussant à se retrancher chez les jeunes. Une première pour l’informaticien. Une première terrifiante dont la sensation n’avait pas encore disparu. Il espérait ne pas trop trainer, ne pas à avoir affronté ce qui lui faisait peur et par chance, tout semblait se passer correctement.

Pour l’instant.

Il savait que les surprises étaient une spécialité de cette planète dont il ne connaissait rien. Mais quand il aperçut Andrew, une part de lui se défait entièrement de ses craintes pour réaliser une chose essentielle : il était en vie. Il était même loin d’être le seul à l’être et c’était tout de même une énorme victoire. Après tout ce temps, il faisait partie de ceux qui avaient survécu et qui survivaient encore. Il avait plus à apprendre d’Andrew que l’inverse. Que le temps avait changé ! Et naturellement, il pensa à son père, dont le nouveau risque d’être très apprécié – un peu trop peut-être. L’importance, pourtant, c’était ce moment. Cette découverte. Ces retrouvailles. Devos n’avait jamais été le genre à dire qu’il appréciait quelqu’un ou sa compagnie, mais il ne pouvait pas ignorer tout ce temps qu’Andrew avait passé près de lui. À suivre son père, à apprendre, à l’embêter. Le fait de le connaître, même un peu, ajoute une valeur immense à ses retrouvailles. Et ce parfum, procurait à Devos une étrange sensation. Comme si un des poids sur ses épaules s’était simplement envolé.

Rapidement, Devos se sent comme autrefois, là-haut. Le genre curieux des avancées d’Andrew, sans trop en faire. Le contexte avait beau être différent, au fond, c’était comme si rien n’avait jamais changé. L’informaticien plaça ses yeux sur la planche en bois d’Andrew, repérant tout de suite les grandes lignes de ses idées.

Si c’est de l’eau de pluie que tu cherches à récupérer, le tissu pour filtrer devrait faire l’affaire, mais il faudra forcément la chauffer pour la rendre potable. C'est le seul moyen d'éliminer toutes bactéries et autres dangers.

Il se gratta la barbe tout en observant ce qu’Andrew avait commencé. Ce n’était vraiment pas mal. Il se débrouillait bien. Il pouvait sentir qu’il avait cette même ambition que lui : trouvait la technique idéale, tout en trouvant toutes les possibilités possibles. Il devait expérimenter ses idées avant de pouvoir se mettre d’accord et dans un monde comme celui-ci, il y avait tant de possibilité qu’il était parfois difficile de se décider !

L’inconvénient, c’est qu’en cas de forte pluie, le tissu risque de se déchirer ou d’empêcher la récupération dans sa totalité.



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Our memories are a Time Lapse | ft. Devos Acciaro

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