Partagez | 
 

˜˜˜˜˜˜[Intrigue n°20] When the Sun's gone dim and the sky turned black. [Caleb]
maybe life should be about more than just surviving


avatar
19/12/2017 Mika. / LittleMagitek 57 Jared Leto A: ϟ SWAN / S. ANESIDORA Animiste pour la vie & Des aptitudes en Notions de soins, Zoologie mais aussi Gardien du Savoir. 216


Sujet: [Intrigue n°20] When the Sun's gone dim and the sky turned black. [Caleb]
Mer 10 Jan - 2:21

GÜZIS
&
CALEB
When the Sun's gone dim and the sky turned black.

Le silence. Un silence tout relatif qui plane autour de toi, autour de vous. C’est un silence étouffé et étouffant, humide, glacé, un silence qui ne présage rien de bon. Tes yeux clair son immobiles, tu n’as pas bougé depuis de longues minutes, de longues heures peut-être, peut-être même as-tu fermé les yeux et t’es tu assoupi, qui sait. tu ne sais pas, parfois tu perds le compte, tu ne sais plus trop ce que tu as fait ou non, ni quand, ni où, en particuliers lorsque tu luttes pour ne pas t’assoupir, lorsque tu empêche ton corps d’obtenir ce qu’il te réclame avec tant d’ardeur. tu sais que c’est mal, tu sais que tu as besoin de repos, de calmes, tu as besoin d’être vigilant au rythme que tu impose à ton esprit et à tout ce qui sommeille en toi. Mais qu’importe. Ce rythme tu l’as perdu durant ces dernières heures, comme tous les tiens. Vous vous êtes réfugiés à l’abri mais impossible d’ignorer les ronflements colériques de la forêt, les sifflement anarchiques du vent et le claquement comme tant de fouets d’une pluie qui ne cesse de tomber. Personne n’a pu ignorer les sinistres craquement des arbres en détresse, qui ont résonné à ton oreille comme tant de longues plaintes meurtries. Tu es resté adossé à la place que tu t’es trouvé dans votre refuge de fortune, et tu n’as rien avalé, rien bu, depuis que tu es assis là. Tes iris clairs ont pendant un temps bien trop long observé sans vraiment les voir les faits et gestes de tes compagnons d’infortune. toi qui es d’habitude si prompt à venir en aide à ceux dans le besoin, tu es juste resté prostré là, statue bien trop pâle dans l’humidité d’une grotte dans laquelle tu estimes n’avoir rien à faire. Mais avais-tu vraiment le choix? tu n’as fait que suivre les tiens, évidemment, tous auraient préféré pouvoir rester bien au chaud chez eux, mais vous êtes là, bien loin de vos hauteurs, quelque mètres sous terre s’il le faut. Vous avez évité le pire, tout le monde est ici, n’est-ce pas?

Ton regard d’azur semble bien grisâtre, figé à fixer sans le voir un point que tu ne regardes pas vraiment. Les pleurs déchaînés de la forêt dans le lointain ne te parviennent plus aussi forts qu’il l’ont été quelques heures auparavant, mais tu ne réalises pas, pas tout de suite. Ton corps te parait fatigué, peut-être car tu l’as un peu trop négligé, le temps que passe cette tempête. ton estomac toujours serré, tu n’avalerait quelque chose pour rien au monde. Là où le temps semblait ne cesser de courir, tu as maintenant l’impression que tout s’est arrêté, comme une poussière suspendue dans un souffle. Le Soleil au dehors est trop timide pour se montrer mais tu sais qu’il devrait être en train de se lever, tu connais les horaires de la nature sans avoir besoin de les voir. elles arrivent tous les jours après tout, elles sont comme le temps qui coure sans jamais s’arrêter, elles n’attendent pas. Peu importe les caprices du Ciel, le temps, les heures, la danse des astres ne s’arrêteront pas pour vous attendre, ni toi, ni les tiens. et tu le sais, le soleil timide est en train de se lever. tu n’entends plus les vrombissements du vent dehors, seuls le froid et l’humidité subsistent pour vous rappeler à tous que vous n’êtes pas au bon endroit, maîtres des arbres confinés sous la pierre.

Ton regard soudain s’éveille comme un souffle, comme si tout à coup le temps reprenait son cours après une courte pause. Tu tournes autour de toi un regard inquiet, silencieux, le regard de celui qui s’apprête peut-être, à faire quelque chose qu’il ne devrait pas. Tu ignores les lamentations de ton corps engourdi qui te réclame son du, ou a défaut, que tu lui octroies au moins un minimum d’attention. tes démons attendront. Tu resserres autour de tes épaules la fourrure qui maintient ton cou au chaud en tirant d’une main ta crinière pour la libérer de l’étreinte de la fourrure dans un geste lourd d’habitude. Lorsque tu te lèves et glisse le long de la partie rocheuse, tu ne fais pas un bruit, pareil à un grand chat en chasse, tu glisses dans la pénombre dans un empressement qui ne te ressemble pas. L’on te connait pour ta discrétion jusque sur les feuilles du sous bois, les pierres froides de la grottes ne pourraient en rien trahir de tes déplacements. Tu trébuches. cela ne te ressemble pas, mais tu ne peux t’attarder, tu dois te hâter. Il est peut-être trop tôt pour sortir de la protection toute relative de ce lourd amas de pierre mais tu n’en tient pas compte. Pour une fois dans ton existence, tu oublies la prudence.

L’air est si humide à l’extérieur que tu as l’impression que tes vêtements s’alourdissent en un rien de temps, ton visage te laisse la sensation d’être passé sous l’eau et le sol sous tes pas s’enfonce comme jamais il ne s’est enfoncé. Tu regardes autour de toi comme un animal aux abois, ne sachant ou poser ton regard, les pupilles dilatées par la pénombre et par l’empressement. Tu avais peut-être tort, peut-être que le soleil n’a pas encore décidé de se lever, ou peut-être fait-il juste trop sombre pour que tu aies l’impression que le jour devrait être là. Tu n’y vois pas grand chose emportant, tu as l’habitude de parcourir cette forêt même lorsque la nuit est venue. ne t’arrive-t-il pas souvent après tout, de partir plusieurs jours, parfois loin du village, parfois moins, pour passer tes nuits au calme, un peu loin de tout? Tu connais cette forêt comme n’importe qui connaîtrait son meilleur amis me ce matin pourtant, tu à l’impression que l’on te l’a arraché. Tes yeux se posent sans cesse sur des formes que tu ne connais pas, des cadavre tristes d’arbres qui n’ont pas su résister aux violentes rafales qui allaient crier jusqu’au fond de la grotte dans laquelle tu as passé la nuit. Au sol, tu as l’impression qu’il y a plus d’eau de que terre, le sol gorgé d’eau à tes pieds semble tenter de te retenir, t’empêcher d’avancer. Ne va pas plus loin semble-t-il te supplier et tu as peur que cela ne soit un mauvais présage, alors tu avance, ignorant sans trop y parvenir, le poids qui pèse à tes pieds. Ton silence est tout relative mes les longs pans de tes vêtements flottent derrière toi comme à leur habitude. Dans ce sinistre tableau tu es le fantôme dont on n’aperçoit que le regard, de temps à autre, à la lueur d’une torche.

tu t’essouffles et tu commences à regretter cette nuit à lutter malgré toi contre le sommeil. L’inquiétude pourtant continue de te porter. La pénombre règne toujours en maître et tu à l’impression d’entendre dans l’air pesant les râles agonisants des fantômes que tu côtoies chaque fois que le Soleil passe derrière l’horizon. Les arbres à moitié couchés, ceux qui ont fini leur course contre un autre tronc, plus fort, te donnent l’impression qu’au loin, les bêtes s’accrochent à l’écorce en l’attente d’heure plus clémentes. Un bruit à ta droite, tu sursautes. Lorsque tu tournes les yeux, tu n’as le temps que de voir disparaître dans un bruit aqueux la queue trempée d’un renard paniqué. Ton cœur un instant t’as semblé s’arrêter et s’est bien tristement qu’il reprend sa course effrénée. Tu fais de même, lorsque tu le peux, tu utilise les troncs ou les larges branches tombée au sol pour éviter la boue omniprésente dans le sous bois habituellement déjà bien humide. Tu refuses de prendre de la hauteur, quoique cela pourrait économiser de l’énergie. lorsque l’idée te passe par la tête il ne te faut que quelques secondes pour écouter le craquement qu’émettent encore les troncs les plus fragiles ceux qui ne tiendront pas face à de nouvelles bourrasque, ceux qui ne tiendraient pas non plus face à ton poids. Tu as peut-être laissé ta méfiance dans cette grotte, mais tu n’es pas décidé à mourir tout de suite. Tu veux le retrouver d’abord, c’est tout ce qui te fait avancer, c’est tout ce qui te tient en tête.

«  Keryon ! »

Tu passes ton temps à hurler son nom, dans une forêt qui pour toute réponse te renvoie les échos de tes propres mots qui s’échouent un peu plus loin, et qui parfois laissent derrière eux le froissement d’aile d’une volée d’oiseaux. La lueur du jour a commencé à poindre, apportant avec elle le cadavre humide des pluies torrentielles qui ont noyé les sol et emporté sur leur passage les feuilles et autre plantes juvéniles, pour ne laissé que la terre à nu. L’eau qui glisse de la cime des arbres s’écrase sur tes épaules avec la force d’autant de petits clous glacés, et tu peines à les ignorer. Les dents serrées , tu repousses de ton visage les cheveux qui s’y collent sans cesse. Tu pestes. Ce n’est pas dans tes habitudes, mais tu jures, incapable de retenir l’angoisse qui t’animes alors que tu continues de vociférer un nom qui ne te répond pas. les animaux sentent les tempêtes, tune cesses de te le répéter, mais tu ne peux aussi t’empêcher de penser que ces derniers ne quittent jamais leur territoire. Ils se cacheront, ils fuiront comme ils le pourront, mais où pourraient-ils bien aller, la pluie s’est abattue partout, le vent n’a rien épargné, le froid se promène encore, tes mains glacées en témoignent malgré que tu te refuses à t’arrêter.

Sont-ce là des sanglots? Tu les essais d’un revers de bras, tu mets ça sur le dos de la fatigue, cette voix tremblante et perdue qui elle non plus, ne te ressemble guère. Tu tentes tout ce que tu sais, toutes tes méthodes tous tes appels, tu t’égosilles comme un petit oiseau à la gorge brisée alors que ton passage dans votre petite clairière t’as laissé avec la même réponse que le reste: rien. La pluie a cachés les trace, déformé le paysage, tu es fatigué et ton corps te tire comme jamais. Tu trébuches. Encore. Et c’est un genou dans la boue qui te rattrape cette fois alors que tu t’appuies au tronc gorgé d’eau d’un vieil arbre vaillant. Tu aimerais que les arbres puissent parler parfois. Qu’il te murmure ce qu’il sait, mais si la nature sait parler aujourd’hui elle es muette, malgré que tu l’implores d’un peu d’aide, tout ce que tu entends en retour ce sont ces gouttes qui tombent à rythme régulier, froides et minuscules mais qui te paraissent pourtant tellement violentes. Tu ne demandes pas grand chose. tu sais que les animaux s’effraient facilement, tu les connais bien assez pour cela, ils ont raison après tout, vous avez fait la même chose en quittant votre village pour vous abriter dans les grottes, mais tu aimerais quelque chose… n’importe quoi. juste un signe, une silhouette, une trace, n’importe quoi pour t’assurer que tu t’inquiètes trop, que tout va bien, qu’il suffit de lui laisser un peu de temps.

Pas le temps de flancher. Les terres parcourues par les cervidés sont vastes et peu importe que les tremblements de tes mains soient dus au froid où à ton corps qui te prévient qu’il faut que tu t’arrêtes un peu, tu l’ignores. Tu es têtu quand tu t’y mets, puis tu es loin de tous, s’il faut que tu craques, personne ne le verra. Tu te relèves donc non sans mal, essaies de resserrer la fourrure contre ta nuque avant de te rendre compte que c’est inutile, elle est aussi trempée que toi, elle ne te réchauffera plus. Tu paniques un peu sans te l’avouer et pourtant tu essaies de te rassurer. Tu n’es pas parti depuis si longtemps, tu as le temps. il a déjà disparu plusieurs jours et est toujours revenu. Il est certainement bien plus solide que ton corps déjà fatigué que tu refuses d’écouter. Est-ce tu écoutes encore quelque chose de toute façon? le moindre renard te fait sursauter et ton corps qui te hurle au repos reste sans réaction de ta part. Combien de mètres fais-tu seulement encore à courir à corps perdu, à continuer d’appeler cette pauvre bête en sachant pertinemment que s’il devait répondre présent, il ‘aurait déjà fait? Combien de temps glisses-tu ainsi dans la pénombre de la forêt à ignorer tes vêtements devenus trop lourd à cause de l’eau qui s’y est logé, à plier le genoux entre deux appels tremblants? Tu le sais, ce qui doit bien arriver à un moment ou un autre finira par arriver, mais tu es parti dans ta frénésie. C’est un petit ravin qui a raison de ta course malheureuse. tu aurais du l’anticiper, tu l’a vu pourtant, mais tu as glissé, encore, et cette fois ce n’est pas la boue qui t’a accueilli, c’est la pierre. Il fallait que ça arrive, mais maintenant tu es bien loin de toutes les grottes du monde, et si la pierre était déjà dure pour attendre la fin du déluge, elle n’a plus rien à te prouver lors que la heurte avec pertes et fracas sans pouvoir freiner ta chute.

Tes yeux d’azur s’ouvrent malgré eux mais tu ne bouges pas, le flou t’entoure et tu ne comprends rien. Le repos que ton corps t’as réclamé, c’est bien malgré toi qu’il l’a finalement obtenu. Tu resteras là encore un moment, de toute façon, tu n’as pas vraiment le choix.
CODAGE PAR AMIANTE


Dernière édition par Güzis T. Cinksi le Jeu 18 Jan - 1:29, édité 2 fois

avatar
18/12/2017 Léonard // Parnassius 67 Michael Fassbender praimfaya Zoologie // Orientation 306


Sujet: Re: [Intrigue n°20] When the Sun's gone dim and the sky turned black. [Caleb]
Sam 13 Jan - 2:27


The Sky turned Black
Caleb & Güzis

«Hell is empty and all the devils are here.»

Shatter Me
Le vent au dehors rendrait fou n’importe quelle créature, tu ne fais pas exception. Vous êtes peut-être à l’abri pour quelques temps mais ce ne peut être que temporaire alors que la forêt rugit au dehors comme un animal en panique. Tu as l’impression de tourner en rond à n’en plus finir, le moindre Naori manquant à l’appel te glace d’effroi et tu as beau savoir que la Nature a survécu à bien pire tu te peine de regarder au dehors et d’imaginer ce qu’elle endure actuellement.
Cela semble vous être tombé dessus comme une bombe, pas de raison apparente et difficile de se dire que quelques jours avant les arbres se nourrissaient encore du soleil bienveillant qui planait au dessus des cimes.
Tu fais les cents pas, toi qui passe habituellement la plus grande partie de ton temps au milieu des troncs tu es comme dans une cage alors tu t’échauffes, tu bous de l’intérieur et tu as l’impression d’imploser. Là-bas les branches craquent comme autant d’os qui se brisent et tu te mords la langue : L’arbre a tenu bien des Lunes, il ne craint rien. Il n’est pas là pour rien. Votre tribu est comme une multitude de ces arbres ; Ensemble vous ne craignez rien.

Tu prends le temps de rester auprès des enfants, eux plus que quiconque ne cessent de jeter des regards au dehors et tu te sens étrangement proche d’eux. Tu es pourtant bien plus habile à rassurer ces enfants que tu ne l’es pour leurs parents dont les inquiétudes sont plus réfléchies mais pas forcément plus simples à apaiser.
Alors quand enfin tu réussis à fermer les yeux le sommeil sonne comme une délivrance et tu oublie l’espace de quelques heures seulement l’idée de peut-être ne jamais revoir les lieux que tu appelle “maison” ; Le sommeil est salvateur et tu n’aurais pourtant jamais penser le trouver ici, recroquevillé sous une peau qui te recouvre tout juste les épaules, à semi assis sur la pierre froide et humide.
C’est un lieu ingrat pour le repos, mais rien n’est fait pas hasard, c’est peut-être grâce à ce sommeil fait de verre que tu es incommodé d’un son de pas un peu plus loin qui semble te tirer des nues, un son qui te parvient jusque dans le rêve dans lequel tu vagabondais.
Il te faut quelques minutes pour revenir sur Terre, pour que tes oreilles ne captent de nouveau le bruit de l’orage et de la tempête qui gronde dehors, qui donne des coups contre les barreaux de ta cage pour te forcer à riposter.

Puis tes sourcils se froncent, tu es certain que la place vide se trouvant plus loin était habitée quelques minutes -ou peut-être est-ce des heures- avant. Tu tâches de te remémorer tes allers et venues. Et la connexion se fait comme un coup de fouet, aussitôt toute sensation de fatigue quitte ton corps, tu te relèves en le cherchant des yeux ; Tu interroges la personne la plus proche qui grogne qu’elle ne sait pas.
Tu attrapes les peaux roulées auprès de toi en plus de celle que tu porte déjà, lançant ta ceinture autour de ta taille, couteaux à portée de mains, l’adrénaline te fais rater les passants de cuir alors que tu ne peux te permettre une seconde de retard. Güzis ; S’il fallait que tu t’attends à ce que l’un des Naoris ne sortent par ce temps c’était lui. Ton aîné mais aussi celui qui partageait le même amour pour toi pour cette forêt dans laquelle un combat de la Nature faisait rage ; Peut-être en était-il encore plus proche et pourtant tu avais abaissé ton attention.
Tu pestes, tu siffles et tu regardes la forêt qui s’étend devant toi d’un air complètement perdu : Jamais une telle immensité ne t’as semblé si incompréhensible. Tu n’as pas le choix, tu refuses d’avoir le choix et de le laisser dehors. Tu l’as bien vu, ses yeux sont creux, son air était éteins et bien qu’il n’ait l’art de sourire tu sais que l’homme à la Lune est aussi bon menteur qu’il n’est animiste. Ombre, non lui collant comme un gant alors que la forêt semblait déjà l’avoir engloutis.
Par chance, peut-être, tu connaissais les lieux pour les avoir parcouru tant de fois ; alors tu baisses les yeux, remarques les infimes traces laissées dans le sol en train de s’enfoncer sous la pluie et la boue et ta course commence au travers des arbres.

Combien de fois as-tu manqué de perdre sa trace? Tu ne les comptes plus, tu fais un détour puis un autre, tu hurles son nom mais la forêt le couvre dans une giclée d’eau glacée ou un éclair tonitruant ; Ta recherches te pousse à courir dans un temps tout sauf clément, tu trébuche, tu tombes les mains dans la boue, tu te relèves, repère les traces et reprends ton inlassable course. Tu devrais abandonner, rentrer à la grotte avant de te perdre… Puis tu l’entends, d’abord étouffée puis en tendant l’oreille sa voix se fait bien plus claire, loin d’être un mirage. Tu sais que tu t’es approché, tu es juste derrière lui. Tu forces la course, tes muscles se tendent à chaque pas pour ne pas glisser sur le sol meuble et sous l’effet des bourrasques et tu freines des quatre fers lorsque les pierres s’élancent devant toi à la place d’arbres.
Tu n’es pas fous, tu as entendu quelque chose ; Tu ne peux pas l’avoir imaginé.
« Güzis ! »
Tes poumons se vident de leur air ; Qui sait s’il t’écouterais seulement… Il est comme un animal; à moitié sauvage, que sa façon de disparaître le prouve plus que ses actes.
Alors tu entreprends d’avancer encore, il ne doit plus être loin maintenant, les lieux sont beaucoup plus abruptes, difficile d’avancer au pas de course. Tu y mets un pied puis l’autre, l’eau ruisselle sur tes doigts, tu baisse les yeux pour faire attention à ton prochain geste… « Oh non… Non non non.»
Comment as-tu pu être aussi bête? Tu abandonnes toute conscience, lâche ta prise pour dévaler le mur de pierre en manquant de perdre l’équilibre à plusieurs reprise, tu y laisse quelques bouts de peau épars, ce n’est que du vernis ce sera rapidement oublié.
Aussitôt à sa hauteur de voilà à genoux, attrapant la fourrur que tu porte pour la mettre au dessus de vous. « Güzis debout, réveille toi ce n’est pas le moment de rester là. Aller debout! »
Toi, d’habitude si calme, semble perdre tout ton apprentissage. Tu te tais, inspire profondément, ses yeux bougent, il n’est pas mort malgré son silence alors tu l’attrapes par le bras, le relève non sans mal, assez pour pouvoir le passer sur ton épaule. Le traîner comme tu peux sans le blesser ; Tu regrettes d’être parti seul.

Un peu plus loin se dessine un renfoncement dans la paroie rocheuse et boueuse, tu y assieds l’animiste, retire ses fourrures l’une après l’autre pour les vider de leur eau avant de les lui remettre sur le corps quoiqu’elles ne semblent bien froides. Faire un feu est peine perdu compte tenu de la météo.
« Bon sang, mais où est-ce que tu avais la tête… »
Tu te laisses tomber au sol, tête contre le mur.
Ce n’est que maintenant que le triste spectacle de la forêt te saute aux yeux, les arbres se débattant, la pluis hurlant au sol, le rideau vous séparant du reste du monde se composant d’un mélange d’eau boueuse et de branches brisées… Tu te rends seulement compte du triste état de tes mains, te penches pour les passer sous les filets d’eau.
Vous voilà dans un bien triste état, tout les deux, loin des vôtres dans une forêt qui a oublié la clémence pour laisser place à l’enfer.

(c) DΛNDELION
 

[Intrigue n°20] When the Sun's gone dim and the sky turned black. [Caleb]

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Résumé de l'intrigue
» INTRIGUE #1 ☠ halloween party
» ♣ intrigue oo5.
» "Une femme d'esprit est un diable en intrigue." [Eléonore - Emmanuelle]
» Intrigue 3 - Carnaval de Broadway [terminée]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Hundred :: place of death :: La forêt profonde-