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˜˜˜˜˜˜I wonder if the sun will ever rise again {{ rp privé ღ
maybe life should be about more than just surviving


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Sujet: I wonder if the sun will ever rise again {{ rp privé ღ
Lun 1 Jan - 20:40


And I wonder if the sun will ever rise again

Dis, papa, jvais crever comme ça ?
Comme ça,
comme rien.

Poupée roulée en boulée, d’la vie en morceaux dans les yeux qui s’échappent, et le temps qui passe pas. L’temps qui s’dit qu’il s’arrêtera bien pour une nuit maraude. Y’a la tempête dehors, encore, qu’a grogné toute la nuit et tout le matin. Et le sang qui perle sur les doigts à ne plus s’en arrêter. C’est la veille qu’une barre de métal lui a volé dans l’abdomen, l’empalant sur un arbre alors qu’elle volait à la rescousse de Siméon. Depuis, Thaïs gémit sur son lit de fortune dans un bout du vaisseau, la fièvre d’une plaie qui s’infecte et ses cernes noirs, et son ptit corps qui tremble. Pis elle a tourné au pâle. Elle a refusé d’se réveiller, piégée dans son enfer imbibé d’alcool. Ils peuvent plus attendre, faut réveiller l’temps, faut braver la tempête. Un brancard à la va-vite, un pansement qu’on change avec ce qui traîne et petit équipage part sous la pluie à la recherche d’aide, à la recherche des adultes, des Odysséens.

Elle reprend conscience à l’approche du campement, Thaïs, laissant l’soleil timide s’égarer entre ses cils. « Liam ? » Soupire à peine audible, des doigts qui réclament. Liam, viens me sauver. Encore. « Tu diras à Siméon qu'il m'en doit une. » Et la gamine, elle sourit.

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Dernière édition par Thaïs Shacksfil le Dim 14 Jan - 11:33, édité 2 fois

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Sujet: Re: I wonder if the sun will ever rise again {{ rp privé ღ
Lun 8 Jan - 0:05


- STAY ALIVE -

Andrew marche d'un pas rapide, le regard grave. Il sait qu'il ne doit pas flancher, garder son sang-froid et se dire que tout va aller pour le mieux. La jeune enfant est allongée dans la civière, suspendu dans les airs tel un ange aux ailes éteintes. Le mécano tient fermement le côté où se trouve la tête de celle qui a illuminé ses heures les plus sombres. Elle a le visage pâle, bien plus pâle que d'habitude. Son état est inquiétant mais Andy sait qu'il ne doit rien laisser paraître sur sa peur de la voir disparaître comme tant d'autre avant elle. Il préfère penser à ce qu'il va pouvoir faire chez les Odysséens, à ceux qu'il va revoir, au matériel qu'il pourrait potentiellement ramener pour reconstruire ce qui a été détruit. Sous la pluie battante, alors que la tempête continue son travail, un petit groupe quitte le campement des cents en direction de leur voisin qui ne sont plus si loin. Andy se fiche de la pluie, brave le vent comme s'il n'existait pas. Seule la vie de la jeune fille compte et il espère qu'ils arriveront avant qu'il ne soit trop tard. L'enfant se tord de douleur alors que la blessure est encore rouge sang, les vêtements déchirés. Il a mal pour elle, il a mal à l'âme.

Un magnifique levé de soleil vient embellir cette sordide arrivée. L'enfant aux cheveux emmêlés ouvre doucement ses yeux cernés de noir et appel Liam qui se trouve non loin de là. Andrew est inquiet, sa vie ne tient plus qu'à un fil. Alors qu'il avait fait preuve de sang froid jusque là, le visage du garçon se ride et laisse apparaître ses inquiétudes. Ils entrent en vitesse dans le campement de ceux dont il n'éprouve ni haine, ni amour.

- Nous avons besoin d’un médecin, c’est urgent! Elle tiendra pas longtemps comme ça. VITE! Quelqu'un!


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Sujet: Re: I wonder if the sun will ever rise again {{ rp privé ღ
Mar 9 Jan - 23:49



❝ I wonder if the sun will ever rise again ❞
Murphy Cavendish & les célestes paniqués
(26 novembre 2117)


Le gros de la tempête était passé. La nuit avait encore été agitée, tempétueuse, et c'était aux seuls bruits qui parvenaient de l'extérieur que chacun avait pu tirer ses propres conclusions au fil des heures. La veille, en plein cœur de l'agitation, lorsqu'elle avait retrouvé le village, Murphy avait rapidement constaté que les dégâts n'étaient probablement que matériels. Pas de cris et de larmes autour de corps inanimés et couverts de cette pluie glaciale qui rongeait l'être jusqu'à l'os. L'idée que la chance n'ait pas été la même pour ceux installés ailleurs, loin ou moins loin d'eux, l'avait pourtant assaillie pendant la nuit. Les prochains jours leur apporteraient quelques premières réponses, et ce ne fut qu'en s'accrochant à son optimisme qu'elle réussit à trouver le sommeil.

Le village odysséen n'avait commencé à retrouver de la vie que dans la matinée. Les nez avaient progressivement quitté les abris pour constater les premiers dégâts. Les premiers groupes, méfiants, avaient évolué dans la gadoue pour établir les dangers encore imminents et les nouvelles priorités. Après s'être assurée qu'Antarès était en la bonne compagnie de Tennessee, Murphy s'était empressée de rejoindre le groupe de militaires qui commençaient déjà à s'organiser. Vérifier que la tempête était bel et bien derrière eux, c'était la première priorité. La seconde était de rendre à nouveau le village praticable et au plus vite. La brune, épuisée et tendue, accompagna un de ces météorologues qu'elle haïssait secrètement d'avoir manqué les signes de cette apocalypse qui venait de les survoler. Elle ne comprenait pas ses façons de faire, mais il lisait dans les vents et les gouttes d'eau glacée qui tombaient du ciel tout un avenir meilleur. C'était ce qu'il semblait dire dans des termes savants, en tout cas, quand un cri la força à se tourner mollement vers les barricades effondrées qui marquaient l'entrée du village.

La vue de la civière portée par deux silhouettes à l'allure fatiguée lui fit l'effet d'un électrochoc. Elle n'eut pas besoin d'une seconde de plus pour comprendre que les jeunes avaient été moins chanceux qu'eux. Dans la boue glissante et dans des gestes gauches, Murphy courût jusqu'à eux, laissant derrière elle le spécialiste météorologique qui continuait à partager tout son savoir avec le second garde qui l'avait accompagné dans sa sortie. Elle s'arrêta devant le petit groupe et son sang se glaça lorsqu'elle reconnût la victime allongée sur le brancard. Elle voulut hurler son prénom une fois, deux fois, trois fois même, mais se força à la neutralité et au professionnalisme. Un pull rougi par du sang sec recouvrait son abdomen et elle s'approcha, tremblante, pour dévoiler la plaie bandée. « Elle a été empalée par un truc ? Vous avez tout laissé en place ? » demanda-t-elle en maîtrisant sa voix du mieux possible, se refusant à regarder le visage de la jeune fille une seconde fois, chassant les pires idées de ses pensées. « Vous savez où est l'infirmerie ? » Elle savait que l'un d'eux saurait bien les guider, mais dans le doute et puisqu'ils n'avaient probablement pas eu l’occasion de la fréquenter suffisamment pendant leur visite pour retenir son emplacement exact, elle précisa tout de même. « L'étage sous les dortoirs. Normalement la voie est dégagée mais faites gaffe à la boue, ça glisse de fou. Je vais prévenir les médecins. » Tremblante, la gorge nouée, elle ôta son pull à la hâte et le posa sur la frêle silhouette de Thaïs avant de brièvement caresser son visage. « T'as survécu à la pire grippe de l'univers, ça c'est qu'une promenade de santé. » Elle jeta un coup d'oeil entendu à ses accompagnateurs et les encouragea d'un regarda aux dernières dizaines de mètres qui les séparaient de l'infirmerie, puis les quitta pour courir, tremblant comme une feuille, jusqu'au bâtiment central du village. « ADDIE ! NADJA !!! » Elle hurla, à bout de souffle, en se jetant sur la porte d'entrée. « Y'a une Cent blessée qui arrive ! » Elle cherchait du regard ses amies médecins, priait pour que l'une d'elles au moins ait déjà repris son poste, au moins pour faire un bilan des dommages que la tempête avait causés à l'infirmerie. C'était maintenant un bien autre boulot qui attendait le médecin de garde. Lorsqu'enfin, Nadja s'extirpa de derrière un rideau, elle s'autorisa à reprendre son souffle et désigna sa propre zone cardiaque d'une main tremblante pour essayer de la prévenir de ce qui l'attendait. « Abdo... men... j'ai pas vu la plaie mais leurs têtes avaient l'air très sérieuses ! » Elle s'approcha précipitamment de sa chirurgienne d'amie et lui saisit les épaules sans la ménager. « Steuplaît c'est une amie à moi, remets-la sur pattes et je te promets que je râlerai plus jamais quand tu m'examineras. »

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Dim 14 Jan - 3:56



I wonder if the sun will ever rise again


Du monde


Ils guettèrent le souffle du vent, son intensité qui n’était jamais la même, sa force qui avait envoyé presque la faucheuse prendre l’une des leurs. Thaïs. Il n’a pas dormi, en a été tout simplement incapable en étant dans l’incapacité de savoir avec certitude si son amie allait s’en sortir. Des certitudes ? Il n’en a qu’une : celle qu’elle respire faiblement, il a vérifié, craignant qu’à chaque seconde elle ne leur échappe. Elle respire encore. C’est un miracle si elle parvient à tenir jusqu’au campement des odysséens. Il ne demandera plus rien pourvu qu’elle s’en sorte. Le stress l’enveloppe et le bouffe tout entier si bien que malgré le manque de sommeil évident, il est le premier prêt avec quelques autres dont Andrew pour leur marche silencieuse.

La seule chose qui ait de l’importance, c’est d’emmener Thaïs dans le campement des Odysséens peut importe la fatigue et le froid. La fatigue et le froid valent mieux que la mort. Tout le reste est superflu. Il s’en fout. Le silence le gêne et le réconforte. Le silence est pesant mais c’est préférable à un des paroles vides de sens. Thaïs, elle était venue le voir pour une simple chute, une blessure à nouveau ouverte. Elle ne pourra peut-être plus venir le voir et même s’il ne veut pas penser à cette possibilité, il ne peut pas empêcher à ce qu’elle fasse le trajet jusque dans sa tête et Liam se fige un moment avant de reprendre ses esprits presqu’aussi rapidement pour ne pas les retarder. C’est difficile de tenir le coup lorsqu’un point d’interrogation se pose à un moment précis où la réponse ne peut pas vous être donnée alors qu’il a besoin de savoir si elle va s’en sortir.

Maintenant. Pas dans deux heures. Pas dans dix heures où il aura eu le temps d’imaginer surtout le pire. Il n’a jamais été un grand optimiste et ça le pèse aujourd’hui alors qu’il devrait plutôt se dire qu’elle est une battante et que c’est Thaïs. Thaïs s’en sort toujours et revient même avec des blessures plus grandes encore parce qu’on s’en sort. Ça bouge dans la poche d’une veste trop grande pour lui qu’il a attrapée en vitesse. Ce mouvement lui rappelle Siméon, celui qui n’a même pas conscience de ce que Thaïs a fait pour lui. Ce n’est qu’un ingrat. Il a fait mine de ne pas comprendre l’acte de celle qui lui semble beaucoup trop pâle à présent mais il sait. Il sait pertinemment que c’est le reste d’un passé lointain, souvenir d’une ombre floue qui se trouve il ne sait où aujourd’hui. Elle est partie et Thaio s’est accrochée à ce hérisson jusqu’au péril de sa vie. Il a tenté de le détester mais c’est Siméon, c’est aussi un bout de vie de Thaïs.

Et Siméon le distrait d’elle aussi pour atteindre un pas de plus, pour arriver jusqu’à l’endroit où l’on pourra l’aider à guérir sans flancher en chemin. Il aura le temps après. Maintenant ils n’ont pas besoin de quelqu’un qui a du mal à contrôler ses émotions dans un moment aussi critique. C’est cette pensée en tête qui lui donne la force d’avancer même si un nuage perpétuel morose persiste au dessus de sa tête, celui qui lui souffle que s’en est assez de manquer de perdre à chaque fois ceux qu’il aime.

Il suit le mouvement comme un automate, retrouve ses esprits non à la voix d’Andrew qui crie un appel à l’aide mais à celle qui parle Siméon. Ça aurait pu le faire sourire en d’autres circonstances mais c’est tout juste qu’il évite de se mettre à pleurer devant celle qui semble beaucoup plus calme qu’eux, qui l’aide aussi à tenir le coup sans le savoir même dans son état, elle a toujours été la plus forte des deux. « Ça va aller Thaio, on est chez les médecins de l’Odyssée. » Il lui serre doucement la main, ne saura décidément jamais comment s’y prendre avec celle qui semble si forte et fragile à la fois.

Il laisse Andrew et les autres répondre aux questions, pour le moment il préfère éviter de parler à quelqu’un d’autre que celle qu’ils ont amené jusqu’ici. « T'as survécu à la pire grippe de l'univers, ça c'est qu'une promenade de santé. » Il lui sourit faiblement. Il ne connait pas forcément bien Murphy mais la sait beaucoup plus rassurante que lui dans ses propos même si elle doit être tout aussi inquiète qu'eux. Ils arrivent bien vite à l'infirmerie et trouvent une place pour l’y déposer sans pour autant l’y déloger de la civière. Il reste à côté, pas forcément au chevet mais jamais bien loin pour pouvoir être à ses côtés et apporter l'aide s'il peut. Si elle s'en sort, Thaïs aura survécu à bien plus qu’une grippe et d'une cité si elle choisi de se battre pour rester encore un long moment à leurs côtés.

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Dim 14 Jan - 9:29


Le souffle de la tempête qui résonnait encore à mes oreilles. Les portes qui s'ouvraient finalement après que tout le monde ait été obligé de se confiner à l'intérieur des bâtiments, de rester cachés. Une obligation et un temps d'attente qui avait existé face à la nécessité d'attendre que la tempête passe. Une chance de ne pas avoir été dans l'oeil du cyclone alors que les dégâts étaient pourtant là. Des barrières qui étaient tombées. De la boue qui s'accumulait au sol. Des dégâts visibles à l'oeil nu et pour autant, ce n'était pas comme s'il paraissait être le moment de s'appessantir sur son sort. La nécessité comme après le crash sur terre de se relever, de réagir pour survivre. Les morts qui avaient été évités dans la majorité, même si cela ne voulait dire de même pour les autres campements. Ne pouvant que penser à Rachel et ceux qui se trouvaient au campement des 100, espérant qu'ils allaient bien. Et pas moins des réunions de faites alors que rapidement les ordres étaient donnés, que des groupes se réunissaient pour discuter et s'organiser plus facilement. Rejoignant rapidement les militaires. Les tâches qui étaient répertoriés, la nécessité de s'assurer que la tempête était passée alors que certains étaient chargés d'accompagner les météorologues et de rendre le campement plus praticable. Une tâche qui s'annonçait d'ampleur. Suivant les ordres. Apercevant Murphy qui s'éloignait en compagnie d'un autre garde, accompagnait d'un des météorologues. Et mon regard qui ne pouvait que se reposer sur le petit groupe de militaire alors que chacun n'en venait à se disperser sur le campement pour accomplir une tâche donnée.

Mais déjà le silence qui était rompu alors que des cris ne pouvaient qu'attirer des regards. Des silhouettes qui s'approchaient, tenant une civière à bout de bras. Pas n'importe quelles silhouettes alors qu'elles étaient reconnaissables, celles des 100. Des cris. Un appel à l'aide. Et ne pouvant que m'approcher à mon tour, glissant dans la boue. Une priorité. Reconnaissant Liam, un des porteurs de la civière. Mon regard qui se posait sur la silhouette couchée dessus. Thaïs. Un pull recouvrant son abdomen. Un pull qui était rougi par le sang. Murphy qui s'approchait. Un météorologue qui semblait n'en n'avoir cure laissé derrière que je dépassais pour m'approcher un peu plus. Murphy qui s'éloignait en courant, sans aucun doute pour prévenir les médecins. « Laissez moi vous aider. » Et ne pouvant que me proposer aussitôt pour les aider à transporter la civière. Non pas pour avoir cet honneur mais parce que la fatigue se lisait sur les visages, qu'à cet instant tout ce qui comptait était de l'emmener à l'infirmerie avec l'espoir que les médecins puissent sauver sa vie. Allongée sur sa civière. Se battant pour sa vie. Ne pouvant mentir en n'ayant pas pensé à Rachel alors que le risque qu'elle soit aussi blessée était là, autant que tous ceux que je connaissais. Mais à cet instant, il ne servait à rien d'imaginer le pire des scénarios. Et mon regard qui ne pouvait que se poser sur les silhouettes des jeunes qui se trouvaient là, la fatigue se lisant sur leurs visages. Un voyage éprouvant. Et déjà je ne pouvais que me faufiler en direction des cuisines. Seth qui ne pouvait que venir me donner un coup de main, que j'avais croisé en cours de route. Faisant de mon mieux. Ou du moins qu'une tentative pour qu'ils puissent autant se réchauffer, alors que si leurs vies n'étaient pas en danger immédiatement, il ne restait pas moins que toutes nos vies ne tenaient qu'à un fil. Un rappel. Et sachant que parfois c'était ce qui aidait le mieux dans la situation. Que de retour dans l'infirmerie, gardant une certaine distance pour laisser les professionnels faire leur possible. Et déposant pas moins les boissons pour ainsi dire chaudes dans un coin. « Pour ceux qui veulent se réchauffer, il y a des boissons là. » Me doutant que pour certains ces boissons ne seront pas la préoccupation immédiate, mais certains en voudront peut être. Et autant un geste que je ne pouvais que réaliser en attendant la suite. Toujours ce sentiment d'impuissance détestable qui planait pas moins. Mais ne pouvant toutefois rien faire de plus pour le moment. Un dernier regard alors qu'il fallait laisser les professionnels à l'oeuvre avant que je n'en vienne qu'à m'éclipser dans l'ombre pour donner un coup de main ailleurs.

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Mer 24 Jan - 10:25


I wonder if the sun will ever rise again
Nadja & Le monde en panique

« As our sun goes down, I hear your voice is calling me and I wonder where you are. As rain falls down, the clouds slowly disappear. Still I wonder where you are. As I rise again, I embrace the sun And I'm looking out across the burning sky. As I rise again I can feel you near, I'm floating to the place where I belong »
26 novembre 2117 — Chaos latent qui la pousse à se retrancher dans le premier abri à sa portée. Comme tout le monde. Comme dernier recours à la tempête qui fracasse tout sur son passage. Les heures s’égrènent, paraissent une éternité. Et la nuit qui passe difficilement. Le sommeil qui ne vient pas malgré la fatigue devenue quasi permanente. Le bruit du vent dans les tympans qui résonne à n’en plus finir, son souffle assourdissant qui la rend folle. Peu habituée aux bruit courants d’une Terre soumise aux aléas climatiques, s’y habituera-t-elle seulement un jour ? Subir sans pouvoir agir la rend folle. L’attente est longue. Trop longue. Elle en vient à préférer le silence tempétueux qui régnait dans l’espace. Nostalgie destructrice.

Avec l’aube, c’est le calme qui revient enfin. Et au petit matin les Odysséens qui reprennent doucement conscience en constatant les dégâts qu’ils ont subit. Des dégâts matériels dont la Conseillère envisage déjà les réparations, les pieds dans la gadoue et les cernes sous les yeux. Réunion d’urgence pour le Conseil qui se doit d’organiser les troupes pour plus d’efficacité. Des groupes se forment pour dresser une liste plus ou moins complète des dommages causés par la tempête mais jusque là, aucun blessé n’est à déplorer. La chirurgienne est naturellement envoyée vers l’infirmerie pour dresser un premier bilan. C’est un bâtiment vide, silencieux et calme que Nadja retrouve. Un calme de courte durée.

Quelques secondes à peine s’écoulent avant que Murphy, complètement paniquée, ne vienne briser le silence dans lequel elle s’était plongée. Inquiète, Nadja s’empresse vers son amie qu’elle n’a pas l’habitude de voir dans cet état. « - Calme toi », souffle-t-elle d’un ton à la fois rassurant et inquisiteur. Qu’a-t-il bien pu se passer ? Une cent blessée, mais comment ? Par quoi ? Ou par qui ? L’insistance de la militaire n’a rien d’apaisant pour la scientifique qui s’attend désormais au pire. Elle se contente d’un hochement de tête pour seule réponse à la brune. Ne souhaitant en aucun cas faire de promesse qu’elle n’est pas certaine de pouvoir tenir.

« - Amenez-la ici », ordonne-t-elle sans attendre quand le brancard apparaît enfin à l’entrée de l’infirmerie. Le chaos reprend en même temps que ses automatismes de médecin. La civière est déposée en hâte sur le premier lit médical à la portée du convoi de jeunes. Les prunelles expertes de Nadja se posent sur la demoiselle meurtrie et immédiatement après sur la blessure qu’elle devine sous les tissus tâchés d’hémoglobine. Elle soulève le pansement de fortune le temps d’une seconde, le temps d’apercevoir le pire. « - Dites-moi exactement ce qu’il s’est passé » Le ton est sec mais la réponse à l’interrogation est primordiale. Et bien que la chirurgienne devine aisément l’origine même du trou béant dans la poitrine de sa patiente, elle a besoin de détails pour analyser ses chances.

Alors qu’elle se dresse déjà tous les scénarios possibles en tête et fait l’inventaire du matériel dont elle va avoir besoin, Nadja se penche doucement vers la jeune fille au teint devenu presque translucide. Le visage poupin ne lui est pas inconnu, elle les connaît tous, les Cent. A retenu chacun de leurs prénoms. Et chaque fois que l’un deux se perd ou succombe, c’est comme une lame tranchante qu’on lui enfonce entre les côtes. « - Écoute-moi, Thaïs, c’est bien ça ? », souffle-t-elle à son oreille, espérant une réaction, même minime. Même imperceptible. Même inconsciente. « - Il faut que tu t’accroches, d’accord ? » Elle le murmure dans un geste tendre, sa paume caressant le front brûlant de la blessée. Le front plissé, la médecin dresse ses premières conclusions. Et ces dernières sont loin d’être bonnes.

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Sujet: Re: I wonder if the sun will ever rise again {{ rp privé ღ
Jeu 25 Jan - 18:28


- STAY ALIVE -

Ils entrent dans le campement en panique et Andrew est le premier à prendre la parole. La jeune fille placée sur la civière est au bord du gouffre. Le visage pâle, les cheveux emmêlés, la sueur luisant sur son front, les minutes défilent et bientôt il sera trop tard. Peut-être laisse-ce déjà? Il n'espère pas, ne préfère pas y penser. D'un pas rapide il continue d'avancer sans vraiment savoir vers où il est censé aller. Une personne s'approche de leur petit groupe l'air paniqué. C'est une jeune femme, la trentaine d'après son apparence, cheveux attachés, connaissant très certainement la blessé. Elle leur pose des questions, le jeune homme lui répond brièvement, déboussolé par la situation malgré le sang froid dont il fait preuve depuis leur départ. Elle finit par leur indiquer où se trouve l'infirmerie, endroit que Liam devait connaître étant déjà venu sur place il y a quelques mois de cela. Le brun acquiesce et accélère la cadence alors qu'un énorme bâtiment se découvre face à eux.

Alors qu'ils entrent dans la pièce située sous les dortoirs, une jeune femme leur demande expressément de poser le brancard sur le premier lit qu'ils aperçoivent. Andrew et les autres déposent avec délicatesse le corps fragilisé de celle qui a illuminé la vie de plus d'une personne. C'est ensuite comme un poids qui disparaît, laissant place aux émotions qu'il tentait de laisser derrière depuis leur départ. Le mécano veut continuer à garder son calme, être un exemple, un pilier, un soutien pour les autres et notamment pour Thaïs. Il ne veut pas l'inquiéter plus qu'elle ne l'est déjà, veut simplement qu'elle continue à garder espoir. D'un autre côté il y a Liam, lui qu'Andy compte soutenir jusqu'au bout, quoi qu'il arrive. Alors il ravale ses larmes et reprend ses esprits, répondant perdu à la question du médecin.

- Durant la tempête une barre de métal lui a transpercé le corps. On a dû la lui enlever, elle était coincée dans un arbre, on avait pas le choix.

Son regard passe de la dite Nadja à Thaïs qui est encore dans les vapes. Ses émotions jouent au yoyo, laissant d'un coup monter les larmes, d'un autre coup garder son sang froid. Le garçon tient encore et toujours la main frêle de la jeune fille et sent la fraîcheur de sa peau peu habituel. La vie lui glisse entre les mains et il ne peut rien faire. Il se mord la lèvre pour s'empêcher de pleurer et resserre doucement son emprise sur les doigts de la jeune fille. Il se rappelle brièvement de la première fois qu'il l'a vu, la fois où elle est venue le voir après cette guerre d'un jour qui l'avait totalement changé. Bizarrement, il le sait. Il sait que les choses ne se passeront pas comme ils le souhaitent mais Andrew garde cette infime lueur d'espoir dans les yeux, cet espoir de la revoir sourire sous les rayons du soleil.

- Ça va aller Thaïo, tu vas t'en sortir.


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Sujet: Re: I wonder if the sun will ever rise again {{ rp privé ღ
Lun 2 Avr - 16:26


I wonder if the sun will ever rise again
Nadja & Le monde en panique

« As our sun goes down, I hear your voice is calling me and I wonder where you are. As rain falls down, the clouds slowly disappear. Still I wonder where you are. As I rise again, I embrace the sun And I'm looking out across the burning sky. As I rise again I can feel you near, I'm floating to the place where I belong »
26 novembre 2117 — Impression morbide qu’il est déjà trop tard avant même d’avoir commencé à pratiquer des soins. Nadja ne quitte pas la blessée des yeux alors que certaines voix autour d’elle s’élèvent, plus ou moins affaiblies par le voyage que ces jeunes viennent d’effectuer. Tout ce que la médecin espère, c’est que ce ne sera pas en vain. Silencieusement, elle entame une analyse plus approfondie de l’état général de sa patiente. Son coeur s’emballe malgré les années d’expérience. Ce genre de situation est toujours anxiogène pour la scientifique qui craint toujours plus que tout de manquer de moyens pour offrir à ses malades les soins qu’ils méritent. Ne pas être en mesure de sauver l’un d’entre eux, non pas à cause d’une potentielle erreur médicale, mais à cause du manque de médicaments ou de matériel est une idée insupportable pour elle. Elle craint chaque jour une nouvelle catastrophe qui serait bien trop importante pour qu’elle puisse sauver tout le monde. Aujourd’hui, c’est une catastrophe d’un autre genre qui s’abat sur elle. Et sur les Cents.

Les explications délivrées par l’un des jeunes ne rassurent absolument pas la Conseillère. Un empalement est toujours très délicat et la plupart du temps, il faut attendre de savoir quels organes sont touchés avant de retirer le projectile concerné. Tout est différent cette fois. Ils n’avaient pas le choix, c’est vrai. Nadja se retient de formuler toute remarque à ce sujet qui pourrait paraître désobligeante, voire blessante. Là n’est pas la question. « - Elle a perdu trop de sang », articule-t-elle machinalement. Aussi bien pour elle-même que pour les autres. Surtout pour garder son objectif à l’esprit. Sauver cette gamine. Les mains expertes de Nadja commencent un examen plus poussé de la blessure. Elle enfile une des dernières paires de gants qu’il lui reste, jugeant que la situation est assez préoccupante pour ça. Et quand elle retire définitivement le linceul protégeant l’abdomen de Thaïs, c’est pour y trouver une blessure qu’aucun médecin n’aime voir.

« - La plaie est infectée. Il faut que je la nettoie et que je regarde quels organes sont touchés » En d’autres termes, si un organe vital a été perforé ou écorché, il y a de fortes chances pour que Nadja ne puisse rien faire de plus. Quand elle assimile elle-même cette information, elle ne peut s’empêcher de sentir la colère monter du fond de sa gorge. « - Fais chier », lâche-t-elle sans même s’en rendre compte, dans un souffle exténué. « - Murphy, je vais avoir besoin de toi » Elle encourage son amie à la suivre vers les placards de matériel d’un signe de tête. L’entraîne avec elle un peu plus loin, vers le fond de l’infirmerie et commence à se servir sur les étagères qu’elle range elle-même avec soin. « - Il faut que tu saches. Le diagnostique est mauvais », articule-t-elle dans un murmure alors qu’alcool et compresses remplissent ses mains. Elle ne dit rien de plus. La patrouilleuse est assez intelligente pour comprendre ce que cela sous-entend sans que la scientifique ne le formule.

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Sujet: Re: I wonder if the sun will ever rise again {{ rp privé ღ
Mar 3 Avr - 0:07



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Murphy Cavendish & les célestes paniqués
(26 novembre 2117)


Dépendre d'autrui, Murphy détestait ça. Mais ne plus savoir de quoi ou de qui dépendre était encore pire. Elle se remettait entièrement à Nadja, comme elle remettait entièrement le sort de Thaïs entre les doigts de Nadja, mais elle savait que ses pouvoirs rencontraient tôt ou tard leurs limites, eux aussi. Contre le manque de moyens, contre les pires saloperies du biologique, il n'y avait pas toujours de solutions. Les miracles n'existaient que sur le papier et dans l'esprit des rêveurs et des idéalistes. Son amie avait toute sa confiance, mais la confiance n'était pas une arme utile face à ce que rien ne permettait d'éviter. Elle était pourtant le seul rempart qui lui restait avant de s'imaginer le pire. Son regard planté dans le sien, avant même que Thaïs ne trouve le chemin de l'infirmerie, Murphy avait cherché du réconfort; un réconfort que la médecin n'était pas encore en mesure de lui offrir.

Les prunelles tempétueuses de Murphy quittèrent la chirurgienne lorsqu'enfin l'attroupement investit les lieux. Un bref coup d'oeil à la civière de fortune indiqua à la brune que sa jeune amie voguait toujours dans cet autre monde qui ne leur appartenait pas. Alors que les informations les plus importantes fusaient entre les accompagnateurs et le médecin, Murphy se sentit décrocher une seconde, deux secondes, peut-être bien plus encore. Elle fixait le visage pâle de Thaïs pendant qu'un bourdonnement assourdissant l'empêchait de se mêler à cette réalité qui continuait à tourner et à gronder autour d'elle. Ce n'est que lorsque contact visuel fut brisé par le passage de Nadja et toute l'attention qu'elle accordait à la jeune blessée qu'elle s'y ancra à nouveau, et les premiers mots de son amie raisonnèrent, lourds de sens. Trop de sang. Elle avait perdu trop de sang. Il lui semblait avoir entraperçu pendant l'espace d'un instant la silhouette de Chris, mais cette information fut aussi fugace que brumeuse. Sans s'en rendre compte, Murphy tremblait de tout son être, preuve qu'elle commençait à perdre son sang-froid et que toutes les inquiétudes de la médecin se diffusaient jusqu'à elle. Le claquement des gants acheva de la rappeler au monde réel qui paniquait sous ses yeux et elle se rapprocha de la scène, envahie par un mélange d'impuissance et d'inutilité, mais son regard ne quittait plus la jeune fille. Les différentes couches de tissus ensanglantés laissèrent bien trop vite place à tout ce qu'elles avaient caché tout ce temps. Un pas de plus vers le brancard; Murphy cherchait le courage de faire face à la scène. Du pied, elle poussa son pull tombé et sa main tremblante trouva le front brûlant de la jeune fille, seule chose dont elle se sentait encore et déjà capable, seule chose qu'elle était sûre de ne pas foirer, seule chose dont elle était sûre qu'elle ne pouvait empirer la situation. Son regard voguait de visage en visage, s'attardait un peu plus sur celui de la chirurgienne en y cherchant des signes quelconques, et trouva enfin la plaie purulente. La sentence de Nadja tomba sourdement dans tout ce qui autour lui paraissait d'un coup incroyablement silencieux. Non, ça ne pouvait pas se finir comme ça. Elle connaissait l'état des produits consommables ici; elle savait que les réserves d'antibiotiques étaient bien loin d'être au beau fixe, mais justement, tous avaient fait l'effort de les économiser pour des occasions pareilles, non ? Des antibiotiques, Thaïs méritait tous les antibiotiques du monde, vite, et les saloperies qui lui bouffaient le bide méritaient de mourir dans toutes les atroces souffrances que leur promettaient ces antibiotiques.

Chaque seconde que Nadja passait à triturer la plaie la rassurait autant qu'elle l'inquiétait. Si elle continuait à analyser la blessure, c'était qu'il y avait encore de l'espoir. Mais si elle continuait à analyser la blessure, c'était que la situation était beaucoup plus compliquée que chacun aurait souhaité.

Les jurons de son amie l'électrisèrent subitement. Ils ne pouvaient être le signe de rien de bon, et lorsqu'elle entendit son prénom, Murphy comprit. Elle se pencha près de la tempe de Thaïs pour souffler à son oreille quelques mots, la voix tremblante, une part d'elle la persuadant que ce serait déjà les derniers. « Accroche-toi, Thaïs. Antarès attend tes papouilles et j'ai un nouveau bouquin pour toi... » Elle déposa un bref baiser sur sa tempe et fila dans le sillage de Nadja. Immobilisée face à l'armoire dans laquelle le médecin puisait bien trop de matériel pour la rassurer, Murphy restait bête, les bras ballants, attendant qu'on lui donne une quelconque utilité. « Je... je peux faire quoi ? » Forçant le destin, elle attrapa ce que son amie récupérait pour l'alléger et lui faciliter ses recherches.

Le diagnostic est mauvais.

Ses doigts se serrèrent autour d'un flacon d'alcool et aussitôt, son regard chercha Thaïs au loin, Thaïs entourée des amis qui l'avaient accompagnée jusqu'ici, probablement eux-mêmes suffisamment désespérés et pessimistes pour s'en remettre à leurs aînés et à ceux dont ils souhaitaient dépendre autant que se faire arracher la jambe par un loup enragé. De là où elle était, elle croisa le regard de Liam, puis de son accompagnateur, et les fuit aussitôt, se devinant suffisamment pâle pour annoncer malgré elle ce qu'elle n'acceptait pas. « Mais vous avez encore des antibios, non ? Ils sont où ? Et Addie, elle est où ? A deux médecins, vous pourrez faire quelque chose, non ? Et moi, je peux faire quoi ? J'ai accouché Addie, je peux, je peux... je sais pas, je peux... » Sa voix se faisait faible à mesure que les mots lui manquaient. Elle ne pouvait rien faire, et si Nadja ne pouvait rien faire, alors personne n'y pouvait rien. Elle le savait pertinemment. Elle faisait aveuglément confiance à son amie, à ce médecin qu'elle avait vu grandir, apprendre, s'épanouir dans ce rôle qui semblait taillé pour elle. Mais pour Thaïs, elle voulait le monde. Elle voulait lui offrir d'elle tout ce qu'elle n'était et tout ce qu'elle n'avait pas. Elle voulait la sauver, Thaïs. « Mais l'alcool, l'alcool ça peut suffire, non ? » Elle serra encore plus la petite bouteille qu'elle avait récupérée des mains de Nadja. « Si elle a besoin de sang, je peux lui donner le mien. Je sais pas si on est compatible, mais jsais pas si on peut retrouver les fichiers qui nous diraient ça... » Désespérément et sans s'en rendre compte, elle avait tendu son avant-bras vers Nadja, espérant de tout son être que déjà une aiguille s'y plante pour y prélever toute l'hémoglobine et tous les leucocytes qui pourraient aider Thaïs à faire front. « Peut-être qu'un archiviste pourrait nous dire. Je vais chercher... un archiviste... »

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Sujet: Re: I wonder if the sun will ever rise again {{ rp privé ღ
Sam 26 Mai - 22:22


I wonder if the sun will ever rise again
Nadja & Le monde en panique

« As our sun goes down, I hear your voice is calling me and I wonder where you are. As rain falls down, the clouds slowly disappear. Still I wonder where you are. As I rise again, I embrace the sun And I'm looking out across the burning sky. As I rise again I can feel you near, I'm floating to the place where I belong »
26 novembre 2117 — La scène paraît presque irréelle. La chirurgienne ne peut pas croire qu’elle soit confrontée à une telle situation. Pas ici, pas maintenant. Tout aurait été différent s’ils se trouvaient encore sur l’Arche. Tout ça ne serait sans doute jamais arrivé s’ils se trouvaient encore dans le ciel, d’ailleurs. Mais ici, tout semble décuplé. La moindre écorchure un peu trop profonde la fait trembler quand elle doit la traiter. L’analyse du bénéfice-risque prend tout son sens et les moyens qu’elle va employer pour soigner tel ou tel patient doivent être soigneusement choisis. Elle ne peut pas croire qu’elle soit obligée de faire face à un dilemme aussi cruel. Elle qui met tout en oeuvre pour éviter les catastrophes, minimiser les pertes. Car chacune d’elles est un poignard de plus enfoncé dans sa poitrine. Elle ne peut pas croire qu’elle se retrouve aussi démunie, le dos au murs. Elle ne veut pas le croire. Et tout ce qu’elle peut lire dans le regard de Murphy est loin de la rassurer. À raison. Les premières impressions de la médecin sont loin d’être bonnes. Et ça lui bousille les tripes rien que d’y penser.

Les traits de Nadja se ferment un peu plus à chaque seconde qui s’écoule. Elle se referme sur elle-même, un peu plus à mesure que son diagnostique se précise. Au fond, elle connaît déjà la conclusion de son examen. Ce qu’elle a vu est grave, trop grave. Au delà de l’infection, il y a la blessure en elle-même. Des dommages irréparables. Des dégâts irréversibles. Le juron de la brune est le dernier signe d’empathie qu’elle laisse voir. Enfilant son armure de glace pour ne pas complètement sombrer. Lorsqu’elle retire ses gants, intime à Murphy de la suivre un peu plus loin dans l’infirmerie, la chirurgienne a déjà pris sa décision. Elle le sait, les autres, pas encore. Ses iris neurasthéniques s’attardent un instant sur Thaïs, plus pâle que jamais, avant de s’éloigner pour de bon vers les étagères de consommables. La sentence tombe rapidement, Murphy tente de se rendre utile. Ce n’est pas une surprise pour la médecin qui s’attendait à ce genre de réaction de la part de l’ancienne militaire. Et qui compte sur cette dernière. Mais peut-être est-elle trop impliquée, cette fois.

Le désespoir manifesté par son amie lui tiraille l’échine à un point qu’elle ne peut imaginer. La chirurgienne a toutes les difficultés du monde à tenir son masque. Les grimaces qu’elle esquisse en témoignent. Et les efforts que la patrouilleuse est prête à déployer lui serrent la gorge. « - Murphy », interrompt-elle doucement en plantant son regard dans celui de l’ancienne militaire, captant son attention du mieux qu’elle peut dans un moment tel que celui-ci. Addie n’est pas là. Quand bien même elle le serait, elle ne pourrait rien faire de plus. Personne ne peut plus rien pour cette gamine. « - Je pense que le nombre de médecins qui s’occuperont d’elle ou la quantité de médicaments qu’on pourrait lui administrer ne changeront rien » C’est ce qu’elle a conclut un peu plus tôt en analysant la blessure en question. Même si Nadja avait les moyens convenables pour traiter ce genre de traumatisme, Thaïs ne serait pas assurée de s’en sortir. Pas après avoir passé autant de temps seule à se vider de son sang, une barre de fer en travers de l’abdomen. Pas après avoir subi un voyage aussi long. Pas après tout ça. « - Et je pense que tu le sais aussi » C’est une évidence. Nadja n’a pas besoin de lui faire de dessin. Murphy est rationnelle mais décidément très attachée à sa patiente. Réaction compréhensible dont Nadja cherche elle-même à se prémunir. Sans grand succès.

Les suggestions faites par son amie auraient pu marcher. Dans un autre contexte, elles auraient pu faire leurs preuves. Mais Nadja sait pertinemment que ce serait gâcher des ressources. Aussi dur que cette conclusion puisse paraître. « - Tu veux vraiment partir maintenant ? Les organes vitaux sont touchés. Elle ne tiendra plus très longtemps » Elle ferait mieux de rester auprès de la petite, lui tenir la main et lui dire tout ce qu’elle peut avoir à lui dire. Tout comme ses amis qui l’ont accompagnée jusque ici. Ses amis. Elle va devoir leur annoncer, à eux aussi. Leur faire comprendre qu’ils repartiront sans doute sans celle avec qui ils sont arrivés. « - Le mieux que je puisse faire c’est la soulager, nettoyer la plaie » Apaiser la douleur, s’il en reste à ressentir. Et rendre à l’abdomen tailladé un aspect plus humain. C’est là tout ce qui reste en son pouvoir. Si l’on considère toutes les problématiques auxquelles elle doit faire face. Si elle traite cette patiente de manière raisonnable, comme elle traiterait tous les autres. Ce qu’elle se doit de faire. « - Je suis désolée » C’est tout ce qu’elle parvient à formuler, saisissant avec douceur l’avant-bras tendu de Murphy, dans un dernier élan d’espoir. Elle le replie doucement vers sa propriétaire en se penchant pour lui adresser un regard lourd de sens. Avant de récupérer ce qu’elle était venue chercher dans les mains de son amie et de s’en retourner vers Thaïs.

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06/12/2015 Lux Aeterna Nope 34215 Sophia Bush AVENGEDINCHAINS de mon ♥ (vava) ; Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 399
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Sujet: Re: I wonder if the sun will ever rise again {{ rp privé ღ
Mar 29 Mai - 2:07



❝ I wonder if the sun will ever rise again ❞
Murphy Cavendish & les célestes paniqués
(26 novembre 2117)


Elle avait bien compris, Murphy. Elle avait compris qu'il n'y avait pas de solutions et que l'issue de ce moment ne lui plairait pas, qu'elle détruirait une part de tous ceux qui accompagnaient alors la jeune fille. Elle connaissait suffisamment @Nadja Wolkoff pour avoir décrypté ses traits et son regard en un instant. Mais elle ne voulait pas y croire. Elle ne voulait pas y croire, parce que peut-être qu'il restait une dernière solution, un dernier espoir, peut-être que son amie avait manqué une idée ou que la plaie de Thaïs n'était pas aussi grave que le premier coup d'oeil laissait suggérer. Il fallait nettoyer, désinfecter, drainer, il fallait cautériser ou recoudre, il fallait trouver un donneur de sang -elle lui donnerait tout le sang qu'elle avait en trop, si elle était compatible. Chercher un archiviste, idée ultime, comme un dernier espoir qu'elle n'était pas prête à laisser mourir. Il lui fallait du sang, à Thaïs, il lui fallait des antibiotiques, des litres de désinfectant et de cicatrisant, il lui fallait...

Le nom de Murphy raisonna dans le silence qui enveloppait le petit box dans lequel elles s'étaient isolées. Elle ne voulait pas trouver son regard. Sa gorge s'était nouée et il lui semblait que l'oxygène commençait à lui manquer. Lorsqu'enfin la patrouilleuse leva son regard vers la chirurgienne, elle rencontra la fatale annonce qu'elle avait tant pris soin d'éviter et de contourner. ... ne changeront rien. Murphy savait, mais elle ne voulait pas accepter. « Alors on laisse tomber ? On est sa dernière chance, et on laisse tomber ? » souffla-t-elle dans un mélange de désespoir et d'indignation. Et parce qu'elle connaissait déjà la réponse, Murphy hoqueta, concentrée sur les larmes qu'elle n'était pas encore prête à donner à Thaïs.

Il y avait forcément des solutions, des derniers recours. Il y avait des choses à faire, une dernière branche à laquelle s'accrocher. Il y avait un abandon à abandonner, tant que Thaïs ne les avait pas quittés. Plus très longtemps ? Murphy s'immobilisa et se raidit, effarée, le bras à la merci des gestes protecteurs et bienveillants de son amie. Nadja avait le dernier mot. Dans cette épreuve, elle était son seul guide, la seule à laquelle elle accordait toute sa confiance. « Et si... » commença-t-elle à murmurer, à bout de souffle, « ... si moi, je lui donnais mon sang ? » Soulager la douleur, rendre la plaie un peu moins effrayante, ce n'était pas assez pour Murphy. C'était juste accepter de laisser entrer la Mort parmi eux une nouvelle fois. C'était accepter de lui tendre Thaïs sans se battre jusqu'au bout. Elle ne voulait pas l'abandonner. « Elle est... elle va reprendre conscience ? Tu crois qu'elle nous entend ? » Son regard embué se tourna vers le lit, au loin, entouré des quelques amis qui l'avaient accompagnée ici dans l'espoir vain de lui donner une nouvelle chance. « Combien de temps ? » La question était à peine murmurée, mais rauque de toute la peine qu'elle infligeait à la brune. Il fallait l'annoncer aux jeunes, maintenant, et être fortes pour eux. « Fais ce que tu peux... » La requête de l'acceptation lui fendit le cœur. Elle venait de concéder sa défaite à qui voulait bien l'entendre. L'histoire était déjà écrite. Ce moment avait probablement été écrit dès que la jeune fille s'était fait traverser de part en part par une barre de métal. Il y a de ces instants imperceptibles qui changent un monde. en une seconde, celui de Thaïs et de ses proches avait été changé à jamais. « Il faut...  » Sa phrase s'acheva dans un silence lourd de sens, son regard encore posé sur le lit à une dizaine de mètres de là, et sur les amis qui entouraient Thaïs dans ce qui semblait ses derniers instants. Il fallait leur dire. Elle, elle se gérerait plus tard, avec toute la difficulté qu'elle avait à le faire. Maintenant, c'était Thaïs qui comptait. Ses amis, aussi. Ce n'était pas Nadja et ce n'était pas elle. Se raclant la gorge, Murphy se décida à quitter les côtés réconfortants du médecin, frôlant une seconde la main qu'elle avait posée sur son avant-bras avant de se défaire du contact consolateur. « On peut le faire ensemble, si tu veux... » Annoncer à deux, répartir le poids des mots. Murphy leva un instant son regard peiné vers son amie, l'encourageant et la rassurant d'une brève caresse sur l'épaule. Elle la laissa finalement récupérer les quelques matériels dont elle était prête à disposer pour Thaïs et, la petite bouteille serrée entre ses deux mains, se dirigea vers le lit où reposait sa jeune amie. Elle s'apprêtait à laisser la petite étoile rejoindre le firmament.

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Sujet: Re: I wonder if the sun will ever rise again {{ rp privé ღ
Lun 13 Aoû - 12:22


I wonder if the sun will ever rise again
Nadja & Le monde en panique

« As our sun goes down, I hear your voice is calling me and I wonder where you are. As rain falls down, the clouds slowly disappear. Still I wonder where you are. As I rise again, I embrace the sun And I'm looking out across the burning sky. As I rise again I can feel you near, I'm floating to the place where I belong »
26 novembre 2117 — L’air est tellement lourd qu’il en devient irrespirable. Tout comme le regard de Murphy posé sur elle, oscillant entre résilience et détermination. Nadja se renferme derrière une carapace déjà fendillée. Pour la première fois depuis longtemps, la médecin ne parvient plus à garder la tête froide. Elle connaît son travail. Elle connaît la tâche qui lui incombe. Mais ça la rend folle de vivre ce genre de situation. Totalement impuissante. Elle aussi, aurait aimé pouvoir dire à Murphy qu’il existe une solution miracle, quelque chose de plus qu’elles pourraient faire pour sauver la gamine. Cette gamine qui n’a rien demandé et qui va pourtant succomber beaucoup trop tôt. Elle redoute l’instant fatidique, sachant très bien que c’est à elle que l’on va demander des explications. Qu’elle va devoir répéter la même histoire des dizaines de fois, jusqu’à ce que tout le monde soit au courant de ce qu’il s’est passé. Peut-être que le trépas frappant de nouveau leur campement ouvrira les yeux de certains. Elle l’espère de tout cœur. Que la mort de Thaïs ne sera pas vaine. Qu’elle servira à éclairer les esprits. Faire avancer les choses.

La voix de l’ancienne militaire résonne dans sa poitrine comme un écho douloureux. Un rappel de la décision qu’elle a prise. De la fatalité qui s’abat sur elles. De son incapacité à aller plus loin. La chirurgienne est sans défense. Laisser tomber ne fait pas partie de son vocabulaire, pourtant. Admettre qu’elle a atteint ses limites est toujours une épreuve. Entendre Murphy formuler ce qu’elle déteste le plus dans ses fonctions lui secoue les tripes. Elle peine à respirer régulièrement. Le souffle coupé par l’atmosphère morbide qui embaume l’infirmerie. Mais Nadja reste rationnelle, lucide. Elle ne peut rien faire de plus. C’est un fait. Les prochaines heures, les prochains jours vont être une épreuve pour beaucoup. Pour les plus jeunes, surtout. Eux qui ont parcouru des kilomètres dans l’espoir de sauver leur amie vont devoir affronter une terrible déception, en plus du deuil qui va s’abattre sur leurs épaules parfois frêles. Devoir leur infliger cette nouvelle rend la médecin encore plus amère. La volonté de Murphy est un poignard en plein cœur. Devoir lui infliger, encore et encore, la triste réalité devient quasiment ingérable. Une première larme vient rouler sur la joue de la scientifique. Larme qu’elle essuie d’un revers de la main rapide. Ce n’est pas le moment de se laisser aller. Sa mission n’est pas terminée.

Incapable de formuler une quelconque explication supplémentaire, Nadja se contente dans un premier de hocher la tête. Non, lui donner son sang n’arrangera rien. Non, elle ne reprendra pas conscience. « - Quelques heures, peut-être moins. Tu devrais lui parler, lui faire sentir ta présence. Ça devrait la rassurer » Que des suppositions formulées dans un murmure. Des observations qu’elle a pu faire au cours de sa carrière. Murphy est attachée à Thaïs et la gamine, plongée dans cette forme d’inconscience, peut choisir de rester si elle se sent retenue. Lui dire qu’elle est libre, libre de partir l’aidera sans doute plus que l’inverse. Nadja acquiesce, face à la proposition de Murphy. Affronter l’épreuve de l’annonce seule l’effraie plus qu’elle ne veut bien l’admettre. Elle se retrouve dans un position trop délicate, compromise par l’aspect affectif qu’elle tente de dissimuler sans grand succès. Il faut qu’elle se reprenne. Pour pouvoir gérer les instants à venir. Bouffée d’air qui l’étouffe plus qu’autre chose, Nadja met fin à ces longues minutes partagées avec Murphy. Les prunelles sombres et embuées se posent sur le corps allongé de Thaïs alors qu’elle s’en approche, prenant de nouveau place à ses côtés, comme lors de son premier examen.

La chirurgienne dispose le matériel récupéré sur les étagères à côté du lit de sa patiente. Enfile de nouveau ses gants, pas par habitude que par véritable utilité cette fois. Elle soupire longuement en posant ses yeux sur le visage plus pâle encore de la gamine. Les iris ambrées se dirigent ensuite vers les amis de la jeune fille. Toujours présents pour la soutenir. Comment est-elle censée leur annoncer le pire ? Au cours de sa carrière, elle n’a jamais eu à faire face à cette situation d’une manière aussi dramatique. Du moins, pas seule. Addie était toujours présente à ses côtés. Et si Murphy est bel et bien là également, la médecin ressent plus que jamais les attentes qui lui incombent et auxquelles elle ne peut pas répondre. Pas cette fois. « Les organes vitaux sont touchés », commence-t-elle par annoncer, se retranchant derrière la barrière de la science, de la chirurgienne capable et rationnelle. « - Vous devriez vous préparer. Envisager de lui dire au revoir ». Elle aurait aimé ajouter autre chose. Mais sa voix l’abandonne au moment de prononcer ces derniers mots. Elle reprend sa tâche là où elle l’avait arrêtée. Commence à nettoyer plus précisément la plaie, soulevant délicatement l’étoffe couvrant la blessure. Elle grimace en revoyant les dégâts causés, la nécrose qui commence déjà à s’opérer. Les battements qu’elle ressent dans la poitrine de Thaïs sont déjà presque imperceptibles. Elle aimerait pouvoir prolonger les derniers instants de sa patiente, tout en sachant que ce serait finalement bien cruel.
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