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˜˜˜˜˜˜The fire in the soul | Harlan
maybe life should be about more than just surviving


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12/03/2017 Ponyta 117 Ruby Rose neon cathedral. notion de soin, orientation, guérisseuse 60


Sujet: The fire in the soul | Harlan
Mer 3 Jan - 22:15

Vivre parmi les naoris n’était pas si terrible, c’était une question d’habitude. Ce qui était par contre dur pour certaines femmes, c’était de côtoyer l’espace avec des hommes qui étaient leurs égaux. Aujourd’hui, la guérisseuse avait décidé d’aider la tribu accueillante et aidait à arranger ce qui pouvait l’être. Cela demandait des efforts, mais elle était prête à aider. Non loin de l’Arbre de Vie, pas grand-chose n’avait été épargné. Cyd se retrouva dans un groupe de travail naori et les écouta vaguement parler. Il y avait des hommes et ils n’étaient pas des sauvages, non ils étaient normaux. Ils n’avaient pas de geste ou de regard déplacés, ils étaient juste là. L’androgyne tentait de les imiter dans leurs gestes. Elle s’était toujours sentie en partie homme et elle remarquait aujourd’hui à leurs contacts, qu’elle était tout de même différente d’eux. Néanmoins, elle n’était pas autant féminine que certaines femmes. Les mouvements et les gestes qu’elle avait étaient différents. Cela la confortait dans son idée qu’elle était différente des deux genres. Elle n’en avait parlé avec personne d’ici, et heureusement elle n’avait reçu aucunes questions. Est-ce que cela l’aurait gêné ? Peut-être un peu car elle ignorait ce qu’un naori voudrait entendre, contrairement aux femmes de sa tribu qu’elle connaissait par cœur.

L’heure d’une pause arriva et Cyd s’assit pour boire et manger, histoire de se redonner des forces pour la suite. Elle observait les visages des femmes de sa tribu. Il y avait des visages tendus, soucieux, très peu détendus. Certaines femmes devaient se demander combien de temps elles seraient tolérées ici. Cyd se posait la même question. Elle se demandait aussi en voyant quelques hommes de sa tribu, s’ils ne voudraient pas changer de système et acquérir les mêmes droits que les hommes du continent. Elle ne préférait pas penser à ce qui se passerait si ce genre d’idée venait à s’exécuter, ce serait le chaos si les hommes commençaient à revendiquer des droits qu’ils ne possédaient pas. La brune aux cheveux courts prit un morceau de fruit qu’elle mâcha avec détermination avant de se lever et de retourner au travail. Elle s’approchait de son groupe, tenant des planches de bois, quand soudainement elle percuta un homme grand. « Merde ! » Les planches tombèrent au sol dans un fracas sonore, elle leva son regard clair vers l’individu. « Vous ne m’aviez pas vu ?! » Même si Cyd avait un physique doux, elle n’hésitait pas à être très franche, surtout face à un homme qui n’était pas de sa tribu. Elle ignorait que c’était Harlan et un conseiller. La femme poussa un râle d’agacement et s’accroupit pour rassembler ce qui était tombé, espérant que rien n’était abimé et que tout pourrait servir.

Elle serait terriblement frustrée si c’était abimé et avait envie d’engueuler l’homme en face d’elle, elle devait énormément prendre sur elle pour ne pas céder à ses pulsions. La vie n’était pas facile et elle risquait de craquer et se décharger sur ce pauvre bougre qui n’avait rien demandé. « Franchement. » Grommela-t-elle comme une espèce d’ours mal-léché. Elle n’était pas ainsi d’habitude, son caractère se dévoilait et était différent avec les épreuves. Elle devait prendre sur elle, elle tentait de se le dire et se résonner. La brune souffla un grand coup pour se sentir mieux et décharger la tension. Elle passa une main dans ses cheveux courts, la texture entre ses doigts l’apaisa. Cyd leva son regard clair sur Harlan. Sa tête lui disait quelque chose sans savoir pourquoi. De toute manière, ils se croisaient tous ici, elle avait dû probablement le croiser plusieurs fois sans faire attention à lui sans plus que ça. Cyd n’était pas vraiment attentive aux hommes autour d’elle.

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Sujet: Re: The fire in the soul | Harlan
Dim 14 Jan - 17:56

Les chamans l'avaient prédit et il est arrivé, dévastant tout sur son passage.

Tu as toujours craint qu'une telle catastrophe atteigne votre village. Mais dû à votre environnement forestier, tu as toujours davantage craint le feu, la foudre. La Terre absorbe les pluies diluviennes, les racines et les plantes évitent les trop fortes coulées de boue.

Mais tu ne t'attendais pas au vent. Tu ne t'attendais pas à ces rafales violentes, à ces sifflements persistants, alors même que vous étiez à l'abri dans des grottes, les villageois protégés, tandis que le village lui-même faisait face aux éléments. Résignés à devoir attendre, la peur au ventre, tandis que tout ce que vous aviez pouvait être massacré par la tempête.

Vous avez été chanceux, tu le sais. Que vos spécialistes aient pu prédire l'arrivée du cataclysme, que vous ayez pu y échapper à temps. Tu sais que les autres tribus, ou même le peuple du ciel n'ont pas été aussi fortunés. Tu sais la destruction du village des Calusas, la mort de Winema. Une chef que tu as toujours respectée, même si tu l'as souvent trouvé déstabilisante dans ses manières et son franc-parler.

Et il y a bien sûr les Kovariis. Probablement la plus grande tragédie vécue par les peuples terriens. Tu n'aurais jamais imaginé qu'une telle catastrophe viendrait détruire une civilisation pratiquement dans son entièreté. Tu sais les morts innombrables, les dégâts, colossaux, l'île, désormais inhabitable, revenue à la jungle sauvage intouchée de la main de l'homme qu'elle était autrefois. Quand la poignée de Kovariis survivantes sont venus vous demander l'asile, vous avez accepté, évidemment. Lors de tels événements, il faut se montrer solidaires, et même si vous n'avez jamais eu de liens particulièrement forts avec les Kovariis, ce n'est pas dans votre nature de rejeter ceux qui demandent de l'aide. Même quand il s'agit des frères ennemis rahjaks.

Mais ça n'a pas été au prix de peu d'efforts.

Votre village, en soi, n'a pas tant souffert que ça. Des arbres, plus fragiles, plus vieux, ont cédé, et, de façon probablement plus impressionnante, la cime de l'arbre de vie a été arrachée, envolée, emportant avec elle vos quartiers, à vous, conseillers, ainsi que ceux du Grand Sage. Bien sûr, vous avez aussi subi les coulées de boue, les chutes de branchages, les maisons fragilisées, mais tous ces dégâts sont réparables, nettoyables. C'est ce que tu te dis tandis que tu prêtes main forte à des gens du village, aux côtés de certains Kovariis venus en renfort. Tu dois admettre être plutôt agréablement surpris de leur aide, par leur volonté, également. Mais peut-être est-ce simplement une question de survie. Plus vite votre village sera à nouveau habitable, mieux ils pourront s'y installer également.

Tu as désormais pris tes quartiers au sol, dans la clairière au pied de l'Arbre de vie. Peut-être est-ce temporaire, tu ne sais pas encore exactement comment vous allez vous réorganiser au sein du Conseil. Mais contrairement à Rowena, tu n'as jamais particulièrement apprécié vivre à la cime de l'Arbre de vie. Ton regard à toi n'a jamais vraiment été tourné vers les étoiles mais plutôt vers la terre, et tu en as toujours trouvé le contact rassurant, stabilisant. Tu ne t'attaches aussi que très peu aux possessions physiques et si voir la destruction de ton lieu de vie a été pénible, cela n'a pas été aussi douloureux que ça aurait pu l'être pour quelqu'un d'autre. Tout se reconstruit.

Désormais, tu ne songes également plus que cela puisse être un signe des esprits en colère contre vous, ou plutôt contre toi. Car vous ne vous en sortez qu'avec des dégâts matériels, contrairement à certaines autres tribus, et si les mots de Rowena t'ont profondément blessé, tu as aussi retenu la leçon de ceux-ci. Tu causes rarement des vagues au sein du Conseil, désormais, et évites de prendre des décisions seul, quand tu sais que tes volontés ou idées pourraient ne pas plaire. La colère sourde et l'envie de revanche se sont atténuées, et tu préfères ne pas songer à la raison de ce phénomène. Trop loin, désormais. Partie.

Tu ignores si c'est la fatigue ou simplement la distraction qui te fait percuter cette jeune femme – ce jeune homme ? Tu n'en es pas entièrement sûr – mais les exclamations qui sortent de sa bouche sont teintées de mauvaise humeur, d'énervement et tu hausses les sourcils, surpris, devant ce ton vindicatif. Tu vois les planches en bois, désormais au sol, probablement destinées à réparer les habitations.

« Pardon, je ne devais pas faire attention. » réponds-tu, le ton poli, même si en ton for intérieur, tu te demandes si la faute n'est pas plutôt sienne. Mieux vaut ne pas évoquer ce sujet.

Tu détailles l'inconnue du regard, tandis que tu te penches pour l'aider à ramasser les planches. Tu ne reconnais pas son visage, et tu penses connaître à peu près tous les membres de ton village. Serait-ce donc une Kovarii ? Le physique atypique et l'attitude pourraient corroborer cette hypothèse. Les Naoris te manquent rarement de respect, dû à ton statut.


« Vous avez besoin d'aide pour les transporter ? » demandes-tu, en désignant les quelques planches que tu avais ramassées, toi. Espérant que cette offre apaiserait la jeune femme qui semblait avoir un sacré tempérament.

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Sujet: Re: The fire in the soul | Harlan
Mar 27 Fév - 17:03

Cyd savait qu’elle se passait les nefs sur ce pauvre homme. Elle ignorait tout de son rôle dans la tribu et nul-doute que dès qu’elle saurait, elle se sentirait confuse. Elle était quand même contente quand l’homme s’excusa. Elle ne lui avait pas demandé de s’excuser, mais il l’avait fait. Elle hocha la tête, reconnaissante. Les hommes du continent n’étaient pas tous mauvais. Elle ne se rendait pas compte qu’elle se faisait détailler. La Kovarii s’accroupit pour commencer à rassembler les planches, mais elle se demandait déjà comment elle ferait pour soulever ceci. Elle avait eu de l’aide auparavant. La voix de l’homme la tira de ses pensées alors qu’elle vit l’inconnu rassembler des planches. « Oui avec plaisir. » Elle ramassa les autres planches. C’était plus facile pour se redresser. Elle le regarda quelques secondes. « C’est par là. » Elle désigna un point non loin d’un petit coin où les Kovariis s’étaient rassemblées. Pas toutes, mais certaines pour ne pas perdre l’esprit de leur tribu. Elle marchait calmement aux côtés de l’homme et demanda alors ce qui la travaillait depuis plusieurs minutes. « Comment vous appelez-vous ? » Elle la détailla discrètement, sa tête lui disait vraiment quelque chose.

Néanmoins elle n’arrivait pas à situer sa tête quelque part et cela la frustrait énormément. Ils arrivèrent enfin au point nommé et elle déposa les planches. « Je m’excuse pour tout à l’heure. Je n’aurais pas dû vous parler ainsi. » Elle savait reconnaître ses torts quand elle les commettait. Elle s’accroupit au sol et arrangea les planches dans un certain ordre. « Votre tribu est très accueillante, ainsi que vos chefs. » Elle ignorait encore qu’elle avait affaire à un des conseillers. Elle avait un petit côté ignorant. D’un côté, Cyd devait apprendre tellement de choses ici. Elle avait parfois l’impression que jamais son cerveau ne se souviendrait de tout. L’androgyne sentit une pointe de tristesse la traverser et son visage se chiffonna. Elle ne voulait pas se laisser aller à la peine et secoua la tête. Elle pleurait quand elle serait seule, elle avait tout de même sa fierté. « Il y a beaucoup à faire. Heureusement la tempête vous a épargné. » Et elle regarda les lieux, regarda les grands arbres, les petits lieux aménagés au sol pour permettre aux Kovariis de dormir. Quel serait leur avenir ? Seraient-elles toujours là ? Ou alors allaient-elles partir à un moment ? Pour aller où, faire quoi ? Le continent était habité par cinq tribus différentes et maintenant elles étaient là. Elle se demandait ce que c’était de vivre au bord de mer. Que préférait-elle ? Elle savait que de toute manière, elle suivrait la majorité sans faire d’histoire.

Elle ne se sentait pas de quitter sa tribu pour aller vivre elle ne savait trop où. En tant que guérisseuse, elle devrait plutôt chercher un environnement comprenant certaines plantes pour les soins. La forêt était idéale pour l’instant et elle connaissait Tamara ici, c’était rassurant. Elle regarda Harlan, sortant enfin de ses pensées. Cyd se laissa même à lui sourire. Après tout, ne formaient-ils pas à présent une même tribu ? Elle n’en était pas si sûre. Les Kovariis étaient accueillies ici, mais tout était provisoire, non ? L’androgyne n’osait pas le demander, elle n’était qu’une guérisseuse, pas même une guerrière, alors ce genre de questions douteuses, jamais elle n’oserait le demander. Elle n’était même pas une « vraie » femme, elle avait sa part masculine très visible et elle l’assumait haut et fort, au plus grand damne des femmes de sa tribu qui étaient révulsées.

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Sujet: Re: The fire in the soul | Harlan
Jeu 29 Mar - 18:04

C'est heureusement un hochement de tête qui te répondit plutôt qu'une nouvelle vindicte. Politesse ou non, tu aurais probablement battu en retraite si tu t'étais retrouvé à une attitude trop hostile. Tu as peut-être la réputation d'être le plus belliqueux au sein du Conseil, car tu ne rechignes pas à recourir à la force quand tu estimes que c'est préférable à la diplomatie, mais tu es d'ordinaire quelqu'un de calme et posé. Il n'y a que peu de choses – ou de personnes – qui puissent te mettre hors de tes gonds. Ou te faire perdre le contrôle. Tu préfères toujours éviter une confrontation directe, quand tu le peux. Alors, tu es toujours soulagé quand la menace de l'une d'elle s'éloigne.

Tu t'abaisses à ton tour pour aider la Kovarii à ramasser les planches tombées au sol. Tu suis ses indications tandis qu'elle t'indique un coin où les Kovariis se sont rassemblées. Tu ne te rends guère souvent par là, incertain de l'accueil que tu pourrais y trouver. Si vous accueillez en effet les Kovariis, il reste que tu es un des chefs d'une tribu étrangère et un homme de surcroît. Il n'est pas sûr que tu sois forcément très bien accueilli parmi elles, il est possible qu'elles prennent ta venue comme une intrusion. Alors, tu as choisi, par prudence, de ne pas trop te mêler à elles jusqu'à présent, mais tu ne caches pas ta curiosité quand tu détailles des yeux comment elles se sont approprié l'espace, comment elles ont construit leurs abris. L'architecture est différente de la vôtre mais l'organisation semble relativement similaire. C'est intéressant, de noter ce qui est semblable entre vous et ce qui ne l'est pas.

Tu es tiré de ton observation par la jeune femme qui te demande ton identité.

« Je m'appelle Harlan. Et vous ? »

Peut-être ton nom lui parlera-t-il, peut-être que non. En tant que Grand Sage, c'est Yuma le chef officiel de votre tribu. Toi, Rowena, Caleb et vos apprentis, c'est vous qui la gérez au quotidien, mais vos noms sont parfois moins connus des tribus extérieures. Vos liens avec les Kovariis, sans jamais être mauvais, n'ont jamais non plus été très forts, et il est possible que les simples citoyens, et non les chefs, ne connaissent pas vos noms.

Elle s'excuse et c'est une agréable surprise. Tu lui réponds tout en déposant les planches à ton tour, gardant ton ton expressément calme et poli. Tu juges préférable de la laisser arranger le matériel comme elle le souhaite, ne sachant pas exactement ce qu'elle compte faire avec ça.

« Ça arrive d'être un peu nerveux, c'est normal. Surtout après tout ce qu'il s'est passé. Mais j'apprécie l'excuse. » Un sourire étire tes lèvres quand elle complimente la tribu et, de façon assez amusante, vous. « C'est naturel d'aider nos voisins. Vous n'avez pas besoin de rencontrer encore davantage de difficultés que vous n'en affrontez déjà, et de n'avoir droit qu'à des portes fermées. L'hospitalité et l'entraide font partie de nos valeurs. » Puis, pour dissiper la potentielle confusion de la jeune femme, tu ajoutes : « Je suis un des chefs de la tribu. Je suis conseiller druide. »

Ta bouche se tord légèrement quand la jeune femme annonce qu'il y a beaucoup à faire. Ton regard se promène un instant sur l'espace des Kovariis, avant de se porter vers l'Arbre de vie, et sa cime désormais envolée. La tempête ne vous a pas totalement épargnés, mais c'est certain que comparé à toutes les vies perdues par les Kovariis et les Calusas, vous vous en sortez pratiquement sans aucune égratignure. Déclarer la perte de ton logement semblerait bien cruel et sans-coeur face à ce drame humain.

« Il y a trop à faire. » pousses-tu dans un soupir. Ça, au moins, tu peux le reconnaître. « Nous nous en sortons sans dégâts majeurs, mais il y a quand même pas mal à réparer, ou à construire. » Toutes les maisons trop près de la cime de l'Arbre de vie ont été fragilisées, elles aussi. Elles sont encore habitables, mais tout est fragilisé, et ce n'est pas ce qu'il y a de plus sécurisant comme situation. Mais assez pensé à vous. « Et de votre côté ? Vous parvenez à bien vous organiser ? À trouver ce qu'il vous faut ? Vous n'avez pas rencontré de problèmes avec les membres de la tribu ? »

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