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˜˜˜˜˜˜Trying to understand each others ? [Chiraz & Caleb]
maybe life should be about more than just surviving

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04/01/2018 78 Eliza Taylor obsession27 (ava) Justayne (signa) Professeur / Diplomatie + Soins 61


Sujet: Trying to understand each others ? [Chiraz & Caleb]
Sam 6 Jan - 18:51

Deux ans depuis le jour où elle avait perdue sa mère. Chiraz ne faisait que ruminer davantage ce jour funeste et cette atterrissage sur terre. C'est en septembre que cela avait fais deux ans jour pour jour. Et depuis deux mois maintenant, elle ne faisait que penser à sa défunte mère de plus en plus. Jamais elle n'avait cessé d'y penser. Mais à chaque fois que le jour de sa mort approchait, elle y pensait davantage. Pensée qui redoublait après ce fameux jour et cela continuait ainsi. Elle était certaine de ne jamais réussir à oublier. Le manque ne faisait que grandir avec le temps. Et puisque la blonde était dans un processus de changement, une volonté de s'ouvrir un peu plus, il lui fallait un peu de changement. Ne plus autant rester sur place que ce qu'elle avait fais depuis que le nouveau campement Odysséen avait été établie près du gouffre du métro. Un rapprochement nécessaire avec les cent, mais s'en s'éloigner des Naoris non plus. Un choix réellement pratique et utile. Elle allait pouvoir en profiter aujourd'hui. Parce qu'elle s'était décidée à sortir.

Elle s'était peut-être bien levée du bon pied. Mais elle avait trouvé le courage nécessaire pour partir. Persuadée qu'elle allait s'en sortir. Que le chemin ne serait pas si long, alors même qu'il l'était réellement. Elle devrait parcourir de nombreux kilomètres avant d'atteindre son but. Mais l'espoir de revoir certains amis, de prendre des nouvelles la motivait réellement. Sauf que son voyage serait plus long que prévu. Parce que dès son départ, elle n'avait pas pris la bonne direction. S'enfonçant entre les arbres, continuant tout droit, toujours tout droit. Se répétant le même mantra sans cesse je vais bientôt arrivée. De temps à autre, elle se souvenait connaitre certains chemins. Sans réaliser une seconde qu'elle se rapprochait davantage des vestiges de l'ancien campement de l'Odysée plutôt que du campement des cents.

La malchance la frappa encore plus, puisque fatiguée, elle prit une pause. Se stoppant un moment, assise pour grignoter quelques champignons des bois qu'elle savait comestible. Un feu improvisé sur le sol qu'elle avait eu grand mal à faire, par manque d'habitude. Mais elle s'en sortait, avec la persévérance, même si ça pouvait très vite l'agacée. Machouillant ce presque bon repas en silence. Elle se figea subitement lorsqu'une brindille se mit à craquer derrière elle. Cessant sa mastication, elle s'arrêta de bouger et de faire du bruit, essayant de se concentrer davantage sur son ouïe. C'est ce léger son qui la fit paniquer. Une respiration si faible qu'elle ne l'aurait pas entendue si elle n'avait pas cessé de manger. Chiraz se releva alors, tournant la tête en direction d'un lynx qui l'épiait. Autant dire que la blonde était loin d'être stupide. Elle avait bien saisit qui était la proie de l'animal : elle. Bougeant rapidement sur ses pieds, elle observait autour d'elle, déjà paniquée qu'il ne fasse d'elle son quatre heure. Avec une rapidité déconcertante, elle remarqua un arbre, ni trop haut, ni trop bas. Elle espérait réussir l'ascension sans trop de mal. Sans se retourner, elle ne pouvait qu'imaginer la bête élancée à ses trousses et elle préférait largement ne pas perdre de temps à sauver sa peau plutôt que vérifier si la bête était bien là. Et déjà, la panique qui la parcourait de la tête aux pieds lui suggérait d’appeler à l'aide. Sans oublier qu'elle se trouvait sur terre et que la langue des natifs n'est pas l'anglais mais bien le trigedasleng, essayant de puiser dans sa mémoire à la va vite pour trouver quelque mot à dire. Et déjà, dans une approximation, elle hurlait pour de l'aide mais aussi dans l'espoir d'effrayer l'animal : « Ciseaux ! CISEAUX !*» Se hâtant de s'accrocher à l'arbre, elle se hissait aussi vite qu'elle pu. Son coeur tambourinant dans sa poitrine si violemment qu'elle le cru bien capable de s'échapper de sa poitrine pour assommer la bestiole. Quoiqu'un coeur ne pourrait pas l'assommer en réalité, mais c'était peut-être bien un débat à ne pas avoir maintenant ! Atteignant une grosse branche, elle y déposa sa main et parvint à venir s'y installer.

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18/12/2017 Léonard // Parnassius 181 Michael Fassbender Parnassius Zoologie // Orientation 236


Sujet: Re: Trying to understand each others ? [Chiraz & Caleb]
Dim 7 Jan - 13:02



Each others
Caleb & Chiraz

We all have forests on our minds. Forests unexplored, unending. Each one of us gets lost in the forest, every night, alone.»

Armand Amar - Terra Incognita

Le temps tend à adoucir les maux, c’est c que tu te dis toujours dans de telles situations… Tu ne pensais pourtant pas que voir ce qu’il reste de ton habitation écrasée au sol puisse être à ce point déstabilisant. Tu pensais que tu allais t’habituer à ne plus être à la cime du grand arbre pourtant c’est tout l’inverse. Tu te prends souvent à regarder vers le haut des cimes en te demandant si tout cela n’est pas qu’un mauvais rêve dont vous allez tous vous réveiller un jour où l’autre… Es-tu naïf? Non. Ta tribu ne méritait pourtant pas ces dégât et alors que tu évolue entre les Naoris et les rescapés Kovariis tu sais qu’il va falloir se relever, avancer et laisser cela derrière vous au lieu de t’apitoyer.

La journée est fraiche, les bois semblent calmes en ce matin d’hiver, l’humidité semble palpable dans la masse du léger brouillard que tu déplaces lorsque tu marche. Tes pas sont sûrs, silencieux, tu as parfois l’impression et l’orgueil de te dire que même le fin manteau de brouillard ne se déplace pas sur ton chemin, que personne ne pourrait te suivre au coeur de ces bois ; C’est un peu ta naïveté à toi.
Il semble que la nature se remette à merveille de la tempête, les arbres tombés sont nombreux, tu as retrouvé plusieurs fois des animaux tombés lors de l’incident, leur corps froid trempé de pluie, le poil collé aux feuilles et leurs yeux vitreux grands ouverts sur ce qui les entoure ; Chacun n’a pas eut de chance lors des derniers évènements ; Ils n’ont épargnés personne.
C’est sans doute pour ça que tu y es aller ce matin, te glissant dans les cimes sombres des arbres entourant le camp de ces êtres dont les habitudes diffèrent tant des vôtres, comme s’ils avaient pu avoir plus de chance que vous dans leurs moeurs que tu ne réussis pas à comprendre… Et tu as eu la tristesse de constater qu’au final, ils ne valaient pas mieux que vous et que leur lieu de vie en avait pâtit autant que le vôtre.

Lorsque tu l’as remarqué au sortir du campement, tu as refermé les doigts autour de l’écorce, te faisant la plus discret possible. Sur le moment tu n’y porta guère attention, la laissant aller où bon lui semblait alors que tu restais tel un corbeau à veiller le campement. Puis la curiosité gagna du chemin alors qu’elle s’était déjà enfoncé dans les bois. Descendant prudemment de l’arbre qui te protégeait jusqu’à présent et après t’être assuré que personne n’était là pour te voir, tu trouva rapidement la trace de la jeune femme, te glissant dans ses pas sans perdre une seconde ; Il était tôt, très tôt, où pouvait bien se rendre une jeune femme seule, visiblement non armée alors que le reste de son campement dormait encore ou commençait à peine à s’éveiller…
Tu ne tarda pas à la savoir juste devant toi, là bas, visible entre les pieds des arbres, cheveux blond jurant sur le vert profond de la forêt et tu te mis en tête de la suivre car plus elle s’enfonçait entre les troncs, plus tu la voyais s’approcher de chez toi. Que pouvait-elle bien vouloir? Ne pouvait-elle se contenter de rester auprès des siens? Votre village n’était-il pas déjà sujet à assez de difficultés comme cela?
Tu aurais pu te douter qu’elle voulait simplement rejoindre l’endroit où ils étaient tombés il y a quelques temps de cela, ce bâtiment gigantesque tombé du ciel à seulement quelques pas de chez vous… Non, tu t’étais mis martèle en tête : Elle se dirigeait vers le village.

Lors de sa pause, tu opta pour la vue aérienne, grimpant le long d’un large tronc de façon à pouvoir l’observer avec une part d’amusement mélangée à cette incertitude de la voir ici. Si son feu était misérable, tu pouvais au moins lui accorder qu’elle avait réussit à le lancé malgré l’humidité des sous-bois.
Observant les alentours c’est à ce moment que tu commença à te demander si tu n’avais pas eu tord sur sa destination finale ; la tempête avait fait des dégâts, peut-être cherchait-elle de quoi retaper leur campement du côté du monstre colossal d’où ils venaient? Des survivants, encore? Tu te senti idiot l’espace de quelques secondes…
Perdu dans tes pensées tu en fut tiré en la voyant se relever soudainement, ajustant ta position dans l’arbre tu fronça les sourcils pour observer autour de vous ; Celui qui est dans les arbres voit plus loin qu’au sol, tu ne t’y cachais pas pour rien ; Et c’est là que tu remarqua un mouvement dans les fougères entourant la jeune femme. Tu ressera toi même la prise que tu avais autour de l’écorce. Simple réflex. Tu commença à descendre de l’arbre lorsqu’un autre entra en ligne de mire pour observer ce qu’il se passait ; Il n’avait pas fallu plus de quelques secondes pour que l’animal ne jaillisse derrière l’inconsciente et tu ne donnais plus cher de sa peau à la seconde même où tu touchais le sol ; T’apprêtant à te mettre en route pour rentrer au village. Inutile de rester plus longtemps dans les parages.

« Ciseaux ! CISEAUX ! » Ton sang se glaça une seconde ; Évidemment ton cerveau ne compris pas immédiatement ce qu’elle voulait dire, il ne chercha même pas à comprendre à vrai dire, c’est l’intonation désespérée qui te parvins en premier lieux… Et tu ne pu que revoir ce jour où toi même tu avais crié à l’aide il y a des années de cela, ta voix s’évanouissant dans le coeur de la forêt sans que personne ne puisse y répondre. Tu serra le poing, arrêtant tes pas et tournant la tête vers la direction d’où venait le cri.

Lorsque tu arrivas à leur hauteur, glissé derrière le feuillage dense d’un bosquet, tu pu apercevoir le félin au pied de l’arbre, pelage parfait, une musculature laissant comprendre que l’animal avait la force nécessaire pour survivre dans le milieu hostile dans lequel il vivait ; Il ne lui faudrait très certainement pas très longtemps pour arriver à la hauteur de la débarquée.
Un bond, un autre, sans trouver de prise sans que ses griffes n’arrachent l’écorce et qu’il ne retombe en arrière. Tu te maudis, ne pouvant rester ici à regarder l’animal continuer quoique tu n’ai pour habitude d’intervenir dans la chaîne alimentaire…
C’est pour cette même raison que tu te décides à te montrer à ciel ouvert, ayant préalablement saisi le couteau que tu porte à la ceinture. Tu aimes les bêtes mais elles sont sauvages et celle ci est affamée, elle chasse. Tu vois ses yeux ronds se tourner vers toi alors que tu avance lentement, mains à découvert. Pas de gestes brusques. La respiration de l’animal semble s’accélérer bien qu’il ne garde son calme, signe d’un certain inconfort à voir quelqu’un arriver sur sa zone de chasse, les pumas sont des fauves ; ils sont pourtant aussi délicats qu’un enfant. À mesure que tu ne t’approche tu prends garde à ne pas croiser son regard, les bras toujours visibles et les pas lents mais assurés.
L’animal a déjà reporté son attention sur toi, oubliant à première vu la cible parfaite que faisait l’inconsciente au dessus de vous ; Tu avances jusqu’à arriver au pied de l’arbre, le puma reculant à mesure que tu n’avances vers lui. Tu attends de le voir à distance
« En's ku. Yu na gon we. Yu na gon we.»
Tu te redresses enfin, avançant vers le fauve avec plus d’assurance et sans trembler une seconde. Tu es bien placé pour savoir que le moindre frémissement peut être remarqué par les animaux. Le moindre faux pas. «Gonnot Raun!»
Tu vois ses oreilles tourner alors que ta voix originellement calme l’invective, prenant appuis sur ses pattes arrières il lui faut à peu près aussi peu de temps pour fuir qu’il ne lui en a fallut pour sauter hors des buissons et alors que ses pas s’éloignent dans les bois, le silence retombe jusqu’à ce qu’un oiseau se fasse entendre, signe que le prédateur est loin d’ici.

Tu peux alors sortir le couteau caché dans ta manche pour le raccrocher à ta ceinture, laisser tes épaules retomber tout en jetant un oeil à la jeune femme derrière toi. Méritait-elle que tu te mettes toi même en danger? Ces gens sont peut-être tombés du ciel mais ici, ils n’ont aucune chance.
« Yu beda kom daun bak op gon yu kru. » Et si ta voix était douce envers le fauve, elle est désormais glaciale, sans ton intervention cette jeune femme serait sans doute le bon repas d’un puma ; Elle n’a rien à faire seule dans la forêt. Adulte de visage peut-êtr, mais pour toi elle n’est qu’une enfant.

(c) DΛNDELION


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Dernière édition par Caleb A. Hakara le Lun 8 Jan - 13:18, édité 1 fois

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04/01/2018 78 Eliza Taylor obsession27 (ava) Justayne (signa) Professeur / Diplomatie + Soins 61


Sujet: Re: Trying to understand each others ? [Chiraz & Caleb]
Dim 7 Jan - 17:06

La jolie blonde demeurait perchée dans son arbre. Terrorisée et le coeur frappant toujours dans ses oreilles et dans sa poitrine. Le souffle rapide, la bouche grande ouverte dans une tentative de retrouver une respiration plus convenable. Elle n'avait pas couru longtemps. Et pourtant, elle se sentait exténuée. Ce n'était pas tant à cause du chemin qu'elle avait déjà parcouru depuis son départ du campement que le manque d'habitude. Là-haut, sur l'Odyssée, il n'y avait pas réellement la place pour courir. Pas sur de très longue distance en tout cas, et mieux ne valait pas courir pour ne blesser personne. Et même si, arrivée sur Terre, elle aurait pu avoir davantage de place pour faire de l'exercice, elle ne s'y était pas vraiment intéressant. Pensant ne jamais réellement avoir besoin de savoir sprinter ou courir de façon correcte pour échapper à un prédateur. Et comment aurait-elle pu songer à cela, puisqu'elle ne sortait que si peu ? La malchance. C'était sans doute cela. Une simple sortie. Quelque chose que d'autres faisaient sans avoir de problème et elle, dès qu'elle mettait un pied dehors, il lui arrivait déjà des horreurs. Elle y songerait à deux fois, à l'avenir avant de sortir.

Enfin, si elle s'en sortait. Parce qu'elle commençait à en douter fortement à force de voir bondir l'animal. L'arbre déjà meurtri par les coups de griffes et la rage du félin désireux de l'attraper elle. La détresse dans ses yeux ainsi que dans sa voix, n'avait sans doute qu'attiser un peu plus l'appétit du prédateur. Réfléchissant à avec rapidité. Elle essayait de trouver des plans divers et variés pour se sortir de cette affaire. Mais elle ne voyait pas d'autres solution que d'attraper la petite lame dissimulée dans sa botte. Chiraz l'attrapa alors maladroitement. A deux doigts de la lâcher par terre, à peine extirper du soulier. Mais non, elle avait réussi à rester digne un minimum et à ne pas faire la bêtise de lâcher son unique chance de sauver sa peau. Quoique. Bien maigre chance. Parce que la lame était si petite, qu'elle se voyait mal réussir à terrassée l'animal. Et à vrai dire, elle n'avait pas du tout l'envie de tuer la bête. Elle n'en voyait pas l'utilité. La tuer pour la manger, pourquoi pas. Mais jamais elle ne pourrait manger une bestiole si grosse toute seule. Et elle ne pourrait pas non plus l'emporter au campement pour en faire profiter ses camarades. Un manque de force flagrant et surtout, le poids d'un animal qui devait bien se nourrir au quotidien. Mais le tuer, non. Même si c'était pour sa survie, elle n'avait pas envie d'ôter une vie. Ni humaine, ni animal. Elle était déjà presque incapable de taper dans une mouche. Mais pour sa survie, peut-être bien qu'elle devrait essayer de s'attaquer à celle-ci. Aussi grosse soit-elle. Même s'il était peu probable qu'elle s'en sorte. Elle ne s'imaginait pas bien comment une si petite lame pourrait ôter la vie d'une bête pareil. L'entailler, sans doute, mais rien de plus. Pas assez pour survivre. Ni pour gagner du temps et s'enfuir de nouveau.

Toujours dans sa réflexion et les yeux rivés sur le poil du lynx remuant sous ses pieds. Chiraz ne remarqua pas toute suite le Naori qui s'approchait, décidé à lui donner un coup de main. Ce n'est que lorsque la bête se détourna de l'arbre, et donc d'elle, qu'elle comprit. Suivant la direction du regard du félin. Elle fronça les sourcils, la lame serrée dans ses doigts alors qu'elle ne savait même pas réellement comment l'utilisée. C'est là, qu'elle vit la silhouette de l'homme qui approchait puis sa voix. Et enfin la réaction de l'animal devant cette voix parfaitement maîtrisée. Comment ne pas choquer Chiraz, alors qu'il approchait ainsi, qu'il parvenait à faire suivre un fauve juste en s'adressant à lui. Évidemment, elle avait cru voir que l'inconnu avait eu une posture particulière, tout comme il avait dû choisir minutieusement les mots qu'il avait prononcé. Les secondes paraissaient des minutes depuis un bon moment pour l'Odyssée qui avait la sensation d'être perchée là-haut depuis une éternité déjà, alors qu'il n'en était en réalité rien. Cet homme débarquait et en quelques secondes, l'animal n'était plus que l'ombre d'un mauvais souvenir.

Les yeux fixés sur l'horizon où le lynx avait disparu. C'est de nouveau la voix de l'homme qui attira son attention. Tournant alors ses deux yeux toujours aussi apeurés sur lui. Il avait parlé à cet animal et tout c'était très bien passé. Elle ne pouvait relever qu'un détail dans cette affaire, il était un natif. Au vue de la façon dont il s'exprimait en Trigedasleng, elle ne pouvait que le déduire de toute façon. Même si, elle ne pouvait que se questionner sur son origine. Etait-il un de ces Rahjaks, imposant et effrayant ? Peut-être bien. Peut-être même que les animaux savaient autant que les Hommes que ceux venus du désert sont sans doute les plus dangereux. Bien qu'elle n'ait pas de préjugé sur eux, n'en ayant toujours pas rencontré. Jusque-là, elle ne connaissait que les Naoris. Les autres tribus, elle en avait bien entendu parlé. Et d'après la description qu'elle avait pu avoir, elle ne pu que penser qu'il était un Rahjak. Parce qu'il ne semblait que peu sympathique, les traits et le ton dur, glacial aussi dans sa façon de lui parler, contrairement à la douceur particulière envers l'animal.

Tirant sur sa mémoire, Wexforth essayait de faire monter toutes les informations à son cerveau, parce qu'elle avait réellement l'impression d'être une gosse paumée dans les bois, à deux doigts de se faire dévorer par le grand méchant loup. Alors-même qu'elle n'avait absolument pas la carrure du chaperon rouge. Le silence s'imposait davantage et elle n'amorça aucun mouvement pour descendre. "Gon". Une expression qu'elle connaissait. Il avait simplement demandé à l'animal de partir et ça avait fonctionné. En serait-elle arrivée à une pareil issu si elle avait essayé dès le départ ? Sans doute pas. Et même si elle ne savait pas mot pour mot tout ce que l'inconnu avait dis, elle ne pouvait que faire des déductions grâce au vocabulaire que Rowena lui avait appris et tout ce qu'elle avait pu ajouter dans ces notes ensuite. Malgré cela, elle ne comprit pas ce qu'il lui disait à elle. Seulement deux mots dans une phrase qui lui paraissait déjà bien longue. "Gon" donc. Et "kru". La tribu. Sans doute lui disait-il de retourner à sa tribu. Mais était-ce un conseil ou bien un ordre ? Elle n'en avait pas la moindre idée. Mais l'attitude et le ton lui indiquait que c'était sans doute cette seconde solution. Les sourcils toujours froncés dans un pseudo air sévère, elle fixait le Naori sous ses pieds. Bien décidée à ne pas descendre de là toute suite. Car si le premier prédateur avait disparu, cet individu pouvait lui aussi en être un. Elle n'était pas stupide. « Mochof !» Un remerciement malgré la méfiance, elle ne perdait pas de vue les civilités et la politesse. Elle, qui prônait l'entente entre les tribus, elle ne voulait pas risquer de mettre en péril quoique se soit. D'autant plus qu'il était tout de même son sauveur. « Ai laik Chiraz kom Skaikru. Chon yu bilaik ? » Pas d'erreur dans ces mots. C'est ce qu'elle avait le mieux. Savoir se présenter et s'assimiler au campement était le plus important. Un moyen de briser la glace. Mais elle savait que la discussion allait être compliqué s'il ne parlait pas l'anglais du tout. Quoique. Sans doute que leurs chemins respectifs allaient se séparer bientôt puisqu'il semblait peu enclin à la voir rester là. Mais aussi une volonté de savoir d'où il venait. Et plus particulièrement, savoir qui elle devait remercier ainsi. « Ai laik fisa !» Un détail infime qu'elle utilisait pour lui faire comprendre qu'elle n'était pas dangereuse pour lui. Voulant constater s'il serait neutre ou non. Triturant légèrement la lame entre ses doigts, elle réalisa que ce geste pouvait porter à confusion. Elle la rangea alors à sa place initiale, dans sa botte. Un signe qu'elle ne lui ferait pas de mal. Espérant qu'il en ferait de même. Mais toujours sans descendre de son perchoir. Préférant voir comment il réagirait à présent.

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18/12/2017 Léonard // Parnassius 181 Michael Fassbender Parnassius Zoologie // Orientation 236


Sujet: Re: Trying to understand each others ? [Chiraz & Caleb]
Dim 7 Jan - 22:46



Each others
Caleb & Chiraz

We all have forests on our minds. Forests unexplored, unending. Each one of us gets lost in the forest, every night, alone.»

Armand Amar - Epi

Tu restes immobile ; Surveillant toujours la forêt d’un oeil. Tu es animiste, pas magicien et un animal affamé peut toujours revenir dans l’autre sens. Ça n’a rien à voir avec de la vengeance, il s’agit là seulement de la nature. S’il t’en veut de lui avoir voler son repas? Sans doute. Qui n’aurait pas des rancoeurs alors que la faim le tiraille. Mais tu ne peux te retenir de surveiller aussi cette jeune femme dont tu ne sais rien ; Si tu as toujours été très adroit avec le royaume animal il n’en va pas toujours de même avec les humains. Tu sais pourtant qu’il y a peu de chance pour qu’elle n’ait quoique ce soit contre toi. Sans doute est-elle assez intelligente pour se rendre compte qu’elle n’aurait de toute façon pas l’avantage… Quoique sa présence en ces bois, seule, tend à prouver le contraire…
Habituellement tu ne serais pas intervenu, tu l’aurais laissée seule face à son destin et pourtant voilà que tu es au pied de l’arbre et qu’au lieu d’être parti tu sembles attendre qu’elle ne descende. Qu’elle ne rentre chez les siens où son espérance de vie sera peut-être un peu plus longue… Peut-être parce que malgré tes grands airs, tes yeux froids et ta voix sèche tu n’es pas taillé pour laisser tout ces gens mourir. L’ouragan n’a-t-il pas déjà fait suffisamment de victimes? Tu as vu leur campement, il n’est pas plus gracieux que le vôtre et ne fait pas meilleure mine.

Tu entends son remerciement ; L’accent est peu élégant mais les mots sont reconnaissables. Tu peux lui accorder le crédit d’au moins essayer, d’apprendre, de faire ce que vous autres Naoris faites de mieux. Tu tournes alors les yeux vers elle, posant tes prunelles bleues sur les traits de son visage. Malgré l’air paniqué qu’elle arborait un peu plus tôt elle semble encore jeune, en forme, pas blessée. Tu ne réponds à son remerciement que d’un très léger hochement de tête, préférant contre toute vraisemblance économiser tes mots à son égard. Il ne faudrait pas qu’elle se pense avec toi comme avec les siens. Peut-être que les autres te dirais que tu es idiot d’agir ainsi, ils auraient certainement raison. Vous avez lié avec les débarqués certains liens, vous les avez aidé, vous les avez vu évoluer et pourtant tu es le méfiant ; Tu as peur pour les tiens que ces êtres venus d’ailleurs n’apportent le mauvais oeil sur la tribu, qu’ils soient porteurs de malchance… Il faut dire que les mois passés depuis leur chute sur Terre n’ont pas forcément été de tout repos…
Comme si la vie sur Terre pouvait offrir un quelconque repos. Ce serait bien aveugle de penser une chose pareille.

« Ai laik Chiraz kom Skaikru. Chon yu bilaik ? »
Alors ainsi connaissait-il autre chose qu’un simple remerciement? Tu restes muet l’espace d’un moment, refusant de la quitter du regard malgré tout. Elle semble terriblement innocente ainsi perché dans son arbre. Si elle espère y être en sécurité c’est qu’elle ne connait que trop peu les habitants de la Terre. Si tu avais voulu la faire descendre de force elle serait très certainement déjà assommée et transporté jusqu’à la première cage venue.
Médecin. Il est bien évident qu’ils auraient très certainement encore besoin d’elle auprès des siens ; Certains Naoris n’étaient pas encore remis de la tempête quand bien même vos soins étaient-ils de qualité et les compétences de vos druides élevées.
Tu marqua un pas de recul devant sa lame ; Il est naturel pour quelqu’un dans sa situation d’avoir pensé à tuer l’animal. Beaucoup l’auraient fait, toi aussi peut-être quand tu étais plus jeune. Mais l’idée de voir cette lame en ta présence n’avait rien pour plaire et tes doigts se resserrent malgré toi autour du pommeau de l’arme à ta ceinture. Geste que tu stoppa immédiatement en la voyant se désarmer… Au moins vous étiez deux à ne pas vouloir vous battre ce qui n'était pas pour te déplaire. Il n’aurait plus manqué qu’une esclandre où toi, conseiller, tu perdrais ton sang froid. Toi qui ne te battrais qu’en dernier recours, préférant la défense et les solutions pacifiques. Pour prouver ta bonne foi une fois la lame lâchée tu lève les mains nues une seconde.
« Ai laik Caleb kom Trikru. Chit laik yu hir Chiraz kom Skaikru? »
Tu recules d’un pas, peut-être pour lui laisser le temps de descendre de l’arbre sans avoir l’impression d’entrer en combat singulier avec toi. Il serait sans doute plus facile pour vous deux si tu décidais de parler anglais mais tu avais comme envie de tester ses limites, la faire parler ou accepter qu’elle ne pourrait certainement pas dire grand chose de plus… C’est peut-être là ta nature Naori qui cherchait à jouer avec la petite bête, tu sais que tu gagnes à plates coutures mais tu continues sur ta lancée. « Non gaf in fisa hir. Yu kru gaf in fisa. »
Contre toute attente tu fais au moins l’effort de prononcer les mots avec attention et bien plus lentement qu’en présence des tiens ; Si cette jeune femme souhaite apprendre il lui faudra écouter bien plus que ces des débarqués parlant votre langue. Rowena serait peut-être fière de toi à te voir si attentionné… Ou te jetterait-elle un regard en coin pour te dire que tu n’étais qu’un imbécile… L’idée est plus réaliste. Assez pour que tu te rendes compte qu’au final, des deux tu es celui qui s’apparente le plus à un animal sauvage. Elle semble prendre des pincettes comme tu l’as fais un peu plus tôt avec le félin. S’attend-elle à ce que tu ne la kidnappe pour de bon?
« Yu souda gon we fou em kow daun… » Un simple conseil, le ton semble déjà plus clément… N’importe qui te connaissant dirait sur le ton de l’humour que tu te fais vieux pour ainsi abattre les armes devant une inconnue.


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04/01/2018 78 Eliza Taylor obsession27 (ava) Justayne (signa) Professeur / Diplomatie + Soins 61


Sujet: Re: Trying to understand each others ? [Chiraz & Caleb]
Lun 8 Jan - 13:49

Sa lame était rangée dans sa botte et elle ne pouvait qu'analyser chacun des gestes de cet inconnu qui se tenait toujours sous ses pieds tandis qu'elle-même demeurait percher sur sa branche. Pas certaine, si elle devait réellement descendre ou non, alors que lui, lui conseiller de descendre et de faire marche arrière. De retourner chez les siens. Honnêtement, c'est sans doute ce qu'elle devait faire. Et pourtant, l'idée de retrouver Liam et ses autres amis sur le campement des Cent était toujours présente. S'assurer que tous allaient bien. Que la tempête n'avait pas fait trop de dégâts. Le campement de l'Odyssée se portait plutôt bien, à ce qu'elle en savait. Et puisqu'elle n'était pas la plus expérimentée des médecins, sa présence n'était que peu requise. D'autant que les blessées n'étaient pas si nombreux, une chance énorme. Mais surtout le fait que ce nouveau campement soit bien plus solide que l'ancien. La préoccupation pour les Cent n'avait que pu germer dans sa tête et elle s'était retrouver là. En mauvaise posture avec un lynx, mais pourtant l'idée de se replier, de rentrer pour oublier cette histoire  n'avait pas été envisager. Pas encore en tout cas. Et ça, parce qu'elle ne savait pas qu'elle était plus que jamais loin du campement des Cent. Mettant de la distance entre ce campement-là et elle. Même si elle pensait réellement ne pas s'être trompée de route. Elle qui, sans le savoir, s'approchait de l'ancien campement où l’atterrissage avait eu lieu. Plus près des Naoris que de n'importe qui d'autres.

Elle remarqua le hochement de tête de l'homme lorsqu'elle le remercia. Un très bon début. Quoique. Les civilités ne pouvaient pas tant compter. Remercier un tueur en série sans savoir qu'il en est un était tout à fait possible. Alors oui, la blonde demeurait méfiante. Sans descendre. Peut-être même qu'elle attendrait son départ pour descendre. A moins qu'il ne devienne un peu plus sympathique à son encontre. Parce que ça n'était pas gagné, pour le moment. Elle se présenta, et il le fit en retour. Bien. Il se montrait plus coopératif, mais cette arme à sa ceinture, si près de sa main pouvait réellement montrer le contraire. Caleb donc. Des Naoris.

Rassurée. Elle réalisait qu'il ne pouvait pas mentir. Sans doute le lien entre le campement Odysséen et la tribu Naori l'avait-il pousser à venir l'aider, lui qui, par chance se trouvait non-loin de-là ? Oui. Elle ne voyait que cette configuration possible. Il ne pouvait pas réellement mentir sur sa tribu, enfin si, il le pouvait, mais elle n'était pas certaine qu'un membre d'une autre tribu aurait pris la peine de venir l'idée. Et puis, la connexion entre lui et cet animal... Il n'y avait pas de doute possible. Sa proximité avec la nature était forcément le moteur de cet aspect téméraire dont il avait usé pour faire partir le lynx. Mais son dialogue ce poursuit pendant l'analyse de la situation de la blonde. Et de nouveau les sourcils froncés, elle recommence à réunir tout son vocabulaire pour essayer de comprendre mot à mot, essayant d'obtenir la globalité d'une phrase. Ce qui s'en approche en tout cas. Et pourtant, pas assez de mot pour pouvoir lui répondre de façon correct. La lèvre pincée par une sorte de gêne, elle allait certaine faire de grossière erreur, peut-être même être ridicule ou incompréhensible, mais elle essaya tout de même de se faire comprendre un minimum. Non, il valait mieux gagner du temps et puisqu'il venait de reculer, certainement pour à nouveau, il montrer qu'elle pouvait descendre. Elle se mit en chemin pour le rejoindre. Avec précaution et pas moins la boule au ventre, parce qu'elle craignait de s'écrabouiller par terre. Effrayer aussi à l'idée de s'écraser et de lui tomber dessus en prime. Il ne manquerait plus qu'elle ne l'assomme ou ne le tue. Une idée terrible qui lui tordait les boyaux. Plus longue à la descente qu'à la monté, elle essayait de se concentrer sur ses appuis, s'assurant de chacune des prises qu'elle saisissait. L'écorce endommagé par les griffes de l'animal ne l'aidait d'ailleurs guère. Mais arrivé à faible hauteur du sol, elle se laissa retomber et s'étala sur ses fesses et non sur ses pièces. Une grimace sur le visage, elle fit ensuite la moue. Se relevant et frottant son derrière. Une bien ridicule bonne femme devant un Naori si sérieux. « Moba. » Même si la belle blonde ne savait pas réellement si elle s'excusait d'être tomber ou bien si c'est parce qu'il avait été forcé de venir l'aider en l'entendant hurler comme un goret. Mais enfin, elle avait pu se concentrer sur les réponses à lui apporter. Pas certaine de tout ce qu'il lui avait dis, et pourtant une réplique donnée : « Ai na fis ai kru. » Sans se rendre compte qu'il avait dis exactement pareil. Malheureusement, Wexforth ne savait pas s'il y avait une différence pour parler des Cent que pour parler des Odysséens. Sans doute les tribus terriennes estimaient-elles que les deux campements abritaient les même personnes, alors qu'en réalité pas du tout. Mais peut-être cela pouvait sembler bizarre qu'elle quitte le campement Odysséen avec pour prétexte d'aller soigner les siens, puisqu'elle les quittait justement. Mais les siens, était à la fois de l'Odyssée et des Cent.  « Klinrona kru... » Un détail qu'elle espérait judicieux. Même s'il ne s'agissait en réalité pas seulement d'une rivière, mais aussi d'un lac et plus particulièrement de la mer. Les Cent étaient proche de tant de point d'eau après tout. « Yu chich op Skaikrusleng ? » Un infime espoir de pouvoir communiquer d'une façon plus simple pour elle, mais certainement pas pour lui. A moins d'une énième chance.

Elle observa les alentours, sans réaliser qu'elle n'avait pas répondu à sa dernière phrase. Elle n'avait qu'une idée, reprendre le chemin vers les Cent. Toujours dans la mauvaise direction donc. Mais il n'allait certainement pas l'accompagne, même si elle se demandait ce que faisait un Naori ici, tout seul. Ce qu'elle n'hésiterais certainement pas à demander ultérieurement.

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Sujet: Re: Trying to understand each others ? [Chiraz & Caleb]
Mar 9 Jan - 0:42



Each others
Caleb & Chiraz

We all have forests on our minds. Forests unexplored, unending. Each one of us gets lost in the forest, every night, alone.»

Armand Amar - Epi

La situation est tout de même peu banale. Toi qui t’es toujours jurer de ne pas les approcher sans les avoir auparavant étudié, disséqué, mis à nu de l’extérieur, voilà que tu te retrouvais à sauver l’une des leurs sans pour autant partir en courant une fois fait. Avoues le ; Tu te sentirais redevable s’il devait lui arriver quelque chose lorsque tournera le dos.
Tu t’es toujours dis que les hommes et les femmes qui peuplaient aujourd’hui l’ancienne station de métro devaient avoir quelque chose de naïf pour accepter d’être aider ainsi par ton peuple mais au final, il semblait que alliance ou non, eux aussi restaient méfiants… Tu es même surpris qu’elle essaie encore de communiquer avec toi. Tu as toujours eu ce reflex de regarder les autres tribus de loin, de préférer rester blotti dans la tienne par manque de confiance sachant qu’ici bas la paix n’est pas quelque chose qui reste. Les Naoris ont toujours eu la capacité d’en maintenir un semblant, vous n’avez a proprement pas de véritable armée mais c’est aussi parce que vous cultivez le fait de rester chez vous et de ne pas laisser n’importe qui s’aventurer entre vos murs sans vous assurer qu’ils ne présentent pas de menace… Tu encourages encore et toujours cette politique, ayant eut la preuve qu’elle était peut-être encore plus importante que tu ne le pensais lorsque vous aviez été ‘invités’ dans la tribu des Rahjaks.
Mais te voilà debout aux côtés de ce que tu n’as encore jamais considéré comme des alliés ; Comment s’allier à ces gens qui ne peuvent pas se défendre tout seuls? Ne sois donc pas hypocrite, tu es le premier à savoir que la nature est aussi dangereuse que salvatrice, tu serais sans doute mal placé pour dire que n’importe qui peut échapper à un fauve…

Pourtant lorsqu’elle tomba au sol, tu ne fis que t’écarter d’un pas de plus, la laissant se relever sans aide ; Comme si tu voyais là une tentative de distraction ; Elle avait décidément bien peu de chance, si elle avait eut la chance de tomber sur Güzis tu es sûr qu’il l’aurait aidé à se relever et qu’il aurait peut-être même poussé à la recoiffer alors que tu es immobile, gardien sceptique d’une tribu qui ne voit pas en ces êtres venus d’ailleurs des ennemis mais plutôt une source de savoir que vous n’avez pas… Ironique quand tu te dis qu’ils ressemblent à des faons qui tiennent à peine sur leurs jambes.
« Ai na fis ai kru… Klinrona kru... » Tu avais jusque là réussis à garder un visage plutôt impassible mais ses mots te surprennent ; Pour toi il n’y a qu’une tribu du ciel, celle d’où tu l’as vu partir. Certes ceux qui sont tombés en premier en font eux aussi partie cependant vous vous trouviez actuellement à une courte distance de ce qui représentaient les ruines de leur chute à eux…
Puis il te vint à l’esprit que, peut-être, Chiraz du peuple du ciel s’était-elle trompé de chemin ; Fait dont tu n’aurais jamais du douté mais que tu ne pouvais pas non plus inventer. Tu aurais peut-être même du penser à cela en premier lieu avant de te dire qu’elle allait vers les tiens. Tu t’apprêtes à répondre lorsque la question fuse enfin ; Aurais-tu toucher aux limites de son savoir? Il est assez original de se dire qu’ils espèrent voir ceux qui peuplent cette Terre parler avec eux quand eux ne connaissent pas même vos coutumes. Tu esquisse un rictus qui s’évanouit aux coins de tes lèvres aussi vite qu’il est arrivé. «  Tu ne m’as pas répondu, Chiraz Kom Skaikru.. »
Comme si c’était si facile, tu aurais pu commencer sur cette voie bien avant. Ton âge te donne l’avantage du savoir et l’anglais est très loin d’avoir le moindre secret pour toi. Cependant l’idée de la voir ainsi se débattre avec les mots avait quelque chose d’agréable ; Elle n’avait pas la maîtrise de la situation et venait de l’admettre d’elle même. « Alors, que fais tu vraiment ici? »
Ton regard sévère semble refuser de la lâcher, tu observe ses traits et ses réactions ; Tu as vu beaucoup de choses ici bas et tu doutes qu’elle ne mente alors tu secoue la tête tout en regardant autour de vous cette forêt à peine silencieuse. Elle était partie au matin, la journée était déjà bien avancée et quand bien même marchait-elle d’un bon pas tu estimait les ruines à plusieurs heures d’ici. Quelle idée saugrenue que de ne quitter les siens sans même prendre de quoi dormir?
«  Ton peuple a abandonné la rivière il y a longtemps déjà ; Tu ne trouveras personne là-bas. »
Loin d’être désolé pour elle, tu espérais sans doute qu’elle ne décide de rebrousser chemin faute de quoi elle ne rentrerait pas chez les siens avant la nuit et si toi, tu avais l’habitude de trouver les endroits où dormir en sécurité lorsque tu faisais de telles sorties loin des Naoris, tu ne donnais pas cher de sa peau.
«  Si tu cours, tu sera rentrée avant la nuit... » Serais-tu un brin moqueur? Peut-être un peu. Mais tu lui offrais une information importante pour sa survie ici bas autant qu’une preuve que tu n’étais peut-être pas là “par hasard”. La tribu était encore loin d’ici, tu n’avais pas pu arriver de chez eux par le plus grand hasard…

Et si tu t’étais déjà éloigné d’elle de quelques pas, visiblement prêt à partir, tu semblais encore attendre ses réponses ou peut-être juste une réaction. Peut-être bien, au fond, attendais-tu de voir si elle comprenait qu’au final, elle était complètement perdue… Quand bien même se butait-elle à vouloir rejoindre le reste des siens, elle n’y serait jamais aujourd’hui, jamais seule et encore moins entière si elle continuait sur cette voie. Mais s’il y a une chose que tu devais bien lui accorder c’est qu’elle avait la tête dure et nombres étaient ceux qui t’avaient un jour ou l’autre affublé d’une telle qualité.
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Sujet: Re: Trying to understand each others ? [Chiraz & Caleb]
Mar 9 Jan - 1:27

Les yeux de Chiraz étaient autant posés sur lui qu'il ne la regardait elle. Elle ne voulait pas le lâcher des yeux, simplement parce qu'elle craignait qu'il ne soit un parfait menteur et qu'il s'en prenne à elle. Mais avec ce mouvement de recul, elle avait bien saisis qu'il redoutait la même chose. Une discussion qu'elle espérait pourtant, parce qu'elle voulait absolument découvrir de nouvelles choses. Et pour une fois, ça ne serait pas les Naori qui viendraient à elle, mais plutôt elle qui irait près des Naori, enfin de celui-ci en particulier. Même si ça n'était qu'à hasard. Il était impossible qu'elle ne renonce à cette opportunité-là. Même si l'animal devait revenir. Peut-être même reviendrait-il avec quelques autres compagnons. Mais en tout cas, elle préférait largement rester un petit peu, quitte à perdre quelques précieuses heures ou minutes ne serait-ce que pour en apprendre toujours davantage sur les tribus éloignées. Qu'il en vienne à parler de la sienne ou bien de celles des autres. Et pas tant les coutumes ou le vocabulaire qui l'intriguait mais aussi la conception du monde de chacun et pourquoi pas apprendre au sujet du regard qu'il portait justement sur le peuple du ciel. A première vue, si une telle méfiance existait, elle ne doutait pas qu'il ne fasse pas confiance aux Odysséens. Ou peut-être en elle en particulier ?

Et si elle tenta d'expliquer qui elle était, d'où elle venait et où elle voulait aller. De façon la plus maladroite possible. Il restait le problème de la barrière de la langue. Et à peine avait-elle prononcé le mot "Skaikrusleng" qu'elle comprit qu'elle avait une grave erreur. Ce terme n'existait pas. Elle aurait dû dire "gonasleng". Mais elle se garda bien de venir rajouter ce terme, de se corriger, même si sa langue lui brûlait dans sa bouche de ne pas le faire. Parce qu'elle ne voulait pas le couper, lui, qui semblait déjà faire un effort si surhumain pour lui adresser la parole. Restant aussi froid que le marbre. Ce qu'elle ne pouvait qu'accepter sans broncher et sans faire de remarquer. Parce que ça n'était certainement pas à elle de lui dire comment se comporter. Au contraire, elle l'observait et l'étudiait à sa façon. Jugeant que finalement, les Naoris ne se ressemblaient pas tous, ce qu'elle avait pu croire, jusqu'ici. Ne rencontrant que les Naoris qui étaient venues jusqu'à eux, sur l'Odyssée pour prêter mains fortes mais aussi pour les aider à parler cette langue si mystérieuse et inconnue. Mais il y avait encore beaucoup de travail à ce sujet. Peut-être même que toute une vie ne serait pas assez pour la blonde d'apprendre tous les termes existants de cette langue qu'elle trouvait belle, malgré le fait qu'elle soit si gutturale. Une sorte d'anglais écorché, mâché. Et ce qu'elle ne pouvait qu'admette était bien le fait qu'il soit un terrien. Car aucun membres de l'Odyssée ne parlait si bien. Et il semblait si habituer à la nature, si à l'aise en son sein, qu'il ne pouvait en être autrement. Comme l'aurait sûrement pensée Rousseau, ce petit homme ne pouvait qu'être un bon sauvage et rien d'autre que cela.

Pas certainement qu'il saurait parler le gonasleng, elle continuait de l'observer mais il ouvrit la bouche et la surprise déforma les traits de la blonde. Bouche ouverte, yeux ronds. Elle était sur le cul, pas littéralement comme quelque secondes à peine puisqu'elle se tenait debout devant lui, mais mentalement, elle en avait prit un coup. Parce qu'il s'exprimait tellement bien que c'était choquant. Et surtout, elle ne s'y était pas attendue du tout. Le jugeant, peut-être un peu hâtivement, comme un rustre. Ce qu'elle regrettait déjà. Chiraz n'avait pas l'habitude de juger et pour une fois qu'elle l'avait fais, elle s'était grossièrement tromper. Preuve que juger les autres ne lui allait pas du tout. Et si précédemment, il avait ralentis sa cadence de locution pour qu'elle comprenne ses mots en Trigedasleng, ça n'était plus le cas. Il parlait très bien et tout à fait normalement, voir rapidement. L'étonnement ne pouvait qu'en être plus grand. Et sans se rendre compte, elle le laissait parler sans répondre. L'écoutant avec joie. Ne voulant presque pas qu'il cesse, comme s'il était en train de lui raconter une belle histoire alors qu'en réalité, il lui posait des questions. Pire encore, il lui signalait de façon indirect qu'elle s'était totalement plantée sur la direction qu'elle avait prise et que le résultat serait sans appel : jamais elle ne serait au campement des cents avant la nuit. Ni-même sur l'Odyssée. Quoique, elle marchait assez rapidement, même si elle avait été peut-être un peu trop détendue à l'allée. Elle avait bien saisis avec l'épisode du lynx, que la Terre regorgeait de mile et un danger. Et l'insouciant qui n'était plus sensée exister chez elle, avait été réduit à néant grâce à la pseudo attaque de l'animal.

Prenant du recul sur tout ça, elle changea finalement d'expression en le voyant de dos. Près à partir. Mais qu'elle mouche avait bien pu piquer ce bonhomme pour qu'il reparte déjà ? Elle ne l'avait même pas encore assommé de question. Même si elle espérait bien réussir à se tenir devant lui, ce qui serait certainement peu probable, elle se connaissait. Mais surtout, la laisser là, seule ? Elle n'en revenait pas tout à fait. Et pourtant, il ne lui devait absolument rien. Elle, en revanche, lui devait beaucoup. La reconnaissance, et sa vie surtout. « Pourquoi poser des questions, si tu n'attends pas de réponse ? » Pour le coup, c'était un truc qu'elle assimilait typique à la gente masculine. Parce qu'elle se rappelait parfaitement avoir lança exactement la même phrase à Chris il y a quelques jours à peine. Et elle ne pouvait que se rendre compte que c'était affligeant ce comportement de mufle avec les femmes. Même si normalement, elle n'en aurait rien dis. Elle, qui était toujours si sérieuse, ne pu se retenir de lui faire se reproche. Peut-être parce qu'elle doutait qu'il était un peu comme elle, qu'il faudrait peut-être un peu le bousculer pour obtenir quelque chose de lui. Enfin, s'il daignait offrir quelque chose, en réalité. Et justement, elle n'avait pas manqué son petit rictus de satisfaction tout à l'heure.
« Si tu écoutais réellement, je disais que je voulais rejoindre le second campement de mon peuple. Je sais que j'en suis proche. Mais puisque Monsieur parle très bien ma langue, monsieur devrait savoir que lorsqu'on ne connait pas quelqu'un on le vouvoie. Savais-tu cela, Naori ? » Et l'agacement était perciptible. Parce qu'elle avait cette sensation horrible d'être une petite souris et lui un énorme chat. Ce Caleb qui venait là, la sauvait, lui indiquait qu'elle était paumée au milieu de nul part sans lui montrer son chemin et qui repartait juste comme ça ? Non, c'était trop fort ça. Impossible de garder sa langue dans sa poche ou de la tourner sept fois dans sa bouche. Mais peut-être qu'elle s'était trop laissée aller. Il ne faisait rien de mal. C'était certainement sa façon d'être et elle devait l'accepter. « Pardon. Je suis désolée. Tu voudrais bien m'aider ? »

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Sujet: Re: Trying to understand each others ? [Chiraz & Caleb]
Mer 10 Jan - 1:58


Each others
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Max Richter - War Anthem

Tu ne t'étais jamais vraiment préparé à l'éventualité d'un jour tomber face à un être du ciel sans l'avoir décidé par toi même, preuve que tu ne pouvais ni calculer ni tout décider... Mais depuis le temps tu avais fini par le comprendre. Quoiqu'elle , de son côté, semblait plutôt sûre du fait de tomber sur un terrien puisqu'elle n'avait pas hésité une seule seconde à appeler à l'aide lorsque le lynx avait attaqué.
C'est peut-être là ta principale faille, tu as toujours tendance à sous estimer les autres, tu les écoute peut-être mais tu as encore de gros efforts à fournir pour être un interlocuteur aguerris. Si seulement elle savait qu'elle parlait à l'un des trois Conseillers Naoris, elle trouverait sans doute tes réactions fort étranges... Si ce n'est pas déjà le cas.
Mais si tu avais des tords, on ne pouvait pas te reprocher de faire attention à tes arrières, tu n'avais peut-être jamais connu la vie dans l'espace mais ici bas accorder sa confiance ou son temps aux inconnus n'étaient pas toujours signe de chance. Au contraire, il s'agissait plutôt d'une preuve que l'on avait encore beaucoup à apprendre...
Tu aurais pu être n'importe qui, te faire passer pour de la première tribu venue, elle n'aurait pu te contredire. Mais elle t'avais cru, du moins semblait-elle te croire.
Et pourtant dans son malheur, tu acceptais de lui céder du terrain. De ta gorge ne sortait plus ta langue maternelle mais celle de tes ancêtres. Beaucoup trouvaient ridicules d'apprendre une langue qui n'était plus parlée, comme s'il fallait la mettre au rebus, l'oublier. Mais les astres font bien les choses et leur vaisseau était tombé là où l'anglais était encore appris...

Inutile de dire que pour certains Naoris cela était un signe sans précédent qu'il fallait faire la paix avec les êtres du ciel, même si les Naoris n'avaient jamais réellement été en conflit avec d'autres. Tu remarquas pourtant la surprise sur ton visage ; T'avait-elle sous-estimé? Elle continuerait sans doute de le faire mais peut-être apprendrait-elle la leçon : Juger les terriens sur leur façon d'être, d'apparaître ou même sur leur façon de se présenter était une grossière erreur... Sans que tu ne te rendes compte que tu faisais sans doute la même envers eux.
Il y avait pourtant quelque chose de différent dans son comportement, quelque chose d'imperceptible comme si elle prenait soudain confiance en elle et que sa peur disparaissait à petit feu. Tu étais loin d'être le meilleur avec les humains, si tu pouvais parler aux bêtes sauvages, amadouer le plus féroce des ours brun et le plus violent des félins tu étais loin d'être capable d'en faire autant avec ceux de ton espèce.
Tu avais à ce point l'habitude de ce monde dans lequel tu évolues, de ce silence presque parfait qui accompagne les matins en forêt avant que les multitudes d'oiseaux ne s'éveillent un par un que trouver les mots devenaient un combat ; Pourtant tu pouvais raconter des histoires pendant des heures, déblatérer autour du feu jusqu'à ce que les plus jeunes ne se calment. Tu ne portais pas le totem d'un ours pour rien au final ; créature forte et dangereuse mais suffisamment sensible pour se laisser mourir si on lui retirait ce qu'elle a de plus précieux ou d'en devenir fou à lier.
Tu aurais du partir sans te retourner, la conversation aurait été terminée et la loi du plus fort reprendrait le dessus. Mais tu avais été trop lent, volontairement? Peut-être. Tu ne le dirais sans doute jamais mais ta curiosité était propre à celle de ton peuple et cette jeune fille, derrière le fait que tu la trouvait parfaitement inconsciente à se mettre ainsi en danger, t'intriguais. Tu voulais les comprendre, tu volais savoir pourquoi ta tribu avait décidé si simplement de leur venir en aide. La connaissance ne pouvait être le seul motif et tu voulais savoir. Tu voulais mettre des mots sur tout ça et tu avais là le premier pion pour avancer.

« Pourquoi poser des questions, si tu n'attends pas de réponse ? »
La question t'arrêta dans tes pensées presque immédiatement et te pris au dépourvu malgré toi ; Tu tourna la tête vers elle, lui jetant un regard lourd de sens. Tu n'avais même pas pensé à ce qu'elle pose ce genre de question. « Tu ne semblais pas pressée de me donner une réponse. »
Tes mots sont susurrés, presque agressifs malgré le calme que tu sembles capables de garder. D'aussi loin que tu ne te souviennes, les réponses n'ont rarement été ce que tu attendais des gens ; Quoique cela ne soit peut-être pas le meilleure moyen de faire. La sensation qu'elle venait de gagner une manche en t'empêchant de partir faisait monter entre tes lèvres l'âpreté de t'être fait prendre au piège.
Alors que tu l'avais aidé quelques minutes plus tôt, tu te serais attendus à ce qu'elle parte sans demander son reste. Tu avais eus tord.

Et pourtant tu avais bel et bien cesser ton geste, laissant tes épaules puis ton corps entier reprendre leur place d'origine après ton regard, posant tes iris bleues sur ta jeune trouvaille. D'aucun aurait dit que tu t'apprêtais à prendre la place du lynx. Güzis se serait moqué de toi, gentiment sans doute, parce qu'il était ainsi.
Tu pouvais lire sur son visage les traits de la colère, de la frustration sans doute. Sourcils légèrement froncés, pointe des lèvres pincée alors que les commissures s'arquaient et s'abaissaient ; Sa posture avait changé, loin de la jeune femme en haut de son arbre elle semblait cette fois bel et bien campée sur ses pieds prête à en découdre quoiqu'ici personne ne songeait à en venir aux poings - Elle ne tiendrait pas une seconde de toute façon -.
Pourtant elle fut la première à attaquer ; Ses mots étaient secs, presque crachés et si ton anglais était excellent, ton cerveau n'en manqua pas une miette : Tu venais de faire l'effort de lui sauver la vie, de communiquer dans sa langue et voilà qu'elle semblait oublier tout cela pour un vouvoiement qu'elle même n'utilisait pas.
Alors ton visage sembla se fermer un peu plus, tes yeux s'assombrir et tu raccourcit la distance qui vous séparait de deux pas ; Plongeant les yeux dans les siens tu ne pu laisser qu'échapper un soupire avant de prendre la parole. Ses excuses sonnaient comme les glapissements d'un chiot qui venait de mordre trop fort, qui tenterait de se faire petit alors qu'il recommencerait certainement deux heures plus tard.
« Lorsqu'un autre se présente, pour nous, son nom devance sa tribu. Il ne me semble pas avoir été irrespectueux en m'adressant à toi. »

Tu ne t'imaginais pas capable d'une telle fermeture en si peu de temps. Les mots parsemaient ta langue de venin et tu savais que tu risquais dans ces cas là de l'avaler pour t'en vouloir plus tard. . « Votre second camp est à presque soixante kilomètres dans cette direction. À moins que les tiens n'aient des capacités dont nous n'avons pas connaissance, ce dont je doute vu le temps passé entre votre campement et cet endroit, tu es loin d'atteindre les tiens. »
Très loin. La forêt allait bien vite la surprendre pas une nuit froide et longue, elle n'était très certainement pas entraînée pour la traverser sans préparation et si elle restait planté là à penser arriver chez les siens, ou pire, si elle partait en direction des vestiges de leur vaisseau, elle ne reverrait ni les uns, ni les autres.
Mais elle réussissait encore à gonfler le torse et à s'affirmer face à un Naori qu'elle ne connaissait même pas. Incroyable.

« Maintenant donnes moi une seule bonne raison de te venir en aide, Chiraz Kom Skaikru. Tu sembles plutôt sûre de toi, je doute donc de ne t'être utile. »
Si elle voulait te traité de rustre, maintenant elle pouvait. Elle pouvait tout aussi bien te demander pourquoi tu ne lui venait pas en aide alors que tu l'avait sauvé des griffes d'un fauve. Et surtout, pourquoi tu étais encore là, élan d'orgueil ou véritable désir de ne pas voir ta prise de risque finir dans un échec cuisant en retrouvant son corps grignoter par les bêtes de la forêt le lendemain?
Tu étais loin d'être le sauvage pour lequel tu passais très certainement. Vous aviez perdu beaucoup ces dernières semaines, le temps seul allait pouvoir réparer les dégâts causés par la tempête.
Puis tu voyais dans ses affronts la preuve qu'eux aussi avaient une volonté d'aller plus loin... Si ce n'est qu'elle avait encore beaucoup à apprendre concernant ton peuple et vos façons d'être.
« Le chemin que tu as pris te conduiras sur les ruines ; L'endroit même que vous avez quitté avec l'aide de mon peuple. Il n'y a personne à sauver là-bas.»
Tu laisses échapper un imperceptible soupire, relâchant tes épaules par la même occasion. « Tu ne passeras jamais la nuit. Et plus tu resteras plantée là pire ce sera. »
Ne s'en rendait-elle pas compte? Comment calculaient-ils le temps chez eux, pour qu'elle ne semble pas s'inquiéter du jour qui risquait de lui tomber sur le coin du nez? Sa capacité à retenir ton attention n'allait pas lui être d'une grande aide pour survivre sur Terre, elle risquerait au contraire de lui causer du tord le jour où celui qui viendrait à sa rencontre ne serait pas Naori.

Elle n'était proche de rien ici et si tu ne l'avais pas suivi, elle aurait pu crier longtemps, la forêt étouffe les cris de ceux qui ne courent pas assez vite.
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Sujet: Re: Trying to understand each others ? [Chiraz & Caleb]
Mer 10 Jan - 23:13

La silhouette qui s'éloignait, l'agacement qui ne faisait que s’accroitre. Et la colère qui commençait à monter. Chiraz était bercée par tout un tas de sentiment. Parce que la peur avait été terrible pour elle à cause du lynx, et que maintenant, elle était perdue au milieu de tout ça. Avec ce fou, qui sous-entendait qu'elle avait fais une erreur sur toute la ligne, lui expliquant qu'elle n'avait pas pris la bonne route, pas suivis les bons chemins. Et cette terrible et détestable impression qu'il la prenait de haut. Elle n'aimait pas la façon d'être de cet homme, ni sa posture, cette manière de ce tenir debout et encore moins sa manière de s'exprimer. Ce regard. Ce ton glacial et parfois amer. Mais encore plus que ce Caleb, elle n'aimait pas ne pas aimer. Ignorer les gens qui l'entouraient était une chose, ne pas les aimer en était une autre. Et jamais elle n'avait détesté quiconque. Pourtant, ce Naori-là, elle se demandait s'il n'allait pas obtenir la palme. Il était rare qu'on l'agace à un tel point. A moins que ça soit à cause de la situation. Elle ne pouvait pas en être certaine, mais c'était peut-être réellement quelque chose émanant de lui qu'elle redoutait. Une forme de supériorité envers elle qu'elle ne comprenait pas, sans doute.

Mais même si elle s'était montrée aussi désagréable que lui, elle essayait de faire machine arrière. De s'excuser. Mais sans doute le mal était-il fait puisqu'il ne changea pas sa façon de parler. Il était revenu, ça oui, mais il n'était pas plus tendre avec cette petite brebis égarée, bien au contraire. Plus ferme que précédemment et certainement moins enclin à l'aider. Le Naori voulait gagner quelque chose dans l'affaire alors qu'elle n'avait absolument rien à lui offrir. Et même si elle était capable de mentir, de prétendre pouvoir lui offrir jusqu'aux étoiles, la blonde n'était pas ce genre de personne. A prétendre pouvoir offrir ce qu'elle ne possédait pas. Alors finalement, la réalité lui tombait en fasse des yeux. Elle n'était pas simplement perdue au milieu de nul part, elle n'avait absolument rien sur elle. Sauf le peu de nourriture qu'elle avait apportée, une maigre couverture qu'elle avait pris avec elle au cas où le froid se ferait mordant et son petit canif dans sa bête. Une idée bien stupide que de partir ainsi, avec presque rien.

Il marquait un peu, il ne s'était pas montrer irrespectueux, bien trop conscient qu'agir ainsi ne serait sûrement pas bien vue dans sa tribu au vue de l'entente entre les Naoris et les Odysséens.   « Pas irrespectueux non, mais stupide assurément. » Pas vraiment une insulte, mais pas un compliment non plus. Il se montrait si peu commode qu'elle se laissait aller à dire ce qu'elle pensait, alors même que ça n'était pas dans ses habitudes.  « Tu viens ici, tu me sauves, tu me sommes de partir. Mais qui es-tu toi ? Je suis certaine que ma direction est juste et que j'arriverais à bonne destination. Mais que gagnes-tu à me faire changer de route ? A vouloir mon départ si prestement ? A prétendre que tu t'en vas puis revenir par-ici, à me demander quelque chose pour m'aider ? Si tu ne veux pas m'aider, n'aide pas. Un Naori m'aiderait lui, sans rien demander en retour. Sans poser de questions. Alors tu n'en es pas un. Ou pas un bon alors, ton éducation n'est peut-être pas terminée. Mais tu ne me parais pourtant pas très jeune. Et ça n'est pas une insulte. Tu inspires l'expérience, et pourtant tu me sembles bien peu enclin à la partager. Alors je te le dis, tu es quelqu'un de stupide. » Secouant la tête. La blonde n'avait pas pu se retenir. Tirant des conclusions étranges à son sujet, mais c'est réellement ce qu'elle pensait. Peut-être avait-il mentis depuis le début. Peut-être qu'un piège lui serait tendu si elle prenait la direction qu'il lui donnait ? Elle n'allait pas s'y risquer. Combien même elle faisait erreur, pour le moment, elle préférait rester-là. Non loin de l'arbre qu'elle était capable de gravir, au cas où la bête ne viendrait de nouveau.  « Du vent. Je ne te retiendrais pas une seconde fois. Je te laisse seul face à ta conscience. » Haussant les épaules, elle se rapprocha du petit feu qu'elle avait fait et l'éteignit de façon minutieuse. Réunissant le peu d'affaire qu'elle possédait. Un sac d'où dépassait quelques vivres ainsi que de l'eau et une couverture. Elle n'avait pas plus avec elle. Une idée bien stupide, maintenant qu'elle le réalisait, mais c'était trop tard. Alors elle devrait faire avec. Elle installa le sac sur son dos et observa les alentours, jetant un oeil circulait sur chaque fourrés. S'assurant qu'aucunes bêtes ne viendrait l'attaquer à nouveau. Chiraz préférait ignorer le Naori. C'était le plus facile. Ainsi, elle allait reprendre sa route et continuer tout droit. Avec l'assurance d'avoir juste. De ne pas s'être trompée. Parce que c'était plus simple de rejeter la faute sur lui, de le voir subitement comme un menteur plutôt que d'assumer que l'erreur venait d'elle et de sa mauvaise orientation.

L'agacement était toujours là. Elle avait définitivement une dent contre lui, sans savoir pourquoi et ça lui coûtait. Lui parlait lui coûtait trop d'énergie. Et la patience, elle n'en avait pas à cause de la fatigue accumulée depuis des heures et surtout, parce que la panique de l'attaque du lynx avait totalement réduit le reste à néant. Ainsi, c'était plus simple de tout rejeter sur lui, de mal le traiter. Toujours aussi grognon, elle parlait plus pour elle-même que pour lui : « Combien même je voudrais rester planter-là, ça ne regarde personne. »

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Sujet: Re: Trying to understand each others ? [Chiraz & Caleb]
Sam 13 Jan - 18:34


Each others
Caleb & Chiraz

We all have forests on our minds. Forests unexplored, unending. Each one of us gets lost in the forest, every night, alone.»

Children Of The Sun

Jamais tu n’avais réellement pris part aux discussions concernant les débarqués, quels qu’ils soient, tu t’étais toujours décidé à rester les bras croisés pendant qu’ils en parlaient parce que tu refusais d’émettre une opinion sans avoir toi même la certitude que les choses se passeraient mal ou, au contraire, qu’elles se passeraient au mieux. On ne connaissait rien de ces gens, peut-être avais-tu tord mais tu voulais le meilleur pour les tiens et cela incluait leur sécurité.
L’idée d’aller partager savoir et vie avec les débarqués était une initiative inclusive et intéressante, tu n’avais pas le droit d’en dire le contraire puisqu’elle avait apporté un savoir considérable aux Naoris depuis leur chute sur Terre, mais tu restais sceptique. Animal des bois, l’apprivoisement te renvois toujours à ta nature d’origine, tu acceptes difficilement la main de ceux que tu ne connais pas.

Mais voilà que l’une des leurs sort de sa coquille, que ses mots courent sur sa langue comme autant de petites flèches testant ta patience ; Elle n’en donnait pas l’impression lorsqu’elle criait à l’aide, que ses yeux bleus étaient teintés de peur et voilà qu’elle agrippait son honneur comme un petit bâton de bois ; Si tant est que lui voler serait simple, tu n’as pourtant pas l'indécence de vouloir le faire.
Déjà les bois retrouvent la fraîcheur des fins d’après-midi, les oiseaux se sont calmés et bientôt tu pourras déceler les chants qui accompagnent l’heure de dormir pour des animaux qui suivent la course du soleil ; En y regardant distinctement il n’est pas difficile de voir la Terre laisser échapper l’humidité d’un sol réchauffé la journée, humidité qui ne manquera pas de geler à la nuit. S’il y a encore le temps pour rentrer aussi bien pour elle que pour que tu installes un camps de fortune pour la nuit, il serait immature de traîner en route… Mais est-ce, de sa part, une forme d’enfantillage ou une façon de refuser l’aide des terriens?
Quelle fut alors ta chance de tomber sur quelqu’un qui mettrait à mal ta plus grande faiblesse : Celle de savoir parler. Pourquoi Güzis n’était-il pas là lorsqu’il s’agissait de régler des conflits qui n’en étaient pas. Avec lui elle serait déjà au chaud parmi les siens. Ou bien Rowena, tu sais qu’elle avait fait parti des échanges, peut-être bien qu’elles s’étaient déjà vu -ce qui donnerait un point de plus sur la personnalité de Rowena ; La patience était loin d’être un point fort chez toi dans ce genre de situation-. Quoique tu commençais à te demander si la jeune Débarquée avait seulement déjà communiqué avec un terrien autrement qu’en lisant votre langue quelque part.

Tu n’avais pas bronché à ses mots, peut-être plus imperméable que tu ne l’accepterais au final ; Et ne lui en déplaise tu écoutais bien chaque mots sortant de ses lèvres comme un venin. Que voulait-elle réellement pour sembler si agacée? Tu étais réellement curieux de le savoir quoique tu ne voyais comment faire cohabiter tes idées avec les siennes.
Telle un de ces prédateurs des bois tu la suit du regard, tu t’apitoies mentalement devant une si maigre récolte de nourriture et les mots tournent en boucle. Pas un vrai Naori. Un vrai Naori l’aurait aidé… Colère? Frustration? Se rendait-elle réellement compte de la situation? Savait-elle qu’une rencontre avec une autre tribu aurait pu tourner au désastre et qu’elle devait s’estimer heureuse que tu ne sois “que” ce Naori de passage.

Aussi étonnant que cela puisse paraître tu la laisse partir comme ça, pieds campés sur le sol ; Tu ne bouge enfin qu’au moment où tu l’entends grommeler quelque chose un peu plus loin et tu roules des yeux en laissant échapper un soupir alors que tu diriges tes pas dans sa direction, tes foulées sont plus rapides que les siennes quoique tu n’évites de te presser ; Il ne manquerait plus qu’elle ne pense que tu désires la tuer et qu’elle ne sorte cette inutile petite lame de sa botte. Arrivé à sa hauteur tu ralentis le pas afin de garder cette sécurité entre elle et toi.
« Je n’ai peut-être aucune affection pour toi, Chiraz Kom Skaikru, ainsi que pour les tiens. Mais j’étais là lorsque le Conseil a décidé de vous aider. Ne t’en déplaise, votre salut semble regarder mon peuple. » S’il fallait jouer cartes sur table pour qu’on ne t’accuses pas de l’avoir laisser mourir dans les bois, alors peut-être fallait-il les sortir maintenant. Ou bien redressais tu ton honneur face aux accusations précédentes?
Alors seulement tu presses le pas, retirant la sécurité de cuir du pommeau de ton arme pour la sortir à ta ceinture, lame brillante et entretenue. « Chez nous, même un enfant remarquerait s’être trompé de chemin. Je ne t’empêcherai pas de continuer. » La lame toujours à la main un simple coup de poignet te permet de tourner le pommeau en sa direction où est gravé la chouette des Naoris. « Mais ta lame ne te protègeras ni des bêtes ni du froid. » Tu lui tends celle ci, et si ta voix n’est pas beaucoup plus amicale qu’elle ne l'était précédemment, le geste est symbolique. Tu as peut-être une autre lame à la ceinture mais un ennemi n’offrirait pas d’arme à celui qu’il veut tuer. La plupart des terrien d’autres tribus étaient d’ailleurs bien mieux armé que tu ne l’es actuellement. Comptant plus sur ta capacité à vivre dans un milieu que tu connais aussi bien que tu te connais toi même, plutôt que sur tes capacités au combat. « La seule conscience coupable quand tu te perdras ici sera la tienne. Si tu étais si sûre de ton chemin, tu ne serais déjà plus là. »
Ton attention se reporte une seconde sur les sons venant de plus loin, les oiseaux s’envolent seulement lorsqu’un danger approche alors le moindre bruit de la forêt est une possible façon de s’éteindre. Pourtant il semble s’agir d’une fausse alerte alors tu tourne la tête vers Chiraz, sourcils légèrement froncés. « Je n’ai aucun intérêt à t’aider, Chiraz Kom Skaikru ; Le reste du Conseil a décidé que vous n’étiez pas une menace pourtant tu te comporte comme une enfant. Comment peut-on espérer quoique ce soit d’un peuple au comportement d’enfant? Tu as encore beaucoup à apprendre sur ces forêts. Le fait d’avoir voulu te défendre en tuant ce lynx en est une preuve. » Puisque dans ta grande sauvagerie, toi, faux-Naori, avait réussit à t’en sortir sans que l’animal ne se retourne une seule fois envers toi. Lequel d’entre vous manquait donc d’éducation?
« Tu me demandais de l’aide, la refuser semble plus simple que d’accepter tes erreurs. Soit. Tu arriveras aux décombres une fois la nuit tombé, je connais peut-être la forêt, mais ne compte pas sur moi pour venir à ton secours à ce moment là. Ni sur aucun être sensé. »
Accepter son erreur valait-il qu'elle y perde la vie? Même toi, tu n'avais jamais eu ce culot.
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Sujet: Re: Trying to understand each others ? [Chiraz & Caleb]
Dim 14 Jan - 1:23

Bornée comme elle ne l'avait peut-être jamais été auparavant, ou en tout cas, elle ne se rendait pas bien compte, elle préférait rester seule plutôt que mal-accompagnée. C'était ce qu'elle osait indirectement signifier à ce déplaisant Caleb. En revanche, elle avait conscience tout au fond d'elle qu'elle exagérait réellement. La blonde allait devoir retrouver un semblant de calme et surtout, de la cohérence pour pouvoir l'affronter de nouveau et essayer de trouver un terrain d'entente. Car oui, elle était persuadée que malgré le fait qu'elle l'ait envoyé balader, il reviendrait au galop. Elle l'avait un petit peu cerné, l'air de rien. Lui dire de partir comme étant un choix imposé, elle avait été certaine qu'il ferait tout l'inverse. Et effectivement, puisqu'il débarquait déjà près d'elle avec rapidité. Même si elle n'avait pas eu de crainte à son sujet, elle aurait pu en avoir quelques unes.

Relevant alors les yeux sur lui, elle l'observa et l'écouta sans le couper. Souligner le fait qu'il n'ait aucune affection pour elle semblait bien inutile, elle n'était pas aveugle et pas sourde non plus, elle avait bien saisit que sa présence semblait le gêner. C'est justement pourquoi elle comprenait mal le fait qu'il lui soit venu en aide pour ensuite refuser son aide et la laisser à son triste sort ici. Mais peut-être bien qu'elle devrait retirer les œillères de ses yeux pour mieux voir la situation dans son ensemble, ça n'était pas elle qui était en position de force, mais bien lui. Parce qu'il connaissait la forêt comme sa poche et qu'il y vivait depuis sa naissance. Si lui pouvait affronter une nuit à la belle étoile, ça n'était pas son cas, à elle. Et même si elle avait perdu cet objectif de vue, elle réaliserait son erreur tôt ou tard.

La mâchoire parfois crispée, ainsi que ses poings qu'elle fermait et ouvrait à nouveau. Chiraz n'aimait pas bien tout ce qu'il osait dire. Tout ceci allait peut-être trop loin. Une entente entre eux semblait compromise, mais son agacement, elle essayait de le mettre de côté, réunissant quelques idées pour essayer de calmer le jeu. Parce que même s'il ne comptait pas l'aider, il pouvait très bien lui faire du mal. Caleb pouvait très bien la dégommer et abandonner le cadavre, sans doute le lynx reviendrait-il avec plaisir pour finalement obtenir son repas. Alors oui, elle devait rester méfiante mais aussi bienveillante, ce qu'elle n'avait pas été jusque-là.

Prête à enfin ouvrir la bouche et l'arrêter dans ses paroles pour enfin se défendre un petit peu durant cette joute orale. Elle n'en fit rien en le voyant sortir sa lame et lui tendre. Le nez froncée sous la surprise et l'incompréhension, elle baissa ses yeux bleutés sur le manche sculpté de l'arme puis releva les yeux. Il ne voulait pas aider mais lui fournissait de quoi survivre, si elle comprenait ? Enfin, il serait question de possibilité de survie si elle savait se battre, ce qui n'était à la vérité, pas le cas du tout. Même s'il n'était pas devin et ne pouvait pas le savoir. Elle leva la main et effleura simplement la chouette du bout des doigts. Intriguée par cette manufacture terrienne. Et déjà, l'ombre d'un sourire torturait ses traits. Sans le savoir, il avait assez attiré son attention pour que la machine infernale ne s'enraye. « Je peux pas la prendre. Mais c'est gentil de ta part, j'imagine. » A moins qu'elle n'ait mal compris. Après tout, cela pouvait aussi être un rituel Naori qu'elle ne connaissait pas ? Même si elle n'en voyait pas le sens, il devrait lui expliquer si jamais elle se fourvoyait. Subitement crispée en le voyant sur ses gardes, elle tourna la tête également, silencieuse à nouveau et elle tendit l'oreille. Mais rien. Le lynx n'était peut-être pas encore décidé à revenir, ni lui, ni ses copains. Ni une autre bête bien pire. Ce qui était mieux.

Toujours muette, elle laissa le Naori continuer son discours, lui rabattant les oreilles sur le fait qu'elle était une gamine. Mais il faisait erreur sur une chose. S'il jugeait qu'elle avait des airs de gamine, soit, mais elle n'était nullement représentative de sa tribu, tout comme il ne l'était pas de sa tribu. Après tout, il ne ressemblait en rien aux Naoris qu'elle avait pu rencontrer et surtout pas à ceux avec qui elle avait parlé et dont elle avait appris bien des choses. « Je suis peut-être une enfant à tes yeux, mais il faut dissocier ma personne du reste des miens. Comme je dissocie qui tu es des autres Naoris. Tu ne leurs ressembles pas. Pas à ceux que je connais. Alors peut-être que j'ai été blessante et je m'en excuse. Cependant, je ne regrette pas ma réaction. Parce que tu es désobligeant à mon égard et ça tape sur les nerfs. Surtout quand tu répètes mon prénom et ma tribu dans ta langue. On sait que je m'appelle Chiraz, on sait d'où je viens. » Serrant les dents, la demoiselle se rendait bien compte qu'elle recommençait à à se vexer et à se montrer très peu aimable. Fermant les yeux, elle préféra prendre une bonne goulée d'air et laisser un long soupire lui échapper avant de reprendre. « A présent, je te crois. J'ai peut-être été stupide, mais je reconnais l'erreur. Tu ne m'aideras toujours pas, sans doute, car je n'ai rien à offrir. » Prenant sur elle, elle essayait de trouver la façon de trouver un terrain d'entente. Même si ça n'était pas gagné. Elle pliait finalement devant lui, s'excusant, il allait emporter cette manche-là, et sans doute sans aller avec. Mais elle aurait au moins essayer.

« Et je ne voulais pas tuer cette bête. J'aurais essayé bien avant ton arrivée, sinon. » Préférant se garder de dire qu'il avait raison pour le reste. Elle haussa simplement les épaules. Une petite lame ne la protégerait pas, et pas du froid, comme il le lui soulignait si bien. Alors elle allait simplement rebrousser chemin et rentrer. Arrivée chez les Cents avant le lendemain était impossible. Dormir sur les vestiges de l'Odyssée relèverait de l'inconscience et dormir en pleine forêt aussi. Alors, plus qu'un seul choix s'imposait. Suivre son conseil et rentrer. Même si ça pouvait la mettre hors d'elle de devoir l'écouter, lui. Parce qu'elle avait définitivement un problème avec sa personnalité de type bourru. Mais en soi, le conseil était bon. Elle ne pouvait nier. « Nos chemins vont se séparer ici, Caleb. Merci pour le double sauvetage... » Tendant la main en sa direction, elle posa un regard un peu plus doux sur lui. Parce qu'elle essayait de ne pas avoir de rancune envers lui. Réellement, c'était compliqué à cause de sa manière d'être, mais il était ce qu'il était, elle devrait s'y faire. Alors elle essayait de réparer les pots qu'elle avait dû maladroitement casser. Elle s'y était mal pris avec ce Naori, elle ne pouvait qu'en avoir conscience et le reconnaitre. Et finalement, la tempête émotionnelle était plus ou moins passée, elle redevenait elle-même, la polie et la conciliante. La fille sans conflit. « Je suis certaine qu'on se reverra, parce que je serais encore en vie la prochaine fois. » De nouveau, une pointe d'assurance. Une sorte de promesse. Même si elle s'attendait à son indifférence sur la question.


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Sujet: Re: Trying to understand each others ? [Chiraz & Caleb]
Mer 17 Jan - 22:44

DAM DAM DEEEOOOO!

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Sujet: Re: Trying to understand each others ? [Chiraz & Caleb]
Mer 17 Jan - 22:44

Le membre 'Chiraz S. Wexforth' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Mésaventure (Terre)' :

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Sujet: Re: Trying to understand each others ? [Chiraz & Caleb]
Sam 10 Fév - 0:37


Each others
Caleb & Chiraz

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Planet of the Apes - Exodus Wounds

D’aucun s’entendrait à merveille avec Chiraz lorsqu’elle sous entendais que tu étais aussi doué avec les mots qu’avec la tact. C’est vrai que tu n’avais pas semblé très abordable mais l’avais tu seulement cherché? Tu ne l’appréciait pas plus que tu n’avais confiance en elle, vous étiez bien trop différent pour vous entendre à la première seconde. Vos mondes sont différents, votre façon de vivre est différente, vos coeur ne sont pas sur la même longueur d’onde. Il est difficile dans ce cas de figure de trouver un terrain d’entente autour du feu.
Pourtant chez les tiens tu étais facilement approché, les enfants ayant même la fâcheuse tendance à rester trop longtemps dans tes appartements même alors qu’ils devraient dormir, préférant rester là à écouter les histoire de l’animiste. Et tu prenais un goût certain à mimer les félins, les ours, les cerfs et autres créatures parmi lesquelles tu évolues comme si tu en étais.
Mais cette Chiraz, elle ne connaîtra peut-être jamais la seconde face de celui qu’elle doit prendre pour une brute plus qu’autre chose. Toi, soigneux des apparences, soigneux de faire comprendre que tu connais le monde aussi bien que les autres Naoris, semblait avoir oublié cette facette face à elle.

D’ailleurs, elle le fait bien comprendre et n’a pas tord ; Tu esquisse ce qui semble être un sourire en coin en entendant ses mots. L’impertinence n’est pas une qualité mais tu dois bien avouer que son culot lui permet de garder la tête haute et qu’il y a peut-être une chance pour qu’elle rentre effectivement entière chez les siens. Une chance infime mais tout de même.
Alors tu rengaines la lame en silence, refermant la lanière de cuir l’empêchant de tomber de l’étui. Pour toi refuser ce genre de chose est contre-coutume mais tu dois bien avouer que tu ne connais pas les leurs. Tu as négligé les échanges et les discussions avec les débarqués depuis bien longtemps et les limites se font sentir ; Quoique ce soit à double sens. Tu es le plus âgé et tu devrais montrer l’exemple… Pour cette fois tu te retiens donc de tout commentaire.

Lui serrer la main semble être hors de tes moyens alors que tu restes là, immobile à la regarder tendre le bras en ta direction ; Chez vous les poignées de main ne sont pas monnaie courante, elles sont même inexistantes mais tu en connais la signification, loin d’être ce simple bourru à qui elle semble avoir affaire.
« Je suis certaine qu'on se reverra, parce que je serais encore en vie la prochaine fois. »
Un rictus étire la commissure de tes lèvres. Tu décides finalement de tendre la main pour serrer sa paume avec certainement une poigne plus forte que ce qu’elle attendait ; Tu es un natif, pas un homme d’affaire dont le costume sert à camoufler le manque de muscles. Cependant tu ne décroches pas un mot, juste un signe de tête avant de détourner les talons pour t’enfoncer entre les arbres sans un bruit. Peut-être que le lynx qui l’avait attaqué un peu plus tôt n’était que le reflet de celui qui était venu la sauver, silence et discrétion. Tu serais un bon chasseur si tes armes ne te servait pas uniquement à te défendre.

Cependant il ne faut pas bien longtemps pour que le fait de t’éloigner apporte avec lui un jour qui tombe ; tes pas deviennent alors aussi foncés que le sol qui t’entoures et l’idée de trouver un refuge avant la nuit devient de plus en plus importante… Tu fronces les sourcils. Lentement la forêt nocturne s’éveille, avec elle les sons et les bêtes. Serait-ce une pointe de culpabilité qui resserre tes poings ou l’impression désagréable de revoir une scène d’il y a des années. La seule personne qui tu as laisser disparaître en forêt. Tu t’interdis d’y penser pourtant tes pas ont déjà fait demi tour et bien que silencieux tu ne perds pas une seconde entre les arbres, repérant bien trop facilement la trace de l’Odyséenne. Tes yeux clairs parcourent la forêt à la recherche de sa tignasse blonde et tu es presque à te dire que c’est peine perdu alors qu’elle apparaît dans ton champs de vision. Elle aura été plus rapide que tu ne le pensais.
Tu accélère de façon à arriver à sa hauteur sans te faire remarquer pour l’attraper bras le corps en la hissant sur une épaule sans vraiment lui laisser le choix… Si elle l’avait nul doute qu’elle n’en aurait rien à faire et s’entêterait à rentrer chez les siens même dans les pires conditions. « Tu n’as peut-être pas tord pour tout ce que tu disais, Chiraz kom Skaikru. Mais tu te fourvoies lorsque tu penses que nous voulons quelque chose en échange de l’aide que l’on apporte. »
Elle pourrait bien se débattre, cramponnée comme elle est, elle se ferait mal avant d’avoir réussi à toucher Terre. Et pourtant tu ne dis plus un mot, tu te contente de marcher, de t’arrêter de temps à autre lorsqu’un bruit se fait entendre en espérant de toutes tes forces qu’elle garde le silence pour ensuite reprendre ta marche.

Puis enfin tu la pose au sol, tournant les yeux vers elle sans chercher à savoir si elle est empli de colère ou d’espoir. « Nous passerons la nuit ici, ne t’éloignes pas. »
Tu connaissais l’emplacement d’une caverne abandonnée le long de la roche, les ours y passent l’hiver mais elles ne sont pas toutes utilisées tout les ans… Et bien qu’il fasse nuit désormais, la jeune femme pouvait certainement voir jusqu’au moindre détail du monde qui l’entourait désormais sous une lumière bleue presque irréelle. À votre droite se dessinent les arbres que vous venez de quitter alors que sur la gauche les arbres semblent avoir laissés place à une clairière où pousse un nombre de plantes diverses et variées ; les plus importantes ce soit sont ces fleurs donc les pétales ouverts émettent une lueur bleue plus puissante qu’une petite lampe torche. Tu les connais depuis toujours aussi te déplaces-tu en leur coeur comme entre les arbres. Toujours silencieusement, comme si tu vouais à ce monde un respect sans borne. Tu t’éloignes de la blonde de quelques pas, tirant sur quelques branches et soulevant un petit arbre tombé pendant la tempête - heureusement qu’il ne s’agissait pas d’un des immenses chênes voisins - pour dévoiler l’entrée sombre de l’endroit qui devrait vous servir pour la nuit à toi comme à elle. Pas spacieux mais assez conséquent pour qu’un ours puisse y passer l’hiver. L’endroit devrait suffire, à la lueur d’un champs qui semble tout droit sorti de sous les mers.
« Nos chemins se sépareront demain… »
Mais ce soir, elle passera sans doute sa première nuit loin d’un monde qu’elle n’a certainement pas quitté souvent. Ce soir elle partagera ton monde même si vous n’êtes pas fait pour vous entendre, la survie ne se résume pas par des actes d’amitié.
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Sujet: Re: Trying to understand each others ? [Chiraz & Caleb]
Jeu 8 Mar - 13:50

Les yeux de Chiraz étaient rivés dans ceux du natif alors qu'elle conservait cette main tendue. Certaine qu'il ne lui prendrait sans doute pas, parce qu'il était bien trop fier pour se laisser avoir et pour se laisser approcher ainsi. Pourtant, le geste partait d'un bon sentiment. Une façon d'enterrer la hache de guerre, même si la guerre était un bien grand mot. La blonde avait repris ses esprits, la peur de l'attaque de l'animal l'avait perturbée, le fait de s'être perdue également. Mais maintenant, elle pouvait reprendre un comportement un peu plus normal. Si elle était certaine de rentrer en un seul morceau, elle ne voulait cependant pas se séparer de lui en mauvais terme. Même si elle était consciente de ne pas pouvoir plaire à tout le monde, il n'en restait pas moins qu'elle aimait beaucoup les Naoris, et même s'il était sans doute le plus spécial de tous, ou tout cas, le plus spécial de ceux qu'elle avait rencontré, elle ne voulait pas conserver de mauvaises impressions. Ça n'avait simplement pas été le bon endroit, ni le bon moment, très certainement. Enfin, ça et le fait qu'il soit pas mal brusque et aussi têtu qu'elle ne l'est.

Et contre toute attente, il avait saisit sa main. Une poigne plutôt forte qui lui arracha une infime grimace et qui laissa place à l'ombre d'un sourire. Elle avait même faillit rire. Peut-être aurait-elle dû se douter qu'il démontrerait de sa force dans sa poigne. Comme s'il était à une sorte de concours, mettant en avant sa capacité. Peut-être même une façon de l'effrayer ? Mais enfin, elle ne voyait guère de mal dans son geste. Il était tout simplement lui-même. Une sorte d'énorme gorille, plein de force et de caractère. Enfin gorille, elle n'en avait vue qu'en image sur les tablettes de l'Odyssée, mais il semblait bien représenter cet bête-là. Un descendant, en tout cas. Et pas seulement parce qu'il vivait dans la forêt, dans les arbres.

Une fois ce petit signe amical terminé, il tourna simplement les talons et elle en fit autant. Elle avait réunis ses affaires juste avant et à présent, comme lui, elle avançait à travers les arbres et les buissons, cheminant là où elle avait marché précédemment, reprenant le chemin pour rentrer. Même si la nuit était non loin et qu'elle se sentait encore moins en sécurité que durant la journée, elle savait qu'elle était capable de survivre et de rentrer un seul morceau. Par ailleurs, elle se hâtait un peu plus qu'à l'allée. Elle savait à présent qu'elle avait eu tort de foncer tête baissée sans préparer un voyage. Mais grâce à celui-ci et aux problèmes qu'elle avait rencontré, elle saurait que la prochaine fois, elle devrait se préparer mieux que ça. Demander conseils. Et apprendre plus correctement à appréhender la nature. Elle la savait hostile, elle savait quelques bases pour se défendre, savoir comment trouver de l'eau et de la nourriture, mais du reste, ça ne restait que des bases justement.

Un pied devant l'autre, elle regardait droit devant elle, se demandait à quel heure elle serait chez elle exactement. Peut-être bien qu'elle pourrait arriver au petit matin ? Elle avait l'espoir d'y être, pour manger un bon repas et se coucher alors que les autres se réveilleraient seulement. Une journée de perdue pour rien finalement. Mais sans s'y attendre, on l'a souleva de terre et c'est tout choquée qu'elle se débattait déjà. Un kidnapping en pleine forêt ? Non. Elle n'était pas stupide le moins du monde. La personne n'avait pas fais de bruit en arrivant, ça n'était pas un animal évidemment, et puisqu'elle venait de quitter un homme bien silencieux, elle se rassura une fois installé sur son épaule. Par chance, elle n'avait pas crier. Elle poussa un simple petit grognement, sans plus se débattra. A présent, elle voyait Caleb sous un angle différent, et finalement, elle réalisait qu'il était encore plus baraqué en étant sur lui qu'en le voyant simplement. La blonde qui se doutait de n'être pas bien lourde devait avoir l'air d'être une brindille à côté. Aucun mal à la soulever et à l'emporter donc. Comme le Naori avait pu le souligner, le lynx pouvait parfaitement refaire son apparition, c'est pourquoi elle avait été si rapide à partir et à marcher. Mais maintenant, elle ne pouvait plus avancer et elle perdait encore un peu plus de temps. Sans comprendre réellement ce qu'il voulait. Et finalement, il lui expliquait que les Naoris n'attendaient jamais rien en retour de l'aide. Elle était bien placée pour le savoir, mais avec lui, ça ne semblait pas fonctionner comme avec les autres. Finalement elle resta silencieuse car elle aussi avait capté un son étrange, et elle n'aimait pas cela. Caleb marchait, l'amenant là où il voulait l'amener, sans qu'elle sache où exactement. D'un côté, elle lui faisait un petit confiance, et de l'autre, pas tellement. L'éloignait-il du chemin qu'elle avait emprunté et qu'elle connaissait ? Peut-être bien qu'il l'éloignait et allait la laisser planter au milieu de la forêt et qu'il allait attendre de voir si elle retrouverait la bonne voie ? Elle avait fais la maligne tout à l'heure et peut-être voulait-il se venger ? Non, bien sûr, ça n'était pas le genre des Naoris.

Elle demeurait silencieuse jusqu'à ce qu'il ne la remette sur ses pieds. Elle tira légèrement sur ses propres vêtements pour les remettre en place. Les yeux rivés sur lui avec une sorte de moue boudeuse. « Chiraz tout court, tu peux m’appeler Chiraz. » Légèrement agacée qu'il ne la désigne toujours que comme Chiraz provenant du ciel, elle n'avait pas besoin qu'il rappelle sans cesse son origine, elle savait exactement qui elle était. D'où elle venait. Et où elle allait. Bien que présentement, elle ne savait pas du tout où ils étaient.. L'avait-il amener à son camp à lui ? Elle n'en avait aucune idée en réalité. Il voulait donc l'aider maintenant ? Pourquoi ce changement ? Elle était bien curieuse. Etait-il toujours aussi bien intentionnée que lorsqu'il l'avait secouru ?

La nuit était finalement arrivée sans qu'elle ne s'en rende réellement compte, plus rapidement qu'elle ne l'aurait pensée. Certainement parce que les arbres de la forêt avaient cacher les dernières lueur. Plissant les yeux, elle observa autour d'eux et remarqua finalement la beauté de la nature. L'extérieur qu'elle avait voulu appréhender toute seule en cette journée qu'elle qualifierait plutôt de catastrophique. Mais maintenant, ça ne semblait plus être aussi horrible qu'il n'y paraissait. Surtout devant l'étendu de ce champs de fleur qu'elle n'avait jamais vue. Une telle espèce ne pouvait exister si ? Les yeux ébahis, un sourire de gamine sur le visage, elle contemplait la beauté du moment. Jusqu'à ce qu'il ne marche dans cette espèce de clairière. Attrapant alors son bras à la hâte, plus fermement qu'elle ne l'aurait voulu, elle le stoppa et grommela un peu.
« Tu vas pas écraser des si belles fleurs ! Et la nature alors ? C'est sensé être.... être ton truc non ? La préserver ! » Mordant sa lèvre, elle se rendit alors compte en étant plus près qu'il n'avait rien écraser du tout. Elle ne lâcha plus un mot et relâcha son bras par la même occasion, préférant glisser le bout de ses doigts sur les pétales d'une des fleurs. Cette aventure lui avait permis de réfléchir. Elle était fâchée avec un ami depuis quelques jours et si jamais elle avait perdu la vie aujourd'hui, elle aurait regretté d'être restée en mauvais terme. C'est pourquoi en rentrant, elle comptait aller le voir et renouer avec lui. Et pourquoi pas lui offrir une de ces petites beautés ? Elle détacha une des fleurs de la tige et la fourre dans son sac de façon délicate. Ils y en avaient plusieurs, alors si elle en prenait une seule, ça ne ferait rien. « Pourquoi tu as changé d'avis ?» Avec le recul, elle trouvait que le moment était de plus en plus étrange. Cette rencontre était étrange. Caleb était étrange. Peut-être que du fait de sa personne, tout ce qu'il faisait était donc en décalage avec un comportement normal ? Penchant la tête sur le côté, elle le suivait malgré tout, il avait bien dis qu'ils passeraient la nuit ensemble alors autant ne pas le perdre de vue. Elle l'observait intensément, marchant dans ses pas et frottant finalement sa nuque avec un air gêné. « Je devrais plutôt dire merci plutôt que te poser des questions. Alors merci... mais je veux savoir quand même pourquoi tu m'aides ? » Finalement, elle le voyait se débattre avec quelques branchages sans qu'elle ne comprenne pourquoi. Jusqu'à ce qu'elle ne remarque l'entrée d'une caverne. Sciée, elle ne cessait d'observer la scène, comme déconnectée avec le moment. Elle n'était pas certaine d'où ils étaient, une grotte lambda ou bien chez lui ? Les branchages ne semblaient pas tant être là à cause de la tempête mais plutôt comme si quelqu'un avait voulu dissimuler l'entrée. A moins qu'elle ne se fourvoie totalement sur ce qu'elle voyait. « Dis-moi... c'est ça, ta maison ? » Très peu douée en orientation. Elle savait simplement que le village des Naoris n'étaient pas vraiment loin de l'ancien campement que les Odysséens avaient eu, c'est pourquoi elle s'était simplement dis qu'il l'avait amené là-bas, en sécurité.

Bien sûr, elle ne reviendrait pas sur le fait de passer la nuit près de lui, ni-même sur le fait qu'ils se sépareraient le lendemain matin. Elle ne pouvait être que reconnaissante qu'il ne lui donne un coup de main et qu'il ne s'assure de sa survie. Car au final, elle s'était bien dis que ça n'était que cela. Il ne voulait peut-être juste pas sa mort -potentielle- sur la conscience ? Malgré le fait de pouvoir dormir là, avec un homme qui savait gérer ce milieu hostile, ne s'en sentait pas moins anxieuse, bien qu'elle n'en montre rien. La blonde ne préférait ne pas pleurer sur son sort, parce que la situation aurait pu être bien pire que ça.



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Trying to understand each others ? [Chiraz & Caleb]

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