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˜˜˜˜˜˜Poisonous life (Cassian)
maybe life should be about more than just surviving


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02/03/2017 Thinkky/Angel Eris Garfagnini 1073 Zoe Saldana Lux aeterna (ava), Astra (signa), Psychadelya & Angie & hennaed (icones) Conseillère chamane ~ Gardienne du savoir/Oratrice & diplomate Naori 22
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Sujet: Poisonous life (Cassian)
Jeu 7 Déc - 0:25



Poisonous life
My life is just a fragment of the universe and all



Elle avait eu des flashs sur le chemin du retour, alors qu’elle se faisait soigner. Néanmoins, la douleur avait été à chaque fois trop vive, brouillant ses pensées et ses réflexions. Rowena n’avait même pas souvenir des places et des lieux par lesquels elle était passée. Elle se doutait qu’elle était restée ou retournée à la cité, il lui semblait avoir perçu les murs se dresser sur son chemin. Mais ce n’était que de vagues pensées, et à plusieurs reprises, elle pensait simplement faire face à des éclats de son passé revenus en force. La ville Rahjak, elle y était déjà passée à plusieurs reprises, peut-être que l’esprit détruit, brumeux, entremêlait les souvenirs sans se soucier de leur temporalité. A l’article de la mort, on ne faisait pas attention à cela. On activait juste l’instinct de survie, et on piochait à droite et à gauche les images qui nous permettraient de nous en sortir. C’était ce qu’elle aurait pu se dire Rowena, aussi perchée et dans les étoiles qu’elle était. Ou alors elle aurait certainement accueilli son décès les bras ouverts. Comme elle l’avait dit à Varghause à la mort de son fils, parfois, il ne fallait pas chercher à comprendre les raisons. Et puis, elle se retrouverait parmi les esprits qu’elle chérissait tant…

Elle s’était pensé morte à plus d’une reprise. Et elle n’avait pas eu peur. Trop sereine pour être effrayée, bouffée. De toute manière, la chamane savait ce qui l’attendait d’ici quelques années. La fin d'un cycle, et ses pensées retrouveront les étoiles, ou reviendront sous une autre forme. Plus parfaite qu'une enveloppe humaine elle l'espérait. Beau, non ? Et pourtant, elle était l’une des rares à penser ainsi dans les tribus. La plupart de ses camarades et amis avaient une vision plus terre-à-terre. Des visages qui s’enchaînaient devant ses paupières fermées, ravivant diverses émotions dans son coeur. La colère, quand les traits d’Harlan se précisèrent. La tristesse, quand ils cédèrent leur place à Varghause. La fierté, quand Isha et Rurik apparurent. Ils étaient tous importants dans sa vie, d’une manière ou d’une autre. Elle les connaissait depuis des années, avait vécu avec eux beaucoup de bons moments, mais aussi d’autres, plus violents, plus désespérants. Des souvenirs qu’elle aurait préféré oublier, mais qui étaient ancrés, lacérant le coeur. Et il y avait les nouveaux visages, dont celui de Noah. Finalement, elle n’aura pas eu sa réponse concernant son invitation à la cité… Trop de suspension, trop d’interrogations au final, qui l’empêchaient de lâcher sa vie si soudainement.

Fin de l’apnée, une profonde inspiration fut prise. Fin du sommeil, et elle reprit contact avec la réalité. Les paupières s’ouvrirent sur un plafond qu’elle estima ne pas être le sien. Trop riche, trop bien décorée, comparé à sa cabane toute simple au sommet de l’arbre de vie. Des goûts de luxe qui correspondraient plutôt aux Rahjaks… Etait-elle au palais ? Non, ce serait stupide, mais d’un côté, c’était les gardes royaux qui avaient blessé une visiteuse, ils auraient pu vouloir éviter des représailles… Ses bras bougèrent, et un léger soupir de soulagement quitta ses lèvres quand elle fut assurée de sa liberté. Au moins, elle n’avait pas été reconnue en tant que conseillère Naori, c’était déjà ça. Les Rahjaks les considéraient suffisamment mal pour la lyncher sur place. Même si cela déclenchait une nouvelle guerre derrière. Ils n’étaient pas très futés, les dirigeants du désert… Ils préféraient étouffer leurs ennemis en état de faiblesse, mais cela ne faisait qu’empirer les situations. S’en rendraient-ils compte un jour, avant que cela ne les mène à leur perte ? Rowena n’en était pas sûre, mais c’était un avantage pour elle. Si elle manipulait bien les tensions politiques existantes, elle pourrait annihiler une ou deux tribus sans avoir à se couvrir les mains de sang…

Lentement, elle redressa son corps, enfonçant les mains de chaque côté pour s’aider. Elle tremblait la chamane, trop faible encore. Se sentant incapable de tenir debout, elle resta là où on l’avait placé. Les pupilles balayèrent les alentours, s’attachant sur les détails d’une pièce trop grande à son goût. Elle n’était pas à sa place entre ses murs, mais ne pouvait pas dire elle était exactement. Puis son esprit était trop embrumé pour se poser la question. Son regard s’arrêta alors sur une silhouette, non loin. Un homme, plus jeune qu’elle. L’interrogation se percevait dans son regard, et les mots sortirent trop vite pour qu’elle les stoppe :

« Euh… Bonjour ? Que faites-vous ici ? » Question stupide, elle était celle certainement en tort dans l’histoire. Il devait être chez lui, et elle n’était qu’une intruse. Cependant, Rowena n’était pas en état de réfléchir à ce genre de détails, et laissa l’instinct reprendre le dessus. « Qui êtes-vous ? » Toujours aussi stupide. Heureusement que la douleur l’empêcha de continuer de poser des questions connes.

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Sujet: Re: Poisonous life (Cassian)
Lun 1 Jan - 15:46

Au dernier étage du manoir Saada, il y a une chambre qui baigne constamment dans la pénombre. Si une petite lucarne perce le mur oriental, un hideux rideau, taillé dans des cotonnades de mauvaise facture, obstrue depuis plusieurs années maintenant le carreau. Le sorcier a l'habitude de travailler dans l'obscurité, à la seule lumière d'une lampe à huile. Sur ses étagères, nombre de spécimens végétaux, minéraux et organiques, prisonniers de bocaux, de fioles et d'éprouvettes aux verres teintés, sont sensibles à la lumière criarde du Désert. Aussi sensible que peut l'être sa peau crayeuse et ses prunelles nocturnes. Depuis plusieurs mois, Cassian se tue à la tâche. Il ne vit que pour mener ses expérimentations, que pour jouer avec l'écume laiteuse née de ses mélanges, que pour ferrer quelques principes actifs qui bleuiront quelques lèvres et révulseront de jolis yeux. Peut-être que jouer les artisans de la Mort l'aide à mieux enterrer les siens. En tout cas, cela le distraie, cela le passionne, au point qu'il oublie la fuite des jours en dehors de son huis-clos.

L'aurore glisse un rayon par l'interstice des rideaux. Un rayon qui tombe sur son visage aux traits défaits. Un rayon qui effleure sa paupière empesée de fatigue. Il s'est assoupi quelques minutes sur son plan de travail, la joue écrasée contre une liasse de parchemins griffonnés. Sur les feuillets, les dosages précis d'un poison à l'attention du système nerveux. Une commande un peu particulière, de la part d'une danseuse qui souhaite empoisonner sa plus grande rivale à la grâce incontestée, afin de conserver sa place de choix parmi les amuseurs de quelque maisonnée huppée. La substance devrait altérer son équilibre parfait et vicier la coordinations de ses mouvements ailées. Une dose trop massive aurait des effets flagrants et regrettables, qui interpelleraient quant à l'usage d'un Poison. Tout est question de finesse. Tout se joue à une goutte près.

L'esprit embrumé, Cassian se redresse, une main érigée en parasoleil. Il réajuste brièvement la tenture devant la lucarne, et embrasse d'un regard sombre le fatras de son bureau, les doigts entrecroisés dans sa nuque. Un champ de guerre. Une rage douce l'étreint. Il ne sait plus où il en était. Il a perdu le fil au moment fatidique. Siégeant comme une sainte relique au milieu des brouillons, des herbiers et de la verrerie, une petite fiole translucide, dont le liquide arbore une subtile nuance d'absinthe. Il la bouchonne et la range aussitôt à l'endroit précis d'un support, non sans jurer à voix basse contre lui-même. Méthodiquement, il compulse les documents éparpillés sur son pupitre sans parvenir à réanimer les braises de sa mémoire. Il est tôt. Cependant, la Cité Rahjak est debout depuis longtemps, et il n'a qu'à tendre l'oreille pour percevoir sa rumeur inextricable. Des rues qui passent sous sa fenêtre monte le tapage des carrioles cahotant sur les pavés disjoints et des marchands qui aboient. Il ne peut décemment poursuivre ses travaux au coeur d'un tel tintamarre, au risque de sentir ses nerfs fourcher. Il sera mieux dans l'atelier de son arrière-boutique. En attendant, peut-être Scylla est-elle en bas ? Peut-être pourrait-elle partager un thé avec lui, histoire de conjurer sa mauvaise humeur naissante ?

A l'instant où Cassian traverse sa chambre, Avogadro, gros rat hirsute de son état, bondit sur son épaule avec autant d'élan qu'un clandestin attrape un wagon. L'empoisonneur prend soin de fermer sa porte à double-tour avant d'engloutir le couloir d'un pas preste. Un instant, il marque une pause devant la porte de sa soeur. Y appose deux heurts distincts. Pas de réponse. Il ne se gêne pas le moins du monde, alors, pour ouvrir la porte à la volée, comme s'il souhaitait intentionnellement la prendre en flagrant délit. Scylla brille par son absence. Sa literie ne souffre pas la moindre pliure. Elle n'a probablement pas dormi là. Un petit copain demeuré ou une mission aventureuse propre à lui glacer les sangs ? Deuxième serment de la matinée, aux lèvres du jeune Sorcier, qui poursuit néanmoins sa route, remonté comme une horloge. Il descend en hâte ces escaliers qu'il a usés depuis son enfance puis se fond dans la cuisine pour aller se préparer son thé habituel. Son thé rituel. Qu'il boit tous les matins depuis vingt ans. Il aime, les petites habitudes indéfectibles. Elles sont rassurantes.

Sur la table, une lettre pliée et proprement mise en évidence semble l'attendre. L'écriture de Noah, qui l'enjoint plus ou moins obligeamment à s'occuper de l'illustre inconnue qu'il voudra bien trouver sur le canapé de la salle de vie. Sur le visage de l'empoisonneur, véritable toundra d'expression, affleure un pincement au bout de ses lèvres. Moult pensées incendiaires lui viennent à l'endroit de son aîné. Prenant une large inspiration qui siffle entre ses mâchoires vissées, Cassian prend alors la direction du salon, tous les sens aux aguets.

Sur le grand sofa repose la silhouette affaiblie d'une jeune femme. Il ne l'a jamais vue auparavant, ne l'a jamais croisée de par les venelles de la Cité de Feu, dans lesquelles il fraie de moins en moins, certes. Non. Il s'en souviendrait. Il n'oublie jamais, les visages. Il n'oublie aucun des mots qu'on peut lui égrainer. A pas de loup, Cassian s'approche, esquisse quelques rondes autour du canapé, aussi méfiant que s'il s'agissait là d'un étrange spécimen animalier échappant aux bestiaires de sa bibliothèque. Il prend le temps de l'étudier sous toutes ses coutures, d'une pupille aussi pointue qu'un compas. Après un long instant, il daigne prendre place dans un large fauteuil, juste en face d'elle, et entreprend de se servir une tasse de thé brûlant. Il attend qu'elle se réveille. Il étudie le rythme de sa respiration, le papillonnement de ses paupières absorbées par quelque songe, quelque souvenir, il ne sait. Ses doigts pianotent sèchement l'accoudoir, seul signe de son impatience. Enfin, elle s'éveille. Enfin, elle se redresse, tant bien que mal, jetant autour d'elle des regards éclatés. Armé de patience, l'empoisonneur la laisse déblatérer des questions ingénues, qui attisent sur son visage un vague sourire jaune. Acide.

"C'est moi qui pose les questions, ici." Oppose t-il d'une voix à l'indulgence feinte, aigre-douce. Devant lui, sur la table-basse d'acacia, taillée de reliefs sinueux, la tasse de thé est vide. Le bec de la théière ne crache plus le moindre filet de vapeur. On croirait qu'il se tient là depuis des heures et des heures, Cassian. On dirait un chat sur le qui-vive, qui attendrait d'elle le moindre mouvement suspect pour sortir les griffes. Pour passer à l'offensive. Pour autant, s'il demeure droit comme la justice, continuant de décomposer un arpège anonyme sur l'accoudoir de son canapé, il n'esquisse pas l'ombre d'un mouvement.

"Toi. Tu es qui ? Tu fais partie des greluches de Noah ? D'habitude, il a le bon sens de m'épargner les présentations. D'habitude, il ne les ramène pas ici. Il ne les ramène pas chez nous." Articule t-il comme s'il s'agissait là de politesses élémentaires, comme si ses paroles ne contenaient pas une once d'offense. Il s'est habitué à l'austérité de son ermitage, au silence absolu de son laboratoire. Les rares échanges qui constellent sa journée se limitent à des ordres surinés dans l'oreille de ses esclaves. "Je suis son frère." Ajoute t-il, peu enclin à s'épancher davantage.

Adossé contre la table basse, une lourde gibecière de voyage, qui contient un nécessaire de soins pour le moins exhaustif. Force est d'avouer qu'il ne compte pas la laisser dans un tel état, peut-être au nom d'un vague serment d'Hippocrate, mais sa curiosité sera la première à être rassasiée. Il ignore tout, de l'étrangère en sa demeure. Absolument tout. Une ignorance qui l'insupporte.

"Ton nom ? Tu es Rahjak ? Qu'est ce qu'il t'est arrivé ?"

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Sujet: Re: Poisonous life (Cassian)
Dim 7 Jan - 3:34



Poisonous life
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Elle ne savait pas pourquoi les questions étaient sorties si facilement. Il n’y avait aucune raison à cela, alors qu’elle n’était qu’une intruse dans cet environnement si riche, si décorée. Ce n’était pas à elle de demander qui il était, mais bien à lui. Ce qu’il lui fit d’ailleurs plus ou moins sèchement remarquer. Violence perturbante derrière une voix glacée, monocorde, manquant d’émotions. Inconsciemment, elle ne put s’empêcher d’associer l’inconnu dans son large fauteuil à Harlan. Même détachement, bien que le druide semblait être plus attaché à la nature humaine que l’autre homme. Insondable. Voilà ce qu’il était. Au premier coup d’oeil, on ne pouvait rien déduire de cette silhouette à la fois avachie et droite, reine et serveuse. Elle la détailla pourtant Rowena, de son regard qu’on estimait aiguisé, observateur. L’autre ne laissait rien paraître, si ce n’était une nonchalance et indulgence parfaitement maîtrisées. Peut-être était-ce la fatigue, la douleur brûlante sur sa peau, qui l’empêchaient de raisonner correctement. Abandonner semblait une bonne alternative, mais la chamane ne pouvait pas oublier qu’elle était en territoire ennemi, bien que protégée par Noah. Tout pouvait basculer d’une seconde à l’autre, si elle osait baisser sa garde ne serait-ce qu’une seconde…

Les yeux s’accrochèrent à la tasse vide. A première vue et d’après l’odeur qui imprégnait toujours la pièce, du thé. Un de ceux qu’elle ne connaissait pas, bien éloigné des concoctions qu’elle créait elle-même, pour déclencher les visions ou les méditations. Attendait-il son réveil depuis longtemps ? Si la réponse était oui, hé bien, elle s’en excusait. A vrai dire, la femme ne s’attendait pas à tomber sur quelqu’un d’autre que le garde qui lui avait demandé de venir. Oh, elle avait quelques connaissances au sujet de la famille Saada, notamment à cause de l’histoire liant Harlan à cette lignée. Il faudrait qu’elle évite d’évoquer le druide en leur présence. Mieux valait ne pas retourner les membres de cette famille, et notamment l’inconnu lui faisait face. Il inspirait suffisamment le danger à lui seul pour qu’elle ne tente le Diable… Le silence s’installa quelques secondes. Pas un bruit de pas, d’existence autre que les deux humains se faisant face. Immobiles, comme attendant le prochain mouvement de l’autre. Rowena, elle, respectait simplement les propos de l’homme. C’est moi qui pose les questions ici. Et il prenait son temps, comme pour faire monter, exploser la tension déjà présente. Au moins, cela laissait l’opportunité à la chamane de s’attarder sur ses traits et sa silhouette…

Les propos suivants l’intriguèrent, l’insupportèrent aussi. Avait-on appris le respect à cet énergumène ? Ou alors était-ce un comportement normal au sein des Rahjaks. Rowena avait tendance à oublier que le respect de la gente féminine était particulier à la cité de feu. Après tout, ils avaient encore des bordels, pour satisfaire les pulsions perverses de ses monsieurs, ainsi que des esclaves qui devaient y être dévouées dans les foyers… Ses yeux chocolatés se durcirent alors, malgré la douleur qui l’empêchait toujours de faire le moindre mouvement, ou de remettre cet homme à sa place. D’ailleurs, à ne pas oublier, elle n’était pas chez elle. Et elle, elle avait été élevée dans ce respect de tous, même de ceux n’en montrant que peu. Puis la première bride d’informations fut lâchée, et l’étonnement put se lire sur ses traits. Pour une surprise… C’en était une. « J’ignorai qu’il avait un frère. Mais c’était peut-être volontaire qu’il omette cette information. » Propos articulés au travers de la souffrance. Malheureusement, la conseillère n’était pas femme à se laisser marcher sur les pieds, à se laisser écraser sans réagir. Il y avait dix ou quinze, la situation aurait été différente. Néanmoins, elle avait grandi, s’était endurcie. Et ne laissait plus passer le moindre affront.

Néanmoins, les questions suivantes, il lui faudrait bien y répondre. Tout en passant sous silence sa réelle fonction au sein des Naoris. Si Noah n’avait pas cru bon de prévenir son cadet à ce sujet, Rowena ne s’y tenterait pas. Peut-être le comprendrait-il lui-même, comme les noms des trois conseillers pouvaient être connus par certains de la « haute » société. Mais qu’importait, dans ces cas-là. Rien ne pourrait lui arriver sous le toit de Noah. Du moins, elle l’espérait. « Je peux comprendre qu’il évite de les ramener ici, vu le peu de respect que vous leur portez. Mais quitte à vous décevoir, je n’en fais pas partie. Noah m’a simplement demandé de passer à la cité pour me poser quelques questions. » Chose qu’il n’avait pas eu le temps de faire. Donc, elle-même n’en savait pas plus. Un soupir quitta ses lèvres, alors qu’une main appuya sur son abdomen. Bordel, jamais elle n’avait été blessée de la sorte. Et jamais il n’y avait eu une telle douleur qui paraissait s’accrocher à chacun de ses organes, si bien que même respirer lui était une torture. Pourtant, des premiers soins avaient déjà été donnés, sinon, elle n’aurait pas survécu jusque-là. Il fallait croire que les sorciers du palais n’étaient que des amateurs.

« Je m’appelle Rowena. Et non, je ne suis pas Rahjak, mais Naori. » Ca aurait fini par s’entendre de toute façon. Ou juste par se voir, que ce soit par son manque de culture ou ses yeux étonnés en direction du mobilier ou des décorations. « Quant à ce qui s’est passé… On s’est fait arrêter avec votre frère, enfermer dans les geôles, puis libérer par votre mouvement rebelle, avant de se faire emmener autre part dans les environs, sous les flèches des soldats du palais. Il faut croire que les gardes royaux savent au moins à peu près viser. » Ironie, quand tu nous tiens… En réalité, elle n’avait pas vraiment plus d’informations. Elle se doutait juste que l’exécution les attendait dans les geôles. Ah, la justice Rahjak… Magique. Un monde à part. Elle déglutit, avant de prendre une nouvelle inspiration, et de reprendre, dans un murmure douloureux cette fois-ci : « Et dois-je vous appeler frère de Noah ou avez-vous un nom aussi? »

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Sujet: Re: Poisonous life (Cassian)
Dim 15 Avr - 20:14

RP archivé suite au départ de Cassian

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