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˜˜˜˜˜˜ “ beautiful is the link between two souls ” (Tam-tam)
maybe life should be about more than just surviving


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11/03/2017 ELOW ; DEVOS, IRINA & JONAS ; 483 MATHIAS LAURIDSEN ELOW ; CRÉATEUR D'ARCS ET DE FLÈCHES, HOMME DE MAIN ET DE FOI DÉVOUÉ. FAUX IDIOT AUX PENSÉES PRONONCÉS. KOVARII ; 81
— hand gon wamplei —






beautiful is the link between two souls
9 JANVIER 2118

Ils s’étaient réfugiés près du volcan endormi, attendant que le désastre passe. Attendant que le temps se calme. Que les vents cessent de soulever les montagnes pour mieux les écraser. Ćiro n’avait pas prononcé le moindre mot depuis leur départ. Depuis que la Kuhani avait prédit malheur, il avait senti son Coeur se fissurer. La tension dans la tribu était montée d’un grand, le chef refusant d’abandonner ces terres. Il aurait pu y rester, lui aussi. Mourir sous les arbres arrachés, emportés par la boue et les bêtes mortes. Son île était ravagée, anéantie. Il le sentait. Sa maison n’existait plus. Ses fondations avaient disparu. La mère de Ćiro n’avait pas hésité une seule seconde à emporter le minimum et à suivre les filles de le chef vers le volcan oublié qui se trouvait sur le continent. Un vrai dilemme pour le Kovarii qui aurait aimé emporter avec lui beaucoup de choses. Trop sans doute. Il s’était contenté de ses outils principaux et de son arc. Laissant derrière lui des travaux inachevés, des bois encore prêts à l’usage, des pierres tout aiguisés. Il emporta également une petite boîte en bois, contenant ses plus précieuses trouvailles. Sa mère s’était chargé de remplir un sac de nourritures et d’eau, là où sa soeur s’était occupé des vêtements, la température sur le continent étant loin d’être aussi doux que sur l’île. Ćiro se referma sur lui-même à mesure qu’ils s’éloignèrent de ceux qui ne pouvaient pas partir. Qui ne voulait pas partir. Il aurait juré apercevoir leurs corps disparaître dans l’horizon, comme si c’était déjà le passé et qu’ils étaient déjà l’avenir.

Ćiro était en colère. Surtout au début. Surtout, parce qu’il quittait l’endroit où résidait son coeur depuis tout jeune. Il y avait des merveilles qui venaient de s’évaporer et cela le consternait. Pourquoi le monde voulait-il engloutir ce qu’il y avait de plus beau en ce monde ? De plus saint ? Mais si la déesse avait parlé à la Kuhani, Ćiro devait accepter. Il devait entendre ses mots et suivre son guide. Il y avait des raisons à chaque malheur, des surprises au bout de chaque chemin. Il se demandait sincèrement ce qu’elle préparait, car pour l’instant son âme était trop atteint pour qu’il accepte si facilement ce changement. Alors il restait dans le silence. Pour qu’il accepte la catastrophe qui s’est déroulé il y a si peu, il a besoin de temps. Il a besoin de retrouver une stabilité certaine pour pouvoir regarder demain avec l’étincelle qui résidait habituellement dans son regard. Durant tout le voyage, toute l’attente, sa colère s’est apaisé. Il n’a pas fait l’idiot pour divertir les Kovariis, il est resté dans son coin. Il avait fait ce qui lui était demandé répondant parfois avec des mots simples. La tristesse sur le visage, il était incapable de prétendre. Incapable de jouer le rôle qui lui collait à la peau depuis toujours. Et puis les derniers Kovariis ont rejoint les Naoris. Face à l'arbre de vie, Ćiro a senti l’espoir le traverser.

Les Naoris étaient la tribu de son père. C’était amusant, mais même lorsqu’il était venu sur le continent, jamais il n’aurait imaginé arriver jusqu’ici. Jusqu’à ces terres que son père avait connu une grande partie de son existence. Il lui avait beaucoup parlé de sa vie passée, de sa vie avant la fête de rose où il avait croisé sa mère. Il avait probablement le même âge que Ćiro lorsqu’il est parti. Alors, le kovarii avait la sensation que c’était à son tour de vivre ailleurs, de connaître autre chose. De grandir et d’évoluer, de rester fidèle à ce qu’il était tout en arpentant des terres dont il ignorait tout. Il n’avait rien d’un druide. Il n’avait pas les connaissances de son père et il ne s’était pas tourné vers cette voie-là durant son apprentissage. Non, les confections des armes restaient sa passion ultime et Ćiro avait hâte que le temps change et que la chaleur reprend possession du continent. S’il y avait bien une chose qu’il n’avait jamais vécue, c’était bien la neige.

Debout au milieu des arbres Ćiro reste muet face aux flocons qui tombaient. Le soleil ne s’est pas levé depuis longtemps, mais le jeune homme n’a rien perdu de son rythme habituel. Les Naoris ont été bien généreux et sa famille se retrouve non loin de l’arbre de vie, dans une ancienne cabane. Bien sûr, peu après le cyclone, l’endroit était en mauvais état, mais Ćiro avait passé une large partie de son temps à remettre l’habitation en place pour le grand plaisir de sa mère et de sa soeur. Il n’avait pas beaucoup visité les alentours et ni rencontré grand monde. Il se tenait légèrement en retrait depuis qu’ils étaient là. Peut-être parce qu’il ne digérait toujours pas ce qui s’était passé et peut-être parce qu’il y avait trop à faire. Ou peut-être qu’il se rendait compte qu’il n’y avait plus de raison pour lui de se cacher par peur de se faire exclure de sa tribu, puisque sa tribu était sur le point de ne plus vraiment exister… Tout ça était bien trop compliqué. Non, pour le moment, il voulait simplement retrouver quelqu’un. Pour une fois, il avait du temps pour lui. Du temps pour s’évader un peu.

Quelques mots bien trouvés et le voilà qu’on lui indiqua une petite maison non loin. Voilà, probablement, où se trouvait Tamara. La seule famille restant de celle de son père, du moins c’est ce qu’il pense. Il sait que c’est sa cousine, mais il n’en sait pas plus. Depuis qu’il est chez les Naoris, Ćiro s'est montré impatient. Impatient de rencontrer Tamara, la fille de Leia, la soeur de Niamey son père. Apparemment, il en était le portrait craché, du moins c’est ce qu’une des vieilles femmes lui avait racontés. Il se demandait à quoi elle ressemblait, si elle était gentille... Il ne tarda donc pas, laissant les flocons fondre dans la paume de sa main alors qu’il s’avança vers la petite demeure.

Bonjour ? Il se rapprocha de l’ouverture la plus proche, se penchant légèrement en avant, espérant voir une silhouette. Il y a quelqu’un ?



Dernière édition par Ćiro Aldarim le Dim 14 Jan - 0:34, édité 1 fois

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29/01/2017 I/RiverSoul Tael & Oz & Hyacinthe & Ten & Elouan 1146 Imaan Hamman Lux aeterna & Mini-miller ( Hela ) & kawaiinekoj Sentinelle / Artisan ( potier ) Naori 40
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Ciro  & Tamara @FamilyReunion


Allongée sur un confortable coussin la Sentinelle admire le plafond ou elle distingue des milliers d'étoiles brillantes esquissant des pas de danse endiablés. Aujourd'hui elle se repose, d'autres sentinelles la remplacent. Pas de poteries non plus. Elle fume ces herbes qui rendent la vie plus drôle et colorée. Surtout depuis qu'elle à été victime de cet énergumène qui a provoqué l'incident des oiseaux. Pour ne pas dire cette joyeuse assemblée droguée par les fumées contenant un hallucinogène puissant. Tamara elle y à prit goût, un peu trop. Non pas que la vie lui soit si lourde. Non ça lui plait tout simplement. Elle aime les sensations inhabituelles que ça lui procure. En plus la petite maison de la naori n'a pas tellement souffert du cyclone. Tout au plus quand elle est revenu des grottes ou ils se réfugièrent, elle du balayer devant sa porte. Quelques vases destinés à la vente brisés, un petit trou dans le toit, rien qui ne fut insurmontable pour elle. Beaucoup moins de pertes que le conseil qui vivait haut perché dans l'arbre de vie. Elle s'en félicitait. Du bruit lui parvenait de l'extérieur. Ils accueillaient des Kovariis dans leur village qui ouvrait ses portes, fait exceptionnel à une autre tribu. Pas mal d'habitants les invitaient dans leur maison pour composer les pertes de toute une vie. Elle, sa petite cabane - Héritée de son grand père - ne couvrait pas assez d'espace pour le partager avec d'autres. Surtout parce que l'atelier prenait la moitié de la place et qu'elle renâclait à laisser s'installer qui que ce soit dans ce sanctuaire. Gardien de la mémoire de son aïeul et de sa mère. Trop habituée à vivre en solitaire elle ne désirait pas composer avec d'autres.

Ou tout du moins l'idée de changer ses habitudes ou devoir se priver de sa belle liberté ne chantait pas à ses oreilles. Soulevant son bras pour jouer avec le cosmos au-dessus d'elle, une ombre bougea sur le mur. Éclairée par la lumière qui s'infiltrait par la porte ouverte. De la visite ? Ou simplement un curieux qui s'arrêtait pour jeter un coup d'œil à l'intérieur et rapporter à d'autres ce qu'il avait aperçu. Elle se redressa sur les coudes comme sortant du sommeil, ses prunelles dans le vague luttant pour revenir à la réalité * our* Ses oreilles déjà folles ne parvenaient pas à lui rapporter ce que la voix au loin murmurait. Lâchant un long soupir, la frisée se résolue à sortir de son trip pour aller à la rencontre du visiteur. Qui pouvait donc venir l'enquiquiner en sachant qu'elle profitait de son jour de repos ? *Il y a quelqu’un ?* « Il y toi déjà ! » Répondit-elle avec l'insolence qui la caractérisait tout en clopinant tant bien que mal vers la silhouette à contre-jour. A première vue elle ne le reconnaissait pas, mais ce satané tabac amélioré tendait à déformer la matérialité des objets, et le réalisme des êtres « D'ailleurs tu es qui toi ? » Questionna-t-elle en trébuchant contre lui. Elle se permit d'ailleurs de le tourner vers le soleil avec des gestes un peu maladroit « Non je te connais pas toi, t'es pas un naori, ou alors je perds complètement la mémoire » Reculant un peu, elle posa la main contre son front pour le détailler un peu mieux. Joli garçon. Mais cet examen ne lui apprit pas grand-chose « Pour répondre à ta question il y à moi et seulement moi. Donc si tu cherches quelqu'un d'autre tu peux repartir, et si ça se trouvait que ce soit bien moi, et bien viens t'assoir à l'intérieur et me dire en quoi je peux t'être utile ? »

Elle lui fait signe de la suivre dans un intérieur modeste, ou se mélangeait l'intime et l'artisanat. D'un coup de hanche elle poussa une chaise un peu bancale vers son visiteur « Je n’ai pas d'eau fraîche à la maison mais de la bonne herbe si ça te dit » Lui suggère-t-elle généreuse en ramassant son bien pour le déposer sur la petite table. Elle attrape un tabouret en même temps pour s'installer à côté de l'inconnu « Si tu cherches Tamara c'est moi, si tu as besoin de poteries tu as trouvé le lieu parfait. Même si je ne travaillais pas aujourd'hui, oui ce n’est pas affiché fermé mais tout le monde le sait sauf que toi tu n’es pas du coin » Elle bavarde Tam-Tam parce que ce n'est pas une timide, mais surtout elle n'a pas aussi souvent de la compagnie aussi agréable. Et elle ne crache jamais devant l'idée d'un petit flirt de passage. Consentant bien entendu. Le garçon n'a pas encore exposé les raisons de son apparition impromptue, aussi elle laissera aussitôt tomber ses plans sur la comète si tout ça ne prend racine que dans son imagination. Dans tous les cas la frisée ne le vivra pas mal, elle surf un peu sur l'air du temps, slalomant entre les obstacles et les opportunités. Une petite fossette apparaît, fugitive sur sa joue, alors qu'elle fronce joliment son nez « Tu es un de ceux-là non ? Un de ces infortunés qui ont dû quittés leur Isle, je suis désolé pour toi d'ailleurs. Mais si tu cherches une maison tu dois bien voir que c'est très petit par ici ! » Une piètre excuse pour ne pas s'encombrer d'un importun, car entre batifoler et vivre avec quelqu'un, ça impliquait des concessions que la jeune Tamara ne se découvrait pas prête encore à accepter.

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11/03/2017 ELOW ; DEVOS, IRINA & JONAS ; 483 MATHIAS LAURIDSEN ELOW ; CRÉATEUR D'ARCS ET DE FLÈCHES, HOMME DE MAIN ET DE FOI DÉVOUÉ. FAUX IDIOT AUX PENSÉES PRONONCÉS. KOVARII ; 81
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beautiful is the link
between two souls
9 JANVIER 2118

Il était prêt. Il voulait aller de l’avant, ne pas pleurer sur son sort, aider sa famille et les siens. Il voulait garder la tête haute comme l’aurait fait n’importe quelle femme de sa tribu. Il voulait faire preuve d’honneur et de fierté, mais aussi de bonne volonté. C’était le moment de balancer sa tristesse dans un coin et de découvrir les projets que la déesse avait pour lui. Mais par où commencer . Quel chemin emprunté ? Ćiro avait des doutes, mais après quelques réflexions, il s’est dit que c’était l’occasion pour lui de se rapprocher des racines de son père. De découvrir le territoire de son enfance, le fond de ses origines. Des années durant, Ćiro s’était focalisé sur son rang au sein des Kovariis, reniant toute autre culture. Il avait déjà tellement peur de ne pas être accepté, qu’il refusait de s’attacher à quoi que ce soient d’autres. Pourtant, son père, Ćiro l’a aimé. De tout son être, avec une profondeur réelle. Mais il vivait à l’époque sur une île. Le regard aimant que sa mère avait pour sa sœur, lui ne l’a jamais reçu. La tendresse, il n’y avait pas droit. Alors depuis toujours il se bat pour qu’elle puisse un jour se tourner vers lui, heureuse de ce qu’il était, de ce qu’il offrait. Il savait Ćialla capable de prendre les choses en main. Il savait qu’elle était forte, prête à gouverner d’une main de faire leur famille. Qu’elle trouverait les solutions à cette situation et qu’en aucun cas, elle n’avait besoin de lui. Pourtant, Ćiro refusait d’attendre ses ordres et prenait des initiatives depuis que les Naoris voulaient bien d’eux. Il savait aussi que sa mère ne supportait pas être aidée par d’autres, alors si lui se montre compréhensif, cela lui permettait de garder la tête haute et de tout mettre sur son dos.

Maintenant qu’il était devant la maison, il s’impatientait de faire la connaissance de la fameuse Tam-tam.

C’est vrai, je n’y avais pas pensé. Il s’observe lui-même, se disant qu’elle avait donné une réponse bien particulière. Mais je voulais savoir s’il y avait quelqu’un d’autres que moi, et te voilà désormais. Il lui offre son plus charmant sourire, se disant qu’elle devait sûrement être celle qu’il cherchait. C’est étrange, elle avait une couleur de peau différente, mais elle était presque aussi grande que lui. Presque, il devait bien avoir 5 centimètres de plus.

La voilà qui lui pose une question tout en tombant sur lui. Il a à peine le temps de comprendre la situation qu’elle le pousse à se décaler, le soleil en plein visage.

Ne t’inquiète pas, ta mémoire va bien puisque je ne suis pas un Naori. Il se permettait de la tutoyer, vu le lien de parenté. Sinon, il aurait été impensable qu’il s’adresse à elle avait autant de familiarité. Ćiro avait ses propres principes et il les aimait bien. Je crois que c’est toi, que je cherchais, mais je préfère parler à l’intérieur. Il se penche légèrement vers elle. Je ne suis pas habitué à cette température et la chaleur de mon île, me manque. Je vais être honnête, je souffre à rester là. Cette neige est une torture. Une jolie torture, tout de même, mais tout ce qui est beau doit-il être douloureux ? Dit-il en observant le blanc qui recouvrait la plupart du paysage. Il suivit ensuite la demoiselle et son regard s’attarda sur plusieurs ouvrages d’argile. Il n’écoutait même plus sa cousine, trop rapidement déconcentré par ce qu’il observait.

C’est lorsqu’elle reprit la parole qu’il se força à s’asseoir – tout en cherchant un équilibre – et à se demander ce qu’elle pouvait bien faire avec son herbe. Ah oui, fumer. Sa mère avait parfois tendance à fumer quelques herbes dans une pipe en bois que Ćiro lui avait confectionné. Malheureusement, l’objet n’avait pas été conservé et la tempête l’avait sûrement emporté.

Un jour, sans doute, j’aimerais que tu me racontes comment tu fais tout ça. C’est si beau ! Et si délicat ! Je crois bien que j’en serais incapable, cela demande trop de justesse. Moi je suis trop habitué à travailler sur le bois pour parvenir à quoi que ce soit en poterie ! Il s’arrête, posant son regard sur Tamara. Elle était bien jolie ! Même plus que sa sœur, pour être honnête. Elle semblait indépendante et confiante. Et douée ! Il espère qu’elle acceptera sa proposition et qu’un jour, elle lui montre comment faire.

Nous sommes en vie, alors d’une certaine façon, j’estime que nous n’avions rien perdu. Même si je suis souvent triste à l’idée de ne pas pouvoir retourner sur mon île. Tu sais, tu l’aurais adoré ! C’était un endroit si beau et si paisible et peut-être qu’un jour, nous serons de nouveau autorisées à y aller, alors je t’y emmènerais, c’est certain ! Il s’arrête. Mais quel idiot, je ne me suis pas présenté ! Pardon, je m’excuse, j’étais si content de te voir ! Eh bien, je suis Ćiro, mais tu peux m’appeler Ći. Tout le monde m’appelle comme ça, c’est plus facile et ça prend moins de temps. Il marque une pause, toujours souriant. Je suis le fils de Niamey. Se disant que ce n’est pas assez, il reprend, un peu confus. Le frère de ta mère, Leia. Ton oncle. Bref, je suis ton cousin ! Il n’a jamais été aussi content et c’est sans doute la première fois depuis la tempête qu’il est si enthousiaste.



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29/01/2017 I/RiverSoul Tael & Oz & Hyacinthe & Ten & Elouan 1146 Imaan Hamman Lux aeterna & Mini-miller ( Hela ) & kawaiinekoj Sentinelle / Artisan ( potier ) Naori 40
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Ciro  & Tamara @FamilyReunion


Parfois, souvent, quand elle bougeait, il se dégageait quelque chose d'irréel de sa personne. Sans doute tous les rêves qu'elle portait haut au-dessus de sa tête étant enfant, et qui nichaient désormais dans son âme. En catimini. Silencieux.

Indépendante très jeune, plutôt que de se complaindre sur le vide familiale dont elle héritait, elle décida de profiter de cette vie, de cette liberté, de cette chance offerte. Tout événement devenait donc opportunité à l'émerveillement, toute possibilité pouvait engendrer un nouveau voyage, sans qu'elle ne doive répondre à qui que ce soit de ses faits et gestes. Sauf à la tribu en tant que Sentinelle, gardienne du secret de ces lieux.

Le jeune homme, que la lumière lui dissimulait, se mouvait avec une attitude timide, hésitante, aussi souhaitait-elle le mettre à l'aise. Quoi qu'il soit venu chercher ici au départ. Cela se dévoilerait comme une aube qui pointe pour annoncer la journée aux petites heures du matin. Ainsi il la rassura très vite sur sa mémoire dont elle ne doutait pas. Pas un Naori, bien entendu, elle les avait tous en têtes les siens, sans forcément les côtoyer, puisqu'elle les voyait circuler du village à la forêt et vice et versa presque chaque jour. Ce qu'il ignorait. Ou pas.

Tamara l'écouta donc car il paraissait avoir beaucoup de paroles à partager avec elle
« Tu es un poète ! »

Il s'exprimait de façon presque douloureuse, ce qui amena un petit retroussis sur le nez de la potière, il lui filerait presque le bourdon ce beau garçon là

« Tu n’as pas l'air d'avoir beaucoup rigolé de toute ta vie toi !  »
Ne put-elle s'empêcher de formuler tout en analysant toutes les paroles sorties des lèvres du garçon.

Une Isle ... « Quelle Isle ? » Dans le regard de la Naori brillaient mille étoiles à l'évocation des terres lointaines, mystérieuse, sauvages qu’elle imaginait parfois dans sa solitude

« Elle est mordante la neige, il faut que tu te couvres bien, je vais regarder dans mes affaires si je n'ai pas une écharpe pour toi, viens t’asseoir prêt du feu, tu te sentiras mieux très vite » L'encouragea-t-elle en se dirigeant vers un petit coffre qu'elle ouvrit avec énergie pour y retourner les linges, les vêtements, les draps sagement alignés, et désormais sens dessus dessous. Triomphante elle se releva avec deux morceaux de tissus à la main « Voilà pour toi, ça tu le met autour de ton cou et sur ta bouche , et ça sur ta tête, on y a ajouté un peu de laine de moutons, tu verras ça tiendra tes oreilles au chaud pas de risques qu'elle deviennent toutes noires et que tu en perde un petit bout  » Le rassura-t-elle en lui fourrant le tout dans les mains « Et c'est cadeau  » Précisa-t-elle se doutant qu'il s'agissait là d'un de ces réfugiés ayant tout perdu à cause du cyclone.

La voilà donc à nouveau assisse, face à l'inconnu qui possédait la possibilité de se réchauffer prêt de son petit foyer. Visiblement son herbe ne l'intéressait pas, néanmoins elle la laissa sur la petite table au cas où il changerait d'avis.

Une joie se répandit sur le visage de Tamara, l'étranger admirait ses œuvres et ça la touchait profondément
« C'est ma passion, mais tu sais l'un n'empêche pas l'autre, je façonne aussi le bois  » dit-elle tout en indiquant un arc rangé dans un coin. Le sien.

Mais elle pourvoyait aussi sa tribu quand ça s'avérait nécessaire. Ça faisait partie de son apprentissage de Sentinelle. Car même s'ils se déclaraient pacifistes, il fallait aussi savoir se défendre quand de mauvaises circonstances se présentaient à eux « Je te montrerais si tu as le temps et que tu restes par ici »

Maintenant il lui confirmait bien son origine. Une profonde compassion parcouruE ses pensées alors qu'elle l'écoutait, A sa place elle serait devenu une deuxième fois orpheline « J'aimerais beaucoup la visiter ton Isle, Mais tu ne pourras jamais y retourner ? Je veux dire, il n'y pas moyen que vous y retourniez, rebâtissiez, nettoyiez ? Ou alors c'est trop dévasté ?  » Une fois toutes ses questions égrenées, la frisée s'en voulu de sa curiosité « Bon tu n’es pas obligé de répondre si c'est trop douloureux ! »

Soudain, tous les espoirs de partager un petit flirt, ou plus si affinités, s'écroulent sur le sol quand il lui décline son identité. Mais surtout, elle a l'impression Tamara d'avoir découvert un squelette caché dans son placard. Quoi ? Finalement un bout de sa famille se promenait de l'autre côté de la mer sans qu'elle le sache ? Le fils de l'oncle Maudit « Grand-père interdisait qu'on dise son nom ou qu'on parle de lui  » Murmure Tamara presque effrayée de voir apparaître le fantôme de l'ancêtre en colère

« Et s'il n'avait pas trop consommé de plantes pour ses douleurs jamais je n'aurais su qu'il existait » Continue-t-elle un peu désarçonnée devant ses révélations. Qui aurait pu prévoir que de la famille débarque chez elle, comme ça sans crier gare « C'est la maison de ton grand-père ici tu sais, jamais il n'aurait permis que toi ou ton père y pénètrent »

Parce que c'est tout ce qu'elle à retenu de cette branche de la famille. Silence. Mais sa petite âme lui hurle le contraire, elle saute de joie, elle veut le prendre dans ses bras contre sa poitrine, elle veut remercier le ciel, mais elle se retient pour ne pas l'effaroucher

« Ci, moi c'est Tamara, mais tout le monde dit Tam-Tam et tu es le bienvenue » Est-il lui aussi seul au monde tout comme elle ? Ou alors ... « Est-ce que d'autres ... De notre sang sont arrivés avec toi ? Ici il n'y a que moi, les autres ne sont plus là »


Pour toi @Devos Acciaro @Ćiro Aldarim  

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between two souls
9 JANVIER 2118

Il aurait pu finir par sombrer dans sa tristesse, par ne plus vouloir observer le ciel, par se laisser mourir dans un petit coin de forêt sans que personne ne le remarque. Il aurait pu disparaitre sans se soucier de ceux à qui il manquerait. D’ailleurs, il savait, au fond, que même mort, il ne laisserait une marque à personne. Comme un vieux souvenir dont on oublie l’existence. Ćiro se serait évaporé dans l’air, silencieux. Sans doute qu’une fois de temps en temps quelqu’un dirait : ‘il est où l’autre idiot ?'mais il imaginait mal le monde le pleurait. Cela avait beau être triste, il ne s’en faisait pas. L’importance, c’est que durant sa brève existence, il est fait ce qu’il devait. En tant que Kovarii, en tant qu’homme, en tant que fils et frère. L’importance c’est qu’il ait suivi les principes de sa famille, de son entourage, qu’il a gardé une ligne conductrice dans sa façon d’être et de respecter son entourage. Idiot ou pas, au moins personne ne l’aura vu comme un ennemi, comme une menace. Personne n’aura prié sa mort.

Mais Ćiro voulait vivre. Il voulait monter au-dessus des montagnes et hurler son bonheur. Il voulait attraper le soleil dans ses mains et s’épuiser à l’observer. Oui, comme tout autre, il était triste. Comme la plupart des Kovarris, une partie de lui était encore là, au milieu de l’océan. Mais il avait vécu pire encore que cette tempête et il avait souri malgré les circonstances. Cela ne devait donc pas changer. Son masque ne devait pas se briser sur les bords du continent, sous prétexte que les Kovariis étaient des réfugiés. Malgré la tentation, il décida de rester ferme à ce qu’il était depuis toujours. Les Naoris ne le transformeraient pas et il ne changerait pas. Il resterait le naïf aux beaux arcs, attentif et soumis, heureux même devant les tâches les plus absurdes. Et puis, il y avait tous ses autres personnes, ces Naoris dont il ignorait tout. Ćiro était resté en retrait, ne préférant pas se mélanger ou se perdre à rencontrer ces gentilles personnes. Surtout, il avait trop à faire pour sa mère et ne voulait pas s’égarer. Jusqu’à aujourd’hui. Il s’autorisa une petite aventure, se rapprochant de l’histoire de son père. C’était son droit et c’était, quelque part, son petit secret.

Un poète, quel compliment ! Il était tout à fait flatté par sa remarque, se permettant de sourire plus encore. Malgré le froid et les températures, ses joues étaient bien rosées. C’était drôle, parce que la poésie, il aimait ça, sans pour autant se permettre de faire quelques rimes. Un poète, c’était un peu décalé, mais c’était malin. Et Ćiro ne pouvait pas se permettre d’être malin ! Trop perdu dans ses pensées, il n’ajouta rien quand elle affirma qu’il n’avait pas beaucoup ri dans sa vie. Elle finira bien par se rendre compte du contraire, ah moins qu’elle ait tout de suite remarqué la différence entre le vrai du faux…

Merci, c’est gentil. Il suivit Tamara et s’installa près du feu, tendant ses mains. Effectivement, c’était beaucoup mieux, mais très vite il s’écarta un peu – il ne fallait pas en abuser, du feu. Il se frotta ensuite les mains avant d’accepter l’écharpe que sa cousine lui offrait. Il écouta ses conseils et caressa l’objet, trouvant la matière très confortable. Puis, ses yeux brillèrent. Un cadeau… Quelqu’un lui offrait quelque chose, sans rien vouloir de lui en retour.

Tu es d’une générosité ! Je t’en remercie, vraiment. Je ne le quitterai jamais… ou peut-être une fois que l’hiver sera partie, mais je le garderais précieusement. C’est la première fois que je reçois un cadeau, c’est particulièrement agréable. Il entoura son cou de l’écharpe, sans faire plusieurs tours. C’était suffisant pour le moment. Maintenant, comment allait-il justifier ce cadeau à sa mère ? Il n’en avait aucune idée et il improviserait plus tard.

Tamara ne lui ressemblait pas. Physiquement du moins, personne ne pourrait se douter du lien de famille qui les liait. Sa peau était plus foncée que la sienne, mais Ćiro la trouvait bien plus belle. Plus jeune, il s’était toujours maudit d’avoir une peau si claire, malgré les heures sous le soleil.

Oh, c’est le tien ? Il se précipita sur l’arc en question, observant tout de suite la manière dont il a été confectionné. Clairement, sa technique n’était pas la même, et peut-être pas aussi perfectionnée, mais le travail était là. Il soupesa l’objet, l’évalua sur tous les coins, puis sortie de ses rêveries pour répondre à sa cousine : mais oui, avec plaisir ! Je n’avais jamais songé à apprendre quoi que ce soit d’autres, il faut dire que j’aime mon travail et qu’il me prend beaucoup de temps. Chez nous, chacun à son rôle et je n’ai jamais osé faire autre chose. Ou peut-être n’avais-je tout simplement pas le droit. Je ne sais plus… Il reposa l’arc de Tamara et se gratta la tête. Il était évident qu’ils resteraient un long moment ici, peut-être même qu’il ne repartirait plus jamais sur l’île. Les dégâts, cependant, il ne les connaissaient pas.

Nous attendrons sans doute que la saison se termine pour envoyer des exploratrices voire l’état de nos maisons, mais je crains qu’il n’y ait pas de marche arrière possible. Et puis, il y a sans doute la nature qui a repris le dessus, et les moustiques qui ont envahi les dégâts. Retourner là-bas serait suicidaire et les Naoris avaient eu la générosité d’offrir une place. Il n’y avait pas de raison que les choses se passent mal… du moins, il l’espérait.

Il ne se rendait pas compte de l’effet que ça pouvait faire, d’arriver comme ça, de balancer un lien qui était inexistant jusqu’ici, de sourire et d’accepter la jeune femme comme sa cousine sans qu’elle-même ne puisse faire la même chose. Pour lui, ça semblait naturel. Les liens du sang ne se discutaient pas. Ils étaient là. Mais, le passé était une chose compliquée et le Kovarii réalisé qu’il y avait peut-être un trou, un trou entre eux et lui. Un trou que son père avait créé. Était-ce donc son travail à lui, l’héritier de son père, de recréer le pont entre les deux branches ?

P-P-Pourquoi ? Forcément, il ne veut pas avoir fait une bêtise et bégaye dans son stress habituel. Grand-p-père n’aimait pas Pap-pa ? Et le sujet l’inquiétait. Qui était son père, avant d’être son père ? Ćiro craignait d’avoir connu un homme qui avait peut-être sacrifié les siens pour sa passion. Il voulut s’accrocher à l’écharpe qu’elle lui avait offerte, se disant qu’ils n’étaient pas les anciens et que les rancunes du passé ne devaient pas avoir d’importance.

Tam-Tam, c’est mignon. Une phrase et le voilà qui oubliaient ses inquiétudes pour sourire comme un enfant qui découvre la vie. Et puis finalement, autant être honnête et ne pas craindre le pire. De toute manière, il doutait d’être responsable d’un conflit de guerre. Eh bien, il y a ma mère et ma sœur, Ćialla. Mon père est mort… j’avais 11 ans. C’était un homme bien, tu sais. Il était… druide ? Druide je crois. Il m’a appris beaucoup de choses. Je ne suis pas un quart de l’homme qu’il était.


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Ciro  & Tamara @FamilyReunion


les jolies joues  du garçon, rosées par le froid, lui donnait envie de les pincer pour y faire revenir la chaleur. Mais maintenant qu'il se retrouvait assit devant les flammes, ça s'arrangerait. La sentinelle se voyait envahit du désir de le prendre dans ses bras, puis de le serrer très fort contre elle. Mais elle se contenta de prendre place à ses côtés, et le manger du regard. Sans doute eut-elle du se méfier un peu plus de ce qu'il avançait, exiger des preuves, mais elle repoussait l'idée de devoir renoncer à ce cousin inattendu qui se présentait un beau matin à sa porte sans crier gare.

Elle comprenait très bien que les anciennes histoires se devaient d'être respectées, et que probablement l'ancêtre possédait de bonnes raisons pour renier son fils. Mais comment démêler la vérité du mensonge parmi tous les contes qu'il lui racontait. Alors maintenant, étant la dernière qui vivait en ses lieux, elle estimait que le choix lui revenait. Et Tamara mourrait d'envie d'entendre parler ce beau jeune homme. La fierté de le présenter comme son cousin, et de devenir elle aussi une famille, lui montait presque à la tête. Trop de bouleversements pour elle, qui pourtant offrait un sourire radieux au Kovarii, alors qu'une migraine s'annonçait au loin.

Ca l'inquiétait malgré tout de le voir si doux, innocent, elle jouait-il un acte pour l'amadouer. Non pas qu'il pu lui dérober beaucoup,  rien d'autre que ce qui s'étendait sous ses yeux. Elle chassa cependant rapidement cette idée de son cerveau.


« Des condiments ? » Quelle étrange demande ! Une fois de plus son oreille la trahissait, mais elle ne se laissa pas démonter. Forcément les coutumes des Kovariis différaient des leurs, elle poussa un petit bol rempli de noisettes et de noix « Non je n'en ai pas, mais j'en chercherais si tu veux pour ta prochaine visite, en attendant tu peux toujours manger ça, sers toi ... » Proposa-t-elle de bon cœur. Ça faisait partie de sa réserve pour les jours froids, ça partait vite, mais tant pis, elle irait à leur cueillette le prochain printemps jusqu'à la fin de l'automne.

La Naori fut touchée de voir à quelle point les bouts de tissus le réjouissaient ou l'enchantaient. Néanmoins, Tamara peinait à croire que jamais quiconque ne lui eut rien donné auparavant
« Même pas à ton anniversaire ? En tout cas si jamais tu as besoin de quoi que ce soit, toi ou .... Les tiens »

La frisée ignorait encore quoi faire avec le reste des êtres relatifs à son cousin. Peut-être étaient-ils aussi en guerre avec le vieux ? ou en voulaient-ils à cette famille qui rejeta un de ses fils. Elle nageait complètement dans le noir, et elle eut bien accepté un conseil de son animal Totem, mais ça ne marchait pas sur demande.

Spontanément la frisée se pencha vers lui pour ajuster l'écharpé comme elle l'eut fait à un enfant
« Voilà quand tu ressortiras tu pourras le remonter vers ta bouche, ça te préservera d'attraper un mauvais rhume. Surtout si tu n'es pas habitué à ce mauvais temps. Au pire si quelqu'un tombe malade chez toi, il pourras toujours venir loger ici prêt du feu »

Oui ça faisait un peu maman Ours. Comme quand elle prenait soin de l’ancêtre, des vieilles habitudes. S’il existait des différences entre eux, elle n'en tenait pas vraiment compte. Il était vrai qu'elle faisait partie des Naoris arborant une peau particulièrement foncé. Elle en avait hérité de sa mère qui, elle-même, d'après l'ancêtre ressemblait fort à leur grand-mère. La Sentinelle le vit se précipiter sur son arc et n'esquissa aucun geste pour le retenir, il paraissait plutôt connaisseur en la manière, elle remarquait cela de la manière dont il examina son travail « Oui tout à fait, nous sommes pacifiques, mais en tant que Sentinelle je dois pouvoir me défendre et le village aussi. Donc ça fait partie de mes attributions de pouvoir en construire pour moi ou d'autres si ... Besoin. Tu en penses quoi ? »

Tamara restait toujours ouverte à l'idée de s'améliorer, elle pensait que chacun apportait sa petite pierre à l'édifice et si elle pouvait profiter de l'expérience du jeune homme, elle estimait ça une bonne opportunité

« Oh .. » Pas le droit ? Pourquoi ? Le trouvait-on trop maladroit ? A ses yeux elle ne distinguait qu'une légère timidité plutôt charmante, et qui n'aurait pas du le desservir « Et toi qu'est-ce que tu aimerais apprendre ? Te sens-tu doué pour quelque chose en particulier ? Après tout, maintenant que tu es ici tu pourrais tout à fait en profiter ! » Evidemment elle ne se rendait pas du tout compte de ce qu'imposait une société plutôt matriarcale,  sans doute eut-elle détesté ça !

Comment La Sentinelle eut affronté la perte de son habitat, elle n'essayait même pas d'y songé, ça s'assimilerait à une véritable catastrophe. Aussi, bien qu'elle ressenti une immense compassion pour le garçon, elle tentait de ne pas agir avec pitié envers lui. Car elle n'eut pas aimé qu'on le fit envers elle « Oui peut-être aurez-vous de bonnes surprises en vous y rendant, tu iras aussi ? » En tout cas, à sa place eut souhaité s'y rendre.

Elle se mordit ensuite les lèvres, elle s'exprimait trop vivement, sans toujours réfléchir et voilà qu'elle l'inquiétait avec ces vieilles disputes
« T'inquiète pas, il n'est plus là pour ronchonner et puis il ne m'a jamais vraiment expliqué, je crois qu'il aurait bien voulu qu'il prenne la suite, qu'il devienne potier ou animiste... Et comme il s'en est allé, puis ma mère après, ça lui a brisé un peu le cœur. Il était en colère après eux. Mais tu sais ce n'est pas ta faute, ni la mienne et on peut essayer de faire mieux qu'eux, rétablir la paix, ressouder les liens ! »

Elle ajouterait bien qu'il demeurait sa seule parenté, que ça comptait plus que tout, mais comprendrait-il ? A travers ses paroles elle décelait d'autres personnes importantes qui pesaient très fort dans la vie du jeune homme. En bien ou en mal « Oh tu vois, ton père ... Mon oncle, il était druide, le vieux eut été si fier ! Et ta sœur elle à un bien joli prénom, je serais ravie de la rencontrer si elle voulait me rendre visite ! »


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11/03/2017 ELOW ; DEVOS, IRINA & JONAS ; 483 MATHIAS LAURIDSEN ELOW ; CRÉATEUR D'ARCS ET DE FLÈCHES, HOMME DE MAIN ET DE FOI DÉVOUÉ. FAUX IDIOT AUX PENSÉES PRONONCÉS. KOVARII ; 81
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9 JANVIER 2118

Il se sentait l’âme d’un aventurier ! Le genre qui découvre des endroits improbables pour la première fois, qui court après l’histoire et qui ramène avec lui d’innombrables anecdotes. Oh, il en avait toujours des choses à dire, Ćiro. La parole ne lui manquait jamais. C’était comme s’il était né pour ça. Pour s’avancer, monter sur une estrade et s’exclamer à quel point le monde possédé autant de merveilles que de malheur. Ćiro était un Kovarii à part. Il n’avait jamais désiré en savoir plus sur la tribu de son père, voire même sur sa famille. Il n’avait jamais posé de questions par peur de rendre son paternel triste, mais surtout, il avait peur que sa curiosité soit traduite par de l’envie. Qu’on le balance ensuite sur le continent et qu’on lui refuse sa terre natale. Finalement, c’est tout un peuple qui a dû quitter son petit coin de bonheur pour venir là où traînait une moitié de son histoire. Car oui, quelque part, c’était une autre moitié de lui-même qu’il découvrait. Il avait toujours peur de ne plus être accepté en tant que Kovarii, mais d’un autre côté, il ne craignait plus d’être exclu entièrement. Il avait trouvé une sortie de secours. Le genre qui retire les inquiétudes et facilite l’avancement. Il avait moins peur et ça, c’était… soulageant. Surtout, il se détachait petit à petit de l’idiot qu’il était toujours, ressentant moins le besoin de se cacher derrière ce masque. Oh, de nature, il est un peu naïf et toutes ses années à faire semblant ont déteint sur lui, mais il est possible qu’avec un peu de temps, après toutes ces années, il ait enfin la possibilité d’être tout simplement lui-même. Et ça, c’est une chose qu’il n’avait jamais osée rêvé.

Oh non, je n’ai pas demandé… Il garda le silence, observant le petit bol de noisette et de noix. Il hésita puis se servit et prit une noisette qu’il croqua. Mais c’était bon ! Il en prit rapidement une deuxième, plutôt content. Merci !

Mon anniversaire ? Il se gratta le front. Non, non… Pas de cadeau. Sa sœur disait souvent que cela portait malheur de fêter l’âge des garçons, surtout lui. Comme quoi, elle ne voyait pas ce qu’il y avait à fêter et de toute façon, cela tombait toujours le soir de Samain. Il regarda son écharpe et se laissa ensuite faire par sa cousine qui tâcha de le mettre bien en place. Il se sentait gâté et apprécié. C’était étrange, pas grand monde ne lui montrait vraiment de l’attention. Il était le genre à être délaissé dans un coin, ignoré volontiers.

D’accord, merci, c’est très gentil. C’est vrai que je ne suis pas du tout habitué à cette météo et la neige ! La neige, c’est vraiment drôle. Une seconde plus tard, le voilà qui se jette sur son arc comme un enfant. Il avait une très belle capacité pour changer de conversation sans se prendre la tête. Mais étant un constructeur plutôt renommé, il ne peut passer à côté. Il n’est pas mal ! Tu pourrais l’affiner un peu plus ici et là, ça n’enlèvera rien à sa force, mais ça sera plus léger à porter et donc plus rapide à utiliser. Il reposa l’objet avec prudence, pour éviter de faire une bêtise. Il avait hâte que le temps se réchauffe pour aller retrouver du bois et travailler dans de meilleures conditions. Ensuite, il pourra de nouveau faire quelques échanges et apporter ce dont ils avaient besoin à la maison.

Je n’en sais rien, en fait. J’ai toujours créé des arcs et travaillais le bois. Je n’ai jamais osé faire quoi que ce soit d’autres… Mais elle n’avait pas tort, maintenant qu’il était là, c’était sans doute l’occasion de faire plus. D’en profiter. Peut-être plus tard, une fois que nous serons bien installés et que la maison ne manquera de rien. Dit-il, optimiste. Il avait bien une petite passion pour les pierres précieuses, mais cela ne voulait pas dire qu’il était capable de se transformer en bijoutier.

Non, pas moi. Il haussa les épaules. C’est trop important pour qu’un homme le fasse. Mais sur ce point, il doute que l’île soit vivable un jour. L’eau avait tout englouti. Cela le rendait toujours triste de repenser à tous ces magnifiques endroits, noyé. Peut-être que le jaguar qui avait tué son père est morte, du coup ? Aucune idée. Cela, avait-il vraiment d’importance ? Après tout, ils avaient trouvé un refuge et pouvaient repartir sur de bonnes bases. C’était ce qui comptait. Ils étaient en vie.

Oui, rétablissons la paix ! Rendons nos ancêtres fiers. Cela lui faisait bizarre. Il avait vaguement connu sa grand-mère maternelle, mais celle-ci était morte quand il était petit. Maintenant, il se demandait à quoi ressemblait son grand-père paternel. Est-ce qu’il lui ressemblait un peu ? Était-ce un mélange de Tamara et lui ? Cela pouvait être bien beau ! J’irais leur parler dès mon retour ! Elles seront ravies, j’en suis certain ! Elles auront peut-être moins l’impression de déranger aussi, tu sais. Nous sommes si nombreux à être venus après la tempête…



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29/01/2017 I/RiverSoul Tael & Oz & Hyacinthe & Ten & Elouan 1146 Imaan Hamman Lux aeterna & Mini-miller ( Hela ) & kawaiinekoj Sentinelle / Artisan ( potier ) Naori 40
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Ciro  & Tamara @FamilyReunion


S'il y eut un flottement, une indécision entre les questions et les demandes, cela échappa à Tamara qui assimilait doucement la venue d'un nouveau membre de sa famille. Cette dernière ne comptant plus qu'elle-même jusqu'à présent. Mais lui, ce garçon doux, particulier, un peu en dehors du temps, voilà qu'il franchissait le pas de sa porte et agrandissait la petite perspective de sa vie. Jamais elle n'eut osé rêver un tel événement, un peu comme si le prince charmant se mettait à toquer à sa porte en lui annonçant qu'il la cherchait depuis si longtemps...

Oui ça s'apparentait un peu à ça pour elle, la découverte d'un cousin, éloigné, d'un survivant à la fois du passé ainsi que du cyclone. Un expression joyeuse envahit son visage effaçant tous les à-priori de l'ancêtre ou de qui que ce soit. Dans son cœur elle devinait que sa mère défunte l'encourageait à accueillir au mieux ce jeune errant, exilé loin de sa terre, de son enfance, de ses souvenirs. D'une certaine façon, elle la calineuse éprouvait l'envie de le serrer contre elle, mais elle ne désirait pas lui faire peur dès les premières secondes ou ils se retrouvaient...

Alors elle l'admirait entrain de manger ses noisettes, comme une mère le ferait de son petit. Et puis le voila si mignon avec cette écharpe qui lui chatouillait un peu le nez ...


L'envie de le gâter l'envahissait comme les vagues montantes d'une marée. Peut-être passagère, ou non ... Mais elle se contrôlait la sentinelle pour le pas le noyer sous une avalanche de miel « Et bien il va falloir corriger ça, dorénavant, on va fêter l'anniversaire de nos retrouvailles, chaque année on devra faire une petite fête et on s'offrira un cadeau ... Oh trois fois rien, ça peut être une fleur, ou tu sais ... Juste pour en préserver une souvenir positif »

Quand il n'existait pas de traditions, il fallait parfois les inventer, voilà ce que lui égrenait régulièrement son grand-père quand il participait encore à cette vie.

Oh la neige, en voyait-il vraiment pour la première fois de sa vie ? Elle se demanda si sur cette terre il existait toujours pour elle des lieux ou des événements à découvrir, qui la laisseraient tellement pantoise qu'aucun mot ne parviendrait à décrire ce qu'elle ressentait. Comme maintenant ... Une telle sensation renaîtrait-elle de sa jeune âme face à un inattendu aussi miraculeux ?

« La neige elle peut te glacer jusqu'aux os, mais elle est merveilleuse, elle change la vision de la forêt, c'est magnifique, je te montrerais de beaux endroits. Mais elle est amusante aussi as-tu déjà participé a des batailles de boules de neige ? » Non surement pas puisqu'il venait de lui apprendre qu'il croisait des flocons pour la toute première fois « Tu veux que je te montre ? »

Alors qu'elle achevait sa proposition, qu'elle réitérerait par la suite si Ciro n'y donnait pas suite, elle le vit se diriger ver son arc et le saisir. Après l'avoir examiné un instant il lui prodigua quelques conseils qui redressèrent légèrement ses poils sur sa peau douce. Fière de son travail, elle s'estimait une des plus habiles, mais plutôt que de prendre les suggestions du Kovarii à rebrousse-poil elle décida d'y accorder de la considération. Elle ne gâcherait pas tout par son caractère soupe au lait, pas tout de suite ! « Oh tu crois ? Ben écoute je vais tenter de faire les modifications, puis je viendrais voir si c'est ce que tu disais. Et si oui si effectivement ça s'avère plus pratique, alors j'adopterais ta manière. D'ailleurs tu pourrais peut-être voir si tu ne pourrais pas enseigner ton art aux sentinelles qui sont chargés de les construire »

Enfin certains peu doués ne persévéraient pas dans cette voie, mais normalement ça faisait aussi parti de leur culture. Et sur ce point là, son cousin tout neuf se voyait offrir une opportunité pour s'intégrer tranquillement aux naoris qui ne rejetteraient certainement pas cette idée « Enfin c'est une idée, après tu préfères peut-être ne pas trop divulguer tes astuces de constructeur » Spontanée comme toujours elle n'envisageait pas toujours tous les tenants et aboutissants d'une situation. Mais heureusement les paroles prononcées à l'intérieur de cette cabane ne portaient à conséquence que pour eux deux.

La Naori distinguait comme une envie dans le son des paroles du jeune homme à défaut de  bien les entendre
« Que vous manque-t-il pour être bien installer ? Pourrais-je vous dépanner à propos de quelque chose ? »

Elle s'avançait beaucoup Tamara, à part son métier, ses poteries et les petites réserves qu'elle glanait pendant la saison chaude, elle n'accumulait pas énormément de richesses. Mais ça ne comptait pas véritablement pour leur peuple, se contenter de ce qu'on trouvait, sans en abuser demeurait le maître mot

« Ah pourquoi c'est trop important pour qu'un homme le fasse » S'exclama la sentinelle plus vivement qu'elle ne le souhaitait. Les sourcils froncés elle butait sur la vision du monde de Ciro, n'y pénétrant qu'a reculons, refusant éventuellement d'admettre ce que sous entendait ses paroles.

Si bien qu'elle ne se manifesta rien devant l’adhésion que remportait l'apaisement des vieilles histoires. Enterrer la hache de guerre, bien entendu, eux, héritiers d'un passé dont tout leur échappait pourquoi porteraient les querelles des ainés sur leurs frêles épaules ?
« Oh parfait, veux-tu que je vienne avec toi apporter l'invitation en personne ? Comme ça nous jouerons aux boules de neige sur le chemin ... »

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9 JANVIER 2118

Depuis toujours, sa famille se limite à sa mère et sa sœur. Elles sont les deux seuls piliers de son toit. Si elles ont toujours été dures avec lui, Ćiro les aime. Il porte ces deux femmes dans son cœur et accepte qui elles sont. Il ne veut pas baisser les bras, il ne veut pas confirmer toutes ses choses qu’elles pensent de lui. Toutes ses choses qu’elles lui imposent. Il sait, au fond, qu’il ne doit pas dire oui à tout, qu’il absurde, qu’il est trop docile, trop soumis, il sait. En réalité, il en toujours eut conscience, mais il ne voit pas d’autres chemins. Que faire pour éviter de se retrouver balancer dans les eaux ? Éjecter par celles qui partagent son sang ? Il ne veut pas en arriver là. Alors plus elles ont besoin de lui, plus il est heureux. Cela confirme qu’il fait partie de cette famille, qu’il est un frère et un fils. Qu’il n’est pas remplaçable.

De savoir qu’une cousine à lui est encore en vie, cela lui réchauffe le cœur. Car aujourd’hui, sa famille s’agrandis. Cela dépasse les Kovariis. Cela dépasse les frontières des tribus et impose une simple réalité : les âmes sont des âmes et aucune religion, aucun clan, ne devraient les empêcher de ses lier les uns aux autres. Alors il veut sincèrement inclure Tamara à sa vie. Il veut aussi faire partie de sa vie. Peut-être que si l’île n’était pas invivable, il n’aurait jamais su qu’elle, elle est là. Avec sa poterie, dans une vieille maison de bois. Oui, aux yeux de Ćiro, cette rencontre est un coup de pouce de la déesse. Elle lui dévoile une nouvelle route, une nouvelle aventure. Elle casse volontiers ses journées habituelles pour lui faire découvrir qu’il y a encore beaucoup de choses, dans ce monde, qu’il ignore. Ćiro a l’impression d’être encore un adolescent. D’apprendre de ce monde, de chaque jour. Tamara, d’ailleurs, est une perle. Il ne perçoit rien de mauvais en elle. La jeune femme n’est que douceur et il n’est tellement pas habitué à ça, qu’il se sent fondre. Elle arrive à le réchauffer bien plus qu’une flamme dans ce froid inhabituel. C’est si appréciable qu’il ne cesse de rougir, pas du tout intimidé par sa cousine, mais surtout étrangement comblé par tant de gentillesse.

« C’est une belle idée, je suis d’accord ! Notons quelque part cette date et ne l’oublions jamais. Quoi qu’il arrive, offrons-nous quelque chose pour se rappeler cette heureuse journée. » Tout de suite, il imagine cent idées de choses qu’il peut lui offrir. Des broutilles, des choses plus onéreuses, des friandises peut-être. Il aime l’idée de préserver ce moment, de ne se souvenir que du positif et du bonheur de cette rencontre. Il ne peut, alors, s’empêcher de regarder la jeune femme dans les yeux avec admiration. A son âge, il ne s’attend pas à découvrir grand-chose de la vie, mais aujourd’hui, il est surpris par l’impossible. Il ose, un instant, rêver d’une vie où son père se tenait là, à sa place. Peut-être que la mère de Tamara était installée exactement là où elle se trouve actuellement. Ainsi, Niamy aurait souri à sa sœur, tout comme Ćiro souri à sa cousine. Ils sont la nouvelle génération et le futur. Peut-être que demain, se seront leurs enfants qui se tiendrons ici, qui sait ?

« Me montrer ? Une bataille ?! » Il réfléchit, mais sait bien que non, alors bouge négativement sa tête. « Je ne suis pas un guerrier, je ne peux pas participer à ce genre de violence. » Il se gratte alors la tête, essayant de visualiser ce à quoi ça peut bien ressembler, une bataille de boules de neige. « En quoi est-ce amusant ? » Parce que vraiment, il n’en a aucune idée.

Ćiro a toujours trouvé du réconfort à travailler le bois. Depuis petit, il se sent attaché à la forêt et aux arbres. Il se sent apaisait par cette matière et par ces grandes cimes allant très hauts. Il n’y a rien de plus satisfaisant que de transformer une branche de bois en quelque chose de plus beau encore. Oui, c’est utile un arc et une lance, mais il faut respecter l’arbre qui permet cet outil. Il n’a ainsi jamais voulu faire les choses à la chaîne, préférant prendre son temps pour chaque fabrication. C’est un passionné, il sait toujours ce qu’il fait et pour qui il le fait. Il a réussi à développer un sens particulier, surtout pour les arcs. Il aime les faire évoluer, grandir, les adapter davantage à ceux qui les utilisent.

« Oh, non, non, c’est une merveilleuse idée ! Je suis pour le partage, ça serait triste de mourir sans avoir transmis le peu de choses que je sais, non ? » Ainsi, il pourra remercier ceux qui ont montré tant d’hospitalité sa tribu. Il ne peut pas rêver mieux comme manière, même s’il sait que les Naoris sont déjà bien assez doué comme ça. Peut-être qu’une fois que la maison sera prête et qu’il aura plus de temps. Il a des priorités, le jeune Kovarii, et il ne peut pas tout abandonner pour aller discuter bois et astuces avec les sentinelles. « Pour l’instant, nous nous en sortons, j’essaye surtout d’améliorer la structure de la maisonnette dans laquelle nous sommes installés. Si j’ai besoin de quoi que ce soit, je reviendrai vers toi. Je suis content de savoir que je peux compter sur ton aide. » Il ne sait jamais ce que sa mère va lui demander plus tard, ou sa sœur. Souvent, il improvise, il fait ce qu’il peut. C’est bien de se dire qu’à l’avenir, il aura un repère. Quelqu’un vers qui se tourner, en cas de question.

La question de Tamara le surprend. C’est vrai que sa tribu est différente, et donc, par conséquent, ce qui est normal pour lui, ne l’est pas pour elle. Il se doute que sa position chez les Kovariis ne soit pas quelque chose de facile à comprendre. Alors, comment l’expliquer sans lui faire peur ? D’ailleurs, pourquoi ça lui ferait peur ? Il ne sait pas. « Eh bien, ce sont les femmes qui dirigent les expéditions. Je peux peut-être les aider à porter les rations, pour qu’elles soient plus libre dans les recherches, mais ce n’est pas… mon rôle. »

Heureusement, d’ailleurs, que ce n’est pas son rôle. Le pouvoir, il le laisse volontiers aux femmes. Elles sont, après tout, les représentantes de la Déesse. Celles qui donnent la vie, celles qui donnent la mort. Et puisqu’il a beaucoup à faire ici, il ne peut pas simplement suivre son cœur et partir sur l’île. Cela serait trop stupide et un peu suicidaire. Comme une invitation à le bannir, lui, l’un des rares hommes.

« D’accord ! Viens donc. » Il se lève, réajuste son écharpe et est prêt. Il se demande bien comment sa famille l’accueillera, comment elles vont réagir, mais il sait que ça ne peut être que rassurant. Après tout, elles auront moins l’impression d’être des étrangères sur une terre dangereuse.



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