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˜˜˜˜˜˜Grief. Lost. Are you ok? [Chiraz & Elijah]
maybe life should be about more than just surviving


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04/01/2018 Arméthyse Krikja 79 Eliza Taylor obsession27 (ava) Justayne (signa) Professeur / Diplomatie + Soins 10


Sujet: Grief. Lost. Are you ok? [Chiraz & Elijah]
Sam 6 Jan - 23:15

La vie alentour était plus que mouvementée. Tout le monde était perturbée. Le facteur commun à tous était atterrissage, qui datait de quelques jours. Et encore, Chiraz était restée bloquée à ce jour. A ce mauvais moment qu'était la mort de sa mère. Elle avait encore la sensation de la tenir dans ses bras. De hurler et pleurer à chaude larmes. La priant de revenir. De tenir le choc. De ne pas la laisser toute seule. Clamant qu'elle ne parviendrait jamais à faire quelque chose de sa vie ou de ses dix doigts sans sa mère. Même si elle avait su quoi faire de sa vie en étant sur l'Odyssée, qu'elle avait trouvée sa voie en donnant des cours de littérature anglaise. Et pourtant, voir sa mère s'éteindre lui donnait la sensation de réellement tout perdre. Et c'était bien le cas. Tout un univers autour de Chiraz c'était effondrée. Elle était déjà une adulte au moment de la mort de sa mère, mais elle en avait davantage conscience à présent. Et ça pesait lourdement sur ses épaules. Avec cette terrible sensation de plus pouvoir se confier totalement à personne. La douleur, toujours trop présente dans sa poitrine. Et le fait de réalisé que ces proches pourraient mourir à tout moment. Développant donc une volonté de se restreindre à un faible entourage, pour moins souffrir à l'avenir. Une idée certainement sotte, mais pas si stupide en soi. Elle voulait avant tout se préserver. Et préserver les autres du chagrin qu'elle ressentait actuellement pour sa mère, si jamais il arrivait quelque chose à Chiraz, elle ne voulait laisser personne dans l'état où elle se trouvait maintenant, derrière elle.

Mais même si la vie s'était éteinte pour de nombreuses personnes à cause de cette arrivée sur terre. La vie demeurait aussi. Bien moindre. Une infime partie survivait à présent. Et c'était maintenant ça, le plus important aux yeux des autres. Continuer à vivre, du moins, tenter de créer une sorte de campement dans l'optique de survivre et de réussir à un semblant de vie. Chiraz ne s'en sentait pas réellement capable. Une couchette lui avait été attribuée, et depuis plusieurs jours, elle ne l'avait pas réellement quittée. Oubliant même parfois de se nourrir, ce qu'elle essayait pourtant de faire quotidiennement. Et même s'il était encore trop tôt pour elle, de recommencer à vivre, de recommencer à parler. Elle essaya de se mettre un grand coup de pied dans le derrière pour ne pas se laisser dépérir. Surtout parce qu'elle avait essayé de garder la tête froide, de ne rien laisser réellement paraitre, pas lorsqu'elle avait parlé avec Sam en tout cas, qui se trouvait dans la même situation qu'elle. Outre lui et Emilia, Chiraz n'avait plus parlé à personne d'autres. Comme si parler demandait un trop grand effort. Alors en se levant ce matin-là, elle décida qu'il était peut-être temps d'essayer de nouveau... Essayer de ne pas pleurer pendant une journée serait déjà un exploit. Ne plus être le bébé à sa maman, mais bien une adulte. Une adulte pouvant être solide. Oui. C'est avec cette optique-là qu'elle alla se chercher à manger. Et se faisant, elle était tout droit aller vers une personne seule. Qui semblait seule, en tout cas. Elle ne le connaissait pas, bien que son visage lui soi un peu familier. Elle ne lui avait jamais réellement parlé. Elle ne s'en souvenait pas, en tout cas.

Elle prit place vers cet homme. Pas encore certaine de ce qu'elle pourrait dire ou faire. Trouvant même sa démarche complètement stupide. « E...Elijah.. C'est ça ? Tu.... Tu trouves tes marques...? » Une tentative de discussion peut-être bien trop directe. Mais elle continuait de se prendre la tête. Se demandant ce qu'il allait penser d'elle. S'il n'allait pas trouver cela trop étrange qu'elle vienne lui parler ainsi, lui posant des questions alors même qu'il n'avait rien demandé et surtout parce qu'ils ne se connaissaient ni d'Eve ni d'Adam. « Euh... je veux dire... je peux m'installer là ? Près de toi ? S-Sans forcément discuter... si tu en as pas envie... Je....» Une seconde tentative encore plus déplorable. Bien incapable de terminer une phrase. Bégayant alors que ça ne lui était presque jamais arrivée. Intimidée parce qu'elle n'avait pu la moindre assurance. Plus la moindre joie en elle. Son coeur était trop meurtri pour réellement pouvoir nouer quoique se soit avec quelqu'un. Elle avait été trop stupide de se laisser dans une telle aventure aussi rapidement. Elle n'avait pas même songé que la discussion pouvait mal se passé, et si ça devait être le cas, ça la ferait seulement souffrir davantage.


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24/03/2017 bbchat Liam Cohen, Saoirse Crowley, Cassandre Darcy, Near Reinhart 1158 Cillian Murphy Avengedinchains, signa Perséphone, gif profil Murphy Lux aeterna ♥ Psychologue blasé ne demandant qu'à être surpris, à nouveau emballé par cette voie qu'il a choisie. veilleur de nuit, stratège Blue for the win, Odysséen. 110
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Sujet: Re: Grief. Lost. Are you ok? [Chiraz & Elijah]
Ven 12 Jan - 2:29



Grief. Lost. Are you ok?


Elijah & Chiraz


Le choc est passé, les morts sont enterrés : ils peuvent penser à la suite, à cette terre. Ils doivent reconstruire, tenter de se construire une sorte de campement pour se protéger d’un extérieur qu’ils ne connaissent pas. Certains ont déjà fait un repérage, trop curieux de ce qu’il en était. Pas lui. Enfin si. Il y a les Naoris qui ont bien voulu leur donner un coup de main mais il n’a pas véritablement parlé avec eux. C’est étrange de découvrir tout ce monde qui est comme nouveau, totalement différent de l’ancien, de celui qu’ils se sont imaginés.

Lui ? Il ne s’imaginait rien. Quand ils ont envoyés les Cent et dit des mois plus tard qu’ils descendaient sur Terre, il était juste content de savoir que l’air était respirable. Les Cent leur ont au moins appris ça. Il ne ressent rien à propos de cette terre qu’il découvre à peine. Il ne s’extasie pas. Il veut juste pour le moment qu’ils reforment un groupe et que tout tourne comme c’était le cas sur l’Odyssée. Il ne veut pas que les choses changent même s’il sait pertinemment qu’elles changeront, que leur système ne sera plus le même parce qu’il n’aura aucune raison de rester le même. Le Conseil le comprendra comme un grand c’est simplement ça, c’est l’évolution. Les Terriens ont eu leur évolution et maintenant c’est leur tour. Ils s’y prennent juste des années trop tard.

Ils vont être perdus, complètement à côté de la plaque mais c’est fun dans un sens, ça va lui permettre de les observer hors de leurs sentiers battus, ça va lui permettre de se connaitre un peu mieux aussi. L’Odyssée c’était sympa comme idée, tous dans la même galère, y’avait juste à suivre certaines règles et tout était géré. Ici il a l’impression que tout le monde va vouloir se mêler de tout et que ça va être le gros bordel et il déteste ça. C’est pas rassurant quand tout échappe au contrôle. Ce n’est pas le présent qui l’inquiète c’est le futur et ce qu’il risque de se passer. Ça l’angoisse un peu mais ils s’en sortiront comme ils l’ont toujours fait, pas vrai ? S’ils ont réussi à plus ou moins s’organiser ça reste l’agitation autour d’eux tellement y’a des choses à faire. Cette agitation il préfère en rester loin mais pour le moment en plus de veiller la nuit, c’est tout ce mouvement incessant qui l’empêche de se concentrer. Il devrait songer à récupérer de la veille mais il en est tout bonnement incapable. L’a jamais été insomniaque, ce n’est pas ça. C’est simplement qu’ils sont tellement débordés que y’a pas moyen de s’endormir même pour juste une micro sieste.

Il les observe trop savoir où se placer dans ce campement qu’il n’a pas pris le temps de connaitre, face à ces gens avec lesquels il n’a pas d’attache. De ce qu’il sait, elle s’en est tiré alors c’est tout ce qui compte. Ils auront peut-être le temps de parler à un moment où à un autre mais avec tous ces blessés elle doit avoir quoi faire et lui avec tout ses …  il secoue la tête. Le mode survie s'est enclenché pour la plupart alors les séquelles il verra pour plus tard ou plutôt non, qu’ils le laissent tranquille et ça sera tout aussi bien. Il préfère encore partir découvrir cette terre qu’ils ne connaissent pas plutôt que de les aider à construire quelque chose qui s’autodétruira de toute façon puisqu’ils n’ont jamais réussi à penser ensemble, qu’ils ont toujours été les uns contre les autres, tous contre un Conseil qui tentait de les aider au mieux. Personne n’aurait fait de façon différente, ça c’est la seule chose dont il est certain.

« E...Elijah.. C'est ça ? Tu.... Tu trouves tes marques...? » Il ne réalise pas tout de suite qu’on lui parle. Il réalise qu’il s’est installé à l’endroit où ils ont décidé qu’il serait l’idéal pour les repas. Y’a comme un air similaire à avant, c’est rassurant et pourtant il n’a pas faim. C’est le stress et la fascination de cet inconnu qui se mélangent et qui le font redouter de manger quelque chose d’ici, de pas forcément très sain, de forcément très radioactif. C’est bête hein alors qu’il est curieux des survivants de la terre le voilà qu’il se méfie de leur bouffe.

« Pas vraiment ? » Il n’en était pas certain, était comme songeur face à ses propres paroles. « Désolé, j’ai un peu du mal à replacer les noms sur les visages depuis qu’on a atterri. C’est un peu confus. » Il n’était pas certain de la connaitre, il l’avait peut-être croisée dans les couloirs, échangé deux trois mots en passant, par simple politesse. Il ne parvenait simplement pas à se souvenir de son prénom. « Pas plus que toi j’imagine. » Ça le faisait sourire cette remarque. Pas plus que tout le monde, en réalité. Celui qui disait se sentir extrêmement bien dans ce nouvel univers totalement inconnu avec tout à refaire n’était qu’un menteur.

Ça servait à rien de mentir, surtout là, ça leur aurait servit à rien du tout. « Euh... je veux dire... je peux m'installer là ? Près de toi ? S-Sans forcément discuter... si tu en as pas envie... Je.... » « Tu peux rester. » Il était un peu brusque dans sa façon de faire mais elle était visiblement encore bien secouée par ce qu’il s’était passé. « Pas la peine de paniquer d’accord ? » Elle avait l’air de se filer une crise de panique interne. Il ne savait pas trop quoi lui dire, préférait attendre qu’elle se calme rien qu’un peu, déjà, si elle parvenait à parler de façon plus tranquille, ils pourraient parler, du moins, si elle en avait envie, sinon, rester en silence ça lui allait très bien aussi.


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Sujet: Re: Grief. Lost. Are you ok? [Chiraz & Elijah]
Ven 12 Jan - 14:36

Plus elle observait les alentours de son regard furtif et fuyant à la fois et plus elle se disait que l'agitation sur le campement ne cesserait jamais. Elle en doutait sérieusement. Et même si elle aurait certainement dû se porter volontaire pour aider, faire quelque chose, même la tâche la plus infime ou la plus ingrate, elle ne l'avait tout simplement pas fait. Le courage n'était plus là. L'envie encore moins. Bien sûr, elle avait conscience de ne pas être la seule à avoir perdu de la famille, elle le savait, mais ça ne l'empêchait pas de se morfondre. Il était difficile de remonter la pente et même si en soi, c'était égoïste de ne rien faire, de ne même pas se donner la peine comme tout ceux qui s'activaient pour rendre la vie possible ici, elle n'en avait peut-être simplement pas envie après tout. Sa mère n'aurait sans doute pas voulu la voir dans un état pareil, pas voulu qu'elle se laisse aller ainsi, mais c'était ainsi pour le moment. Et Chiraz n'avait pas encore la force de se relever. Elle se donnait du temps pour essayer de surmonter cette tragédie. Mais elle voyait mal comment elle pouvait s'en sortir. Pas seule, sans doute, mais elle ne voulait pas réellement se laisser approcher. Même si elle se décidait tout juste à essayer de renouer un petit peu avec le commun des mortels. Cela ne semblait pas si gagner. Pas avec cet homme en tout cas. Quoique. Elle s'était souvenue de son nom, de son visage et cela même si elle ne l'avait pas connu personnellement. Malgré tout, elle ne se souvenait pas de son métier, et mieux valait peut-être que ça ne revienne pas toute suite, parce qu'elle l'aurait certainement fuit comme la peste. Ou peut-être pas...

En tout cas, Chiraz s'était appliquée à lancer la conversation de la façon la plus maladroite qui puisse être. Et fatalement, il n'avait pu que répondre qu'il ne trouvait pas ses marques, forcément. Pas un Odysséen sur Terre n'aurait pu lui assurer que c'était le cas, que tout allait bien pour lui. Les choses iraient mieux, peut-être, mais pour l'heure, ça n'était pas le cas. Pour personne. C'était un nouveau départ à prendre, mais cela pouvait paraitre difficile et si dur de tout recommencer à zéro. Même si l'Odyssée avait été une bonne base pour apprendre de la vie, pour exister, la possibilité pour que la vie de là-haut puisse s'appliquer ici semblait réellement infime. « C..Chiraz... Wexforth... on se connait pas encore. P-Pas vraiment...» La blonde demeurait dans cette sorte de bégaiement. Cette peur de s'exprimer. Mais peut-être était-ce aussi le fait qu'elle s'était murée dans le silence pendant plusieurs jours. Les mots sortaient déjà difficilement, sa gorge la tiraillait même un peu, et les bruits qui émanaient d'elle semblaient à moitié brisés. Comme si sa tristesse entachait jusqu'à son vocabulaire. A l'évidence, elle ne pouvait pas reprocher à Elijah de ne pas la connaitre, peu de personnes la connaissait. Elle n'avait jamais fais de vague sur l'Odyssée, jamais été très visible non plus. Chiraz avait juste à compter le nombre si maigre de personne qui avait assisté à ces cours de littérature d'anglaise pour se rendre compte que bien peu de personne ne devait connaitre l'existence à la fois de ce cours et de sa propre personne. « Pas plus que toi j’imagine. » L'observant un instant, elle détourna de nouveau la tête, pour ne pas se montrer insistante puis elle hocha la tête. Une façon de répondre à sa réplique, même s'il devait plus constater de ce fait que lui poser la question. Mais elle trouva préférable de répondre, ne serait-ce que pas se hochement de tête plutôt que par des mots. C'était même plus simple.

Mais enfin, elle pouvait rester, il l'acceptait. Un sentiment qu'elle ne reconnaissait pas l'effleura alors. Du soulagement ? Ou peut-être bien une sorte de reconnaissance envers lui pour ne pas l'avoir rejeté. Si elle avait trouvé que ce début de discussion était mal engagé, qu'elle avait cru qu'il l'enverrait chier, elle ne pouvait que constater que les choses s'amélioraient. Que tout n'était peut-être pas si sombre autour d'elle. Il restait de l'humanité, là, quelque part, même si elle avait bien dû mal à le voir encore. Elijah venait d'apporter un semblant de faisceau lumineux pour percer à travers ces ténèbres-là. Et maintenant, il lui demandait de ne pas paniquer. Wexforth se figea un instant. Était-elle réellement capable de se calmer ? Elle en doutait vraiment. Préférant ne pas répondre. Elle pointa simplement le plateau qu'elle tenait entre ses mains et désigna les quelques légumes. Depuis ces derniers jours, elle n'avait mangé que par survit et pas par envie, mais elle ne doutait pas que ça soit le cas pour tout les autres aussi. « J-Je me suis servie avant qu'ils ramènent d..des champignons bizarres... s-si t'en veux...tiens. » Sans vraiment le laisser choisir, elle déposa une carotte dans la main de l’Odysséen. Cette tentative de partage et de dialogue était peut-être au fond, bien motivée par un principe de réalité pour essayer de palier à cette compulsion de répétition. Depuis l’atterrissage, Chiraz était rester coincée, psychologiquement sur la mort de sa mère, qu'elle vivait et revivait à chacun instant. Ne réussissant plus à réellement voir la vie ou la survie, c'était difficile de se déconnecter totalement de la réalité, mais l'épuisement morale la poussait de plus en plus à s'enfermer dans ce malheur et c'était peut-être bien pour cela qu'elle s'était mis un gros coup de pied aux fesses. Pour ne pas devenir une épave irrécupérable.« L-Les carottes rendent aimables...» Moins de bégaiement et déjà une tentative de sourire en direction d'Elijah. La blonde s'essayait à une petite plaisanterie, sans savoir s'il le prendrait mal ou non, en vérité, elle ne s'était pas posé la question. Sa maladresse était toujours là, même en essayant de briser la glace. Une plaisanterie qui aurait pu signifier plusieurs sens, soit qu'elle ne le trouvait pas aimable, soit qu'elle ne voulait pas la manger justement pour ne pas avoir à devenir aimable. Mais enfin, elle se gardait bien d'ajouter quoique se soit sur la signification de ses paroles. « Tu as pas été blessé pendant l’atterrissage ? »


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Sujet: Re: Grief. Lost. Are you ok? [Chiraz & Elijah]
Dim 25 Fév - 1:37






Grief. Lost. Are you ok?


Elijah & Chiraz


L’atterrissage forcé avait été dur pour tout le monde. Certains, cependant, se montraient moins touchés. C’était son cas. Il se sentait bien, n’avait pas ce poids sur la conscience d’avoir survécu. Il avait eu beaucoup de chance, comme tous ces autres qui tentaient de se reconstruire après un tel choc. Ce n’était pas évident, il pouvait le concevoir. C’est marrant d’un côté qu’elle lui pose la question, Chiraz, parce qu’il ne pensait pas que quelqu’un s’en soucierait, de savoir s’il va bien. Va-t-il bien ? Il s’en sort. C’est plutôt ça et c’est déjà pas mal. Il l’observe un moment à parler sans trop savoir où placer ses mots. Il s’est toujours un peu mis à l’écart, n’a pas vraiment souvent fait l’effort de connaitre des gens même si ça lui est arrivé, même s’il pourrait en reconnaitre certains dans cette masse si seulement il en avait envie. Il préfère garder ça pour plus tard. Pour le moment il y a celle avec qui il a peut-être parlé plusieurs fois avant le crash. C’est fort possible. Il ne ment pas en disant que c’est confus. Tout va vite et même si c’est nécessaire, c’est perturbant parce que même s’il faut aller de l’avant, cette avancée là, il ne l’aurait jamais cru possible.

Il finirait par trouver ses marques, par agir exactement comme il l’avait fait par le passé, avec une certaine indifférence parfois, selon les personnes qu’il croisait. C’était aléatoire, il ne pouvait pas vraiment dire ce qui le faisait se comporter de cette façon devant telle ou telle personne. Parfois c’était viscéral, il savait simplement que quoiqu’il fasse, rien ne fonctionnerait alors il abandonnait tout simplement et pour d’autres c’était différent. Il leur laissait une chance. Il se laissait une chance, peut-être aussi d’apprendre à les connaitre, de voir tout simplement ce qui allait se passer. C’est ce qu’il fait avec la blonde, avec Chiraz qui bafouille encore, qui ne semble pas très à l’aise ici.

C’est normal.

« C..Chiraz... Wexforth... on se connait pas encore. P-Pas vraiment...» « On peut dire ça oui, au moins maintenant je vois qui tu es. » Il resta un moment silencieux face à son hochement de tête et regarde la gamelle qu’elle lui tend. « J-Je me suis servie avant qu'ils ramènent d..des champignons bizarres... s-si t'en veux...tiens. » « Certains sont vénéneux, des champignons. » S’il a pu regarder sur la tablette des informations sur la terre mais jamais il ne s’est vraiment intéressé sur le sujet. C’est nouveau, ils doivent aller de l’avant. C’est à la fois excitant et effrayant. Il ressent toutes ces émotions comme chacun d’entre eux même si tous ne les vivent pas de la même façon ainsi embringuées l’une dans l’autre qui le font agir de façon étrange et parfois même contradictoire.

Elle lui tend une carotte qu’il regarde d’une drôle de façon. « L-Les carottes rendent aimables... » Il leva les yeux au ciel, amusé. C’était con. « P’être qu’on en trouvera tout un champ. Ça reste pas mauvais. » Du moins, ça restera toujours mieux que ce qu’ils avaient là-haut. Ça avait du bon de descendre sur terre même s’il n’avait pas faim. Pas depuis plusieurs jours, non c’était venu que depuis ce matin. Il y avait simplement cette impression de ne plus trop savoir quoi faire par ici, c’était bien pour cette raison qu’il s’était porté tout de suite volontaire pour veiller la nuit, pour ne pas avoir à rester d’attaque la journée. Le problème était qu’avec le manque d’appétit venait aussi le manque de sommeil. C’était sa façon de vivre les conséquences de l’atterrissage avec quelques jours de retard oui, chacun vivait un évènement de ce genre de façon différente et quoi de mieux qu’être psychologue pour déterminer ses propres troubles ? La carotte non terminée fut rendue à sa propriétaire. « Tu as pas été blessé pendant l’atterrissage ? » « Rien de bien grave, un bras malmené à cause du choc mais tout va bien. Si je fais attention, y’aura plus rien d’ici quelques jours. » Il avait fait deux trois tests de mouvements une fois sorti de l’Odyssée. S’il ne s’amusait pas à faire de mouvements brusques en tendant des bras au niveau de son épaule, il n’aurait plus rien au bout de quelques jours.

Certains s’en étaient beaucoup plus mal sorti.

« Tu sembles ne rien avoir eu de trop grave. » Elle bégayait, avait peut-être toujours parlé ainsi ou peut-être pas. Physiquement, du moins, il ne lui voyait aucune séquelle à l’œil nu. « Tu ne veux pas aller vers les autres ? » Il n’avait jamais été des personnes avec lesquelles on pouvait parler aisément, c’était étonnant qu’elle soit venue de son côté plutôt qu’ailleurs, vers une personne beaucoup plus sociable, faite pour vous mettre à l’aise.

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Sujet: Re: Grief. Lost. Are you ok? [Chiraz & Elijah]
Jeu 8 Mar - 11:51

C'était un début de connaissance qui se faisait. Il avait raison. Même s'ils n'avaient jamais vraiment discutés par le passé, peut-être même jamais d'ailleurs, il n'en restait pas moins que tout était encore possible. Car même si la blonde ne le voulait pas, la vie continuait. Elle essayait de se montrer prêtre à sortir de son chagrin, à avancer seule, comme elle devrait le faire, et pourtant, le manque de sa mère et la douleur de cette perte l'avait bien trop marqué. Tantôt elle voulait renouer avec la vie, et tantôt, elle sombrait dans des idées noires. Mais à quoi bon songer au pire ? Elle n'oserait jamais rejoindre sa mère, et surtout, celle-ci n'aurait pas voulu ça. Wexforth essayait donc de s'accrocher tant bien que mal. Elle essayait de repartir de zéro. Mais il semblait que même après quelques efforts, elle était rester au point mort. Elle doutait de pouvoir un jour surmonter ça, de réussir à prendre contact avec des gens, à avoir un entourage ici. Elle connaissait bien quelques personnes, elle avait quelques proches, comme tout le monde. Mais avec l’atterrissage, elle n'avait pas seulement perdu sa mère, elle avait perdu toute confiance en elle et en les autres. Et à en voir ses bégaiements, c'était plutôt mal parti pour s'ouvrir correctement. Il devait sans doute la prendre pour une handicapée mentale ou bien une dinguo. Peut-être un mix des deux d'ailleurs. Mais ça ne signifiait pas qu'elle n'essayait pas, au contraire, après lui avoir décroché un premier sourire en parlant des carottes et du fait d'être aimable, elle avait eu un petit instant de fierté. Il ne l'avait pas mal appris, même si elle n'était pas adepte de l'humour, ou en tout cas, qu'elle était bien souvent maladroite, il n'avait pas vue sa réplique d'un mauvais oeil. Et même si ça n'était qu'une toute petite victoire, c'était toujours mieux que rien.

Cependant, la méfiance était toujours la meilleure attitude à conserver. Il avait raison par rapport aux champignons, elle avait lu pas mal de choses dans sa vie, parce qu'elle adorait ça, mais la cuisine non, elle ne se souvenait pas avoir ouvert un seul bouquin de cuisine ou de survie. En fait, jamais elle n'avait pensé qu'elle verrait un jour la terre de ses propres yeux. Dans ses songes les plus fous ça avait été le cas, et pourtant, elle n'avait pas cru bon ou utile de se renseigner. C'était la vie là-haut qui avait compté, pas le reste. Et maintenant, le confort d'en haut n'existait plus. La lecture... non plus. Son plaisir avait été réduit à néant en même temps que sa mère. De quoi perdre la tête, sans doute.
Mais la carotte donc, il la refusa. Elle l'observa. Il disait qu'il n'avait que peu de blessures et qu'il irait bien dans quelques jours. Des égratignures comme elle. Les marques des sangles qui l'avaient bien trop serrées. Quelques coupures. Mais ça n'était pas tant son corps qui était marqué que son esprit. Chiraz baissa alors les yeux, de nouveau sur son assiette, elle se pinça la lèvre. Pendant une seconde, une infime seconde, elle avait réussi à ne pas penser à la mort de sa mère grâce à sa présence à lui, comme s'il venait de compenser le vide qu'elle ressentait à l'intérieur. Et le fait qu'il constate qu'elle n'avait rien, elle non plus, semblait-il, avait tout gâché en réalité. Comment lui expliquer qu'elle allait mal alors même qu'elle n'avait rien eu de grave ? Est-ce que quelqu'un sur ce foutu campement miteux la comprendrait ? Elle n'en doutait pas. Les gens dans son cas la comprendrait sûrement. Même si elle avait l'impression terrible d'être seule, ça n'était pas le cas, même si au fond, ça l'arrangeait de penser le contraire. Et expliquer son cas ? A quoi bon ?

Les larmes montèrent alors. Mais elle serra à la fois ses doigts autour de son plateau et sa mâchoire, ravalant celles-ci sans trop de difficulté. C'était un coup à prendre. « Non... Non, je... je n'ai rien. » Juste après cet aveu erroné et mensonger, il lui proposait d'aller voir quelqu'un d'autre. Sans doute sa compagnie le dérangeait-il. C'est de manière toujours aussi crispée qu'elle releva le nez pour le regarder, les yeux toujours un peu larmoyant malgré elle. « J'ai demandé si je pouvais venir vers toi, tu as accepté... Je t'ai dis qu'on était pas obligé de parler si tu en avais pas envie. » Légèrement plus froide, elle venait de le prendre carrément mal. Poussant un soupire, elle replongea à sa contemplation de son assiette et attrapa cette maudite carotte qu'elle fourra alors dans sa bouche. « Je m'excuserais pas de mon changement de comportement. Parce que...je te dois rien. Mais je voudrais bien rester vers toi quand même.... si tu me le permets ? Parce que toi... tu me regardes pas avec pitié, parce que tu me connais pas, ok ? »


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Sujet: Re: Grief. Lost. Are you ok? [Chiraz & Elijah]

 

Grief. Lost. Are you ok? [Chiraz & Elijah]

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