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˜˜˜˜˜˜Still of the night △ Meeka
maybe life should be about more than just surviving


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05/10/2015 Electric Soul Harlan Tikaani & Einar Helgusson 6569 Dan Stevens BoxShock & tumblr Professeur de litté/philo sur l'Odyssée, s'occupe des cultures sur Terre | Education & notions d'agriculture Odysséen 88
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Sujet: Still of the night △ Meeka
Jeu 28 Déc - 12:35

Les iris bleus se perdent sur les cultures ravagées, sur cette terre qui gèle petit à petit avec l'hiver officiellement installé. Trop tard désormais pour retrouver leur niveau d'avant, en agriculture. Soixante-dix pour cent de cultures ravagées, il paraît. C'est terriblement mathématique et froid, de calculer comme ça. De se dire qu'une telle portion de ce qu'ils ont semé a été détruite. Comme un graphique sur les écrans. Ils n'ont toujours pas compris, eux, alors qu'ils sont sur Terre depuis deux ans maintenant. Toujours pas compris qu'ils n'ont plus de machines, ici, que tout est œuvre de la main de l'homme et de la sueur. Ils devront tout reconstruire, et ils y arriveront, Kay en est persuadé. Mais ça ne l'empêche pas d'être un peu amer, un peu déçu. Tout ce travail réduit à néant.

Il frissonne, Kay, avec ses vêtements pas assez chauds, et il devrait probablement rentrer dans le bâtiment principal, mais il a pas envie. Il a juste pas envie. Alors, il préfère s'égarer dans la forêt, sans vraiment un but précis. Du bout des lèvres, il a murmuré qu'il allait cueillir des fruits ou des racines ou des plantes qu'on pouvait encore trouver à cette époque-ci. Il est loin, le temps où il se trompait tout le temps entre toutes les feuilles vertes. Il faut dire que Leary l'a plutôt bien aidé dans ce domaine. Kay, il a jamais été spécialement doué en biologie ou en botanique. Si vraiment il avait dû se tourner vers la science, quand il était jeune, il aurait probablement été en physique ou en chimie, mais il s'est très vite éloigné de tout ça. Trop stérile, trop froid, pas assez vivant. Pas comme les mots qui coulent sur la langue, pas comme les touches de couleurs sur une peinture.

Il est un peu nostalgique, Kay. Il l'a toujours été, au fond. Là-haut, il était nostalgique d'un passé qui n'existait plus, qu'il n'avait jamais connu. Une Terre où tout semblait plus beau, plus gracieux. Ici, il est nostalgique d'un temps où ils pouvaient davantage compter sur leurs voisins. D'un temps où il n'avait pas l'impression d'être pratiquement en terrain hostile, avec des tribus qui n'ont pas l'air de les accepter, et lui-même qui n'arrive pas vraiment à leur trouver de l'intérêt.

Le déménagement a des côtés positifs. Kay ne le niera jamais. Il y a moins d'humidité dans l'air, la forêt est moins dense et plus diversifiée, l'air un peu plus chaud, et ils peuvent réellement s'installer comme dans une de ces petites villes dont il a tant lu les descriptions. Bien sûr, tout est un peu en ruines, c'est normal, mais ça se construit, au fur et à mesure, et tout est bien plus solide, désormais. Vivre dans un petit village est clairement plus agréable que de rester dans la carcasse de métal écrasée et déformée de ce qui a été leur maison, ou plutôt leur prison pendant des années. Voir l'arc anthracite lui rappelle toujours le crash, et les minutes horribles de la descente sur Terre, et les innombrables morts qu'il y a eu. Il pouvait oublier, la plupart du temps, parce que s'il y a bien une chose pour laquelle est doué Kay, c'est de voir du positif en tout. Mais il restait qu'il s'agissait toujours d'une relique de leur passé, et que déménager leur avait permis de réellement prendre un nouveau départ.

Alors pourquoi ses pas se dirigent par là ? Cette ancienne maison ? Il ne sait pas, et il ne s'en rend vraiment compte que quand la nuit est tombée (mais la nuit tombe tellement vite, en hiver). Il est parti tôt le matin, Kay, sans réellement prévenir personne, sans vraiment préparer provisions suffisantes ou des vêtements assez chauds. Il frissonne, il fatigue. La nuit est noire, et, trop perdu dans ses pensées, et avec son propre sens de l'orientation déplorable, il pourrait se trouver n'importe où. Absolument n'importe où.

Il commence à paniquer, un peu. À se dire que vraiment, il devrait arrêter de partir sur un coup de tête, comme ça. Et il a faim, il a froid, il est perdu. Il ne sait même pas où il se trouve. Est-ce qu'il est plus près du campement de l'Odyssée ? Est-ce qu'il est plus près des Naoris ? Il pourrait trouver de l'aide chez les Naoris, croit-il. Pas dans leur village directement, non, il sait que ça, c'est pas possible. Mais il en connaît quelques uns, et ils ont toujours été bienveillants. Si seulement il arrivait pas trop loin de chez eux, peut-être que tout irait bien. Oui, il doit s'accrocher à ça.

Il avance et avance, et sa peau est couverte de chair de poule et ses dents commencent à claquer, un peu. Il était vraiment pas préparé, Kay. Il a fait une connerie, il sait. Trop tard maintenant pour reculer. La nuit est trop noire, il faut qu'il se trouve un abri, un endroit où passer la nuit, éviter les bêtes sauvages...

Et puis, comme un miracle de Dieu, il voit un feu. Une petite lueur vacillante et orange, entre les arbres nus, mais à ne pas s'y tromper, c'est bien un feu. Alors ses jambes retrouvent de l'énergie, et il se dirige par là, tout en priant pour tomber sur quelqu'un d'amical. Il connaît quelques mots de trigedasleng, il peut se débrouiller. Sûr, Meeka a dit qu'il avait un accent un peu pâteux, mais il est compréhensible, assez pour survivre, et c'est le plus important, pas vrai ?

Il vacille, un peu, quand il s'approche, et il lève les mains en signe de paix et élève la voix pour se présenter, dans un trigedasleng qui pourrait être plus clair mais tant pis :

« Ai laik Kayden kom Skaikru...sis...sis au, beja. »

Et puis, à la lueur du feu, il croit reconnaître la crinière blonde familière, la silhouette bien connue. Il espère, au fond, et il a déjà un sourire qui étire ses lèvres. Toujours trop optimiste. Toujours trop positif.

« Meeka ? C'est toi ? »

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Sujet: Re: Still of the night △ Meeka
Ven 12 Jan - 11:32



Still of the night

Meeka Standen, fleur sauvage aux attitudes de rebelles. Bien sûr qu’elle ne prend pas toujours les bonnes décisions. Il serait étrange pour elle de toujours viser juste et de ne jamais se tromper. Elle a longtemps essayé de croire qu’elle était capable de faire ce qu’il fallait. Mais elle a aussi très vite réalisé que ce n’est pas comme ça que ça fonctionne et que ça ne risque pas de changer. La forgeronne ne fait pas toujours attention à ses manières ou à la façon qu’elle a de parler. Et de temps à autre, ça attire une attention néfaste sur elle. Peut-être serait-il bon pour elle de faire attention, justement, elle ne saurait le dire et elle n’a pas particulièrement envie d’y réfléchir. De toute manière, elle ne fait de mal à personne et lorsque cela arrive, ce n’est jamais volontaire. Et puis bon, personne n’est parfait et ça au moins, elle en a parfaitement conscience. Ce n’est pas toujours facile pour certains, il a déjà eu l’occasion de s’en rendre compte. Mais ça ne veut pas dire que c’est facile ou même supportable. Au contraire en réalité. La Naori n’a jamais eu un mauvais fond, et si ses comportements n’ont pas toujours plus, elle ne compte pas beaucoup d’ennemis sur son sillage. Elle a ce côté un peu fort et brutal et pourtant, en parallèle, on lui laissera également un aspect assez pacifiste et agréable. Elle n’est pas méchante, c’est tout ce qui compte. Juste un peu maladroite, dans le fond. Et on ne peut pas reprocher à quelqu’un d’être comme il est. Si c’est dans sa nature, à quel moment alors peut-on supposer que les choses pourraient être volontaire ?

Quel pourrait bien être son principal défaut ? Il suffit de lui parler, au moins un peu, pour comprendre de quoi il s’agit et pour réaliser qu’elle ne s’y prend pas toujours de la bonne manière. Meeka est curieuse, sans doute trop, sans doute de manière insupportable et intolérable. Elle se contrôle parfois, elle évite de poser des questions qui pourraient déplaire lorsque cela s’avère nécessaire mais elle sait très bien qu’elle est en mesure de se tromper à tout moment. Elle aime savoir les choses, elle aime poser des questions, parfois même sur des sujets qui ne la concernent pas. C’est souvent accidentel, la stupide question qui lui échappe alors qu’elle est en train de se dire qu’il faut qu’elle garde ça pour elle. Mais c’est une affaire compliquée avec laquelle elle a grandi. Est-il vraiment possible de revenir en arrière malgré tout ? Elle en doute. Elle se souvient, à chaque fois, du regard exaspéré que son père pouvait parfois poser sur elle, quand il était fatigué par sa tonne de questions. Ce n’était jamais volontaire, pourtant, mais c’était juste comme ça. Plus fort qu’elle. Comme un besoin. Si ça a fini par se calmer au fil du temps, c’est toujours un peu là et il lui faut réfréner son envie de poser les mauvaises questions. Elle a eu l’occasion de le voir avec Eirik notamment. Et à ce moment là, elle avait été contente de garder ses questions pour elle. Elle avait senti qu’il n’était pas disposé à y répondre. Et elle avait été suffisamment intelligente pour se calmer et ne pas poser les questions désagréable. Bien plus intelligent, évidemment. Mais les choses ne sont pas toujours aussi simples qu’on ne pourrait le vouloir. Et là pour le coup, elle se souvient de plusieurs tentatives de vie. Mais il n’est jamais bon de trop y penser et ça aussi, elle ne le sait que trop bien.

Un soupir s’échappe de ses lèvres alors que sa curiosité l’a entraîné dans une zone un peu différente. L’ancien campement des derniers débarqués. Lorsqu’elle a appris qu’ils déménageaient et qu’ils se rapprochaient de l’autre campement, elle s’est longtemps demandée s’ils n’allaient pas laisser quelques petites choses dans un coin. Mais elle n’avait pas le temps, pas tout de suite, pour aller jeter un coup d’oeil. Alors elle a attendu, un peu et certains événements se sont produits sans qu’elle n’y prête attention. Le cyclone a tout foutu en l’air. Si le village a tenu le coup, certaines îles n’y sont pas parvenus. Elle a eu une pensée pour ces Kovariis, bouleversés et obligés de changer de monde. Une pensée pour Ciro. Surtout quand son regard a fini par se poser sur lui, dans le village Naori. Cela ne doit pas être facile pour eux mais la plupart du temps, elle essaie de ne pas trop y réfléchir. Comme si c’était ainsi que ça marchait. Il n’est pas facile de voir son petit monde être bousculé de la sorte, elle n’en doute pas une seule seconde. Et ils sont là pour leurs faire une place, sans les juger quant au mode de vie qu’ils ont utilisé jusqu’à présent. Bien que  ne soit pas toujours évident. Il y a notamment le fait que la place de l’homme n’a pas la même dans les deux tribus. C’est un mode de vie à mettre en place sans que les choses ne soit évidentes. Un pas après l’autre, une chose à la fois.

Et pour l’heure, elle ne veut pas vraiment penser à ça. Elle arrive sur le campement, fouine un peu, regarde, observe. Ne comprend pas tout ce qu’elle voit. Ce monde est particulier, et il aurait fallu que l’un d’eux soit là pour qu’elle soit en mesure de comprendre. En plus de ça, elle est venue là trop tard, à une heure trop avancée. Sans qu’elle ne s’en aperçoive, le soleil est déjà couché et il lui faut allumer un feu. Elle va devoir passer la nuit ici et alors qu’elle pourrait peut-être paraître un peu effrayée, il se trouve qu’elle est davantage excitée par la situation. Dormir sur le campement des débarqués. Autant dire qu’il s’agit là d’un truc qui ne risque pas d’arriver.

Le bruit qu’elle entend juste à côté d’elle ne la rassure qu’à moitié. Mais ici, au sein de ce campement, elle imagine facilement qu’elle pourrait se mettre à l’abri, qu’elle pourrait se planquer d’une certaine manière. Mais elle sait aussi se battre et elle attrape plutôt une arme, tout en se mettant suffisamment à l’abri pour qu’on ne la repère pas. Le feu attire, forcément. Mais il peut attirer n’importe quoi. Elle s’en cache et attend que l’inconnu vienne. Si ça se trouve, ce n’est qu’un animal. Mais ce n’est pas le cas, et à mesure qu’il se rapproche des flammes, elle reconnait son visage. « Ai laik Kayden kom Skaikru...sis...sis au, beja. ». Timide, un peu maladroit mais il a fait des progrès depuis la première fois. Elle finit par sortir de son abri, parce qu’elle ne craint rien avec lui. Elle lui fait confiance et elle sourit. « Meeka ? C'est toi ? ». Il est bien tombé, c’est vrai que ça aurait pu être n’importe qui. Il est beau de voir qu’ils se croisent avec une telle aisance. Ils auraient voulu faire exprès qu’ils n’y serait même pas parvenus. ” C’est moi oui. J’étais curieuse de voir votre campement de l’intérieur. Que fais-tu ici toi ? Vous avez oublié quelque chose en partant ?”. Elle se met à regarder autour d’elle, curieuse de savoir de quoi il pourrait bien s’agir.

notes » w/ Kayden, sur l'ancien campement odysséen, le 28 décembre 2117.

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Sujet: Re: Still of the night △ Meeka
Mar 6 Fév - 22:21

Il fait trop facilement confiance, Kay. Il est un peu comme un gamin, un peu naïf, un peu crédule. Il prend les gens au mot, il croit que tout le monde est plutôt bon. Même quand il a peur, même quand il se méfie. Il se méfie jamais assez. Il pense jamais assez au négatif. Il l'envisage pas, ou alors trop tard. C'est facile d'abuser de sa confiance. Il le sait. Il l'a subi. Trop facilement trahi, trompé. Trop facilement blessé, aussi. Mais il retient pas la leçon, faut croire, non. Non, il se lance toujours dans des trucs sans réfléchir, sur un coup de tête, sans plan prédéfini. Parce qu'il aime bien la spontanéité, Kay, il aime se laisser dicter par l'instinct, par la rêverie aussi, surtout, au fond. Se laisser guider par un paysage en constant mouvement, par un soleil hypnotisant, par un bruit ou un animal qui a attiré son attention. Il se perd trop facilement dans ses pensées, dans son monde. Il oublie parfois que la réalité, c'est pas aussi joli qu'il veut l'espérer.

Il est un peu con, Kay. Il croit toujours que ça va bien aller, même dans la pire des situations. Même quand il a des passages à vide, il finit toujours par rebondir, tôt ou tard. Il est trop optimiste. Il voit tout à travers un prisme rose, comme si ça allait lui faciliter la vie. Et oui, parfois, ça l'aide, parce que ça l'empêche de broyer du noir, ça l'empêche de tomber dans les tréfonds des pensées les plus sombres. Il est mélancolique, Kay, mais jamais vraiment triste. Mais du coup, parfois, oui, ça se retourne contre lui. Parce que le monde est pas aussi beau qu'il veut le croire. Pas aussi sans danger.

Qu'il n'ait jamais frôlé la mort, avec sa tendance à s'aventurer sans presque aucune expérience pratique à l'extérieur, relève pratiquement du miracle. Oh, il a appris à survivre avec ce qu'il cueillait, et il a retenu toutes les leçons pratiques sur la Terre elle-même, mais il est toujours un cas désespéré dès qu'il s'agit de construire quelque chose. C'est jamais assez droit, jamais assez stable. Peut-être parce que Kay a jamais été assez droit et stable lui-même. Ça lui plaît, en tout cas, comme explication.

Mais voilà, niveau capacités de survie, il obtient pas vraiment des bons résultats, Kay. Il sait comment éviter de se faire empoisonner et toutes les petites choses qui font sens comme ne pas se réfugier sous un arbre quand il y a de l'orage, éviter les zones trop humides pour ne pas perdre de la chaleur corporelle. Mais il met bien de très longues et agonisantes minutes avant de réussir à faire un feu, et encore, il s'agit plus de fumée faiblarde qu'autre chose quand il parvient enfin à un résultat. Il s'est amélioré, en deux ans sur Terre, au contact des terriens, en cherchant sa voie dans sa reconversion de métier en tombant ici, mais il n'est toujours pas très doué. Il a trop dénigré le manuel sur l'Odyssée pour y être très habile aujourd'hui. L'homme de lettres et de philosophie perdu dans la nature, qui préfère penser poésie que survie. C'est sûr, il n'a rien d'un Mowgli.

Il sait pas si c'est de la chance ou le hasard, ou si une bonne étoile veille sur lui – son côté un peu romantique a une préférence pour cette dernière option – mais malgré ses maladresses, il arrive toujours à s'en sortir. À tomber sur une situation moins désespérée qu'elle ne pourrait l'être, à tomber sur des visages si pas familiers, au moins plutôt avenants. Peut-être que c'est parce qu'il a l'air si peu dangereux, peut-être parce qu'on dirait parfois qu'il est comme un enfant perdu. Il a déjà entendu dire qu'il avait un côté attendrissant, et ça devrait être vexant pour un homme de trente-deux ans, mais Kay préfère ça à entendre qu'il a l'air hostile et macho. Chacun a sa vision des choses. Kay, il préfère aborder le monde de façon sereine et non-agressive. Ça lui a plutôt bien réussi jusqu'à présent.

C'est un sourire qui orne ses lèvres en voyant le visage familier sortir des ombres. C'est un coup de chance, de tomber sur Meeka, alors qu'il savait à peine où il allait, alors que ses pas s'étaient perdus dans la nature. Mais il est content, de ce coup de chance, Kay. Avec le déménagement, il a plus trop pu voir les Naoris, et il s'est fait quelques amis là-bas, dont Meeka. Elle peut un peu intimider, au début, comme tous les terriens, mais Kay aime bien son côté plutôt franc et doux malgré tout, son côté curieux. C'était un de ses premiers contacts chez les Naoris, et elle lui a beaucoup appris – leur vision des choses, leur culture, leur langue, surtout. Il se rend compte qu'elle lui a manqué, un peu. C'est pas pareil sur le nouveau campement. Ils n'ont pas l'air aussi chaleureux, ces terriens-là.

« Ça fait longtemps. » Il s'approche de la Naori et du feu par la même occasion. Un frisson parcoure sa peau, mais ça fait du bien de retrouver un peu de chaleur. Il ne s'était pas rendu compte qu'il commençait à sérieusement attraper froid. « Non, non, enfin, je pense pas. J'avais juste envie de m'éloigner du campement et j'ai...divagué ? » Il est un peu gêné, Kay, quand il avoue ça, mais bon, c'est pas comme si son sens de l'orientation déplorable était réellement un secret. « J'suis un peu parti sur un coup de tête. J'avais pas spécialement prévu de m'aventurer aussi loin, mais la nuit commençait à tomber, j'me suis dit que je courais quand même moins de risques à essayer de trouver votre village ou notre ancien campement. » Il hausse les épaules, sourire gêné et regard tourné vers le sol, avant de remonter les yeux vers le visage de Meeka. L'ex-professeur note quelques subtiles différences, mais trop peu pour qu'il puisse vraiment tirer des conclusions de cette simple observation. « Comment tu vas, toi ? » C'est toujours plus facile de demander, pour s'assurer. Puis, repensant aux propos de la Naori, d'un air taquin, il ajoute : « Tu veux une visite guidée ? »

C'est peut-être leur ancien campement et il était peut-être fermé aux autres tribus, mais après tout, les Odysséens avaient déménagé, tout ça ne leur appartenait plus tout à fait. Kay pouvait bien jouer les guides touristiques sans que ça gêne personne.

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Sujet: Re: Still of the night △ Meeka
Dim 8 Avr - 17:56


28 décembre 2117


Sans doute n’est-ce pas forcément une bonne idée. Venir sur l’ancien campement pourrait peut-être être vu comme une intrusion, même s’ils ne sont plus là. Elle ne saurait pas le dire et en réalité, elle n’est pas certaine d’avoir envie de se prendre la tête. Les choses sont un peu compliquées. De toute manière, il est maintenant trop tard pour réfléchir aux convenances. Et sa curiosité ne permettrait pas de trouver un sens à tout ça. En réalité, elle n’a pas vraiment envie de trouver un sens, elle veut juste fouiller, fouiner, découvrir et en savoir plus. La jeune blonde n’a jamais cherché à comprendre ce monde, parce qu’il venait comme il était et qu’elle s’adaptait à tout. Oh bien sûr qu’elle a fouiné de temps à autre pour en savoir un peu plus mais sans plus, c’était son monde, finalement. Pour autant, elle ne nie pas que l’arrivé du peuple du ciel a considérablement tout changé. Elle voulait totu savoir, elle voulait tout connaître. Et en même temps, il est difficile de les forcer à répondre et de se lancer dans un interrogatoire avec eux. Surtout avec la relation bancale qu’il y avait. M’enfin bref. Tout ça pour dire qu’elle n’est pas certaine d’avoir raison d’être là mais qu’elle y est et que maintenant, elle ne va quand même pas revenir en arrière, si ?

Kayden, c’est une personne qu’elle apprécie mais qu’elle ne connaît pas encore suffisamment. Le temps le permettra mais ils ne sont pas toujours ensemble, ils ne peuvent pas toujours être réunis, ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Et les relations humaines ne sont pas toujours évidentes. Plus on s’impose auprès des gens, plus les choses peuvent être difficiles à comprendre. En plus de ça, la blonde n’aime pas brusquer les relations et aime laisser faire le temps. Sans doute n’est-ce pas comme ça que ça fonctionne. Bref. Elle s’y perd un peu trop. Là, elle est juste contente d’être tombée sur lui. Il ne devrait pas trop lui en vouloir, si ? « Ça fait longtemps. ». Oui, à n’en pas douter. Les choses n’ont pas forcément été évidentes et de toute manière, il n’est pas toujours facile de trouver les choses à faire ou la manière de les faire. On ne peut pas toujours décider de ce qu’il est bon ou pas bon de faire. Et de toute manière, elle ne risque pas d’agir différemment, vu que ça ne servirait pas à grand chose, finalement. Et eux, ils se sont éloignés alors forcément, le contact est bien plus compliqué. En plus du fait qu’elle ne soit que trop rarement dans son propre village, déjà. ” Oui, c’est vrai. Vous vous êtes éloignés et je ne suis pas souvent dans le coin.”. Et on ne peut pas le lui reprocher, si ? Peut-être qu’on le peut, mais elle ne risque pas de se formaliser pour aussi peu de choses. A quoi est-ce que ça pourrait bien servir, hein ? De toute manière, le plus important, c’est de se dire qu’ils ont eu l’occasion de se voir, et il ne faut pas se concentrer sur le nombre de fois où ils ont pu se rater. En tout cas, elle ne cache pas qu’elle est contente de le revoir et qu’elle ne pensait pas le croiser en venant faire un tour par ici. Observant autour d’elle, elle est toujours un peu gênée de se trouver ici. D’avoir été prise en flagrant délit de fouinage, finalement.

L’idée qu’ils aient pu oublier quelque chose en partant est un peu stupide, c’est vrai. Dans le fond, ils ont largement le temps de venir dans le coin ou de ne pas venir. C’est encore à eux, ou en tout cas, ça leurs appartient et la plupart des choses qui traînent par ici, ils ne sauraient même pas comment s’en servir. Mais c’est une affaire encore un peu compliquée et il est souvent plus facile de ne pas y songer. Lorsqu’elle regarde autour d’elle, Meeka a davantage envie de mettre son nez à droite et à gauche, ou même de pénétrer dans ce grand truc de métal par lequel ils sont venus ici. Mais… Avec Kayden avec elle, elle n’est pas certaine d’être capable de s’y rendre, juste comme ça. Elle ne prétend pas qu’il n’est pas digne de confiance et qu’elle ne se voit pas faire les choses comme elle le voudrait. Mais c’est une histoire un peu plus compliquée que ça. Et elle ne préfère pas y réfléchir. Pas du tout. « Non, non, enfin, je pense pas. J'avais juste envie de m'éloigner du campement et j'ai...divagué ? ». Un fin sourire se glisse sur le visage de la Naori. Il faut dire que c’est le genre de chose dont elle est capable elle aussi. Se balader en forêt sans vraiment regarder où elle se dirige. Et pour lui, dans le fond, ses pas l’ont juste ramené d’où il vient, n’est-ce pas ? Leurs habitudes se sont développées autour d’un campement précis. En changer ne facilite pas les choses, c’est même assez évident, pour elle. ” Je dirais que ça peut arriver. Et c’est une route que tu as souvent pris, après tout.”. Et ça n’a pas grand chose de surprenant. Les vieilles habitudes sont difficiles à laisser de côté, de toute manière. Et ça ne risque pas de changer dans la nuit, si on peut le dire ainsi. Il finira par ne plus revenir par ici. Du moins, elle l’imagine. Mais encore une fois, il est bien libre de faire ce qu’il veut.

« J'suis un peu parti sur un coup de tête. J'avais pas spécialement prévu de m'aventurer aussi loin, mais la nuit commençait à tomber, j'me suis dit que je courais quand même moins de risques à essayer de trouver votre village ou notre ancien campement. ». C’est sûr. Encore que, pour trouver le village de la forêt, il faut se réveiller très tôt, et on n’est même pas certain d’y parvenir. Cachés, ils ne laissent personne s’aventurer chez eux sans sécurité et aveuglément. Mais elle comprend où il veut en venir. L’heure est tardive, elle s’en rend compte à moitié, mais elle le réalise assez bien, oui. Sans doute aurait-elle dû venir un peu plus tôt.

« Comment tu vas, toi ? ». Un nouveau sourire se glisse sur ses lèvres,  à cette question. Elle va bien et la jeune femme s’en félicite. Par moment, il est vrai qu’elle ne parvient pas à se sentir bien. Parfois, c’est même une autre histoire. Pour autant, elle n’a pas envie d’évoquer le fait que parfois, elle ne va pas bien. Quel est donc l’intérêt ? Pourquoi faire ? Elle va bien, en cet instant, et de ce fait, elle n’a pas vraiment besoin de chercher plus loin. Pourquoi épiloguer sur une situation convenable ? Pour le moment, elle n’a aucune raison de chercher plus loin. ” Je vais plutôt bien oui. J’ai décidé d’arrêter un peu d’aller d’un village à l’autre, le temps de quelques jours.”. Il faut dire qu’elle n’aime pas rester oisive. Pour autant, il est bon de ne pas toujours tourner en rond, il est bon de ne pas toujours s’attarder.

« Tu veux une visite guidée ? ». Il faut bien l’avouer, les yeux de la blonde s’illumine à cette idée et il ne peut pas vraiment passer à côté de ça. Elle n’aurait jamais pu imaginer un truc comme ça et elle ne peut qu’en être contente. Comment est-ce que cela pourrait être différent ? Elle est venue par ici pour explorer, et elle n’aurait jamais pu imaginer qu’on lui ferait visiter, qu’elle pourrait grapiller quelques informations. ” Je ne voudrais pas te déranger Kayden.. Mais ce serait avec plaisir.”. Elle ne peut pas le cacher et elle n’en a pas vraiment envie. C’est une occasion en or alors pourquoi user de courbette ridicule ?

Spoiler:
 
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Sujet: Re: Still of the night △ Meeka
Mer 16 Mai - 12:06

Le déménagement, il a pas apporté que des bonnes choses.

Oh c'est sûr, c'est majoritairement positif. Ils ne sont plus emprisonnés dans la carcasse de métal de leur vaisseau échoué et ça, c'est déjà un grand pas en avant. Même si, dû à manque de motivation et, pour être franc, peu d'habilité dans tout ce qui relève de la construction, Kay est un peu condamné à partager un dortoir avec tous les autres Odysséens. En général, ça ne le dérange pas tant que ça. Sûr, ce n'est pas ce qu'il y a de plus optimal niveau intimité, mais l'Odyssée n'a jamais été un endroit particulièrement propice à cela non plus. Entre les caméras de surveillance et les appartements partagés, il fallait trouver d'autres moyens de s'évader. Kay, il a choisi la littérature, la philosophie, l'art. C'est aussi grâce à ça qu'il s'évade aujourd'hui, qu'il ne vire pas fou à cause de la proximité. Et puis, il doit l'avouer, Kay, il est pas non plus fait pour vivre en solitaire. Parce que l'homme est un animal social, et que Kay sait parfaitement que l'isolement ne lui conviendrait pas. Il a trop besoin du contact humain. Parfois, il n'aime pas devoir tout partager, vivre les uns sur les autres avec les autres rescapés du crash, mais vivre tout seul, devoir se débrouiller totalement de lui-même ? Non. Il n'en est capable ni physiquement, ni mentalement, et il le sait parfaitement. Ses petites escapades sont juste ça : des escapades. Il revient toujours vers les siens, au bout d'un moment. Enfin, jusqu'à présent. Malgré son sens de l'orientation catastrophique, il retrouve toujours le chemin de la maison. C'est un petit miracle, en soi.

Mais oui, Kay a besoin de s'éloigner beaucoup plus souvent qu'avant, depuis qu'ils sont dans ce nouveau campement. C'est bête, mais c'est probablement juste les dortoirs qui lui font cet effet-là. La solution serait de se reconstruire une maison mais la tâche lui paraît déjà insurmontable rien qu'en pensée, alors en pratique, Kay ne veut même pas l'imaginer. Il risque plus de perdre un doigt que de construire un mur potable.

Kay fait un peu la moue – juste un peu – quand Meeka dit qu'ils se sont éloignés. « C'était pas vraiment ma décision. Enfin, j'ai pas vraiment eu voix au chapitre. Le déménagement est plutôt bénéfique pour nous, mais je sais pas...les environs me manquent un peu. »

La forêt est pas pareille, autour de leur nouveau campement. Elle est beaucoup plus clairsemée. Et vers l'ouest, il y a plus de conifères que de feuillus. Mais c'est surtout la proximité avec les Naoris qui lui manque. Peut-être qu'il les idéalise, Kay, mais il les a toujours trouvé plutôt gentils. Bien plus accueillants que leurs nouveaux voisins, en tout cas. Il ne sait clairement pas comment vont évoluer les relations avec eux. En bien, il l'espère. Leary semble confiant, mais Kay ne les connaît pas, n'en a encore croisé aucun. À vrai dire, il a un peu peur de le faire. Quand on entend parler de peuples qui font la guerre aux cents, on se méfie.

Il se rapproche un peu du feu, Kay, parce que mine de rien, il a froid. C'est le résultat logique quand on erre dans les bois pendant des heures sans avoir pensé à porter des vêtements plus chauds ou de la nourriture. Il n'avait vraiment pas prévu d'aller aussi loin, pour sa défense. Il est juste un cas terriblement désespéré quand il s'agit d'orientation. Kay ne sait franchement pas comment les gens reconnaissent une casserole dans le ciel pour se repérer. Il a passé sa vie entouré d'étoiles et il n'est pas capable de reconnaître la Grande Ourse. Il fait probablement honte au surnom que les terriens leur ont donné – peuple du ciel, hommes des étoiles – mais Kay a toujours eu davantage son attention attirée par la Terre que par le vide qui l'entourait.

Au moins, Meeka a l'air de comprendre et de pas trop le juger quand Kay lui avoue qu'il s'est un peu perdu. Peut-être qu'elle se fiche de sa tête intérieurement, mais c'est juste un sourire qui glisse sur ses lèvres en attendant. C'est bien. Kay aime bien voir sourire les gens. L'ex-professeur lui sourit en retour quand la Naori dit que c'est probablement normal, vu que c'est une route qu'il a souvent pris. Peut-être qu'il y a bien un sens de l'orientation inconscient quelque part, perdu entre toutes ses pensées. Peut-être que c'est grâce à ça qu'il a réussi à survivre tout ce temps, malgré tout.

Il est content d'entendre que Meeka va bien et qu'elle a décidé d'enfin s'arrêter un peu, même si ce n'est que pour quelques jours. « Tu as trop la bougeotte ? » Il ne sait pas si cette expression est familière pour les terriens, mais il tente le coup. Et puis d'un côté, il peut comprendre, Kay. Quand on ne la craint pas, cette terre est magnifique. Qui ne voudrait pas s'y perdre ?

L'ex-professeur propose sur un coup de tête à Meeka une visite guidée et il peut littéralement voir les yeux de la Naori s'illuminer. Il se dit qu'il a pris la bonne décision de lui proposer ça. Elle est jolie, Meeka, comme ça.

« Bien sûr que tu me déranges pas. Et puis, c'est toujours mieux de savoir quoi correspond à quoi, non ? » répond-t-il avec un sourire. De vieille carcasse abandonnée, l'Odyssée devient un nouvel endroit à explorer, à faire visiter, un lieu inconnu, et ça ravive son imagination, ses rêveries.

Cependant, la réalité se rappelle très crûment à lui avec un gargouillement de ventre. Hm. Avec une expression gênée et une main passée sur la nuque, il ajoute : « Hm, tu n'aurais pas un truc à manger par contre, juste avant ? J'ai pas pris de provisions ce matin et j'ai euh, un peu faim ? »

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Sujet: Re: Still of the night △ Meeka
Jeu 28 Juin - 20:33


Still of the night

28 décembre 2117 ;; Il lui parle et pourtant, elle ne parvient pas à se résoudre à le regarder, lui. Cet environnement lui retourne l’estomac, l’interpelle et la dévore de l’intérieur. Que pourrait-elle dire ? Elle n’a jamais imaginé une seule seconde que ce monde pourrait lui offrir un tel mystère, un tel secret offert à sa vision. Lorsqu’ils ont atterri, du moins, la première partie, la blonde s’est permise de rêver et d’imaginer tout un tas de choses. Il aura fallu qu’un deuxième groupe arrive pour qu’elle s’en approche, au moins un peu. Et les choses ont doucement évolué, dans le bon sens, visiblement. Mais Meeka ne part pas du principe où elle pourrait tout effleurer et apprendre. Tout voir, comme elle le fait ou va le faire, ce n’est pas si évident que ça, sans un guide pour expliquer à quoi servait quoi. Parce qu’elle s’imagine que si c’est resté derrière eux, c’est pour une raison particulière. Mais oui, la jeune Naori est curieuse de ce monde dont elle ne sait rien. Ils ont vécu là haut un grand nombre d’années et ils ont tenu tout ce temps, ils devaient utiliser des choses incroyables. Des choses dont elle aimerait apprendre tellement.

« C'était pas vraiment ma décision. Enfin, j'ai pas vraiment eu voix au chapitre. Le déménagement est plutôt bénéfique pour nous, mais je sais pas...les environs me manquent un peu. ». Il est vrai qu’elle a été surprise d’apprendre qu’ils avaient déménagé. Elle ne s’y attendait pas. Mais elle ne cache pas qu’elle a compris. Parfois, il est nécessaire de prendre certaines distances pour avancer et vivre dans le passé ne devait pas vraiment les aider à évoluer. Elle ne sait pas comment c’est, là où ils se sont désormais établis. Mais elle imagine que c’est un bon départ pour avancer et que les choses seront plus faciles comme ça. Mais qui est-elle pour établir tout ça, hein ? Elle a toujours tellement de question lorsque ça les concerne, eux, qu’elle ne voit pas comment les formuler sans apparaître comme étant trop curieuse. Et avec Kayden, elle ne veut pas seulement poser des tas de questions et découvrir. Elle veut être là pour lui parce qu’il se trouve qu’elle l’apprécie plutôt bien. C’est une belle personne, comme elle aime parfois définir les gens. Il est quelqu’un de bien. Il est pourtant difficile de retrouver des habitudes et un terrain connu dans un nouvel environnement. Elle l’imagine. ” C’est un chef qui prend les décisions, c’est bien ça ? Il n’y a pas eu de vote pour une telle décision ?”. Il est dommage, à ses yeux, de ne pas impliquer tout le monde. Elle se demande comment ce serait, sur son campement, si les choses venaient à bouger et qu’il fallait changer de lieu de vie. Sans doute ne le pourraient-ils pas, avec l’arbre de vie. Ils ne le supporteraient même pas vraiment. Ce serait un tel chamboulement, qu’il n’est même pas bon d’y réfléchir, finalement. Et elle, elle est trop bien dans son petit univers pour réfléchir plus loin, de toute façon. ” J’imagine, on aime garder nos petites habitudes. Mais tu en trouveras de nouvelles là-bas !”. Elle ne sait pas comment le rassurer. Si elle-même est continuellement en train de bouger, son point de départ vient toujours du même endroit et c’est chez elle, son domicile, pour toujours. Elle ne s’imagine pas déménager. Elle ne s’imagine pas vivre ailleurs, disons. Alors son malaise, ou du moins, sa désorientation, elle peut comprendre.

Puis le sujet glisse sur elle et son envie de se déplacer, ou du moins, d’arrêter de trop bouger. Il est vrai que c’est ce qui a guidé ses pas pendant un long moment. Si aujourd’hui, l’idée est de moins bougé, c’est avant tout pour conserver un certain équilibre et établir à nouveau ses bases. Elle a quelques commandes à faire, quelques armes à forger et quelques bricoles à sculpter, aussi. Elle veut prendre le temps de le faire, et voir si on viendra à elle pour quelques commandes. C’est nécessaire aussi pour tester l’équilibre de la notoriété. Elle espère juste qu’elle ne sera pas déçue. C’est une éventualité difficile à entendre mais parfois, on doit faire avec. « Tu as trop la bougeotte ? ». Un fin sourire se glisse sur ses traits alors qu’elle hausse les épaules. Nombreuses sont les personnes qui le diraient, sans doute. Elle sait elle-même qu’elle bouge beaucoup trop et qu’il serait judicieux pour elle d’arrêter, parfois. Elle ne parvient juste pas à s’y résoudre. Alors elle va essayer, elle va serrer les dents et se pousser suffisamment pour le faire, sans avoir à se culpabiliser outre mesure. Elle va bien voir oui, encore une fois. Mais c’est difficile à prendre en compte. ” Chez moi, tout le monde dira que j’ai la bougeotte, ils ne me voient pas beaucoup.”. Et c’est justement ça le problème. Elle veut reconstruire ses relations avec ses proches et pour ça, il lui faut revenir chez elle. ” Je pense qu’il faut que je souffle un peu”. Est-ce qu’elle en a seulement envie ?

Ici, tout l’intrigue, attire son attention. Elle veut s’attarder sur chaque détail, sur chaque petite chose qui pourrait être intéressant, surtout si Kayden est là. Peut-être pourrait-elle lui poser des questions. Alors quand il lui propose de la faire visiter, des étoiles s’allument dans ses yeux. Est-ce qu’elle aurait seulement pu imaginer plus ? Pour autant, elle n’a pas envie d’abuser ou de lui laisser entendre qu’il est obligé de lui rendre ce service. Elle n’a jamais demandé une telle faveur et elle se sent un peu mal à l’aise. Elle ne veut pas qu’il se force s’il n’en a pas envie. « Bien sûr que tu me déranges pas. Et puis, c'est toujours mieux de savoir quoi correspond à quoi, non ? ». C’est évident. Elle s’imaginait déjà explorer tout ça et ne pas comprendre un seul instant ce qu’elle pourrait bien regarder. Elle aurait imaginé mille et une histoires pour peut-être pas grand chose. Et elle n’aurait pas pu vivre pleinement l’expérience. Ca aurait été si dommage… Mais bon, l’offre apparaît sous son nez et tout devient bien plus limpide et attrayant. Elle a déjà hâte de pénétrer dans la maison brillante pour en savoir plus sur cet univers qui s’ouvre désormais à elle. ” En venant ici, je n’en espérais vraiment pas autant. Tu me fais plaisir, Kayden”. Elle ne veut pas non plus se faire trop enjouée, de peur de l’effrayer. Il ne faudrait pas qu’il s’imagine qu’elle va le tuer à coup de nouvelle question. Ce n’est pas son intention. ” Je te laisse faire le guide alors, j’ai tellement envie de tout savoir, je risque de t’étouffer.”. Et encore, même s’il sert de guide, pas sûr qu’elle ne l’étouffe pas de questions. Mais ce sera contre sa volonté. N’est-ce pas déjà ça d’avoué ?

« Hm, tu n'aurais pas un truc à manger par contre, juste avant ? J'ai pas pris de provisions ce matin et j'ai euh, un peu faim ? ». Face à la révélation de son ami, Meeka ne peut s’empêcher de rire, légèrement. La moquerie est légère et ne se veut pas méchante. Il faut dire qu’il est touchant à être aussi gêné. Elle se met à fouiller dans sa besace, malheureusement, elle ne contient que quelques fruits. Rien qui soit suffisamment consistant pour l’estomac, mais c’est déjà ça. Elle décide de lui tendre deux pommes. Elle n’a guère plus que ça et une banane, dans son sac. ” Je n’ai que des fruits sur moi, et de l’eau. Prends ce que tu veux. Et si vraiment tu as faim, je pourrais toujours chasser.”. Après tout, elle peut bien faire ça vu ce qu’il propose de lui offrir. Et puis bon, d'ici quelques heures, un feu ne pourra que leurs faire du bien.
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Sujet: Re: Still of the night △ Meeka
Sam 28 Juil - 23:27

Il frisonne un peu dans l'air nocturne, Kay. Y'a la voûte céleste qui s'étire à l'infini au-dessus d'eux, mais cachée en partie par le monstre de métal. Leur maison, durant presque toute leur vie. Leur prison, pour certains aussi. L'opinion de Kay se situe un peu entre les deux. Oh non, il n'a jamais été maltraité, il n'a jamais subi ces privations que certains ont eu la malchance de connaître. Mais l'environnement de l'Odyssée était tellement stérile, tellement strict. C'était nécessaire à leur survie, Kay le sait parfaitement, mais parfois, il se sentait un peu étouffer là-haut. Pas à sa place, trop rêveur qu'il était. Pas assez utile.

Meeka lui demande comment ils ont pris la décision et c'est vrai que Kay aurait pu formuler ça autrement. Il a eu voix au chapitre, c'est vrai, mais dans son petit monde, dans sa petite vision égoïste, il se dit qu'il n'a pas vraiment eu d'importance dans le choix final. Que, voix ou non, ils auraient probablement quand même déménagé. Parce que ça coulait sous le sens. Parce que c'était le mieux à faire.

Kay n'a jamais été le plus doué pour faire ce qui était le mieux ou le plus logique.

« C'est ça. Un chef accompagné de six conseillers. Et il y a eu un vote, mais ça paraissait tellement évident qu'on allait changer de camp...parce que c'est vrai, il est mieux situé, il est plus solide, c'est juste que j'ai un peu de mal à m'y faire mais ça viendra. » Il affiche un mince sourire. « Comme tu dis, c'est juste une question de prendre de nouvelles habitudes. »

Ça fait plusieurs mois qu'ils sont installés, maintenant, mais avec tous les efforts pour réaménager cette ville en ruines en un village habitable juste pour voir une partie de ces efforts ensevelis sous la boue, parfois effondrés...oui, Kay a un peu déprimé. C'est normal, c'est humain, mais voilà, ça explique en partie pourquoi il songe avec un peu de nostalgie à leur ancien campement. Il y a eu le tremblement de terre, là-bas, mais il n'a pas eu la même résonance pour Kay. Ça semblait moins catastrophique. Ça a duré moins longtemps. C'était peut-être un peu moins traumatisant, d'une certaine façon. Comme s'il y avait une échelle pour qualifier ça. Peut-être que ça existe, au fond, il a quelques bases de psychologie, mais ça s'arrête là. Il fonctionne plus à l'instinct qu'aux choses calculées, Kay.

La réponse de Meeka l'amuse un peu.  Est-il si rare alors de voir la chevelure blonde de la Naori ? Ça doit être bien, d'un côté, de pouvoir autant bouger. L'ex-professeur le ferait probablement aussi s'il ne risquait pas de se perdre dès qu'il s'éloigne un peu trop d'un sentier bien tracé. Même sur un sentier bien tracé et qu'il a parcouru cent fois, il peut se perdre alors s'éloigner un peu trop du campement n'est pas une bonne idée. Il risquerait de tomber nez à nez sur un loup. Si pas pire. Il ne sait pas trop ce qui peuple les forêts par ici et ils ont des animaux tellement bizarres. Au moins une chose positive de cette Terre si particulière, c'est les plantes, champignons et autres animaux phosphorescents. Pratique quand il n'y a pas de lune pour vous éclairer. « Ils ne te manquent pas, quand tu voyages ? » qu'il demande, un peu curieux.

Il n'est pas très fort attaché aux gens, Kay. Ses parents sont morts lors du crash et il n'a pas trop envie de se risquer à retomber amoureux, la dernière leçon, amère, lui a suffit. Il s'entend bien avec tout le monde, mais de vraiment proche de lui, il n'y a bien que Leary. Un contre-poids, un miroir, l'autre face d'une même pièce, peu importe la métaphore. Kay sait que son meilleur ami lui manquerait, s'il partait trop longtemps du campement. Bien sûr, il comprendrait, mais ça ne diminuerait pas l'émotion pour autant. Il ferait taire son égoïsme qui voudrait le retenir, pour ne pas se retrouver seul. Peut-être que bouger tout le temps plaît à Meeka – sûrement d'ailleurs – mais n'a-t-elle pas une famille, des proches, des amis à qui elle manque ? Ou même, tout simplement, son village ne lui manque-t-il pas ? Kay sait qu'il ne pourrait probablement pas rester éloigné des autres Odysséens et du campement trop longtemps. Ça reste quand même son chez lui d'une certaine façon, les siens.

C'est peut-être pour ça qu'il est venu ici, au final. Parce que ce vaisseau, même s'il l'a parfois étouffé, était sa maison, pendant presque toute sa vie. Et qu'abandonner sa maison, c'est dur, même quand elle n'est plus que ruines. Même quand il y a mieux ailleurs.

Il voit le regard de Meeka s'aventurer un peu partout, plus que sur lui, mais ça ne le vexe pas. À vrai dire, Kay serait probablement pareil si un jour il se retrouvait dans un village terrien, à s'émerveiller des différences avec les allées qu'il échafaude dans son imagination, avec les dessins et plans qu'il a vu dans les archives. À essayer de deviner chaque bâtiment correspond à quoi, est fait en quoi, son histoire, son âme. Il imagine sans peine que c'est ce qui traverse l'esprit de Meeka à cet instant, du coup c'est naturellement qu'il se propose comme guide, et en voyant sa réaction, il se dit que oui, décidément, il a bien fait. Un léger rire lui échappe quand Meeka semble inquiète à l'idée de l'étouffer.

« De rien, c'est tout naturel. Et puis, tu me guiderais aussi non, si un jour je pouvais visiter le village naori ? » Il se doute que c'est pas pour tout de suite, Kay. Peut-être que ce sera pour jamais, les terriens semblent assez privés quant à leurs habitations et apparemment les Naoris vivent cachés, en plus. « Je pourrais peut-être pas répondre à tout, parce que certaines choses sont très techniques et m'échappent mais je vais faire du mieux que je peux. » ajoute-t-il, avec un air un peu contrit.

Et puis, il y a son estomac vide qui se rappelle à lui. Mine de rien, il a marché pratiquement toute la journée et avec ce temps, et pas grand-chose pour combler le creux, il a un peu faim. Il aurait probablement dû faire demi-tour bien plus tôt, mais il ne pensait pas s'être autant éloigné. Ou perdu. Et puis, continuer tout droit semblait presque plus prudent que s'égarer encore plus en tentant de rebrousser chemin. Meeka rit un peu, mais ça n'a pas l'air méchant. Et puis, faut dire, Kay rirait probablement un peu de lui-même. Il n'a pas été très futé sur le coup. Son estomac grommelle de reconnaissance – ou  de faim – quand la blonde lui tend deux pommes.

« Merci. » répond-t-il avec une pointe de gêne dans la voix, mais surtout beaucoup de reconnaissance, en prenant les fruits tendus. « Je pense que ça devrait aller pour le moment, mais c'est gentil de proposer. » Il ne dirait pas vraiment non à de la viande, mais franchement, il ne voudrait pas gêner, il a l'impression que c'est déjà pas mal qu'elle lui donne ce qu'elle a.

Il croque dans la pomme offerte, met l'autre dans sa poche pour avoir les mains libres. Le goût est plus sucré que ce qu'ils trouvent à l'état sauvage près du campement de l'Odyssée. C'est plutôt agréable.

Avec un sourire et après avoir avalé une bouchée – quand même – il désigne vaguement d'un geste la carcasse de l'Odyssée. « Alors, tu veux commencer par quel bout ? »

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Sujet: Re: Still of the night △ Meeka
Ven 24 Aoû - 11:08


Still of the night

28 décembre 2117 ;; Meeka ne prétend pas que ce monde n’est pas évident pour elle. Ou du moins, les années qui passent ne semblent pas vraiment lui faciliter l’existence. Les choses ne sont pas faciles et explosent assez régulièrement. Le temps s’écoule à un rythme qu’elle ne peut guère contrôler et pour cette raison, tout s’écroule tout doucement. Elle ne prétend pas être trop âgée, elle ne prétend pas que tout va s’effondrer mais elle ne cache cependant pas que rien ne devient facile au fil des jours. Son corps fatigue parce qu’elle a déjà bien trop tiré dessus et qu’elle ne sait pas comment elle est censée se comporter à ce sujet. Elle fait ce qu’elle peut, en tout cas, pour oublier l’âge de son corps qui avance. Elle n’a pas encore atteint le point retour d’un âge qui finira par la tuer mais elle sait malgré tout que les choses ne vont pas aussi bien qu’elle ne le voudrait. Son existence est compliquée sur bien des points. Elle ne sait juste pas comment elle doit s’y prendre pour que ça se passe bien. Vieillir est une chose compliquée lorsqu’on a une vie professionnelle mais ça l’est d’autant plus lorsqu’on rêve d’une vie de famille et qu’on voit le compte à rebours avancer. C’est cette pensée qui lui tiraille toujours un peu l’estomac et qui la blesse le plus. Il est difficile de se taire, et de fermer les yeux face à ce genre de chose. Mais elle fait de son mieux. Que ce soit facile ou non, mais qu’est-ce qu’elle pourrait en dire, hein ? Rien sans doute. Les choses sont juste comme elles sont. Et c’est une situation qu’elle ne peut pas brusquer. D’ailleurs pour tout dire, elle sait très bien que c’est une chose qu’on ne peut pas provoquer. Mais soit.

Cette histoire de déménagement la laisse perplexe. Elle ne sait pas quoi en dire mais dans le fond, est-ce qu’elle a vraiment le droit de donner son avis sur la question ? C’est perturbant, prise de tête et on en passe. Pour autant, elle cherche à comprendre, à avoir une explication sur le pourquoi du comment. Elle s’imagine que c’est assez normal mais dans l’idée, elle n’a pas vraiment le droit de juger ou de lui dire ce qui va et ne va pas. Les choses se font très naturellement, disons et c’est la seule chose qui ait de l’importance réelle. Donc un vote a bel et bien eu lieu, et de ce fait, il est bien plus difficile de se formaliser. Ce n’est pas qu’il n’a pas eu le choix c’est que dans le fond, son choix n’était pas celui de la majorité. Et au vu des arguments, sans doute aurait-elle voté pour le déplacement aussi. “ Lorsque nos habitudes sont bousculées, tout semble plus difficile. il va falloir du temps mais ça finira par aller”. Après, elle n’est pas dans sa tête et ne sait pas non plus comment il peut visualiser tout ça. Ce n’est pas à elle de lui dire si c’est bien ou non, considérant qu’elle se trouve sur l’ancien campement et qu’elle ne sait absolument pas à quoi le nouveau peut bien ressembler. Tout finira par changer, d’une certaine manière, mais qu’est-ce que ça y change, hein ? Sans doute rien. Les choses sont comme elles sont, point final. Dans un sens, du moins. ” S’il est plus solide, c’est bien. Surtout avec… Les problèmes de météo”. Deux tribus ont perdu leurs lieux de vie.Alors malgré quelques destructions et quelques problèmes évidemment, Meeka se permet de croire qu’ils ont eu de la chance. Qu’en est-il pour le peuple du ciel ? “ Le cyclone a beaucoup touché ta tribu ?”. C’est une affaire un peu compliquée, disons.

Est-ce que les gens lui manquent quand elle bouge ? Très souvent oui, mais qu’est-ce qui pourrait bien arriver, hein ? Disons que les choses ne se passent pas forcément aussi bien qu’elle pourrait le vouloir. Elle ne sait juste pas comment elle est censée s’y prendre. C’est vrai qu’elle pense souvent à eux. C’est vrai aussi qu’elle se dit qu’elle aurait aimé voir les gens un peu plus souvent. C’est un peu compliqué mais les choses sont comme elles sont et on ne peut pas vraiment aller contre ça. ” Bien sûr qu’ils me manquent souvent. Parfois, j’ai l’impression d’être une étrangère quand je rentre, quand mon voyage est long. Mais je sais sur qui je peux compter et ces personnes sont toujours là”. Elle pense notamment à Rowena, sur qui elle sait qu’elle peut compter à toute occasion. C’est une nécessité, disons et il lui est impossible d’aller contre ça.

Sans doute devrait-elle porter un peu plus d’attention à Kayden, puisqu’il est là. Mais il est difficile de garder son regard sur lui quand autour d’elle se dessine un monde dont elle ne sait rien. La curiosité de la blonde peut paraître déplacée et maladroite, très souvent, mais elle n’a jamais été en mesure de faire les choses autrement. Elle n’a pas envie de revenir en arrière, pas envie d’oublier ce qui l’entoure pour se concentrer sur cet homme qu’elle pourrait voir comme un ami. Si elle l’apprécie, elle sait que ce n’est pas la seule chose qui compte et dans un autre contexte, il aurait sans doute eu toute son attention. Mais ici, les choses restent différentes parce qu’autour d’elle, elle ne connaît rien. La Naori aime apprendre, sans doute une chose dont toute sa tribu a toujours besoin. Mais forcément, elle s’inquiète, le questionne, lui demande si ça fait quelque chose, s’il n’a pas l’impression d’étouffer. Et quand il rit, elle ne sait même pas s’il se moque d’elle d’une quelconque façon et ce n’est pas plus facile que le reste. C’est compliqué, disons.

Bien sûr qu’elle le guiderait, s’il lui était possible de venir dans son village. Disons que c’est une affaire un peu différente, une histoire un peu compliquée, aussi. Et il devient facilement compliqué de réagir. Elle ne saurait pas dire mais en cas où ce scénario serait envisageable, bien sûr qu’elle le ferait, sans même hésiter, d’ailleurs. On n’en est pas encore à faire visiter le village de la forêt mais c’est sans doute mieux comme ça, d’une certaine manière. ” Je te ferais visiter avec grand plaisir si un jour ça vient à être possible.”. Elle ne sait juste pas combien de temps il faudra, dans cette hypothèse. Si les tensions disparaissent et que les choses deviennent plus faciles, elle imagine que ça finira par être possible, un jour. Un pas après l’autre, si on peut le dire comme ça. Ce n’est pas évident mais c’est une affaire assez plaisante, dans le fond. Evidemment, tout ce qui se trouve autour d’eux, il ne peut pas en connaître l’utilité évidente. Meeka imagine avec facilité que ce n’est pas si simple que ça et que ça doit marcher comme dans sa tribu, chacun son truc, chacun sa part et son utilité. C’est normal, tout le monde ne peut pas tout savoir à chaque instant. Alors elle comprend ce qu’il dit, elle comprend qu’il puisse évoquer l’idée que ce ne soit pas évident. ” Je me doute que tu ne saches pas tout. Et ça va de soit, même. On ne peut pas tout savoir de tout”. Et c’est assez évident et logique, d’ailleurs.

Elle rit un peu, non pour se moquer ou du moins, pas méchamment. Il n’y a que les débarqués pour sortir du campement sans avoir emporté de quoi manger et c’est une affaire qu’elle ne comprend qu’à moitié. Pourquoi prendre le risque de mourir hein ? Pourquoi risquer de perdre la vie, juste comme ça, aussi stupidement et sans la moindre raison ? C’est une affaire qui lui échappe et à laquelle elle ne comprend pas grand chose. Mais bon, personne n’est parfait, si on peut le dire ainsi. Alors elle lui propose ce qu’elle possède. De toute manière, si ça devient nécessaire, elle possède aussi de quoi aller chasser et bien que ce ne soit pas son activité favorite, elle se débrouille assez bien à ce niveau-là. Savoir manier les armes qu’on fabrique, ça facilite la vie. Il attrape les fruits, évoque le fait que ça devrait suffir. S’il ne meurt pas de faim, ça devrait aller oui, en effet. ” Et si tu as encore faim, n’hésite pas à m’en faire part”. Il hausse les épaules, à quoi bon aller plus loin ?

Après avoir croqué dans sa pomme, il lui demande ce qu’elle veut voir en premier. Elle observe une nouvelle fois autour d’elle et s’agace à l’idée d’être bien trop indécise. Elle ne sait pas du tout quoi choisir et en fin de compte, c’est sans doute plus compliqué que ça encore. En fin de compte, elle s’en moque de ce dont il pourrait bien lui parler. Elle a beau regarder autour d’elle, ça reste une grosse prise de tête. C’est compliqué, mais il est absolument hors de question pour elle de laisser tout ça de côté. ” Fais selon tes envies et tes facilités, surtout. Choisis ce que tu veux, je veux tout savoir de toute façon “. Parce que c’est de ça qu’il est question, finalement. C’est cet aspect qui peut donner l’impression que certaines choses sont si compliquées, ici. Tout autour d’elle attire son attention et elle ne sait absolument pas par quoi commencer.
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Sujet: Re: Still of the night △ Meeka
Mer 12 Sep - 0:26

Quand il rêvait de la Terre, Kay, jamais il n'imaginait ses côtés plus terribles, cruels. Les rares fois où il imaginait la nature – lui qui a toujours préféré imaginer les grands monuments, les musées, temples de la culture détruits par la guerre nucléaire – il la voyait belle, luxuriante, accueillante. Il avait une vision un peu idéalisée, Kay, même en sachant que tout ne serait pas pareil que dans les livres, si un jour ils revenaient. Il s'en doutait, il n'était pas idiot non plus. Et il savait qu'il y avait des choses incontrôlables, que les forces de la nature pouvaient parfois se déchaîner, comme des punitions divines. Mais il n'imaginait pas devoir le subir lui-même un jour.

Le cyclone a été un choc. Pour tous, il imagine, car des vents pareils ne peuvent avoir touché qu'une petite partie de l'île. Même si, en vérité, Kay ignore quels dégâts chaque camp a subi, trop concentré qu'il était pendant un moment sur les dégâts que eux ont subi. Il se sent un peu coupable, du coup, d'être autant resté dans sa bulle, de ne pas avoir trop fait attention aux dégâts subis par les autres. Meeka va bien, et elle n'a pas l'air de quelqu'un marqué par le chagrin et le deuil, donc peut-être que le cyclone ne l'a pas touchée directement. Il l'espère pour elle, en tout cas.

« Beaucoup de boue, pas mal de trucs envolés et la majorité des semis qu'on avait planté ont été arrachés par les vents. » répond-t-il, avec un sourire un peu dépité. Tout ce travail pour rien. Il n'a jamais été très manuel, Kay, mais il était content d'avoir contribué à tout ça, content de se dire qu'il avait eu un rôle à jouer pour la survie de son groupe. Mais maintenant...tout était fichu et il faudrait tout reprendre à zéro, ou presque. « Mais il n'y a pas eu de pertes humaines et c'est le plus important. » ajoute-t-il, sachant parfaitement qu'ils doivent s'estimer chanceux, miraculés, peut-être. Heureusement qu'ils se sont barricadés, heureusement qu'ils ont vu les signes. « Et dans ton village ? » qu'il demande, inquiet.

Il ne les connaît pas tant que ça, les Naoris, c'est vrai, mais c'est encore le peuple terrien qu'il connaît le mieux. Il ne voudrait pas qu'il leur soit arrivé malheur. Ils les ont tellement aidés quand ils se sont crashé ici. Et puis, leurs habitations ne sont probablement pas en béton, si ? Kay en doute un peu, vu leur approche par rapport à la nature. Alors quelle serait la solidité de leur village ? Comment aurait-il résisté face aux vents ?

Ils s'éloignent un peu du sujet du cyclone, mais les propos de Meeka le rendent un peu triste, inexplicablement.

« C'est dommage que tu te sentes comme ça chez toi. » Même s'il partait loin et longtemps, l'Odyssée ou plutôt le campement odysséen, serait probablement toujours son chez lui. Il ne se fait pas d'illusion, Kay, il sait à qui et où il appartient. Même s'il aime s'éloigner, il revient toujours là d'où il vient. « Mais si tu peux compter sur certaines personnes, c'est le principal. » qu'il conclut, avec un léger sourire.

Il la laisse observer un peu tout, Meeka, ne s'offusque pas quand son regard se perd davantage sur la carcasse de métal que lui. La réponse qu'elle donne à l'ex-professeur est diplomatique, mais il n'en attendait pas vraiment moins. Il se doute qu'il ne pourra pas visiter le village comme ça, juste parce qu'il a envie. Le tourisme est une conception lointaine, lue dans les archives électroniques, un concept fabulé, rêvé, mais il s'imagine que c'est un peu ça qu'il voudrait être, sans que ce ne soit vraiment possible. Difficile de visiter comme l'on veut quand il n'y a pas encore totalement la confiance des deux côtés. Les terriens ne peuvent pas entrer chez eux, alors pourquoi pourraient-ils entrer dans leurs villages ? Mais Kay espère qu'un jour ce sera possible. Que, peut-être, d'ici quelques années, il n'y aura plus vraiment de différence entre ceux tombés du ciel et ceux restés sur Terre. Qu'ils formeront tous un même peuple, un jour, comme avant.

Kay a toujours aimé rêver.

« Ce serait super. » qu'il répond avec un sourire. Pas trop grand, parce qu'il se doute que trop d'enthousiasme rendrait probablement Meeka méfiante, et il n'a pas envie de ça. Les choses progresseront comme elles progresseront. Et puis, ce n'est pas comme si c'était lui qui allait directement négocier avec les terriens pour que l'entente se passe au mieux. Il fallait du temps, de la patience. Heureusement, Kay avait toujours été plutôt patient. Difficile de ne pas l'être en étant prof.

La Naori ne s'attend pas forcément à ce qu'il sache tout sur tout et ça lui enlève déjà un peu de pression. Enfin, pas que ça le stressait forcément, mais ça aurait quand même été un peu gênant de se retrouver bloqué face à une question sans pouvoir se référer à autre chose pour satisfaire la curiosité de Meeka. S'il a bien appris une chose en tant que prof, c'est qu'on n'affirme pas n'importe quoi quand on ne sait pas la réponse. Parce qu'après les élèves vous bouffent vivant. En parlant de bouffe, il rassure rapidement la blonde en répondant « T'inquiète pas, c'est gentil. » quand elle lui fait signe de ne pas hésiter à la prévenir s'il a encore faim. Il va manger ces pommes-là, déjà, il verra bien après. Autant ne pas trop abuser de l'hospitalité, quand même.

L'estomac au moins un peu apaisé par ces premières bouchées sucrées-acidulées, Kay se met à observer la carcasse du vaisseau comme quelqu'un qui le verrait pour la première fois. Meeka lui laisse le champ libre et il y a tellement de possibilités. Alors, il se dit qu'une mini explication peut davantage éclairer d'abord.

« Il y avait douze stations, là-haut, toutes reliées entre elles. » Puis, se rappelant un peu son audience, il précisa : « Imagine un peu ça comme de grands bâtiments en métal, tous reliés par des genre de ponts, là-haut. Tout communiquait, et on appelait le vaisseau Odyssée. » Odyssée de l'Espace. Ulysse. L'idée de voyage, d'aventure, omniprésente. « Une grande partie du vaisseau a été perdue, lors du crash. Tombée dans l'océan, je pense. » Et ses parents avec, là-bas, brûlés dans l'atmosphère, noyés ensuite. Kay fixe un instant la carcasse avec une expression triste, avant de tirer de ces idées. « On a perdu plusieurs de nos bâtiments importants, mais pas mal de logements ont survécu. » Il pointe du doigt quelques fenêtres. « Ça, c'était un appartement. On avait une fenêtre, avec vue sur l'espace, on pouvait voir la Terre, parfois. » Comme elle paraissait petite et lointaine et belle, alors. « On partageait une salle commune avec plusieurs autres personnes. Ça forçait un peu à vivre en communauté, à toujours avoir quelqu'un avec soi. Ça garantissait que tu te sentais jamais vraiment seul, mais ce n'était pas toujours l'idéal quand tu n'aimais pas tes voisins. » Il grimace un peu, Kay, à ça. Lui-même n'a pas eu de souci, mais il a eu des élèves qui ont eu des difficultés avec ce système. Se tournant vers Meeka, il demande : « Vous avez un système pareil ou vous vivez comme vous voulez ? »

Il a toujours connu ça, Kay, la vie en communauté, même aujourd'hui, il préfère les dortoirs que totalement retaper une maison, mais il se demande un peu comment c'est, chez les terriens.

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Sujet: Re: Still of the night △ Meeka
Lun 24 Sep - 2:12


Still of the night

28 décembre 2117 ;; Meeka n’aura jamais la prétention de dire qu’elle sait tout de ce monde ou qu’elle en connaît chaque petite chose. Lorsque l’on grandit, on apprend à se fixer sur certaines choses et à ne pas se disperser. Alors on se focalise sur certains point set on évite de trop s’attarder sur d’autres. En réalité, la planète continuera encore et toujours d’avoir des secrets pour elle, c’est une réalité contre laquelle il n’est pas vraiment possible de faire grand chose. Mais ça n’empêche pas de vouloir étendre les connaissances que l’on possède via un domaine dont on ne sait que bien peu de choses. Et c’est pour cette raison que le peuple du ciel l’intrigue autant, à n’en pas douter. La blonde n’a pas pour habitude de questionner les gens à outrance au point de les déranger et pourtant, quand son regard s’est posé sur Kayden, dans ce coin si particulier, elle a eu bien du mal à se contenir. Il y a qu’elle aimerait tout savoir de ce monde, elle aimerait découvrir tout ce qu’il cache. Et c’est compliqué parce qu’elle sait très bien que ce n’est pas comme ça que c’est censé se passer. Et c’est aussi pour cette raison que c’est si complexe. En fait, il est difficile de découvrir le monde avec une seule vie, il faudrait sans doute qu’elle s’absente un peu plus souvent et en même temps, pas trop pour en savoir plus auprès de ses voisins. Parce que eux aussi, ils découvrent des choses par moment. Une seule personne peut difficilement tout savoir ou du moins, elle se permet de penser que c’est particulièrement impossible ou presque. Mais quand la possibilité d’en savoir plus sur un milieu qu’on ne connaît absolument pas se pointe, n’est-il pas conseillé de ne pas laisser une chose pareille disparaître ? Ce n’est pas une chance unique qui se profile sur son chemin ? Alors il lui faut ronger son frein et se reprendre, il lui faut faire son maximum pour que les choses se passent bien, même si ce n’est pas facile. Elle doit mettre un pas après l’autre et freiner la succession des questions qui se précipitent dans sa tête.

Les questions commencent avec le cyclone, forcément. Si Meeka se trouve ici, c’est avant tout parce qu’elle a la possibilité de pénétrer sur le campement parce qu’ils n’y sont plus. Elle n’ira pas prétendre que le cyclone a été utile mais au moins, c’est un de ses rares avantages. Et elle se permet réellement de penser que c’est toujours ça de pris. Donc pas grand chose. Enfin en tout cas, elle se comprend, elle, et elle se permet même de croire que c’est déjà ça. Encore le genre de chose qu’il est préférable de garder pour soi. Faudrait pas qu’il s’imagine qu’elle est égoïste à ce point là. Parce qu’à priori, elle finirait juste par se faire mal voir pour une broutille mal expliquée. Au moins, comme il le dit, il n’y a pas eu de blessés, tout comme pour elle, pour le peuple de la forêt. Ils avaient été suffisamment préparés pour aller se cacher dans une grotte. Pour autant, elle grimace en songeant aux dégats qu’il y a eu. Un mois s’est déjà écoulé depuis la catastrophe. Alors ils apprennent doucement à reconstruire. ” Aucune perte humaine mais de gros dégâts. On s’entraide et on reconstruit ce qui a été détruit”. Au moins, c’est un peuple où l’entraide est de prime. ” Nous avons tout de même eu de la chance, certains ont été bien plus touchés que nous”. Il n’est que trop difficile de ne pas penser aux Calusas ou aux Kovariis. Elle n’a pas envie de rentrer dans les détails mais vraiment, certains ont été bien moins chanceux.

Elle fabule, quand elle prétend être une étrangère chez elle. C’est une vision qu’elle affiche d’elle et qui ternit son image mais dans le fond, c’est un avis qu’elle a sur elle-même et ça change un peu toute la donne. Mais c’est un autre débat sur lequel il est préférable de ne pas trop s’attarder. Ce n’est pas évident, en tout cas, mais les choses sont comme elles sont, d’une certaine manière. Ce n’est juste pas toujours évident. ” Ce n’est peut-être que moi qui voit les choses comme ça. Il faudrait demander à un autre”. Encore qu’il n’y est pas obligé et elle ne dit pas ça dans le but de l’inviter à questionner les gens sur elle. Ce serait assez bizarre, quand même. Quant à compter pour certains, oui c’est vrai. Dans le fond, on n’a pas besoin d’une vingtaine de personnes autour de nous, juste d’une poignée de personnes en qui on peut avoir confiance, quoi qu’il arrive. ” Oui, on n’a pas besoin du monde pour être heureux. Quelques personnes suffisent”. Mais certains s’imaginent que plus ils sont entourés, plus ils seront heureux. Et c’est ridicule. Mais qui est-elle pour juger de ce qui est bien et ce qui ne l’est pas ?

Elle sourit quand il le fait lui-même. Elle aimerait le satisfaire et dans le fond, rien ne l’empêcherait de poser la question par chez elle. Elle doute d’une réponse positive mais comment savoir ? Après, sans doute que ça poserait problème avec les autres. Mais il n’est pas nécessaire de penser davantage sur tout ça, cette histoire est une affaire compliquée pour le moment, mais qui sait, dans quelques mois, peut-être que ça finira par s’arranger.

Pour la nourriture, elle ne s’inquiète pas vraiment mais c’est vrai qu’elle ne peut pas s’empêcher de poser la question. Elle ne veut pas qu’il manque de quelque chose et puisqu’elle a de quoi faire, elle préfère satisfaire ses envies. Même si, bien sûr, si ça s’avère nécessaire, elle n’hésitera même pas à partir à la chasse. Bah ouais, sans doute que ça fait d’elle quelqu’un de trop gentil. Elle n’y peut rien. Mais elle n’en parle pas encore pour ne pas paraître lourde et étouffante. Il ne faudrait pas qu’il s’inquiète parce qu’elle est trop protectrice. Ce n’est pas le but.

Quand il commence, elle reste là, à le fixer, à avaler ses paroles. Elle ne comprend pas forcément tout, c’est vrai. Elle bloque sur certains aspects et se perd sur bien des points. Mais il semble voir ce qui ne fonctionne pas et tout de suite, il allège les termes et se fait plus attentif et plus explicatif, ce à quoi elle répond avec un sourire. Il n’est pas toujours facile de montrer ce qui ne va pas et d’afficher qu’on n’a pas compris quelque chose. Alors forcément, vu qu’elle le regarde, elle voit la mine triste qu’il affiche, le temps d’une seconde, en parlant du morceau tombé à l’eau. Il devait y connaître des gens et ça lui fait mal de le penser, déjà. Elle s’avance, lorsqu’il parle d’appartement, elle suppose que c’est un peu une “maison”. Genre l’espace d’une famille, en tout cas. Quand à ce qu’il dit ensuite, elle imagine qu’ils ont continué à faire ainsi. Eux, oui, en effet, chacun fait ce qu’il veut, tout en restant dans la communauté puisqu’il faut quand même être utile à la tribu, quoi. ” Nos systèmes sont grandement différents. Chacun fait ce qu’il veut chez lui. Nous ne mangeons pas ensemble sauf quand il y a des fêtes précises. J’imagine que vous avez continué à faire ainsi une fois arrivés ici ?”. Mais ce n’est pas la question qui lui brûle les lèvres, vraiment. Et elle finit par lui échapper. ” Pourquoi être venus sur Terre ? Quel était le problème ?”. Ils se sont écrasés et il y a eu des pertes, ça ne pouvait pas être intentionnel, n’est-ce pas ? Quant à la guerre qui faisait rage ici et bien… Peut-être était-ce la raison de la seconde arrivée mais la première ? ” Et pourquoi en deux groupes ?”. Ses joues finissent par rosir, tant elle se sent gênée de le questionner comme ça.

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Still of the night △ Meeka

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