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˜˜˜˜˜˜Our memories are a Time Lapse | ft. Devos Acciaro
maybe life should be about more than just surviving


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11/09/2017 AMNESIS ALIENOR + AEDAN + SAM + KARAH 729 JOE KEERY AVA + KILLERFAG • SIGNA + ASTRA + SOLOSANDS MÉCANICIEN + HISTORIEN + ORATEUR/DIPLOMATE 19
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Our memories are a timelapse


Andrew & Devos

Encore cloîtré dans son laboratoire, Andrew travaillait sans relâche sur sa prochaine invention qui révolutionnera le monde. Enfin c'est ce qu'il dit à chaque fois mais en soit, ça n'a jamais rien de très révolutionnaire. Il bidouille ce qu'on lui donne, assemble les pièces, fait en sorte que tout fonctionne comme il se doit. En ce moment, il travail sur un économiseur d'eau. Un outil qui permettrait de collecter l'eau de pluie sans qu'ils n'en perdent une goutte. C'est un travail long, minutieux et lui qui aime le travail bien fait, il préfère prendre son temps. Alors il essaye de trouver les bons matériaux, ceux qui tiendront à travers le temps, qui marcheront malgré les intempéries et les tempêtes. Du bois, du métal, le peu de restes que les cents peuvent lui ramener. Les morceaux qu'ils ramassent sont entreposés dans de petites boites en bois, sur une sorte d'étagère un peu bancale.

Les plans étalés sur la table, taillés dans le bois, Andrew est endormi entre ces derniers et le prototype sur lequel il travail. Il ne remarque donc pas qu'une personne se trouve désormais dans l'encadrement de la porte. C'est la lumière du jour qui le réveille alors que les rayons du soleil viennent se poser délicatement sur son visage. Il ouvre les yeux avec difficulté et ce les frottes machinalement. Les cernes montrent qu'il n'a presque pas fermé l’œil de la nuit. Acharné du travail, cela lui arrive souvent de ne pas dormir. Alors qu'il jette un coup d’œil dans l'encadrement de la porte il y voit une forme se dessiner. La tête encore dans le brouillard il ne reconnait pas la silhouette avant que celle-ci s'avance vers lui.

- Mais...qu’est-ce que tu fais là?

Il se frotte de nouveau les yeux comme s'il rêvait encore. Alors qu'il se lève de sa chaise le sourire aux lèvres, il va enlacer amicalement celui qui a toujours été un exemple pour Andy. Son père avait été un excellent professeur quand ils étaient encore là-haut mais Devos en savait bien plus que la plupart des gens qu'il pouvait connaitre.

- J’pensais pas que tu resterais en vie aussi longtemps. T'as l'air plutôt en forme malgré les années.

Disant cela sur le ton de la plaisanterie, le mécano retourna s'asseoir et rangea les gravures qui traînaient ça et là. Cela faisait des années qu'ils n'avaient pas vu Devos et à vrai dire, il ne savait pas vraiment comment il devait se comporter. Il avait toujours été admiratif de la personne qu'était l'odysséen mais l'emprisonnement, la guerre et leur arrivée ce même jour avait changé beaucoup de choses dans la vie de chacun.

- Alors dis-moi, qu’est ce que tu fais ici?


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Dernière édition par Andrew Harrington le Lun 17 Sep - 13:19, édité 2 fois

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20/12/2016 ELOW ; ĆIRO + IRINA + JONAS ; 1185 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 82
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Our memories are a time lapse.
30 MARS 2117

C’était vraiment étrange d’être là. D’être parmi eux, ces jeunes qui avaient été sacrifiés sans le moindre recul. Devos ne se sentait pas très bien, il avait longtemps évité de venir jusqu’ici par peur d’être confronté à ce dont il était responsable. Comme d’autres, il avait travaillé sur ce projet. Sur les cent envoyés sur terre. Comme d’autres, il s’était rendu compte du danger qu’une telle action représentait, mais aussi du besoin de survie qui s’était éveillé en eux, là-haut. Si la terre était restée invivable, alors ils seraient tous morts. Les jeunes délinquants condamnés, auraient fini décomposé. Tous emportés par le fléau qui résidait sur cette planète depuis des centaines d’années. Par un miracle étrange, c’est l’inverse qui se produisit, mais le regret qui avait séjourné en Devos ces dernières années, ne s’était pas envolé pour autant. Il vivait avec le souvenir d’avoir participé à cet envoi, et ce n’était pas un souvenir agréable. Maintenant qu’il était lui-même sur terre, il s’était focalisé à faire son travail, à améliorer la vie dans le campement, sans pourtant oublier.

Parce que Devos en était incapable. Son esprit fonctionnait comme la mémoire interne d’un ordinateur puissant dont toutes traces sont sauvegardées. Il n’avait aucune idée de qui étaient ceux qui avaient été envoyés sur terre, Devos n’était pas le genre à connaître grand monde, mais certains de ces enfants avaient croisé son chemin. Certains trop vaguement pour laisser une vraie marque, mais d’autres, c’était tout l’inverse. Ayant toute une partie informatique à gérer, Devos avait vu les visages. Les expressions, les informations, tout s’était retrouvé sous ses yeux. Il n’avait rien oublié. Alors quand Tennessee suggéra de se rendre chez eux pour séjourner une nuit, étant donné qu’ils étaient plus proches - Devos garda son hésitation pour lui. Par chance, tout se passa relativement bien. Pour une raison qu’il ignorait, il restait en retrait. Il laissait Tennessee le guider, discuter avec les autres. D’une étrange façon, il se retrouva à parler près du feu avec une jeune demoiselle dont la présence l’étonnait vraiment. C’était des innocents qui auraient pu mourir sur terre, Devos le savait. Des enfants… mais les enfants n’étaient-ils pas censé être l’avenir ? Et aujourd’hui, que représentaient-ils ? Certains n’avait plus d’enfance depuis longtemps et survivaient comme des hommes, des adultes.

Ils n’allaient pas rester longtemps. Le sac rempli de quelques trouvailles, les deux amis retourneraient au campement dans la journée. Mais avant de reprendre la route, Devos s’était décidé à observer. Comme une ombre, il se balade en douceur à la recherche de réponses.

Andrew ? Dit-il en fronçant des sourcils et en reconnaissant le jeune homme. Sans pouvoir en dire plus, le gamin se lève et le prend dans ses bras. La proximité dérange Devos. Il n'aime pas qu'on le touche, qu'on soit si proche de lui. Il ne recule pas pourtant et se contente de déposer une petite tape dans le dos d'Andrew en espérant que cela soit suffisant.

C’est bien de te savoir en vie aussi. Il était sincère. Il savait qu’il y avait des pertes chez eux, des jeunes qui ont trouvé la mort. Il avait beaucoup de mal à savoir qui était en vie, et qui ne l’était pas. Une partie de son âme était soulagé à le voir là… Vivant. C’est son père qui allait être heureux de savoir Andrew en bonne santé. Devos ne manquerait pas de le lui dire. Il l’observa attentivement, se demandant qu’elles ont été les épreuves qu’il a dû traverser durant ses dernières années. Le temps n’était pas souvent un allié.

Je fouillais une ruine à proximité, on a demandé à passer la nuit ici avec une amie avant de rentrer. Il s’approche et remarque tout ce qui traîne sur la table - peu solide à son goût. Sur quoi tu travailles ? Un récupérateur d’eau ? Et sans attendre plus longtemps, il s’assoit en face d’Andrew.



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11/09/2017 AMNESIS ALIENOR + AEDAN + SAM + KARAH 729 JOE KEERY AVA + KILLERFAG • SIGNA + ASTRA + SOLOSANDS MÉCANICIEN + HISTORIEN + ORATEUR/DIPLOMATE 19
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Andrew & Devos

Les planches de bois étalées sur la table n'étaient pas le meilleur des coussins qu'Andrew avait pu avoir. Un mal de crâne lui tailladait l'intérieur de sa petite tête, comme s'il ressortait d'une cuite. La nuit avait été bien courte et sa tête pouvait en témoigner. Les cernes sous ses yeux, la peau pâlotte et les yeux légèrement rougis laissait paraître un manque considérable de sommeil. De plus, son esprit embrouillé et le fait qu'il tangue légèrement de droite à gauche n'arrangeait en rien son cas. Cela était plutôt marrant à voir, surtout lorsqu'il remarqua la silhouette de Devos dans l'encadrement de la porte. Cela faisait des années qu'ils ne s'étaient pas vus. Peut-être bien cinq ans? Ou six? Il ne sait pas trop, n'a pas compté, ne compte plus. Parfois des visages venus du passé refont surface et cela n'est pas pour déplaire à Andrew qui est toujours aussi heureux de revoir ces gens qu'il n'a pas oublié. Surtout que cet énergumène qui se présente à lui reste assez particulier pour le jeune mécano. Il a toujours eu une grande admiration pour cet homme qu'il considérait à une époque comme un frère. Même si l'un et l'autre ne se l'était jamais réellement dit, chacun s'était attaché à l'autre. Peut-être par habitude? Après tout Andy traînait souvent dans les pattes du père de Devos. Leur relation avait été en quelque sorte inévitable.

Ce dirigeant chaleureusement vers l'homme qui reste dans l'entrée du laboratoire, le mécanicien vient enlacer amicalement celui qui n'est pas chez lui. Cela lui redonne le sourire. L'odeur qu'il porte reste la même, lui rappelant de joyeux souvenir de cette vie bien trop vite oubliée. Il sait pertinemment que l'homme n'est pas friand de ce genre de contact mais Andy s'en fiche pas mal, il aime bien l'embêter, surtout que lui ça ne le dérange pas. Il sent alors une légère tape dans le dos ce qui le fait sourire, moqueur. Il sent le malaise chez Devos mais insiste encore un peu sur ce câlin improvisé. Il finit enfin par se détacher pour retourner sur son plan de travail et ranger le bordel qu'il avait laissé durant la nuit. Andrew n'aimait pas le désordre et cela était plutôt rare de voir son bureau aussi peu organisé.

- C’est bien de te savoir en vie aussi.

Le garçon laisse pour réponse un large sourire en direction de l’Odysséen. Il était sincère, ça se sentait dans sa façon de parler. Puis de toute façon, s’il n'était pas content il ne serait pas venu ici pour le voir.

- Sur quoi tu travailles ? Un récupérateur d’eau ?

Sans attendre, l'homme vient s'asseoir au côté d'Andrew qui le laisse s'installer sans broncher. Cela lui fait plaisir de le retrouver, de nouveau travailler à ses côtés. Sur l'Odyssée ils leur étaient déjà arrivés de bosser ensemble mais la plupart du temps c'était à son père qu'il avait affaire. Alors là il était content d'être seulement avec lui, de retrouver cet instant hors du temps qu'ils avaient si peu partagé mais qu'il adorait. Alors qu'il ressortait l'un des plans graver dans une planche de bois, il la place face à eux.

- Yep. Je sais pas trop comment m'y prendre, c'est qu'un prototype. On en a déjà quelques-uns installés mais ils sont pas assez performant. J'aimerais qu'on puisse en récupérer plus. Puis il faudrait un filtre aussi. J'avais pensé au tissu des vieux vêtements mais je suis pas sûre.

Les idées fusent dans sa tête mais il n'est jamais satisfait. Jamais il ne trouve l'élément qui le comble entièrement. Avantage ou inconvénient? Lui-même ne sait pas si cette envie de perfection est positive ou non. Puis le problème qu'il reste c'est qu'il change d'idées toutes les deux secondes. Tout est possible quand il n'y a aucune limite.

- T’en pense quoi? T’aurais une idée pour les matériaux?


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Dernière édition par Andrew Harrington le Lun 17 Sep - 13:23, édité 1 fois

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20/12/2016 ELOW ; ĆIRO + IRINA + JONAS ; 1185 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 82
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30 MARS 2117

Il avait un peu peur, c’était étrange. Peur de croiser des visages qu’il reconnaîtrait, mais dont il n’avait pas pensé. Peur de devoir répondre à certaines questions, sans savoir comment y répondre. Parmi tous ceux envoyés sur terre, Devos en connaissait. Pas beaucoup, mais c’était suffisant pour avoir une boule au ventre inexplicable à ses yeux. Les réactions physiques lui indiquaient ses propres émotions, il les reliait à ce qu’il connaissait et son passé. Il comprenait ainsi que cette boule lui disait clairement qu’il avait peur. Qu’il était nerveux. C’était tellement rare qu’il n’avait pas encore trouvé un moyen de compartimenter ses réactions. Lui qui croyait se connaître parfaitement, continuait de se découvrir avec le temps, mais surtout sur terre. C’est peut-être un peu pour ça qu’il a décidé de suivre Tennessee lorsqu’elle lui a proposé d’aller fouiner des ruines. D’habitude, il se serait contenté de rester avec les autres, confortablement assis à bricoler ce qu’il peut. L’extérieur est un mystère trop grand à gérer. Mais la jeune femme connaissait bien mieux que lui les alentours, alors il l’avait suivi sans hésiter. La distance et le temps les avaient rattrapés, les poussant à se retrancher chez les jeunes. Une première pour l’informaticien. Une première terrifiante dont la sensation n’avait pas encore disparu. Il espérait ne pas trop trainer, ne pas à avoir affronté ce qui lui faisait peur et par chance, tout semblait se passer correctement.

Pour l’instant.

Il savait que les surprises étaient une spécialité de cette planète dont il ne connaissait rien. Mais quand il aperçut Andrew, une part de lui se défait entièrement de ses craintes pour réaliser une chose essentielle : il était en vie. Il était même loin d’être le seul à l’être et c’était tout de même une énorme victoire. Après tout ce temps, il faisait partie de ceux qui avaient survécu et qui survivaient encore. Il avait plus à apprendre d’Andrew que l’inverse. Que le temps avait changé ! Et naturellement, il pensa à son père, dont le nouveau risque d’être très apprécié – un peu trop peut-être. L’importance, pourtant, c’était ce moment. Cette découverte. Ces retrouvailles. Devos n’avait jamais été le genre à dire qu’il appréciait quelqu’un ou sa compagnie, mais il ne pouvait pas ignorer tout ce temps qu’Andrew avait passé près de lui. À suivre son père, à apprendre, à l’embêter. Le fait de le connaître, même un peu, ajoute une valeur immense à ses retrouvailles. Et ce parfum, procurait à Devos une étrange sensation. Comme si un des poids sur ses épaules s’était simplement envolé.

Rapidement, Devos se sent comme autrefois, là-haut. Le genre curieux des avancées d’Andrew, sans trop en faire. Le contexte avait beau être différent, au fond, c’était comme si rien n’avait jamais changé. L’informaticien plaça ses yeux sur la planche en bois d’Andrew, repérant tout de suite les grandes lignes de ses idées.

Si c’est de l’eau de pluie que tu cherches à récupérer, le tissu pour filtrer devrait faire l’affaire, mais il faudra forcément la chauffer pour la rendre potable. C'est le seul moyen d'éliminer toutes bactéries et autres dangers.

Il se gratta la barbe tout en observant ce qu’Andrew avait commencé. Ce n’était vraiment pas mal. Il se débrouillait bien. Il pouvait sentir qu’il avait cette même ambition que lui : trouvait la technique idéale, tout en trouvant toutes les possibilités possibles. Il devait expérimenter ses idées avant de pouvoir se mettre d’accord et dans un monde comme celui-ci, il y avait tant de possibilité qu’il était parfois difficile de se décider !

L’inconvénient, c’est qu’en cas de forte pluie, le tissu risque de se déchirer ou d’empêcher la récupération dans sa totalité.



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11/09/2017 AMNESIS ALIENOR + AEDAN + SAM + KARAH 729 JOE KEERY AVA + KILLERFAG • SIGNA + ASTRA + SOLOSANDS MÉCANICIEN + HISTORIEN + ORATEUR/DIPLOMATE 19
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Andrew & Devos

Les voilà comme avant, l'un à côté de l'autre. Andrew n'a jamais vraiment pris le temps d'écouter tout ce que Devos avait à lui enseigner, bien trop occupé à se dire qu'il ne pourrait rien savoir de plus. Pourtant, aux côtés de cet odysséen et plus particulièrement de son père, le jeune homme a su s'améliorer et découvrir une nouvelle façon de penser la mécanique. Il n'a pas osé lui dire tout ce qu'il lui a apporté en tant que mécanicien mais au fond de lui il le remercie d'avoir eu la patience de lui apprendre deux trois trucs. Andy pouvait être chiant quand il s'y mettait, pas très attentif parfois, bien souvent tête de mule et pas très patient. Ce sont des qualités qu'il a acquise avec le temps, au travers des rencontres qu'il a pu faire et des expériences qu'il a vécu. Alors, aujourd'hui, il compte bien profiter du savoir de Devos et de ce qu'il a encore à lui apprendre.

Comme si c'était comme avant, comme si rien n'avait changé, Andrew expose ses plans, ce qu'il compte faire. L'odysséen a l'air intrigué et cela plaît au brun qui y voit une possibilité de partage et d'échanges. Il lui donne la planche de bois où se trouve la grosse partie du plan avec les détails. Matériaux possibles, construction, utilisation, tout y est. Le gamin est très méticuleux quand il travaille, encore plus quand il s'agit de mécanique. Un simple truc de travers et tout peut se décomposer et redevenir le rien qu'était l'objet au départ. Alors, il essaye d'être précis dans ses calculs et ses lignes. Après tout, si une tempête devait surgir de nulle part, vaudrait mieux pour eux que les éléments restent bien en place au lieu de s'envoler à la moindre brise. Mais ils n'ont pas encore eu affaire à un tel cataclysme et tant mieux, Andrew n'a pas envie d'imaginer à quel point ce serait le bordel si ça venait à arriver. Devoir tout recommencer, tout reconstruire, il ne sait pas s'il en aurait le courage.

- Si c’est de l’eau de pluie que tu cherches à récupérer, le tissu pour filtrer devrait faire l’affaire, mais il faudra forcément la chauffer pour la rendre potable. C'est le seul moyen d'éliminer toutes bactéries et autres dangers.

La voix de Devos le fait sortir de ses pensées lointaines. Il hoche de la tête tout en pensant à ce qu'il vient de dire. A vrai dire Andrew ne savait pas encore à quoi cette eau allait pouvoir servir. Sûrement pour la douche ou encore la cuisson de la nourriture. Dans tous les cas ils en auraient besoin. L'eau était vitale que ce soit pour leur corps ou l'environnement dans lequel il grandissait. Stocker de l'eau était primordial surtout quand l'été allait pointer le bout de son nez. Les périodes de sécheresse étaient toujours un moment difficile à passer et le mécano voulait faire tout son possible pour qu'il ne manque pas de cet élément si précieux pour leur vie. Se grattant le crâne, il réfléchit donc à comment il allait pouvoir faire tenir le tout et, surtout, où il allait pouvoir entretenir toute cette eau récoltée. De plus, Devos lui soumit l'idée qu'en cas de fortes pluies les tissus risquaient de se déchirer ou de ne pas faire leur boulot, submergés par la trop grande quantité d'eau. Le regard sérieux, Andrew fixait les plans et continuait de se creuser la tête. Un truc pourtant simple pouvait rapidement devenir un problème considérable.

- J'avais pensé à enterrer les récipients dans le sol pour éviter qu'ils ne s'envolent. Par contre pour les tissus c'est une autre histoire. Je pense qu'en cas de fortes pluies le mieux à faire est d'enlever le tissu et de mettre une sorte de planche qui laisserait passer l'eau mais empêcherait les insectes d'entrer.

Il commença à dessiner sur le plan qu'il avait présenté un peu plus tard à Devos. Cette planche pourrait être faite en bois? Ou en fer? Seulement, le tout risquait de rouiller et de contaminer l'eau plus qu'autre chose. Le bois pouvait être une solution mais certains insectes pourraient le manger, il pourrait aussi très bien se décomposer au contacte de l'eau. Au final, le tissu restait la meilleure solution mais seulement si les pluies restaient peu denses. Dans tous les cas le problème restait le même. Andrew était heureux de pouvoir travailler aux côtés de Devos, comme ils avaient pu le faire avant tout ça. Il pourrait peut-être lui apporter la solution qu'il cherchait depuis qu'il avait entrepris de refaire les récupérateurs et cela lui redonnait foi en ce qu'il faisait. Un léger sourire dessiné sur le visage, le jeune homme ne comptait pas baisser les bras si vite et continua donc de se creuser les méninges à côté de l'odysséen qui avait tout aussi impliqué que le cent.
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Dernière édition par Andrew Harrington le Lun 17 Sep - 13:25, édité 1 fois

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30 MARS 2117

Était-ce possible de trouver un brin d'hier, aujourd'hui ? De sentir que les choses se mettaient en place pour revenir à la normal ? Mais au fond, qu'est-ce qui était normal pour Devos ? Quand était-il rentré dans une case aussi simple ? Pourtant, assis à côté d'Andrew, à parler technique et à le regarder travailler, il avait la sensation d'être là-haut. De faire quelque chose de concret. D'agir en fonction de ses connaissances et de ne pas se limiter face à ce qu'il ignorait. Depuis qu'il était arrivé sur terre, Devos se sentait dépassé. Il avait perdu la capacité d'utiliser l'informatique pour avancer. D'un seul coup, il devait oublier. Oublier la technologie de l'espace, la robotique, la nanotechnologie, le langage binaire... Cette descente ne cessait jamais vraiment. Ils avaient atterri, certains étaient morts, mais lui continuait de tomber. Il s'agrippait à tout ce qu'il pouvait, espérant ne pas sombrer dans l'inutilité. Espérant ne pas toucher le fond. Il se sentait perdu loin des réflexions, loin des prototypes. Il se sentait inutile sans un peu de recherches, sans un peu d'inventivité. Il avait besoin d'outils, de système D. Il n'était rien sinon, sans tout ça. Pas même un homme.

Le père de Devos a toujours été proche des autres. Toujours prêt à rendre service, à écouter, à épauler. Il adorait enseigner, aussi. Partager son savoir, partager ses histoires. Il en racontait, des choses. Et il possédait une joie de vivre - ce qui avait toujours questionné Devos quant à son lien de parenté et aussi quant à sa relation avec sa mère. Fillipe Acciaro était un homme profondément généreux. Terre à terre. Il rendait service à la communauté par sa simple présence. Tellement loin de ce que Devos était. Quand l'informaticien pensait à tous ceux qui avaient passé du temps à ses côtés - Andrew en tête - il se disait que c'était beau, cette façon dont les choses étaient transmises. Andrew avait sans doute puisé sur le peu appris pour essayer de trouver des solutions à des problèmes que d'autres ont affrontés, plus tard. Les jeunes ont vécu sur terre avant eux, ils étaient là depuis plus longtemps. Ils avaient avancé. Devos le premier comprenait l'importance du partage, surtout avec eux. Ce ne sont clairement plus des enfants.

Il se souvient avoir lu, une fois, qu'un homme pouvait vivre presque un mois simplement avec de l'eau. Cette ressource était capitale et cela a sans doute influencé les siens à s'installer près de la rivière. Le village n'était pas loin et ils pouvaient se servir dès qu'ils en avaient besoin. Mais personne n'était à l'abri de pénurie, surtout sur terre. Ils ne devaient jamais croire que ce qui les entourait, étaient acquis.

L'enterrer, c'est une bonne idée. Il observa Andrew réfléchir, tout en se posant des questions sur la manière procéder. Tout comme Andrew, il voyait les défauts du bois et du métal. Le tissu restait la meilleure solution. À moins de laisser l'option de filtre pour une seconde étape obligatoire, mais le but de ce projet est justement de combiner deux étapes en une. Dans la conception, c'était la règle fondamentale : améliorer la condition de vie, améliorer la façon de faire. Les inventeurs voyaient un problème et trouver une solution. Il simplifiait.

Ou alors il faut trouver un moyen de rediriger l'eau en cas de fortes pluies, qu'elles servent à quelque chose d'autres comme l'irrigation ou, qu'elles remplissent des cuves supplémentaires. Si ton système est enterré, créer des douves ne devrait pas être un problème. Surtout si c'est sur une pente. Utilisé la gravité était toujours une solution.




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Andrew & Devos

Il avait l’impression de retourner sept ans en arrière. Cette sensation était plutôt étrange mais c’était agréable de se dire qu’ils n’avaient pas tout perdu. Certes, le passé l’effrayait, bien plus que l’avenir. Cependant, à cet instant, il était heureux de pouvoir se remémorer ce qu’il avait vécu, ce qu’ils avaient partagé et échanger lorsqu’ils étaient tout là-haut, bien loin de tout leur problème avec les tribus et la nature. Sans vraiment s’en rendre compte, Andrew redevenait le gamin qu’il était. Il retrouvait cette relation élève/professeur qu’il a eu un temps au côté de Devos ou tout du moins au côté de son père. Les deux hommes échangeaient beaucoup à l’époque et c’est surtout grâce à lui qu’aujourd’hui le brun en connaît autant sur la mécanique. Bien sûr il a subi aussi l'influence de Nathan Russel qui pendant un temps fut son maître d'apprentissage. Andy avait passé beaucoup de temps avec les différents mécano de l'odyssée et s'était formé auprès des plus compétant. Ingénieux, il était destiné à être la relève de pal mal d'entre-eux. Il s'était toujours imaginé à un poste à responsabilité mais jamais n'avait souhaité mettre de côté les anciens qui leur apporteraient des savoirs qu'eux n'avaient pas encore acquis. Mais ce temps était révolu et aujourd'hui il était le constructeur des cents bien que ce rôle il ne l'ai pas vraiment voulu à leur début. Pendant longtemps il est resté perdu au beau milieu de la foule. Il n'avait pas su comment s'intégrer à cette nouvelle vie, n'était pas à l'aise avec la nature et ce qu'elle recelait. C'était un gamin de l'espace, un enfant qui n'avait pas appris comment vivre au beau milieu d'une forêt. Et même s'ils partaient tous du même pied sur ce point-là, Andrew avait eu bien plus de difficultés à s'adapter que d'autre. Pourtant, cette nouvelle vie lui plaisait, il aimait la liberté qu'on lui avait plus ou moins balancé à la figure mais il n'avait pas su comment la prendre et où aller avec celle-ci. Au final, ces aptitudes qu'il avait acquise au cours du temps passé là-haut s'étaient avérées bien utile et l'avait conforté dans cet avenir qu'il ne voyait pas.

C'était bizarre à quel point Devos le faisait réfléchir sur des sujets auxquels il ne prêtait pas forcément attention, bien trop prit dans une routine dont il ne sortait pas vraiment. Il n'aimait pas tellement la nouveauté Andrew. Il préférait savoir ce qu'il faisait, là où il posait les pieds. A première vu il paraissait assez rêveur avec ces idées et sa créativité mais il restait quelqu'un de très réaliste avec les pieds sur terre. C'est alors que la voie de son ami le sorti de ses pensées. Le mécanicien ne fit qu'acquiescer à l'approbation de son voisin et laissa son regard se poser sur le plan, continuant de se creuser les méninges. Il ne restait pas grand chose à faire pour que le réservoir soit utilisable en tout temps.

- Ou alors il faut trouver un moyen de rediriger l'eau en cas de fortes pluies, qu'elles servent à quelque chose d'autres comme l'irrigation ou, qu'elles remplissent des cuves supplémentaires. Si ton système est enterré, créer des douves ne devrait pas être un problème. Surtout si c'est sur une pente.

Andrew pose sa main sous son menton en signe de réflexion. Son doigt vient tapoter frénétiquement sur sa bouche tandis que son cerveau carbure et imagine à quoi pourrait ressembler cette installation. Mettre les réservoirs en hauteur, faire en sorte que l'eau soit redirigée vers les cuves situées au sein des cuisines étaient une excellente idée. Si en plus les filtres fonctionnaient comme ils devaient fonctionner, ça serait à la fois un gain de temps pour les constructeurs, les cultivateurs et les cuisiniers. Il pourrait même se servir de cette eau en la reliant à des sortes de robinet, faire en sorte que celle-ci soit courante, au moins au niveau des cuisines.

- C’est une très bonne idée. Si on met les réservoirs dans des endroits surélevés pas très loin des cuisines, on peut relier tout ça ensemble et ça faciliterait grandement la tâche de chacun. On pourrait même créer des robinets ou du moins une technologie qui s’en apparente. Ça serait un gain de temps considérable pour les cuisiniers.

Il imaginait déjà les réaménagements possible et les futurs rénovations qu’ils allaient devoir mettre en place. Cette idée le réjouissait et il avait hâte d’en faire part à ces collègues et aux siens. La vie ici s'améliorait petit à petit et cela le rendait heureux et le motivait pour la suite de leur aventure.

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30 MARS 2117

« Si je me souviens bien, je crois qu’à l’époque, ils utilisaient l’argile pour transporter l’eau. Je ne sais pas comment faire ça sur terre, mais ça peut être une piste pour tes robinets. » En soi, c’est de la terre, mais Devos n’est pas un devin et il ne connaît pas assez cette planète pour savoir où en trouver et comment la manier. Non, c’est peut-être un peu compliqué. « Il y a des potiers, chez les Naoris, qui en utilisent si je ne dis pas de bêtise. » Il repensa à Isha, qui lui en a parlé, il y a longtemps. Il ne peut pas tout affirmer, mais si Andrew se renseigne, peut-être qu’il trouvera sa solution.

Devos ne s’est rendu qu’une fois, chez les Naoris. Si sa barbe prédomine son visage, elle camoufle aussi le tatouage en code binaire qui se trouve le long de son cou. La jeune Naori l’avait accompagné, à l’époque, pour qu’il puisse se le faire faire chez une amie à elle, non-loin de la tribu. Bien entendu, il ne sait pas exactement où se trouve leur village et n’en a pas la moindre idée, mais il se souvient parfaitement avoir vu des pots en argile rouge. Petit, il avait épluché un nombre incalculable d’ouvrages numérique archivé. Et puisque sa mémoire lui fait rarement défaut, il a gardé une trace, dans sa tête, de l’histoire sur les Nabatéens qui, à l’époque, avait créé tout un système d’irrigation à travers de l’argile dans une cité désertique. Cela l’avait fasciné, en plus de l’importante mixité culturel arabe, grec et romaine.

« Tu vas faire des heureux si tu arrives à mettre tout ça en place. » Et il s’éloigne, prenant du recul sur Andrew et sa petite table, ses feuilles volantes et son travail. Clairement, il peut être fier de lui, de ce qu’il peut accomplir à l’avenir et de toutes ses améliorations qu’il enclenchera. Il est l’étincelle qui allume la flamme, en quelque sorte, et ça, c’est son job comme celui de Devos et des mécaniciens encore en vie aujourd’hui. Ils doivent tous s’adapter à la terre et à ses ressources. Pour Devos, retrouver les archives peut être un moyen de gagner un temps incroyable sur les possibilités que la planète peut offrir ! Il aurait sorti sa tablette, taper quelques recherches et vérifier ses doutes quant à l’argile et à ses souvenirs. Combiner ça avec le savoir des Terriens encore présent, et vous avez le pouvoir de gérer la vie sur terre. De gérer un mode de vie idéale, un mode de vie qui pourra évoluer comme leur ancêtre avant eux.

« Ne te met pas trop de pression, non plus, d’accord ? » Il croise les bras et fixe le jeune Andrew. La communauté va beaucoup dépendre des mécanos, que ça soit pour changer les choses ou pour simplement les réparer. Devos le sait. Il faut aussi, cependant, qu’il se laisse du temps pour lui, pour sa créativité et son plaisir, aussi. Tout le monde n’est pas un robot, comme Devos, qui ne trouve du plaisir qu’à la conception et le travail.




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Our memories are a Time Lapse | ft. Devos Acciaro

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