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˜˜˜˜˜˜Les coïncidences n'existent pas : nous avions rendez-vous [Abel]
maybe life should be about more than just surviving


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Sujet: Les coïncidences n'existent pas : nous avions rendez-vous [Abel]
Dim 24 Déc - 1:13


Les coïncidences n'existent pas : nous avions rendez-vous
feat. Abel Leogrimm & Avinashi Ijaya


Elle s'impatiente, tourne encore et encore dans la pièce, une lionne dans sa cage. Elle avait déjà perdu une de ses filles après des semaines de maladies, deux autres s'en étaient tirée après quelques jours de convalescence mais une troisième était dans un état déplorable. Cassian était à nouveau à son chevet et bien qu'elle souhaite plus que tout connaitre son diagnostic, elle connait le sorcier, elle sait à quel point trainer dans ses pattes alors qu'il met son génie à l'œuvre est contreproductif. Son affaire était en train de prendre du plomb dans l'aile à cause de toute cette histoire, le business était sa priorité en général, mais pour faire tourner la maison, il faut que ses protégées soient opérationnelles, leur santé et leur hygiène avait toujours été d'une importance capitale pour la maquerelle, et ce depuis qu'elle avait repris la gestion du bordel.

Cette maladie, cette grippe comme on l'avait appelée, était arrivée du ciel, de ces gens venus des étoiles, et si leur but était de nous apporter un mal que nous ne connaissions pas pour mieux nous affaiblir, pour réduire notre nombre pour mieux prendre le contrôle et vouloir imposer leur loi ? Il était clair que qui qu'ils soient, ils n'avaient aucune idée à quel point ils se fourvoyaient s'ils pensaient ne serait-ce qu'une seconde pouvoir venir à bout des Rahjaks. D'autres tribus, moins tenaces que le peuple des sables, auraient pu être un meilleur choix. On ne s'attaque pas aux Sankru sans en subir les conséquences, elle le savait, elle l'avait appris, elle s'était bien mis cette idée en tête, quoi qu'il arrive, cette tribu était désormais la sienne, la trahir revenait purement et simplement à signer son arrêt de mort.

Les heures passent et lorsque le médicastre vient la rejoindre elle ne dit pas un mot, l'interrogeant uniquement du regard, ils se connaissent depuis longtemps et il n'y a pas de mensonges entre eux. Ils se parlent sans détours, il est le seul à connaître absolument tout d'elle, il est le seul détenteur de son secret le plus précieux, il est son sorcier et médecin personnel certes, mais il est bien plus que ça. Un ami, un vrai, l'un des seuls pour ne pas dire le seul et unique à qui elle confierait sa vie et celle de sa fille les yeux fermés. Alors quand il lui dit que la catin n'était pas tirée d'affaire mais qu'elle vivrait, il lui faudrait des soins, de l'isolement et du repos, Nashi fut soulagée. Elle n'aimait pas se montrer faible ou laisser paraitre son inquiétude pour ses filles, se montrer empathiques n'aidait pas à garder son autorité sur son business, c'est ainsi qu'elle voyait les choses.

Le sorcier parti, elle fit venir Treena pour lui transmettre les ordres et prescriptions de Cassian. Elle avait à faire ailleurs, il fallait qu'elle remplace les filles qui terminaient leur convalescence et celle qu'elle avait perdue. Il ne lui avait pas fallu longtemps pour faire appeler son garde personnel, cet espèce de géant dont la seule présence à ses côtés dissuadait qui que ce soit d'approcher la patronne du lupanar lorsqu'elle avait à faire au cœur de la cité. Arrivée sur le marché aux esclaves elle passa rapidement devant ceux ne proposant que des mâles, ce n'était pas ce qu'elle était venue chercher aujourd'hui. Elle ne passait pas vraiment inaperçu avec son garde qui la suivait, lui laissant toujours deux pas d'avance, elle ne se souciait pas du regard qu'on posait sur elle, pas quand elle venait au marché, pas quand elle avait en tête l'intention de faire une ou deux bonnes affaires. Elle pouvait tout de même sentir nombre de paires d'yeux se poser sur elle, sur sa tenue d'étoffes légères et de très bonne facture, ornée de nombreux bijoux, signe apparent de son statut social. Bien sûr au cœur de la cité des sables on savait qui elle était, on savait qu'elle était l'ancienne esclave, l'affranchie qui avait réussi à s'élever et se faire sa place. Elle pouvait sentir autant le dégoût de cette femme qui faisait sa fortune sur le commerce des corps, mais de la part d'autres, elle percevait un certain respect, de l'envie parfois également.

Elle se posta un peu en retrait devant les corps féminins mis à prix, scrutant à la fois les silhouettes, leurs formes, elle tentait de scruter les moindres indices qui pouvaient transparaitre et qui pourrait s'avérer utile pour percevoir les moindres signes de leurs caractères.  Mais son regard se posait également sur les quelques personnes qui se trouvaient à ses côtés, ces autres acheteurs potentiels, ces concurrents éventuels. Un large sourire se dessina sur le visage de la maquerelle lorsqu'une silhouette familière se détachait des autres, singulière, marginale, le genre de personne qu'on ne peut pas rater peut importe les efforts que l'on ferait pour ne pas l'apercevoir. S'approchant le plus silencieusement possible, elle vint se poster dans le dos du canevas humain qu'était Abel Leogrimm. D'une voix calme et un rien provocante elle se manifesta pour attirer son attention.

"Dis-moi laquelle tu dévores du regard … cela pourrait peut-être m'aider à faire mon choix sur l'une de celles que je devrais examiner de plus près … laquelle verrais-tu déambuler dans mon établissement ?"



©️ Pivette

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Sujet: Re: Les coïncidences n'existent pas : nous avions rendez-vous [Abel]
Mer 7 Fév - 21:09

Des esclaves, il en avait tellement désiré. Il en avait même eu, ici au cœur de la cité de feu. Il l'avait acheté, se souvient encore de son petit minois alors que la donzelle éplorée l'avait supplié de lui rendre la liberté. Mais une fois sur le moissonneur, la pauvre bête n'avait pas fait long feu. Abel avait fini par lui briser le cou d'un geste net lors d'un de ses jours de mauvaise humeur. Ses grands yeux verts, sa peau brûlée par le soleil. Il pouvait encore sentir l'odeur du sable chaud dans ses cheveux. Qu'elle était belle. Avait été...  Il ne se souvenait même plus son nom, à dire vrai, il ne se souvenait même pas le lui avoir demandé. Elle avait été sa seule esclave, il avait tenté de la posséder, de la charmer. Mais elle avait refusé. Son corps décomposé avait finalement été jeté par-dessus bord et sa tête avait été accroché à la coque du navire, laissant l'eau de mer ronger sa chair jusqu'à l'os, et à présent son crâne se fondait parmi une myriade d'autres.

Il ne l'avait jamais pleuré.
Il ne l'avait pas regretté.


Abel avait vite trouvé son réconfort ailleurs, un des rares endroits où son corps lui répondait encore. Parfois. Des fois, il y allait pour les beaux yeux de la maquerelle. Il n'avait jamais eu de désir pour Avinashi, elle était juste une douceur dont son regard se satisfaisait, tout comme son cœur. Un bref instant de repos dans son monde sanglant est brutal. Elle était une compagne de choix mais jamais Ô grand jamais, il n'avait même osé la voir autrement que dans ses tenues de princesse. Car c'est bien ce qu'elle était. Au fil du temps, le pirate s'était surpris à éprouver une affection particulière pour la jeune femme. Il avait pour elle, la même tendresse qu'il avait pour Cassian. S'il avait eu des enfants, s'il avait eu une fille, il aurait voulu qu'elle soit comme elle. Belle, chaude et passionnée. Sanguinaire et sans scrupules. Avinashi était un véritable trésor, un cadeau  rejeté par la mer et abandonné dans les dunes de sable brûlant à la merci des rahjaks. Elle était comme son enfant et l'avait toujours aimé comme tel.

☠️ ☠️ ☠️

Il est là, dans l'ombre. Prédateur affamé, Abel observe les croupes qui défilent, écoute les rires qui résonnent. La liqueur coule à flots, l'odeur de l'encens embaume les lieus et ravive les sens. Les femmes passent, défilent, plus belle les unes que les autres. Pourtant il ne bouge pas, caché derrière un rideau de soie, son regard sombre scrute ses proies. Il attend, patiente et prie pour que son corps cède au plaisir de la chair. Son pouce caresse la pulpe de ses lèvres, il se sent nerveux. Il ne sait pas quoi faire, ne sait pas qui choisir. Une qui n'aurait sans doute pas peur de sa gueule de mort. Il ne tarde pas à être tiré de ses rêveries quand la douce mais cruelle Avinashi vient lui tourner autour, sa voix de miel glissant à son oreille. Tentatrice.

« Tes filles m’oppressent. »

Se contente-t-il de répondre en penchant la tête vers la somptueuse maquerelle. Il avoue son doute, il n'a pas peur de se dévoiler à elle. Abel était un habitué des lieux, un bon client qui avait toujours respecté les lois de ce nid de ribaudes. Il n'avait jamais manqué de respect à aucune de ses filles mais il avait souvent payé pour rien. Payé en dédommagement du dérangement parce que sa stupide queue refusait de se lever comme le soleil à l'horizon. Il se déteste pour ça. Impuissant.

« Dis, Avinashi... Laquelle me conseillerais-tu ? »

Il décroise enfin les bras et pivote sa lourde carcasse qui se penche vers la maquerelle. Il la couve de son ombre, darde son regard dans le sien et esquisse une moue chafouine. Elle n'était pas sans savoir qu'il souffrait d'une impuissance considérable au lit, ce qui venait entaché sa réputation auprès des femmes.

« Oh, j'allais oublier... »

D'un geste lent, il glisse sa main dans la poche de son pantalon miteux puis en tire un objet scintillant. Une délicate parure fait de perle. Il avait dégoté cette babiole sur un navire quelques semaines plus tôt. Elle était juste assez belle pour être digne du cou d'Avinashi. Il l'agite sous son nez, sourire coquin et fronce du nez.

« Il te plaît, ma tendresse ? Parce que ce bijou est pour toi. »


Rien n'était trop beau pour satisfaire sa fille de cœur. Rien n'était trop beau pour la rendre plus belle jour après jour.

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Sujet: Re: Les coïncidences n'existent pas : nous avions rendez-vous [Abel]
Dim 25 Fév - 20:19


Les coïncidences n'existent pas : nous avions rendez-vous
feat. Abel Leogrimm & Avinashi Ijaya


Leur petite rencontre sur la place du marché ne s'était pas éternisée, une affaire ayant fait s'enfuir Abel, elle savait cependant qu'elle le reverrait très bientôt, il ne manquait jamais de venir lui rendre visite lorsqu'il était de passage. Le regardant s'éloigner et se fondre dans la foule, la maquerelle reporta ses yeux sur l'étale du marchant d'esclaves qui la connaissait bien, d'un simple geste elle lui désigna l'une des jeunes femmes qu'il fit reculer. Elle s'approcha et l'interrogea lorsqu'il vient à sa rencontre. "Je pense qu'elle devrait vous plaire, elle est en bonne santé, robuste, et regardez-moi ce visage elle va faire tourner les têtes de vos clients pour sûr !" En silence elle la scruta de haut en bas, tournant autours d'elle, et de finalement décrocher un fin sourire au marchant. "D'où vient-elle ?" "Calusa, elle a dû se perdre pour arriver jusque dans les limites du désert, elle semble avoir taper dans l'œil de votre concurrent également mais quelque chose me dit qu'elle sera plus à sa place dans votre établissement que dans le sien …" Le sourire de la maquerelle s'élargie, faire affaire avec le même marchant depuis des années avait ses avantages, il avait le sens du commerce et du respect de ses clients, c'était une chose qu'ils partageaient tous deux. "Je la prends, j'ai encore d'autres affaires en villes vous me la ferez amener et nous parlerons argent plus tard, comme d'habitude." Alors que l'Ijaya était sur le point de s'en aller, son garde sur les talons elle se retourna et remercia le marchant qui la gratifiait d'un "C'est toujours un réel plaisir de traiter avec vous !"

Retrouvant le bordel après avoir passer quelques heures à l'abri des regards à discuter des derniers potins avec une certaine princesse qui faisait partie de ses plus proches connaissances, donna quelques ordres à l'une de ses filles qui venait à sa rencontre, l'avertissant de l'arrivée prochaine de sa nouvelle acquisition et d'en avertir Treena afin qu'elle la reçoive avant qu'elle ne s'entretienne avec elle. Une silhouette en retrait à l'abri des rideaux de voilage attire son attention, en tant normal elle pourrait interpeler le principal intéressé et se manifester auprès de lui, mais pas cet individu-là. Elle l'apprécie trop pour le mettre mal à l'aise en présence d'autres personnes. Silencieusement, elle se faufile jusqu'à lui avant de se manifester, posant sa main sur son bras, lorsqu'il penche sa tête vers elle et lui révèle que ses demoiselles l'oppressent, elle pose sa tête contre son épaule et lui glisse sur le ton de la confidence.

"Pourquoi tant de pression, tu sais bien qu'ici, tant que je suis aux commandes elles ne seront là que pour être au service de mes hôtes, en aucun cas elles n'auraient un quelconque intérêt à te mettre mal à l'aise."

Elle sait pertinemment ce qui l'oppresse, ce qui le force à rester dans l'ombre alors que rien qu'à son allure il est la dernière personne à rester incognito dans une foule. Elle le sait, par ses filles en premier lieu, elles lui parlent elles ont le devoir de lui raconter ce qui se passe dans les alcôves et les chambres. Mais au fil des ans, cette amitié, cette complicité entre la maquerelle et le pirate a été propice aux confidences, elle ne l'a jamais jugé, peut-être parce qu'elle aussi lorsqu'elle n'était qu'une catin a eu certains clients qui n'était pas toujours apte à l'acte. La nature humaine et capricieuse par fois, jamais elle n'ébruiterait ses confidences, mais elle apprécie que ce petit travers le rende plus humain à ses yeux. Sa tête toujours posée sur son épaule, elle sourit avant de balayer le patio des yeux, levant sa main et pointant en direction d'une demoiselle aux cheveux d'or.

"Je pense que c'est le meilleur choix, une demoiselle parfaite pour toi, elle te connait et même si tu ne me croiras sans doute pas, elle a un petit faible pour toi, sois toi-même tout simplement."

Aucune manipulation dans ses propos, tout était vrai dans chacun de ses mots, la blondinette était une de ses filles depuis deux ans maintenant et bien qu'au début elle avait été effrayée par le physique d'Abel et toutes ces œuvres peintes sur son corps, elle l'appréciait, elle s'était confiée à sa patronne à ce sujet. Pour la simple et bonne raison que lorsqu'Abel n'arrivait pas à ses fins avec elle, il ne la blâmait pas, il ne rejetait pas la faute sur elle comme pourrait le faire d'autres clients qui ne supportent pas de voir leur masculinité mise en berne. Elle aimait converser avec lui, elle aimait lorsqu'il se montrait proche et tendre avec elle alors si Nashi pouvait de temps en temps faire plaisir à ses filles, elle n'hésitait pas. Elle se tourna vers Abel lorsqu'il fouilla sa poche avant d'en ressortir un fin collier de perles qu'il fit valser devant ses yeux. Elle ne put s'empêcher de sourire il était incorrigible et pratiquement à chacune de ses visites il lui rapportait quelque chose. Elle tendit sa main vers le collier avant de faire glisser ses doigts sur les perles.

"Si tu continues à me gâter de la sorte, mon époux risque de me faire une crise de jalousie … c'est une merveille, tu n'aurais pas dû !"

S'approchant un peu plus elle déposa ses lèvres sur sa joue pour le remercier avant de se retourner, dégageant sa nuque et le regardant par-dessus son épaule, l'invitant à lui passer le collier.



©️ Pivette

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Sujet: Re: Les coïncidences n'existent pas : nous avions rendez-vous [Abel]
Dim 15 Avr - 19:50

RP archivé suite au départ d'Abel

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Sujet: Re: Les coïncidences n'existent pas : nous avions rendez-vous [Abel]

 

Les coïncidences n'existent pas : nous avions rendez-vous [Abel]

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