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˜˜˜˜˜˜Still of the night △ Meeka
maybe life should be about more than just surviving


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05/10/2015 Electric Soul 6070 Dan Stevens Thinkky ♥ & tumblr Professeur de litté/philo sur l'Odyssée, s'occupe des cultures sur Terre | Education & notions d'agriculture 126
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Sujet: Still of the night △ Meeka
Jeu 28 Déc - 12:35

Les iris bleus se perdent sur les cultures ravagées, sur cette terre qui gèle petit à petit avec l'hiver officiellement installé. Trop tard désormais pour retrouver leur niveau d'avant, en agriculture. Soixante-dix pour cent de cultures ravagées, il paraît. C'est terriblement mathématique et froid, de calculer comme ça. De se dire qu'une telle portion de ce qu'ils ont semé a été détruite. Comme un graphique sur les écrans. Ils n'ont toujours pas compris, eux, alors qu'ils sont sur Terre depuis deux ans maintenant. Toujours pas compris qu'ils n'ont plus de machines, ici, que tout est œuvre de la main de l'homme et de la sueur. Ils devront tout reconstruire, et ils y arriveront, Kay en est persuadé. Mais ça ne l'empêche pas d'être un peu amer, un peu déçu. Tout ce travail réduit à néant.

Il frissonne, Kay, avec ses vêtements pas assez chauds, et il devrait probablement rentrer dans le bâtiment principal, mais il a pas envie. Il a juste pas envie. Alors, il préfère s'égarer dans la forêt, sans vraiment un but précis. Du bout des lèvres, il a murmuré qu'il allait cueillir des fruits ou des racines ou des plantes qu'on pouvait encore trouver à cette époque-ci. Il est loin, le temps où il se trompait tout le temps entre toutes les feuilles vertes. Il faut dire que Leary l'a plutôt bien aidé dans ce domaine. Kay, il a jamais été spécialement doué en biologie ou en botanique. Si vraiment il avait dû se tourner vers la science, quand il était jeune, il aurait probablement été en physique ou en chimie, mais il s'est très vite éloigné de tout ça. Trop stérile, trop froid, pas assez vivant. Pas comme les mots qui coulent sur la langue, pas comme les touches de couleurs sur une peinture.

Il est un peu nostalgique, Kay. Il l'a toujours été, au fond. Là-haut, il était nostalgique d'un passé qui n'existait plus, qu'il n'avait jamais connu. Une Terre où tout semblait plus beau, plus gracieux. Ici, il est nostalgique d'un temps où ils pouvaient davantage compter sur leurs voisins. D'un temps où il n'avait pas l'impression d'être pratiquement en terrain hostile, avec des tribus qui n'ont pas l'air de les accepter, et lui-même qui n'arrive pas vraiment à leur trouver de l'intérêt.

Le déménagement a des côtés positifs. Kay ne le niera jamais. Il y a moins d'humidité dans l'air, la forêt est moins dense et plus diversifiée, l'air un peu plus chaud, et ils peuvent réellement s'installer comme dans une de ces petites villes dont il a tant lu les descriptions. Bien sûr, tout est un peu en ruines, c'est normal, mais ça se construit, au fur et à mesure, et tout est bien plus solide, désormais. Vivre dans un petit village est clairement plus agréable que de rester dans la carcasse de métal écrasée et déformée de ce qui a été leur maison, ou plutôt leur prison pendant des années. Voir l'arc anthracite lui rappelle toujours le crash, et les minutes horribles de la descente sur Terre, et les innombrables morts qu'il y a eu. Il pouvait oublier, la plupart du temps, parce que s'il y a bien une chose pour laquelle est doué Kay, c'est de voir du positif en tout. Mais il restait qu'il s'agissait toujours d'une relique de leur passé, et que déménager leur avait permis de réellement prendre un nouveau départ.

Alors pourquoi ses pas se dirigent par là ? Cette ancienne maison ? Il ne sait pas, et il ne s'en rend vraiment compte que quand la nuit est tombée (mais la nuit tombe tellement vite, en hiver). Il est parti tôt le matin, Kay, sans réellement prévenir personne, sans vraiment préparer provisions suffisantes ou des vêtements assez chauds. Il frissonne, il fatigue. La nuit est noire, et, trop perdu dans ses pensées, et avec son propre sens de l'orientation déplorable, il pourrait se trouver n'importe où. Absolument n'importe où.

Il commence à paniquer, un peu. À se dire que vraiment, il devrait arrêter de partir sur un coup de tête, comme ça. Et il a faim, il a froid, il est perdu. Il ne sait même pas où il se trouve. Est-ce qu'il est plus près du campement de l'Odyssée ? Est-ce qu'il est plus près des Naoris ? Il pourrait trouver de l'aide chez les Naoris, croit-il. Pas dans leur village directement, non, il sait que ça, c'est pas possible. Mais il en connaît quelques uns, et ils ont toujours été bienveillants. Si seulement il arrivait pas trop loin de chez eux, peut-être que tout irait bien. Oui, il doit s'accrocher à ça.

Il avance et avance, et sa peau est couverte de chair de poule et ses dents commencent à claquer, un peu. Il était vraiment pas préparé, Kay. Il a fait une connerie, il sait. Trop tard maintenant pour reculer. La nuit est trop noire, il faut qu'il se trouve un abri, un endroit où passer la nuit, éviter les bêtes sauvages...

Et puis, comme un miracle de Dieu, il voit un feu. Une petite lueur vacillante et orange, entre les arbres nus, mais à ne pas s'y tromper, c'est bien un feu. Alors ses jambes retrouvent de l'énergie, et il se dirige par là, tout en priant pour tomber sur quelqu'un d'amical. Il connaît quelques mots de trigedasleng, il peut se débrouiller. Sûr, Meeka a dit qu'il avait un accent un peu pâteux, mais il est compréhensible, assez pour survivre, et c'est le plus important, pas vrai ?

Il vacille, un peu, quand il s'approche, et il lève les mains en signe de paix et élève la voix pour se présenter, dans un trigedasleng qui pourrait être plus clair mais tant pis :

« Ai laik Kayden kom Skaikru...sis...sis au, beja. »

Et puis, à la lueur du feu, il croit reconnaître la crinière blonde familière, la silhouette bien connue. Il espère, au fond, et il a déjà un sourire qui étire ses lèvres. Toujours trop optimiste. Toujours trop positif.

« Meeka ? C'est toi ? »

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29/01/2017 avengedinchains 336 Katheryn Winnick ava by Dandelion / sign by ALAS Forgeron qui bricole aussi le bois 51
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Sujet: Re: Still of the night △ Meeka
Ven 12 Jan - 11:32



Still of the night

Meeka Standen, fleur sauvage aux attitudes de rebelles. Bien sûr qu’elle ne prend pas toujours les bonnes décisions. Il serait étrange pour elle de toujours viser juste et de ne jamais se tromper. Elle a longtemps essayé de croire qu’elle était capable de faire ce qu’il fallait. Mais elle a aussi très vite réalisé que ce n’est pas comme ça que ça fonctionne et que ça ne risque pas de changer. La forgeronne ne fait pas toujours attention à ses manières ou à la façon qu’elle a de parler. Et de temps à autre, ça attire une attention néfaste sur elle. Peut-être serait-il bon pour elle de faire attention, justement, elle ne saurait le dire et elle n’a pas particulièrement envie d’y réfléchir. De toute manière, elle ne fait de mal à personne et lorsque cela arrive, ce n’est jamais volontaire. Et puis bon, personne n’est parfait et ça au moins, elle en a parfaitement conscience. Ce n’est pas toujours facile pour certains, il a déjà eu l’occasion de s’en rendre compte. Mais ça ne veut pas dire que c’est facile ou même supportable. Au contraire en réalité. La Naori n’a jamais eu un mauvais fond, et si ses comportements n’ont pas toujours plus, elle ne compte pas beaucoup d’ennemis sur son sillage. Elle a ce côté un peu fort et brutal et pourtant, en parallèle, on lui laissera également un aspect assez pacifiste et agréable. Elle n’est pas méchante, c’est tout ce qui compte. Juste un peu maladroite, dans le fond. Et on ne peut pas reprocher à quelqu’un d’être comme il est. Si c’est dans sa nature, à quel moment alors peut-on supposer que les choses pourraient être volontaire ?

Quel pourrait bien être son principal défaut ? Il suffit de lui parler, au moins un peu, pour comprendre de quoi il s’agit et pour réaliser qu’elle ne s’y prend pas toujours de la bonne manière. Meeka est curieuse, sans doute trop, sans doute de manière insupportable et intolérable. Elle se contrôle parfois, elle évite de poser des questions qui pourraient déplaire lorsque cela s’avère nécessaire mais elle sait très bien qu’elle est en mesure de se tromper à tout moment. Elle aime savoir les choses, elle aime poser des questions, parfois même sur des sujets qui ne la concernent pas. C’est souvent accidentel, la stupide question qui lui échappe alors qu’elle est en train de se dire qu’il faut qu’elle garde ça pour elle. Mais c’est une affaire compliquée avec laquelle elle a grandi. Est-il vraiment possible de revenir en arrière malgré tout ? Elle en doute. Elle se souvient, à chaque fois, du regard exaspéré que son père pouvait parfois poser sur elle, quand il était fatigué par sa tonne de questions. Ce n’était jamais volontaire, pourtant, mais c’était juste comme ça. Plus fort qu’elle. Comme un besoin. Si ça a fini par se calmer au fil du temps, c’est toujours un peu là et il lui faut réfréner son envie de poser les mauvaises questions. Elle a eu l’occasion de le voir avec Eirik notamment. Et à ce moment là, elle avait été contente de garder ses questions pour elle. Elle avait senti qu’il n’était pas disposé à y répondre. Et elle avait été suffisamment intelligente pour se calmer et ne pas poser les questions désagréable. Bien plus intelligent, évidemment. Mais les choses ne sont pas toujours aussi simples qu’on ne pourrait le vouloir. Et là pour le coup, elle se souvient de plusieurs tentatives de vie. Mais il n’est jamais bon de trop y penser et ça aussi, elle ne le sait que trop bien.

Un soupir s’échappe de ses lèvres alors que sa curiosité l’a entraîné dans une zone un peu différente. L’ancien campement des derniers débarqués. Lorsqu’elle a appris qu’ils déménageaient et qu’ils se rapprochaient de l’autre campement, elle s’est longtemps demandée s’ils n’allaient pas laisser quelques petites choses dans un coin. Mais elle n’avait pas le temps, pas tout de suite, pour aller jeter un coup d’oeil. Alors elle a attendu, un peu et certains événements se sont produits sans qu’elle n’y prête attention. Le cyclone a tout foutu en l’air. Si le village a tenu le coup, certaines îles n’y sont pas parvenus. Elle a eu une pensée pour ces Kovariis, bouleversés et obligés de changer de monde. Une pensée pour Ciro. Surtout quand son regard a fini par se poser sur lui, dans le village Naori. Cela ne doit pas être facile pour eux mais la plupart du temps, elle essaie de ne pas trop y réfléchir. Comme si c’était ainsi que ça marchait. Il n’est pas facile de voir son petit monde être bousculé de la sorte, elle n’en doute pas une seule seconde. Et ils sont là pour leurs faire une place, sans les juger quant au mode de vie qu’ils ont utilisé jusqu’à présent. Bien que  ne soit pas toujours évident. Il y a notamment le fait que la place de l’homme n’a pas la même dans les deux tribus. C’est un mode de vie à mettre en place sans que les choses ne soit évidentes. Un pas après l’autre, une chose à la fois.

Et pour l’heure, elle ne veut pas vraiment penser à ça. Elle arrive sur le campement, fouine un peu, regarde, observe. Ne comprend pas tout ce qu’elle voit. Ce monde est particulier, et il aurait fallu que l’un d’eux soit là pour qu’elle soit en mesure de comprendre. En plus de ça, elle est venue là trop tard, à une heure trop avancée. Sans qu’elle ne s’en aperçoive, le soleil est déjà couché et il lui faut allumer un feu. Elle va devoir passer la nuit ici et alors qu’elle pourrait peut-être paraître un peu effrayée, il se trouve qu’elle est davantage excitée par la situation. Dormir sur le campement des débarqués. Autant dire qu’il s’agit là d’un truc qui ne risque pas d’arriver.

Le bruit qu’elle entend juste à côté d’elle ne la rassure qu’à moitié. Mais ici, au sein de ce campement, elle imagine facilement qu’elle pourrait se mettre à l’abri, qu’elle pourrait se planquer d’une certaine manière. Mais elle sait aussi se battre et elle attrape plutôt une arme, tout en se mettant suffisamment à l’abri pour qu’on ne la repère pas. Le feu attire, forcément. Mais il peut attirer n’importe quoi. Elle s’en cache et attend que l’inconnu vienne. Si ça se trouve, ce n’est qu’un animal. Mais ce n’est pas le cas, et à mesure qu’il se rapproche des flammes, elle reconnait son visage. « Ai laik Kayden kom Skaikru...sis...sis au, beja. ». Timide, un peu maladroit mais il a fait des progrès depuis la première fois. Elle finit par sortir de son abri, parce qu’elle ne craint rien avec lui. Elle lui fait confiance et elle sourit. « Meeka ? C'est toi ? ». Il est bien tombé, c’est vrai que ça aurait pu être n’importe qui. Il est beau de voir qu’ils se croisent avec une telle aisance. Ils auraient voulu faire exprès qu’ils n’y serait même pas parvenus. ” C’est moi oui. J’étais curieuse de voir votre campement de l’intérieur. Que fais-tu ici toi ? Vous avez oublié quelque chose en partant ?”. Elle se met à regarder autour d’elle, curieuse de savoir de quoi il pourrait bien s’agir.

notes » w/ Kayden, sur l'ancien campement odysséen, le 28 décembre 2117.
 

Still of the night △ Meeka

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