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˜˜˜˜˜˜Share with me and forget the rest... [Chiraz & Chris]
maybe life should be about more than just surviving

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01/11/2015 Glacy Ezra 1908 Brett Dalton uc (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 818
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Sujet: Re: Share with me and forget the rest... [Chiraz & Chris]
Ven 9 Fév - 22:26


« J'attends de voir ça. » « Tu verras. » Et un éclat qui brillait dans mon regard. Comme un défi qu'elle venait de me lancer que je ne pouvais qu'être prêt à accepter. Comme si je ne pouvais vouloir de manquer de ressentir l'adrénaline dans mes veines. Comme si je rêvais de ces moments où le monde disparaissait, où il n'y avait plus que le silence et les résonnements en écho de mon coeur. Ayant toujours aimé cette sensation qui était autant là avant que les entraînements n'en viennent à commencer. Sensation éphémère que je ne pouvais que retrouver avec plaisir, rien que pour ressentir ce frisson, cette bouffée d'oxygène qui faisait oublier le reste. Comme un drogué. Un drogué à l'adrénaline. Ce que j'étais sans doute alors qu'un défi sonnait comme tel. L'éclat de la compétition toujours là alors que je ne pouvais lui dire non. La volonté de lui prouver le contraire, qu'en effet je pouvais être bien charmant ou romantique par moment. Qu'une volonté qui existait autant que ce désir insatiable de continuer cette partie. Une partition qui était jouée dont je ne pouvais que suivre les rythmes. Des notes maîtrisées pour certaines, certes pas à la perfection mais ce n'était comme si la perfection existait dans ce monde. Personne n'étant parfait. Chaque personne commettant au contraire des erreurs. Dans la nature de l'être humain. Bien qu'à chaque chute, il n'y avait que cette volonté de se relever qui existait. La volonté de devenir meilleur, ou de prouver tout simplement qu'on pouvait renaître de nos cendres comme un phénix qui prendrait son envol. Cette sensation de laisser-aller où je ne pouvais que me laisser emporter par les vagues, me laissant aller à la dérive quitte à couler qui avait disparu de nouveau alors que du poil de la bête avait été repris.

Et mon regard qui ne pouvait que se reposer sur la jeune femme. « Tu termines et on y va ? Aller. On peut y aller tôt. Qu'on papote ici ou là-bas, c'est la même chose, petit génie. » « Tu décides. » La laissant aux commandes alors que je ne pouvais que suivre le mouvement. Et une assiette que je ne pouvais que terminer même trop rapidement alors que son contenu disparaissait, englouti en un éclair. La faim ayant sans aucun doute pris le dessus. Ce qui était le cas et qui était autant qu'explicable, même si je ne pouvais que de nouveau avant de partir reprendre la parole sans doute que pour la taquiner un peu plus. Et ne pouvant que pousser le bouchon un peu loin en affirmant que je ne savais si je lui en offrirai, ne sachant si elle apprécierait cette attention. Même si je ne pouvais que me douter que la réponse serait bel et bien positive. « Tu me poses la question, donc non. Ça doit venir du coeur, pas d'une demande. Tu vois, t'es pas charmant. » « Je sais, c'est ce qui fait tout le charme. Parce que si je t'avais offert un bouquet de fleurs, cela aurait été trop prédictible, au moins tu seras surprise quand je t'offrirai quelque chose. » Et autant un pas de côté esquissé, une tentative de remporter ce point ou cette manche alors qu'à vrai dire certes illusions se devaient d'être maintenues. N'ayant besoin de dire à voix haute sincèrement que je n'avais jamais réellement eu cette idée pour le moment et préférant autant tenter que possible de botter en touche. Qu'un sourire esquissé comme pour tenter d'inverser la situation alors qu'elle reprenait la parole. « Et c'est naïf de croire que les femmes ne veulent pas d'attention. La plus vil menteuse te dira que non, mais en réalité, on en veut. Et moi.... je suis une romantique. Je suis littéraire, les romances c'est...c'est... plusieurs vies que je m'approprie. » « Tu devrais écrire un livre, ou un mode d'emploi : comment comprendre une femme en dix leçons. Cela pourrait être utile. » Et un sourire moqueur esquissé alors qu'à vrai dire parfois je me disais que cela pourrait être bien utile ou qu'un décodeur pour décrypter les attentions ou les pensées des femmes. M'étant toujours fait la remarque qu'il pourrait être utile d'être télépathe par instant afin de ne pas avoir à se poser mille questions. Bien que si je l'étais la partie n'en serait que trop simple. Une touche de challenge toujours appréciée. Mais mon attention qui ne pouvait que se reporter sur elle alors qu'elle ne pouvait que répondre à ma question. « Les langues. La terre. J'aimais bien notre espace, mais je l'aurais préféré différemment j'imagine. Comme une simple exploration. J'aime... découvrir. J'aime le savoir. Enfin.. C'est bête. Et toi, racontes-moi ? Qu'est-ce que tu aimes, à part moi, bien sûr. » « Ce n'est pas stupide de vouloir apprendre, de vouloir découvrir quelque chose de nouveau. » Ne le pensant pas alors que j'étais autant curieux sur tout ce qui avait trait aux grounders. Et des nouvelles possibilités qui pouvaient être exploitées là sur terre. Ne pouvant que relever la dernière phrase non sans en cacher la signification en reprenant tout simplement la parole, ne démentant pas par là cette information. « J'aime les entraînements, sentir l'adrénaline dans mes veines, tenter de comprendre les techniques de combat de mes adversaires. Voyager, profiter de la vie, la présence de jolies femmes aussi... » Un clin d'oeil qui ne put que disparaître aussi rapidement, comme une illusion alors que je ne pouvais que l'instant me relever pour me déplacer et débarrasser mon plateau. « Mais au-delà de cela j'adorerai voir ce champs de fleur de nuit. Tu as besoin d'attraper quelque chose en plus pendant qu'on repasse au dortoir ? » Qu'un regard critique sur sa tenue, alors qu'autant que possible je savais que je ne pourrai que repasser par le dortoir commun pour attraper ce dont j'avais besoin. Ayant appris le premier jour sur terre qu'on ne pouvait jamais savoir à quoi s'attendre l'instant d'après, ne pouvant jamais savoir ce qui allait se passer par la suite.

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04/01/2018 Arméthyse Krikja 90 Eliza Taylor obsession27 (ava) Justayne (signa) Professeur / Diplomatie + Soins 70


Sujet: Re: Share with me and forget the rest... [Chiraz & Chris]
Jeu 8 Mar - 14:35

Elle verrait. Elle ne pouvait qu'en douter. Mais d'un côté, si elle lui en parlait, c'était peut-être parce qu'au fond, elle voulait avec quelques petites attentions de sa part ? Une idée peut-être bien saugrenue, mais elle l'appréciait, et des petites attentions ne faisaient jamais de mal à personne. Comme elle venait de le faire avec la  petite fleur qu'elle venait de lui offrir. C'était une petite attention tout spécialement pour lui. Elle avait pensé à lui à un moment où elle aurait plutôt dû penser à elle et à sa survie. Enfin, elle avait passé la nuit avec un Naori avant de rentrer, même si elle avait préféré taire ce passage-là. Elle avait passé une nuit dehors avec un inconnu et même si tout c'était bien passé ça aurait pu tout à fait ne pas être le cas.

Il lui laissait les commandes et même si elle n'aimait pas vraiment ça, elle était presser de revoir ses jolies fleurs brillantes. C'était sans doute la plus belle chose qu'elle n'avait jamais vue et comme une enfant pressée, elle frappa dans ses mains. « Alors tu finis et on y cours. » En effet, elle choisissait bien ses mots pour bien démontrer à Chris qu'elle était réellement pressée d'y aller. Surtout en si bonne compagnie. Mais déjà il terminait à la hâte, ne la faisant se réjouir qu'un plus. Les yeux rivés sur lui, elle esquissa finalement un sourire en coin puis secoua sa tête blonde alors qu'il lui expliquait que finalement un bouquet fleur aurait été trop prévisible. « Parce que tu comptais me faire un cadeau ? Mais bien sûr. » Pas convaincue du tout, elle se releva et alla déposer son assiette et son plateau pour qu'ils soient lavés et réutilisés par d'autres. Accompagnant donc Chris pour enfin pouvoir partir. Et sans cesser de la taquiner, il lui proposait d'écrire un livre, souriant toujours, de bonne humeur, elle reprit alors : « Même si je l'écrivais, tu ne le lirais sans doute pas. T'es trop macho pour t'abaisser à ça. Tu crois penses que t'as la science infuse en matière de femme alors qu'en fait tu n'y comprends rien. Je suis même persuadée que tu sais pas te servir correctement de ton outil de bricolage. » Plus taquine qu'elle ne l'aurait pensé, elle colla finalement sa fesse contre celle de Chris et lui poussa d'un seul coup gentiment, rien que pour l'embêter. Une réelle bonne humeur qui la changeait réellement de d'habitude. Elle était nettement plus sociable, il semblait. La rencontre avec le Naori lui avait peut-être bien apporté du bon, finalement.

Une réponse à sa question, question qu'elle ne pu que relancer finalement pour en savoir davantage sur Chris. Leurs tours vint et elle déposa son plateau puis Chris après elle. Elle le fixa lorsqu'il lui expliquait tout ce qu'il aimait. Les jolies femmes... bien sûr. Elle n'en attendait pas moins de lui. « Toujours à parler de femmes. Ça cache quelque chose, je demanderais à un psychologue pour savoir si ça ne serait pas un refoulement et que tu aimes plutôt l'autre bord sans assumer. » Prit qui croyait prendre, sans doute. Et fatalement, juste en parlant de psychologue, elle pensa à Elijah, encore une fois. Il était impossible de tenir une conversation avec Chris, sans parler de ce bonhomme-là, parce qu'Elijah était une sorte de point noir dans la vie de Wilson, un point qu'elle aimait bien taper pour le taquiner. Et ça fonctionnait toujours. « Mais en parlant de compagnie de jolie femme, tu dois être servi. » Et elle se désigna de la main. Ricanant légèrement sur le moment, parce qu'elle n'y croyait en réalité pas elle-même. Elle ne s'aimait pas particulièrement alors autant en rire qu'en pleurer. Elle n'avait pas confiance en elle, et il était rare qu'elle ne fasse preuve d'humour, mais ce soir, tout se prêtait parfaitement à la plaisanterie. Elle voulait passer un bon moment avec Chris pour essayer de combler la déception et oublier la dispute de la dernière fois. « Non, j'ai besoin de rien. Faut vraiment y repasser ? » Wexforth tapa du pied à nouveau comme une enfant. Agacée de devoir encore perdre du temps. Elle voulait se mettre en chemin dès maintenant pour arriver dans le champs le plus tôt possible. Réellement impatiente. « Je te suis. Tu t'occupes de tout évidemment et moi, je te suis. Parce que je sais pas où c'est. » Enfin le dortoir si. Mais après, pour la paperasse pour sortir, elle n'aimait pas ça. Elle l'avait fais l'autre jour, tout maladroitement. Même surprise. Elle n'était jamais sortie avant et elle n'avait pas été préparée à devoir tout signaler ses faits et gestes. Mais évidemment, on ne rentrait pas et ne sortait pas comme dans un moulin. Autant laisser ce petit professionnel faire. Il savait lui.

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01/11/2015 Glacy Ezra 1908 Brett Dalton uc (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 818
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Sujet: Re: Share with me and forget the rest... [Chiraz & Chris]
Jeu 8 Mar - 17:13



« Alors tu finis et on y cours. » Et ne pouvant que sourire face à son empressement, perceptible au ton de sa voix. « Oui M'dame ! » Moqueur même s'il était certain que j'étais autant empressé qu'elle de me retrouver là-bas. Ne pouvant qu'ores et déjà imaginer la scène se dessinait sous mes yeux même s'il ne serait réellement possible de décrire ce champs de fleur illuminé de la nuit sans le voir en personne. Le contraire qui ne pouvait être vrai alors que personne ne pouvait réellement décrire les lueurs fluorescentes, les papillons s'envolant dans le noir. « Tu sais que cela sera magique quand on sera là-bas.. » Pas tant une question qu'un fait, alors qu'en effet pour avoir déjà vu les fleurs, le terme magique semblait juste approprié. Peut-être toujours à la recherche de cet éclat de magie, ce grain de folie.

« Parce que tu comptais me faire un cadeau ? Mais bien sûr. » Notant bien qu'elle n'y croyait pas. Et s'il était le cas, si je n'y avais pas pensé réellement pour ainsi dire, il ne restait pas moins que cette hypothèse pouvait toujours se réaliser par la suite. Le contraire qui ne pouvait être prédit alors que je ne pouvais que continuer de discuter avec elle. Préférant de loin cette conversation-ci qui n'avait pas tourné au vinaigre. Ayant bel et bien apprécié son geste et qu'elle soit venue me voir. Elle avait fait le premier pas et il en était qu'à vrai dire appréciable. Certes, là ne voulait pas dire qu'il restait facile de la comprendre mais la conversation pouvait si être aisée, qu'il n'était que reposant de pouvoir discuter sans se prendre la tête. Une conversation qui coulait de flot, sans cette impression d'être jugée. Une des nombreuses raisons pour laquelle je l'appréciais alors que les taquineries ne pouvaient que fuser. Autant qu'il semblait clair que les parties entamées avaient été abandonnées un court instant pour un autre genre de conversation. « Même si je l'écrivais, tu ne le lirais sans doute pas. T'es trop macho pour t'abaisser à ça. Tu crois penses que t'as la science infuse en matière de femme alors qu'en fait tu n'y comprends rien. Je suis même persuadée que tu sais pas te servir correctement de ton outil de bricolage. » Faisant mine d'être offusqué alors que je faisais un pas de côté. « Je ne suis pas macho. Au contraire, j'estime les femmes. Si je pouvais j'érigerai un culte à leur égard. » Une teinte de moquerie même s'il ne restait pas moins que je les estimais bel et bien. Compétentes. Combattantes. Aussi douées que les hommes et ayant ce petit truc en plus. Ce petit truc qui faisait toute la différence. Le charme. Mon regard qui se reposait sur la jeune femme. « Mais je sais de me servir d'un outil de bricolage, merci. Ils ont tenté de m'apprendre avant, même s'il est certain que je ne comprends pas toujours tout quand ils lancent dans de longues explications, je me débrouille. » Ayant bel et bien tenté d'acquérir quelques notions alors que la passion d'Ailina me passionnait et à force de se trouver auprès de mécaniciens, informaticiens, de génies tout simplement, il aurait été même trop triste que je ne tente pas d'en savoir plus à ce sujet. Restant curieux avant tout.

« Toujours à parler de femmes. Ça cache quelque chose, je demanderais à un psychologue pour savoir si ça ne serait pas un refoulement et que tu aimes plutôt l'autre bord sans assumer. » « Alors si jamais tu changes de bord, tu serais la première au courant ! » Ce qui n'était une éventualité pour le moment alors que c'était bien vers les femmes que j'étais attiré, et non les hommes. Une question qui ne s'était jamais posée. Une évidence. Non pas que j'éprouvais du dégoût à voir un homme avec un autre homme ou une femme avec une autre femme. Chacun libre de faire ce qu'il voulait, bien que de mon côté, se tourner vers la gente masculine ne semblait être une option. Comme s'il paraissait trop improbable que je me détourne des femmes et de leurs charmes. Ce qui semblait pour dire très improbable pour le moment. Préférant de loin me retrouver en leur compagnie. Autant désirables quand un sourire se dessinait sur leur visage ou quand elles sortaient les griffes. Non l'idée ne semblait être de taille en ce moment. Et mon regard qui se reportait sur elle. « Et qu'en est-il de toi ? Homme ou femme ? » Une lueur qui passait dans mon regard. Elle savait pourtant que je ne pouvais juste rester là, que souvent les questions je lui reposais, tentant de voir plus loin. Tentant de la forcer à repousser ses limites ou à explorer des aires inconnues. Toujours à la recherche de cette implacable vérité alors que de loin la question des relations sentimentales de la jolie blonde pouvait toujours se poser autant que le sujet restait peut être délicat. Ne sachant comment elle prendrait la question, et sans doute qu'intéressé dans le fond d'entendre sa réponse.

« Non, j'ai besoin de rien. Faut vraiment y repasser ? »
Et si elle ne put que taper du pied, je ne tardai cependant pas à lui répondre. « Oui à moins que tu veuilles te retrouver en difficulté à ton tour. Et tu ferais mieux de faire un sac toi aussi, on sait jamais ce qui peut se passer. » Il y avait trop de variables inconnus. On ne pouvait savoir si un tremblement de terre se produirait de nouveau ou ce qui se passerait après. De ce fait, il semblait juste nécessaire d'être préparé. Ce qu'elle n'avait été. Principalement chanceuse.  « Je te suis. Tu t'occupes de tout évidemment et moi, je te suis. Parce que je sais pas où c'est. » « Ne t'inquiète pas, on ne se perdra pas. » M'y connaissant bien plus qu'elle. Certes un peu surpris qu'elle ait osé franchir les frontières auquel elle restait proche. Ce qui n'était sans doute pas plus mal alors qu'enfin une lueur aventurière s'était allumée dans son regard. Enfin elle avait décidé d'aller plus loin que le campement. Il n'était pas prudent de partir comme elle l'avait fait, d'autant qu'elle était inexpérimenté dans un sens, mais j'étais content pour elle qu'elle puisse être aussi enthousiasme à l'idée de sortir du campement. Et ne pouvant que l'entraîner jusqu'au dortoir pour récupérer mes affaires. Un sac qui était rapidement fait. Que des connaissances. Un sac facilement empaqueté alors que tout ce dont j'avais besoin était proche. Tout ce dont j'avais besoin pour réaliser une courte expédition au coeur de la nuit en sa compagnie. Un regard jeté par-dessus mon épaule alors que je ne pouvais que la voir prendre quelques affaires avec elle. « Plus que les formalités à remplir et on sera bon. » Ce qu'il restait à faire. Toujours des formalités à accomplir, nécessaire pour sortir du campement. Des formalités qui furent toutefois rapidement remplis alors que je me retrouvais à franchir l'entrée du campement. « On ne pourra pas rester trop longtemps mais on pourra assister au spectacle en tout cas. » Ce qui comptait et ne pouvant que l'entraîner à ma suite. La nécessité de s'arrêter l'espace d'un instant pour se repérer avant que je n'en vienne qu'à me mettre en route sans hésiter. Un chemin connu. Un lieu qui se trouvait non loin d'ici. Un lieu qui était situé bien moins loin de l'endroit où elle avait été pour ramasser la fleur, ne se doutant pas qu'il y en avait tout un champs qui s'illuminerait au crépuscule non loin de là. « Ce n'est pas très loin. Seulement une dizaine de minutes d'ici. »

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Sujet: Re: Share with me and forget the rest... [Chiraz & Chris]
Jeu 10 Mai - 19:43

Elle ignora volontaire ce petit ton moqueur lorsqu'elle se montra empressée parce qu'elle savait au fond, qu'il avait autant hâte qu'elle de se rendre là-bas. A la fois pour contempler un paysage magnifique mais surtout pour le plaisir de partager un moment rien qu'à eux. Ensemble. S'éloigner du campement n'allait pas faire de mal et en plus, les liens allaient se resserrer un peu plus entre eux. Bien sûr, il pouvait se passer n'importe quoi une fois arrivé, le pire pouvait être à prévoir et d'ordinaire, Chiraz songeait toujours au pire. Mais pas cette fois-ci. Elle préférait voir ce moment à venir d'un oeil optimiste. Sans réellement savoir pourquoi. Sans vraiment creuser la question. En réalité, même si ce moment venait à mal se passer, elle ferait tout son possible pour que la situation change, parce qu'elle tenait à ce moment-là. Peut-être même un peu trop. Comme une enfant, elle s'imaginait différent scénario possible, certains romantiques et d'autres bien plus brutaux. Si bien que le rouge vint tinter ses joues. Elle essaya de chasser ses idées-là, idées qu'elle préférait ranger dans une petite boîte au fond de sa caboche et oublier parce que si cela venait à lui échapper, cela deviendrait gênant. Mais enfin, la voix de Chris chassa ce brouillard de songe et c'est d'un léger froncement de sourcil qu'elle l'observa parler de moment magique et fatalement, elle ne pouvait que rebondir sur ces mots avec un air narquois : « ça serait le cas si tu t'abstenais de venir. » Passant alors au devant de lui pour prendre la tête de la marche, elle remua légèrement des hanches. Le moment avait été calculé parce qu'ils parlaient justement des femmes. Ou plutôt de Chris et des femmes. La blonde ne comprenait pas bien comment ils en étaient arrivés à ce sujet de conversation, mais toutes étaient bonnes à prendre. Surtout si elle pouvait continuer à le taquiner. Et même plus que des taquineries, elle énonçait-là des faits. Des faits certifiés. « Par définition, l'homme macho est celui qui dit ne pas l'être. Mais soit, j'exagère rien que pour te taquiner. » Il fallait bien l'admette, parce qu'elle ne voulait pas non plus que la plaisanterie aille trop lui. Pas non plus qu'elle ne l'affecte alors qu'elle ne faisait que l'embêter, comme d'habitude. Sans doute le savait-il, mais il suffisait qu'il soit dans un jour sans pour le prendre mal et toute une amitié fichue. C'était un risque. Wexforth avait toujours la crainte de le perdre. Surtout après son comportement passé. Elle avait des choses à se faire pardonner et mieux valait sans doute ne pas en remettre une couche. Elle le laissa alors reprendre la tête du peloton parce qu'elle n'était pas réellement douée avec la paperasse pour sortir alors même qu'elle avait un don pour les lettres. La littérature était son dada mais définitivement pas l'administratif. A l'infirmière, elle avait aussi tout un tas de papier à remplir parfois, et dès qu'elle pouvait déléguer à quelqu'un d'autre, elle ne se laissait pas prier pour le faire.« Même si ça avait été loin, j'y serais allée... Je suis quasiment retournée à notre ancien campement. Enfin d'après ce que le naori m'a dit. » Plus ou moins un aveu. Elle lui avait fais part tout à l'heure de sa mésaventure mais sans réellement entrer dans le détail. Déjà parce qu'elle avait un peu honte d'être allée si loin sans se rendre compte de son erreur mais aussi parce qu'elle craignait qu'il ne se fâche. Or, craindre cela était stupide, parce qu'il n'était ni son frère, ni son petit-ami. Dans un sens, il n'avait pas à juger ni à se mettre en colère. Quoiqu'il aurait pu se passer n'importe quoi ce jour-là. Mais ils étaient fâchés à ce moment-là, alors peut-être bien qu'il n'en aurait rien eu à faire à cause de la colère ? Elle doutait. « Est-ce que tu pourras me faire un itinéraire de.... du campement des cent, s' il te plait ? »

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Sujet: Re: Share with me and forget the rest... [Chiraz & Chris]
Jeu 10 Mai - 22:59



« ça serait le cas si tu t'abstenais de venir. »« Je pourrai jamais m'abstenir de venir te voir. » Une petite note moqueuse. Ou la vérité. Moment de pure faiblesse, de sincérité. Conscient au plus profond de moi-même que c'était la vérité. Mais la vérité était parfois difficile de justifier. Etonnant qu'il puisse pouvoir être difficile de justifier qu'on appréciait la compagnie d'une personne, qu'on puisse vouloir la revoir. Pourtant il était simple de dire si oui ou non où voulait revoir une personne. Et dans ce cas-ci c'était le cas. Peut être qu'au contraire, il était plus difficile de comprendre pourquoi ce désir existait. Peut être qu'il était plus difficile de comprendre pourquoi on pouvait vouloir retrouver une personne alors qu'auparavant elle était une totale inconnue.

Mais désormais, elle ne l'était plus ou pas tout à fait. Certaines parts de sa vie étaient toujours un véritable mystère. Certes la surface semblait lisse, plate mais derrière. Non, il y avait quelque chose de plus. Cela dépassait un attrait physique. Cela dépassait le fait qu'à l'instant où je l'avais vu, j'avais cru voir Ailina et que j'avais voulu voir qui elle était. Cela dépassait une attirance physique alors que Chiraz était bel et bien un mystère. Un mystère qui mesurait 1m67 à tout cassé. Un mystère qu'intriguant. Et au-delà du fait qu'elle ressemblait à la première personne qui avait conquis mon coeur, il paraissait facile de vouloir se retourner pour l'admirer. Cheveux blonds, bout de femme qu'il était que facile de vouloir de qualifier comme étant mignonne. Mais autant ce regard éteint. Un regard éteint que j'avais vu et pour lequel j'avais aussitôt voulu comprendre ce qui s'était passé. Voulant savoir ce qu'il avait derrière ce masque, ou ce qui comblait ses pensées. La curiosité. Peut être même une curiosité malsaine au départ parce qu'elle ressemblait à Ailina, parce qu'elle était l'une des premières personnes qui me donnait l'impression de me sentir vivant depuis la mort de Robb. Non je n'avais pu qu'être curieux. Curieux au point d'en vouloir savoir plus sur elle, au point d'avoir voulu chercher chaque parcelle d'informations. Et que tenté de la faire sortir des sentiers battus qu'elle empruntait. Un jeu au départ. C'était cela ou autant cette possibilité de faire face à une vérité brute et implacable. La facilité de s'ouvrir alors que la jeune femme ne connaissait rien de la personne que j'étais avant. Ce qui faisait autant peur mais qui la rendait qu'attirante, alors là où elle aurait dû fuir, elle était restée. Et même encore là, elle réussissait à rester un mystère, réussissant à me déstabiliser. Car à l'instant où je pensais l'avoir cerné, je me rendais compte que cela n'était pas le cas. Non cela n'était pas le cas.

Accroc. Peut être que je l'étais. La tentative encore là de mettre un nom sur cette relation. La tentative de définir ce qui se passait alors que je l'observais. Il pourrait être plus simple de ne rien faire, de ne rien dire. Il serait plus simple de se taire et de chercher à ne pas comprendre. Mais peut être que cela me rassurait autant de pouvoir mettre des mots là-dessus ou au contraire pas du tout. Un effet presque magnétique qu'elle possédait alors me forçait à me confronter avec la personne que j'étais. Une personne qui avait changé. N'étant plus ce même être arrogant, froid ou calculateur. Enfin, il était certain que je l'étais encore, mais cette personne semblait avoir un coeur qui battait derrière. Ne semblant être seulement un robot, des pièces mécaniques assemblées à la vite. Il y avait un coeur qui battait, et elle le savait. Cette personne qui disait ne pas éprouver des regrets face à l'emprisonnement d'Ailina, face aux actes passés, elle s'était menti à elle-même c'était certain. Et autant que je la bousculais, elle influençait mes pensées. N'ayant sans doute pas imaginé un jour dévoilé la vérité, n'ayant sans doute pas imaginé un jour dire à haute voix que j'avais dénoncé mon père pour qu'il soit éjecté. Impact qu'il était difficile de considérer, qu'on ne pouvait évaluer mais qui existait bel et bien. Et qui se voyait aussi alors que je me retrouvais comme un abruti à la regarder avec des yeux de merlans fris. Tout sens de la répartie perdue pendant l'espace d'un instant avant que les traits de mon visage n'en viennent qu'à changer. Un masque qui se composait de nouveau alors qu'il était que plus instinctif de faire semblant, de masquer ses émotions, ou de prêcher le faux pour le vrai. « Et puis si je venais pas te voir, tu ferais que m'asticoter ou alors tu serais tellement perdue que je te retrouverai à vaguer comme un fantôme dans le campement. » Si facile de tenter d'inverser les rôles, de prétendre que ce sentiment de dépendance il allait que dans un seul sens. Bien sûr c'était plus facile de prétendre qu'elle était dépendante de ce type de conversation que je ne l'étais. Peut être que mon père n'avait pas tort dans le fond, que j'étais bel et bien lâche. Paix pour son âme, je ne pouvais plus le voir si ce n'est entendre son voix en écho dans ma tête. Mais quoique je pouvais prétendre, il y avait bel et bien quelque chose.

Et prétendre je ne pouvais que le faire. Des réputations bâties. Des compliments donnés que certains pourraient autant considérer comme pourries ou empoisonnées comme le trognon d'une pomme alors que je les prononçais avec un ton de moquerie. Et pourtant des faits qui existait bel et bien alors que je ne pouvais qu'éprouver du respect avec le sexe opposé. « Par définition, l'homme macho est celui qui dit ne pas l'être. Mais soit, j'exagère rien que pour te taquiner. » « Je sais. » Voyant bien qu'elle prenait des pincettes. « Et tu sais que tu n'es pas obligée de faire attention à chaque mot que tu dis. Je vais pas te manger ou fondre, je suis pas en sucre. Puis on s'est expliqué, donc tout cela c'est loin derrière. » Comme ce plus ou moins épisode se retrouvait derrière alors que je n'y pensais plus réellement, bien plus concentré sur ce qui se passait à cet instant. Et ne voulant pas non plus qu'elle se sente obligée de faire attention à ce qu'elle disait, qu'elle soit prisonnière. Une liberté d'expression qui existait bel et bien dans ce monde même si elle ne pouvait qu'être bridée. Des règles. Toujours des règles en effet. Mais là les règles ne comptaient pas. « Rappelle toi la vérité avant tout. » Pourtant ce n'était pas comme si on s'était promis de dire rien que la vérité mais en se lançant dans ses questions, là était pourtant le cas. Une vérité qui pouvait faire mal mais qui nous permettait aussi de prendre conscience de ce qui se passait autour, qui nous permettait autant de prendre conscience de nous-même. Appréciant à vrai dire de me retrouver face à cette vérité implacable même brutale, même si elle faisait mal. Autant que j'appréciais de savoir que la jeune femme ne me jugeait pas, n'était pas dans l'optique de surveiller chacun de mes gestes. Cette sensation de pouvoir souffler, de respirer sans se sentir oppressé. Cette sensation faisait du bien alors que je n'avais que par moment que l'impression de devoir surveiller chacun de mes mots. Et il n'y avait pas à dire, je détestais toujours autant ce sentiment. Un sentiment ou une illusion que je continuais pourtant d'entretenir en jouant le parfait soldat. Parfait soldat que je n'étais pourtant pas en jouant les rebelles par derrière. Parfait soldat que je n'avais jamais été. N'étant non plus cet enfant parfait et modèle que mon père aurait voulu que je sois. Et peut être que l'imperfection avait autant en elle cette beauté brut qu'admirable alors qu'il n'y avait rien de magnifique si ce n'était d'ennuyeux d'être parfait.

Un duo qui ne pouvait que quitter le campement bien qu'au coeur de la nuit. Un portail qui n'avait pu que s'ouvrir lentement. Un retour qui ne se ferait pas forcément dans longtemps alors que ce lieu où tous les papillons s'envolaient au coeur de la nuit, où les fleurs n'étaient que de la couleur du ciel n'était pas loin. Les minutes qui s'écoulaient que rapide alors que déjà nous ne tardions à arriver. Quelques centimètres qui nous séparait alors que je marchais à ses côtés. Un pas régulier calé sur le sien. Seules nos respirations entendues et le bruit de nos pas avant qu'elle n'en vienne à prendre la parole. Une confession. « Même si ça avait été loin, j'y serais allée... Je suis quasiment retournée à notre ancien campement. Enfin d'après ce que le naori m'a dit. » Et cet instant où je me figeai. Cette fixation pendant l'espace d'une seconde. Un souffle qui était suspendu dans les airs. Un éclat dans le regard qui changeait. Chiraz qui ne pouvait que continuer alors que je me remettais à marcher. « Est-ce que tu pourras me faire un itinéraire de.... du campement des cent, s' il te plait ? » Mais à vrai dire la seconde phrase n'était qu'oubliée, uniquement concentrée sur la première. Mon cerveau qui s'était arrêté sur le fait qu'elle avait été jusqu'à l'ancien campement de l'odyssée. Ce qui voulait dire qu'elle avait jusqu'à là-bas par ses propres moyens, nullement équipée, sans rien avec elle. Que conscient que si elle n'avait croisé ce naori, elle aurait pu autant mourir. Des battements de coeur qui s'accéléraient. Et cette colère qui était là. Colère qui n'était forcément destinée contre elle, ou peut être qu'une part muette l'était alors qu'elle était partie, en se montrant totalement imprudente. Partie. Manquant de mourir. Mais cette colère qui existait autant alors que j'avais perdu tellement. Ne pouvant que revoir les visages de Robb, mort. Faust, Ailina qui étaient toutes deux dans la nature, quelque part sans en connaitre la destination. Des personnes qui mourraient, qui disparaissaient. Se prétendant de glace mais n'était pas le cas. Chaque mort, chaque disparition de proche qui faisait mal. Et autant cette peur qui existait d'en perdre un de plus. Cette voix dans ma tête qui dansait, ce doute qui substituait sur quelle personne serait la prochaine à mourir. N'étant pour rien que je ne m'étais que mis à faire des aller-retours, non seulement la volonté de tenir cette promesse faite à Robb que m'assurer que Rachel allait bien. Pouvant prétendre être un connard arrogant mais qu'autant inquiet à l'idée que la prochaine personne auquel je tenais pouvait disparaître. Et cette colère qui existait, ne pouvant que facilement trouver son origine dans ce sentiment d'impuissance, d'incapacité qui vous réduisait à néant et vous obligeait à assister impuissant à la scène, les mains liées dans le dos. Poings qui se fermaient alors que sur le seuil même de la clairière je n'avais pu que m'arrêter. Ses mots qui martelaient mon esprit alors que oui si elle n'était pas morte, j'aurai pu autant la perdre elle aussi. Et oui cela faisait mal. Comme une déchirure au niveau du coeur à chaque fois qu'on se rendait compte qu'on était passer à cela de la catastrophe. Les poings fermés. Un visage tiré. Les mots qui manquaient de se manifester à défaut du poing qui s'abattrait dans l'arbre jusqu'à ce que je croise son regard. Un regard où se lisait l'inquiétude. La crainte que je réagisse de cette façon. Image du monstre donné. Image que mon père n'avait pu que faire miroiter alors que je prononçais des mots qui ne lui plairaient pas. Regard qui suffisait pour faire fondre la colère. Et ce n'était pas le poing qui s'abattait contre le tronc de l'arbre si ce n'était mes bras qui se refermaient autour d'elle pour la prendre dans mes bras et la serrer contre moi. Me contentant de la serrer contre moi. Battements de coeur qui retrouvaient leurs états réguliers alors que je respirai de nouveau. « Ne me fais plus peur comme cela. » Un murmure et pourtant la vérité alors que je préférai autant qu'elle me demande de l'accompagner que d'imaginer un des pires scénarios. Silhouettes qui ne pouvaient qu'un tableau saisissant parmi les fleurs bleus. Et cette volée de papillons sauvages qui ne pouvaient que s'envoler dans la nuit. Mon regard qui se reposait sur elle, un sourire qui se dessinait sur mes lèvres. Lui ayant dit que je l'y emmènerait. Ne la quittant pas des yeux. Et mes lèvres qui se refermaient contre les siennes alors que je capturai sa bouche dans un baiser.

I wanna take you somewhere so you know I care
But it's so cold and I don't know where
I brought you daffodils in a pretty string
But they won't flower like they did last spring
And I wanna kiss you, make you feel alright...


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04/01/2018 Arméthyse Krikja 90 Eliza Taylor obsession27 (ava) Justayne (signa) Professeur / Diplomatie + Soins 70


Sujet: Re: Share with me and forget the rest... [Chiraz & Chris]
Mer 30 Mai - 14:49

Moqueur ou d'une honnêteté étonnante, Chris venait un petit peu de la désarçonnée. Incertaine s'il pensait vraiment ce qu'il venait de dire sur le fait qu'il ne pouvait s'abstenir de la voir. Elle ne savait pas réellement comment le prendre. Plaisanterie ou pas ? Elle-même ne savait pas trop ce qu'elle préférait. Au fond, elle aurait aimé que ça soit la vérité, mais pouvait-elle l'admettre ? Non. Alors autant ne rien dire. Ne pas réagir. Ne rien montrer était plus simple, même si pourtant, l'ombre d'un sourire ourlait ses lèvres, elle détourna la tête précipitamment en réalisant cela, dans le but qu'il ne le voit pas. Et un nouveau point de marquer par Wilson. Il avait raison. S'il ne lui rendait pas visite, elle recommencerait à se morfondre si elle demeurait trop dans la solitude. Elle connaissait beaucoup de monde au camp. Elle y avait des amis. S'occupait de l'infirmerie et y voyait du monde. Aidant autant qu'elle le pouvait pour préserver autant de vie que possible. Prévenir les infections n'étaient pas donné à tout le monde. Elle avait mis beaucoup de temps à apprendre, à réussir à vraiment aider. A réussir à guérir des gens. L'échec n'était pas permis lorsque quelqu'un laisse sa vie entre vos mains. Elle l'avait bien compris. C'était un beau métier. Ça, et apprendre tout un tas de choses aux autres. A ceux qui le souhaitaient, grâce aux cours qu'elle enseignait. Alors non, Chiraz n'était pas seul. Jamais complètement, parce que justement, en étant auprès de quelqu'un, elle ne ressassait rien, elle profitait du présent, se tournait un peu vers l'avenir, sans jamais pensé à son passé douloureux. Le soir, dans l'obscurité, les démons revenaient la saisir à cause de la solitude, mais au maximum elle essayait d'être entouré. Et Chris, c'était sans doute celui qu'elle tentait le plus de garder près d'elle. Pas parce qu'elle l'utilisait non, mais bien parce qu'elle aimait sa compagnie. Ses petits jeux. Sa présence était plus que réconfortant. Elle l'apaisait. La rendait... presque heureuse. Malgré tout, ça ne lui échappait pas. Les derniers mots de Chris, réunis avec ceux qu'il venait de prononcer juste avant. Était-ce une sorte de message subliminal qu'il essayait de lui faire passer ou se faisait-elle des idées ? Même en le connaissant beaucoup, elle ne pouvait pas prétendre tout savoir, tout comprendre de lui, car avec le temps, elle avait compris que même en connaissant très bien quelqu'un, on peut faire des erreurs. Tous. Personne n'est parfait. Et quoi de mieux qu'être en compagnie d'un homme qui ne prétendait pas d'être parfait. Avec autant de blessures qu'elle pouvait en avoir. Pas identique, mais similaire. Ça ne pouvait que rapprocher. Peut-être trop ? Était-ce ça qu'il voulait signifier ? Qu'il tenait à elle ? L'incertitude la poussa à rester silencieuse. Mieux valait peut-être ne pas rebondir sur ce genre de parole, au risque de passer pour une idiote ou de se brûler les ailes, parce qu'elle n'était pas prête. Ni à l'un. Ni à l'autre. Bien que l'envie soit là. Et quelle envie ? La blonde n'arrivait même pas à se comprendre. A savoir exactement ce qu'elle voulait, ce dont-elle avait besoin. Comme une enfant découvrant la vie, avec ce besoin d'être guidé. Prendre des décisions, elle n'y arrivait plus vraiment et Chris, la poussait justement dans ses retranchements. Jour après jour. Sans le savoir, il ramenait peu à peu la Chiraz du passé, même s'il ne l'avait pas connue. Sans doute aurait-il aimé plus cette Chiraz que celle qu'il voyait maintenant. Et rien que cette pensée faisait mal. Wexforth ne voulait pas le perdre. Par le passé, ça ne lui aurait pas effleurer l'esprit. Parce que celle d'avant, celle vivant au vaisseaux avait tout pour réussir, tout pour être heureuse. Jusqu'à ce que tout ne tombe en poussière. D'une certaine façon, son premier amour, bien que platonique, avait été le moteur de tout le reste. A présent, elle faisait toujours attention à ces mots, à ces gestes. Pour que rien ne prête à confusion. Que rien ne soit mal pris. Même si elle se foutait de l'avis des autres à son sujet, elle ne voulait pas perdre la poignée de personne qui lui restait dans sa vie. Et Chris en faisait partie. Raison pour laquelle elle se reprenait, expliquant qu'elle ne faisait que le taquiner, alors qu'il était loin d'être stupide. Mais toujours ce besoin d'argumenter pour ne pas blesser les personnes qu'elle aime. Et déjà, il se montrait rassurant, indiquant qu'elle n'avait pas besoin d'agir ainsi avec lui. Et pas moins une tentative de rebondir, de changer un peu le mauvais pressentiment qui sommeillait déjà au fond d'elle. Un essai de faire revenir la joie plutôt qu'une mauvaise touche. Pas comme la dernière fois. Même s'il semblait lui avoir pardonné, mieux valait ne pas recommencer ce genre de bêtise. « Si t'avais été en sucre, je t'aurais mangé, moi. » Et de nouveau, la raison de Chris l'emportait. La vérité, avant tout le reste. Il ne pouvait que marquer un point. Mais elle se sentit obligé d'ajouter : « Et l'honnêteté. » Hochant la tête alors, elle comprenait ce qu'il voulait signifier. Même s'il y avait eu fâcherie, au fond, elle s'était plus moins délestée d'un poids. Peut-être bien que ce petit pas en arrière dans leurs relations les avaient amener tout les deux à avancer de nouveau. Sur un chemin moins charnue, moins épineux. Plus droit et longiligne. A moins qu'il ne s'agisse que d'un leurre avant une prochaine tempête. Une seconde tempête, toujours nommée Chiraz. L'instabilité revenait parfois. Depuis ce jour sombre où elle avait perdu sa mère. Ce jour néfaste de l’atterrissage. Tout avait changé. Sans retour possible. Et pourtant, la vie avait continué. Difficile au début. Très difficile. Mais elle a partir du moment où Chiraz s'était un peu remise à parler, à ne plus vivre que de chagrin, elle avait pu recommencer à vivre. A avancer. Elle devait beaucoup à son entourage. Elijah le premier, sans doute. Parce qu'il avait été le premier à subir l'épave qu'elle avait été. Mais ça, Chris ne le savait pas et sans doute ne le saurait-il jamais au vue des tensions entre les deux hommes.

Mais repenser au passé n'était pas nécessaire. Ils avançaient à présent dans l'obscurité de la nuit pour rejoindre le champs. Avancer non plus de façon métaphorique mais bien avec leurs petits pieds qui les conduiraient dans un bel endroit. Pas au bout du monde. A porté de main. Juste là. Ensemble. A partager. A profiter. Et il était bon de vivre des moments comme ceux-là. Le moment était propice à la discussion. Sans avoir besoin de surveiller que personne ne tende l'oreille, de craindre d'être écouté. Une liberté. De l'air frais. Une sorte de délivrance qui faisait du bien et qui surtout, permettait de se livrer un peu plus. Ce que Chiraz venait de faire sans se rendre réellement compte de ces mots. Expliquant alors l'expédition qu'elle avait menée, quelques jours en arrière. Une fois à coucher dehors, tout du moins dans une sorte de cave ou de grotte au côté d'un Naori, inconnu, grincheux et pourtant qui lui avait sauvé la vie. Sans lui, sans doute ne serait-elle même plus là pour en parler. Enfin, Caleb devait penser ainsi tandis qu'elle même était certaine de sa survit. La combattivité de la blonde était là. Même devant la bête immonde, bien qu'effrayer, elle aurait tenté de survivre bec et ongle si elle n'avait pas eu d'autres choix.

Une sorte d'aveu. Un partage. Une sorte de souvenir qu'elle partageait juste comme ça, avec un ami proche. Sans réfléchir à l'impact que ça aurait pu produire. Elle appréhendait sa réaction, de la colère sans doute. Comme une enfant avouant une terrible bêtise, attendant la punition d'un parent. Les yeux sur lui, elle remarqua alors le malaise qui semblait s'emparer de lui. Il s'était figé et ça n'était guère rassurant. Et déjà, les yeux de la blonde se baissèrent sur le poing qu'il serait et là, elle comprit l'erreur commise. Jamais elle n'aurait dû évoquer ça. Lui demander seulement l'itinéraire aurait été moins dangereux. Elle n'était pas certaine de ce qui allait se produire à présent. Connaissant les colères de Chris, elle n'osait imaginer ce qu'il ferait pour essayer d'évacuer la colère. Relevant le regard pour croiser ses prunelles, elle ne savait plus réellement quoi faire. Que dire ? Par chance, ils n'étaient pas au campement. Pour sûr que le visage d'Elijah aurait croisé le poing de Chris s'il avait été dans les parages. Peut-être pas. Et cette obsession pour les deux hommes alors que ça n'était clairement pas le moment. Ouvrant légèrement la bouche après de longues secondes qui lui paraissaient étouffante à cause d'une sorte de culpabilité, elle n'eut pas le temps de parler qu'il l'attirait déjà vers elle pour l'éteindre. La serrant fort contre son coeur tandis que surprise, elle garda ses bras ballant pendant un quart de seconde, jusqu'à finalement agrippe l'arrière du blouson de l'Odysséen. Un coeur qu'elle sentait battre avec trop de rapidité dans la poitrine de son ami alors qu'il avouait dans un chuchotement qu'elle lui avait fait peur. Alors même qu'elle n'avait fais que prononcer une phrase. Une seule et une unique. « J-Je suis d...» Une phrase qu'elle ne pu même pas terminer parce que les lèvres de Chris rejoignaient déjà les siennes. Les sourcils relevés et les yeux ronds, elle ne s'était pas attendue à ça. Jamais. Et son coeur à elle, qui à présent, tambourinait dans sa poitrine. Le sang circulant  plus rapidement dans tout son corps, frappant ses oreilles. Remontant la main placée dans le dos de Wilson, Wexforth agrippa alors sa nuque pour se maintenir contre lui et prendre part au baiser. Refermant les paupières, elle pencha légèrement la tête pour que son nez ne cogne plus au sien et remuer les lèvres avec rapidité. Les entrouvrant même légèrement pour laisser un meilleur accès pour prolonger davantage le moment et intensifier le tout. Sans réfléchir. Une première pour elle, depuis des mois et des mois. Les dernières barrières qui s'effondraient. Une tension comblée et pas moins des désirs dissimulés qui devenaient de plus en plus visibles. Manquant d'air, elle se décollant légèrement, le souffle court caressant les lèvres de son compagnon. Relâchant sa prise sur la nuque du garçon, Chiraz descendit pour que ces deux mains agrippent ses hanches pour le guider en direction du sol alors dès que l'air avait pénétré ses poumons de nouveau, elle revint écraser sa bouche sur celle de Chris pour démontrer ces envies. Sans tabou. Sans crainte. Et toujours sans réfléchir. La volonté de franchir une étape. Une grande étape. Plaquant à moitié le garçon sur la terre, au milieu d'un champ de fleur phosphorescent, elle n'avait plus qu'une envie : profiter de tout ce qu'il pourrait lui offrir.  Elle aurait tout le temps le lendemain d'appréhender la suite. Le temps de penser. De réaliser que peut-être, ils n'auraient pas. Peut-être pas même le lendemain. Dès qu'ils auraient terminés, que le gong d'alerte sonnerait dans sa tête pour lui rappeler qu'ils devraient rentrer et pas passer la nuit ici. A moins que ça ne soit réellement possible de dormir là, en sécurité. Car une chose était sûr, après quelques ébats, elle n'aurait sans doute pas envie de quitter ses bras. Même si le moment venait à être gênant. L'embrassant toujours, elle espérait que c'était ce qu'il voulait aussi et déjà, les vêtements s'envolèrent. Échange de baisers. Union de deux êtres, deux souffles emmêlés. Destin scellé.

Under rich, relentless skies
I've been setting highs
I felt you walk right through me
You're the thing that I invoke
My all persistent goal
Sent to make me queazy


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01/11/2015 Glacy Ezra 1908 Brett Dalton uc (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 818
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Sujet: Re: Share with me and forget the rest... [Chiraz & Chris]
Mer 30 Mai - 19:51


Les personnes disent de nombreuses choses. Les regards qui se posent. Les critiques qui peuvent exister. Certaines plus pertinentes que d'autres. Des jugements toujours. Peut être que c'était ce qui faisait que c'était aussi simple à ses côtés. Il n'y avait que la vérité et aucun jugement sur le passé. Chacun qui se dévoilait petit à petit. Apprenant à se découvrir. Pas à pas. Un après l'autre. Ce qui suffisait. Aucune contrainte. La liberté de pouvoir prendre ce temps. « Si t'avais été en sucre, je t'aurais mangé, moi. » Sourire qui effleurait mes lèvres. Ambiance qui n'était que déjà plus légère. Bien plus agréable. Assez à m'en faire avec d'autres pour vouloir me battre avec elle. Ce que je ne voulais pas à vrai dire. Amitié qui m'était précieuse. Sentiment d'être moins seul, de trouver un repère. Sentiment qu'il n'y avait pas forcément de fossé. Des fossés qui existaient, pouvaient se creuser. Et sans doute qu'il n'était plus facile de parler avec elle, alors que je n'avais pu que lui faire part de certaines zones d'ombres qui existaient. Ce même jeu de questions que j'avais instauré que pour nous pousser à aller plus loin, à nous affranchir de la vérité. Et relation que différente alors qu'il me semblait plus simple de me confier à elle. Ce que je ne pouvais que moins faire. Mila qui connaissait que trop bien ces zones d'ombres, affrontant avec elle ces mêmes démons. Devos qui était comme un frère, un meilleur ami comme Seth mais avec qui il me semblait impossible de parler de tout. Pourtant j'avais confiance en eux. Prêt à me sacrifier pour eux, prêt à leur donner un bras alors qu'ils avaient toujours été là. Loyauté sans borne. Et des vérités que je ne pouvais mentionner à mini-miller. Promesse de la protéger. Ne souhaitant l'entraîner dans ces ténèbres que trop familières. Un passé que je ne lui confiais que des bribes alors même que j'étais plus intéressé d'en savoir plus sur elle. Promesse faite que je ne pouvais que prendre au sérieux. Jouer ce rôle. Rôle de grand-frère que je reprenais pour ainsi dire sans réussir à pouvoir l'endosser complètement. Rôle qui appartenait à Robb que je ne voulais lui piquer. Mais il ne restait pas moins que je comptais bien veiller sur elle. Quoique dépassée un peu par cette gamine qui n'en n'était plus une. Sentiment de dépassement que je n'avais alors pas. Bien. Me sentant à l'aise alors que je ne pouvais que lui adresser un sourire. Et pas moins ce ton sérieux. « Et l'honnêteté. » Hochement de tête. C'était ce qui comptait. Ce que l'on s'était promis. Une totale honnêteté. Ce que je savais possible alors que là je n'avais à porter de masque. Cette facilité alors qu'elle ne connaissait pas le Chris d'avant. Et pourtant alors même que je lui en avais parlé, de cette noirceur, elle ne s'était pas enfuie en courant. M'étonnant alors que je ne pouvais qu'être tentée de voir si elle allait se briser en mille morceaux si je la poussais plus loin. Pourtant ce n'était pas juste un jeu, nous le savons tous deux. Un lien qui se créait, se renforçait au fil de nos conversations. Réalité.

Mais autant chaque sentiment était différent. Multiples. Se divisant. Se regroupant. Des nuances toutes différentes. Comme les couleurs d'un arc-en-ciel. Mais un tourbillon. Un tourbillon à chaque fois. Colère qui avait surgi rapidement, de nouveau. Là à fleur de peau. Colère que je ne pouvais renier alors qu'elle existait bel et bien. Elle était là. Surgissant soudainement. Ennemi de l'ombre. Démons auquel je ne pouvais que donner des formes. Ce que peu faisait. Peut être qu'une répétition de ce qui avait été appris. Cette colère qui était pourtant là, bel et bien existante. Colère qui surgissait tantôt quand ce sentiment d'impuissance faisait surface. Détestant ce sentiment. Détestant avoir l'impression d'avoir les bras liés ou de ne devoir que d'assister à la scène comme spectateur. Une des raisons pour laquelle je ne pouvais m'empêcher d'être protecteur. Détestant qu'ils disparaissent, détestant être la victime des événements. Sans doute pour cela que parfois avoir le pouvoir était tentant pour ne plus être impuissant, pour avoir son mot à dire. Un équilibre à trouver. Un juste équilibre qui pouvait être difficile à trouver. Une recherche parfois frénétique qui n'effaçait en rien la rage qui était là quand ils disparaissaient, quand ils tombaient à terre. Sans aucune nouvelle de Faust. Sans aucune nouvelle d'Ailina non plus. Robb qui était mort comme de nombreux autres. Des personnes que je connaissais qui n'étaient plus ou qui étaient quelques part sur terre, encore vivant. L'espoir qui était une chose fragile. Toujours à espérer de les revoir si ce n'est que ce soupçon de réalité qui me rappelait qu'il y avait peu de chance qui reviennent. Ce qui faisait aussi mal. Encore plus alors que c'était de ceux dont j'étais les plus proches. Douleur qui se peignait sur mon visage. Douleur qui restait là existante. Douleur qui m'avait poussé à croire que si j'en éloignais, ils ne seraient pas blessés. Sentiment qu'ils étaient blessés en se trouvant autour de moi. Mais aussi désespéré d'être seul que d'être auprès d'eux. Ayant besoin d'eux. Souffle repris. Eclat de peur qui s'était bel et bien lu dans mon regard. Les scénarios. Il n'était que facile d'en imaginer de nombreux. Cela ne servait à rien car personne ne connaissait le résultat. Cela ne venait qu'à nous faire plus mal alors qu'on s'imaginait le pire. Toujours la possibilité d'imaginer la pire des hypothèses. Eclat de peur qui ne pouvait que raviver la colère. Colère sourde que je chassais pourtant en croisant son regard pour l'entourer de mes bras. Chassant l'inquiétude pour me concentrer sur ce moment présent. Elle était là, c'était ce qui comptait. Le futur qui ne comptait pas. Le moment présent, lui, si.

« J-Je suis d...» Mots coupés la seconde d'après. Mots que je ne pouvais que noyer. Des excuses qu'elle n'avait pas à prononcer. Son droit de vouloir explorer les environs. Et ne pouvant que comprendre ce désir, cet élan de curiosité qui poussait chacun à vouloir découvrir un nouvel environnement, de nouveaux paysages. Il y avait tant de détails à prendre note. Sans doute qu'une part de moi aurait voulu la rabrouer, lui expliquait que c'était totalement inconscient de partir sans préparation. Mais je ne le fis pas. Au lieu de cela, mes lèvres ne purent que se poser la sienne. Seconde qui parut que longue alors qu'elle restait immobile, son regard qu'agrandi. Surprise, elle l'était. Presque prêt à me demander si elle n'allait pas me repousser. Mais à mon soulagement, elle ne le fit pas. Sans quoi il était certain que la situation n'aurait été que gênante alors que je ne comptais gâcher cette amitié. Mains qui glissaient dans son dos, se posant sur ses hanches. Pointe d'électricité qui surgissait. Frisson électrisant. Un électrochoc. Ce qu'elle était. Cela ne faisait aucun doute. Langue qui se mêlait à la sienne dans un ballet endiablé. Le désir là. Présent. Réel. Attraction entre les corps. Obligés de s'arrêter. La nécessité de respirer. Bouffée d'oxygène. Regard qui ne la quittait pas. Sans besoin de parler. Les mots qui n'avaient alors besoin d'exister. Des gestes naturels. Distance qui se rétrécissait. Consentement mutuel. Vêtements qui ne tardaient à finir au sol alors que la passion était là, coulant dans les veines. Ce que je voulais à cet instant, elle. Rien d'autre ne comptait. Personne ne savait à propos de nous. Tous se trouvaient au campement. Là où ils dormaient à poing fermé, rattrapant quelques heures de sommeil tandis que d'autres montaient la garde. Ils ne savaient rien à propos de cette nuit. Nuit qui ne nous appartenait qu'à nous. Ou ne serait-ce que quelques heures. Quelques heures qui suffisaient pour avoir l'impression de respirer. Comme ces instants où le monde semblait cesser de vaciller. Les corps proches. Le contact de la chair. Paroxysme atteint. Certains qui parleraient du septième ciel. Sentiment de plénitude. Plus personne qui ne comptait. Les conséquences qui n'avaient alors aucune importance. Dans une bulle parmi les fleurs fluorescentes. Regard qui ne l'avait quitté. Baiser déposé le long de sa clavicule. Souffle repris. Regard qui ne tardait à se reporter dans le sien. Ancré dans le sien. En arrière-plan que le piaillement des oiseaux. Nuée de papillon d'une teinte bleutée qui s'envolait alors à quelques pas. Sourire qui se dessinait sur mes lèvres alors que je ne pouvais que les regarder s'envoler. Un rayon de lune éclairant nos corps. Autour il n'y avait personne si ce n'était le silence. Tableau dépeint qui ne pourrait que rester dans nos mémoires.


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04/01/2018 Arméthyse Krikja 90 Eliza Taylor obsession27 (ava) Justayne (signa) Professeur / Diplomatie + Soins 70


Sujet: Re: Share with me and forget the rest... [Chiraz & Chris]
Mer 30 Mai - 21:20

De nombreuses minutes de pur plaisir. Un bonheur atteint et des désirs partagés. Des étoiles pleins les yeux et les cieux atteints, Chiraz s'écroule contre l'herbe humidifiée par la fraîcheur de la nuit, encore essoufflée et collante de sueur. Se rapprochant du corps de Chris pour ne pas s'en éloigner alors qu'elle était encore sur lui il y a une minute. Autant dire qu'elle avait pris les rennes de cette aventure. Et à présent, la fatigue. Collant sa tête contre son épaule en silence, dessinant quelques formes imaginaires sur le torse nu de l'homme avec qui elle avait partagé un moment intime. Ce qui n'était pas arrivé depuis... des années, pour elle. La gêne commençait peu à peu à s'animer. Réaliser ce qu'ils venaient de faire après un si bon moment était déstabilisant. Mais elle préférait se montrer câline, tout simplement parce qu'elle l'était vraiment. L'envie de se rélever et de le fuir n'était pas là. Peut-être pour lui. C'est ce qu'elle craignait à présent. Qu'il disparaisse. Maintenant. Et pour toujours. Qu'il la fuit à cause de ce qu'ils venaient de faire. Elle ne se voyait pas demeurer muette pendant trop longtemps. Elle voulait briser la glace, même si elle n'était pas celle qui faisait les premiers pas, ou rare, il le fallait. Toute suite et maintenant.

Elle bougea alors, attrapant le manteau de Chris plutôt que le sien, elle l'enfila simplement pour prévenir du froid et revint à la position précédente, la tête contre son épaule, à dessiner tout et rien sur le corps de son compagnon. Cherchant ses mots. Gagnant du temps avant de parler. Non. Définitivement, ce genre de choses, de mots, ne se préparaient pas. Ils devaient venir du coeur directement. A vif. Se jetant alors à l'eau, elle releva la tête pour croiser son regard. « Je regrette pas. Ni maintenant. Ni demain. » Ravalant une boule de salive tout juste formée dans sa gorge, elle pinça légèrement les lèvres. La gêne encore plus présente qu'à l'instant où elle avait repris ses esprits avec avoir atteint des sommets. Les longs discours n'étaient pas son fort. Pas plus que les déclarations d'amour. Et quel amour. Soupirant alors, elle ferma les yeux pour se dérober de son regard. Comme si ce geste lui permettrait de disparaitre tout à coup. « On.. on parlait d'honnêteté. Je suis obligé.. On doit en parler, tu comprends ? Je veux dire, c'était pas juste comme ça pour moi. Ça signifie quelque chose. Je suis pas.. comme tes exs. Je veux pas être ça. »


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01/11/2015 Glacy Ezra 1908 Brett Dalton uc (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 818
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Sujet: Re: Share with me and forget the rest... [Chiraz & Chris]
Jeu 31 Mai - 11:31


Peau recouverte. Nécessité un tant soi peu. N'étant pas au coeur du campement, au chaud si ce n'était en plein coeur de la nature. Quelques pas réalisés alors que chacun se recouvrait. M'approchant de mon sac pour n'en sortir qu'une couverture. Sans doute aurais-je pu y pensé plutôt. Sans importance désormais. Un regard qui ne la quittait toutefois pas. Cette tentative de lire dans ses pensées, d'anticiper ses prochains mouvement. Ne sachant à vrai dire ce qu'elle pensait. N'en sachant pas un mot si ce n'était que je pouvais tenter de deviner. Ce que je ne fis toutefois pas. Créature à apprivoiser. Ce à quoi elle me faisait penser. Elle était différente. Motifs qu'elle traçait sur ma peau. Regard qui cherchait le sien. Son regard qui n'était ancré dans le mien, peut être pas fuyant mais cela ne faisait aucun doute qu'elle tentait de gagner du temps. Toutefois je ne la forçais pas à parler. Ne la forçant à prononcer aucun mot alors que je ne pouvais que mémoriser ses courbes, les détails de sa silhouette. Détails que je n'avais pu que découvrir. Un corps qui n'avait plus de secrets désormais. Mais il ne restait pas moins que chaque seconde avait son importance. Une bulle formée.

Son regard qui croisait le mien alors que je ne pouvais que suivre le sien. Ce que j'attendais. Pression exercée sur sa main pour qu'elle puisse comprendre que j'étais là. Ce n'était pas comme si elle avait besoin de s'inquiéter. Ce que je ne voulais pas. Attendant simplement la suite calmement. Suite dont je ne pouvais deviner le contenu. Pointe d'interrogation en effet. Ne sachant comment elle allait réagir, si elle regrettait ce moment ou si cela comptait. Amitié que je savais que je ne voulais gâché. Et un moment que je savais compter à mes yeux. « Je regrette pas. Ni maintenant. Ni demain. » Un poids ôté de mes épaules. Un souffle qui était repris. Ne m'étant rendu compte que les battements de mon coeur n'avaient pu que s'accélérer en l'attente de ce moment. Un sourire qui naissait sur mes lèvres. Un sourire qu'elle n'entrevit toutefois pas alors qu'elle n'avait pu que détourner le regard. Manquant de l'interrompre pour lui dire que je ne regrettais rien, que c'était une bonne chose que cela ne soit pas le cas non plus. Mais au lieu de prendre la parole, je ne pouvais que la laisser continuer de parler. « On.. on parlait d'honnêteté. Je suis obligé.. On doit en parler, tu comprends ? Je veux dire, c'était pas juste comme ça pour moi. Ça signifie quelque chose. Je suis pas.. comme tes exs. Je veux pas être ça. » « Qu'est-ce qui va pas avec mes ex ? » Note moqueuse pour détendre l'atmosphère. Il était certain que chacun avait une réputation. Et s'il était certain que je ne pouvais me lasser de la gente féminine, il ne restait pas moins que j'avais des valeurs. Doigts que je posais sur son menton pour la forcer à me regarder. « Je ne regrette rien. » Sincère. Alors que je ne regrettais pas ce moment. Ce qui était arrivé était arrivé tout simplement. Aucun qui ne l'avait commandé avant. Mouvement que je n'avais pas réellement anticipé. Moment qui avait toutefois eu lieu. Aucune trace de regret. Impossibilité. Seconde qui suivait où je ne pouvais que l'embrasser pour prouver la véracité de mes propos. Car là était le cas, alors que je ne regrettais pas ce qui s'était passé. M'arrêtant toutefois avant de ne aller trop loin. M'obligeant à m'écarter d'elle pour reprendre la parole. « Crois-moi tu n'es pas n'importe qui. » Ce qu'elle n'était pas. Mais pour autant je savais qu'elle avait besoin d'être rassurée. Je savais que les doutes existaient, en raison tantôt de mon passé avec Ailina. Toutefois si elle pouvait ressembler à la jolie blonde, il ne restait pas moins qu'elle était différente. Totalement différente. Ayant rendu sa liberté à Ailina il y a bien longtemps, et si la jeune femme resterait toujours dans mon coeur, il ne restait pas moins qu'à cet instant ce n'était pas elle qui était dans mon esprit. Un regard qui restait posé sur elle alors que tantôt je ne pouvais que comprendre qu'elle ne voulait être simplement un coup d'un soir. Une autre question. Histoire qui prenait une autre tournure, plus réelle. Mais il y avait aussi des vérités qu'elle ne connaissait pas comme l'existence du mouvement rebelle. Vérité cachée. Conscient qu'elle pourrait être une recrue pour le mouvement avec l'accord des autres. Conscient que cela pourrait être le cas, mais doutant toutefois que lui cacher cela serait une bonne idée. Ne voulant lui mentir alors qu'on s'était promis honnêteté. Certains secrets qui restaient pourtant tapis pour une bonne raison. Pensée qui restait dans un coin de mon esprit, là. « Est-ce que tu voudrais dire que tu voudrais être un nous ? » Note de moquerie comme si je voulais l'entendre de sa bouche. Ce qui était le cas. « N'as-tu pas peur que cela change tout ? parce qu'il est certain que je ne suis pas encore prêt à te perdre... » Ne voulant pas non plus brise ce lien qui existait, sur lequel je ne pouvais me reposer. Et regard qui restait rivé sur elle.

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Sujet: Re: Share with me and forget the rest... [Chiraz & Chris]
Jeu 31 Mai - 13:13

Plus elle parlait et plus le poids des mots prononcés prenaient sens. Chiraz réalisait peu à peu que la relation qu'elle entretenait avec Chris prenait un tout nouveau tournant. Et même si elle regrettait réellement le moment où elle lui avait parlé d'Ailina, qu'ils s'étaient plus ou moins disputés et ignorés par la suite, ça avait pourtant eu une utilité majeure : les rapprocher. Peut-être qu'il avait fallut tout mettre à plat avant que la blonde ne puisse réellement se laisser aller. L’honnêteté qui était le plus important et qui les soudait l'un à l'autre. Et même si en lui avouant ce qu'elle pensait et ressentait, bien qu'elle le fasse en passant par des chemins sinueux et infinis plutôt qu'en allant droit au but, elle pouvait le perdre. Peut-être que du côté de Chris, ça n'avait aucune importance. D'où l'importance d'avoir cette conversation. Même si ça pouvait sembler être trop rapide, soudain. C'était le plus important. Elle se voyait mal l'ignorer encore. L'éviter dans tout le campement à cause de... ça.

La couverture qu'il sortait était vraiment la bienvenue parce qu'elle avait plus que froid alors qu'elle ne voulait pas réellement se rhabiller. Préférant profiter un peu plus de l'accès à son corps. Le sentir encore un moment près du sien. La chaleur, malgré le froid du soir, qui passait entre eux. Qui les connectait encore l'un à l'autre malgré l'acte terminé. Se taire, il valait peut-être mieux. Alors qu'elle essayait de lui faire comprendre quelque chose. Quelque chose qu'elle ne comprendrait peut-être pas encore tout à fait elle-même. Un soupire traversa ses lèvres, dévorée par une anxiété incontrôlable, elle avait la sensation que les secondes devenaient des minutes, peut-être même des heures. Des heures où il ne disait rien. Ne répondant simplement pas à cette... déclaration ? Peut-être bien qu'on pouvait l’appeler ainsi. Alors qu'en réalité, il lui répondait normalement, plus direct qu'elle, plus sûr de lui. Mais la conversation entre eux semblait mal débuter, car si elle se focalisait sur eux et le moment partagé à l'instant, lui, revint en premier sur ces exs. Et fatalement, en imaginant que c'était tout ce qu'il avait retenu de la conversation, Wexforth paniquait déjà. « Mais rien. Elles ont rien tes exs ! » Une réponse offerte dans un grognement, avec un air plus qu'agacé. Était-ce bien le moment d'aborder ce sujet-là ? La blonde était du genre jalouse, sans toute suite s'en apercevoir. Il était rare que ça arrive, parce qu'elle n'avait eu que peu de relations. Contrairement à lui, justement. Bien sûr, elle acceptait son passé, elle ne pouvait pas faire autrement. « Ce que je dis c'est que je veux pas en être une. Pas en faire partie. Je suis pas... Je suis pas une femme d'une nuit. Je suis pas comme ça, tu comprends ? Enfin, je veux dire... » Embrouillée, elle se mit à rougir petit à petit. Totalement gênée à présent. Elle ne lui passait pas la bague au doigt, mais elle ne voulait pas être utilisée comme un kleenex. Pas une nana qu'on prend et qu'on rejette ensuite. Bien qu'elle ait conscience qu'elle ne pouvait pas forcé Chris a être avec elle, le contraindre de vouloir la même chose qu'elle. Se décollant alors de son torse. Elle s'installa le dos contre la terre, observant les yeux avec une sorte de tristesse. Il ne regrettait pas non plus. Certes, mais ça ne signifiait cependant pas qu'il voulait quelque chose. Elle se sentait mal à présent. Parce que peut-être qu'elle avait envisagé bien trop de chose. Pour une fois, elle avait envisagé un avenir, un futur concret. Ne plus être seule. Sauf que ça ne semblait pas se passer ainsi. Jusqu'à ce qu'il ne saisisse son menton, qu'il ne dépose un nouveau baiser sur sa bouche et qu'il ne la rassure qu'en bien peu de mot. Elle n'était pas n'importe qui. Naïve, elle préférait largement y croire, l'espoir de nouveau lisible dans ces yeux. Un grand sourire sur les lèvres et une tinte toujours rosée sur le visage, elle se remit à observe Chris. Puis ce ton moqueur qui vint tout gâché, la désillusionnant de nouveaux. Tous ses sentiments en pleine montagne russe, passant du positif au négatif en si peu de temps. A en faire perdre la tête à n'importe qui. Nous. Une sorte de rêve touché du doigt subitement, presque atteint avant qu'il ne lui dérobe justement cette idée, lui coupant presque l'herbe sous le pied. Et malgré qu'il ne prolonge cette moquerie absurde en la questionnant sur l'après. Chiraz ne savait plus où en donné de la tête. Une pointe de colère incontrôlable la saisissait alors. « Tu le fais exprès ? Tu te fous de moi alors qu'on vient de faire l'amour, que je suis presque en train d'essayer de te dire que je t'aime beaucoup! Et toi, tu continues à jouer tes petits jeux. Y a un moment pour tout Chris, là, c'est pas le moment de s'amuser. Je veux un homme dans ma vie, pas un gamin, ok ! » Secouant la tête. Elle était à deux doigts de se relever et de s'enfuir. Justement ce qu'elle aurait voulu ne pas ressentir. Et même si elle réalisait qu'elle agissait aussi mal que la dernière fois, que peut-être ils venaient de tout gâché, surtout elle en l'engueulant ainsi, elle reprit tout de même : « Je peux pas te perdre non plus. Je veux pas. Si tu penses qu'une relation amoureuse peut tout gâché, c'est peut-être que.. t'es pas prêt. Que c'est pas ce que tu veux... Moi, je suis prête. Je sais ce que je veux. Que je te veux. » Baissant les yeux et observant ses deux mains qu'elle triturait entre elle dans une mimique d'essayer de se contrôler. D'essayer de se calmer. Elle poussa un profond soupire, cherchant sa respiration. « Moi, je voudrais être ta copine, mais si c'est pas ce que tu veux... tu devrais rentrer au camp. Je t'en veux pas, je peux comprendre, on se verra demain. On pourra faire comme si de rien était si c'est mieux pour toi. »

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Sujet: Re: Share with me and forget the rest... [Chiraz & Chris]
Jeu 31 Mai - 20:08


Et fuck. Tentative de détendre l'atmosphère. Epic fail. Sans doute aurais-je mieux fait de me taire. Aucun doute là-dessus. Même que j'aurai dû tourner au moins sept fois dans ma langue avant de parler. Maladroit comme jamais. Et la colère qui se peignait sur son visage. Cela. Je m'y attendais pas. Idiot. Totalement. Aucun autre mot descriptible alors que c'était les traits de son visage qui changeaient à mon plus grand désarroi. « Tu le fais exprès ? [...] Je veux un homme dans ma vie, pas un gamin, ok ! » Bouche presque entrouverte. O. Comme un poisson. Le temps que le message arrive. Le temps que la connexion se fasse. Seconde interminable où je comprenais que j'avais commis plus d'une boulette. Enfin ce fut la première seconde seulement. Mon cerveau qui s'arrêtait sur le sous-entendu second. Bien plus réel. Et le pire était sans doute qu'une petite voix me soufflait qu'elle était vraiment craquante quand elle se mettait en colère. Cerveau auquel j'ordonnais de taire. Mes neurones qui m'avaient déjà quittés. La connexion qui était grillée, légèrement. « Je.. » Non ce qui n'était pas un bon début. « On peut revenir en arrière... ? » Et la seconde après où je me rendais compte que c'était encore pire. Creusant encore plus profondément ma tombe. « C'était pas ce que je voulais dire. Pas dans le sens de revenir avant, juste tu sais.. avant que je commence à faire le con... » En train de ramer. Non la barque commençait déjà en partie à prendre l'eau. C'était un naufrage, capitaine. Lamentable. «  Je suis pas doué pour cela.. » Tu trouves ? Voix sarcastique dans mon esprit. La situation qui ne s'arrangeait pas. Non je m'en sortais définitivement pas.

Et je ne l'aidais pas non plus, alors qu'elle était là. Quelques centimètres entre nous. L'impression qu'un fossé était en train de se creuser. Ce que je ne souhaitais certainement pas. Et toujours en colère. Eclat de peur qui faisait surface. Les battements de mon coeur qui s'accéléraient à l'idée qu'elle décide soudainement de partir. Situation différente de celle où je lui avais avoué la vérité sur mon père. Si ce jour là, je n'avais pu qu'espéré qu'elle s'en aille et autant redouter qu'elle le fasse, désormais je redoutais juste qu'elle décide que cela ne valait pas la peine, que notre amitié n'avait aucun sens. Ami. Un mot qui ne semblait plus convenir. Une définition qui semblait désormais dépassée. Conscient que je ne voulais pas gâcher ce lien, que je ne voulais pas compliquer cette relation. Tout simplement je ne voulais la perdre alors que je comptais sur elle. Mais l'histoire avait pris une autre tournure. Histoire que j'avais participé à provoquer. Chapitre que je n'avais peut être pas assez anticipé, car je me retrouvais soudainement là, comme un idiot, pris au dépourvu. Car s'il était possible de plaisanter, il ne restait pas moins que comme elle l'avait fait comprendre, c'était une conversation sérieuse et que sérieuse en effet. « Je peux pas te perdre non plus. Je veux pas. Si tu penses qu'une relation amoureuse peut tout gâché, c'est peut-être que.. t'es pas prêt. Que c'est pas ce que tu veux... Moi, je suis prête. Je sais ce que je veux. Que je te veux. » Bouche qui se refermait de nouveau sans prononcer un mot. Elle savait ce qu'elle voulait. Moi. Ego flatté si pour le coup je ne me serai pas retrouver à me questionner. Idiot encore plus de perdre mon temps à le faire. « Moi, je voudrais être ta copine, mais si c'est pas ce que tu veux... tu devrais rentrer au camp. Je t'en veux pas, je peux comprendre, on se verra demain. On pourra faire comme si de rien était si c'est mieux pour toi. » La jolie blonde qui s'inquiétait à son tour un peu plus. Précise sur le sujet. Sincère. Peut être plus que je ne l'étais. Image d'une autre silhouette qui se dessinait dans mon esprit. Avis de cette personne que j'imaginais et balayais pourtant d'un revers de main. Focus. Des événements qui semblaient arriver trop vite. Cette fois-ci sans la possibilité de reprendre mon souffle. Pas à sauter.  Les secondes qui défilaient alors que j'en venais finalement à me racler la gorge pour reprendre la parole. « Et tu sais que je ne regrette rien... » Regard qui se reportait sur elle. « Je sais ce que je veux mais est-ce que toi tu es certaine ?... je suis quand même un cas... » Pointe d'amusement pour masquer une trace de gène ou lueur de peur. Certain que je n'étais peut être pas la personne la plus adroite de ce côté et pourtant un sous-entendu clair. Car, ce que je voulais alors se tenait juste devant moi. M'approchant un peu plus près d'elle. Sourire qui se voulait rassurant. Ne comptant pas l'effrayer et comptant encore plus la retenir si elle décidait de prendre ses jambes à son cou. Ce que j'espérai ne serait pas le cas. Doigts qui s'entrelaçaient. Regard qui se plongeait dans le sien. « J'aime cette idée,... toi étant ma copine. »

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Sujet: Re: Share with me and forget the rest... [Chiraz & Chris]
Jeu 31 Mai - 21:08

Une colère coincé dans le creux de son ventre et de sa gorge. Chiraz essayait tant bien que mal de se calmer. D'essayer de trouver un bon côté à ce qu'elle considérait comme un début d'histoire avorté. Un amour platonique. La malchance amoureuse qui la frappait encore. Mieux valait se calmer. Passer au dessus de ça. Ce moment qui faisait mal mais qui, avec le temps, ne signifierait sans doute plus rien. Toujours aussi patiente, elle essayait de l'écouter, de lui laisser la possibilité de répondre. De lui expliquer ce qu'il désirait vraiment. L'avis de Chris était après tout essentiel. Glissant ses doigts sur son propre nez pour en pincer l'arête, elle essayait réellement de faire retomber la pression. Et enfin quelques mots. Les premiers. Maladroits. La forçant à froncer les sourcils un peu plus au fur et à mesure qu'il s'emmêlait les pinceaux tout seul tandis qu'elle n'était pas certaine de ce qu'il voulait dire. Revenir en arrière ? Et donc, oublier tout ce qui venait de se passer et ça, même s'il ne regrettait pas. Ça ne semblait avoir que peu de sens, mais elle n'imaginait pas une seconde possible qu'il l'accepte comme petite-amie. Toujours à se rabaisser un peu, l'air de rien. Comme si elle n'était pas à la hauteur pour Chris. Quoiqu'elle ne se sentait à la hauteur de personne. Du moins, elle s'imaginait mal être la parfaite petite-amie. Elle était plutôt compliqué à vivre, et il devait sans douter, peut-être que la réticence venait de là.

Finalement, plus Wilson parlait, plus elle était perdue. Revenir à avant qu'il fasse le con ? Pas certaine de comprendre, elle préféra continuer son petit manège. Demeurant à côté de lui, couverte et observant les étoiles et d'autres fois les fleurs lumineuses. Tout n'était pas perdu, le spectacle demeurait magnifique malgré la tristesse du moment. Il s'enfonçait, sans savoir ce qu'il voulait vraiment dire parce qu'il ne savait pas vraiment ce qu'il voulait. Chiraz déporta son attention sur lui finalement, il ne regrettait pas et le lui expliquait à nouveau. C'était toujours bon de le rappeler. De le savoir. D'essayer de se concentrer sur cet aspect positif. A son tour, il évoquait être sûr de ce qu'il voulait, sans réellement préciser si elle faisait partie de ce paysage qu'il imaginait dans son futur. Frottant sa nuque légèrement, elle hocha la tête pour répondre à la question qu'il venait de poser. Elle savait aussi. Elle venait de le dire. Elle était certaine de ce qu'elle voulait. Même si elle serait sans doute maladroite. Dur à vivre. « Tout n'est pas blanc ou noir, si on essaye rien, on apprend pas de la vie... Et on construit rien. Et t'es pas un cas Chris. Puis tu sais, je suis pas tellement normale non plus. Et moins plus moins, ça fait plus. Peut-être qu'on était fait pour être ensemble. » Nettement plus calme. Le rouge revint sur ses joues alors qu'elle se sentait stupide d'être aussi mielleuse en sortant de tel parole. Autant elle pouvait lire de grande œuvres littéraires, autant lire des romans à l'eau de rose ne faisait pas de mal. Et le côté romantique de Chiraz n'était connu de personne. Ou de bien peu de monde. Alors forcément, elle laissait entrevoir qui elle était réellement avec Chris. Surtout maintenant. Parce qu'elle le laissait voir entièrement. Nue. Au sens métaphorique et au sens propre. Mordillant sa lèvre inférieur. Elle se redressa sur ses coudes et s'approcha rapidement, déposant un simple baiser sur la joue de Chris avant de se laisser retomber contre le sol. Grommelant alors légèrement à ces derniers propos. « Moi étant ta copine. Ou moi sur toi au milieu d'un champ... ? » Une question délicate dont elle craignait la réponse mais dont elle avait besoin pour réellement savoir s'ils pouvaient être ensemble. Elle se doutait que Chris soit attachée à elle, parce qu'il ne serait pas là. Ne lui parlerait pas autant, ne l'aiderait pas au maximum et ne chercherait pas à la faire sortir des sentiers battus. Mais est-ce qu'il tenait à elle suffisamment pour... L'aimer ? Ou bien ne s'agissait-il pour lui que de sexe ? La question était légitime. Mais depuis qu'il lui avait bien expliquer la situation, un sourire ne cessait de fleurir sur le visage de la blonde. De plus en plus grand. De plus en plus chaleur. Frappant légèrement l'épaule de Chris tout à coup, elle remonta alors la couverture jusque sur son nez pour se dérober de son regard. « Arrête de me regarder comme ça, ou je te jure que je te grimpe dessus et je te referais crier comme une fille. » Taquine à son tour. Elle essayait de se détendre un peu. La volonté de faire revenir le calme totale, la bonne humeur, la complicité. « J'ai pas envie de rentrer... tu crois qu'on peut rester là ? » Elle contemplait son sourire et pressa les doigts du garçon déjà emmêlés aux siens. Un geste tendre bien plaisant. Rassurant. Le soulagement total.

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Sujet: Re: Share with me and forget the rest... [Chiraz & Chris]
Dim 3 Juin - 10:37


« Tout n'est pas blanc ou noir, si on essaye rien, on apprend pas de la vie... Et on construit rien. Et t'es pas un cas Chris. Puis tu sais, je suis pas tellement normale non plus. Et moins plus moins, ça fait plus. Peut-être qu'on était fait pour être ensemble. » Un sourire qui se dessinait sur son visage. Peut être qu'elle avait raison. Certains qui disaient bien qui se ressemble s'assemble, tandis que d'autres ne pouvaient que penser que les opposés s'attiraient. Ce qui était aussi vrai. Mon regard posé sur la jeune femme alors que j'hochais la tête. Sans doute légèrement rassuré face à l'idée qu'elle se trouve dans le cas elle aussi appart. Ce qui l'aurait été moins si elle avait décrété que j'étais pour ainsi dire le seul fou de l'histoire. Fou je ne l'étais pas. Peut être une pointe de folie comme dans chacun mais jamais plus. Non pas qu'un docteur de l'arche m'avait un jour déterminé une pathologie. « Depuis quand tu es devenue si sage ? » Amusement. A vrai dire elle l'avait toujours été. Pas pour rien qu'elle avait décidé de devenir professeur. « Et tu es tout à fait normal. » Ce que je pensais. Elle l'était. Bien plus que moi à vrai dire. Enfin dans un sens il n'avait rien d'agréable à s'entendre dire qu'on était normal, mais ce n'était pas non plus comme je ne pensais pas qu'elle n'avait pas cette petite touche d'originalité. Simplement qu'il était certain qu'elle n'était pas folle.

« Moi étant ta copine. Ou moi sur toi au milieu d'un champ... ? » « Toi étant ma copine. » Vérité alors que petit à petit l'idée faisait son chemin dans mon esprit. « Mais j'avoue que je n'ai rien contre les avantages qui vont avec. » Baiser volé. Néanmoins il était certain que ce n'était pas juste une histoire de sexe, ou juste une nuit. Comme elle disait, elle n'était pas n'importe qui. Et cette idée me convenait parfaitement. Regard qui restait autant posé sur elle, qui ne la quittait pas alors qu'elle ne pouvait que se détendre un peu plus. « Arrête de me regarder comme ça, ou je te jure que je te grimpe dessus et je te referais crier comme une fille. » « Tu n'aimes pas que je te regarde ? » Le faisant exprès un peu plus longtemps, pour la charrier. Non pas que je n'aimais pas la regarder, encore moins maintenant. Il était certain que je prenais même pour mon temps alors que mes doigts ne pouvaient que courir sur les parties dénudées de son corps. Baiser de nouveau déposé avant que mes lèvres n'emprisonnent les siennes de nouveau.

Mais le temps qui continuait de filer, inexorablement. N'ayant pas une carte VIP malheureusement. « J'ai pas envie de rentrer... tu crois qu'on peut rester là ? » « Non malheureusement. » Cette impossibilité. La nécessité de retourner au campement. Ne disposent que de quelques heures au maximum. L'impossibilité de se permettre de faire attendre les autres. Car si j'avais pu m'arranger, il ne restait pas moins que chaque sortie était contrôlée. Ce qui était que logique alors qu'il était impossible de rentrer dans le campement comme dans un moulin. La surveillance du campement qui était prioritaire, d'en assurer la protection. Et si j'avais pris un sac à dos, des babioles pour cette promenade, il ne restait pas moins que nous n'étions pas assez équipés pour monter un campement ou même songer à prolonger une expédition. Pas pour le moment. Un ticket surprise tantôt alors que ceci n'était pas prévu dès le départ. « Mais on pourra revenir si tu veux. » L'idée de revenir me convenait plutôt bien. Comment oublier par la suite ce moment ou juste le paysage. « Cela pourrait être notre point de ralliement ? » Une proposition. Un drapeau planté là invisible. Un lieu de rendez-vous. Un lieu un peu caché, dont nous serions les seuls à connaître l'importance. Conscient tantôt qu'il serait parfois difficile de se voir alors que chacun avait des boulots différents, que je travaillais tantôt de nuit. Les patrouilles qui changeaient. Et un coup de main qu'il fallait aussi donner au sein du campement. Des tâches secondaires qui s'ajoutaient d'autant que je me retrouvais aussi à retaper les ruines de ma demeure. Des tâches qui s'ajoutaient bel et bien. Ce qui ne m'avait jamais dérangé. Mais cela ne faisait aucun doute que j'appréciais autant d'avoir l'esprit occupé. Réussissant pourtant toujours à la croiser bien qu'il était certain à l'avenir que j'apprécierai d'avoir plus que quelques minutes en sa compagnie. « Ou alors ma maison, enfin ce qu'il en sera après ? » Sans doute une pointe de fierté et de satisfaction qui se lisait dans mon regard. Le cas. Le cas alors que je ne pouvais que me dépenser, me servir de mes bras, laisser la sueur couler pour retaper les ruines. Et je savais que cet ouvrage serait terminé lorsque l'été arriverait sur le campement. Ce qui était prévu. Certes, les événements naturels qui ne pouvaient que retarder mes procès ou certains moments étaient plus difficiles que d'autres mais je continuais de m'en sortir. Un endroit où elle avait déjà été. Un endroit que j'avais pu que lui montrer tout comme à Rachel lorsqu'ils étaient venus sur le campement. Des maisons que chacun tentait de réparer pour avoir leur chez-soi. Ce qui était compréhensible alors que tôt ou tard chacun ne pouvait que vouloir se poser. La vérité. Et n'en venant pas moins à me relever non sans lui tendre ma main. « Je déteste cela mais on va vraiment devoir y aller. » Rappel que la planète continuait de tourner, que la vie continuait d'avancer.


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