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˜˜˜˜˜˜Rowena ♣ Le calme après la tempête
maybe life should be about more than just surviving


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25/03/2015 avengedinchains 965 Boyd Holbrook sign : ALAS herboriste avec notion de guérisseur 56
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Sujet: Rowena ♣ Le calme après la tempête
Sam 9 Déc - 11:32



Le calme après la tempête

Est-ce que la forêt est plus sécurisante que son village ? Rien n’est certain. Disons que les dégâts ne sont pas aussi catastrophiques que ça chez eux, et dans certaines tribus, bien sûr que ça a été bien plus grave. Certaines de ses affaires se sont brisés, certaines petites choses ont explosé mais ce n’était que mineure et purement matériel. Un détail. Au fil des jours, il a fallu mettre bien des choses en place et il a fallu accueillir certains survivants des tribus détruites. Lui ? Il n’a pas amené de place dans sa maison, il n’en a pas vu d’intérêt et il n’y en a pas non plus eu besoin, finalement. Un soupir s’échappe de mes lèvres alors qu’il réfléchit à tout ça. Cela ne fait pas forcément de lui un égoïste, il n’est juste pas la personne la plus attentionné qui soit et dans ce cas, est-ce qu’on peut vraiment le lui reprocher ? Il fait ce qu’il peut et estime que c’est déjà bien. De ses plantes, il a concocté des soins et des antidouleurs. Il a fait de son mieux. Et maintenant, il a besoin de prendre un peu ses distances et de souffler. Sur ça aussi, il estime qu’on ne peut pas le lui reprocher. Il fait ce qu’il peut et estime que c’est suffisant. Si des erreurs, il en fait, c’est un un peu parce que tout le monde en fait et que ce n’est pas près de changer. Il s’en moque un peu en réalité, de ce qu’on peut penser de lui. Et s’il a envie de prendre le large, c’est parce qu’il en marre de cette miséricorde qui règne sur le campement. Sur ça, il est incapable de comprendre ce qui peut bien se passer. Et il ne voit pas ce qu’il pourrait en dire. Il serait prêt à faire bien des choses, mais il a besoin de distances aussi. Est-ce qu’on peut le lui reprocher ?

Là, au coeur de la forêt, il grimace en fonction des coins qu’il explore, la tempête a détruit bien des arbres qui se sont couchés sur d’autres et qui les ont brisés aussi. Il est triste de voir l’île ainsi mais pas vraiment étonnant. Il a pu s’en rendre compte, la nature aime à se prouver qu’elle est dominatrice ici. Un fin sourire se glisse sur les traits de l’homme alors qu’il se met à penser que les Naoris doivent se satisfaire d’une telle situation. Encore que, vu la tête de la forêt, rien n’est vraiment sûr. Il n’a pas particulièrement envie d’y réfléchir, en tout cas. Mais toute cette histoire est une grosse prise de tête à laquelle il ne voit pas quoi dire, ni même quoi faire. Le problème de toute cette histoire, c’est qu’il n’y a pas de solution miracle. On ne peut pas replanter un arbre et imaginer qu’il va pousser vite, ou autre chose de ce genre. Il ne sait pas trop quoi en dire et il ne sait pas vraiment comment voir la situation évoluer. Tout ne se passe pas comme on le voudrait. Mais les choses sont comme elles sont, voilà tout.

Se faufilant au milieu des arbres, il ne sait pas vraiment où donner de la tête ni comment réfléchir à propos de tout ça. De toute manière, il ne voit pas non plus ce qu’il pourrait dire ni comment il pourrait le dire. Et il n’a pas particulièrement envie d’y réfléchir non plus. Les choses ne sont pas faciles, en réalité, et c’est tout ce qu’il voit dans tout ça. Malgré les deux semaines déjà écoulées, Baelfire ne veut pas prendre trop de risque et il continue de voir que la forêt reste un peu dangereuse. Il faudr encore un peu de temps mais il est attristé de voir cette forêt dans cet état. Mais ça, c’est à cause des plantes qu’il croise et qui ont été détruites. De toute manière, puisque l’hiver arrive et commence déjà à s’installer, il garde espoir, s’imaginant que tout ira bien ou au moins, que tout va s’arranger. De toute manière, ce n’est qu’une épreuve qu’ils pourront affronter facilement. Eux, ils n’ont pa été touché, après tout. Mais c’est une autre histoire. Et encore une fois, il faudra un peu de temps.

Son regard se pose sur une femme, un peu plus loin. Seule. Et il se demande qui ça peut bien être. Alors pris par la curiosité, il s’avance et va à sa rencontre. Il pourra très bien se barrer si la nana est chiante. Et il n’aura pas à vraiment se prendre la tête avec tout ça. Il n’est pas du genre à tourner autour du pot de toute manière. Un peu trop franc ? Sans doute. Les mains dans les poches, il ne se fait remarquer qu’une fois qu’il arrive à son niveau. ” Faites attention, certains arbres de cette zone semblent encore fragiles”. Oh il ne voudrait pas non plus lui donner l’illusion de s’inquiéter. Disons qu’il préfère être méfiant un minimum. Après, il ne vient pas dans l’optique de faire la conversation trois mille ans. A moins qu’elle ne le veuille, bien sûr. Aucune idée.

notes » w/ Rowena, dans la forêt, le 9 décembre 2117.

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02/03/2017 Thinkky/Angel 796 Zoe Saldana Lux aeterna (ava), Astra (signa), Psychadelya & Angie & hennaed (icones) Conseillère chamane ~ Gardienne du savoir/Oratrice & diplomate 296
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Sujet: Re: Rowena ♣ Le calme après la tempête
Jeu 4 Jan - 22:47



Le calme après la tempête
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La décision avait été accueillie par un silence glacial. Pourtant, Rowena ne lâcha pas l’affaire, ni auprès d’Harlan, ni auprès de Caleb. Et ce, malgré les blessures qu’elle avait eues la dernière fois qu’elle avait quitté le village. C’était il y a peu, quelques mois tout en plus. Alors, ce moment restait dans la mémoire, et on aurait préféré qu’elle reste, qu’elle sorte de son esprit cette idée saugrenue. Sauf que la chamane n’était pas connue pour lâcher prise, encore moins lorsqu’elle savait qu’il en allait de sa survie. Il fallait qu’elle parte, il fallait qu’elle se détache de la tribu, juste quelque temps, pour chasser les pensées sombres, les souvenirs aussi, pour retrouver un semblant d’équilibre dans ses émotions. Cette décision, elle l’avait repoussé des années durant. A vrai dire, voilà presque douze ans qu’elle aurait dû fuir, pour trouver du réconfort dans d’autres situations, d’autres endroits. Du calme, de la sérénité. Cependant, Rowena, elle avait un gros souci : elle était incapable d’abandonner. Que ce soit quelque chose. Ou quelqu’un. Sa fonction, la tribu. Et Harlan. Passer de l’amour à la haine, en quelques heures. Et les explications, elle les attendait encore, quelque part au fond d’elle. Pour faire son propre deuil.

Une semaine. Elle était parvenue à négocier pour une semaine, avec les événements récents. Enfin, en réalité, même sans leurs accords, elle serait partie. Parce qu’elle en avait plus besoin qu’elle ne l’avait avoué aux deux hommes. Elle avait tourné le tout à son avantage, déclarant que c’était surtout l’occasion de voir l’étendue des dégâts, et les faiblesses des autres tribus. Des oiseaux voyageurs furent d’ailleurs envoyés aux différents chefs, histoire qu’elle ne se fasse pas tuer en se promenant sur leurs terres. Respecter les règles du jeu, et se jouer d’elles. C’était ce que la conseillère faisait le mieux, derrière son apparence intègre au possible. Elle utilisait la diplomatie à son avantage, pour toujours avoir un coup d’avance.

Ses yeux se portèrent sur l’Arbre de vie, alors que les dernières affaires furent empaquetées. Le peu qu’il lui restait en fait. Si le cyclone avait été clément avec eux, notamment parce que les chamans étaient parvenus à prévoir son arrivée, et donc avaient mené tout le monde en lieu sûr, la cime de l’arbre, et les habitations des conseillers, avaient été balayées par les vents violents. Si cela n’avait pas dérangé ses deux collègues, elle, qui avait besoin de sa vue privilégiée sur les étoiles, l’avait nettement moins bien pris. Et l’arrivée des Kovarii… Autant dire que l’agitation causée n’était pas ce dont elle avait besoin. Voilà pourquoi elle avait refilé le bébé à Rürik, tout en le couvant d’un œil presque maternel. Il s’était occupé de toutes ces femmes, désormais sans abri. L’idée était de le préparer à son rôle de conseiller, en le foutant en gestion de crise. Et de ce qu’elle voyait, tout allait pour le mieux. Cela lui retirait les derniers scrupules qui lui restait à l’abandonner là. Il se débrouillait parfaitement sans elle pour le chaperonner.

Dernier au revoir, fait rapidement, avant que les autres ne changent d’avis. Avant de se plonger dans la forêt. Cette forêt-là, elle la connaissait par coeur. Mais bientôt, ce serait un monde différent qui s’ouvrirait à elle. Elle le savait, pour avoir fait quelques visites déjà.

Heures et jours qui commençaient à défiler, et paysages toujours détruits, presque deux semaines après la catastrophe. Rowena avait évité les camps des débarqués autant que possible, alors même qu’ils auraient dû se trouver sur sa route. Parce qu’elle tentait d’aller à l’autre bout du continent, oui. Comme si elle avait le temps en une semaine. Toujours viser les objectifs les plus hauts.

Le silence avait toujours eu un effet calmant sur la jeune femme. c’était pour cela qu’elle appréciait ses quartiers, si proche du ciel et de leur étendue silencieuse, ainsi que la méditation. Harlan ne comprenait pas, contrairement à Caleb. Un sourire triste se dessina sur ses lèvres à cette pensée, alors que les doigts effleuraient l’écorce d’un arbre à moitié déchiqueté. Une voix la surprit, la ramena dans la réalité. Confuse, intriguée, elle resta silencieuse quelques secondes, à détailler l’arrivant de ses yeux chocolatés. « En effet. Je pensais qu’en venant par ici, je trouverais des zones moins ravagées par la tempête, mais elle n’a rien épargné... » Et n’avait en aucun cas perdu en intensité… Un soupir quitta ses lèvres, alors qu’elle réajustait ses sacoches. Les anti-douleurs que lui avaient fournis Harlan, et qu’elle avait pris quelques heures auparavant, fonctionnaient toujours suffisamment pour ne pas qu’elle s’écroule devant cet inconnu. Addiction en perspective ? Elle espérait que non, mais il fallait croire que son organisme n’était pas d’accord avec elle… « Vous habitez loin ? » Etait-il en train de jauger de la gravité des dégâts lui aussi, ou était-ce simplement son environnement habituel ? De nombreuses questions, alors que le regard se perdait sur les traits de l’homme.

Quand aucune parole n’était prononcée, le silence reprenait ses droits. Le calme après la tempête. Ou avant. Rien dans le ciel n’indiquait un retour de cyclone. Néanmoins, la nature leur faisait de nombreuses surprises, alors une de plus…

Se présenter. Elle devait aussi se présenter, c’était la moindre des politesses. Encore plus dans sa culture. « Je m’appelle Rowena. Je suis désolée si je vous ai dérangé dans vos pérégrinations. » Elle ne dévoila pas pour autant le nom de famille, ni même sa provenance, bien que son accent et sa manière de parler pouvaient le laisser deviner. Les Naoris avaient toujours eu cette finesse de la langue et des mots, diront certains. Et c’était pour cela qu’on ne pouvait pas leur faire confiance. Ah, s’ils savaient à quel point ils avaient raison… La dangerosité du peuple de la forêt était semblable au serpent se terrant dans la terre. On ne les voyait pas venir. On ne les voyait jamais venir. Et Rowena jouait de ça, alors qu’elle souriait au blond. Elle n’était qu’une femme innocente, derrière laquelle se cachaient les épines de la rose..


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25/03/2015 avengedinchains 965 Boyd Holbrook sign : ALAS herboriste avec notion de guérisseur 56
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Sujet: Re: Rowena ♣ Le calme après la tempête
Ven 19 Jan - 18:47


Le calme après la tempête



Si l'avis de Baelfire a changé à propos des Débarqués au contact d'Autumn et de quelques autres, il ne manque pas de dire que les choses changent doucement. Il ne va pas se remettre à les détester parce que ça n'aurait pas le moindre sens et que ce n'est pas son genre, mais à côté de ça, il ne cache pas que certaines choses sont un différente aujourd'hui. Depuis le cyclone qui a ravagé une île et de gros coin de l'île (à noter par exemple le village Calusa, aussi), et tout devient plus compliqué, pour chaque tribu. Il se permet même d'imaginer que dans la montagne, les choses sont loins d'être faciles, aussi. Tout ça pour dire qu'il a l'impression que c'est parti en vrille après que les Débarqués aient atterri sur Terre. Et la sensation est très loin d'être agréable. Pourtant, il serre les dents, se tait, n'en parle pas à voix haute. Il s'imagine que c'est plus simple, qu'on ne lui prendra pas la tête, qu'on lui laissera ses pensées s'il ne les évoque pas à voix haute.

Pourtant, il n'est pas certain d'imaginer qu'il soit bon de ressasser tout ça sans but ni le moindre intérêt. Pourquoi tourner en rond sans chercher plus loin, hein ? Cette histoire ne risque pas de chercher plus loin, et il va sans doute chercher trop loin. A trop y penser, il risquerait de finir par se retourner la tête et par tourner en rond. A quoi bon hein ? Toute cette histoire n'est peut-être même qu'un vulgaire hasard. Il serait donc parfaitement ridicule de chercher plus loin. Autant serrer les dents et se contenter de rester à distance. De toute manière, seul l'avenir lui dira s'il a raison ou non. Il ne sera certainement pas à l'origine d'une nouvelle guerre. Et est-il vraiment du genre à penser que les choses se passent comme il faut ? Non, jamais. Et il ne risque pas de changer de point de vu ou même d'avis. Tout est considérablement différent, en tout cas. Et Baelfire est bien trop à l'écart du monde pour chercher plus loin. Il ne se soucie pas de cette guerre passée, ou de celle qui pourrait être à venir. En réalité, il n'a même pas participé à la première, n'y faisant qu'un bref passage pour s'en éloigner accompagné d'Autumn dès qu'il en a eu la possibilité. S'en retrouvant blessé. En réalité, lorsqu'il y pense attentivement, il réalise qu'il n'aurait sans doute pas réussi à rester en vie, si les choses avaient été différentes. Il n'est pas un guerrier, bien qu'il en ait eu la formation et qu'il ait appris à en être un. L'ancien Athna n'est pas de ceux qui prend les armes inutilement. Et ce n'est pas près d'arriver. Impossible.

Cette femme, il ne la connaît pas, son regard s'attarde un instant sur elle, et il réalise assez facilement qu'il ne l'a probablement jamais vu avant aujourd'hui. Elle lui fait penser à ce peuple de la forêt, auquel il n'accorde pas trop de valeur. Peut-être qu'il se trompe, il ne les connait pas vraiment, en réalité. Mais il préfère ne pas trop juger. Il en vient à se dire qu'il serait sans doute bon pour lui de s'intéresser à eux, en tant qu'herboriste. Sans doute sont-ils en mesure de lui donner quelques conseils. Mais c'est un peu difficile pour lui. En réalité, il a longtemps grandi avec des parents dénigrant cette tribu. S'il a eu le loisir de se faire une opinion sur bien des choses, certains points ont eu la dent dure et il lui a été impossible d'aller contre ça. Il n'a pas chercher à le faire, non plus. Alors... Voilà. Peut-être que sur certains aspects, il reste un suiveur. Est-ce que dans ce cas, il est un suiveur ? Peut-être, il ne saurait le dire, et il n'a pas non plus envie de le dire ou de chercher quoi dire. On peut avoir un avis personnel sur tout ou presque. Mais si nos parents se permettent de juger un truc, tout au long de notre enfance, est-ce qu'on ne se met pas inconsciemment à faire de même ? Comme si on essayait de se convaincre du fait qu'ils ont raison ?

M'enfin bref. Pourquoi est-ce qu'il divague comme ça, déjà ?

« En effet. Je pensais qu’en venant par ici, je trouverais des zones moins ravagées par la tempête, mais elle n’a rien épargné... ». Non, en effet. Et pourtant, au sein des villages qui tiennent encore debout, est-il réellement possble de se plaindre de quoi que ce soit ? Baelfire se permet de penser sincèrement qu'il a été chanceux, peut-être que d'autres ne voient pas les choses à sa manière. Et ça, on ne peut pas dire que ça changerait vraiment. Oui, c'est peut-être une pensée un peu égoïste. Il ne se soucie pas de ce que les gens pensent, ou ce qu'ils pourraient penser de ce qu'il a fait, et d'autres choses de ce genre. Et ça ne risque pas de changer, en réalité, parce qu'il se permet de croire qu'il est libre de penser ce qu'il veut. Mais ça n'a rien de facile, évidemment. Mais c'est une affaire à laquelle il ne vaut mieux pas penser. " Certaines zones le sont moins. Mais dans l'ensemble, tout le monde est touché". La montagne, le désert, il ne sait pas vraiment. Il ne s'est pas penché sur la question et il ne s'imagine pas roder du côté de son ancien village. Déjà parce que certains n'ont pas apprécié son départ. Il le comprend, mais il sait surtout que c'est arrivé parce que c'était nécessaire. Ce n'est donc pas à eux de le décider.

« Vous habitez loin ? ». Non et pourtant, en regardant l'horizon, au milieu des arbres, il en vient à se demander s'il n'a pas marché un peu plus qu'il ne le croyait. " Je vis dans les plaines". A elle de déterminer qu'il vient du village Pikuni. S'il doit beaucoup à cette tribu, il garde au coeur la première tribu de sa vie, bien qu'elle n'ait jamais été faite pour lui. Et en parallèle à cela, il n'oublie pas que cette tribu de coeur a su l'accueillir à bras ouverts sans qu'il n'ait besoin de le demander. Il avait besoin de se sentir entouré, et aidé, par la même occasion, alors ça lui a fait du bien. Mais il n'est pas temps pour lui de disserter sur quelle tribu compte le plus pour lui, et ça ne risque pas de changer juste comme ça. Disons que ça n'a guère d'intérêt, en tout cas. Elle reste là, à le fixer, le dévisager et il s'en amuse, ne risque pas de s'en offusquer. N'en fait-il pas de même ? Un certain aspect dur sur ses traits, et fragile à la fois. Un point qu'il ne parvient pas à comprendre et qui l'intrigue aussi.

« Je m’appelle Rowena. Je suis désolée si je vous ai dérangé dans vos pérégrinations. ». Il ne se trompait pas. L'accent lui a soufflé l'idée, l'utilisation de tel mot le lui confirme. Naori. Un sourire en coin se glisse sur ses traits. Il se demande pourquoi elle ne lui en fait pas part, alors qu'elle se présente à lui. Et qu'il est évident qu'il pourrait le deviner. Pourtant, sans doute a-t-elle déjà fait face à des personnes moins intelligente que lui, il n'y pense pas vraiment. Il n'accorde pas beaucoup d'estime aux gens, en général. Faut bien dire ce qui est, Baelfire reste un être à part. Et il n'est pas toujours des plus plaisant. Ce n'est pas près de changer.

Si l'homme ne se méfie pas vraiment de la femme, ce n'est pas pour autant qu'il laisse de côté l'idée qu'elle puisse se révéler être un problème. Un danger. Mais ce n'est pas au vu de sa tribu, ou de sa manière de se comporter. Baelfire est méfiant de nature, il n'accorde pas sa confiance aisément. Et il ne se fit pas non plus aux apparence des gens. Il se permet juste de penser que les choses ne sont pas aussi simple que ça, et ça ne risque pas de changer. C'est relativement impossible. Pourtant, elle est jolie et il pourrait s'y perdre. Mais il n'est pas stupide au point de se fier à la beauté d'un physique. S'il ne cesse de prétendre qu'il est intelligent, ce n'est pas le moment de tomber à pieds joints dans le piège d'un joli visage. " Je suis Baelfire. Et je vous souciais pas de ma route. Je ne faisais rien de précis".


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Sujet: Re: Rowena ♣ Le calme après la tempête
Jeu 15 Fév - 21:42



Le calme après la tempête
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Respiration calme, corps droit au milieu d’une forêt abîmée, elle pourrait presque apparaître comme décalée, ou perdue. Pourtant, Rowena savait parfaitement quelle direction elle avait pris, où elle se rendait, et quelle était la finalité de son voyage. Tout était calculé, dans les moindres détails. Sinon, elle ne serait pas parvenue à éviter les campements des débarqués, non ? D’un côté, si cela ne la dérangeait pas, elle préférait limiter les contacts avec eux lorsqu’elle n’était pas dans sa fonction « officielle », si pesante ces dernières semaines. Et aujourd’hui, elle tenait à se détacher de tout cela. S’aérer, aller à la rencontre de ceux qui boudaient les grandes rencontres et la diplomatie, vérifier que personne ne manquait de rien, et qu’aucune autre tribu n’avait été supprimée de la carte… La chamane avait toujours eu besoin de toutes les informations, d’avoir toutes les cartes en main. Parce que c’était ainsi que les Naori parvenaient à éviter les guerres : en en sachant plus que les autres. Souvent, les autres ne les estimaient pas à cause de leur soi-disant lâcheté. Néanmoins, à côté de cela, ils ont toujours été ceux s’en sortant le mieux suite à une bataille. Des lâches capables de régler des conflits si on leur en laisse l’opportunité. Cela lui allait bien à Rowena, un adversaire sous-estimé avait tellement plus de marge de manœuvre…

Les mots avaient coulé de sa bouche, d’une intonation étrangement calme. Elle n’avait rien à cacher, ne ressentait aucune peur envers le blond. Ou peut-être se le cachait-elle à elle-même, encore une fois. Dans tous les cas, s’il y avait danger, elle ne parviendrait pas à se défendre correctement. Ou peut-être que si, avec l’adrénaline… mais elle n’y croyait pas trop la conseillère. Le mieux qu’elle pourrait faire, ce serait de faire croire à l’autre qu’elle lui avait jeté une malédiction, et priait pour que la peur soit suffisante. C’était plutôt utile avec les Rahjaks après tout, si effrayés de la culture Naori qu’ils étaient. Combien étaient-ils à penser ainsi d’ailleurs ? Elle aurait pu s’y attarder longtemps Rowena, si seulement elle avait eu le temps. Mais l’homme lui répondit, et le sourire qui se dessina sur son visage se fit triste. Personne n’avait été épargnée finalement. Si elle avait pu, elle aurait poussé sa promenade jusqu’au village en bordure de mer, là où normalement, tout aurait dû être pire, avec les conditions météorologiques. Peut-être que l’homme aurait plus d’informations à lui fournir, lui qui semblait habiter dans le coin ?

« Avez-vous des nouvelles sur la tribu en bord de mer ? Nous n’avons pas eu de réponse au message envoyé.. » Nous, pour ne pas dire je. Si elle n’avait pas évoqué sa tribu pour diverses raisons déjà soulignées, il était largement possible que l’autre l’ait compris, et elle ne tenait pas pour autant à dévoiler le rôle qu’elle jouait au sein des Naoris. Pas pour le moment. Et son instinct lui disait que l’homme s’en moquait bien aussi, qu’elle soit conseillère ou autre. Dans les plaines… Cartes mentales dévoilant chemins et villages, ceux qu’elle avait eus l’occasion de visiter surtout. Le seul qui pourrait correspondre serait les Pikunis, et elle se rappela du dernier... Butin. Bon. Les Naoris ne devaient pas être les mieux perçus… Oublions. C’était mieux, d’oublier, non ? Son regard finit par se détacher, et s’accrocha au ciel qui commençait à se couvrir. Ses iris chocolat cherchèrent certains repères, le soleil en première position. Calcul du temps restant avant la nuit, ou les prochaines pluies. Détermination de la trajectoire, si elle en avait le temps. Et les mots continuèrent : « Le village est plutôt loin d’ici. » Demi-question, posée sous la forme d’une affirmation. Pourtant, tout était basé sur des hypothèses qu’elle se faisait. Car si la chamane restait assez douée pour s’orienter (connaître les étoiles, et savoir lire une carte, c’était quand même utile), l’appréciation des distances n’était pas toujours son fort. Enfin, ce n’était pas comme si elle quittait souvent le village d’elle-même.

Baelfire. L’anglais se glisserait presque dans son esprit, si elle ne l’avait pas bridé. L’habitude des contacts avec les débarqués, bien supérieurs à ceux avec les terriens. Plus proches, bien plus proches… « Juste une promenade dans la forêt, pour vérifier son état et éviter à des âmes vagabondes de s’y perdre ? » Elle souriait légèrement. En soi, elle s’en moquait un peu de tout ça. Chacun faisait ce qu’il désirait, tant que cela était respectueux à la fois de la Nature et des humains. Une goutte quitta le ciel et son paquet nuageux pour s’écraser sur le visage de la femme. Sillon d’eau creusée sur la joue, légèrement surprise sur ses traits. Nouveau regard là-haut, appréciation durant quelques secondes. « On peut estimer quelques heures avant le début d’une averse ou d’un déluge. » Autant pour elle-même que pour l’homme. Si rester en-dessous de la pluie ne la dérangeait pas elle, peut-être que ce n’était pas le cas de son comparse, auquel son regard s’accrocha avec une certaine intensité. Il savait s’entourer d’un genre de mystère, de froideur. Mais Rowena avait su lire à travers pire, non ?


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25/03/2015 avengedinchains 965 Boyd Holbrook sign : ALAS herboriste avec notion de guérisseur 56
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Sujet: Re: Rowena ♣ Le calme après la tempête
Mar 20 Mar - 19:39


9 décembre 2117


Tout ce bordel n’a pas vraiment de sens mais ce n’est pas vraiment à lui de réfléchir ou de chercher plus loin. Disons qu’il ne voit pas vraiment à quoi ça pourrait bien servir, non plus. Les choses sont compliquées, prises de tête. Et oui, les choses ne sont jamais évidentes. Baelfire n’a jamais imaginé que la Terre se mettrait à tout envoyer paître. Tout a failli exploser et lui, il aurait presque pu y rester si la maison dans laquelle il se trouvait n’était pas solide. Encore qu’elle a pris un sale coup dans la gueule, mais ça, il essaie de faire de son mieux pour ne pas y penser. C’est chez lui, il a encore le temps pour réparer. Disons plutôt qu’il n’a absolument pas envie, et là, du coup, c’est une toute autre histoire, n’est-ce pas ? En réalité, lui, il aurait aimé que ce monde ne parte pas en sucette, mais il n’est pas vraiment disposé à y donner un quelconque sens. Il ne comprend pas tout, disons, mais il n’a pas non plus envie de chercher. De toute manière, à quoi est-ce que ça pourrait bien servir ? Est-ce qu’il est nécessaire de chercher une explication ? Est-ce qu’il y en a une ? Oui, il a pu émettre l’hypothèse que tout ceci est parti en vrille lorsque les débarqués sont arrivés. En réalité, il continue encore de le penser, bien qu’il ne sache pas comment y mettre un sens. Toute cette histoire est un peu compliquée. Mais il ne peut pas vraiment le cacher, l’homme a craint pour sa vie et n’a pas particulièrement accepté les choses qui se produisaient. D’ailleurs, il est toujours plus facile de paniquer pour soi-même que de s’inquiéter pour les autres. Baelfire n’a jamais vraiment voulu se tracasser pour tout ça, comme si les choses étaient plus simples comme ça. Mais ce n’est pas le cas, malheureusement. Et en fin de compte, l’homme a eu quelques pensées pour Autumn, malgré tout ce qu’il pouvait bien en dire. Il n’est pourtant pas aller rôder autour du campement, se permettant de penser que ça aurait été bizarre et que ce n’était pas… Nécessaire. D’ailleurs, à bien y réfléchir, il n’est pas certain de vraiment se poser la question ou en tout cas, pas certain de vraiment vouloir savoir. Il imagine qu’elle va bien, que de toute manière, elle est entourée. Et il imagine aussi que tout ceci ne le concerne plus vraiment. Sans doute est-ce un peu bizarre, vu comme ça. Mais il n’a jamais prétendu qu’il ne l’était pas. Sans doute est-ce là que se trouve la réelle complication de tout ceci. MAis elle préfère ne pas trop y penser, en général.

« Avez-vous des nouvelles sur la tribu en bord de mer ? Nous n’avons pas eu de réponse au message envoyé.. » . Franchement non, et il faut dire qu’il n’en a même pas demandé. Il n’est pas du genre à vraiment prendre des nouvelles des gens et en général, il lui arrive très facilement de le regretter, quoi qu’il puisse en dire, d’ailleurs. Sans doute aurait-il plus d’amis s’il était en mesure de s’en faire. Mais c’est une histoire un peu plus compliquée. De toute manière, ce n’est pas à trente ans passés qu’on peut devenir quelqu’un d’autre. Et est-il nécessaire d’avoir beaucoup d’amis pour construire sa propre existence ? Il a tenu jusque là sans ça, pourquoi est-ce que ça devrait changer ? Tout ceci n’a pas vraiment de sens, n’est-ce pas ? ” Je n’en ai pas prise.”. Pour autant, le temps s’est écoulé et bien qu’il n’ait prise aucune nouvelle, bien sûr, il en a obtenu. La réalité, c’est que le village n’existerait même plus. Rumeur et quelques bruits. Quelques personnes qui seraient venues. Lui, il n’est pas allé voir. ” Mais les bruits ne sont pas bons. Certains sont venus vivre chez nous. D’autres ailleurs. Le village aurait été détruit”. Il ne la connaît pas, ne sait pas ce qu’elle sait d’eux ni si elle a des proches. Mais pourquoi est-ce qu’il devrait prendre des gants pour le lui dire ? Son intention n’est pas non plus de lui faire peur… Ce que les relations humaines peuvent être compliquées !

« Le village est plutôt loin d’ici. » . C’est sûr. Il serait compliqué de se missionner pour s’y rendre là, maintenant. Mais elle est libre de faire absolument tout ce qu’elle veut, tant qu’elle ne lui demande pas d’en faire autant. Il n’est pas du genre à suivre le mouvement, juste parce qu’on le lui demande. Sinon, il passerait pour un crétin un peu non ? Ou un suiveur ? Son caractère l’empêche totalement de faire ce genre de chose, en tout cas. Sans doute cela le rend réellement égoïste mais il n’a jamais agi différemment et n’a jamais cherché à être quelqu’un d’autre. Pourquoi est-ce qu’il devrait donc devenir quelqu’un d’autre ? Est-ce que ça marche vraiment comme ça ? Pas vraiment. ” Assez loin, oui”. Il ne va quand même pas lui donner les distances exactes ou le temps nécessaire pour les parcourir, n’est-ce pas ? En réalité, il se passe tout un tas de choses dans la tête du blond, à longueur de temps, lorsque sa route croise celle de quelqu’un. Il tente toujours, lorsqu’il ouvre la bouche, de trouver les bons mots et de ne pas faire d’erreurs. Mais il ne sait que trop bien que nombreuses sont les blessures que peuvent faire quelques mots. Alors il a toujours fait attention à ne pas faire tomber les gens de haut. Et il pense beaucoup plus qu’il ne parle. Parfois, ça lui échappe et il blesse les gens, mais en général, il fait toujours de son mieux pour garder les choses pour lui. Ce n’est juste pas toujours facile..

« Juste une promenade dans la forêt, pour vérifier son état et éviter à des âmes vagabondes de s’y perdre ? » . Un fin sourire se glisse sur ses lèvres à cette pensée. Non, il n’est pas du genre à se promener pour voir comment vont les arbres. Il laisse ça au peuple que cela concerne vraiment. Et à n’en pas douter, c’est le sien, à elle. Bien sûr en tant qu’herboriste, il espère que la plupart des plantes qu’il use n’ont pas été abîmées, pour qu’il puisse en reprendre dès que le moment le permettra. Mais il peut comprendre, pourtant, l’envie des gens de protéger la nature. Comme l’envie de la nature de les rappeler à l’ordre parfois. ” On peut dire ça. Mais je ne suis pas du genre à aider les âmes égarées. Disons que vous êtes une exception”. Une jolie exception, mais ça, il le garde pour lui. Il n’est pas vraiment du genre à cracher des compliments à tout va. D’ailleurs, en général, il n’en dit pas un seul, mais c’est encore une toute autre histoire. En réalité, si quelqu’un était capable de lire ses pensées, sans doute se mettrait-il très sérieusement à voir Baelfire sur un tableau des plus chaotiques.

Elle reçoit une goutte, puis lui. Et quelques unes encore. En réalité, ce n’est pas la pluie qui l’inquiète, plutôt ce qui peut arriver avec elle. Le vent ne s’est pas vraiment levé mais on n’est pas vraiment à l’abri de voir ça arriver. Et rien qu’à cette pensée, il ne sait pas vraiment quoi dire, il n’a, par ailleurs, pas vraiment envie d’en dire quelque chose. L’affaire est déjà bien assez compliquée comme ça. D’une certaine manière, du moins. « On peut estimer quelques heures avant le début d’une averse ou d’un déluge. ». Quelques heures, vraiment ? S’il se met déjà à tomber quelques gouttes, est-il vraiment possible qu’une heure s’écoule avant que ça n’empire ? M’enfin bon, en réalité, il n’a jamais pris le temps de voir tout ça, ou d’analyser la pluie. Lorsqu’il se trouve chez lui, sa passion n’est pas de regarder la pluie tomber, même les jours où il n’a envie de rien. ” Et bien que souhaitez-vous faire ? Vous abriter ? Reprendre votre route ?”. Il questionne, lui, il a le temps pour un peu tout et il se moque bien de la suite. Il n’a pas d’obligation et si elle souhaite continuer à marcher, sans doute pourraient-ils se tenir compagnie sur un bout du trajet. Pour autant, il ne risque pas de s’imposer. Ce n’est vraiment pas son genre.

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Sujet: Re: Rowena ♣ Le calme après la tempête
Mar 17 Avr - 9:35



Le calme après la tempête
My life is just a fragment of the universe and all



Elle essayait de cerner cet homme, ce solitaire qui lui faisait face. Rowena, elle avait toujours eu cette empathie, cette facilité à comprendre les autres, dans leurs émotions, dans leurs actes. C’était ce qui faisait d’elle une excellente diplomate, et une manipulatrice hors-pair. Alors, quand un être sortait du radar, apparaissait comme différent, mystérieux, il fallait croire que son attention était attirée, et que d’un côté, elle chercherait à en savoir plus. Les singularités étaient bien plus intéressantes que les Hommes lambdas, ceux que l’on croisait en permanence, incarnation vivante de stéréotypes. Un être humain restait prévisible la plupart du temps, notamment au niveau politique, et s’en rendre compte conférait toujours un certain avantage. Cependant, aujourd’hui, elle avait quitté ce rôle, elle avait abaissé quelques barrières, en avait remonté d’autres. Les failles avaient changé, le contrôle aussi. Se débarrasser d’une partie de son stress n’aurait finalement que du bon, même si cela la mettait dans une situation qu’elle estimait dangereuse, périlleuse… L’inconnu. Et s’éloigner du village, sans la pression d’un rôle, ça lui faisait apprécier la Nature, le paysage, aussi détruit soit-il. Ca lui rappelait qu’ils n’étaient pas grand-chose, eux, humains, si celle-ci se décidait à reprendre tous ses droits. Ils seraient balayés, en quelques malheureuses petites secondes…

Elle écouta la réponse, tête penchée. Ne pas prendre de nouvelles, c’était ce que la plupart des personnes faisant. Cependant, lorsqu’on était parmi le Conseil d’une tribu, on avait une portée et l’égoïsme n’était pas permis. On se devait de prendre des nouvelles de ses possibles alliés. Et de proposer son aide, pour ensuite en tirer des bénéfices. Toutes les alliances avaient fonctionné ainsi, et peut-être que les Naoris étaient les plus doués à ce jeu-là… Village détruit… « Cela expliquerait pourquoi aucune nouvelle ne nous est parvenue. Je tenterai de pousser jusque-là. » Son regard se détourna, distraitement, dans la direction qu’elle savait être vers le fameux village. Certes, Rowena ne possédait pas la meilleure orientation de la tribu, Caleb la surpassait largement par exemple. Cependant, elle connaissait la position de chaque élément dans le ciel, et savait lire une carte si nécessaire. Cela suffisait à la guider dans la bonne direction, et jusqu’à ses destinations.

Un homme de peu de mots, voilà comment pouvait être qualifié Baelfire. Il devait penser bien plus qu’il ne parlait, parce que ses réflexions n’avaient rien de stupide. Au contraire, la chamane l’estimait particulièrement intelligent et perspicace. Ne pas se dévoiler était une stratégie qu’elle considérait comme supérieure aux autres. Surtout quand on lui faisait face, elle qui aimait tout savoir, tout cerner.

Et la franchise. Elle ne pouvait s’empêcher de sourire, aux propos de l’homme. Du genre solitaire, clairement. Assez peu de personnes accepteraient d’être considérés comme des âmes égarées, encore plus de savoir qu’il les aurait peut-être laissé tomber en d’autres circonstances. Rowena, elle, s’en moquait. Peut-être parce qu’il n’était pas le premier dans ce style qu’elle côtoyait. Et que ses deux plus proches collègues possédaient des caractéristiques communes avec lui. Cette pensée la fit sourire un peu plus franchement. Un peu plus et elle se penserait réellement une exception dans ce monde. « Oh, j’accepte donc l’appellation. » Pause. « Vous vous contentez de ramasser ce que la forêt vous offre alors ? » Ca lui faisait penser à un druide, aux comportements qu’ils avaient chez les Naoris, aux plantes dont ils usaient dans leurs potions. Cependant, cela existait-il ici ? Ou était-ce sous un autre nom, comme pour les Kovarii ? Nombreuses questions qu’elle n’avait jamais pris le temps de poser par le passé, trop préoccupée par les batailles politiques.

Quelques heures avant le déluge… Elle était peut-être optimiste, mais le roulement dans le ciel lui paraissait lent, si lent… Peut-être que ce qui se préparer allait dépasser le cyclone ? Non. Rien ne l’indiquait, alors, il n’y avait aucune raison. Sauf que ceci modifiait ce qu’elle avait prévu de faire. Continuer de se déplacer avec le risque d’une averse ne la dérangeait pas, mais était particulièrement dangereux, à cause du terrain rendu plus meuble suite à la tempête, mais aussi de sa santé vacillante. Certes, les blessures avaient plus ou moins cicatrisé, cependant, elle était loin d’être soignée, et elle supportait les douleurs notamment grâce aux médicaments fournis par Harlan. Donc, autant se ménager…

« Je ne pense pas continuer, au moins le temps de voir le déluge passer. Trop de dangers que je préfère éviter… Et il faut que je ménage mon corps. » La vérité. Ses yeux chocolat se détachèrent de Baelfire, cherchèrent dans les alentours. Puis retrouvèrent leur sauveur. « Par hasard, sauriez-vous où je pourrais trouver un abri ? » Lui connaissait mieux les environs. S’il était disposé à l’aider encore un peu…


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Sujet: Re: Rowena ♣ Le calme après la tempête
Dim 22 Avr - 17:53


9 décembre 2117


Il est difficile d’annoncer ce genre de mauvaise nouvelle à quelqu’un. Il a beau chercher à trouver les mots adéquates, il ne cache pas que ce n’est pas aussi simple qu’il ne le voudrait. Baelfire est un être à part, une personne agaçante, une entité qui peut déplaire à tout individu décent. Et il ne s’en formalise même pas, puisqu’il sait très bien comment il est. Pour autant, il sait aussi que ça peut être agaçant pour certains individus et il n’a jamais cherché à comprendre. Il ne voit pas à quoi ça pourrait bien servir. Ce monde n’est pas évident pour lui et parfois, lorsqu’il y réfléchit suffisamment, le blond se demande s’il n’aurait pas préféré se trouver dans le précédent monde. Peut-être qu’il aurait été amené à se trouver une meilleure place, il ne sait juste pas à quoi cela aurait bien pu ressembler. Et en réalité, il est aussi préférable de ne pas y réfléchir. Ce monde, il n’en sait pas grand chose, si ce n’est qu’il n’a pas eu la chance de le connaître, et aussi, que ce monde a fini par plus ou moins s’autodétruire. Alors oui, il est toujours plus facile de ne pas réfléchir à un monde dont on ne sait rien. Et en réalité, il n’a absolument pas envie de savoir de quoi il peut bien être question. Tout, ici, paraît particulièrement compliqué. Si certains jours, il apprécie ce monde et les choses qu’il peut bien lui amener, il ne nie pas que certains points ne sont pas aussi évident qu’il ne le voudrait. Enfin bref.

« Cela expliquerait pourquoi aucune nouvelle ne nous est parvenue. Je tenterai de pousser jusque-là. » . Il n’a sans doute pas mis la forme dans sa déclaration, sans doute a-t-il fait une erreur et sans doute a-t-il dit la chose de la manière la plus ignoble qui soit. Froidement, sans réfléchir, sans même y penser de près ou de loin. Pour autant, il se demande aussi s’il y a au moins une bonne manière de le dire ou si, quoi qu’on en fasse, la situation peut s’avérer être une catastrophe. De toute manière, lorsque la nouvelle est mauvaise, on finit toujours par fauter vis à vis des choses qu’on peut dire, et ça peut en agacer plus d’un, de la pire manière qui soit. Et il faut juste face avec. Elle regarde au loin et lui, il est un peu gêné. Qu’est-ce qu’il est supposé dire ? Est-ce qu’il est censé s’excuser ? Lui dire qu’il est désolé ? Et dans ce cas, de quoi devrait-il s’excuser ? C’est tout aussi compliqué que le reste, en réalité. Et c’est aussi compliqué. Décidément, avec la population humaine, il se perd. Il ne prétend pas être doué avec les animaux mais au moins, les plantes ne semblent rien éprouver. Et tout devient alors plus supportable. Un peu. ” Vous envisagez de vous y rendre ?”. La question est légère et en même temps, il ne voit pas ce qu’il pourrait faire. Est-ce qu’il est en train de se proposer comme accompagnateur ? Non, sans doute pas, ou du moins, il n’a pas vraiment envie d’y croire. C’est un peu plus compliqué qu’on ne peut bien vouloir le croire.

« Oh, j’accepte donc l’appellation. » . Un sourire en coin se glisse doucement sur les traits de l’homme face à ça. Il ne s’y attendait pas vraiment mais faut dire que c’est un peu le cas. Dans un sens, du moins. « Vous vous contentez de ramasser ce que la forêt vous offre alors ? » . Le sujet glisse, se détourne alors. N’est-ce pas plus simple comme ça ? Pourquoi faudrait-il en demander plus à la nature que ce qu’elle ne donne déjà en quantité dense ? Il ne prétend pas qu’il attend toujours sagement et les serres qu’il a pu avoir ne le prouve que trop bien. Mais pour la plupart, il se contente d’aller au coeur de la forêt parce que la situation lui paraît plus évidente. ” En général, oui. La planète nous donne déjà énormément pour qu’on n’ait pas besoin de plus.”. Mais certains cherchent toujours plus et estime n’avoir jamais assez. Ce n’est pas son genre. Et pourtant, il sait aussi jouer au con lorsque ça devient nécessaire. Mais Baelfire n’est de manière générale pas con. Plus intelligent qu’on ne veut bien le croire, même. Mais en général, il ne cherche pas plus loin et ne porte pas son attention sur ce besoin de montrer qu’il est responsable ou ce genre de chose. Tout ceci ne le concerne qu’à moitié. Et il estime que c’est presque plus facile comme ça. Dans un sens, du moins.

La météo va se détériorer et pour sa part, il n’a pas vraiment envie d’être en-dessous lorsque ce sera le cas. En réalité, il imagine tout aussi bien qu’il en est de même pour elle. Alors, il se permet de quand même lui poser la question. Et la réponse ne tarde pas vraiment. « Je ne pense pas continuer, au moins le temps de voir le déluge passer. Trop de dangers que je préfère éviter… Et il faut que je ménage mon corps. » . Un point qui semble assez positif et loin d’être étonnant. En tout cas, il envisage les choses de la même manière. Alors autant en profiter, par la même occasion. Lui, il n’envisage pas de partir bien loin. Il n’est pas bien doué vis à vis de la météo et des déluges qui peuvent tomber. Très souvent, il les subit avant même d’avoir remarqué un changement de temps (sauf s’il y a un grand changement vis à vis de la température, évidemment). La chance lui a permis de ne jamais faire face à une pluie acide. N’est-ce pas un bon début ? « Par hasard, sauriez-vous où je pourrais trouver un abri ? ». Le temps d’un instant, il se gratte la tête, regardant autour de lui. Des abris, il y en a forcément non loin. Ce n’est pas le genre de chose qu’il apprécie, toujours un peu primaire. Mais les options sont faibles. Il y a bien une grotte non loin, mais il faudra récolter du bois avant de s’y rendre. Histoire d’en avoir qui soit suffisamment sec pour faire un feu relativement correct. ” Une grotte, à une cinquantaine de mètres. Il faudra juste prendre un peu de bois pour faire un feu, en cas où le déluge en question dure longtemps.”. Il imagine qu’il ne lui apprend rien mais il est toujours préférable de dire les choses comme elles sont. On ne sait jamais ce que les gens savent ou ne savent pas.
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Sujet: Re: Rowena ♣ Le calme après la tempête

 

Rowena ♣ Le calme après la tempête

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