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˜˜˜˜˜˜Up high in the middle of nowhere [Chiraz]
maybe life should be about more than just surviving


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01/11/2015 Glacy Ezra 2317 Brett Dalton Murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 172
- Whatever it takes -




Une minute où je pouvais enfin souffler. Un tour de garde qui venait de se terminer. Presque déjà le début de soirée alors que le crépuscule commençait à envahir les environs. Des feux de camp qui ne tarderaient à être allumés et autant de membres de l'odyssée qui ne pourraient que venir se réunir pour manger un morceau, discuter. Un repas convivial auquel je ne prenais souvent pas part, obligé de manger en décalé alors que le bien plus souvent j'étais de garde de nuit. Les braves ne pouvant avoir de repos. Des personnes qui étaient déjà dans le réfectoire, discutant, mangeant ce qui avait été préparé par les cuisiniers. Mon regard qui se posait sur les traces de boue que j'avais manqué de laisser par terre. Détestant devoir ainsi patauger dans la boue mais avec la tempête la boue ne semblait qu'avoir voulu s'accumuler et si petit à petit, le campement commençait à retrouver l'allure qu'il avait avant, ce n'était pas toujours facile. Un campement qui aurait toutefois bien plus résisté à la tempête que ne l'aurait fait l'ancien campement. Et cependant après m'être retrouvé dans le froid, je ne pouvais qu'avec satisfaction me retrouver à l'intérieur entre quatre murs. Et autant ce désir de se réchauffer alors que je ne pouvais que me rapprocher du groupe de personnes le plus proche qui n'en venait qu'à prendre place autour d'une table. Mon regard qui se posait sur ceux là les plus proches avant de repérer une silhouette familière. Chiraz. Installée légèrement à l'écart des autres. Tout dans l'optique de s'intégrer. Un sourire qui aurait presque pu se dessiner sur mon visage face aux piques qui me passaient déjà dans ma tête. Et comme si c'était naturel, je n'en venais qu'à prendre place à ses côtés, jetant un coup d'oeil au vide à côté. Une place qui m'attendait pour ainsi dire alors que personne ne semblait vouloir s'installer à côté d'elle, non pas qu'elle semblait très engageante. Comme si des petits nuages noirs flottaient au-dessus d'elle et que des panneaux indiquaient qu'il y avait un danger de mort si on en venait à s'approcher trop près d'elle. Nullement inquiété par ces ondes négatives alors qu'au contraire je n'en venais qu'à m'approcher pour m'installer à côté d'elle, non sans tirer la chaise dans ma direction. Une chaise qui ne put que produire un grincement comme pour indiquer ma présence.

Et n'en venant aussitôt qu'à prendre la parole. « Bonjour à toi voisine, ou serait-ce colocataire, je ne sais plus. » Une pointe de moquerie face à cet interminable débat que nous avions eu autant que la dernière fois je n'avais pu que la présenter comme une amie à Rachel. Une conversation brève qui s'était déroulée lorsque les jeunes étaient venus nous rejoindre sur le campement. La volonté du conseil de rapprocher les campements, de permettre d'échanger plus délibérément. Certes le nouveau campement était mieux, la distance s'était réduite, nous permettant de venir dans leur direction mais il ne restait pas moins que toutes les rancoeurs n'étaient pas oubliées. Il y avait encore un fossé, et de boulettes étaient encore commisses. Toutefois, cela avait pour dire été naturellement que je l'avais présenté comme une amie. Ce que je n'aurai pas fait auparavant alors que même avant, nous n'en n'étions qu'à discuter de la propre définition de voisin et colocataire. Mais à vrai dire, j'étais satisfait de pouvoir mettre un nom sur notre relation alors qu'il n'était que compliqué de savoir qu'elle ressemblait à Ailina, que cela pouvait presque faire mal. Tentant encore et toujours de m'adapter à cette idée, même si à côté d'elle, il n'était facile que de noter les détails qui différaient et sautaient aux yeux encore et encore. Et me reprenant aussitôt sur un ton presque dramatique. « Tu sais, j'ai presque eu le coeur brisé de voir que tu ne m'adressais plus un bonjour, ce n'est pas ce que tu es censée faire ? Enfin d'après toi on devrait se parler normalement. » Des guillemets que je ne pouvais que mimer dans l'air non sans en rajouter une couche. Et un regard qui ne pouvait que s'ancrer dans le sien alors que la partie ne faisait que commencer. Une partie qui était continuée à chaque fois et qui n'était autant qu'amusante alors que je ne pouvais que la forcer à sortir des chemins qu'elle connaissait.

Jetant un coup d'oeil à ce qu'elle avait pris comme repas, n'ayant pour le moment rien choisi, ou ne m'étant pour le moment servi plus justement.  « Tu devrais pas manger plus ? Ou je ne sais pas tenter de t'intégrer auprès des autres ? Remplir l'espace ? »Désignant l'espace qui se trouvait à côté entre nous et ne pouvant autant que jeter un coup d'oeil au vide qui se trouvait en face de moi, me rendant compte que j'avais pour ainsi dire réellement faim. Et me levant soudainement avant de reporter mon attention sur elle. « Garde-moi une place, je reviens. » Et ne lui ayant pour ainsi dire pas laissé le temps de me répondre alors que je ne pouvais que me diriger vers la file et jeter un coup d'oeil à ce qui était emporté avant de suivre le mouvement. Manger chaud, cela différait. L'impression que maintenant il était possible de manger réellement et de ne pas avoir toujours la même portion de repas calculé en fonction de notre structure, âge ou quoique ce soit. Appréciant cette liberté, appréciant cette possibilité de pouvoir ressentir la réelle saveur des aliments et non juste cette impression vide et pathétique que les repas pris avaient toujours le même goût. Ce qui n'était plus le cas désormais alors que les cuisiniers avaient de nombreuses possibilités, et je savais que pour avoir goûté aux plats de Rachel, aussi surprenant qu'il soit, qu'ils pouvaient vraiment faire quelque chose de bien. Et n'en venant qu'à me réinstaller à côté d'elle, tout en ne pouvant que constater que personne n'avait tentée de s'approcher. « Je sais pas trop si tu les intimides ou tu sembles si refermé que tu les fais fuir, mais tu devrais vraiment faire quelque chose pour changer cela. Conseil d'ami. » Un sourire presque arrogant esquissé alors qu'en effet je ne pouvais que me tenter d'aller un peu plus loin, la cherchant pour ainsi dire délibérément comme il avait été le cas autrefois.

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Une journée encore bien remplie. Elle n'avait pas chômé puisqu'elle avait longuement discuter des terriens avec un cent en visite sur le campement. Elle était tombée dessus par hasard et si d'abord, la conversation avait été laborieuse au départ, la blonde n'avait plus eu besoin de faire d'effort lorsque le dialogue avait pris une tournure qui l'intéressait tout particulièrement. Bien sûr, ils n'avaient pas seulement parlés des terriens, profitant d'avoir un cent sous la main pour demander quelques nouvelles du campement. Chiraz y était déjà allée parfois, elle s'engageait rarement à sortir du campement, déjà parce qu'elle n'était pas encore assez brave pour le faire mais aussi parce que son sens de l'orientation était clairement mauvais. Et puis, elle préférait nettement rester là, en sécurité. D'autant plus qu'elle aimait se rendre utile à l'infirmerie, alors mieux valait être présente au maximum au cas où... Mais enfin, elle avait eu des nouvelles des cents. Un point non négligeable, car eux aussi avait du souffrir de la tempête. Comme ici, d'ailleurs. Mais ce campement était largement mieux et plus stable que le précédent, elle ne pouvait que se réjouir de le constater, comme les autres d'ailleurs.

Évidemment, elle n'avait pas passé sa journée à simplement discuter, non, elle avait donné un cours sur la littérature anglaise. Même si les élèves étaient encore moins nombreux qu'avant, il en restait. Et même si un jour, il venait à n'en rester qu'un seul et unique, elle continuerait ainsi, comme elle le faisait. Parce que pouvoir partager ses connaissances et partager tout court était sa raison de vivre. Alors si elle devait s'arrêter, elle en perdrait sûrement la tête. Après ça, elle avait fais un tour à l'infirmerie, soignant quelques blessures de rien du tout, du superficiel mais qu'il valait mieux surveiller pour palier aux infections. Et déjà, le soir pointait le bout de son nez. Laissant la petite Chiraz affamée parce que comme c'était souvent le cas, elle n'avait plus fait attention à l'heure et avait oublié de déjeuner. C'est donc l'estomac dans les talons qu'elle avait rejoint le réfectoire. Heureuse de se retrouver en tête à tête avec son assiette et un repas chaud qui ne pouvait faire que du bien.

Même si elle essayait tant bien que mal de s'ouvrir un peu plus et de nouer un peu plus de relation, elle privilégiait certain moment pour le faire. Et ça n'était clairement pas celui du repas. Pas pour ce soir. Elle estimait qu'elle avait assez papoter pour la journée, alors elle s'était installée vers quelques individus qui discutaient déjà ensemble, ainsi, elle ferait acte de présence à table, sans avoir besoin de parler. En apparence, elle semblait appartenir à ce groupe, alors qu'en réalité pas du tout. Elle ne les connaissait même pas réellement, juste de vue et de nom, elle savait approximativement ce qu'ils faisaient tous sur le campement. Mais il restait des places à cette table. Vers elle, et elle savait qu'habituellement, personne ne venait s'y installer. Alors elle profitait du repas et du calme. Même si les Odysséens près d'elle parlaient fort, riaient, elle restait silencieuse, perdue dans ses pensées. Parce que c'était ce dont elle avait besoin. Elle songeait à sa mère, ce qui était partie intégrante de sa vie. Il n'y avait pas un jour, pas même une heure où elle ne songeait pas à elle. La douleur était encore là. Même si elle essayait de faire comme si de rien était, comme si tout allait mieux, la blessure était encore là. Et rien à l'infirmerie, ni aucune techniques médicinales ne l'aideraient, parce que ça n'est pas quelque chose qui peut être soigné, et elle en avait parfaitement conscience. Alors bien souvent, elle n'en disait rien.

Ses pensées furent de courte durée, puisque déjà un siège grinçait près d'elle. Dans un sursaut, elle se tourna en direction de l'individu, prête à lui dégainer un regard noir. Mais son expression se transforme bien vite en une moue déconfite, la surprise de voir Chris plutôt que quelqu'un d'autre. Mais qui d'autre ? Il était rare que quelqu'un se risque à venir vers elle. Parce que la plupart du temps, les gens sur le campement savent qu'il est difficile de la faire parler, autrement qu'en parlant de culture générale, en attisant sa curiosité, ou en abordant les terriens. Ce qui forcément, n'avait pas d'intérêt pour tout le monde. Et pourtant, Chris réussissait à lui faire parler d'autre chose, à la sortir de sa zone de sécurité, à se dérider un peu de son sérieux. Il la saluait déjà, commençant à la taquiner d'entrée de jeu en lui rappelant toujours cette conversation qu'ils avaient, il y a quelques temps déjà. Et sans lui laisser le temps de rétorquer quoique se soit, il continuait déjà cette sorte de moquerie, expliquant qu'elle ne se montrait pas toujours polie avec lui. Ou plutôt, elle ne le pouvait pas parce qu'ils ne se croissaient pas tout le temps non plus. Mais l'air de rien, il venait de s'infiltrer en elle comme dans un livre ouvert, ce n'était qu'ainsi que les gens pouvaient l'atteindre et voir une nouvelle facette d'elle, et ça, Chris l'avait bien saisit. Une forme d'amitié bien particulière, parce qu'il réussissait à atteindre le côté sarcastique de Chiraz. « Nous sommes le soir, alors j'aurais plutôt tendance à te dire bonsoir. Et encore, je ne suis pas certaine si ça signifie que ce soir est particulièrement meilleur que les autres ou si c'est une obligation qu'il soit bon. Mais bon, quitte à venir te dire bonjour chaque jour, je peux aussi venir te lire une histoire chaque soir, non ? » Un sourire sur les lèvres, elle secoua la tête. C'était peut-être même plus de l'insolence. Mais il n'allait pas lui en vouloir, il la cherchait après tout. Mais alors qu'elle pensait qu'il allait rester là, il continuait de lui parler, sans lui laisser le temps de répondre à nouveau. Et déjà il filait se chercher à manger. Demandant à l'Odysséenne de lui garder une place. Elle roula des yeux, légèrement agacée. Personne ne viendrait prendre place ici, et il devait bien le savoir. D'autant que si la place à côté d'elle était libre, celle en face aussi. Et il était encore moins probable que deux places ne soient prises vers elle en même temps.

Il ne mit pas bien longtemps et revint déjà s'asseoir à la place qu'il avait initialement choisit. Et de nouveau, il essayait de la forcer à parler, ce qu'elle n'aurait pas de mal à faire, au vue des mots qu'il avait. Elle l'observa alors avec intensité, voulant faire passer le message clairement. « Pour ta gouverne, c'est ma deuxième assiette. Je me suis resservie avant que tu arrives, alors je n'ai pas besoin de manger plus. Ensuite, si tu insinues que je dois m'ouvrir aux autres, comme tu as essayé de t'ouvrir auprès d'Elijah, je préfère m'éviter cette peine. » Une pique moqueuse, parce qu'elle savait parfaitement qu'ils y avaient un problème entre les deux hommes. Elle qui avait conseiller à Chris de s'ouvrir un peu et de faire de nouvelles rencontres lui aussi, il était mal tombé en choisissant Callaghan, au vue des relations qui en découlait entre eux. Cependant, la blonde n'interférait pas entre les deux, elle se mêlait de ses affaires. Peut-être aurait-elle dû s'abstenir de ce conseil à Chris, parce qu'honnêtement, en matière de relationnel, elle n'avait aucun conseil à donner à personne. Ce qu'elle avait pu dire à Wilson, elle ne l'appliquait pas encore particulièrement, même si elle s'y mettait petit à petit.

Observant Chris de haut en bas, elle désigna finalement ses chaussures pleine de boue. « J'espère que tu nous fera le plaisir de les nettoyer avant de venir salir tout autour de chez moi, voisin. »

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01/11/2015 Glacy Ezra 2317 Brett Dalton Murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 172
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Le crépuscule qui était là, et une place qui était prise à sa table. « Nous sommes le soir, alors j'aurais plutôt tendance à te dire bonsoir. Et encore, je ne suis pas certaine si ça signifie que ce soir est particulièrement meilleur que les autres ou si c'est une obligation qu'il soit bon. Mais bon, quitte à venir te dire bonjour chaque jour, je peux aussi venir te lire une histoire chaque soir, non ? » Et si un sourire s'était dessiné sur son visage, une étincelle qui ne pouvait que crépiter que dans mon regard. Que conscient que j'avais allumé une flamme alors qu'elle n'était plus cette même fille refermée. Certes elle l'était encore, mais sans s'en rendre compte totalement, elle était en train de changer. Ce qui était sans doute mieux. Le changement faisait du bien parfois. Non à vrai dire le changement faisait toujours bien, suivant l'ordre naturel des choses. Un changement qui était inévitable comme le changement des saisons. La vie qui se succédait à la mort. Les paysages qui changeaient, les visages qui défilaient. Un changement qui pouvait autant être effrayant. Toujours cette peur qui était souvent suscité, celle de se jeter en avant, celle de se jeter dans la gueule du loup. Toujours cet instant d'appréhension qui existait. Le doute qui s'immisçait dans l'esprit. La volonté de reculer d'un pas voir même de trois. Toujours un choix à faire. Celui de reculer ou de se jeter en avant dans cet inconnu. Un inconnu qui n'avait pas de nom, qui n'était que flou et vide. Un inconnu qu'on ne pouvait décrire ni même saisir seulement nommé vaguement. La facilité qui pouvait exister de reculer pas tant par lâcheté, que par appréhension. Mais parfois cet instant où la peur manquait de prendre le dessus pouvait être aussi grisant. L'adrénaline qui coulait dans les veines. Les battements du coeur qui s'accéléraient. La pulsion du sang. Les sons qui se faisaient plus vifs. Et cette sensation grisante de céder les rênes. Ce n'était pas toujours facile de lâcher la bride, d'abandonner tout contrôle sur son destin ou sur le moment présent, mais parfois le sentiment qui en découlait n'était qu'autant plus réjouissant. Un changement qui avait lieu. Un changement qui n'était pas parfois le plus agréable certes comme de devoir faire face à la mort de Robb, mais le changement qui en était venu avec m'avait autant permis d'évoluer. Car là était sans doute une autre caractéristique du changement qui permettait à chaque personne d'évoluer. Comme un papillon qui sortirait de son cocon, que pour en surgir plus resplendissant. La chenille qui laissait place à ce papillon. Comme ces petits oisillons qui hésiteraient à prendre leur envol de peur de connaître la chute, de tomber et de se fracturer sur le sol. Et en effet après s'être finalement élancé dans le vide de force ou de grès, ils n'en viendraient qu'à chuter avant de s'envoler encore plus haut en direction du soleil. Une chute nécessaire qui serait grisante et dont ils n'en ressortiraient que plus fort. Un changement qu'ils ne pouvaient éviter alors que pour évoluer, ils devront quitter leurs nids et se jeter dans le vide. Ce que chaque personne faisait face au changement, se jetant à tour à tour dans le vide. Ce que j'avais fait. Et ce qu'elle faisait à son tour.

Le changement inévitable. Et qu'une braise allumée dans son regard. Une note de sarcasme qui n'existait pas avant. Une note de sarcasme qui n'était pas pour me déplaire alors que là j'avais l'impression d'être sur un terrain de jeu familier. Un terrain de jeu qu'il me convenait de parcourir. Des courbes reconnues. « Je pense que j'adorerai que tu me lises une histoire. » Qu'une note de moquerie. Si je n'étais plus un enfant, il n'en restait pas moins que je n'avais jamais connu ce passage. Un père qui n'était pas du genre à raconter des histoires loin de là, qui n'était pas du genre à s'arrêter pour prendre le temps d'en inventer une ou de prononcer quelques mots. Un père qui annonçait l'extinction des feux et la phrase qui s'arrêtait là. Pas d'histoire, pas de conte de fée. Nullement son genre. Dans un sens ce n'était pas étonnant que je me sois tourné vers les militaires, alors que toute mon enfance avait sonné comme tel avec des ordres, des règlements à respecter que je n'avais toutefois forcément respecter. Et pourtant tôt ou tard, je n'avais pu que me ranger aux ordres. Mais au-delà de cela, il n'en restait pas moins que l'idée qu'elle puisse vouloir me lire une histoire restait dans un sens particulièrement amusante. « Mais tu as raison bonsoir parait plus approprié, voisine. » Mon regard qui se reportait sur elle alors qu'en effet c'était comme s'il y avait des nuages noirs au-dessus de sa tête, ne pouvant dire si c'était elle qui semblait particulièrement obscure ce soir ou que j'étais si soucieux car elle ressemblait à Ailina, ou tout simplement parce qu'elle était mon amie. « Tu as passé une mauvaise journée ou ? »

Et pourtant ce n'était pas comme si je lui laissais réellement le temps de s'expliquer. L’appétit qui  prenait le dessus alors que je ne pouvais que m'éloigner d'elle pour faire la queue et me servir à mon tour. Un repas qui était plus libre qu'avant, bien moins calculé, ration par ration. Ce qui m'allait autant. Au moins là, s'il fallait certes faire attention, il paraissait moins dangereux d'avoir le désir de reprendre un second morceau, une seconde ration que sur l'arche. Comme si là-haut dans ciel, certaines pensées se devaient d'être prohibées pour la survie du groupe. Et pourtant une hiérarchie certaine qui continuait d'exister ainsi que des règles pour maintenir une cohérence du groupe, autant que ce groupe n'avait pu qu'être réduit lors du crash sur terre, face aux événements qui étaient survenus après. Un regard qui ne se reportait pas moins sur Chiraz alors que je ne pouvais que prendre place auprès d'elle, et tenter pour ainsi dire de lui donner quelques conseils si ce n'était de lui faire remarquer que son repas semblait bien maigre. Un instinct protecteur qui continuait d'être là et toujours cette même ressemblance qui ne pouvait que me troubler. Pourtant elles n'étaient pareilles, Chiraz qui ne pouvait ressembler Ailina loin de là alors que personne ne pouvais être identique à la jolie blonde. Et pourtant ce trouble ne pouvait que continuer à exister, influençant certaines de mes actions plus que d'autres à chacune de nos rencontres ou disons de nos discussions. « Pour ta gouverne, c'est ma deuxième assiette. Je me suis resservie avant que tu arrives, alors je n'ai pas besoin de manger plus. Ensuite, si tu insinues que je dois m'ouvrir aux autres, comme tu as essayé de t'ouvrir auprès d'Elijah, je préfère m'éviter cette peine. » Et si j'aurai presque pu être surpris qu'elle se mette soudainement à paraître plus vivante, plus sarcastique, il n'en restait pas moins que mon regard ne pouvait que se durcir alors qu'elle mentionnait Elijah. « Pas la peine de sortir les crocs, sweety et je te rappelle que je n'étais que voir Elijah que parce que tu me l'as conseillé. » Insistant sur le "tu" alors qu'en effet c'était bien parce qu'elle m'avait conseillé de m'ouvrir aux autres que j'avais été voir ce dernier. Et ce n'était pourtant pas comme s'il était mon ami, ou comme si je l'appréciais loin de là. Mais j'y avais été. Et que conscient que j'aurai mieux fait d'aller voir Devos alors que ce dernier n'était pas seulement plus compréhensif mais bien différent d'Elijah. « Certes, ce n'était pas la bonne personne mais au moins j'ai été voir d'autres personnes. Je me suis ouvert à du monde comme tu me l'as conseillé, bien que je ne saurai dire si c'était réellement un bon conseil. Je suis sûr que tu n'es pas capable de me lister plus de 10 personnes à qui tu parles sérieusement et à qui tu t'es ouvertes récemment. Je crois même que 5 serait trop généreux. » Et qu'une perche tendue que je m'attendais de voir qu'elle saisisse. Un air de défi et qu'une partie qui ne pouvait que commencer à mon plus grand plaisir. Conscient que je la forçais à sortir des sentiers banalisés qu'elle avait toujours pris l'habitude d'emprunter. Conscient que je ne la forçais qu'à arrêter de suivre des sentiers connus pour tenter l'inconnu, pour s'ouvrir plus aux autres. Mais ce n'était pas comme si elle n'avait pas autant un pouvoir sur ma personne alors qu'elle aussi n'avait pu qu'apprendre mes secrets. Des secrets face auquel elle n'avait pas fui mais était restée là, avant que je ne lui ordonne de rentrer au campement. Des secrets qu'elle connaissait presque si ce n'était quelques uns encore tus. Ne lui ayant parlé du rébellion autant que je pouvais que garder un oeil sur elle, ne pouvant que me dire qu'elle pourrait faire une bonne recrue. Toutefois autant qu'elle pouvait l'être, il semblait que plus délicat d'aborder ce sujet alors que le mouvement rebelle était pour ainsi dire mis à feu et à sang. La tentative de se réconcilier avec les autres, d'arranger les choses. Et devant toujours aller voir Murphy que je n'avais jusqu'à là eu le temps de croiser. Un point sur une liste à cocher bientôt. Alors en attendant je ne pouvais que garder un oeil et voir où cette nouvelle partie nous mènerait.

Une partie qui n'était pas terminée, qui ne l'était jamais. Au final, ce n'était pas tant en effet une nouvelle partie qui se commençait, mais la même qui continuait. La différence était que le plateau du jeu changeait au fur à mesure que nous nous entrevoyons dans différents lieux. Et ne pouvant que remarquer son regard qui se posait sur mes chaussures. Ne pouvant qu'imaginer déjà la remarque venir. Un pressentiment. Ou juste ce sentiment prémonitoire. Une impression de déjà-vu qui en découlerait aussi simplement qu'il en soit. Comme des mots que je pouvais prononcer à l'avance dans mon esprit. « J'espère que tu nous fera le plaisir de les nettoyer avant de venir salir tout autour de chez moi, voisin. »« Autour de chez toi ? Intéressant jeu de mot si tu prends en compte le lit de camp sur lequel tu vis. » Et que moqueur alors qu'il ne restait pas moins que j'avais su que si nous étions restés sur l'ancien campement, elle serait venue habiter dans ma tente, la partager. Un fait que je n'avais toujours pas compris et qui n'avait toutefois eu lieu depuis que le campement avait changé d'emplacement. Un chez soi qu'il était difficile de qualifier, que je tentais pourtant de construire en retapant les ruines d'une vieille maison. Un projet qui avançait mais avec l'hiver et la tempête, ce même projet avait pris du retard. Des débris qui étaient tombés au sol mais sur certains points, tout le travail que j'avais réalisé n'avait pas été perdu. Ce qui dans un sens me soulageait autant. « Et peut être connaîtrais-tu la boue un peu plus si tu mettais ton nez en dehors de l'infirmerie. » Ne pouvant que me rappeler qu'elle était là et une pique qui n'était là que pour l'éveiller un peu plus. Au final, le but était un peu le même avec cet objectif de se rappeler que nous étions encore vivants, que nous respirions et pouvions rire. Ne pouvant que souligner le fait qu'elle ne sortait souvent à la différence des gardes, mais pas tant une critique qu'une pointe de moquerie perceptible au ton de ma voix. « On pourrait presque se demander où est passé cette bonne vieille et renfermée Chiraz. Je t'avais jamais connu si sarcastique, c'est les nuages noirs autour de ta tête qui font toutes la différence ou c'est juste ce désir que tu as de continuer cette partie que nous avions déjà commencé ? » Que des questions, et un regard qui s'ancrait dans le sien, alors qu'en effet j'étais curieux de savoir sa réponse. Curieux au point de vouloir tenter de trouver l'origine de ce soudain sarcasme. Comme si j'étudiais un phénomène intéressant. « Ou peut-être que je commence tout simplement à déteindre sur toi.. ? » Et autant une pointe d'arrogance alors qu'en effet, il n'y avait pas à dire, je ne pouvais que m'amuser en tentant de la voir de sortir de ce terrain connu, en la provoquant qu'un peu plus. Tout pour le jeu ou juste un désir d'oublier le reste, de se rappeler ce que c'était de pouvoir avoir une conversation amusante sans réelle prise de tête. Comme pour défier le passé ou l'avenir alors que petit à petit les gens autour disparaissaient face à ce soudain intérêt que je pouvais lui porter. Une faim presque atténué alors que c'était un tout autre appétit qui naissait. Et qu'une lueur qui ne pouvait que crépiter dans mon regard. Game on.

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Le regard porté sur lui, la blonde attendait patiemment qu'il rétorque à sa pique, ce qu'il venait de faire avec brio. Songeant qu'il adorait qu'elle ne lui conte des histoires pour son couché. Elle roula des yeux mais malgré tout, un faible sourire incurva les lèvres de l'Odysséenne. Amusée, parce qu'elle s'y était attendue et qu'il avait tapé dans le mile. Répondant à ses attentes. « Quitte à t'endormir, je préfèrerais user d'autres techniques sur toi. Et crois-moi, si ça arrivait, tu n'ouvrirais plus jamais les yeux parce que j'en aurais profiter pour retrouver le calme  et surtout le silence! » Elle n'en pensait pas un mot. Si Chris venait réellement à mourir, elle serait dévastée et mieux valait ne pas y penser. Elle avait perdu bien assez de proche comme ça. Malgré tout, pour le silence, elle était sérieuse, il était quelqu'un de très bavard. Même si ça ne la dérangeait pas forcément, de temps à autres, elle appréciait le silence pour méditer et profiter de la présence de l'autre. Même en étant ensemble, elle appréciait de ne pas parler parfois. Pas le silence gênant, rien à avoir, mais un silence paisible, où on se sent juste bien avec la personne sans pour autant avoir besoin d'ouvrir la bouche pour combler. En fait, elle n'aimait pas toujours pour parler pour ne rien dire et c'est bien trop ce que faisait les gens aux quotidiens. Elle allait bien souvent à l'essentielle directement plutôt que de passer par des chemins tortueux pendant des heures avant d'atteindre son but. En tout cas, elle était comme ça maintenant. Ce qui n'avait pas toujours été le cas. Mais il fallait bien évoluer du passage de l'enfance à l'adolescence et encore évoluer en devenant adulte.

En effet, elle avait raison. Sans songer qu'elle avait toujours raison, puisqu'elle avait tort parfois. Elle hocha la tête tandis qu'il lui demandait si la journée avait été mauvaise. Mais avant même qu'elle ne puisse répondre, il était déjà partie chercher son repas et revenu peu après. Il était toujours comme ça, à la questionner sans lui laisser un temps de réponse. Elle soupira légèrement pendant son absence. Parlant pour elle-même : « A quoi bon poser la question, si tu n'attends pas la réponse ? » Une fois revenu, elle lui avait expliqué qu'elle en était déjà à sa seconde assiette. Elle profitait de ne pas avoir pris de repas à midi pour se rattraper maintenant. D'autant plus que le repas était délicieux, alors elle en profitait doublement. Ne pas sortir les crocs. Bon. Il marquait un point, et de nouveau un semblant de sourire s'affichait sur le visage de Wexforth. Sauf qu'à peine le bout de ses lèvres s'étiraient, que déjà, il retournait le couteau invisible dans sa plait. Oui, elle avait eu tort de lui conseiller. Mais lui, bien plus tort en encore de l'écouter. Mais elle partait du principe que les mauvaises expériences étaient aussi importantes que les bonnes, alors selon elle Chris devait continuer ainsi. Se remettre en scelle et s'ouvrir encore. Il tomberait forcément sur une personne avec qui il s'entendrait. Comme il avait pu le faire avec elle. Ou avec Ailina... Même si mieux valait ne pas penser à cette fille-là. « Peut-être bien que je t'ai conseillé pour voir si tu allais écouter. T'es tombé les deux pieds joints dedans... Un vrai mouton. » Préférant prendre cela à la rigolade et le taquiner de nouveau alors qu'elle le prenait en réalité un peu mal. Elle ne voulait pas lui montrer ce qu'elle pensait réellement, une technique pour se renfermer comme avant. Mais Chris continuait déjà à propos d'Elijah, ce qui fatalement, ne plaisait pas à la jolie blonde. Elle secoua la tête en poussant un soupire, préférant rectifier toute suite : « Ce n'est pas que c'est la mauvaise personne. C'est surtout que tu n'as pas dû t'y prendre correctement. » Elle insistait davantage sur ce dernier mot. Parce qu'elle connaissait Elijah, elle le fréquentait. Il pouvait s'avérer compliqué à cerner et être un homme très dur, mais au fond, il n'est pas un mauvais bougre. Alors elle ne pouvait que le défendre. Même si elle s'était jurée de ne prendre aucun partie. Et elle n'en prenait d'ailleurs pas, elle préférait juste rétablir une vérité. Les garçons ne s'entendaient pas, mais ça n'était pas son problème à elle, et elle n'avait pas encore la force nécessaire pour pouvoir amorcer une tentative de réconciliation entre les deux. D'autant plus que ça n'était pas son rôle, à vrai dire. Elle préférait de loin s'occuper de ses propres affaires plutôt que de celles des autres. « Je me suis ouvert à du monde comme tu me l'as conseillé, bien que je ne saurai dire si c'était réellement un bon conseil. Je suis sûr que tu n'es pas capable de me lister plus de 10 personnes à qui tu parles sérieusement et à qui tu t'es ouvertes récemment. Je crois même que 5 serait trop généreux. » La mâchoire serrée, elle lui lança un regard plein d'éclair. Elle n'aimait pas du tout ce défi. Parce qu'elle doutait réellement de réussir à le relever et qu'elle avait bien trop de fierté sur ce coup-là, pour ne pas tenter. « Je ne vis pas en ermite non plus, Chris. Il y a toi, Liam, Emilia... Leary et Sam ! Ça fait bien cinq. Désolée de réduire tes espoirs à néant, mais... mais je sais m'exprimer. » La bouche pincée, elle baissa les yeux sur son assiette. Piquée au vif. Elle citait ses proches, des camarades qu'elle connaissait depuis de nombreuses années maintenant. Mais plus récemment, il n'y en avait que si peu... Pas de conversation vraiment sérieuse en tout cas. Rien de réellement notable. En tout cas, sur le moment, rien ne lui était venu d'autre. Et ce n'est qu'ainsi qu'elle ouvrait enfin les yeux sur la situation. Elle conservait de vieilles connaissances autour d'elle, se reposait sur eux parce qu'elle les savait fidèle et présent si elle en avait besoin. Mais les autres, elle avait réellement dû mal à s'ouvrir de nouveau. Pas depuis la perte de sa mère en tout cas. Parce que c'était bien trop douloureux de tenir aux gens. Bien trop douloureux de donner de l'amour ou de l'intérêt à des gens qu'elle pouvait potentiellement perdre. Et à son sens, elle en avait déjà bien trop à perdre. Même si pour Chris, ça ne devait sembler que peu. « Mais vas-y à ton tour. Cites-moi les dix avec qui tu parles sérieusement ou que tu as rencontré récemment. Je serais curieuse de voir à quel point tu suis mon conseil. »

Même si la tonalité de la conversation en était venue à ne pas lui plaire à cause de son manque d'ouverte envers les autres qu'elle prenait comme un reproche, la suite de la conversation ne pouvait qu'en être plus légère. Les taquineries recommençant entre eux. Reprenant plus ou moins une conversation qui, à priori, pouvait ne jamais trouver de fin. « Oui, mon lit. Je vais quand même pas te lire une histoire dans le tiens. Tu viens dans le mien, je te la lis et après tu disparais dormir. » Un sourire, enfin. Un vrai sourire sur son visage et elle continuait déjà : « Et donc, sur mon lit, pas de chaussure aussi crade. C'est écris dans le règlement de la demeure Wexforth. Je te le lirais ce soir pour t'endormir tiens, t'apprendrais enfin quelque chose. » Plus taquine et sarcastique à la fois. Comme si Chris n'apprenait jamais alors qu'au contraire, il devait en apprendre tous les jours. Mais enfin, elle préfère faire croire qu'il était aussi stupide que ces pieds, rien que pour l'embêter un peu. Il le faisait en retour après tout. Expliquant qu'elle ne sortait jamais de l'infirmerie. « Tu dois tout de même me surveiller beaucoup, si tu sais ça. Je suis pas certaine que le campement soit si bien surveiller que ça, s'ils font tous comme toi. » Plus la conversation avançait et plus il lui signalait qu'elle était différente, ce à quoi elle ne pu que hausser les épaules. Elle ne s'en rendait pas nécessairement compte, à vrai dire. « Tu déteins pas, tu rouilles. C'est encore plus terrible parce que j'ai la terrible impression de gagner à chaque manche... Et de perdre quelque chose en même temps... » Un aveu. Parce qu'elle savait tout particulièrement qu'il l'aidait à s'ouvrir un peu à lui. Malgré le fait qu'elle ne pouvait que faire attention à ce qu'elle faisait en sa présence. Parce qu'elle n'était définitivement pas Ailina, ni de près, ni de loin. Et elle voulait bien le lui faire comprendre. Mais le fait qu'il parle de nuage noire au dessus de sa tête l'intriguait. Elle se souvenait des bandes dessinées qu'elle avait pu lire sur l'Odysée, là-haut. Et ça ne pouvait que raviver de bon souvenir. « D'ailleurs, je suis ni bonne, ni vieille. Renfermée, je dis pas.  »

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01/11/2015 Glacy Ezra 2317 Brett Dalton Murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 172
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« Quitte à t'endormir, je préfèrerais user d'autres techniques sur toi. Et crois-moi, si ça arrivait, tu n'ouvrirais plus jamais les yeux parce que j'en aurais profiter pour retrouver le calme  et surtout le silence! » « Attention mademoiselle Wexforth, si ce n'était moi, un autre aurait cru que tu lui ferais des avances... » Ce qui aurait pu autant ressortir comme tel sans avoir forcément l'esprit mal tourné. Que des phrases ambigü tout simplement où la passion pouvait autant se mêler à la haine. Qu'un pas entre ces deux émotions. « ... mais tu es sans doute trop prude pour vouloir me faire des avances et pas assez téméraire pour vouloir me tuer. Je n'ai donc rien à craindre alors qu'il n'y a ni once de passion ou de haine. » Qu'un sourire qui se dessinait sur mon visage presque amusé autant que la conversation pouvait dérivé et devenir plus sérieuse. Ne pouvant que mentionner que je n'avais été que voir Elijah qu'à cause d'elle. Une action qui avait été mienne autant que cela avait été sous ses conseils que j'avais tenté de m'ouvrir à d'autres. Une grossière erreur alors que choisir Devos aurait été un choix bien plus assuré. « Peut-être bien que je t'ai conseillé pour voir si tu allais écouter. T'es tombé les deux pieds joints dedans... Un vrai mouton. » « Je ne pense pas. Tu es trop sage pour être autant mal intentionnée. » Et ne pouvant autant que tenter de la battre sur son propre terrain, ne pouvant que tenter de voir si elle allait s'enflammer alors que depuis le début je ne pouvais que dans un sens la rabaisser. Une tentative de voir si elle allait se réveiller et paraître enfin plus vivante, moins sombre. « Ce n'est pas que c'est la mauvaise personne. C'est surtout que tu n'as pas dû t'y prendre correctement. » « Tout de suite les grands mots et les excuses trouvés. C'est presque adorable comment tu prends sa défense. » Et une pointe de sarcasme qui ne pouvait qu'exister. Sans doute aucune trace de jalousie si ce n'était réellement de sarcasme. « Tu sais, je suis quasiment sûr à 99% qu'Elijah peut se défendre tout seul, mais il est peut être autant vrai que pour les 1% restant il aura besoin que tu lui tiennes la main. » Que moqueur alors que parfois il faisait autant du bien d'user les autres comme des pions pas tant pour les critiquer, quoique c'était ce que je faisais, que pour renverser la situation. La parfaite arme autant qu'elle avait la possibilité de la retourner que contre moi. Ce qu'elle avait déjà fait auparavant alors que mes questions s'étaient retournés contre moi, quand elle m'avait poussé à avouer la vérité et lui avouer autant que j'étais pour ainsi dire responsable de l'éjection de mon père, l'ayant dénoncé. Non pas qu'elle avait pris la fuite autant que j'aurai voulu qu'elle le fasse ou qu'elle reste au lieu de partir comme je le lui avais ordonné.

Et qu'une conversation qui ne pouvait que continuer de plus belle. « Je ne vis pas en ermite non plus, Chris. Il y a toi, Liam, Emilia... Leary et Sam ! Ça fait bien cinq. Désolée de réduire tes espoirs à néant, mais... mais je sais m'exprimer. » « Je ne parle pas de savoir s'exprimer, je parle de personnes à qui tu parles réellement, de toi ou avec qui tu as une réelle discussion. En plus Liam ne peut pas compter, il vit sur un autre campement, ce n'était pas comme si tu pouvais vraiment lui parler. Leary est un prof et typiquement tu ne vas parler que cours avec lui donc cela ne le fait pas non plus. Et qui est Emilia ? Quand je parle de s'ouvrir, c'est autant parler de toi personnellement. Je sais pas, dire que t'aimes manger des champignons ou d'autres trucs stupides. » Que des conseils pour autant réussir à ce qu'elle s'ouvre un peu plus au monde. Etre renfermé ne lui allait pas. Ne lui ayant jamais dit le contraire, ne tentant pas de la changer mais ce n'était pas pour autant que je ne pouvais pas la conseiller pour qu'elle soit plus en paix avec elle-même. Ce qui était en soit ironique alors que la plupart du temps je n'appliquais pas pour moi-même les conseils que je donnais. Mais un point qu'elle n'était pas obligée de connaître, que je passais juste outre alors qu'elle reprenait la parole. « Mais vas-y à ton tour. Cites-moi les dix avec qui tu parles sérieusement ou que tu as rencontré récemment. Je serais curieuse de voir à quel point tu suis mon conseil. » « Mais le compte est vite-fait. Il y a Rachel qui compte pour deux, tant elle parle et parle. Jamais vu une personne qui parlait autant mais j'imagine que je n'aurai jamais pu moins en attendre d'elle. » Ce qui changeait de la première fois que je l'avais vu, cette petite fille silencieuse presque accrochée aux jambes de Robb. En ayant ri. Et un enfant que je n'avais pu que taquiner avant qu'elle n'en vienne à évoluer, à se mettre à comprendre que je ne mordais pas. Et que des chamailleries qui avaient existé, qui existé toujours, ayant pu que taper sur le système de Rpbb. Rachel qui n'avait pu que grandir, et les souvenirs qui avaient disparu alors qu'elle était devenue une jolie jeune femme. Et n'ayant pu que me mettre dans le mal lorsqu'elle m'avait demandé si je la trouvais jolie, et que je lui avais répondu qu'elle n'était pas moche mais que je préférais les blondes. Ce qui était vrai en soit alors que j'avais toujours préféré les blondes. Mais il était aussi vrai de dire qu'il était difficile d'avoir un avis objectif alors que je la connaissais depuis qu'elle était petite. Tout pour ne pas la vexer, ce que je n'avais pas moins réussi à faire. Une personne à qui j'avais eu une conversation sérieuse, à qui je m'étais ouvert autant qu'elle n'était pas la seule. « Il y a aussi Devos, Murphy même si ce n'est plus le cas depuis récemment, ni même pour Ailina. Et aussi Arméthyse et... » A vrai dire je savais que cela ne ferait pas dix dès le départ, ce n'était pas comme si j'étais une personne qui s'aimait s'ouvrir mais pour autant cela ne voulait pas dire que j'étais autant refermé qu'elle. « ... et toi. C'est déjà beaucoup et suffisant. Pour toi, pas encore. » Et ne pouvant qu'esquisser un sourire presque arrogant alors que comme toujours, je ne pouvais que la malmener un peu plus.

Et que cette discussion sur le sens même des mots qui reprenaient, jouant sur les définitions. Des définitions plus ou moins floues qui pouvaient varier d'un point de vue à l'autre, qui pouvaient être différentes en effet mais qui étaient aussi stricts. Pour autant il était parfois délicat d'en appliquer une à un mot en particulier. « Oui, mon lit. Je vais quand même pas te lire une histoire dans le tiens. Tu viens dans le mien, je te la lis et après tu disparais dormir. » Et un véritable sourire qui ne pouvait que se dessiner sur son visage. Un début. « Et donc, sur mon lit, pas de chaussure aussi crade. C'est écris dans le règlement de la demeure Wexforth. Je te le lirais ce soir pour t'endormir tiens, t'apprendrais enfin quelque chose. » « Mais qui te dit que je serai là ce soir ? Je pourrai être de patrouille de nouveau, juste le temps de manger un morceau et le devoir qui m’appellerait de nouveau. » Un ton conspiration et ne pouvant que me jouer d'elle. Comme si je voulais voir les traits de son visage changeaient, et d'autres émotions ressentis. Désir. Désespoir. Tristesse à l'idée que je parte. Comme une liste de termes qui défilait dans ma tête alors que je ne pouvais que jouer avec ses nerfs, ayant autant reporté mon attention sur mon assiette pour manger un morceau. Comme une feuille de papier qui glisserait. Et ne pouvant autant que rompre ce silence avec amusement quelques instants plus tard. « Tu sais tu es vraiment chanceuse parce que je ne suis pas de patrouille ce soir, je suis qu'à toi, à ton entière disposition. » Et un regard qui s'ancrait dans le sien pour ajouter un peu plus de poids avec mes mots, ne pouvant autant que flirter avec elle. « Ce serait bien la première fois que je suis dans un lit avec une fille pour lire des histoires, d'habitude, on aurait plus tendance à faire des activités un peu plus sportives. » Et ne pouvant que lui lancer un clin d'oeil. Ne pouvant pas mentir en disant que je ne m'amusais pas, que conscient que le rose lui monterait bientôt aux joues. Dans un sens encore bien prude et innocente. Une innocence qu'elle n'avait pas encore perdue mais qu'elle pouvait perdre tout aussi facilement en s'engageant sur des sentiers que plus dangereux, qu'elle n'avait jamais connu auparavant. Et ne pouvant qu'autant que tenter de la déstabiliser, me rappelant aussi ce qu'il en était de se sentir vivant.

« Tu dois tout de même me surveiller beaucoup, si tu sais ça. Je suis pas certaine que le campement soit si bien surveiller que ça, s'ils font tous comme toi. »
« Je suis juste observateur. » Un haussement d'épaules nonchalant. Ce que je devais faire tout autant en étant de garde. Là pour surveiller les horizons, et autant parfois cet instant lorsque j'étais en pause qu'à regarder les silhouettes des personnes qui se trouvaient sur le campement, me demandant ce qu'ils pensaient ou ce qu'ils faisaient de leur vie. Et n'ayant pu en effet m'empêché de l'observer comme la première fois lorsque mon regard s'était attardé un instant de trop sur son visage, croyant qu'il s'agissait d'Ailina même si ce n'était le cas. Juste une ressemblance physique, nullement équivalente au niveau du caractère.


Et ne pouvant que me moquer gentiment d'elle en prétextant que je déteignais sur elle. Ce qui me paraissait être le cas alors que petit à petit une version plus sarcastique de Chiraz émergeait. « Tu déteins pas, tu rouilles. C'est encore plus terrible parce que j'ai la terrible impression de gagner à chaque manche... Et de perdre quelque chose en même temps... »  Plaçant la main sur mon coeur comme si j'étais offensé, ne pouvant qu'en rajouter une couche alors que je ne la laissais pas moins continuer à parler. « D'ailleurs, je suis ni bonne, ni vieille. Renfermée, je dis pas.  » Une touche dramatique et pourtant un regard sérieux qui se posait sur elle alors qu'en effet, la partie était réellement lancée. Et que là pour la forcer à repousser ses limites, pour voir si elle allait se briser ou survivre tout simplement. « Et qu'es-tu en train de perdre exactement ? » Curieux et autant une liste qui défilait dans ma tête alors que je pouvais reprendre la parole sans briser ce contact visuel qui s'était instauré de nouveau. « Cette sensation grisante et dangereuse d'aller sur des terrains inconnus ? Cette possibilité de découvrir qui es-tu réellement ? Ou tout simplement ce désir fou et entraînant qui a conquis ton coeur désormais pour que tu puisses vouloir continuer cette partie ? »

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Des avances ? Non. Pas dans ce contexte-là. Quoique, l'ambiguïté résidait dans ses premiers mots. Il n'avait pas réellement tort mais Chiraz préféra largement ne rien rétorquer à cela. Mais comment aurait-elle pu rétorquer alors que Chris continuait sur cette lancée ? Insinuant qu'elle n'était pas ce genre de femme, trop prude pour un pareil comportement. « Oh non, je dirais plutôt que je suis quelqu'un de réfléchi pour ne pas vouloir te faire des avances à toi. » Qu'une nouvelle pique pour lui, parce qu'à trop la chercher, elle allait ressortir ses crocs, comme il le lui avait stipulé quelques minutes avant cela. Rien de méchant, bien sûr. Chris était une bonne personne. En tout cas, plutôt bonne personne de ce qu'elle en savait. Il méritait d'avoir quelqu'un de bien auprès de lui. Mais sans doute ne l'avait-il pas encore trouver pour continuer à papillonner de femme en femme comme il le faisait. En revanche, elle ne revient pas sur la suite, lui laissant marquer ce point-là, elle était en effet trop sage et sans doute trop gentille aussi pour ne serait-ce que songer à tuer quelqu'un pour de vrai. Rien qu'en pensée elle trouvait cela déjà grave et mal, alors y songer pour de vrai, surtout pas. Et encore moins passer à l'action. Puis surtout, elle n'avait pas de raison de tuer quiconque. Mais de nouveau un tournant sarcastique. Pas de sa part à elle cette fois, mais de celle de Chris. Fatalement, parler d'Elijah le mettait dans un état sacré état. Enfin, ça allait encore mais il était nettement plus grincheux et ça, Chiraz ne pouvait que s'en rendre compte. Adorable donc, de prendre la défense d'Elijah. Peut-être. Mais la blonde n'avait la réelle sensation de prendre la défense de l'Odysséen. Elle ne voulait pas le faire. Juste rétablir un semblant d'équité. Parce qu'ils étaient tout deux différents l'un de l'autre, ils ne pouvaient s'entendre, certes, mais cela ne voulait pas dire que l'un était mieux que l'autre. Ils avaient chacun des défauts et des qualités donc Wexforth avait conscience. C'était juste cela qu'elle avait voulu signifier. Elle-même s'entendait bien avec Callaghan. Ou essayait de s'entendre. Alors fatalement, entendre de mauvaise chose sur lui ne lui plaisait guère. Mais la même chose se produisait pour Chris, lorsqu'elle entendait des choses sur lui avec lesquelles elle n'était pas d'accord. Même s'il était bien rare qu'elle ne parle dans le dos que quelqu'un ou qu'elle n'ose se faire remarquer, quand on s'attaquait à ces proches, elle ne pouvait qu'agir. Même si elle restait plutôt neutre. Une simple manifestation valait mieux que laisser s'acharner...Et justement, Chris continuait sur le sujet épineux que pouvait être Elijah pour lui. Elle afficha un sourire, l'air de rien, comme si ce qu'elle entendait ne lui faisait rien. Mais effectivement, Elijah était assez grand pour se défendre seul. « Je préfère nettement tenir sa main que la tienne. Parfois l'ignorance vaut mieux que l'acharnement, tu crois pas ? Enfin, je t'attendrais à l'infirmerie, je réparerai le nez qu'il t'aura fracassé. » A demi-sérieuse. Elle pensait réellement qu'à force d'entretenir de si mauvaise relation, un jour une bagarre éclaterait peut-être entre les deux. Même si elle espérait bien que non. Que l'un et l'autre puisse rester à leurs places respectives. Mieux valait qu'ils continuent de s'éviter.

La conversation était clairement à l'avantage de Chris. Parce qu'il lui avait lancé un défi. Et puisqu'il n'allait pas en démordre qu'elle le perde, il trouvait déjà de quoi revenir sur les prénoms qu'elle lui avait donné. Comme si Liam ne pouvait pas compter. Même s'il était loin, qu'il n'habitait pas tout près. Ils parlaient énormément dès qu'ils se retrouvaient. Alors non, Chris avait tort. Mais elle s'en était doutée. Elle l'avait vue venir. Elle aurait même pu inventer des prénoms qu'il lui aurait dis que ça ne convenait pas non plus. Mi-agacée et mi-souriante, elle lui asséna un léger coup d'épaule dans la sienne pour qu'il cesse. « Désolée de te le dire, mais je parle bien plus à Liam que je te parlerais sans doute jamais. » Pur mensonge évidemment. Les relations étaient simplement différentes entre les deux. Parce que Liam l'avait connue quand tout allait bien. Quand elle possédait un grand entourage et qu'elle n'avait encore jamais perdu personne. Outre son père, bien sûr. Alors que Chris ne l'avait rencontré que plus récemment. Chiraz devenue une huître, renfermée sur elle-même pour laisser invisible la perle merveilleuse qu'elle possédait en elle. « Je récapitule. Petit un, Liam est peut-être loin, mais on se voit dès que possible et parle beaucoup et sérieusement. Petit deux, je ne parle pas que de cours avec Leary, c'est bien plus profond que toutes nos conversations réunies. Petit trois, Emilia est la mère de Liam. Et petit quatre... J'ai gagné cette manche et ça te fous les boules, c'est tout. T'es mauvais joueur. » La blonde était restée évasive à propre d'Emilia parce que ça lui faisait toujours mal au coeur. Elle adorait réellement cette femme, elle en avait définitivement plus que besoin dans sa vie. Mais dès qu'elle voyait son visage, qu'elle entendait sa voix, elle ne pouvait que ressasser des souvenirs de sa propre mère. Et ça faisait autant du bien que du mal. Et pourtant, Emilia était une oreille attentive, elle incarnait l'expérience et donnait toujours de bons conseils. Elle remplaçait parfaitement la mère qu'elle n'avait plus...

Ce défi, Chiraz n'avait pu que le relever. Même si Chris ne semblait pas être d'accord avec ça. « Et si tu estimes réellement que Liam ne compte pas. Alors ajoutes Elijah, alors. » Un sourire plus moqueur, parce qu'elle ne pouvait que revenir encore une fois au sujet Callaghan. Soulignant surtout le fait que Chris ne s'entendait pas avec cet homme mais qu'elle-même y parvenait tout à fait. La blonde n'avait pu que renvoyer le défi à l'envoyeur. Patientant qu'il lui donne dix noms et non pas cinq. Et toujours cette tricherie infâme. Comme si Rachel pouvait compter pour deux. Personne ne pouvait compter pour deux, mais ça devait bien l'arranger. D'autant plus que le compte n'y était pas du tout. Chiraz secoua de nouveau la tête lorsqu'il termina son calcule et en effet, comme elle s'y était attendue, il en manquait. Même s'il trouvait cela suffisant. Elle-même trouvait son propre entourage suffisant. Même s'il avait cette envie qu'elle s'ouvre plus. Elle se sentait bien ainsi. Quoique. Non, plus ces derniers jours. Alors elle faisait effectivement quelques efforts. Avec le temps, peut-être changerait-elle. Même si une amorce dans ce changement ce faisait déjà, sans qu'elle ne s'en aperçoive vraiment. « Rachel ne compte que pour un. Donc ça fait cinq. Nous sommes à égalités, un point c'est tout. » Et de nouveau, un haussement d'épaule. C'était sa marque de fabrique. Comme si tout lui passait au dessus de la tête alors que pas du tout, en vérité. Mais évidemment, son oreille avait tiqué. Parce que si elle connaissait toutes les personnes qu'il avait citée, il y en avait une qui sortait du lot et qu'elle ne connaissait justement pas. Un nom étrange dans sa bouche. Certainement pas une Odysséenne et encore moins une cent. Parce qu'un nom pareil ne pouvait pas provenir du ciel. Pas de leur culture. « Arméthyse ? Une terrienne ? Tu ne m'en as pas parlé... Tu vas tout me raconter. Dépêche-toi! » Et déjà elle portait plus d'intérêt là-dessus. Essayant d'en apprendre toujours plus sur ceux de l'extérieur. Ceux restés sur terre. Les yeux plus lumineux à cause de la curiosité piquée au vif. Et contrairement à lui, elle ne remettait pas en cause les connaissances, du moins les proches dont il parlait. Sachant d'abord que c'était vrai, mais aussi que s'il lui mentait, ça ne pouvait qu'être son problème à lui et pas à elle.

Toujours cette balle qu'ils repoussaient l'un l'autre dans des directions opposées. Jouant au chat et à la souris. Inversement incessamment les rôles. Et déjà il la reprenait. Peut-être bien qu'il avait quelques occupations de prévues oui. Et même si cette histoire de venir lui conter quelque chose pour l'endormir n'avait rien de sérieux, elle se sentait un petit peu déçue qu'il ne soit pas disponible. Car l'air de rien, les discussions avec lui étaient si chronophages, avalant les heures comme s'il s'agissait de seconde. Ce qui ne pouvait qu'être appréciable, car en parlant avec lui, en étant à ses côtés, elle se sentait à la fois bien, elle-même d'une certaine façon. Mais surtout, elle pensait à autre chose que sa vie monotone. Et plus elle était loin de ses pensées et moins elle pensait à sa mère. Et encore moins d'Atlas. Car même si elle ne voulait pas penser à ce dernier, elle ne pouvait que s'imaginer parfois, que toute cette histoire de trahison n'était qu'une erreur et parfois même une illusion. Bien souvent, elle se demandait ce que la relation aurait donné, peut-être qu'ils vivraient ensemble sur terre, main dans la main. Que tout irait comme sur des roulettes. Et peut-être que tout aurait été totalement différent. Peut-être même qu'elle n'aurait jamais connu Chris. Mais elle chassait déjà cette idée pour se concentrer de nouveau sur lui. Le silence s'était imposée. Elle avait préféré ne rien dire. Si Wilson devait patrouiller, alors il patrouillerait. Aucun moyen de le retenir n'existait et elle n'allait certainement pas se proposer de l'accompagner. Parce qu'elle n'en avait pas la possibilité, mais pas l'envie non plus. Les patrouilles lui semblaient bien trop dangereuses, surtout qu'elle n'y connaissait rien et ne saurait pas comment agir. Surtout si quelque chose venait à se produire. Alors que lui, était tout à fait préparer à cela puisque c'est ce qu'il faisait au quotidien. C'est comme s'il se proposait à venir à l'infirmerie rafistoler quelques Odysséens. Il s'y prendrait comme un manche et aggraverait la situation plus qu'il ne l'arrangerait.

Et comme une blague de mauvais goût. Il y revenait pour expliquer qu'il était tout à fait disponible. Qu'il n'avait pas d'obligation ce soir. Elle plissa les yeux et l'observa avec une certaine méchanceté de lui faire un truc pareil. Puéril. « Bien heureuse que tu sois disponible. Mais peut-être bien que je ne le suis pas, moi. J'ai peut-être un rendez-vous galant. » Le flirt semblait commencer et pourtant, elle ne voulait qu'essayer d'attiser de la jalousie chez lui. Un simple amusement. Mais déjà, le rouge prenait place sur son visage. Trop gênée par ce genre de conversation-là. En effet, il avait fréquenter de nombreuses femmes, ce qu'elle ne pouvait qu'essayer de comprendre, sans succès évidemment. Parce qu'elle préférait les relations stables. Même si elle n'en avait jamais eu, à vrai dire. Pas vierge non plus, elle avait fait quelques erreurs dans sa vie. Mais tout de même...Elle ne le criait pas sur les toits. Tandis que lui, assumait pleinement sa tendance friponne. « Et pas la dernière sans doute. A moins que tu préfères reprendre ton entraînement sportif, t'en aurais bien besoin... Au quel cas, je te laisserais gagner ton lit directement sans problème... » La bouche pincée. Elle détourna tellement son visage, qu'elle était plus qu'incapable de remarquer son clin d'oeil et le regard qu'il posait sur elle.

Observateur. Bien sûr. Elle n'en doutait pas. Et pourtant, elle trouva la taquinerie adéquat à lancer à cet instant. « Tu devrais cesser de me dévorer des yeux et plutôt songer à t'attaquer à la nourriture présente dans ton assiette » Et pourtant, elle avait bien conscience des raisons pourquoi il la regardait ainsi. Ailina. Évidemment. Une ombre qui planait sans cesse autour elle. Un problème pour Chiraz, parce qu'elle n'aimait pas du tout l'idée qu'il ne lui parler que parce qu'elle ressemblait à une autre. Une autre de son passée en plus. Et même si elle se doutait que Chris voyait la différence, elle ne pouvait qu'avoir peur qu'il ne l'utilise pour la retrouver elle, en quelque sorte...

Fatalement, elle avait fais un aveu peut-être trop flagrant puisque déjà il la questionnait pour essayer d'en tirer avantage. Mais elle n'était pas bien certaine de vouloir être honnête. Préférant nettement ne pas s'étaler là-dessus. Perdue. Elle replongea les yeux dans ceux de Chris. Mais cette fois, il n'allait rien en tirer. L'air de rien, l'huître qu'elle était se refermait de nouveau, peu à peu. Il y était allé trop frontalement cette fois-ci. Elle réalisait ce qu'il cherchait à faire. A lui faire comprendre qui elle était, maintenant. Loin de la fille d'antan. Mais peut-être bien qu'elle n'avait pas envie de comprendre sa personnalité. Pas envie de mettre des mots sur sa personne. Elle gigota sur ses fesses. Bercée entre l'envie de rester parler d'autre chose, ou de fuir. « P...Pourquoi tu me.... Pourquoi tu veux tellement savoir comment je suis... ? Je veux dire... la personne en face de toi, actuellement ne... ne te suffit pas...? » Une vérité. Elle se posait toujours la question. Parce qu'elle avait cette sensation de finalement ne pas être assez comme elle était actuellement. Au fond, peut-être bien qu'il voulait davantage la faire ressembler à cette Ailina ? Elle n'en savait rien après tout. Une conversation qu'elle préférait nettement fuir. Ne pas savoir ce qu'il allait en pensant et répondre et pourtant, une vive curiosité. Elle continuait de l'observer. Un regard profondément triste. Alors que d'autres, l'acceptait comme elle était. Même si elle ne se livrait pas toujours, les discussions étaient possible, alors pourquoi pas avec lui ? Pourquoi toujours ce besoin de la pousser toujours plus loin ? Ça lui plaisir, oui, mais pour ce soir, la fatigue et la triste parlait pour elle. C'est que ça lui coûtait énormément d'énergie de jouer à son petit jeu.

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01/11/2015 Glacy Ezra 2317 Brett Dalton Murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 172
- Whatever it takes -




« Oh non, je dirais plutôt que je suis quelqu'un de réfléchi pour ne pas vouloir te faire des avances à toi. » « Tu l’es, et c’est sans doute mieux ainsi. » Qu’une phrase lancée. Ne m’étant pas pour ainsi dire rendu compte que j’avais parlé à voix haute avant que les mots ne soient dits. N’ayant pas pensé le dire à voix haute mais parfois il restait plus sage de se tenir à l’écart. Et sans doute que je préférai sans doute qu’elle ne cède pas réellement ses avances. Ne pouvant savoir ce que je ferai alors si elle cédait réellement à mes avances. Non pas que la tentation n’était pas là, mais autant qu’elle était différente qu’Ailina, je ne pouvais que me demander si je ne prenais pas tant plaisir à discuter avec elle parce qu’elle me permettait de me rappeler la jolie blonde. Et pourtant ce n’était pas comme si je voulais la remplacer ou les comparer alors qu’elles étaient toutes deux différentes. Non, je ne voulais remplacer Ailina alors qu’elle unique, que je lui avais finalement rendu sa liberté et cesser de penser que la suite de cette histoire pouvait continuer de s’écrire. Et si elle m’avait pardonnée, et que je m’étais finalement pardonné de l’avoir trahi, il ne restait pas moins que je ne pouvais fatalement l’oublier ainsi dans un claquement de doigts. Loin de là. Et Chiraz, elle était différente et pour une fois que je me sentais à l’aise, sans avoir cette impression d’être jugé alors qu’elle ne connaissait pas le Chris d’avant, seulement ce que je lui avais raconté de mon passé, je ne voudrais pas tout gâcher. Une tentative de faire les choses biens que j’espérai accomplir.

Mais ce n’était comme si tout était porté sur elle, alors qu’à vrai dire je ne pouvais que me moquer légèrement d’elle qu’elle puisse vouloir prendre la défense d’Elijah. Comme s’il n’était capable de le faire lui-même. Enfin, dans un sens cela n’était possible alors qu’il ne se trouvait là. Et certes un comportement un peu puéril, mais au moins l’atmosphère ne pouvait que se détendre d’elle-même ou presque. « Je préfère nettement tenir sa main que la tienne. Parfois l'ignorance vaut mieux que l'acharnement, tu crois pas ? Enfin, je t'attendrais à l'infirmerie, je réparerai le nez qu'il t'aura fracassé. » « Outch ! Qu’avez-vous fait de Chiraz et où est-elle ? » Est que satisfait à vrai dire de ce son sens de la répartie. Une petite pointe de fierté même si je n’en disais rien alors que cela faisait réellement plaisir de voir la surface se fendiller et de la voir s’affirmer. Ce qui n’avait été le cas auparavant. Et ce qui était sans doute préférable pour elle alors que les gros poissons mangeaient toujours les petits en premier. La nécessité de s’affirmer pas seulement pour avoir ses propres opinions mais parce qu’il était dans un sens trop triste de voir la timidité s’enfermer ou de la voir se renfermer. Ne pouvant que gratter la surface et tenter de la pousser à bout pour voir ce qui se cachait derrière un masque. Ne me faisant pas d’idées alors que c’était bel et bien un masque qu’elle portait depuis le premier jour de notre rencontre, depuis cet instant où je l’avais vu sur son rondin de bois. Un masque que je portais tantôt et des caractères qui n’étaient que différents. « Je pense pas que tu réparerais mon nez, plutôt le sien. Je ne veux pas paraître arrogant, mais je m’entraîne tous les jours tandis que lui parle ? » Ne sachant trop ce qu’il faisait à vrai dire de ses journées alors que je ne m’étais jamais réellement préoccupé de lui. II était plus comme d’autres personnes sur le campement comme des sortes d’insectes ou des personnes auprès desquelles je cohabitais que par pure politesse. Ce que je faisais toujours même si une pointe d’hostilité n’était jamais cachée à son égard. Non pas que le sentiment n’était pas réciproque. Devant juste vivre avec.

Et une conversation qui prenait un autre tournant alors que je ne pouvais que l’adjoindre à s’ouvrir, et à compter le nombre de personnes auprès de qui elle parlait. Pas tant un conseil pour moi que pour elle. Ayant suivi le sien, nullement certain qu’elle l’ait suivi qu’elle. Et un jeu auquel je créais pour ainsi dire les règles au fur à mesure alors que je ne pouvais qu’éliminer chacun des prénoms qu’elle mentionnait à tour de rôle. Réfutant ses arguments non pas tant pour gagner mais seulement parce que cela ne me semblait pas assez convainquant. « Désolée de te le dire, mais je parle bien plus à Liam que je te parlerais sans doute jamais. » « Mensonge. » Ce que nous savions tous deux alors qu’elle mentait en disant cela. Doutant qu’elle se soit réellement ouverte à Liam récemment même si cela ne pouvait empêcher qu’elle ne discute pas avec lui à chaque fois qu’elle le voyait tout comme je voyais Rachel. Comme s’il y avait une certaine peur et la nécessité de créer des barrières. Liam qui était le fils de Richard, et qui comme son père ne semblait m’aimer réellement à moins que cela ne soit parce que j’avais présenté Chiraz à Rachel en mentionnant sa ressemblance à Ailina. Des questions qui se posaient et des scénarios qui pouvaient être imaginé, autant que je pouvais me rappeler les regards de certains 100 sur la jeune femme alors qu’elle lui ressemblait. Presque douloureuse de penser à cette ressemblance physique alors qu’elle semblait être de la même famille, et pourtant ayant des caractères si opposés. Et un regard que je ne pouvais que finalement reporté sur elle alors que je manquais de me perdre dans mes pensées. « Je récapitule. [...] T'es mauvais joueur. » « C’est certain nos conversations sont différentes de celles que tu pourrais avoir avec d’autres. » Une petite pointe d’amertume perceptible, peut-être une touche de rancœur. En effet il était certain que ce n’était pas entre deux cours qu’on mentionnait la mort de son meilleur ami ou l’éjection de son père. Des conversations différentes et des répliques qui auraient pu me blesser, qui l’avaient fait dans un sens même si aussitôt un masque n’en venait qu’à s’afficher sur mon visage. Ne pas montrer ses émotions comme mon père m’avait appris, non pas que cette idée avait jamais réellement marché, du moins jamais totalement.  
« Et si tu estimes réellement que Liam ne compte pas. Alors ajoutes Elijah, alors. » Et si un sourire moqueur se dessinait sur son visage, il n’en restait pas moins que c’était presque offensant. « Ce serait une erreur mais si tu veux l’ajouter, je t’en pries. » Comme si j’étais chevaleresque en daignant ajouter son prénom à la liste alors qu’à vrai dire mon esprit se perdait déjà ailleurs. Des méandres. Des souvenirs qui remontaient à la surface. Des épisodes qui se rejouaient dans ma tête en une fraction de seconde. Moment où le temps ne comptait plus. Et ne pouvant que me demander si Mila n’avait pas une influence sur moi plus que je ne l’aurai estimé au final. Nullement là cette fois-ci en alliée alors que je ne l’avais vu depuis peu, du moins pas au cours de la nuit et de celles précédentes. Et mon attention qui ne pouvait qu’autant se focaliser sur Chiraz alors que je n’avais pu qu’autant formuler ma propre liste. Terminée mais certes ne remplissant pas le compte demandé non plus. « Rachel ne compte que pour un. Donc ça fait cinq. Nous sommes à égalités, un point c'est tout. »« Bien. » Levant les bras comme si j’abandonnais. Ce que je faisais. Abaissant le drapeau blanc alors que j’acceptais que nous soyons tous deux des personnes peu sociables ou alors qui s’ouvraient peu. D’un autre côté ce n’était pas comme si j’avais déjà trouvé que parler de sa propre vie personnelle, de ses propres sentiments était vraiment intéressant. Ayant plus un arrière-goût amer en bouche qui en ressortissait. à chaque fois, comme si j’avais été chez un psy. Quoique ce n’était sans doute pire que si je m’étais retrouvé en face d’Elijah. Et voyant aussitôt qu’une flamme qui crépitait dans son regard alors que son intérêt était souvent éveillé. « Arméthyse ? Une terrienne ? Tu ne m'en as pas parlé... Tu vas tout me raconter. Dépêche-toi! » « Je n’ai pas eu le temps de t’en parler encore. Je ne savais pas si cela t’intéresserait. » Une pointe de moquerie dans la voix. Sachant pourtant que c’était le cas alors que les natifs l’intéressaient autant qu’ils m’intéressaient à vrai dire. Un réel intérêt pour les natifs et autant l’espoir que des contacts soient créés. Ce qui était possible comme le troc le prouvait. « C’est une rahjak. » Et mon regard qui se posait autant sur elle alors que pas tout le monde ne réagissait pareil à cette mention, alors que cette tribu était sans doute de loin la plus farouche et la plus hostile envers les autres. « Elle n’est pas comme les siens,… » Un moment d’hésitation. Une histoire qui n’était pas mienne de raconté, ne comptant mentionner sa récente fuite. Un secret tenu. « Elle est une combattante, et on a discuté une deuxième fois. » La deuxième fois que je la voyais bien que cette fois-ci elle ne m’avait pas menacé d’une miche de pain, n’étant pas tant la garde royale qu’une ancienne esclave en fuite. Et préférant rester flou même si je doutais que la jolie blonde ne pourrait que me pousser à m’en dire plus. Que mon rôle de naviguer entre des méandres et de taire certains points, voir peut être même beaucoup.

Et ne pouvant que m’amuser avec elle. Un jeu de chat et de la souris alors que je la laissais croire pendant un instant que je n’étais disponible, de patrouille ce soir. Ce qui n’était le cas, mon devoir enfin accompli, pouvant enfin me reposer après avoir passé plusieurs heures dans le froid. « Bien heureuse que tu sois disponible. Mais peut-être bien que je ne le suis pas, moi. J'ai peut-être un rendez-vous galant. »« Vraiment ? » Et mon regard qui était posé dans le sien. Le rouge qui commençait aussitôt à lui monter aux joues. Un terrain sur laquelle elle était nouvelle. Mal à l’aise. Conscient que cela ne devait pas être son genre de flirter alors que tout dans sa posture traduisait sa rigidité. Non pas que je voulais réellement la mettre mal à l’aise, mais n’ayant pu m’empêcher d’entrer dans son jeu. « Je suis sûr que je suis un spécimen plus intéressant que cette personne avec qui a tu as un rendez-vous galant. » Ne comptant pas réellement enfoncer le couteau dans la plaie mais dans un  sens je l’avais fait, alors que je savais qu’elle n’en n’avait pas. Ou du moins rien ne me laisser croire qu’elle en avait un. « Et pas la dernière sans doute. A moins que tu préfères reprendre ton entraînement sportif, t'en aurais bien besoin... Au quel cas, je te laisserais gagner ton lit directement sans problème... » Presque une pointe de jalousie perceptible dans sa voix, ce qui semblait être le cas. Et un regard qu’elle détournait aussitôt, ne voyant celui que j’avais posé sur elle. Et pourtant ce n’était pas comme si de nombreuses femmes s’étaient retrouvées dans mon lit récemment loin de là. Un bref instant d’hésitation où je ne pouvais que me demander si j’allais reprendre la parole mais au final je n’en fis rien. Prêt à lui annoncer qu’elle n’avait pas raison d’être jalouse. Prêt à lui lancer une nouvelle pique mais je préférai dans un sens cette fois-ci laisser couler. Et pourtant si elle avait semblé mal à l’aise quelques instants plutôt, elle ne tarda à reprendre la parole, plus taquine cette fois-ci comme si le malaise était déjà oublié. « Tu devrais cesser de me dévorer des yeux et plutôt songer à t'attaquer à la nourriture présente dans ton assiette » « Je ne te dévore pas des yeux. » Tentant d’y croire moi-même. Ne pensant pas la dévorer des yeux mais dans un sens mon regard n’était qu’insistant. Alors qu’il y avait toujours ces images qui jouaient et autant mon regard qui s’attardait sur sa silhouette ou plus précisément son visage. Mais comme pour lui faire croire que cela n’était le cas ou me convaincre moi-même, je ne pouvais que reporter mon attention sur mon assiette dont je ne tardais de commencer à dévorer.

Et un regard qui se reposait pourtant sur elle. L’éclat d’un changement sur son visage alors que je ne pouvais que la voir se renfermé inévitablement. Un gène de nouveau là, et cette personne qu’elle était toujours qui refaisait surface. « P...Pourquoi tu me.... Pourquoi tu veux tellement savoir comment je suis... ? Je veux dire... la personne en face de toi, actuellement ne... ne te suffit pas...? » Une question des plus intéressantes à vrai dire. « La curiosité je pense. » Ce que je pouvais croire alors qu’en effet j’étais curieux d’en savoir plus sur elle. Mais si ce fait pouvait expliquer que je lui fasse la conversation ou lui pose des questions plus personnelles, il n’expliquait toutefois pas pourquoi je repoussais les limites. Comme si en effet comme elle disait que cette personne en face de moi ne me suffisait pas. Ce qui pouvait être le cas, mais cela semblait juste trop simple, comme une façade. « Ou peut être que je pense qu’on ne voit que la partie submergée de l’iceberg. Peut être parce que je pense que tu es plus complexe que cela et que tu te caches juste derrière un masque comme tout le monde. J’imagine que je veux juste voir ce qui se trouve derrière le masque. » Ce qui était peut être autant vrai, même si je n’avais que conscience que le fait qu’elle ressemble à Ailina me pousse autant à vouloir en savoir plus. Et ne pouvant que prendre la parole en toute honnêté parce qu’au final cette conversation était aussi caractérisée par cette vérité limpide qui en ressortait. « J’imagine que le fait que tu lui ressembles joue aussi. Mais si vous vous ressemblez physiquement, vous n’êtes pas pareille loin de là. Alors, peut être que oui je suis curieux d’en savoir plus sur toi pas tant pour établir des comparaisons que pour en savoir plus tout simplement. Je veux dire, t’as bien réussi à faire tomber une partie du masque que je portais alors peut être que je veux juste faire de même. » Un haussement d’épaule presque nonchalant. Des hypothèses. Beaucoup de peut-être. N’ayant pas une réelle réponse claire et précise à lui donner si ce n’était de possibles arguments qui me poussaient à vouloir voir ce qu’il y avait derrière, à vouloir la conduire à repousser ses limites. « Ou peut être que je veux juste qu’un sourire se dessine sur son visage. » Et un sourire presque arrogant. Une touche de mystère. Ce qu’il en était autant car si j’avais amorcé cette conversation, il n’y avait pas moins toujours la possibilité que je me perde, ou que je n’en vienne à divulguer plus d’informations sur moi que je l’aurai peut être voulu. Car au final à la base, ce n’était pas tant sur moi que je voulais parler que sur elle mais les rôles s’étaient inversés quand elle m’avait induit à me dévoiler autant qu’elle. N’ayant pu qu’apprécier le fait qu’elle ne me juge pas, et ne comptant pas la juge non plus. Non pas que cette possibilité pouvait exister alors qu’il n’y avait pas de matière concrète sur laquelle s’appuyait, il n’y avait pas de précédent. Si certes, elle vivait sur l’arche avant, il n’en restait pas moins que je n’avais jamais fait attention à elle avant, ne la découvrant que là. Et dans un sens cela faisait du bien. Un sentiment paisible alors qu’en effet cela faisait du bien de savoir que pour cette autre personne on restait un inconnu, qu’on ne serait pas jugé sur nos actions passées ou les erreurs qui auraient peut être commises. Un changement inévitable et peut être autant bénéfique pour une fois. Et un contact visuel qui n’était que brisé alors que je reportais mon attention sur mon assiette pour la finir. Une certain facilité à déconcerter la situation, à sauter d’un masque à l’autre. Un ton sérieux qui disparait face au profit d’une certaine nonchalance, comme s’il était banal de continuer cette conversation ici. Bien qu’à vrai dire personne ne faisait réellement attention à nous, chacun discutant avec son voisin ou terminant son assiette. Ce qui était peut être autant mieux. Les autres voix qui couvraient aussi cette conversation, rendant impossible à un autre de l’entendre. Et certains secrets ou paroles plus sincères que d’autres qui étaient préservées. Bien qu’en soit ce n’était sans doute que la partie submergée de l’iceberg qui était encore questionnée en ce moment et non celle immergée. Des questions et autant une partie qui ne pouvait que se continuer, bien loin d’être terminée, bien au contraire.

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Il lui rétorquait déjà que c'était sans doute mieux. Mais pour qui ? Elle n'en était pas certaine. Elle préféra nettement ne pas répondre puisque de toute façon, il n'y avait plus rien à ajouter. Elle ne faisait pas d'avances, tout simplement. Ou peut-être ne s'en était-elle pas aperçue. Il n'était pas rarement qu'elle remarque l'existence d'une ambiguïté entre eux, et pourtant, si elle entrait dans son jeu elle ne le faisait parfois pas exprès. De façon non volontaire. Ce qui était peut-être le sienne qu'elle ne réfléchissait pas toujours à ce qu'ils se disaient ou à ce qu'elle répondait. Ne réfléchissant que peu lorsqu'elle était en sa présence. Quoique, tout dépendait des moments à vrai dire. Mais elle se questionnait toujours beaucoup trop. Essayant de peser les pour et les contre de chaque mots prononcés. Et évidemment, puisqu'elle ne le faisait pas, ou du moins, qu'elle ne l'avait pas fais jusqu'à maintenant. Il ne pouvait que souligner et la taquiner sur son changement de comportement. Comportement peut-être bien le plus naturel pour elle, mais déjà l'huître se refermait au fur et à mesure de la conversation. Ennuyée et gênée à l’occasion. Pas de réponse à nouveau. Chiraz était là, devant lui. Et pour une fois qu'elle était naturelle, il semblait s'en moquer. Non, la taquiner. Mais la susceptibilité de la jeune femme fit surface. Elle avait cette sensation que c'était une sorte de reproche. Un reproche inversé, celui voulant dire qu'elle ne s'était pas montrée sous son vrai jour durant d'autres discussions. Mais si, en quelque sorte. La vraie blonde était toujours là, quelque part, même si elle restait dissimulée sous des couches et des couches de chair. Cachée tout fond d'elle-même.

Le doute. Si elle-même était convaincue qu'Elijah était capable de nettement rivalisé contre Chris en cas de bagarre, il ne semblait pas partager cet avis. Elle hausse simplement les épaules en se pinçant les lèvres. Mais finalement, la blonde poursuivit cette idée. Peut-être bien qu'Elijah ne ferait pas souffrir Chris de façon physique, mais peut-être plutôt de façon psychologique, parce ça, c'est son domaine. « Je lui réparerai et je t'amènerais des oranges... » Roulant les yeux, elle se remit à secouer la tête. Définitivement agacée si les deux hommes venaient à se battre. En soi, ça ne la regardait pas. Mais en réalité, si quelque chose devait se passer, elle devrait rester neutre, comme elle se l'était juré et elle se doutait que cela pourrait être dur selon la situation. Et puis même, elle trouvait assez ridicule cette gueguerre. Entre adultes en plus. Alors que la paix était déjà très compliqué à obtenir avec les autres tribus, ça n'était réellement pas le moment de se faire la guerre entre Odysséens.

Une conversation qui dévia sur un défi. Un défi peut-être bien ridicule mais qu'elle n'avait pu que relever à cause de l'enjeu. Pas d'enjeu réel d'ailleurs. Mais elle estimait que si elle réussissait à le remporter, peut-être que Chris cesserait enfin de croire qu'elle vivait seule, comme une recluse. Il est vrai qu'elle ne prenait pas nécessairement part aux conversations les plus importantes. Qu'elle ne fréquentait qu'un cercle restreint de personne. Mais jusqu'à maintenant, ça lui allait plutôt bien. Alors pourquoi voulait-il autant lui ouvrir les yeux sur son mode de vie ? Elle n'en savait rien du tout. D'autant plus qu'il était comme elle. C'était à n'y rien comprendre. Mais elle profita de l’occasion pour voir à quel point il était mauvais joueur. Essayant de retirer chacun des noms qu'elle avait donné. Un reproche qui avait dû le toucher puisqu'il revenait déjà en arrière, lui laissant ajouter Elijah à la place de Liam, parce qu'il estimait que l'éloignement ne pouvait compter et qu'ils ne parlaient donc pas de façon assez quotidienne à son goût. Mais enfin, si elle avait bien le compte des cinq prénoms demandés, lui, n'avait pas les dix. Il en avait même à peine cinq, à vrai dire. Mais elle-même ne se permettait pas de mettre en doute ses relations avec ceux cités. Peut-être même qu'il mentait par rapport à cette terrienne. Mais plus que tout, elle préférait y croire. Et même si elle aurait pu lui dire que la terrienne ne comptait pas, pour la même raison d'éloignement que Liam, elle ne le fit pas. Question d'intérêt de savoir. Et sans même revenir sur le sujet principal qu'était le défi. Chiraz avait dévié la conversation de sorte d'obtenir des détails sur cette fameuse relation entre lui et cette Arméthyse dont elle n'avait jamais entendu parlé. Et déjà, il lui expliquait qu'il n'en avait pas eu l’occasion, attisant encore plus sa curiosité alors qu'elle aurait préféré qu'il aille le plus vite possible à l'essentiel plutôt que de passer par des chemins détournés. Silencieuse, ne respirant presque plus pour ne pas perdre une miette de ce qu'il allait lui raconter, elle avait les yeux fixés sur les lèvres de Wilson, lèvres qu'elle tenait absolument à ce qu'il remue, plus rapidement que cela, pour enfin obtenir les tant convoitées confidences.

Mais si Wexforth s'attendait à un long et grand discours détaillant racontant la rencontre du début jusqu'à la fin. Il n'en fit rien. Ne donnant que guerre de détails. Devrait-elle le supplier ? Elle le ferait si elle le devait. Juste pour en savoir plus. Elle qui n'avait jamais vue de Rahjak, il en connaissait une. Et il ne le lui disait pas ? Un rustre. Un cachotier. Elle lui en voulait un petit peu du délai qu'il avait dû prendre. Et encore, si ce défi stupide n'avait pas été mis sur le tapis, peut-être bien qu'il ne lui en aurait jamais parlé. Les yeux plissés, elle le fixait intensément. Partager entre quémander des détails, ou se laisser aller à lui balancer des reproches puériles digne d'une gosse de douze ans. Évidemment, la renfermée Chiraz ne choisirait jamais cette seconde solution. Mais plutôt la première, toujours guidée par cette même volonté de tout savoir. « Pas comme les siens ? Comment sont-ils ? Comme on le dit ? Et pourquoi est-elle différente ? Comment ? Tu as pu parler deux fois avec elle ? Mais quand ? Comment ? Pourquoi venir du désert jusqu'ici ? » Une multitude de questions. Un flot de parole inarrêtable qu'elle se força pourtant à stopper. Collant sa main à sa bouche alors que ses lèvres continuaient de remuer.

Et puis la taquinerie de trop, sans doute. Chris lui faisant croire que la discussion allait bientôt s'arrêter, qu'il avait d'autres occupations. Mais non. Un mensonge. La déception avait poussé Chiraz a immédiatement retourner le bâton contre lui. Prétextant un rendez-vous galant. Même s'il n'y croyait pas, évidemment. Une tentative de faire comprendre qu'il était plus important, plus intéressant que les autres. Mais aucune certitude là-dedans. Chiraz aimait bien Chris, mais peut-être pas encore à ce point-là. Ils ne se connaissaient encore que peu et elle n'était pas sans oublier le lien entre son sosie et Chris. Un lien qui pesait sur elle d'ailleurs. « Tu essayes de t'en convaincre. » Une simple analyse de la situation, parce que jamais elle n'avouerait qu'elle aimait passer du temps en sa compagnie. Même si son visage l'avait sans doute trahit précédemment, ces mots ne le feraient pas. Étant lucide, elle n'allait pas quémander l'impossible. Si il avait vraiment dû patrouiller cette nuit, elle serait simplement rester à sa place. Aussi seule qu'à son habitude. Qu'il patrouille ou pas, n'aurait guère changer la vie de la blonde, en réalité. Et déjà, elle essayait de lui faire comprendre que son regard sur elle en disait long. Qu'il se montrait peut-être un peu trop insistant, même si dans un sens, elle en était flattée. Et déjà, il se mit à manger son assiette plutôt qu'à la dévorer des yeux comme elle l'avait souligner.

Un bref sourire victorieux sur le visage de Wexforth, et déjà, une nouvelle étape dans la discussion. Un abcès à crever. Le sujet Ailina bien sûr. Enfin indirectement. Parce qu'elle devenait de nouveau la personne renfermée, celle qui se pose des questions. Et bien que d'ordinaire, elle gardait ses questions pour elle, elle ne pu que faire l'effort d'essayer de discuter. Comprendre le comportement de Chris était primordiale en ces circonstances, parce qu'elle avait la net impression de ne pas être assez à son goût, tant il essayait de la pousser à changer. Demeurant silencieuse. Elle lui laisse tout le loisir de s'exprimer, de rassembler ses idées pour lui expliquer son point de vue. Mais c'était clairement assez difficile d'encaisser ça. Parce qu'il y avait une part de réalité là-dedans. Elle ne se livrait jamais tout entière car ça demandait bien trop d'effort et ça n'en valait jamais la chandelle. Parce que se livrait voudrait dire se lier et elle voulait l'éviter, c'était trop dangereux. Les yeux bas, de nouveau posé sur son assiette et sans même la voir. L'Odysséenne plongeait dans ses pensées, essayant de bien comprendre ce qu'il disait, sans prendre tout de travers, sans essayer de tirer des conclusions attentives. Mais évidemment, elle ne pouvait qu'en tirer. Si elle n'avait pas ressembler à Ailina, jamais Chris ne l'aurait regarder avec autant d'insistance ce soir-là, et sans doute que Chiraz n'aurait jamais été se confronter à lui. Ils ne seraient certainement pas l'un à côté de l'autre ce soir, à discuter. Cette amitié n'existerait même pas. Ou alors, bien moins qu'une amitié, ils seraient certainement juste de simple connaissance, car il ne lui en aurait pas autant dis à son sujet. La déception était de nouveau là. Poignante et douloureuse. Cette ressemblance avec cette femme lui pesait réellement sur les épaules. Avec Chris, avec Aliénor, même Rachel, et plusieurs autres personnes. Elle n'était pas dupe, elle voyait bien le regard de certains porter sur elle, la jugeant sûrement parfois. D'autres l'approchait pour lui parler, la confondant justement avec cette Ailina. Et toujours, elle remettait les choses en ordre, expliquant qu'elle n'était pas cette personne mais que la ressemblance était frappante, ne retenant pas plus longtemps ces gens, qui ne s'était pas approché d'elle pour lui faire la conversation à elle, mais à une autre qu'elle n'était pas. Elle ne pouvait en réalité, que chérir de plus en plus la personne de Liam, parce que justement, il était bien le seul à comprendre qu'elle n'était pas Ailina, ni de près, ni de loin et qu'elle avait sa propre personnalité. Son propre caractère. Qu'elle ferait des choix bien différent. Les siens, à elle. Ainsi que sa vie propre. Et à cet instant, perdues entre mile pensées, Chiraz ne pouvait que se demander ce que penserait Liam, si elle venait à lui parler de Chris et du fait qu'il essaye de la pousser autant, sans savoir la destination qu'il lui réservait. Sans doute que le petit cent verrait cela d'un très mauvais oeil.

Chris ne pouvait que prendre le silence pour réponse. Le brouhaha des autres emplissant la pièce alors qu'ici, il semblait y avoir un froid glacial subitement. Du moins, la blonde avait cette impression. Elle était partagée entre divers sentiments incontrôlable et elle était maintenant totalement perdue. Sa mère l'aurait certainement aider à comprendre un peu mieux la situation, elle l'aurait conseiller. Mais n'étant plus de ce monde, c'était impossible de lui demander quoique se soit. Et Emilia n'était pas là présentement non plus plus obtenir quelques conseils. C'était bien triste d'ailleurs. Chiraz étant une adulte. Elle devrait surmonter ça toute seule. Trouver la lumière pour régler le problème. Parce qu'il n'y avait pas moyen de fuir cette fois-ci. Pas quand ça le concernait lui, en tout cas. Elle ne voulait pas laisser les choses dégénérer, parce qu'elle tenait à lui, d'une certaine façon. Et qu'elle aimait bien ce qu'elle partageait avec lui, même si c'était devenu subitement douloureux. Et qu'elle ne pouvait qu'en venir à douter de la sincérité de Chris. Ailina. Elle devrait se faire à l'idée que cette femme resterait toujours dans un coin de son esprit, qu'à chaque fois qu'il poserait les yeux sur elle, il la verrait elle, cette femme que Chiraz ne connaissait même pas. Si elle avait pu la rencontrer, elle pourrait se faire une idée de la ressemblance qu'elles possédaient. Mais non, elle n'avait pas eu cette chance. Et même si le fait que Chris veuille la connaitre pour ce qu'elle était, était un point positif. Il y avait aussi du négatif tout autour. Un gros soupire s'échappa d'elle et finalement, elle reporta son attention sur Chris, les yeux décrivant sa tristesse ainsi que la tonalité de sa voix : « J'aurais aimé te rencontrer la première... Parce que je serais certaine de qui tu regardes, que c'est bien à moi que tu t'exprimes et bien ma présence à moi que tu désires. Mais j'en ai pas la réelle certitude et ça fait mal... » La tristesse l'envahissait déjà totalement et elle se retenait de pleurer. Elle n'était pas quelqu'un de faible, mais sans le voir, il venait de la toucher en plein coeur. Elle avait redouter qu'il ne lui dise justement que le fait de la ressemblance avait une part d'importance. « Sachant tout ça, je suis pas certaine de vouloir retirer mon masque. Ni-même sourire un jour de nouveau... »

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01/11/2015 Glacy Ezra 2317 Brett Dalton Murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 172
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« Je lui réparerai et je t'amènerais des oranges... » « Pourquoi des oranges ? » Une expression de surprise qui se peignait sur mon visage alors qu'elle m'avait perdu en cours de route. Le fil de la conversation que je commençais à perdre en effet. Ou peut être que j'étais juste lassé de la conversation ou que je ne comprenais tout simplement pas pourquoi elle se mettait soudainement à me parler des fruits. Ne comprenant pas ce soudainement arrivée de la nourriture dans la conversation si ce n'était peut être que l'explication était dû au repas qui était en cours ou parce qu'elle voulait m'apporter une touche de douceur à défaut de me soigner. Des points d'interrogations qui surgissaient dans mon esprit alors que je ne pouvais juste que la regarder sourcil froncés pendant l'espace d'une seconde avant de reporter mon attention sur mon repas et continuer de manger. Que conscient que ce n'était pas comme si un combat serait déclenché entre moi et Elijah, que ce n'était que des paroles en l'air tout simplement. Bien que j'avais pu entrevoir aux expressions de son visage qu'elle imaginait déjà le combat à venir, ce qui ne serait pourtant le cas. Car autant que je pouvais me moquer d'Elijah, il ne restait pas moins que j'avais un minimum de raison et qu'outre notre désaccord, il n'avait rien fait pour me provoquer ou quoi. Chacun laissant l'autre simplement dans son coin sans tentative de discuter. Et les souris qui pouvaient que danser quand les chats étaient partis.

Une conversation qui changeait de thème alors que je ne pouvais que mentionner le prénom d'Arméthyse. L'intérêt de Chiraz pour les natifs aussitôt piqué au vif même si sur le coup je ne pouvais qu'hésiter sur les réponses à lui donner. Des réponses qui étaient délicates à satisfaire alors que si je ne comptais lui mentir, il n'en restait pas moins que je ne comptais pas dévoiler l'entière vérité. Ne sachant si la rahjak aurait aimé que je parle ainsi d'elle, nullement certain car il avait fallu du temps pour qu'un lien de confiance s'installe entre nous et que nous n'en venons qu'à discuter. Bien que la barrière de la langue avait tout aussi existé même si elle s'était effritée avec chacune de nos tentatives pour nous améliorer, pour tenter d'apprendre de nouveaux mots, pour maîtriser ce langage à la base inconnu. « Pas comme les siens ? Comment sont-ils ? Comme on le dit ? Et pourquoi est-elle différente ? Comment ? Tu as pu parler deux fois avec elle ? Mais quand ? Comment ? Pourquoi venir du désert jusqu'ici ? » « Disons qu'elle est plus amicale, que les siens sont plus brutaux et violents envers les étrangers. J'imagine que j'ai eu de la chance de tomber sur elle et pas sur un autre, et d'éviter autant de me faire assommer. Disons que comme je l'ai revu une seconde fois récemment après son voyage, un lien de confiance on va dire existait tout comme la curiosité et on a discuté. Ils ne vivent pas enfermés dans le désert non plus, ils peuvent en sortir même si c'est dangereux. » Et ne parlant pas seulement des conditions climatiques mais du fait qu'elle était en fuite, que les mercenaires ne tarderaient pas à se lancer à sa poursuite. « C'est différent de chez nous, ils ont encore une monarchie. L'esclavage comme les bordels existent. J'imagine que dans un sens pour survivre, ils sont devenus plus violents, plus méfiants envers les étrangers pour ne dépendre de personne. Ils vivent différemment c'est certain. » Des pincettes de prises alors que si jusqu'à là Chiraz ne semblait pas manifester d'hostilité envers les rahjaks, pas tout le monde ne réagissait pareil. Si je n'avais pas eu de préjugé envers sa tribu que je connaissais pas, cela ne voulait pas dire qu'un autre ne réagirait pas avec violence en entendant ce nom de prononcé, en pensant à cette tribu qui avait été autant kidnappé certains des 100. Et qu'une raison de plus qui expliquait cette prise de pincette alors que si la situation de la rahjak était délicate, les relations avec sa tribu pouvaient autant être compliquées. Peu les appréciant ou ayant un avis neutre sur la question. Et espérant dans un sens qu'elle ne me poserait trop de questions sur la personnalité de la jeune femme, ou se montrerait plus insistante sur son statut.

Mais un sujet qui n'était pas seulement délicat. Car un autre sujet l'était, et le fait qu'elle me faisait penser à Ailina. Comme l'impression de marcher sur des oeufs et que conscient qu'il était facile de la froisser sur cette question alors que déjà elle commençait à se refermer petit à petit comme une huître. « Tu essayes de t'en convaincre. » « Tu verras toi-même au fil du temps, je suis vraiment un spécimen intéressant. » Une pointe de moquerie. Me moquant peut être de moi-même. Et ne pouvant que lui adresser un sourire. Un ego un peu flatté même si en soit j'étais surtout amusé, et ne doutais pas qu'elle appréciait nos conversations même si elle semblait me vouloir me prouver le contraire.

Ses yeux qui ne pouvaient que refléter la tristesse qu'elle ressentait à cet instant alors qu'en toute honnêté j'avais mentionné Ailina. Ne pouvant pas lui mentir en lui disant que je ne m'étais pas intéressée au départ à elle parce qu'elle ressemblait à Ailina. Mais très vite j'avais pu autant tomber dans ce jeu où je tentais de repousser les limites, où elle réussissait à m'atteindre. Ayant voulu à la découvrir pas tant parce qu'elle ressemblait à la jolie blonde mais parce que j'étais curieux, qu'elle représentait dans un sens un mystère que j'aurai voulu percer. La difficulté de se départir du point de vue physique même si autant que possible je savais qu'elles n'étaient pas pareilles, ayant accepté cette idée, m'y étant fait. « J'aurais aimé te rencontrer la première... Parce que je serais certaine de qui tu regardes, que c'est bien à moi que tu t'exprimes et bien ma présence à moi que tu désires. Mais j'en ai pas la réelle certitude et ça fait mal... » Ne pouvant que constater avec une certaine impuissance à quel point cela l'a blessé de devoir ressembler à Ailina même si cela ne devrait pas. Ne pouvant réellement m'excuser ou lui dire que j'étais désolé car cela ne serait sans doute pas suffisant. Ne pouvant réellement lui dire à cet instant que c'était bien elle que je regardais, même si c'était souvent le cas car en soit dans un sens les souvenirs étaient souvent là, que je n'avais pas de réelle certitude complète. Ce qui faisait autant peur même si autant que possible lorsque j'étais lancée dans la conversation avec elle, que je lui posais de nouvelles questions, c'était parce que ses réponses m'intéressaient que je continuais, pas parce qu'il y avait une telle ressemblance ou une telle ressemblance. « Sachant tout ça, je suis pas certaine de vouloir retirer mon masque. Ni-même sourire un jour de nouveau... » « Est-ce que tu préférerai que je ne te parle pas si c'est trop.. douloureux ? compliqué pour toi ? » Et là pas encore de réels mots concrets à mettre sur tout ceci. Ne jonglant pas avec un fantôme alors que j'avais rendu sa liberté avec Ailina, que j'avais accepté que l'histoire était terminée. Ayant tourné la page mais ce n'était pas comme si je ne pouvais pas m'empêcher de croire parfois l'espace d'une seconde que c'était Ailina, si elle se trouvait de dos. Une situation difficile mais ne voulant toutefois pas l'a blessé elle alors que ce n'était pas le but loin de là. Etant sans doute une des seules personnes que je savais ne me jugerait pas, et qu'une raison de plus qui pouvait expliquer pourquoi j'appréciais sa présence. « Je sais que tu n'es pas Ailina tu sais, et si je discute avec toi c'est parce que tu es toi, que je sais que tu vas pas me juger sur un passé que tu ne connais pas. Mais je peux pas affirmer avec certitude que parfois le passé refait pas surface,... mais cela veut pas dire que je désespère de retrouver Ailina alors que je sais que c'est fini entre nous. Je sais que je ne veux pas te blesser ou que tu crois que je discute simplement avec toi parce que tu ressembles à Ailina, mais si tu crains cela à chaque fois autant ne pas discuter... » Une question de confiance qui se jouait autant et une situation qui restait toutefois compliquée à gérer. Alors que je ne pouvais que tenter d'être franc avec elle comme le début, lui laissant ainsi décider si la partie allait se continuer ou non.

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« J'ai lu il y a longtemps qu'on amenait des oranges aux prisonniers. Une sorte de coutume. Je voulais y faire référence, mais j'aurais dû me souvenir que t'étais limité. » Un semblant de rire et un demi-sourire qu'elle essayait de lui offrir. Chiraz essayait de partager son savoir avec lui, puisqu'ils n'avaient pas le même, ça donnait parfois un trop gros décalage. Mais elle trouvait toujours ça aussi risible. Et pourtant, elle soulignait qu'il était idiot à nouveau, un petit jeu dont elle avait pris l'habitude. Même si elle le traitait d'idiot, il n'en était rien. Elle le savait tout particulièrement. « Je partais du principe que si vous vous battiez, les conséquences seraient sévères. Mais je sais que vous n'en êtes pas là. Et j'espère que ça restera comme ça. » Un hochement de tête assuré. Comme une sorte de promesse. Parce qu'elle savait qu'ils restaient chacun dans un coin. Se laissant tranquille l'un l'autre. Mais il suffisait de peu, parfois pour que la guerre éclate. Il suffisait de plonger dans Troie pour le savoir, le simple enlèvement d'une femme et patatra. Alors bon, la blonde savait bien que Chris ou Elijah n'allaient enlever personne, mais un détail infime pouvait venir tout réduire à néant.

Et justement. Pas idiot puisque Chris était capable de communiquer avec les terriens et se lier à eux. Une chance même qu'il possédait. Elle pencha la tête sur le côté en l'observant. « Mais je suppose que grâce à ce que je t'ai appris, tu as pu devenir ami avec elle. Alors tu me dois beaucoup. » Un simple rappel. Bien qu'elle ne soit pas la seule à avoir appris le Trigedasleng à l'Odysséen. Elle en profita de nouveau pour ne plus parler et l'écouter. Toujours aussi attentive alors qu'il en disait enfin un peu plus à propos de la Rahjak. Mais toujours pas assez au goût de Wexforth qui était très dur à contenter. Et rapidement, il déportait le sujet, passant de cette femme au désert dans sa globalité. La monarchie. Une royauté, donc. Des souverains et un peuple. L'esclavage. Peut-être bien que cet endroit était aussi horrible qu'elle l'avait entendu de la bouche de certains Naoris. Enfin ça n'avait pas vraiment été dis ainsi, mais elle avait cru saisir une sorte de sous-entendu à propos de ce peuple Rahjak. Et elle même si elle n'avait pas de préjugé sur eux, qu'elle n'en avait pas rencontré personnellement, elle était incapable d'oublier que ce sont ceux-là même qui avaient captués des Cent. Dont Liam, d'ailleurs. « Raconte moi, quand tu la revois. Et promets-moi de... de faire attention... » Une demande toute particulière, parce qu'elle ne voulait pas apprendre un de ces matins qu'il avait été tué ou même qu'il avait disparu parce qu'il avait été capturé. Ca lui fendrait bien trop le coeur. Et de nouveau, toujours cette même mauvaise sensation qui pesait sur elle, la peur de perdre de nouveau proche. Et elle comprenait à cet instant, à quel point Chris en faisait partie, de ce petit cercle restreint de personne à qui elle parlait, à quelle elle tenait assez pour s'imaginer pouvoir se mettre en danger s'il le faisait. « Et... elle est comment ? Elle est âgée ? Elle ressemble à quoi ? Tu crois qu'elle ressemble aux autres Rahjaks physiquement quand même ? Et puis, peut-être qu'elle a mentis pour t’impressionner ? Si ça se trouve, elle est Naori. Tu t'en vas pas si souvent, tu as dû la rencontrer pas très loin, non ? Oui, c'est sûr, elle t'a mentis. » Et la langue déliée comme jamais. Il n'y avait bien qu'en parlant littérature ou terrien qu'il était possible de la voir autant parler tout à coup. Et l'idée qu'elle lançait, insistant sur l'origine Naori d'Arméthyse était une idée qu'elle voulait plus rassurante. Plus acceptable aussi. Chris se trompait forcément. Et rien en lui arriverait. Oui, c'était ça et pas autre chose.

L'insistance de Wilson sur le fait qu'il était un spécimen intéressant. Pas plus intéressant qu'un autre en vérité. Souvent, Chiraz se plaisait à observer les gens du campement, à essayer de s'imaginer leurs histoires, de s'imaginer qui ils étaient, tous respectivement. Essayant de capter les liens qu'ils entretenaient chacun. L'amitié. L'amour. Parfois des liens plus étroits et plus complexe à cerner. Et Chris n'y avait pas échapper. Même si elle avait été vers lui, qu'elle lui avait fais la conversation et qu'ils étaient devenus amis. Elle trouvait tout le monde particulièrement intéressant, même si elle ne s'approchait pas toujours de ces gens-là. Les terriens, eux aussi étaient très intéressant. Même si elle portait un regard et un intérêt tout particulier pour eux, il n'en restait pas moins qu'elle s'intéressait aussi à son propre peuple.

En présence de Chris, Chiraz était toute particulièrement instable. Passant d'un sorte de bien-être à une tristesse sans nom dès qu'elle repensait à l'existence d'Ailina. La blonde ne doutait pas que cela ne changerait jamais. Parce que le doute planerait certaine durant toute sa vie. Même s'il essayait de lui faire comprendre qu'il faisait tout à fait bien la différence, qu'il s'agissait d'une question de confiance, elle ne pouvait pas promettre de ne pas douter, de ne plus y penser. Parce ça revenait sur le tapis si souvent. Même si elle n'osait pas toujours en parler. Elle secoua la tête pour seule réponse à sa question. Évidemment qu'elle ne voulait pas cesser de parler à Chris. Jamais elle ne voudrait cela. Elle tenait déjà à lui, même si elle était bien incapable de le lui dire. « C'est douloureux et compliqué pour moi... Sûrement plus que pour toi... Mais je me disais aussi que... que ça devait te faire du mal à toi, de me voir... Alors je sais pas... » Perdue, elle n'osait plus tellement réfléchir. Déposant son assiette sur la table. Elle n'avait presque pas touché à cette seconde portion qu'elle s'était resservie, mais l'appétit lui était tout à fait passer. Elle n'avait plus la moindre faim. Préférant triturer ses doigts avec timidité sous la table. Jouant avec ses doigts comme une enfant l'aurait fait pour se trouver une contenance. Essayant d'organiser ses idées de telle façon qu'elle pourrait se calmer. Mais c'était impossible, cela fusait toujours dans tout les sens. « Je vais continuer à douter tu sais, toujours... Mais est-ce une raison suffisante pour plus parler ? Je veux pas arrêter moi... J'ai pris l'habitude. » Plus qu'une habitude même. Elle avait remarqué que certains soirs où il ne pouvait la rejoindre pour discuter, elle se sentait seule. Parfois, elle avait besoin de sa présence, c'était peut-être bête. Mais c'était un fait. « Autant plus en parler. J'y penserais et... et j'en dirais plus rien. » Franche alors qu'elle préférait de nouveau se renfermer sur ses propres idées puisqu'elles étaient bien trop déplaisante au goût de Chris. Elle poussa un profond soupire et lui asséna un regard toujours aussi profondément triste, les prunelles toujours voilés. « Mais si vraiment tu le voulais, je te laisserais tranquille... » Et une ambiance qui tournait peut-être pas au drame, mais à ce qui pouvait s'y apparenter et elle détestait ça. Chris était venu l'aborder, tout sourire, près à papoter jusqu'au bout de la nuit et elle avait simplement tout gâché à force de toujours trop penser. « C..Ca c'est la personne que je suis. Toujours.. Toujours inquiète et.. et triste... C'est pas de ma faute, Chris. Je veux pas que tu me détestes de dire des choses comme ça... Mais elle est là, quelque part pour toi, et ça sera toujours comme ça...Et ça fait juste mal. Tu... Me déteste pas. » La hantise qu'on la déteste. Qu'on ne la comprenne simple pas sur sa personnalité compliqué et surtout, la peur du rejet. Voilà, il avait enfin un maigre aperçu de sa personne et ça n'était pas tellement plaisant à voir. Quoique, sous cette personnalité de tristesse demeurait toujours une étoile bien brillante, mais qui n'était toujours pas prête à revenir.

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« Mais je suppose que grâce à ce que je t'ai appris, tu as pu devenir ami avec elle. Alors tu me dois beaucoup. » « Grâce à ce que tu m'as appris ? » Un sourcil froncé alors que je ne pouvais que la regarder d'un air sceptique même presque surpris. Ce n'était pas comme si je connaissais mes connaissances dans cette langue d'elle loin de là alors que je n'avais jamais assisté à aucun cours près d'elle, n'apprenant que les mots que sur le terrain, au contact des natifs réellement. Et non auprès d'elle. Et des mots qui me rendaient pour dire perplexe alors que je ne comprenais pas cette soudaine mise en avant de sa part, ou cette tentative de faire valoir ses qualités alors que je n'avais assisté à aucun de ses cours que je savais qu'elle donnait, ou que j'avais déjà discuté réellement avec elle des natifs même si je savais son intérêt pour eux. « Raconte moi, quand tu la revois. Et promets-moi de... de faire attention... » « Je sais me défendre tu sais. » Et si j'aurai pu être touché de la savoir qu'elle s'inquiétait, qu'elle voulait s'assurer que je rentre entier, il ne restait pas moins que je n'étais pas inquiet. N'étant pas inquiet de me retrouver aux côtés d'Arméthyse alors que dans un sens, j'avais confiance en elle, que je savais qu'elle ne me voulait rien de mal. N'imaginant pas qu'elle puisse revenir sur ses mots alors qu'à vrai dire Chiraz ne la connaissait pas, ni les mots partagés. Ou peut être que le fait qu'elle tente de se présenter comme étant celle qui m'avait permis de discuter avec elle était restée bloquée au travers de ma gorge. « Et... elle est comment ? [...] Oui, c'est sûr, elle t'a mentis. » Mes yeux qui s'écarquillaient un peu alors que je la voyais partir dans un certain délire sans pouvoir l'y retenir où elle ne pouvait que croire sans même avoir rencontré Arméthyse qu'elle m'avait menti, qu'elle était naori. « Pardon ? Et comment tu saurais qu'elle m'a menti si tu n'étais pas là ? Un, je ne suis pas stupide. Deux, elle n'est pas une naori, elle est une rahjak. Et oui elle leur ressemble, elle a mon âge environ et des cheveux bruns. Maintenant si tu as fini d'être suspicieuse alors que tu ne l'as jamais rencontré, ce serait sympathique. » Et un ton soudainement cassant et sec alors que je prenais sans hésiter la défense d'Arméthyse. Ne comptant pas laisser quiconque répandre des bêtises sur son sort alors que la combattante rahjak avait souffert plus que personne, ayant été une esclave, ayant été réduite à néant et ayant pu renaître de ses cendres comme un phénix. Un regard désapprobateur que je ne pouvais que poser sur Chiraz autant que je ne pouvais que tenter de garder mon calme malgré ce soudain arrière-goût amer en bouche, d'énervement. Et une conversation qui n'avait rien des précédentes, qui commençait à virer au drame.

Une conversation tout aussi compliquée alors qu'elle ne pouvait que ramener la conversation sur le sujet d'Ailina autant que j'avais tenté de ne pas mentionner la jeune femme, source de mal à l'aise. Une situation compliquée dont elle n'était responsable pour rien et ne pouvant que lui proposer pour ainsi dire de couper tout simplement court à nos conversations. Ne voulant pas la faire souffrir, mais ne voulant pas me demander non plus si elle était en train de douter à cet instant alors que cela n'était mon cas. « C'est douloureux et compliqué pour moi... Sûrement plus que pour toi... Mais je me disais aussi que... que ça devait te faire du mal à toi, de me voir... Alors je sais pas... » Me retenant juste à temps pour ne pas lui sortir une remarque sarcastique. Comme un moyen de défense, un automatisme. Pourtant dans un sens ce n'était pas comme si la situation était réellement compliquée ou douloureuse, simplement ambigü. Sachant qu'elle n'était pas Ailina malgré ce début de ressemblance physique, et ne faisant pourtant rien pour tenter à cet instant de la rassurer. Ne pouvant que l'écouter reprendre la parole. « Je vais continuer à douter tu sais, toujours... Mais est-ce une raison suffisante pour plus parler ? Je veux pas arrêter moi... J'ai pris l'habitude. » « Mais si tu doutes tout le temps, il n'y a pas vraiment d'intérêt à continuer de discuter, non ?  » Ayant autant apprécié de discuter avec elle aussi parce que je savais que je ne me prendrais pas la tête. Ne voulant que cela commence à être le cas même si un méli-mélo commençait malgré moi à prendre forme. « Autant plus en parler. J'y penserais et... et j'en dirais plus rien. » « Parce que c'est la meilleure solution bien sûr ? » Cette fois-ci réellement sarcastique alors que je n'avais pas pu m'en empêché, ne comprenant pas l'intérêt de vouloir souffrir pour rien. Une solution que je n'acceptais tout simplement pas. Et peut être une certaine pointe d'égoïste. « Mais si vraiment tu le voulais, je te laisserais tranquille... » La situation qui s'inversait alors que je me retrouvais soudainement à choisir, comme si elle voulait que le poids de la culpabilité repose sur mes épaules et non les siennes. Et peut être une pointe d'agacement que la lueur de tristesse que je ne pus que voir dans son regard ne réussit à effacer. Plongeant de nouveau dans cet opacité sombre. « C'est toi qui a choisi de poser cet ultimatum, non moi. J'ai été honnête en te disant que je ne voulais pas te faire souffrir, que je t'ai proposé de cesser cette conversation si cela te faisait plus mal, c'est pas pour autant que c'est mon rôle de choisir. Je n'ai aucun problème à discuter avec toi, je ne suis pas celui qui souffre ou qui va souffrir. Tu l'es. C'est ton choix, pas le mien. » Et presque un rejet alors que je ne pouvais que le regarder sombrement. Toujours en train de reculer ou juste le point mort depuis le début. Dire que j'y avais presque cru. « C..Ca c'est la personne que je suis. Toujours.. Toujours inquiète et.. et triste... C'est pas de ma faute, Chris..Et ça fait juste mal. Tu... Me déteste pas. » La carcasse qui se fendillait. Une peur du rejet. Comme si elle était la seule, sauf que j'étais autant celui qui me faisait souffrir moi-même en rejetant les autres. Et un masque à porter de nouveau, des murs à reconstruire pour que les barrières ne puissent céder. « Tu n'es pas la seule à craindre d'être rejeté, cela ne veut pas dire que t'es obligée de continuer à vivre dans la peur. Oui, Ailina sera toujours là parce que je tiens à elle, et qu'elle tient autant à moi. Cela ne veut pas dire que mon futur s'entrecroise de nouveau avec le sien ou que parce que tu as peur d'être rejeté, je dois prendre cette décision pour toi en mettant fin à cette conversation. On a tous nos responsabilités à prendre. Et toi aussi. » Un ton qui n'était pas soudainement condescendant, alors que je n'éprouvais soudainement pas de pitié pour elle, tentant juste de la forcer à se réveiller. Refusant de faire ce choix pour elle parce qu'elle ne pouvait le faire. Refusant de mettre fin à cette conversation si elle avait peur d'y mettre fin elle-même ou de vivre dans les ombres. Des démons auquel je devais déjà faire face, ne pouvant me battre pour tout le monde alors qu'elle était suffisamment forte pour les affronter elle-même, bien qu'elle n'y croyait pas.


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Bien, il avait pris sa phrase de travers. Elle ne lui avait rien appris de façon directe mais la blonde restait persuadée qu'en apprenant quelques mots par-ci par-là sur le campement, le Trigedasleng se répandait. Il n'avait pas dû apprendre tout seul, ça n'était pas réellement possible. A moins que comme elle, il n'est profité de la présence des Naoris pour apprendre la langue, mais elle en doutait sérieusement. Il n'était pas assez patient pour étudier une langue. Alors elle était même étonnée qu'il ne puisse réellement communiqué avec une terrienne. Mais enfin, elle se jetait des lauriers qui apparemment n'avaient pas lieu d'exister. En revanche, elle ne doutait pas du fait qu'il sache se défendre mais c'était simplement un rappel. Mais déjà Wilson devenait plus amer et plus sec. Prenant la défense de l'inconnue du désert. Chiraz ne comprenait pas tellement ce comportement. Il préférait l'envoyer bouler pour une inconnue Rahjak plutôt que de bien prendre ce qu'elle disait. L'Odysséenne était maladroite et préférait nettement le faire passer pour un menteur ou un idiot qui s'était laissé aller à croire une potentielle menteuse -la Rahjak- plutôt que le savoir en danger. Elle grogna devant le visage de son ami et croisa les bras par automatisme. Touchée en plein coeur. Bon évidemment, elle avait eu la description qu'elle attendait, mais elle ça semblait être un portrait plus que banal. En rien il n'expliquait si elle était jolie ou non, et une sorte de jalousie s'emparait de Chiraz. Secouant sa tignasse blonde, elle poussa un profond soupire. « Je pensais que tu voulais discuter. J'ai dû me tromper. » Toujours désireuse d'en savoir plus sur les Rahjaks, elle laissa tomber cette opportunités. Vexée comme jamais. Elle préférait nettement couper court à cette discussion. Encore plus lorsqu'elle fit par de sa peur que Chris ne lui accorde de l'importance qu'à causer de la ressemblance avec Ailina. Et plus elle avouait ces pensées, plus la distance entre eux semblait se creuser. Les éloignant davantage l'un de l'autre. Alors que déjà, il énonçait la possibilité de mettre un terme à tout ça et ne plus se fréquenter, ce dont elle n'avait pas envie. Même si le doute serait inchangé, ils pouvaient discuter. Elle ne comprenait pas réellement pourquoi il partait ainsi au quart de tour. Les sourcils froncés, elle le laissait parler totalement, préférant nettement qu'il dise tout ce qu'il avait à dire. Le problème était là. Il lui soumettait un choix, auquel elle avait déjà dit non. Même si elle avait toujours cette tendance à suivre le peloton, à ne jamais prendre de décision réellement d'elle-même.

Chacun des mots qu'il prononçait, elle les détestait. Relevant le nez de son assiette, elle lui lança un regard mauvais. « C'est toi qui vient me parler. Je croyais que t'étais... d'humeur agréable. Je me sentais déjà pas très bien ce soir... La prochaine fois que tu me vois, abstiens-toi d'approcher. » Préférant ne pas réellement répondre. Ne pas affronter ses paroles, elle préférait les occulter totalement et l'abandonner là, à son repas. Se releva, elle alla déposer son assiette et couverts pour qu'ils soient nettoyer et elle se précipita hors du réfectoire pour rejoindre sa couchette. La soirée avait commencée sur une mauvaise note, cela c'était amélioré, mais elle avait tout gâché et ne voulait pas l'assumer. Toujours cette facilité à rejeté la faute sur lui. Finalement, la soirée finissait comme elle avait commencé, peut-être même pire encore.

Chiraz était peut-être toujours dans l'exagération, dans l'excès. Mais elle n'avait d'yeux que sur son mal-être. Et elle n'aimait pas le laisser transparaître. Ce soir, tout lui venait de lui sauter à la figure. Elle s'était souvenue des confidences échangées avec un ancien camarade de l'Odyssée, camarade qui l'avait fâcheusement trahie. Et ce soir, elle avait été à deux doigts de faire la même chose avec Chris. Elle voulait se confier, lui évoquer ce qu'elle ressentait réellement, mais au lieu d'écouter, il l'avait simplement rejetée, voulant la pousser à faire des choix. Mais quels choix d'ailleurs ? Le choix de lui parler ou non ? Elle avait juste peur de l'ombre d'Ailina qui planait sur eux. Était-ce si étonnant ? Chris était-il contraint de prendre tout cela de façon si sérieuse ? Comme s'il était impossible de discuter avec lui si ce genre de doute persistait ? Non. Elle réussissait à être avec lui, à parler normalement, enfin plus ou moins normalement. Parfois, elle ne songeait pas à Ailina. Mais rien n'était de toute façon possible parce qu'elle serait toujours là, quelque part dans le tableau. Et personne n'y pourrait jamais rien. Alors pour l'heure, elle préférait ruminer et se morfondre dans son coin. Jusqu'à ce que la douleur au fond de son coeur ne passe. Puis elle irait voir Chris, d'elle-même, pas pour s'excuser, mais pour essayer de recoller les quelques morceaux qu'elle avait dû briser ce soir. A moins qu'elle ne le veuille pas.

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Up high in the middle of nowhere [Chiraz]

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