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˜˜˜˜˜˜No matter how many breaths that you took, you still couldn't breathe. ☼ Güzis
maybe life should be about more than just surviving

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19/12/2017 mika. Teagan S. Peverell 708 Jared Leto A: Schizophrenic Animiste pour la vie & Des aptitudes en Notions de soins, Zoologie mais aussi Gardien du Savoir. Naori 42



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✜ [color=firebrick]Jared Leto[/color] → Güzis T. Cinksi
   

   
SURNOM
Ceux qui te connaissent bien, ceux qui sont les plus chers pour toi utiliseront le plus souvent Taboo, à la place de Güzis, une question d'habitude peut-être, tu ne sais pas trop pourquoi, mais c'est ainsi. Les inconnus ne connaissant généralement pas ce nom, les problèmes restent loin, et pourtant qui sait? Si quelqu'un que tu considères ne pas le mériter t'appelle par ce nom sans y être invité, tu sauras lui faire comprendre qu'il a tort, aussi pacifique sois tu. Ton regard peut-être, est bien assez expressif à lui seul pour que tu aies besoin d'autres chose que des mots pour les remettre à leur place. L'on a l'habitude de te surnommer Ombre. Peut-être à cause des ombres que tu dis toujours voir ou entendre, peut-être parce que c'est un peu ce que tu es, une ombre dans la forêt. Tu y passes tant de temps que ce petit nom s'est imposé à toi sans que tu saches vraiment d'où il venait, aujourd'hui tu l'as adopté. Tu l'aimes bien dans le fond, même s'il s'oppose à ton prénom, le Soleil contre l'Ombre, un petit quelque chose qui te résume bien malgré toi.
   
ÂGE
Quarante et une années que tes pieds foulent le sol dont tu connais tous les recoins, toutes les cachettes. Quarante et une années, une de plus cinq jours après le solstice d'hiver tous les ans, alors que les arbres revêtent leur manteau d'hiver et que la forêt semble dans un doux coma. Quarante et une années et le temps qui courre chaque jour un peu plus vite, sans que tu n'aies la moindre emprise dessus, spectateur des saisons et des caprices d'une Nature que tu aimes peut-être un peu trop.
   
ORIENTATION SEXUELLE
Tes grands yeux clairs sont la plupart du temps tournés dans la forêt, tu es habitué à ta vie de solitude, c'est vrai, tu n'as jamais cherché à tes rapprocher de tes pairs, tu as même longtemps considéré que tu ne t'y intéressais pas, mais lorsque tes mirettes se décollent de la canopée, c'est sur les angles plutôt que sur les courbes qu'elles se posent. C'est arrivé, ça et là, tu ne le nieras pas, mais ça s'arrêtera là. Tu es un Homoromantique un peu rêveur, comme toujours.
   
SITUATION AMOUREUSE
Tu es seul, tu l'as toujours été, le célibat te connait aussi bien que tu le connais toi. tu te contentes d'observer de loin, tu clames que cela ne t'intéresse pas, où que si cela doit arriver, ça arrivera. Mais loin de toi l'idée de forcer les choses. Tu te contentes d'observer de loin, tu te contentes de ce que tu as, peut-être que quelque part, tu te dis que tu ne mérites pas plus. Les dégâts que tu pourras faire seul, tu ne les infligeras à personne, tu porteras seul ton fardeau.
   
MÉTIER / FONCTION
Tu es un animiste, ton cœur et ton esprit appartiennent à la forêt, elle n'a plus de secret pour toi, tu en connais tous les chemins, tu passes tes journées à écouter son murmure, son chant. Tu connais le bruit des pas des créatures qui foulent le sous bois, tu sais où trouver des denrées que tu collectes avec soin. Ce sont des centaines d'heures passées dans la canopée, dans le ventre sombre des bois, là, à l'ombre des feuillages, c'est toute ta vie qui ronronne. Une vocation qui ne t'as jamais laissé en proie à l'hésitation, tu es persuadé que la Nature communique avec toi certainement bien mieux que n'importe quel Homme, et tu la chéries comme la prunelle de tes yeux, partageant sa compagnie sans jamais t'en lasser.
   
APTITUDE(S)
Tu as toujours vécu avec la forêt, tu l'as toujours aimé, et en son sein, ce sont les animaux qui t'ont le plus inspiré. Ta vocation comme tes habitudes t'ont naturellement entraîné sur ce penchant pour la zoologie. Les êtres vivants n'ont pour toi aucun secret, tu en es proche, un peu trop peut-être même, tu sais ceux qu'il faut éviter, ceux que tu peux approcher, tu connais leurs habitudes et leurs comportements. L'on pourrait presque dire que tu as plus d'affinités envers la faune qu'envers tes pairs, seraient-on dans le tort? Avec le temps, cela allait de soi que tous les bobos de se soigneraient pas en soufflant dessus. Tu possèdent des Notions de soins plutôt solides qui t'ont déjà été d'une utilité que tu ne remercieras jamais assez. Rien n'arrive par hasard, c'est ce que tu te dis souvent lorsque tu y songes. Tu n'hésiteras jamais à soigner ce qui peut l'être, tu es peut-être trop doux, mais il en faut, n'est-ce pas? Cependant, tu es quelqu'un de curieux. Tu l'as toujours été, les yeux rivés sur tout ce qui t'entoure, ces grandes prunelles avides de connaissances. Lorsque tu n'es pas dans la forêt à arpenter des chemins que tu ne connais que trop bien, tu aimes à raconter des histoires. Les légendes, les chimères t'ont toujours passionné de loin ou d'un peu plus près. Tu n'as pas ton pareil pour conter et raconter, alors même que l'on a tendance à dire que ta répartie n'est pas ta plus grande qualité. Tu es un Gardien du Savoir mais tu n'en sais jamais assez. Pour autant tu n'es pas irraisonné, tu aimes à transmettre les histoires vieilles comme le monde, d'ombres et de chevaux qui en ont peur, ces anciennes mémoires qui ont pour toi un goût presque de rêve. Tu parles assez mal au monde, et pourtant tu n'as pas ton pareil pour transmettre tes connaissances. Tu es un petit quelqu'un d'un peu curieux.
   
TRIBU
Tu as toujours foulé les terres Naori, aussi loin que remonte ta mémoire, et cette maison tu n'as pas l'intention de la quitter, ta tribu t'apporte la stabilité dont tu as besoin, l'environnement dans lequel tu évolues, celui que tu as toujours connu, c'est toute ta vie.
   
Qui est cet être qui se cache derrière tes grands yeux clairs qui donnent l’impression de sonder le monde qui t’entoure sans se laisser le temps de souffler? Tes mirettes observatrices que tu tiens de ta mère, avec leur regard curieux et peut-être un peu trop observateur. Tu as toujours aimé ça, observer, apprendre, savoir. Tu es né dans un environnement qui le prône, ce savoir, et tu en tires autant parti que possible. Si tu as accès à tout cela, pourquoi ne pas tout exploiter? Et puis c’est aussi pour toi une façon d’affronter le monde. tu n’as jamais été un grand parleur même si avec le temps tu as appris à être de bons conseils, le talent d’orateur, c’est à d’autres que tu le laisses, volontiers. Toi, tu es doué pour les contes, les histoires, les légendes, tu es doué pour semer tes connaissances dans les oreilles et les esprits de qui voudra bien t’écouter. Ton ton est toujours doux, délicat, comme si tu tenais entre tes mots une fragile œuvre d’art. Le savoir est un bien précieux que tu distribue avec une grande dextérité, si peu que l’esprit qui t’écoute s’offre suffisamment à toi. Tes histoires, ce sont en grande partie les enfants qui les écoutent. C’est vrai, tu les apprécies, car ils sont souvent plus vrais que les adultes, plus purs. Tu les apprécies, ou peut-être est-ce eux qui t’apprécient? Peu t’importe. Si tu peux les aider, tu le feras. Pour les plus jeunes, tu n’as rien de bien effrayant, tu agis plus délicatement envers eux qu’à tes habitudes, tu n’es pas là pour entrer en conflit avec eux, t’écoute qui le souhaite, accepte ton aide qui le désire. Le savoir que tu détiens, tu l’offre sans hésiter à qui te le demande. C’est vrai, ce sont souvent les plus jeunes qui boivent tes paroles et les histoires d’une période révolue sans jamais en perdre une miette. Mais au plus âgés aussi, tu viendras en aide sans rechigner. À quoi bon savoir des choses, à quoi bon avoir parcouru toutes ces connaissances s’il fallait que tu les gardes pour toi? Tu es plus hésitant parfois, moins doué, lorsque tu dois t’adresser aux adultes, mais tu n’en est pas moins érudit pour autant.

Le conflit, tu l’as en horreur. Tu es l’une de ces ombres pacifiques qui arpentent le village et la forêt sans qu’on ne l’entende vraiment. Tu es un peu partout et un peu nulle part à la fois. Tu ne portes que peux d’attention aux ragots et autres histoires et pourtant tu écoutes tout. Curieux, encore, toujours. Ce ne sont pas tes affaires, alors tu n’as aucun intérêt à t’en préoccuper plus que cela. Tu n’es pas un bavard, lorsque tu ne racontes pas d’histoire, tu préfèreras toujours la compagnie de la nature. Celle là, tu la connais mieux que n’importe quoi, elle n’a plus de secret pour toi, et comme tu t’amuses souvent à le dire: elle, tu la comprend plus que certains des tiens, et certainement plus que tous ce qui ne sont pas des tiens. Il y a bien longtemps que tu as cessé de compter les heures passées tantôt dans la canopée, tantôt au sol, à observer les êtres et les plantes, à parcourir les chemins et surveiller les lieux. Tes grands yeux d’azur savent reconnaître les bois, observer le moindre mouvement qui ne serait pas à sa place, tes oreilles connaissent tous les animaux, les sons, tu connais les odeurs, les lieux intéressants, tu sais ce qu’il faut, ou ne faut pas toucher. Tu sais où guider un intrus pour lui faire savoir qu’il n’aurait pas sa place où il s’aventurerait, lorsqu’ils ne connaissent pas les bois, c’est une tâche aisée.

Tu n’es pas hostile, quand bien même tu saches te montrer sec juste ce qu’il faut, si l’on ne tente pas de te faire du mal à toi, ou à ceux que tu aimes, qu’ils soient animaux, ou humains, personne n’aura rien à craindre de toi. Mais tu n’es pas si différent de tes pairs quand bien même tu n’en sois pas toujours certain. Tu as le savoir, les connaissances, tu maitrises les langues avec brio et là où tu peux communiquer, tu peux aussi tourner les choses à ton avantage lorsque cela est nécessaire. Envers ceux qui ne sont pas les tiens, tu garderas une certaine méfiance, une retenue que tu n’auras pas toujours envers ton peuple. C’est ainsi. tu ne leur souhaites pas de mal, pas plus qu’à n’importe quelle créature vivante, mais tu te méfies comme un animal aux abois qui se tiendrait face à quelque chose qu’il n’aurait jamais vu. Tu es un peu trop transparent , trop franc dans ton attitude, dans ton regard, peut-être pour que cela ne se remarque pas, mais cette transparence laisse aussi savoir que tu ne souhaites pas de mal à qui que ce soit. Ton adage est de ne jamais souhaiter de mal à tes ennemis, selon toi, c’est une attitude qui ne pourrait que t’être nocive. Lorsque l’on essaie de répandre les pensées négatives, c’est aussi tout ce que l’on peut prétendre recevoir, et tout cela, tu y crois.

Tu es comme bon nombre des tiens, superstitieux, tu crois aux esprits, aux ombres qui parcourent la forêt et qui font frissonner les égarés sans raisons apparentes. Tu es le premier à parler de prétendues ombres dans la forêt sans vraiment savoir, c’est ainsi et pourquoi faudrait-il qu’il en soit autrement? Tout le monde vit avec ses fantômes, certains plus que d’autres, tu en es persuadé. Après tout, n’es tu pas le premier que l’on pourrait pointer du doigt? Tu es cette ombre un peu étrange qui regarde le vide parfois bien trop longtemps, que l’on regarde en biais par moment. Il t’arrive parfois des choses que tu ne peux expliquer, des crises qu’il es aisé de remettre aux esprits, et quelque part, tu es tenté d’y croire toi aussi. C’est peut-être pour cela que tu t’imposes cette solitude dans laquelle tu vis depuis tant d’années, que tu as dompté juste assez pour qu’elle ne soit plus agressive. Tu as peur de faire du mal sans le vouloir, toi qui n’hésites pas à aider ceux qui en ont besoin toi qui es toujours bien trop gentil. Ton altruisme n’a d’égal que cette solitude, ces moments de silence qui rythment ta vie. Parce que tu ne comprends pas les autres tout comme ils ne te comprennent pas vraiment, peut-être. C’est pour cela que tu t’es tourné sans une hésitation vers la nature. Tu as l’impression que la forêt, ses habitants te comprennent, eux, jamais ne murmureront sur ton passages, tu les connais si bien que leur méfiance à ton égard s’est souvent dissipée. Les plantes, et surtout les animaux sont ta plus grande passion. Tu les découvres et les redécouvres chaque jour et pourtant jamais tu ne t’en lasses.

Tu ne t’attaches pas vraiment. Ou peut-être t'y refuses tu? Tu clames aimer tout le monde de manière égale pour te départir de cette responsabilité mais celui que tu aimes le plus n’est pas dans ton village. Il arpente les bois et tu sais aussi bien où le trouver que lui où te rejoindre. Pour lui tu as appris les soins, et pour lui tu essaies toujours d’en apprendre plus. Il ne t’appartient pas mais toi tu as l’impression parfois que tu lui appartient un peu. Il ne parle pas mais c’est avec lui que tu communiques le mieux. Cette amitié, tu la gardes pour toi, il y a des on dits qui circulent dans le village, mais tu ne t’es jamais encombré à les vérifier où à les rejeter. Il y a peut-être une part d’exclusivité dans tout cela, de méfiance, qui sait? Lorsque l’on tient à quelque chose c’est d’autant plus de risques de le perdre. Mais cet animal tu l’as vu grandir, tu l’as vu évoluer, toutes ces années, tu as pu entendre son brame que tu as appris à reconnaître, tu t’es souvent demandé pourquoi la forêt t’avais offert ce lien que tu partages avec le cerf, mais tu lui en es éternellement reconnaissant. Tu appelles l’animal Keryon, l’Esprit, dans ta langue natale, car dès lors que l’on donne un nom à une chose, c’est qu’elle nous est importante, n’est-ce pas? Et cet animal, tu le protégerais au prix de ta vie s’il le fallait. S’il y a une chose que tu n’accepterais pas que l’on touche, ce serait Keryon. Tu es pacifique, peut-être, mais chacun ses faiblesses. Les tiennes sont la maladie, et ce cerf à la ramure imposante aujourd’hui. Tu sais qu’il partira un jour, tu ne peux l’empêcher, mais tu refuses que ce soit par la main de l’homme.
+ Quelle est la pire chose que tu aies faite ? Des regrets quelconques sur ta vie ?


C'était il y a dix ans. Dix ans que cette image te hante que aies les yeux ouverts ou le sommeil profond. Tu t'es dit à de nombreuses reprises que tu n'y étais pour rien, que tu avais fait de ton mieux, mais tu ne peux t'empêcher de regretter. Regretter car ce jour là, tu aurais du savoir, tu aurais du être capable de recoller les morceaux, ou peut-être de simplement fermer les yeux. Mais ça, tu ne sais pas faire, tu n'as jamais su. La souffrance tu ne la connais que trop bien, depuis ton enfance, tu vis avec elle au quotidien sans jamais t'en plaindre, mais tu ne peux accepter qu'un être innocent en soit victime. Peut-être que l'on peut voir en toi quelqu'un de faible à cet égard, mais qu'importe, cela fait bien des Lunes que tu ne te préoccupes plus du regard des autres. Le seul regard qui t'aura touché à jamais, c'est ce voile blanchâtre qui a recouvert bien trop tôt  l’œil effrayé d'une pauvre biche qui n'avait pu se traîner plus loin que le bord du petit cours d'eau près duquel tu l'as trouvé lors de l'une de tes rondes en forêt. Tu soutiendras à qui veut bien te croire que c'est un rêve qui t'as mené à elle, tu en restes à ce jour encore convaincu. Tu ignores ce qui pouvait l'avoir mis dans cet état, mais tu sais sans avoir eu besoin de chercher beaucoup qu'elle essayait de s'en sortir depuis de longues heures déjà. Peut-être plus, mais tu n'aurais pu le certifier. Qu'une bête sauvage plus costaude qu'elle, plus vorace que toi, ne l'ait pas trouvé avec ton arrivé reste un miracle. Tu n'oublieras pas malgré cette mémoire qui te fait défaut, la plaie béante qui gisait juste derrière sa hampe, ouverte comme une bouche triste. Pas des griffes, pas des crocs, une bête n'aurait jamais laissé pareille aubaine à la traîne, mais tu t'es toujours refusé à imaginer à quoi pouvait ressembler le coupable. il est parfois des vérités qu'il est préférable de ne pas connaître. Ce qui était fait était fait. Et il était trop tard. Tu l'as veillé, impuissant, ton regard d'azur parcourant les bois à la recherche d'une aide, n'importe laquelle. Tu n'as jamais été un tueur, de quoi que ce soit, trop fragile peut-être, peut importe. Tu as toujours préféré te contenter de collecter les denrées végétales, les plantes et autres fruits de la forêt ,  tu as d'ailleurs toujours excellé dans cette tâche , laissant le sang à d'autres. Aujourd'hui tu regrettes d'avoir laissé souffrir plus longtemps cette créature que tu as écouté pleurer pendant des heures bien trop longues, tu regrettes d'avoir espéré pouvoir faire quelque chose alors que tu savais qu'il n'y avait qu'une chose à faire. Cette biche est la dernière chose qui ait laissé sur tes mains son liquide carmin, alors que tu te confondais en excuses face à son regard effrayé et fatigué. Tu n'as jamais voulu accepter que même si tu avais eu les connaissances requises, tu n'aurais rien pu y faire. Tu sais que la mort n'est pas si douloureuse et pourtant tu portes encore la douleur d'avoir vu la lumière s'éteindre dans sa pupille ovale. Tout arrive pourtant avec une raison, et avec le dernier soupir de l'animal, c'est un maigre pleur, lointain, à peine audible qui a attiré ton oreille. Les pas de velours de ton rêve ne t'ont pas amené ici par hasard il y a dix ans. Ce rêve éveillé au goût de cauchemar t'as appris que la mort n'est pas qu'un lourd sac de pierres. Il y a dix ans, tu vivais ton plus grand moment de solitude et d'impuissance, mais depuis dix ans, le forêt t'as offert de ne plus être si seul.


   
+ Ton opinion sur les cents ? En as-tu déjà rencontré ? Face aux récents événements (cf intrigues) ta première impression depuis leur arrivée a t-elle changée ? D'autres personnes sont également tombées du ciel (Odyssée), que penses-tu de ça ? Est-ce que tu te sens menacé ? Fasciné ? Penses-tu qu'il y en aura d'autres ?


Tu es une personne solitaire, tu préfères la nature à la complexité de bien des Hommes, mais ta route a déjà croisé celle des peuples du Ciel à quelques reprises. Tu es partout et nulle part à la fois, et tes iris d'azur ont longtemps observé ces intrus que tu considérais lors de leur arrivée comme une menace. aujourd'hui tu n'es plus très sûr. Une part de toi souhaite le bien, car tu n'es pas de nature guerrière, si la paix peut être obtenue et gardée, tu ne souhaites que cela, d'autre part, tu te méfies tout de même. Ces gens, tu ne les connais pas vraiment, tu ignores leurs vies passées, tu ignores ce qu'ils sont capables de faire ou de convoiter, et si ta curiosité t'aura amené à t'instruire sur eux, tu n'en sais pas assez à ton goût. c'est pourquoi aujourd'hui encore, tu garde sur ces jeunes intrus un œil vigilant, bienveillant, comme toujours, tu pries pour le meilleur, mais tu te prépares au pire, car de bien trop nombreuses histoires se terminent dans le sang lorsque l'on relâche notre vigilance. Tu le sais, des histoires tu en connais. Tu es le premier présent si le besoin s'en fait sentir, ces nouveaux venus ne sont pas forcément mauvais, mais comme un animal sauvage, tu ne pardonneras pas aisément d'erreur à l'individu que tu préfères observer de loin malgré tout. Tu t'étais presque habitué à ces nouveaux venus lorsque d'autres sont tombés du ciel. Ta confiance est fragile comme un fin fil d'araignée, et cette nouvelle intrusion dans cette Nature qui t'as vu grandir à ébranlé cette fragile toile. Tu as peur peut-être, pour ton peuple, et pour le monde que tu connais. Tu connais bien des choses, tu as appris par cœur des dizaines d'histoires, et s'il y a une chose qui t'inquiète, c'est que l'Histoire ne se répète. Ces inconnus tombés du Ciel apportent avec eux un vent de changement qui ne te satisfait guère. Vos coutumes ne sont pas les mêmes, vos croyances diffèrent, votre langue aussi. Si tu parles sans mal leur dialecte, tu restes conscient qu'ils ne sont pas comme toi. Tu ne leur veux pas de mal, mais au fond de toi, tu aimerais qu'ils ne soient jamais tombés sur ces terres. Tu t'interdis de les blâmer outre mesure car tu sais qu'il est simple de rejeter tous les maux du monde sur celui que l'on ne connait pas, mais tu les crains, et ça, tu le sais très bien.


   
+ As-tu déjà envisagé de quitter la tribu dans laquelle tu évolues ? Si oui, pour quelle(s) raison(s) et pour faire quoi ?


Quitter ta tribu est une idée qui n'a jamais osé s'immiscer dans ton esprit, jamais avec assez d'intensité pour que tu acceptes seulement d'y songer. Cela serait peut-être l'une des pires choses qu'il puisse t'arriver. Tu es ce que tu es, tu n'es pas le meilleur orateur, souvent l'on t'a reprocher ton attitude détachée, pas toujours à l'écoute, voire même complètement ailleurs, mais cela n'a jamais rien changé. Tu aimes les tiens, tu les as toujours aimé, malgré tout ce temps que tu passes dans les bois, malgré le mal qui te ronge, tu ne leur as jamais ô grand jamais souhaité le moindre mal et jamais tu n'as imaginé t'en séparer. Tu as une haute, très haute estime de ta tribu que tu considères peut-être d'une pointe de fierté comme le meilleur endroit où tu aurais pu vouloir être. Quitter ce peuple qui depuis à peine plus de quarante ans te laisse évoluer en son sein est une idée à laquelle tu ne pourrais te résoudre.  


   
+ Quelle place accordes-tu à ta famille, tes proches ? Te sens-tu bien intégré(e) parmi les tiens? D'ailleurs, dans quelles activités t'épanouis-tu ?


De la famille, tu n'en as plus, tu n'en parles que très peu tu gardes les quelques souvenirs qu'il te reste d'eux comme un trésor qu'il ne faut surtout pas écorcher. Toi qui es si doué pour les histoires, tu deviens muet dès lors que la sphère du Moi, de la personne, de la famille entre en scène. Tu as toujours vécu une vie assez solitaire, te bornant sans doute à observer ceux auxquels tu tiens d'un peut trop loin. C'est ainsi que tu vis. Tu considères tous les tiens comme des proches, ta tribu c'est tout ce que tu as ou presque, et avec les années, c'est en quelques sorte le peuple qui a pris le pas sur une famille que tu n'as plus. Tu diras à qui veut bien l'entendre que tu es bien à la place que tu occupes et que tu ne demanderais pas plus -tu aimes à sourire en affirmant que tu ne ferais pas un bon leader pour autre chose que les sous bois et leurs fantômes de toute façon-, mais c'est toi-même qui, au fil des ans, t'es imposé cette place que tu occupes aujourd'hui. Ta santé, ce qu'elle te fais faire parfois, ce qu'elle t'impose, c'est elle qui guide tes pas, c'est à cause d'elle que tu t'es toujours inconsciemment imposé de vivre un peu à l'écart. Pas assez pour être un fantôme, non, la plupart du temps les autres t'apprécies, et toi aussi, tu les apprécies, mais juste assez pour être un peu loin, comme une distance de sécurité, un "au cas où" que tu refuses d'avouer. Mais tu t'es accoutumé à cette vie, tu as appris à l'apprécier, elle fait de toi ce que tu es, et ce n'est pas parce que tu vis dans une marge toute relative que tu n'es pas là pour les tiens. En dehors de la forêt que tu habites comme une seconde maison, et lorsque tu n'es pas occupé dans le village, tu aimes à apprendre, une soif de connaissance qui ne s’assouvit jamais réellement, emmagasiner le savoir pour ne pas laisser la place à d'indésirables démons, c'est ainsi que tu as toujours poursuivi ta course en avant.
Le seul être que tu considères à ce jour comme étant une sorte de famille, c'est dans la forêt que tu le retrouves presque chaque jour, et ilne se passe pas un instant sans que tu ne le gardes dans tes pensées. C'est grâce à lui que tu as tant appris, et quelque part, c'est peut-être aussi lui, un peu, qui t'as appris à dompter une routine un peu trop solitaire.


   
+ Des angoisses/craintes/phobies/problèmes de santé à signaler?


Ta santé. C'est ta santé qui représente à elle seule la quasi totalité de tes angoisses, des tes craintes, et de tes doutes. Tu n'as jamais été quelqu'un muni d'une santé d'acier, parfois tu jalouserait presque ceux qui en sont dotés, mais tu t'en es toujours sorti malgré tout. Et pourtant, tu vis tous les jours dans la crainte que cela recommence. Tu en sens l'aura planer parfois comme une épée de Damoclès sans pour autant que rien n'arrive. Ta tête te fait souffrir, plus souvent que tu ne voudrais l'avouer, le plus souvent tu ne te plains pas vraiment, à quoi bon, cela ne changerait rien. Lorsqu'il le faut, tu restes juste au village en attendant que cela passe, inutile d'aller se perdre en forêt si c'est pour être incapable de revenir pour quelque raison qu'il soit. Les absences, tu t'y es accoutumé par la force des choses. Tu ne peux pas les combattre, et c'est ce que l'on te reproche parfois, cette manie malgré toi de te déconnecter du monde qui t'entoure pour des périodes de temps sur lesquelles tu n'as aucune prise. Tu n'aimes pas te mettre en spectacle, hormis lorsque tu contes des histoires tu es quelqu'un de discret, et tu n'apprécies pas d'être regardé de travers pour quelque chose sur lequel tu n'as pas de maîtrise. Pourtant tu as toujours vécu avec tout cela, depuis adolescent, tu t'es fait une raison. Ce qui t'effraie le plus, ce sont les crises qui te mettent à terre. Elles sont rares, tu as appris à les éviter, ou peut-être plutôt à les contourner, mais tu n'y arrives pas toujours. C'est l'une de ces crises qui t'a un jour mis à terre et t'as laissé sur le visage, un souvenir de son passage. Les cicatrices malgré les années sont restées, fidèlement plantées là comme pour te rappeler la menace sourde qui ronronne sur tes épaules comme une gros animal paresseux. Tu as peur qu'un jour l'une de ces crises qui te tétanisent n'aie raison de toi, tu as peur du regard que ta tribu te porte depuis que cela est arrivé pour la première fois, et à chaque fois que c'est arrivé ensuite. Tu n'as jamais souhaité quitter ta tribu mais ta plus grande peur est que l'on t'y oblige car tu es incapable de combattre ta maladie, certains la nommeront épilepsie, toi, tu y vois tes démons. Tu te considères dans le fond comme une sorte de pièce défaillante et tu n'as aucune idée de comment réparer cela. Tu connais les soins en cas de blessure, pour le reste, tu reposes sur le savoir des druides.

Tu prétends sans cesses connaître les ombres des bois, entendre leur murmures dans les feuillages. Une histoire que tu aimais il y a des années à raconter aux plus jeunes, et que tu as fini par croire toi même. La nuit, le noir ne te font pas peur, mais les formes sombres que forme la forêt entre les longues jambes des arbres t'ont toujours laissé imaginer, voir, des fantômes geignant au gré du vent. Les esprits, tu y crois, et tu les vois, juste là, dans ces fantômes géants aux font des bois. Il ne te font pas peur, plus maintenant. Plus jeune tu te demandais s'ils n'étaient pas la raison de tes convulsions et de tes maux, aujourd'hui, si tu crains les crises, tu as fait la paix avec ce démon. S'il doit t'habiter, il ne s'est jamais montré hostile envers les tiens, et tu t'es toujours dis qu'apprendre à ne pas en avoir peur, faire la paix avec, pourrait peut-être te soigner. Tu t'es toujours trompé, mais tu ne perds pas espoir.

   
+ Quelle est ton opinion sur les autres tribus ? Face aux récents évènements (cf intrigues), ton avis a-t-il changé sur l'une ou l'autre tribu ?


Tu n'as jamais été très impliqué dans les relations de ta tribu envers les autres. À vrai dire c'est un sujet que tu prends le plus souvent soin d'éviter. Tu laisses ces questions à ceux qui les gèrent certainement mieux que toi, mais tu as vu le temps courir malgré toi, et tes années sur terre t'ont appris bien des choses. D'un naturel calme et plutôt observateur, passif même, selon les dires de certains, tu ne souhaites de mal à aucun être. tant que ta tribu, tant que l'un des tiens ou qu'une créature qui te serait chère n'est pas menacée, tu restes neutre vis à vis d'autrui. Tu n'ignores pas les évènements qui arrivent cependant, et tu éprouves de lourdes retenues quant à certaines tribus. Les Rahjaks laissent planer en toi la méfiance et les incertitudes. Tu n'apprécies guère leurs eus et coutumes, leurs agissements et leur façon de penser. Pourtant, tu t'interdis de blâmer l'individu, persuadé que tous ne sont peut-être pas porteurs de tous les maux que ton esprit essaie de leur incomber, tu condamnes le tout. Tu es comme le plus grand nombre après tout, tu restes intimement convaincu que c'est ta tribu qui partage les meilleures valeurs, celui qui en déroge ne peut qu'avoir tort, quand bien même tu soit loin, très loin d'être fermé d'esprit, le peuple du désert te laisse des plus incertains. Pour les autres, tu réserve ton jugement, tu es comme à ton habitude, plus observateur qu'autre chose, et tu attends d'être témoins des faits pour juger autrui. Tu préfère souhaiter le bien aux autres dans l'espoir que l'on te retourne cette faveur. Récemment, ton attention est portée avec une délicatesse précipitée sur les rescapées du cyclone qui a détruit une grande partie de ta vie. Tu ne manques évidemment pas cette opportunité d'apprendre des choses nouvelles aux côtés de ces compagnons d'infortune. Une opportunité qui t'aides à oublier un peu, qu'il va falloir tout reconstruire. Toi qui affectionnais la canopée, tu es aujourd'hui comme un oiseau jeté de son nid et tu trouves sans l'avouer le réconfort auprès de celles et ceux qui partagent ta peine.


   
+ Que penses-tu de la radioactivité, de tes ancêtres ayant détruit leur habitat un siècle plus tôt ? Quelle est ta relation avec la nature ?


Le passé est le passé, il faut s'en souvenir , il ne faut pas l'oublier mais il est inutile de le juger trop longuement. Ce qui est arrivé est arrivé, personne ne peut rien y faire, l'important selon toi, c'est de ne pas réitérer les erreurs du passé, ne pas agir comme vos ancêtres, ne pas détruire le monde dans lequel vous vivez. Peut-être est-ce pour cela que tu entretiens avec la nature un lien tout particuliers, que tu la chéries comme tu le fais. Tu es intimement convaincu que les actes de chacun sont ce qui définira son avenir, et là où tu prenais il y a des Lunes de cela, grand soin à soigner ce chemin pour ton avenir, la routine a pris le dessus. Tu tires un plaisir sans vice à vivre dans un symbiose presque plus parfaite avec la nature qu'avec les hommes. Ce sont tes ancêtres qui l'ont détruite, malmenée, assassinée et laissée pour morte, il ne tient qu'à toi, à vous tous, de faire en sorte qu'elle vous pardonne. Après tout, c'est la nature qui vous permet à tous de vivre en son sein, malgré vos tares, vos défauts, vos erreurs et ce passé lourd qui pèse sur les mémoires, façonne votre vie à tous. Elle est ta plus grande source d'inspiration. Elle est aussi ta seule maison, et ta main nourricière, c'est pourquoi tu lui a voué ta vie, et peut-être plus encore.
+ Le QCM THien pour vérifier que tout est bien compris. Pour cocher la bonne réponse, mettez checked après "checkedbox", dans le code. Il n'y a qu'une seule bonne réponse par question. Veuillez ne pas enlever les balises hide.

   
   


Des pas de velours presque inaudibles peu importe le terrain, le silence te ressemble. Toi que l'on surnomme Ombre, tu suis tel un fantôme le rot précipité du grand félin qui avance non loin devant toi, qui se retourne pour t'observer de ses grand yeux en amande, il t'attend mais tu sens bien qu'il te presse. Ses oreilles tournent sur sa tête à la manière de girouettes empressées et son souffle est court et sec, pressant. Tu connais ses gestes par cœur, tu les retrouves toutes les nuits, les imites le jour lorsque tu parcours les bois ou les cimes comme tant de chemins connus et reconnus. Tu suis l'animal qui, juché sur ses longues pattes de velours te guide dans la noirceur de ce rêve qui est tient. Combien de fois avez vous arpenté ensemble les méandres de tes rêves, cette forêt enneigées et infinie, plongée dans un noir quasi constant que seul le lynx qui t'accompagne puisse éclairer? Mais il te semble y avoir quelque chose de différent cette fois, quelque chose qu'il t'es, comme dans tous les rêves, impossible de toucher du doigt. alors tu le suis, pendant un temps qui te semble interminable mais aussi bien trop court. Tu essaies de lui demander de t'attendre, tu l'interroges sur son empressement bien inhabituel. Après tout, c'est lui qui a forgé ta patience, ton calme, ton silence, c'est de son caractère que tu tires le tiens, ou peut-être est-ce l'inverse. Mais aujourd'hui, c'est un rêve inhabituel, malgré qu'il ressemble en bien des points à ceux que tu as l'habitude de faire lorsque tu n'es pas en proie à tes démons.

Sortir, aller voir dehors.

C'est la première chose qui te vient à l'esprit lorsque tu te réveilles, en sursaut, après que le lynx silencieux ait disparu, te laissant en proie à l'obscurité que tu redoutes tant de tes rêves. Ton cœur bat aussi fort qu'il le peut et un instant, tu as peur que ce soit tes démons qui s'éveillent, mais les minutes passe et rien ne vient. Tu te lèves alors, attrape le premier vêtement à ta portée et aussi silencieusement qu'à ton habitude, tu te glisses à l'extérieur, tel une ombre dans la nuit. Tu ignores pourquoi, tu ignores où te rendre, mais tu as besoin de t'assurer que là-bas dans la forêt qui commence à peine à s'éveiller de sa nuit, tout va bien.


Le jour est levé, ça et là, tu peux entendre la vie doucement s'éveiller. Tu les connais par cœur, les bruits de pas, d'ailes, les cris et autres murmures du vent, cela fait des années que tu parcours cette forêt sans sourciller, comme une routine dont tu es incapable de te lasser. Le silence bruyant des bois, la solitude qu'il te réserve malgré la fragilité dont ta santé t'a affublé, tu ne peux t'en passer. C'est lorsque tu parcours ces bois que tu peux être seul avec tes pensées, avec la Nature que tu aimes tant. Pourtant, aujourd'hui tu es préoccupé. A l'instar de l'animal de tes rêves, tes yeux couleur du ciel cherchent sans savoir quoi trouver, tes iris se posent sur le moindre rocher connu comme s'il le voyait pour la première fois. Ton souffle est fébrile alors que tu presses le pas. tu cherches sans savoir où diriger ton attention. Tu as l'impression que tu dois chercher, mais tu ne sais pas quoi.

Peut-être te trompes tu? La pénombre règne encore en maître ici, la forêt, dense au dessus de toi bloque les premiers rayons du soleil. Tu sait que la Nature s'éveille grâce au chant des geais qui alertent sur leur passages les autres habitants de la forêt avec leur cris reconnaissables entre mille. Tu ne leur veux pas de mal, mais malgré toutes ces années, ils se méfient toujours. Tu les comprends, puis, ils sont de bons indicateurs, pour le lever du jour, pour les dangers à venir, mais aujourd'hui, c'est leur silence qui te laissera comprendre que quelque chose se passe.

Tu es tant habitué au raffut de la forêt que l'absence de chants semble peser lourd à tes oreilles. cette absence arrive comme la pluie, sans prévenir, sans crier gare. D'un instant à l'autre c'est comme si le monde s'éteignait. Tu connais ces signaux comme ceux qui habituellement préviennent d'un danger. Lorsque les oiseaux se taisent, il faut toujours regarder autour de soit, le chasseur n'est pas loin. Mais pas de chasseur aujourd'hui. Seul le bruit redondant d'un petit ruisseau se glisse à ton oreille, le sol craque doucement sous tes pas, la forêt te semble léthargique. Et c'est là que tu l'entends. Un pleur semblable à une plainte d'enfant, faible, mais glacée. Ces plaintes tu les connais assez bien quoi que tu n'en aies jamais été l'auteur. Ton cœur s'emballe, tout d'abord car ce bruit indique qu'un danger peut rôder non loin. Les chasseurs ne sont pas sortis encore, pas aussi loin dans la forêt, les animaux eux, ne quittent jamais les lieux, mais tu n'es pas armé, tu ne l'es jamais, sauf un petit couteau que tu utilises plus pour les plantes que pour autre chose.

Tu es sur tes gardes, prudent. tu suis l'appel en te pressant plus que tu ne devrais. Tu cherchais quelque chose, et tu ne peux t'empêcher de te dire que tu l'as trouvé. Tu redoute un prédateur, mais rien de cela. À sa place, c'est une biche que tu trouves, affalée malgré elle, le postérieur dans le maigre ruisseau. Autour d'elle, la terre est remuée, secouée, grattée. Nul besoin d'être un traqueur pour comprendre que c'est l'animal qui dans des tentative désespérées a essayé de se relever, se sauver, en vain. Sa tête posée sur le sol, sa bouche grande ouverte d'où ne parvient qu'à sortir un pleur presque inaudible te font mal au cœur. Une plaie bien trop profonde et nette baille contre son flanc, pleure un sang carmin qui s'est déjà largement collé contre le poil brun de la petite femelle. Tu ne sais qu'en penser. tu sais au fond de toi que tu ne peux rien faire, et tu sais ce que tu devrait faire, mais tu restes là. Passées les premières minutes, elle cesse rapidement d'essayer de te fuir, et tu peux poser sur son flanc qui se soulève péniblement, une main qui se veut rassurante. ton regard glisse sur l'eau qui rougit mais suit son cours sans s'arrêter, la bête semble te supplier, mais tu ne sait que faire. le lynx t'a mené jusqu'ici tu en es certain, et pourtant, tu ne comprends pas pourquoi. Il est impossible selon toi qu'il ait juste voulu te montrer une créature mourante. Cela n'aurait pas de sens. tu refuses d'accepter cette idée. Mais rien ne vient. Rien pour expliquer la situation. Pourquoi est-elle là? Pourquoi cet état? Pourquoi aucun prédateur n'est-il venu en finir avant que tu n'arrives ici? Qu'es-tu supposé faire? Le temps passe et tu cèdes. Tu t'excuses et tu lui murmures de ne pas s'en faire. Elle ne souffrira plus.

Et le silence revient alors que l’œil de la biche perd la brillance propre au vivant. Terminés les pleurs, mais tu te sens mal. Tu étais certain d'être ici pour une raison et tu as l'impression que tu t'es trompé. Tu as toujours détesté prendre des vies, pourquoi aujourd'hui? C'est lorsque tu te décides enfin à bouger, à tirer ce malheureux cadavre de l'eau que tu l'entends. Petit cri aigu et maladroit dans le lointain. Tu te dis d'abord que ton esprit te joue des tours, tu as l'habitude des bruits stridents après tout, ils occupent ta tête quotidiennement... Mais celui-ci s'impose rapidement comme n'en étant pas un.

Tu t'obliges à laisser derrière toi la biche inanimée pour reprendre ta route sur le sol humide de la forêt. Les petits cris ne sont pas si loin, tu les entends lorsque tu abordes une petite clairière enclavée entre les arbres. là, caché dans les herbes hautes, une petite tache rousse. Ton regard glisse sur son pelage où tu devines le même pourpre qui jalonne tes mains. Ton cœur manque un battement. Il te paraît minuscule, trop petit c'est sûr pour repartir de lui-même.

À quoi pensais-tu ce jour là, lorsque sans réfléchir, tu l'attrapas à bras le corps, te refusant à être responsable une seconde fois dans la même journée, de la mort d'une créature de la Forêt? Tu n'en sais rien, mais tu es certain que non loin, le lynx t'observait assis sur ses grandes pattes de velours, qu'il te surveillait.

Il s'appellera Keryon. L'Esprit dans ta langue natale. Et tu lui promis que tu ferais tout ce qui serait en ton pouvoir pour le sauver. Tu n'avais pu sauver sa mère, tu ne pourrais accepter de ne pas le sauver lui.



Tes pas dans les sous bois ne sont que murmures alors que tu t'aventures avec la force de l'habitude aux abords d'une petite clairière. Toujours la même, depuis dix ans. Le village est a une distance raisonnable derrière toi, tu te sens bien ici, en sécurité et apaisé. Lorsque tu ne t'aventures pas dans la canopée, c'est ici que tu aimes à méditer tes songes. Tu siffles, un sifflement discret semblable au cri d'un jeune animal, un cri de rappel qui n'a pas pris une ride.

Tes yeux se sont creusés, tes joues aussi, le temps continue sa course comme il y est habitué. L'hiver est là, bien installé, un peu trop. La forêt a grand peine à se remettre des caprices de la Nature, caprices qui te laissent songeur, tu aimerais comprendre pourquoi le temps s'est ainsi déchainé, mais tu n'as aucun emprise sur les éléments, malheureusement.

Tu l'attends quelques longues minutes, assis dans l'herbe humide, tu ne siffles pas plus, c'est inutile. Tu sais bien que s'il doit venir, il viendra. Quel ne fut pas ton soulagement lorsque, après le passage de la catastrophe, tu es revenu ici, as appelé, et après de longues minutes, l'as vu sortir timidement et prudemment le bout de son nez.  Tu t'assures depuis, chaque jour, qu'il réponde présent à tes appels.

Un craquement de branche et le soleil timide du matin laisse apparaître dans ses rayons les larges bois du faon devenu adulte, celui-là qui s'approche de toi sans s'effrayer. Tu n'as qu'à tendre une main pour la poser contre son chanfrein. un geste si simple et qui n'a pourtant pas d'égal pour te faire ressentir une paix sans pareil quelque part au fond de toi. Dix ans, et jamais tu n'as réussi à cesser de l'admirer, lui qui a accepté de t'offrir sa confiance. Ses bois tomberont bientôt, comme chaque année, et comme chaque année, ton regard rêveur ne se lasse pas d'en détailler chaque cor, gardant l'espoir virulent que d'autres, plus beaux encore, prendront leur place. Et qui sait, peut-être que ce sera lui qui te survivra.

***


Tu te redresses péniblement dans la pénombre, la tête comme le bourdonnement d'une grosse abeille. Tu as l'habitude des maux de tête, quoique tu ne t'en plaignes que lorsque ceux-ci te clouent au lit. Mais cette douleur là, elle n'est pas habituelle. Elle brûle comme une morsure et te donne l'impression que la moitié de ton visage est en train de se décoller. Tu serres les dents, levant machinalement une main à ton visage, pour vérifier peut-être que tout est encore là, mais tu ne peux pas. Tes doigts tombent sur une couche de tissu à laquelle tu ne t'attendais pas. Tu fronces les sourcils un instant, et ça te fait grimacer. Il te faut quelques minutes pour remettre les choses à leur place. Tu es tombé, un peu plus tôt. Cela faisait longtemps que cela ne t'était pas arrivé aussi fort. Tu avais pris l'habitude que les choses soient calmes, tu avais même commencé à baisser un peu ta garde, il faut dire que la réputation des druides de ta tribu n'es plus à faire. Ils auraient pu te fuir lorsque c'est arrivé pour la première fois, toi-même l'aurais peut-être fait si cela n'avait pas été toi celui à être maudit par ces maux, pourtant tu es encore là, sous la protection de ton village depuis toutes ces années. Tu n'étais qu'un adolescent lorsque la première crise t'a tétanisé, c'est arrivé plusieurs fois ensuite, mais tu n'étais pas seul à chercher à endiguer ce problème et  ces impressionnantes crises ont fini par se retirer. Tu avoueras sans mal que tu as toujours espéré qu'elles ne reviennent pas, en sachant dans le fond que tu te fourvoyais. Les grandes crises ont reculé avec le temps pour laisser place à ces absences qui te sont coutumières, moins impressionnantes, moins éreintantes aussi, pour toi comme pour ton entourage. Tu te contentais très bien de paraître ailleurs, t’accommodant des autres symptômes avec une passivité qui t'es propre.

Alors pourquoi est-ce arrivé? Tu n'as à ton souvenir rien fait de particulier, rien oublié d'avaler, suivi avec le rythme de l'habitude toutes les précautions que l'on t'a toujours appris à suivre. Mais tu as perdu le contrôle quelques heures auparavant et tu n'as rien pu y faire, comme à chaque fois que les crise de tétanie arrive, tu es resté impuissant. Tu restes immobile ou presque, ta main cherchant des repères sur le tissu gras qui enserre ton visage. Tu ne te souviens pas de ça. Tu ne te souviens pas de grand chose pour tout dire, mais tu n'as pas besoin d'une grande imagination pour comprendre que tu es tombé, où quelque chose comme cela. Tu t'es cogné en tout cas, bien assez fort pour le ressentir encore maintenant. Pas de bruit alentours, le village te paraît bien lointain, calme. Tu ne t'es pas allongé ici seul, tu n'es pas chez toi, tu es encore un peu ailleurs mais tu n'es pas assez bête pour te douter que tu es là pour être recollé. Aussi, tu décides de ne pas bouger, te rallonger dans un soupir, attendre les instructions.

Le cicatrice de ta chute, tu la garderas à vie, certainement. Elle te suis depuis maintenant plus de dix ans, demie Lune tombant de ton front à ta joue gauche. Chaque année lorsque Luxem arrive, tu te rappelles de ce dur réveil, et des jours qui ont suivi, pas beaucoup plus agréables. Tu ignores encore ce qui t'as poussé malgré toi à t'écrouler, une chute malheureuse qui t'as laissé au sol en contrebas. Comme à chaque fois, ce sont les tiens qui sont venu à ton secours, ce sont eux qui ont fait leur possible pour que tu te rétablisses, là où ils auraient pu voir en toi une erreur de la nature, là où ils auraient pu te tourner le dos. Tu leur dois tout depuis presque toujours. Les as tu seulement assez remercié? Non, certainement pas mais c'est quelque chose que tu ne sais pas faire, pas avec des mots en tout cas.

Tu te réveilles en sursaut aujourd'hui, une douleur lancinante grignotant ton visage comme des fourmis gourmande, mais il n'y a rien, lorsque tu passe la main sur la bosse qui scinde ton visage. Ton cœur bat la chamade, mais ce n'était qu'un rêve maladroit. Tu es chez toi ce matin, alors qu'au dehors les oiseaux se réveillent à peine.  Aujourd'hui, tu n'iras tenir compagnie aux druides que par routine. Cette routine bien rodée depuis toutes ces années pour repousser ceux que tu appelles tes démons. Tu as commencé à t'instruire sur les méthodes de soins mais loin de toi l'idée de prétendre te substituer au savoir de vos guérisseurs. Tu peux uniquement prétendre être un élève un peu trop curieux, et un patient un peu trop régulier.

DERRIÈRE L’ÉCRAN

   Je m'appelle Mika / LittleMagitek et j'ai 24 ans. Vous pouvez donc vous en douter, je suis un garçon. J'ai connu le forum grâce à des top-sites il y a longtemps (sans oser m'inscrire avant d'avoir au moins vu un morceau de la série) et je le trouve très attirant êê. Si possible, j'aimerais avoir un parrain afin de m'aider à l'intégration et la compréhension.


   Mon personnage est un inventé et je ne vous autorise pas à en faire un scénario si mon compte se retrouve supprimé.

   


   
   

   
Güzis Taboo Cinksi
Il y a là bas des ombres colossales, qui passent parfois à deux pas de nous... Et on ne les entend pas.


Dernière édition par Güzis T. Cinksi le Ven 5 Jan - 1:44, édité 19 fois

Admin
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02/03/2017 Thinkky/Angel Eris Garfagnini 1079 Zoe Saldana Lux aeterna (ava), Astra (signa), Psychadelya & Angie & hennaed (icones) Conseillère chamane ~ Gardienne du savoir/Oratrice & diplomate Naori 24
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Bienvenue parmi nous *attendait que la fiche soit postée*

Il n'y a que peu d'informations à se mettre sous la dent par contre . Mais bon, le nom envoie déjà du pâté, puis un terrien, c'est toujours un bon choix (a).

Tu as 7 jours pour terminer ta fiche, et si tu as la moindre question, n'hésites pas à contacter un membre du staff

(J'ai vu que tu cherchais un parrain ou une marraine aussi, je peux me proposer si tu m'acceptes . Ou attendre de voir si un petit membre veut te prendre sous son aile )

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06/12/2015 Lux Aeterna Nuna Cortez 35593 Sophia Bush class whore (vava) ; Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 508



J'avoue que c'est bien mystérieux par ici j'ai hâte d'en découvrir un peu plus, je vais stalker tout ça ! Et j'aime bien le second prénom, ça me rappelle un peu la série du même nom Aussi, par rapport à la série, il ne faut absolument pas t'en faire, le forum en est finalement assez détaché et je n'en ai personnellement jamais vu un épisode. Les annexes suffisent largement à s'y retrouver par ici et à creuser son nid
OH, et à force de bavasser j'ai failli oublier le plus important : bienvenue dans le coiiiin

Admin △ Underneath it's just a game
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06/12/2015 Electric Soul Kayden Elwood & Einar Helgusson 7251 Jon Kortajarena Electric Soul & tearsflight Conseiller druide | Soigneur & orateur/diplomate Naori 157
Admin △ Underneath it's just a game



Un Naori, I approve x1000 Hâte de voir comment ton perso va se développer

Sinon, comme l'a dit Mumu, pas besoin d'avoir vu la série pour RP ici, on s'en détache vraiment beaucoup Il n'y a vraiment que les tout premiers épisodes qui ont été suivis/respectés, le reste c'est de l'univers original, surtout en ce qui concerne les terriens donc tu ne seras pas perdu si tu lis bien les annexes

Bienvenue et bon courage pour la fiche

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Ohoh, un Jared Leto avec les cheveux longs. C'est un choix proche de la perfection, ça !
Bienvenue à toi !

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rajoute un nom sur le grand livre de la secte des fiches vides
On est curieux nous faut nous en donner plus à dévorer !

Bienvenue à toi et bonne rédac' pour ta fiche !

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01/11/2015 Glacy Ezra 2286 Brett Dalton Murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 92
- Whatever it takes -



Que de mystères ! J'ai hâte de voir ce que tu nous réserves avec ce personnage ! En tout cas bienvenue sur le forum

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Bienvenuuuue

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01/10/2017 empty gold. aucun. 554 Felicity Jones alahoz (ava) - ASTRA (signa) - tumblr (gifs) membre du conseil, médecin et chirurgien de l'Odyssée. 11
— caught in the middle —



Jared
Bienvenue parmi nous Amuse toi bien sur le forum

Admin
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20/01/2016 avengedinchains Charlie, Baelfire, Richard, Astrid & Meeka 964 Tom Hardy signa by beylin guerrier Athna 10
Admin



officiellement bienvenue alors
courage pour ta fiche

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11/09/2017 AMNESIS ALIENOR + AEDAN + SAM + KARAH 724 JOE KEERY AVA + KILLERFAG • SIGNA + ASTRA + SOLOSANDS MÉCANICIEN + HISTORIEN + ORATEUR/DIPLOMATE 4
Heart mechanics ✜



Jared
Bienvenue sur TH

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20/12/2016 ELOW ; ĆIRO + IRINA + JONAS ; 1157 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 11
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BIENVENUE

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12/03/2017 Ponyta Gen Deng, Eirik Thorvald, Leary Wrath, Skylar Rees 139 Ruby Rose neon cathedral. notion de soin, orientation, guérisseuse Kovarii 10



bienvenue^^

Admin - Supermassive Black Hole
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04/11/2014 Mystery Light Elijah & Near & Saoirse & Cassandre & Jade 27866 Thomas B.-Sangster luxaeterna Signa perséphone Aaron Ancien kidnappé des Rahjaks. ancien traqueur, co leader. Cent 260
Admin - Supermassive Black Hole



Bienvenue La bonne idée Jared en Naori ** Courage pour la suite de ta fiche en tout cas !

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bah dis donc c'est qui ça on se connaîtrait pas quelque part bienvenue ici avec ce petit-là, hâte de lire même si je le connais hinhin

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No matter how many breaths that you took, you still couldn't breathe. ☼ Güzis

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