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˜˜˜˜˜˜ “ beautiful is the link between two souls ” (Tam-tam)
maybe life should be about more than just surviving


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11/03/2017 ELOW ; 364 MATHIAS LAURIDSEN ELOW ; CRÉATEUR D'ARCS ET DE FLÈCHES, HOMME DE MAIN ET DE FOI DÉVOUÉ. FAUX IDIOT AUX PENSÉES PRONONCÉS. 68
— hand gon wamplei —


Sujet: “ beautiful is the link between two souls ” (Tam-tam)
Mar 9 Jan - 19:06




beautiful is the link between two souls
9 JANVIER 2118

Ils s’étaient réfugiés près du volcan endormi, attendant que le désastre passe. Attendant que le temps se calme. Que les vents cessent de soulever les montagnes pour mieux les écraser. Ćiro n’avait pas prononcé le moindre mot depuis leur départ. Depuis que la Kuhani avait prédit malheur, il avait senti son Coeur se fissurer. La tension dans la tribu était montée d’un grand, le chef refusant d’abandonner ces terres. Il aurait pu y rester, lui aussi. Mourir sous les arbres arrachés, emportés par la boue et les bêtes mortes. Son île était ravagée, anéantie. Il le sentait. Sa maison n’existait plus. Ses fondations avaient disparu. La mère de Ćiro n’avait pas hésité une seule seconde à emporter le minimum et à suivre les filles de le chef vers le volcan oublié qui se trouvait sur le continent. Un vrai dilemme pour le Kovarii qui aurait aimé emporter avec lui beaucoup de choses. Trop sans doute. Il s’était contenté de ses outils principaux et de son arc. Laissant derrière lui des travaux inachevés, des bois encore prêts à l’usage, des pierres tout aiguisés. Il emporta également une petite boîte en bois, contenant ses plus précieuses trouvailles. Sa mère s’était chargé de remplir un sac de nourritures et d’eau, là où sa soeur s’était occupé des vêtements, la température sur le continent étant loin d’être aussi doux que sur l’île. Ćiro se referma sur lui-même à mesure qu’ils s’éloignèrent de ceux qui ne pouvaient pas partir. Qui ne voulait pas partir. Il aurait juré apercevoir leurs corps disparaître dans l’horizon, comme si c’était déjà le passé et qu’ils étaient déjà l’avenir.

Ćiro était en colère. Surtout au début. Surtout, parce qu’il quittait l’endroit où résidait son coeur depuis tout jeune. Il y avait des merveilles qui venaient de s’évaporer et cela le consternait. Pourquoi le monde voulait-il engloutir ce qu’il y avait de plus beau en ce monde ? De plus saint ? Mais si la déesse avait parlé à la Kuhani, Ćiro devait accepter. Il devait entendre ses mots et suivre son guide. Il y avait des raisons à chaque malheur, des surprises au bout de chaque chemin. Il se demandait sincèrement ce qu’elle préparait, car pour l’instant son âme était trop atteint pour qu’il accepte si facilement ce changement. Alors il restait dans le silence. Pour qu’il accepte la catastrophe qui s’est déroulé il y a si peu, il a besoin de temps. Il a besoin de retrouver une stabilité certaine pour pouvoir regarder demain avec l’étincelle qui résidait habituellement dans son regard. Durant tout le voyage, toute l’attente, sa colère s’est apaisé. Il n’a pas fait l’idiot pour divertir les Kovariis, il est resté dans son coin. Il avait fait ce qui lui était demandé répondant parfois avec des mots simples. La tristesse sur le visage, il était incapable de prétendre. Incapable de jouer le rôle qui lui collait à la peau depuis toujours. Et puis les derniers Kovariis ont rejoint les Naoris. Face à l'arbre de vie, Ćiro a senti l’espoir le traverser.

Les Naoris étaient la tribu de son père. C’était amusant, mais même lorsqu’il était venu sur le continent, jamais il n’aurait imaginé arriver jusqu’ici. Jusqu’à ces terres que son père avait connu une grande partie de son existence. Il lui avait beaucoup parlé de sa vie passée, de sa vie avant la fête de rose où il avait croisé sa mère. Il avait probablement le même âge que Ćiro lorsqu’il est parti. Alors, le kovarii avait la sensation que c’était à son tour de vivre ailleurs, de connaître autre chose. De grandir et d’évoluer, de rester fidèle à ce qu’il était tout en arpentant des terres dont il ignorait tout. Il n’avait rien d’un druide. Il n’avait pas les connaissances de son père et il ne s’était pas tourné vers cette voie-là durant son apprentissage. Non, les confections des armes restaient sa passion ultime et Ćiro avait hâte que le temps change et que la chaleur reprend possession du continent. S’il y avait bien une chose qu’il n’avait jamais vécue, c’était bien la neige.

Debout au milieu des arbres Ćiro reste muet face aux flocons qui tombaient. Le soleil ne s’est pas levé depuis longtemps, mais le jeune homme n’a rien perdu de son rythme habituel. Les Naoris ont été bien généreux et sa famille se retrouve non loin de l’arbre de vie, dans une ancienne cabane. Bien sûr, peu après le cyclone, l’endroit était en mauvais état, mais Ćiro avait passé une large partie de son temps à remettre l’habitation en place pour le grand plaisir de sa mère et de sa soeur. Il n’avait pas beaucoup visité les alentours et ni rencontré grand monde. Il se tenait légèrement en retrait depuis qu’ils étaient là. Peut-être parce qu’il ne digérait toujours pas ce qui s’était passé et peut-être parce qu’il y avait trop à faire. Ou peut-être qu’il se rendait compte qu’il n’y avait plus de raison pour lui de se cacher par peur de se faire exclure de sa tribu, puisque sa tribu était sur le point de ne plus vraiment exister… Tout ça était bien trop compliqué. Non, pour le moment, il voulait simplement retrouver quelqu’un. Pour une fois, il avait du temps pour lui. Du temps pour s’évader un peu.

Quelques mots bien trouvés et le voilà qu’on lui indiqua une petite maison non loin. Voilà, probablement, où se trouvait Tamara. La seule famille restant de celle de son père, du moins c’est ce qu’il pense. Il sait que c’est sa cousine, mais il n’en sait pas plus. Depuis qu’il est chez les Naoris, Ćiro s'est montré impatient. Impatient de rencontrer Tamara, la fille de Leia, la soeur de Niamey son père. Apparemment, il en était le portrait craché, du moins c’est ce qu’une des vieilles femmes lui avait racontés. Il se demandait à quoi elle ressemblait, si elle était gentille... Il ne tarda donc pas, laissant les flocons fondre dans la paume de sa main alors qu’il s’avança vers la petite demeure.

Bonjour ? Il se rapprocha de l’ouverture la plus proche, se penchant légèrement en avant, espérant voir une silhouette. Il y a quelqu’un ?



Dernière édition par Ćiro Aldarim le Dim 14 Jan - 0:34, édité 1 fois

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29/01/2017 I/RiverSoul 996 Imaan Hamman Lux aeterna & Mini-miller ( Hela ) Sentinelle / Artisan ( potier ) 1672
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Sujet: Re: “ beautiful is the link between two souls ” (Tam-tam)
Dim 14 Jan - 0:11


Ciro  & Tamara @FamilyReunion


Allongée sur un confortable coussin la Sentinelle admire le plafond ou elle distingue des milliers d'étoiles brillantes esquissant des pas de danse endiablés. Aujourd'hui elle se repose, d'autres sentinelles la remplacent. Pas de poteries non plus. Elle fume ces herbes qui rendent la vie plus drôle et colorée. Surtout depuis qu'elle à été victime de cet énergumène qui a provoqué l'incident des oiseaux. Pour ne pas dire cette joyeuse assemblée droguée par les fumées contenant un hallucinogène puissant. Tamara elle y à prit goût, un peu trop. Non pas que la vie lui soit si lourde. Non ça lui plait tout simplement. Elle aime les sensations inhabituelles que ça lui procure. En plus la petite maison de la naori n'a pas tellement souffert du cyclone. Tout au plus quand elle est revenu des grottes ou ils se réfugièrent, elle du balayer devant sa porte. Quelques vases destinés à la vente brisés, un petit trou dans le toit, rien qui ne fut insurmontable pour elle. Beaucoup moins de pertes que le conseil qui vivait haut perché dans l'arbre de vie. Elle s'en félicitait. Du bruit lui parvenait de l'extérieur. Ils accueillaient des Kovariis dans leur village qui ouvrait ses portes, fait exceptionnel à une autre tribu. Pas mal d'habitants les invitaient dans leur maison pour composer les pertes de toute une vie. Elle, sa petite cabane - Héritée de son grand père - ne couvrait pas assez d'espace pour le partager avec d'autres. Surtout parce que l'atelier prenait la moitié de la place et qu'elle renâclait à laisser s'installer qui que ce soit dans ce sanctuaire. Gardien de la mémoire de son aïeul et de sa mère. Trop habituée à vivre en solitaire elle ne désirait pas composer avec d'autres.

Ou tout du moins l'idée de changer ses habitudes ou devoir se priver de sa belle liberté ne chantait pas à ses oreilles. Soulevant son bras pour jouer avec le cosmos au-dessus d'elle, une ombre bougea sur le mur. Éclairée par la lumière qui s'infiltrait par la porte ouverte. De la visite ? Ou simplement un curieux qui s'arrêtait pour jeter un coup d'œil à l'intérieur et rapporter à d'autres ce qu'il avait aperçu. Elle se redressa sur les coudes comme sortant du sommeil, ses prunelles dans le vague luttant pour revenir à la réalité * our* Ses oreilles déjà folles ne parvenaient pas à lui rapporter ce que la voix au loin murmurait. Lâchant un long soupir, la frisée se résolue à sortir de son trip pour aller à la rencontre du visiteur. Qui pouvait donc venir l'enquiquiner en sachant qu'elle profitait de son jour de repos ? *Il y a quelqu’un ?* « Il y toi déjà ! » Répondit-elle avec l'insolence qui la caractérisait tout en clopinant tant bien que mal vers la silhouette à contre-jour. A première vue elle ne le reconnaissait pas, mais ce satané tabac amélioré tendait à déformer la matérialité des objets, et le réalisme des êtres « D'ailleurs tu es qui toi ? » Questionna-t-elle en trébuchant contre lui. Elle se permit d'ailleurs de le tourner vers le soleil avec des gestes un peu maladroit « Non je te connais pas toi, t'es pas un naori, ou alors je perds complètement la mémoire » Reculant un peu, elle posa la main contre son front pour le détailler un peu mieux. Joli garçon. Mais cet examen ne lui apprit pas grand-chose « Pour répondre à ta question il y à moi et seulement moi. Donc si tu cherches quelqu'un d'autre tu peux repartir, et si ça se trouvait que ce soit bien moi, et bien viens t'assoir à l'intérieur et me dire en quoi je peux t'être utile ? »

Elle lui fait signe de la suivre dans un intérieur modeste, ou se mélangeait l'intime et l'artisanat. D'un coup de hanche elle poussa une chaise un peu bancale vers son visiteur « Je n’ai pas d'eau fraîche à la maison mais de la bonne herbe si ça te dit » Lui suggère-t-elle généreuse en ramassant son bien pour le déposer sur la petite table. Elle attrape un tabouret en même temps pour s'installer à côté de l'inconnu « Si tu cherches Tamara c'est moi, si tu as besoin de poteries tu as trouvé le lieu parfait. Même si je ne travaillais pas aujourd'hui, oui ce n’est pas affiché fermé mais tout le monde le sait sauf que toi tu n’es pas du coin » Elle bavarde Tam-Tam parce que ce n'est pas une timide, mais surtout elle n'a pas aussi souvent de la compagnie aussi agréable. Et elle ne crache jamais devant l'idée d'un petit flirt de passage. Consentant bien entendu. Le garçon n'a pas encore exposé les raisons de son apparition impromptue, aussi elle laissera aussitôt tomber ses plans sur la comète si tout ça ne prend racine que dans son imagination. Dans tous les cas la frisée ne le vivra pas mal, elle surf un peu sur l'air du temps, slalomant entre les obstacles et les opportunités. Une petite fossette apparaît, fugitive sur sa joue, alors qu'elle fronce joliment son nez « Tu es un de ceux-là non ? Un de ces infortunés qui ont dû quittés leur Isle, je suis désolé pour toi d'ailleurs. Mais si tu cherches une maison tu dois bien voir que c'est très petit par ici ! » Une piètre excuse pour ne pas s'encombrer d'un importun, car entre batifoler et vivre avec quelqu'un, ça impliquait des concessions que la jeune Tamara ne se découvrait pas prête encore à accepter.

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11/03/2017 ELOW ; 364 MATHIAS LAURIDSEN ELOW ; CRÉATEUR D'ARCS ET DE FLÈCHES, HOMME DE MAIN ET DE FOI DÉVOUÉ. FAUX IDIOT AUX PENSÉES PRONONCÉS. 68
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Sujet: Re: “ beautiful is the link between two souls ” (Tam-tam)
Lun 5 Fév - 20:32




beautiful is the link
between two souls
9 JANVIER 2118

Il était prêt. Il voulait aller de l’avant, ne pas pleurer sur son sort, aider sa famille et les siens. Il voulait garder la tête haute comme l’aurait fait n’importe quelle femme de sa tribu. Il voulait faire preuve d’honneur et de fierté, mais aussi de bonne volonté. C’était le moment de balancer sa tristesse dans un coin et de découvrir les projets que la déesse avait pour lui. Mais par où commencer . Quel chemin emprunté ? Ćiro avait des doutes, mais après quelques réflexions, il s’est dit que c’était l’occasion pour lui de se rapprocher des racines de son père. De découvrir le territoire de son enfance, le fond de ses origines. Des années durant, Ćiro s’était focalisé sur son rang au sein des Kovariis, reniant toute autre culture. Il avait déjà tellement peur de ne pas être accepté, qu’il refusait de s’attacher à quoi que ce soient d’autres. Pourtant, son père, Ćiro l’a aimé. De tout son être, avec une profondeur réelle. Mais il vivait à l’époque sur une île. Le regard aimant que sa mère avait pour sa sœur, lui ne l’a jamais reçu. La tendresse, il n’y avait pas droit. Alors depuis toujours il se bat pour qu’elle puisse un jour se tourner vers lui, heureuse de ce qu’il était, de ce qu’il offrait. Il savait Ćialla capable de prendre les choses en main. Il savait qu’elle était forte, prête à gouverner d’une main de faire leur famille. Qu’elle trouverait les solutions à cette situation et qu’en aucun cas, elle n’avait besoin de lui. Pourtant, Ćiro refusait d’attendre ses ordres et prenait des initiatives depuis que les Naoris voulaient bien d’eux. Il savait aussi que sa mère ne supportait pas être aidée par d’autres, alors si lui se montre compréhensif, cela lui permettait de garder la tête haute et de tout mettre sur son dos.

Maintenant qu’il était devant la maison, il s’impatientait de faire la connaissance de la fameuse Tam-tam.

C’est vrai, je n’y avais pas pensé. Il s’observe lui-même, se disant qu’elle avait donné une réponse bien particulière. Mais je voulais savoir s’il y avait quelqu’un d’autres que moi, et te voilà désormais. Il lui offre son plus charmant sourire, se disant qu’elle devait sûrement être celle qu’il cherchait. C’est étrange, elle avait une couleur de peau différente, mais elle était presque aussi grande que lui. Presque, il devait bien avoir 5 centimètres de plus.

La voilà qui lui pose une question tout en tombant sur lui. Il a à peine le temps de comprendre la situation qu’elle le pousse à se décaler, le soleil en plein visage.

Ne t’inquiète pas, ta mémoire va bien puisque je ne suis pas un Naori. Il se permettait de la tutoyer, vu le lien de parenté. Sinon, il aurait été impensable qu’il s’adresse à elle avait autant de familiarité. Ćiro avait ses propres principes et il les aimait bien. Je crois que c’est toi, que je cherchais, mais je préfère parler à l’intérieur. Il se penche légèrement vers elle. Je ne suis pas habitué à cette température et la chaleur de mon île, me manque. Je vais être honnête, je souffre à rester là. Cette neige est une torture. Une jolie torture, tout de même, mais tout ce qui est beau doit-il être douloureux ? Dit-il en observant le blanc qui recouvrait la plupart du paysage. Il suivit ensuite la demoiselle et son regard s’attarda sur plusieurs ouvrages d’argile. Il n’écoutait même plus sa cousine, trop rapidement déconcentré par ce qu’il observait.

C’est lorsqu’elle reprit la parole qu’il se força à s’asseoir – tout en cherchant un équilibre – et à se demander ce qu’elle pouvait bien faire avec son herbe. Ah oui, fumer. Sa mère avait parfois tendance à fumer quelques herbes dans une pipe en bois que Ćiro lui avait confectionné. Malheureusement, l’objet n’avait pas été conservé et la tempête l’avait sûrement emporté.

Un jour, sans doute, j’aimerais que tu me racontes comment tu fais tout ça. C’est si beau ! Et si délicat ! Je crois bien que j’en serais incapable, cela demande trop de justesse. Moi je suis trop habitué à travailler sur le bois pour parvenir à quoi que ce soit en poterie ! Il s’arrête, posant son regard sur Tamara. Elle était bien jolie ! Même plus que sa sœur, pour être honnête. Elle semblait indépendante et confiante. Et douée ! Il espère qu’elle acceptera sa proposition et qu’un jour, elle lui montre comment faire.

Nous sommes en vie, alors d’une certaine façon, j’estime que nous n’avions rien perdu. Même si je suis souvent triste à l’idée de ne pas pouvoir retourner sur mon île. Tu sais, tu l’aurais adoré ! C’était un endroit si beau et si paisible et peut-être qu’un jour, nous serons de nouveau autorisées à y aller, alors je t’y emmènerais, c’est certain ! Il s’arrête. Mais quel idiot, je ne me suis pas présenté ! Pardon, je m’excuse, j’étais si content de te voir ! Eh bien, je suis Ćiro, mais tu peux m’appeler Ći. Tout le monde m’appelle comme ça, c’est plus facile et ça prend moins de temps. Il marque une pause, toujours souriant. Je suis le fils de Niamey. Se disant que ce n’est pas assez, il reprend, un peu confus. Le frère de ta mère, Leia. Ton oncle. Bref, je suis ton cousin ! Il n’a jamais été aussi content et c’est sans doute la première fois depuis la tempête qu’il est si enthousiaste.



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29/01/2017 I/RiverSoul 996 Imaan Hamman Lux aeterna & Mini-miller ( Hela ) Sentinelle / Artisan ( potier ) 1672
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Sujet: Re: “ beautiful is the link between two souls ” (Tam-tam)
Lun 23 Avr - 17:40


Ciro  & Tamara @FamilyReunion


Parfois, souvent, quand elle bougeait, il se dégageait quelque chose d'irréel de sa personne. Sans doute tous les rêves qu'elle portait haut au-dessus de sa tête étant enfant, et qui nichaient désormais dans son âme. En catimini. Silencieux.

Indépendante très jeune, plutôt que de se complaindre sur le vide familiale dont elle héritait, elle décida de profiter de cette vie, de cette liberté, de cette chance offerte. Tout événement devenait donc opportunité à l'émerveillement, toute possibilité pouvait engendrer un nouveau voyage, sans qu'elle ne doive répondre à qui que ce soit de ses faits et gestes. Sauf à la tribu en tant que Sentinelle, gardienne du secret de ces lieux.

Le jeune homme, que la lumière lui dissimulait, se mouvait avec une attitude timide, hésitante, aussi souhaitait-elle le mettre à l'aise. Quoi qu'il soit venu chercher ici au départ. Cela se dévoilerait comme une aube qui pointe pour annoncer la journée aux petites heures du matin. Ainsi il la rassura très vite sur sa mémoire dont elle ne doutait pas. Pas un Naori, bien entendu, elle les avait tous en têtes les siens, sans forcément les côtoyer, puisqu'elle les voyait circuler du village à la forêt et vice et versa presque chaque jour. Ce qu'il ignorait. Ou pas.

Tamara l'écouta donc car il paraissait avoir beaucoup de paroles à partager avec elle
« Tu es un poète ! »

Il s'exprimait de façon presque douloureuse, ce qui amena un petit retroussis sur le nez de la potière, il lui filerait presque le bourdon ce beau garçon là

« Tu n’as pas l'air d'avoir beaucoup rigolé de toute ta vie toi !  »
Ne put-elle s'empêcher de formuler tout en analysant toutes les paroles sorties des lèvres du garçon.

Une Isle ... « Quelle Isle ? » Dans le regard de la Naori brillaient mille étoiles à l'évocation des terres lointaines, mystérieuse, sauvages qu’elle imaginait parfois dans sa solitude

« Elle est mordante la neige, il faut que tu te couvres bien, je vais regarder dans mes affaires si je n'ai pas une écharpe pour toi, viens t’asseoir prêt du feu, tu te sentiras mieux très vite » L'encouragea-t-elle en se dirigeant vers un petit coffre qu'elle ouvrit avec énergie pour y retourner les linges, les vêtements, les draps sagement alignés, et désormais sens dessus dessous. Triomphante elle se releva avec deux morceaux de tissus à la main « Voilà pour toi, ça tu le met autour de ton cou et sur ta bouche , et ça sur ta tête, on y a ajouté un peu de laine de moutons, tu verras ça tiendra tes oreilles au chaud pas de risques qu'elle deviennent toutes noires et que tu en perde un petit bout  » Le rassura-t-elle en lui fourrant le tout dans les mains « Et c'est cadeau  » Précisa-t-elle se doutant qu'il s'agissait là d'un de ces réfugiés ayant tout perdu à cause du cyclone.

La voilà donc à nouveau assisse, face à l'inconnu qui possédait la possibilité de se réchauffer prêt de son petit foyer. Visiblement son herbe ne l'intéressait pas, néanmoins elle la laissa sur la petite table au cas où il changerait d'avis.

Une joie se répandit sur le visage de Tamara, l'étranger admirait ses œuvres et ça la touchait profondément
« C'est ma passion, mais tu sais l'un n'empêche pas l'autre, je façonne aussi le bois  » dit-elle tout en indiquant un arc rangé dans un coin. Le sien.

Mais elle pourvoyait aussi sa tribu quand ça s'avérait nécessaire. Ça faisait partie de son apprentissage de Sentinelle. Car même s'ils se déclaraient pacifistes, il fallait aussi savoir se défendre quand de mauvaises circonstances se présentaient à eux « Je te montrerais si tu as le temps et que tu restes par ici »

Maintenant il lui confirmait bien son origine. Une profonde compassion parcouruE ses pensées alors qu'elle l'écoutait, A sa place elle serait devenu une deuxième fois orpheline « J'aimerais beaucoup la visiter ton Isle, Mais tu ne pourras jamais y retourner ? Je veux dire, il n'y pas moyen que vous y retourniez, rebâtissiez, nettoyiez ? Ou alors c'est trop dévasté ?  » Une fois toutes ses questions égrenées, la frisée s'en voulu de sa curiosité « Bon tu n’es pas obligé de répondre si c'est trop douloureux ! »

Soudain, tous les espoirs de partager un petit flirt, ou plus si affinités, s'écroulent sur le sol quand il lui décline son identité. Mais surtout, elle a l'impression Tamara d'avoir découvert un squelette caché dans son placard. Quoi ? Finalement un bout de sa famille se promenait de l'autre côté de la mer sans qu'elle le sache ? Le fils de l'oncle Maudit « Grand-père interdisait qu'on dise son nom ou qu'on parle de lui  » Murmure Tamara presque effrayée de voir apparaître le fantôme de l'ancêtre en colère

« Et s'il n'avait pas trop consommé de plantes pour ses douleurs jamais je n'aurais su qu'il existait » Continue-t-elle un peu désarçonnée devant ses révélations. Qui aurait pu prévoir que de la famille débarque chez elle, comme ça sans crier gare « C'est la maison de ton grand-père ici tu sais, jamais il n'aurait permis que toi ou ton père y pénètrent »

Parce que c'est tout ce qu'elle à retenu de cette branche de la famille. Silence. Mais sa petite âme lui hurle le contraire, elle saute de joie, elle veut le prendre dans ses bras contre sa poitrine, elle veut remercier le ciel, mais elle se retient pour ne pas l'effaroucher

« Ci, moi c'est Tamara, mais tout le monde dit Tam-Tam et tu es le bienvenue » Est-il lui aussi seul au monde tout comme elle ? Ou alors ... « Est-ce que d'autres ... De notre sang sont arrivés avec toi ? Ici il n'y a que moi, les autres ne sont plus là »


Pour toi @Devos Acciaro @Ćiro Aldarim  

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Sujet: Re: “ beautiful is the link between two souls ” (Tam-tam)

 

“ beautiful is the link between two souls ” (Tam-tam)

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