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˜˜˜˜˜˜The fire in the soul | Harlan
maybe life should be about more than just surviving


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Sujet: The fire in the soul | Harlan
Mer 3 Jan - 22:15

Vivre parmi les naoris n’était pas si terrible, c’était une question d’habitude. Ce qui était par contre dur pour certaines femmes, c’était de côtoyer l’espace avec des hommes qui étaient leurs égaux. Aujourd’hui, la guérisseuse avait décidé d’aider la tribu accueillante et aidait à arranger ce qui pouvait l’être. Cela demandait des efforts, mais elle était prête à aider. Non loin de l’Arbre de Vie, pas grand-chose n’avait été épargné. Cyd se retrouva dans un groupe de travail naori et les écouta vaguement parler. Il y avait des hommes et ils n’étaient pas des sauvages, non ils étaient normaux. Ils n’avaient pas de geste ou de regard déplacés, ils étaient juste là. L’androgyne tentait de les imiter dans leurs gestes. Elle s’était toujours sentie en partie homme et elle remarquait aujourd’hui à leurs contacts, qu’elle était tout de même différente d’eux. Néanmoins, elle n’était pas autant féminine que certaines femmes. Les mouvements et les gestes qu’elle avait étaient différents. Cela la confortait dans son idée qu’elle était différente des deux genres. Elle n’en avait parlé avec personne d’ici, et heureusement elle n’avait reçu aucunes questions. Est-ce que cela l’aurait gêné ? Peut-être un peu car elle ignorait ce qu’un naori voudrait entendre, contrairement aux femmes de sa tribu qu’elle connaissait par cœur.

L’heure d’une pause arriva et Cyd s’assit pour boire et manger, histoire de se redonner des forces pour la suite. Elle observait les visages des femmes de sa tribu. Il y avait des visages tendus, soucieux, très peu détendus. Certaines femmes devaient se demander combien de temps elles seraient tolérées ici. Cyd se posait la même question. Elle se demandait aussi en voyant quelques hommes de sa tribu, s’ils ne voudraient pas changer de système et acquérir les mêmes droits que les hommes du continent. Elle ne préférait pas penser à ce qui se passerait si ce genre d’idée venait à s’exécuter, ce serait le chaos si les hommes commençaient à revendiquer des droits qu’ils ne possédaient pas. La brune aux cheveux courts prit un morceau de fruit qu’elle mâcha avec détermination avant de se lever et de retourner au travail. Elle s’approchait de son groupe, tenant des planches de bois, quand soudainement elle percuta un homme grand. « Merde ! » Les planches tombèrent au sol dans un fracas sonore, elle leva son regard clair vers l’individu. « Vous ne m’aviez pas vu ?! » Même si Cyd avait un physique doux, elle n’hésitait pas à être très franche, surtout face à un homme qui n’était pas de sa tribu. Elle ignorait que c’était Harlan et un conseiller. La femme poussa un râle d’agacement et s’accroupit pour rassembler ce qui était tombé, espérant que rien n’était abimé et que tout pourrait servir.

Elle serait terriblement frustrée si c’était abimé et avait envie d’engueuler l’homme en face d’elle, elle devait énormément prendre sur elle pour ne pas céder à ses pulsions. La vie n’était pas facile et elle risquait de craquer et se décharger sur ce pauvre bougre qui n’avait rien demandé. « Franchement. » Grommela-t-elle comme une espèce d’ours mal-léché. Elle n’était pas ainsi d’habitude, son caractère se dévoilait et était différent avec les épreuves. Elle devait prendre sur elle, elle tentait de se le dire et se résonner. La brune souffla un grand coup pour se sentir mieux et décharger la tension. Elle passa une main dans ses cheveux courts, la texture entre ses doigts l’apaisa. Cyd leva son regard clair sur Harlan. Sa tête lui disait quelque chose sans savoir pourquoi. De toute manière, ils se croisaient tous ici, elle avait dû probablement le croiser plusieurs fois sans faire attention à lui sans plus que ça. Cyd n’était pas vraiment attentive aux hommes autour d’elle.

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Sujet: Re: The fire in the soul | Harlan
Dim 14 Jan - 17:56

Les chamans l'avaient prédit et il est arrivé, dévastant tout sur son passage.

Tu as toujours craint qu'une telle catastrophe atteigne votre village. Mais dû à votre environnement forestier, tu as toujours davantage craint le feu, la foudre. La Terre absorbe les pluies diluviennes, les racines et les plantes évitent les trop fortes coulées de boue.

Mais tu ne t'attendais pas au vent. Tu ne t'attendais pas à ces rafales violentes, à ces sifflements persistants, alors même que vous étiez à l'abri dans des grottes, les villageois protégés, tandis que le village lui-même faisait face aux éléments. Résignés à devoir attendre, la peur au ventre, tandis que tout ce que vous aviez pouvait être massacré par la tempête.

Vous avez été chanceux, tu le sais. Que vos spécialistes aient pu prédire l'arrivée du cataclysme, que vous ayez pu y échapper à temps. Tu sais que les autres tribus, ou même le peuple du ciel n'ont pas été aussi fortunés. Tu sais la destruction du village des Calusas, la mort de Winema. Une chef que tu as toujours respectée, même si tu l'as souvent trouvé déstabilisante dans ses manières et son franc-parler.

Et il y a bien sûr les Kovariis. Probablement la plus grande tragédie vécue par les peuples terriens. Tu n'aurais jamais imaginé qu'une telle catastrophe viendrait détruire une civilisation pratiquement dans son entièreté. Tu sais les morts innombrables, les dégâts, colossaux, l'île, désormais inhabitable, revenue à la jungle sauvage intouchée de la main de l'homme qu'elle était autrefois. Quand la poignée de Kovariis survivantes sont venus vous demander l'asile, vous avez accepté, évidemment. Lors de tels événements, il faut se montrer solidaires, et même si vous n'avez jamais eu de liens particulièrement forts avec les Kovariis, ce n'est pas dans votre nature de rejeter ceux qui demandent de l'aide. Même quand il s'agit des frères ennemis rahjaks.

Mais ça n'a pas été au prix de peu d'efforts.

Votre village, en soi, n'a pas tant souffert que ça. Des arbres, plus fragiles, plus vieux, ont cédé, et, de façon probablement plus impressionnante, la cime de l'arbre de vie a été arrachée, envolée, emportant avec elle vos quartiers, à vous, conseillers, ainsi que ceux du Grand Sage. Bien sûr, vous avez aussi subi les coulées de boue, les chutes de branchages, les maisons fragilisées, mais tous ces dégâts sont réparables, nettoyables. C'est ce que tu te dis tandis que tu prêtes main forte à des gens du village, aux côtés de certains Kovariis venus en renfort. Tu dois admettre être plutôt agréablement surpris de leur aide, par leur volonté, également. Mais peut-être est-ce simplement une question de survie. Plus vite votre village sera à nouveau habitable, mieux ils pourront s'y installer également.

Tu as désormais pris tes quartiers au sol, dans la clairière au pied de l'Arbre de vie. Peut-être est-ce temporaire, tu ne sais pas encore exactement comment vous allez vous réorganiser au sein du Conseil. Mais contrairement à Rowena, tu n'as jamais particulièrement apprécié vivre à la cime de l'Arbre de vie. Ton regard à toi n'a jamais vraiment été tourné vers les étoiles mais plutôt vers la terre, et tu en as toujours trouvé le contact rassurant, stabilisant. Tu ne t'attaches aussi que très peu aux possessions physiques et si voir la destruction de ton lieu de vie a été pénible, cela n'a pas été aussi douloureux que ça aurait pu l'être pour quelqu'un d'autre. Tout se reconstruit.

Désormais, tu ne songes également plus que cela puisse être un signe des esprits en colère contre vous, ou plutôt contre toi. Car vous ne vous en sortez qu'avec des dégâts matériels, contrairement à certaines autres tribus, et si les mots de Rowena t'ont profondément blessé, tu as aussi retenu la leçon de ceux-ci. Tu causes rarement des vagues au sein du Conseil, désormais, et évites de prendre des décisions seul, quand tu sais que tes volontés ou idées pourraient ne pas plaire. La colère sourde et l'envie de revanche se sont atténuées, et tu préfères ne pas songer à la raison de ce phénomène. Trop loin, désormais. Partie.

Tu ignores si c'est la fatigue ou simplement la distraction qui te fait percuter cette jeune femme – ce jeune homme ? Tu n'en es pas entièrement sûr – mais les exclamations qui sortent de sa bouche sont teintées de mauvaise humeur, d'énervement et tu hausses les sourcils, surpris, devant ce ton vindicatif. Tu vois les planches en bois, désormais au sol, probablement destinées à réparer les habitations.

« Pardon, je ne devais pas faire attention. » réponds-tu, le ton poli, même si en ton for intérieur, tu te demandes si la faute n'est pas plutôt sienne. Mieux vaut ne pas évoquer ce sujet.

Tu détailles l'inconnue du regard, tandis que tu te penches pour l'aider à ramasser les planches. Tu ne reconnais pas son visage, et tu penses connaître à peu près tous les membres de ton village. Serait-ce donc une Kovarii ? Le physique atypique et l'attitude pourraient corroborer cette hypothèse. Les Naoris te manquent rarement de respect, dû à ton statut.


« Vous avez besoin d'aide pour les transporter ? » demandes-tu, en désignant les quelques planches que tu avais ramassées, toi. Espérant que cette offre apaiserait la jeune femme qui semblait avoir un sacré tempérament.

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Sujet: Re: The fire in the soul | Harlan
Mar 27 Fév - 17:03

Cyd savait qu’elle se passait les nefs sur ce pauvre homme. Elle ignorait tout de son rôle dans la tribu et nul-doute que dès qu’elle saurait, elle se sentirait confuse. Elle était quand même contente quand l’homme s’excusa. Elle ne lui avait pas demandé de s’excuser, mais il l’avait fait. Elle hocha la tête, reconnaissante. Les hommes du continent n’étaient pas tous mauvais. Elle ne se rendait pas compte qu’elle se faisait détailler. La Kovarii s’accroupit pour commencer à rassembler les planches, mais elle se demandait déjà comment elle ferait pour soulever ceci. Elle avait eu de l’aide auparavant. La voix de l’homme la tira de ses pensées alors qu’elle vit l’inconnu rassembler des planches. « Oui avec plaisir. » Elle ramassa les autres planches. C’était plus facile pour se redresser. Elle le regarda quelques secondes. « C’est par là. » Elle désigna un point non loin d’un petit coin où les Kovariis s’étaient rassemblées. Pas toutes, mais certaines pour ne pas perdre l’esprit de leur tribu. Elle marchait calmement aux côtés de l’homme et demanda alors ce qui la travaillait depuis plusieurs minutes. « Comment vous appelez-vous ? » Elle la détailla discrètement, sa tête lui disait vraiment quelque chose.

Néanmoins elle n’arrivait pas à situer sa tête quelque part et cela la frustrait énormément. Ils arrivèrent enfin au point nommé et elle déposa les planches. « Je m’excuse pour tout à l’heure. Je n’aurais pas dû vous parler ainsi. » Elle savait reconnaître ses torts quand elle les commettait. Elle s’accroupit au sol et arrangea les planches dans un certain ordre. « Votre tribu est très accueillante, ainsi que vos chefs. » Elle ignorait encore qu’elle avait affaire à un des conseillers. Elle avait un petit côté ignorant. D’un côté, Cyd devait apprendre tellement de choses ici. Elle avait parfois l’impression que jamais son cerveau ne se souviendrait de tout. L’androgyne sentit une pointe de tristesse la traverser et son visage se chiffonna. Elle ne voulait pas se laisser aller à la peine et secoua la tête. Elle pleurait quand elle serait seule, elle avait tout de même sa fierté. « Il y a beaucoup à faire. Heureusement la tempête vous a épargné. » Et elle regarda les lieux, regarda les grands arbres, les petits lieux aménagés au sol pour permettre aux Kovariis de dormir. Quel serait leur avenir ? Seraient-elles toujours là ? Ou alors allaient-elles partir à un moment ? Pour aller où, faire quoi ? Le continent était habité par cinq tribus différentes et maintenant elles étaient là. Elle se demandait ce que c’était de vivre au bord de mer. Que préférait-elle ? Elle savait que de toute manière, elle suivrait la majorité sans faire d’histoire.

Elle ne se sentait pas de quitter sa tribu pour aller vivre elle ne savait trop où. En tant que guérisseuse, elle devrait plutôt chercher un environnement comprenant certaines plantes pour les soins. La forêt était idéale pour l’instant et elle connaissait Tamara ici, c’était rassurant. Elle regarda Harlan, sortant enfin de ses pensées. Cyd se laissa même à lui sourire. Après tout, ne formaient-ils pas à présent une même tribu ? Elle n’en était pas si sûre. Les Kovariis étaient accueillies ici, mais tout était provisoire, non ? L’androgyne n’osait pas le demander, elle n’était qu’une guérisseuse, pas même une guerrière, alors ce genre de questions douteuses, jamais elle n’oserait le demander. Elle n’était même pas une « vraie » femme, elle avait sa part masculine très visible et elle l’assumait haut et fort, au plus grand damne des femmes de sa tribu qui étaient révulsées.

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Sujet: Re: The fire in the soul | Harlan
Jeu 29 Mar - 18:04

C'est heureusement un hochement de tête qui te répondit plutôt qu'une nouvelle vindicte. Politesse ou non, tu aurais probablement battu en retraite si tu t'étais retrouvé à une attitude trop hostile. Tu as peut-être la réputation d'être le plus belliqueux au sein du Conseil, car tu ne rechignes pas à recourir à la force quand tu estimes que c'est préférable à la diplomatie, mais tu es d'ordinaire quelqu'un de calme et posé. Il n'y a que peu de choses – ou de personnes – qui puissent te mettre hors de tes gonds. Ou te faire perdre le contrôle. Tu préfères toujours éviter une confrontation directe, quand tu le peux. Alors, tu es toujours soulagé quand la menace de l'une d'elle s'éloigne.

Tu t'abaisses à ton tour pour aider la Kovarii à ramasser les planches tombées au sol. Tu suis ses indications tandis qu'elle t'indique un coin où les Kovariis se sont rassemblées. Tu ne te rends guère souvent par là, incertain de l'accueil que tu pourrais y trouver. Si vous accueillez en effet les Kovariis, il reste que tu es un des chefs d'une tribu étrangère et un homme de surcroît. Il n'est pas sûr que tu sois forcément très bien accueilli parmi elles, il est possible qu'elles prennent ta venue comme une intrusion. Alors, tu as choisi, par prudence, de ne pas trop te mêler à elles jusqu'à présent, mais tu ne caches pas ta curiosité quand tu détailles des yeux comment elles se sont approprié l'espace, comment elles ont construit leurs abris. L'architecture est différente de la vôtre mais l'organisation semble relativement similaire. C'est intéressant, de noter ce qui est semblable entre vous et ce qui ne l'est pas.

Tu es tiré de ton observation par la jeune femme qui te demande ton identité.

« Je m'appelle Harlan. Et vous ? »

Peut-être ton nom lui parlera-t-il, peut-être que non. En tant que Grand Sage, c'est Yuma le chef officiel de votre tribu. Toi, Rowena, Caleb et vos apprentis, c'est vous qui la gérez au quotidien, mais vos noms sont parfois moins connus des tribus extérieures. Vos liens avec les Kovariis, sans jamais être mauvais, n'ont jamais non plus été très forts, et il est possible que les simples citoyens, et non les chefs, ne connaissent pas vos noms.

Elle s'excuse et c'est une agréable surprise. Tu lui réponds tout en déposant les planches à ton tour, gardant ton ton expressément calme et poli. Tu juges préférable de la laisser arranger le matériel comme elle le souhaite, ne sachant pas exactement ce qu'elle compte faire avec ça.

« Ça arrive d'être un peu nerveux, c'est normal. Surtout après tout ce qu'il s'est passé. Mais j'apprécie l'excuse. » Un sourire étire tes lèvres quand elle complimente la tribu et, de façon assez amusante, vous. « C'est naturel d'aider nos voisins. Vous n'avez pas besoin de rencontrer encore davantage de difficultés que vous n'en affrontez déjà, et de n'avoir droit qu'à des portes fermées. L'hospitalité et l'entraide font partie de nos valeurs. » Puis, pour dissiper la potentielle confusion de la jeune femme, tu ajoutes : « Je suis un des chefs de la tribu. Je suis conseiller druide. »

Ta bouche se tord légèrement quand la jeune femme annonce qu'il y a beaucoup à faire. Ton regard se promène un instant sur l'espace des Kovariis, avant de se porter vers l'Arbre de vie, et sa cime désormais envolée. La tempête ne vous a pas totalement épargnés, mais c'est certain que comparé à toutes les vies perdues par les Kovariis et les Calusas, vous vous en sortez pratiquement sans aucune égratignure. Déclarer la perte de ton logement semblerait bien cruel et sans-coeur face à ce drame humain.

« Il y a trop à faire. » pousses-tu dans un soupir. Ça, au moins, tu peux le reconnaître. « Nous nous en sortons sans dégâts majeurs, mais il y a quand même pas mal à réparer, ou à construire. » Toutes les maisons trop près de la cime de l'Arbre de vie ont été fragilisées, elles aussi. Elles sont encore habitables, mais tout est fragilisé, et ce n'est pas ce qu'il y a de plus sécurisant comme situation. Mais assez pensé à vous. « Et de votre côté ? Vous parvenez à bien vous organiser ? À trouver ce qu'il vous faut ? Vous n'avez pas rencontré de problèmes avec les membres de la tribu ? »

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Sujet: Re: The fire in the soul | Harlan
Mar 1 Mai - 14:20

Harlan, ce prénom lui disait vaguement quelque chose même si Cyd ne savait pas le situer correctement. Elle le fixa quelques secondes avant de dire son prénom. « Cyd, enchanté. » Elle aimait dire son prénom qui n’était ni masculin ni féminin, mais un peu les deux. Sa mère s’était-elle doutée de sa nature alors que le bébé qu’elle était grandissait dans son ventre ? Elle se le demandait bien. La femme chassa ses pensées de son esprit, ce n’était pas le moment d’y penser, clairement pas. Sa mère était morte bien avant le départ pour le continent, bien avant la tempête, mais Cyd avait encore un drôle de sensation depuis sa mort. Elle savait que la mort était une étape naturelle, mais cela lui faisait toujours étrange de savoir sa mère loin, dans l’autre monde auprès de la Déesse. Elle pensa à sa déesse et se demanda si elle était là, à ses côtés sur le continent. Cyd se dit que la Déesse ne devait avoir aucun mal ici, c’était une guerrière, une chasseresse. L’androgyne décida de s’excuser, peut-être parce qu’elle pensa à sa déesse et se dit qu’elle devrait être miséricordieuse. Pourquoi pas après tout ? La femme posa son matériel au sol et prit les planches que Harlan avait déposé pour les arranger dans l’ordre qu’il était préférable. Elle avait en tête de manière précise les tâches qu’elle devait effectuer. Il accepta ses excuses et cela la soulagea énormément.

Au moins, elle ne se bagarrait pas avec quelqu’un de sa tribu d’accueil. Elle aurait eu honte de créer un conflit entre les siennes et les naoris car elle avait des sautes d’humeur. Elle admirait les naoris, les siennes auraient-elles été capables d’accueillir de cette manière des inconnus ? Elle n’en était aucunement convaincue à dire vrai. Elle était plus convaincue du contraire et de l’indifférence, voire plutôt de la crainte des femmes de sa tribu. Elle hocha la tête. « Êtes-vous une tribu qui se bat parfois ? » Elle avait cru comprendre que les naoris étaient plutôt pacifiques et que les Kovariis leur apportaient cette pointe de combativité qui leur manquait. La guérisseuse resta simplement sans voix quand Harlan lui avoua être un chef de la tribu. Elle ouvrit grand la bouche, un peu comme un poisson rouge qui s’échappait de l’eau. « Par la Déesse. » Elle baissa la tête quelques secondes, ne sachant pas quoi faire. Elle avait mal parlé à un des chefs de la tribu. Elle redressa la tête et tenta de lui montrer toute son humilité. « Veuillez me pardonner… J’ignorais qui vous étiez. » Elle se sentait terriblement mal à l’aise. Elle ne savait plus où se mettre. « Conseiller druide ? Rowena m’a parlé des druides. Je suis guérisseuse, je soigne. » D’après les explications de Rowena, les fonctions de Cyd étaient semblables à celles des druides.

Elle regarda les arbres qui étaient détruits pour certains et écouta Harlan lui dire qu’il y avait trop à faire. « Si la Déesse le permet, on pourra tout réparer. » Elle regarda les maisons en hauteur qui semblaient fragiles. Elle se rendit compte qu’il y avait quand même beaucoup de travail. Cela ne la décourageait pas vraiment. Au contraire, cela avait tendance à lui occuper l’esprit et c’était ce qu’elle préférait. Elle préférait être quelqu’un d’active. Elle était contente d’avoir une conversation normale avec quelqu’un d’aussi haut placé que Harlan. Cela l’impressionnait encore énormément mine de rien. Elle peinait à croire qu’elle lui parlait. « On s’organise progressivement. Il faut encore s’habituer. Je n’ai jamais vécu avec les hommes comme vous le faites. » Elle le regarda calmement. Cyd n’avait jamais eu de problèmes avec les hommes, elle était plutôt très calme à ce sujet. « Aucun problème avec les membres de la tribu, ils sont tous tellement polis. » Et c’était presque troublant. Elle avait été habituée à ne pas être traitée ainsi, à ne pas s’attendre à une quelconque douceur. Elle avait été habituée à une certaine forme de violence. Il faudrait du temps à l’androgyne pour s’habituer à cette vie. « Combien de temps pourrait-on rester ici ? » Elle avait peur d’être chassée, d’être abandonnée dans la nature. Elle n’attendait aucun réconfort de la part de Harlan, juste des réponses.

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Sujet: Re: The fire in the soul | Harlan
Dim 27 Mai - 1:37

Cyd, voilà désormais le nom que tu peux attacher à la silhouette androgyne de la jeune Kovarii. C'est court, assez peu habituel dans vos régions, mais tu imagines que c'est normal – l'île des Kovariis était après tout très reculée.

« Enchanté également. » réponds-tu avec un sourire.

Toujours poli. D'aucuns trouve que tu es trop protocolaire, trop formel même dans les discussions plus franches, mais ça a toujours été ainsi pour toi. Tu n'aimes guère la vulgarité ou la familiarité et tu ne te sens à l'aise qu'avec peu de gens pour leur parler plus franchement. Et même alors dans ces cas-là, ça se retourne parfois contre toi. Non, la politesse est un bouclier, une barrière, une arme. C'est ainsi que tu vois les choses.

Tu la regardes effectuer son travail et tu éprouves un moment de gêne, ne sachant que trop faire désormais. L'aider ? Cela pourrait être mal perçu – les femmes dirigent et les hommes exécutent, chez les Kovariis – et tu ne veux pas outrepasser les limites. L'équilibre est précaire. Tu n'es pas son chef, mais as-tu une autorité sur elle, parce que tu diriges la tribu qui l'accueille ? Les étrangers qui désirent rester doivent se soumettre à vos lois, mais comment traiter des femmes pour qui ton autorité est nulle, dans leur tribu ? C'est trop délicat, tant que la question n'a pas été tranchée en Conseil et tu veux éviter le faux-pas.

La question de Cyd t'intrigue et t'interpelle quelque peu. Mais tu te rappelles que si votre pacifisme est bien connu des tribus du continent, les liens ténus avec les Kovariis font qu'elles vous connaissent peut-être peu. Après tout, pour vous aussi, ces guerrières venues d'outre-mer relèvent presque parfois plus du mythe que de la réalité. Temps d'ajuster quelques réalités.

« Nous préférons toujours éviter le conflit, tant que c'est possible. Parfois trop, si je peux être honnête. » réponds-tu avec une légère grimace.

Tu ne caches pas que tu es probablement le plus favorable à des actions offensives et radicales quand elles sont nécessaires, au sein du Conseil. Tu trouves parfois que le pacifisme est un frein. Toujours se cacher derrière votre diplomatie t'irrite parfois. Les coups bas et manipulations sont une chose que tu maîtrises mieux, mais tu n'es pas un guerrier, toi, non. Juste un druide à l'esprit parfois trop turbulent, trop belliqueux, complètement étouffé par sa propre conscience et son sens du devoir.

Qui aurais-tu été, si tu n'avais pas été choisi pour être futur membre du Conseil, à quatorze ans à peine ? Tu ne le sais guère.

« Nous avons toutefois des guerriers, mais ils servent majoritairement à la défense du village, ou parfois des villageois quand ils se déplacent. J'imagine que c'est assez différent de chez vous ? Nous avons entendu pas mal d'histoires sur vos femmes guerrières mais je ne sais pas à quel point ces récits sont vrais. » Tu tournes ton regard vers elle, honnêtement curieux. C'est une façon de se renseigner sur une culture qui t'est assez inconnue, après tout. Les Kovariis sont souvent dépeintes comme parfaites combattantes et farouches, mais elles n'ont jamais attaqué les tribus du continent. Au plus, certaines visitent l'île au printemps, tu crois, mais pas vraiment pour se battre. Au contraire.

Tu peux voir sa surprise – irais-tu jusqu'à parler de choc ? – quand tu lui apprends ton rôle exact au sein de la tribu. Tu notes son exclamation – est-ce la même Déesse que vous, la Terre, ou une autre ? – et tu vois son attitude repentante et tu t'en veux légèrement de la gêner ainsi. Tu as toujours préféré ne pas divulguer ton rang quand tu le pouvais, préférant l'anonymat d'un simple prénom à l'épithète conseiller druide. Si certains collectionnent les titres et les noms comme on collectionne de précieux objets, ce n'est pas ton cas.

« Ce n'est pas grave, ce n'est pas forcément quelque chose que j'affiche ou que je déclare à tout bout de champ, vous ne pouviez pas savoir. » Un moment de surprise, puis un sourire qui vient fleurir sur tes lèvres quand elle te révèle qu'elle est guérisseuse. « Oui, les druides sont équivalents des guérisseurs. Est-ce que vous avez déjà pu vous confronter à certains d'entre nous ? Peut-être tenter de reprendre vos fonctions ici ? »

Tu penses que ce serait très bénéfique. Après tout, les Kovariis possèdent certainement des connaissances ou des remèdes qui vous sont inconnus. Peut-être que certaines choses ne peuvent pas être répliquées sur cette terre-ci, mais tu es honnêtement curieux de voir leurs capacités. Comme tu es fasciné par les sorciers rahjaks, tu te demandes comment la jungle peut avoir façonné la médecine kovarii.

Tu l'écoutes tandis qu'elle répond à tes questions, parle de l'organisation de la société kovarii, les difficultés qu'elles rencontrent. Tout un tas de choses précieuses pour mieux les comprendre, pour mieux pouvoir cohabiter tous ensemble. Qui sait de quoi l'avenir sera fait ? Ses inquiétudes sont légitimes, ses questions sont les mêmes que celles que tu te poses. Tu compatis avec elles, l'incertitude dans laquelle elles vivent est certainement une douleur de plus. Comment reprendre une vie, quand on est déraciné, quand on ne sait même pas pour combien de temps et où on pourra se poser ? Oui, il faudrait trouver une solution stable, et vite.

« Je suis soulagé d'entendre que cela se passe bien. » Ton expression se fait songeuse, un peu désolée. Tu ne peux lui donner aucune garantie pour le moment, malheureusement – ça ne dépend pas que de toi. « Quant à combien de temps vous pourrez rester...je ne sais pas encore, c'est une chose que nous devons débattre en Conseil et probablement avec votre chef également. Mais à priori, je dirais que vous pouvez rester autant de temps que nécessaire, tant que vous n'enfreignez pas nos règles. »

Si les Kovariis semblent s'être bien adaptées pour le moment, votre respect pour la nature vous rapprochant, c'est principalement l'épineuse question de l'égalité homme-femme qui pose problème. Pourrez-vous le tolérer ? Ou devront-elles faire des concessions ?

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Sujet: Re: The fire in the soul | Harlan
Ven 29 Juin - 22:49

C’était encore difficile de cerner Harlan. Elle marchait sur des œufs. Elle décida de demander quant au côté pacifique des naoris. Elle essayait de les comprendre. Comment avaient-ils pu être dans cette forêt, sans que les autres tribus ne les attaquent ? Cyd n’arrivait pas à déterminer où se trouvaient les autres tribus. En tout cas, il était évident qu’ils étaient à l’abri des autres. Elle fut étonnée d’entendre que Harlan trouvait que parfois, il évitait trop le conflit. Elle ne savait pas vraiment comment prendre ces paroles venant de lui. Elle décida donc de ne pas faire de commentaire. C’était probablement mieux ainsi. Peut-être que finalement, Harlan devait être content d’avoir des guerrières ici ? Lui qui ne semblait pas en accord avec le côté pacifique de sa tribu. Cyd ne savait pas si elle devait prendre pour argent comptant ce qu’elle croyait percevoir de la part du conseiller. Quand Harlan lui parla des guerriers, elle pensa alors à Tamara et au terme de sentinelle. Elle perçut bien son regard curieux et se demanda ce qu’elle devait bien dire. « Nos guerrières suivent une formation précise. Même si nous ne faisons pas de guerre, elles savent nous défendre. Les histoires sont peut-être vraies. » Dit-elle avec un petit sourire en coin taquin. Les histoires n’étaient jamais complètement vraies ou fausses, mais il y avait toujours un faux de vérité.

« Vos guerriers s’appellent des sentinelles ? J’ai rencontré une femme de votre tribu. » Et elle ne rajouta rien. Devait-elle dire qu’elle avait rencontré Tamara ? En tout cas, elle ne précisa pas qu’elles avaient couché ensemble. Déjà parce que c’était privé et parce que même si les naoris semblaient très calmes, elle ne savait pas comment ils géraient l’homosexualité. Il fallait mieux être trop prudent que pas assez. Elle apprit qu’il était conseiller et cela la laissa sans voix. Il semblait tellement humble, calme. Il ne ressemblait pas aux cheffes qu’elle avait eu. En effet, elle ne pouvait pas savoir. On lui avait dit qu’il y avait plusieurs conseillers, mais elle n’avait pas écouté plus que cela. Cyd décida de parler de son rôle de guérisseuse vu qu’il était druide. Peut-être qu’ils pourraient trouver un terrain d’entente et cela l’intéressait énormément. « J’ai discuté avec Rowena. Elle m’a dit que je devrais faire des tests si je voulais reprendre mes fonctions ici. Je n’ai croisé encore aucun druide. » Confronter, elle se demandait ce que cela voulait dire. « Qu’entendez-vous pas confronté ? » Pour elle c’était se battre, or elle ne se battait jamais. Peut-être que Harlan voulait dire autre chose. Cyd ne savait pas si elle voulait pratiquer son art ici. D’un côté, elle n’avait plus d’île, plus de tribu. Où iraient-elles ? Les suivrait-elle forcément ? L’androgyne n’en savait rien.

Elle était autant perdue que d’autres Kovariis. Être ici remettait bien des choses en question. Vivre avec des hommes égaux, c’était la grande nouveauté pour elle. Elle ne savait pas comment se comporter et se demandait si les hommes commandaient plus que les femmes. Après tout, n’était-ce pas dans leur nature de dominer les femmes ? C’était ce qu’on lui avait dit. Elle savait que les femmes pouvaient très bien dominer et sans sourciller. Elle n’était absolument pas dupe. Faisait-elle bien de se livrer de la sorte ? Elle le saurait bien assez tôt. Un soulagement la traversa quand Harlan confirma presque qu’elles pourraient rester. « Merci, merci infiniment. » Dit-elle de manière solennelle, baissant la tête en signe de respect. Elle respirait enfin. Elle savait qu’elle ne serait pas obligée de partir d’ici si elle se plaisait bien. C’était du moins ce qu’elle se disait. Elle redressa la tête, émue, mais détourna le visage. Cyd ne voulait pas montrer sa faiblesse. Elle ne voulait pas montrer qu’au final, son lien avec les femmes de sa tribu étaient compliquées, bien plus compliquées qu’elle ne l’avouerait jamais.

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Sujet: Re: The fire in the soul | Harlan
Sam 21 Juil - 23:05

Tu as l'impression de sentir une certaine prudence – pourrais-tu aller jusqu'à parler de méfiance ? peut-être pas – dans la façon dont te parle, t'aborde Cyd. Un comportement normal vis-à-vis d'un étranger, somme toute, et après tout, les Kovariis ne sont pas connues pour leur estime des hommes. Trop d'inconnues dans l'équation pour que l'aisance soit totalement là.

Cyd ne donne pas vraiment d'informations sur les guerrières kovariis mais tu t'y attendais quelque peu. Néanmoins, tu es plutôt content d'avoir la confirmation qu'il ne s'agit pas d'un peuple qui cherche la guerre, mais qui se bat plutôt pour se défendre. Peut-être que les récits de femmes sauvages et sans pitié qu'on en fait sont faux. Peut-être. Tu souris à ton tour en réponse.

« Hm, oui, c'est le nom qu'on leur donne. Hommes comme femmes peuvent accéder à toutes les fonctions ici, que ce soit guerrier, guérisseur ou conseiller. » C'est une chose que tu penses est importante à préciser. L'égalité est une des valeurs clés de votre tribu. L'accès à un poste se joue au mérite, il ne dépend pas du sexe. « Était-elle très différente des guerrières de chez vous ? » demandes-tu, à quelqu'un qui peut comparer les deux. Peut-être auriez-vous à gagner à apprendre auprès des guerrières kovariis. Certainement leurs techniques peuvent enrichir les vôtres.

Vient alors le sujet du druidisme. Tu n'es pas vraiment surpris d'apprendre que Rowena a déjà rencontré cette Kovarii et lui a parlé de tests à effectuer. Ta collègue est plus impliquée que toi dans l'intégration des Kovariis à la tribu, cherchant à discuter avec elles, à les connaître davantage que toi, retenu par une certaine réserve. Mais entre vous, elle a toujours été la plus sociale et à l'aise avec les autres peuples, après tout.

« Oh, elle a bien fait. Et par confronter, je veux surtout dire comparer votre formation à la nôtre. Les tests dont a parlé Rowena, en réalité. Chaque apprenti druide finit sa formation à dix-huit ans et passe un examen devant plusieurs druides confirmés pour prouver ses aptitudes et ainsi assurer qu'il est apte à soigner les gens de la tribu. Poser un bon diagnostic, prouver qu'il connaît les gestes à faire, les remèdes à donner,  comment bien les confectionner. En cas d'échec, il finit sentinelle. » Un sourire rassurant orne tes lèvres. « Mais je suis persuadé que vous réussirez cet examen si vous souhaitez le passer. Nos remèdes ne sont peut-être pas exactement les mêmes mais j'imagine que les bases des soins sont identiques dans toutes les tribus...nous sommes tous humains, après tout. »

Surtout, tu te demandes si les remèdes kovariis seraient encore applicables, ici. Vous ne devez pas posséder les mêmes plantes, peut-être pas les mêmes rituels si la spiritualité a un rôle dans leur tribu. Celle-ci se retrouve quelque peu chez vous dans la confection d'amulettes et autres grigris devant protéger ou porter chance. Tu connais et confectionnes davantage ceux qui ont trait à la santé du corps et des esprits, mais cela fait également partie de votre formation de druide, bien qu'il s'agisse d'un point que tu as toujours considéré un peu secondaire par rapport à la pratique de la médecine pure. Comment s'en sortiraient les guérisseuses kovariis, et Cyd en plus particulier ? Tu es honnête quand tu dis penser qu'elle s'en sortira, mais peut-être que le test devra être adapté quelque peu. Les Kovariis connaissent sûrement d'autres remèdes que vous et vous auriez autant à apprendre d'elles qu'elles de vous. Serait-il possible de replanter ou de retrouver certaines de leurs espèces locales ?

Tu peux voir le soulagement sur les traits de Cyd quand tu lui dis que, selon toi, il ne devrait pas y avoir de souci pour que les Kovariis puissent rester parmi vous. « J'imagine qu'il faudra peut-être des concessions ou des adaptations d'un camp comme de l'autre si cette cohabitation venait à durer, mais nous n'allons pas vous chasser, ça, je peux vous le promettre. Le cyclone a fait du mal à tout le monde et il serait vraiment trop cruel de vous mettre dans une position encore plus difficile, surtout quand votre présence peut aussi nous être bénéfique. »

Oui, vous devez partager les ressources, mais les Kovariis chassent le gibier et vous aident à reconstruire. Elles gagnent leur place, et en cela, elles sont entièrement méritantes à tes yeux.

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Sujet: Re: The fire in the soul | Harlan
Dim 12 Aoû - 15:24

Cyd n’avait pas l’habitude de parler à un homme qui ne la craignait pas. Harlan n’avait aucunement peur d’elle et elle le voyait parfaitement. Il dégageait quelque chose qui l’intriguait, mais ne l’attirait pas. Elle n’avait jamais été attirée par les hommes et cela n’était pas prêt d’arriver. Même si Cyd n’avait jamais abusé de son statut de femme, elle avait toujours lu de la crainte ou une forme de soumission dans les yeux des hommes à son égard ou quand ils regardaient d’autres femmes. Harlan la regardait comme son égal et cela faisait étrange. Même si elle avait été sur le continent de nombreuses fois, elle avait bien souvent évité les hommes et ce genre de confrontation. Harlan lui rappela que les hommes pouvaient accéder à toutes les fonctions et Cyd hocha la tête. Elle pensa à Tamara, à la douce Tamara. Jamais elle ne qualifierait l’une de ses guerrières de douces ou de bienveillantes, non. Sa mère l’aurait frappée rien que pour dire cela. Un frisson la traversa à cette pensée. Sa mère ne l’avait frappée qu’une fois, mais ce qui avait été plus violent qu’un coup, c’était son regard méprisant quand l’androgyne avait avoué ne pas se sentir complètement femme. Elle s’était sentie alors méprisée au plus profond de son être. Elle chassa ses pensées car ce n’était pas le moment de s’y attarder et se concentra à nouveau sur la question du conseiller.

« Oui, elle est douce, gentille. Nos guerrières sont prêtes à tuer… Elle, je n’ai pas eu cette impression. » La douceur de Tamara l’avait frappée, sa bienveillance et son envie de partager. Jamais elle ne verrait cette sentinelle tuer de sang-froid. Or elle savait que les guerrières de son clan n’hésiteraient jamais. Il en valait de leur survie pour que jamais on les méprise et décide de les tuer. Elles avaient vécu sans homme et Cyd n’était pas bête. Elle était convaincue que des gens comme les Rahjaks les méprisaient et rêvaient de les réduire en esclavage, elles les femmes si fières et fortes. La brune pensa à des hommes de son entourage et elle se dit qu’ici, ils seraient enfin libres et en sécurité. Quand elle entendait Harlan parler, quand elle l’observait, tout chez lui respirait la liberté et elle se sentit triste. Triste pour les hommes de sa tribu relégués à pire que des animaux, des êtres inférieurs qu’on daignait garder en vie sans plus de confiance accordée qu’à un chien ayant la rage. Cyd décida de parler de la proposition de Rowena, la boule au ventre, excitée à l’idée de s’intégrer encore plus ici. L’étonnement peignit ses traits quand Harlan lui dit que si un druide échouait, il finissait sentinelle. « Si vous échouez, vous devenez guerrier ? » Quelle drôle de comportement, elle cela avait été tout l’inverse. « C’est parce que j’étais indigne d’être une guerrière que j’ai fini dans ce rôle, à soigner les autres. » Et elle était fière de soigner les autres, cela se voyait dans son regard. Elle n’en portait aucune honte, elle se sentait aussi forte qu’une guerrière.

Elle hocha la tête face aux explications de Harlan. Elle décida alors de lui avouer quelque chose car Rowena lui avait dit d’en parler. « Je me suis occupée de Rowena. » Elle ne sut d’abord pas quoi dire avant de décider d’avouer plus. « Sa jambe est encore mal et je lui ai proposé de l’examiner. Je lui ai expliqué que son son corps bloquait la guérison, qu’elle portait des blessures bien plus profondes que celles qu’elle possède visuellement. » Elle n’allait pas forcément en dévoiler plus car c’était de son rôle de guérisseuse de garder les secrets de cette femme si forte, mais à la fois si faible. « Elle semblait surprise que son corps parle, mais il parle. Elle m’a dit d’échanger avec vous à propos de cela. Mais je pense que la base de nos soins est pareil. Ma mentore m’a appris à décrypter le corps qui est notre réceptacle pour notre âme. » Ils avaient un petit chemin tracé, celui d’accomplir le devoir de la Déesse et ensuite, de retourner à ses côtés pour combattre. Cyd se sentait nerveuse de parler à un homme qui était son égal et pouvait comprendre ce qu’elle disait, qui soignait comme elle. Comment pouvait-il soigner un corps de femme alors qu’il n’avait aucune idée de ce que c’était d’être une femme ? Tout ceci l’intriguait. Cyd savait soigner les hommes, mais leurs corps n’étaient pas compliqués. Serait-elle sexiste ? Probablement et ceci sans même s’en rendre compte. Elle était entrée dans les schémas de penser des siennes alors qu’elle haïssait cela.

Rester dans ce clan semblait être une bonne chose, il faudrait s’y habituer, mais l’entende semblait se faire entre les deux peuples différents qui se complétaient. La douceur des naoris contrebalançait avec la rigueur et dureté des Kovariis qui étaient sur le pied de guerre. Cyd hocha la tête alors que Harlan la rassura quant à leur place ici. Elles méritaient leur place, tout irait bien, il fallait juste s’adapter. Une question la traversa et elle regarda cet homme qui gagnait un peu de sa confiance aujourd’hui. Il avait beau ne pas être un guerrier, il était plus massif qu’elle et nul-doute que s’il voulait lui faire du mal, il pourrait. Cyd se sentit obligé de poser une question importante. « Comment faites-vous pour que vos hommes ne blessent pas vos femmes ? » Et voilà, elle avait peur. Peur un jour qu’un homme naori la coince, affronte son regard et l’empoigne. Cyd ne gardait jamais bien longtemps son regard dans celui de Harlan, mais pour autant, elle ne baissait jamais les yeux. Elle rompait plutôt l’échange. « Un homme et une femme de poids égaux n’ont pas la même chance de gagner un combat. Les hommes ont plus de masse musculaire que les femmes, ce qui les rend plus forts. » La nature était ainsi faite dans certaines espèces, les mâles dominaient physiquement les femelles et c’était le cas des humains. Cyd avait juste besoin d’entendre que jamais, jamais un homme de cette tribu ne lui ferait du mal. Ils n’avaient pas été élevés comme les Kovariis mâles. Comment faisaient-ils alors pour qu’aucune violence éclate ? Comment faire ? Elle ne comprenait pas ce système.

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Sujet: Re: The fire in the soul | Harlan
Mar 28 Aoû - 20:47

Tu crois sentir une légère distraction de la part de Cyd, à un moment, juste après que tu aies expliqué qu'hommes et femmes étaient égaux dans votre tribu. Songeait-elle à la différence avec les Kovariis ? À un homme jugé inférieur là-bas, peut-être ? Tu pourrais te perdre en conjectures pendant des heures alors tu préfères ne pas trop te perdre en hypothèses quand la Kovarii te répond au sujet de la sentinelle qu'elle connaît.

Son observation est probablement juste, même si tu ignores de quelle sentinelle en particulier elle peut parler. Il y en a après tout plusieurs. Mais il est vrai qu'agir de façon si mesurée doit être étrange pour quelqu'un d'issu d'une tribu connue pour ses femmes guerrières. Même si tu n'es pas le plus pacifique des Naoris et même si l'idée du meurtre ne t'est pas totalement étrangère, il s'agit tout de même d'une chose qui te déplaît, en général. Cela va contre vos croyances.

« Ôter la vie est toujours ce que l'on fait en dernier recours. Nous nous défendons, repoussons ou dialoguons en premier lieu. Tuer...tuer est vraiment la dernière option possible à nos yeux. »

Tu sais que cette vision des choses vous fait souvent passer pour un peuple faible. Même si tu détestes cette image, tu dois admettre que c'est en partie le cas. En cas de conflit armé, vous ne faîtes pas le poids. Vous pouvez offrir une vaillante résistance, peut-être façonner des pièges pour tromper vos ennemis mais en force brute ? Vous ne rivalisez pas du tout avec les tribus guerrières. C'est en partie pour cela que la venue des Kovariis peut vous être précieuse. Tu ne veux pas foncièrement changer les mentalités de l'une ou l'autre tribu, mais tu penses que les Naoris auraient à apprendre de ces femmes, surtout les sentinelles. Apprendre d'autres techniques de combat ne pourrait vous être que bénéfique, selon toi.

Tu es un peu surpris par l'admission de Cyd, le fait qu'elle a fini guérisseuse parce qu'elle a été jugée indigne d'être une guerrière. Ta première pensée est quelle idée saugrenue. Mais cela t'aide à mieux comprendre la mentalité kovarii. Elle est vraiment différente de la vôtre, c'est le moins qu'on puisse dire.

« Nous privilégions le savoir et l'esprit au manuel et au combat. Par exemple, la plus noble des professions chez nous est le chamanisme. C'est très étrange pour moi aussi de voir que c'est parfaitement l'inverse chez vous. » réponds-tu avec un léger sourire amusé.

Le nom de Rowena est à nouveau évoqué et les propos tenus par Cyd...ne te rassurent pas. C'est un peu hésitant et, oui, un peu perdu que tu réponds :

« Je ne savais pas. Elle ne m'en a pas parlé. » Est-ce idiot que tu te sentes quelque peu vexé et blessé que Rowena ait eu recours à une autre guérisseuse plutôt qu'à toi ? Probablement, oui. Même si vos rapports se sont grandement améliorés après cette maudite excursion dans le désert, il reste difficile d'effacer une décennie d'échanges plus que froids. De plus, la médecine kovarii aurait tout à fait pu l'aider de façon dont tu n'es pas capable. Tu es le meilleur druide de ta tribu, oui, mais tu ne connais pas tous les remèdes qui existent sur cette Terre. Et tu n'as après tout traité que les blessure dans son dos et sur ses bras, les seules dont tu connaissais l'existence. Ton travail n'est pas remis en cause, ici. C'est ce que tu te dis pour écraser la vexation futile, inutile. Pourquoi ne pourrais-tu pas raisonner cette part-là de toi-même comme tout autour de toi ? « Je vous remercie de l'avoir aidée. » Sur cela, tu es totalement sincère. Tu ne peux qu'être que reconnaissant qu'au moins Rowena a reçu les soins adéquats. Tu portes ensuite ton attention sur le reste des propos de Cyd, et ce qu'elle décrit te fait vivement songer à votre propre approche de la médecine, même s'il s'agit d'un aspect plus proche du chamanisme que du druidisme : chose pour laquelle tu as toujours été un peu moins doué. Soigner les corps, oui. Soigner les esprits t'a toujours été plus difficile. Pas assez d'empathie. « En vérité, ce que vous décrivez ressemble beaucoup à notre propre vision de la médecine. Même si le côté mental a toujours été mon point faible, personnellement. » réponds-tu avec une légère grimace. Tu ne peux être que soulagé que Cyd ait été là pour Rowie. Combien de temps aurait-elle continué à porter ce fardeau si la guérisseuse n'avait pas vu au-delà de ses blessures physiques ? « Mais Rowena va mieux, donc ? Ou vous pensez que quelque chose bloque encore sa guérison ? » demandes-tu, légèrement inquiet. Tu ne peux que trop bien deviner ce qui bloque le rétablissement de Rowena. Ces mots de malheur continuent de hanter tes moments éveillés comme tes cauchemars. Parfois, tu aurais préféré ne jamais les entendre.

Mais qu'est-ce que le déni t'a apporté de bon dans la vie ?

« Comment faites-vous pour que vos hommes ne blessent pas vos femmes ? »

La question de Cyd te choque et tu la fixes un moment sans comprendre. Avant de réaliser, ou te rappeler plutôt, que Cyd est Kovarii, que la place de l'homme a toujours été fortement réduite dans leur société. Tu ignores une bonne partie de leur culture, mais est-il possible que la tribu se soit développée ainsi par crainte des hommes, de la violence dont ils pouvaient faire preuve ? Qu'en les infériorisant ainsi, elles pensaient éviter ces violences ?

Hm. Tu as un peu de mal avec ces idées. Mais tu es après tout un homme, donc il est naturel que ces idées t'offensent, sur le plan individuel. Et c'est sans parler du plan tribal.

Tu essaies de te mettre à la place de Cyd, de comprendre son point de vue. D'un côté, tu peux comprendre sa crainte. Dans une bonne partie des tribus, la place de la femme est généralement inférieure à celle de l'homme. Pas forcément outrageusement rabaissée, chez les tribus de l'Ouest, par exemple, mais chez les Rahjaks, elles ont une place nettement moindre et peu de droits. C'était bien de là qu'était née la haine de la princesse Irina, après tout.

Ses peurs sont légitimes. Même si elles te choquent, toi à qui on a inculqué les valeurs d'égalité depuis toujours, tu peux comprendre d'où elles viennent. T'indigner ne serait pas une solution, tu dois faire valoir ton point de vue, expliquer comment cela fonctionne, ici.

« Pourquoi un homme blesserait-il forcément une femme juste parce qu'il est physiquement plus fort ou imposant qu'elle ? » demandes-tu, avec un sourcil haussé. Là, problème posé. « Un instinct dominateur ? Peut-être. Mais cela peut se résoudre via l'éducation, l'apprentissage des valeurs. » Oui, tu y crois fondamentalement. Personne ne naît bon ou mauvais. Ce sont nos choix qui dictent ce que nous sommes. « Peut-être que dans d'autres tribus, il y a des inégalités mais pas dans la nôtre, ou du moins, pas de façon aussi criante, si j'ai mon mot à dire. Et s'il y a des violences, qu'elles soient du fait d'un homme ou d'une femme, nous réagissons. » La violence n'a pas vraiment sa place dans votre tribu. Et tu te fiches bien de s'il s'agit d'un homme ou d'une femme qu'il faut punir. C'est l'acte qui compte, pas le sexe de celui qui l'a commis. « Je suis un guérisseur et je n'ai rien d'un guerrier. Une femme sentinelle me battrait probablement en combat à la loyale grâce à son expérience et sa technique. Je ne vois pas en quoi cela serait honteux. » fais-tu, les bras croisés, en position de défense inconsciente. « Peut-être que tous les hommes naoris ne pensent pas comme moi, mais comme je vous l'ai dit, hommes et femmes peuvent accéder à toutes les fonctions, ici. On ne peut pas totalement empêcher certaines personnes d'être sexistes, mais la violence n'est pas quelque chose que nous tolérons. Dans les pires cas, nous bannissons. Un homme violent qui ne veut pas se repentir n'a rien à faire ici. » finis-tu, catégorique.

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Sujet: Re: The fire in the soul | Harlan
Lun 15 Oct - 21:02

Ils n’avaient clairement pas la même vision du monde. Cyd ne voulait pas imposer sa manière de penser ou dire que la sienne était mieux qu’une autre, car elle ne pensait pas cela. Ôter la vie était un acte difficile, mais qu’il fallait être capable de pouvoir faire en temps voulu. Même en tant que guérisseuse, Cyd avait appris l’art de tuer. Cela n’avait pas toujours été facile, bien loin de là. Leur peuple était essentiellement composé de femmes et parfois il n’y avait pas de choix pour se montrer féroce et ainsi empêcher les mâles des autres tribus de s’en prendre à elles. Cyd décida de rien rajouter. Le sujet était clos entre eux deux. Elle fut étonnée d’apprendre que la profession la plus noble chez les naoris était le chamanisme. Elle resta à cligner des yeux quelques secondes en imaginant ce que sa vie aurait été ici. Si elle y pensait trop, elle risquait de déprimer. « Les tribus ont toutes leurs mœurs. Je sais que certains des miens seront bien ici. » Elle ne pouvait pas complètement discréditer sa tribu. Par contre, elle pouvait dire à demi-mots que ceux qui étaient mal considérés dans sa tribu, auraient une chance ici. C’était clairement une autre mentalité. La preuve, c’était Harlan le chef alors qu’il n’avait rien d’un guerrier, un des chefs pardon. Cyd le détailla discrètement, vu sa stature d’homme, il la battrait en combat singulier, mais face à une Kovarii entraînée ? Pas forcément. Elle n’irait pas parier sur lui en tout cas.

Elle en arriva à parler de Rowena. Elle ignorait tout de la relation entre Harlan et Rowena, ne sachant pas s’ils étaient proches, en conflit, amis, amants. Néanmoins, il était druide, alors elle avait besoin de son avis sur cette expérience. Comment devait-elle réagir quand Harlan lui dit qu’il ne savait pas ? Elle décida de ne faire aucun commentaire pour éviter de faire quelque chose de mal. Elle ne connaissait pas assez Harlan pour savoir comment le manier exactement. Elle hocha la tête alors qu’il la remercia d’avoir fait son travail. « Je n’ai fait que mon travail. » Cyd était quelqu’un de très humble. Elle décida de décrire les symptômes de Rowena pour voir ce qu’en penserait Harlan. Elle l’écouta expliquer que la médecine qu’elle décrivait était la vision d’ici de la médecine. « Nous avons tous nos points forts et nos points faibles. » Elle se demanda si les autres druides étaient comme Harlan, mais elle ne le demanda pas. Ils avaient tous une spécialisation. « Elle va un peu mieux, mais il lui faudra du temps. Je pense qu’elle devrait tout de même discuter avec quelqu’un pour guérir pleinement. » Elle dit cela en le regardant droit dans les yeux. Cyd n’allait pas mentir car elle avait bien deviné en s’occupant de Rowena que quelque chose bloquait, mais que ce n’était pas à elle de débloquer. Elle ne savait pas vraiment qui pourrait l’aider. Peut-être Harlan ? Elle garda cette pensée pour elle.

La guérisseuse décida de poser une question qui lui traversait énormément l’esprit en ce moment, pas forcément elle, mais aussi d’autres femmes. Elle se demanda si elle avait mal fait car Harlan la fixait. Difficile de dire si sa question était bête, arrogante, naïve ou autre. Cyd redressa légèrement le menton comme on lui avait appris. Non pas pour se soumettre, mais pour ne pas montrer la peur qui coulait dans ses veines. Même si Harlan était chef, une petite voix insidieuse lui soufflait qu’elle ne devait pas se soumettre, il restait un homme. La réponse du conseiller apaisa ses craintes. « La nature vous a faites plus fort que nous. Il y a des choses contre lesquelles on ne peut lutter. » Elle croyait difficilement ce genre de discours appris par cœur durant son enfance. Sa mère lui avait répété cela comme une sorte de prière pour ne jamais oublier que les hommes ne seraient pas leur allié. Cyd comprenait aujourd’hui que ce n’était qu’un ramassis de mensonge car probablement, les premières femmes Kovariis avaient dû trouver une parade pour ne plus avoir peur des hommes et se montrer fortes. Elle connaissait des femmes bien plus dominatrices que des hommes. Elle connaissait des femmes qui en effet, battraient sans difficulté un homme non guerrier. Elle hocha la tête alors que Harlan lui expliqua que la violence n’était pas tolérée. « Cela fera du bien à certaines d’être recadrées. »

Des femmes violentes, elle en connaissait malheureusement. Des femmes qui n’avaient pas leur pareil pour punir, battre, humilier. Des femmes qui étaient des êtres cruels, mais qui parce qu’elles étaient femmes, n’avaient pas été punies de maltraiter des hommes. Cyd était soulagée, ils seraient égaux. Elle n’aurait rien à craindre pour ses amis ou pour elle-même. Car depuis des années, elle attendait le jour où les femmes se retourneraient contre elle et la traiteraient en traître, en ennemie. Ce qui n’avait pas été loin lors de ses dernières années de vie sur l’île. Elle se demandait si Harlan était vexé, vu comment il avait les bras croisés. Elle aurait voulu le rassurer et dut prendre sur elle. Ils n’étaient pas assez proches pour qu’elle le câline. « Votre peuple est bon. Cela guérira des cœurs et des âmes. » Dit-elle en hochant la tête.

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Sujet: Re: The fire in the soul | Harlan
Sam 3 Nov - 23:16

Se confronter à une vision radicalement différente de la sienne n'était pas toujours la chose la plus aisée. Mais tu avais probablement appris davantage de la culture kovarii en quelques minutes que tu n'en avais appris en des années. Pour toi, ces femmes guerrières avaient toujours été un peuple lointain, mystérieux, tenant presque plus du mythe que de la réalité. Mais depuis le cyclone, depuis le malheur qu'elles avaient vécu et la main tendue vers elle, ta vision avait changé, s'était humanisée. Malgré tout, tu n'avais pas eu de réel contact personnel avec l'une d'entre elles jusqu'à aujourd'hui, et tu estimais avoir eu de la chance, d'un côté, d'être tombé sur une guérisseuse comme toi. Et Cyd ne mâchait pas tout à fait ses mots, exposant clairement ses craintes, ses attentes. Pour toi, c'était un aperçu très riche de la mentalité kovarii, une façon de mieux comprendre ce peuple. Et si les Kovariis, dans leur majorité, étaient appelées à rester parmi vous, il était de la plus haute importance que tu les comprennes au mieux.

« Les tribus ont toutes leurs mœurs. Je sais que certains des miens seront bien ici. »

Tu hochas la tête avec un léger sourire en reconnaissant le choix délibéré de l'accord au masculin pour certains. Cyd semblait avoir certains préjugés sur les hommes, mais ne paraissait pas violente envers eux pour autant. Il s'agissait simplement d'une question d'éducation, et tu pouvais espérer que la majorité des Kovariis étaient comme elle. Peut-être pas forcément pour l'égalité, mais pas complètement intolérantes non plus. Et peut-être, oui, que les hommes kovariis pourraient trouver de meilleures conditions de vie ici, si on les laissait avoir davantage de liberté. Peut-être que dans quelques temps, il n'y aurait plus grand-chose pour les distinguer des hommes naoris. C'était ce que tu pouvais espérer, pour eux.

Quand le sujet de Rowena fut abordé, le fait qu'elle devrait probablement discuter avec quelqu'un pour aller mieux, tu ne pus t'empêcher de grimacer légèrement face au regard insistant de Cyd. La guérisseuse pensait probablement bien faire mais...

« Malheureusement, je pense être davantage le problème que la solution. » avouas-tu.

La plupart des Naoris savaient l'histoire que vous aviez partagé, Rowena et toi. Parce que vous aviez été apprentis et en couple pendant des années, avant d'être des conseillers. Que vous aviez toujours fait partie des figures publiques du village et qu'il était difficile de cacher quoi que ce soit, dans ce cas-là. Le changement radical dans ton comportement vis-à-vis de Rowena – et Caleb, dans une moindre mesure – après la mort de ton mentor n'était pas passé inaperçu. Tu avais probablement irradié d'hostilité et de haine pendant des années. Mais les Kovariis n'avaient pas vécu ces événements et ne pouvaient donc comprendre ou imaginer que tout n'était pas si simple, entre toi et Rowena.

Décidant qu'il valait mieux expliquer la situation à Cyd, tu ajoutas, sans entrer dans les détails :

« Nous avons été en froid pendant très longtemps. Par ma faute, principalement. Ça commence à aller mieux depuis quelques temps mais...ce n'est pas toujours aisé. » Tu poussas un léger soupir. « Si elle n'est pas venue me parler, c'est qu'elle a ses raisons et je préfère ne pas outrepasser mes limites. Si elle veut me parler, elle le fera, mais je ne m'imposerais pas. » Avec un mince sourire, tu repris : « Je suis content que vous vous soyez occupée d'elle, dans tous les cas. »

C'était presque...amusant, d'une certaine façon de voir à quel point vos différences culturelles pouvaient fausser la communication. Là où tu étais estomaqué qu'on puisse penser que les hommes étaient forcément violents, Cyd réagissait en attitude de défiance, comme si tu étais justement un de ceux qui étaient dangereux, un de ces dont il fallait se méfier. Et sûrement était-ce vrai en partie, car tu étais un des conseillers de la tribu et tu avais indubitablement du pouvoir...mais jamais tu n'avais été violent physiquement – tu ne pouvais affirmer la même chose pour la violence psychologique – et jamais tu ne le serais. C'était une chose qui te répugnait.

D'un côté...tu comprenais son point de vue. Et il était logique, d'un point de vue purement physique, oui. Mais toi, jamais entraîné au combat, face à une guerrière kovarii ? Oui, tu étais grand, mais c'était à peu près tout. Et tu n'étais même pas sûr que ça compterait comme un avantage, en combat. C'était peut-être même tout l'inverse.

Tu fronças les sourcils, cependant en entendant que cela fera du bien à certaines d’être recadrées. Y avait-il des cas de violence au sein de la tribu ? Ici-même, dans le village naori ? Ça t'inquiétait. Tu n'avais guère envie que les tiens, ou même les Kovariis, soient maltraités. La violence n'avait pas sa place, ici.

« Qu'entendez-vous par là ? Il y a des soucis ? »

Tu n'entendis presque pas sa remarque comme quoi ton peuple était bon.

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The fire in the soul | Harlan

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