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˜˜˜˜˜˜Redorer l'amitié fanée. [ft. Cassandre]
maybe life should be about more than just surviving


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04/11/2017 Adrien 19 Charlie Heaton luxaeterna Veilleur 15


Sujet: Redorer l'amitié fanée. [ft. Cassandre]
Mar 5 Déc - 19:08

Redorer l’amitié fanée
feat Cassandre


A l’aube de leurs retrouvailles, Noël dernier.

L’hiver soufflait ses notes givrées sur le campement, drapant de son manteau immaculé les tentes éparses des enfants pécheurs. Sur les arbres environnants, la rosée s’était cristallisée aux branches en stalactites diaphanes, et les rayons blafards du soleil venaient se décomposer en arc-en-ciel sur ces prismes de fortune. Là où, d’ordinaire, la forêt était sujette aux milles echos de la faune, régnait désormais un silence quasi-hypnotique. Nonobstant, nul repos pour les Cent. Au coeur des bois, leur bastion vibrait d’effervescence en ce jour particulier. Aujourd’hui, l’on accueillait une délégation Odysséenne pour les fêtes ; une rencontre pseudo-amicale aux enjeux sous-jacents.
Agités par les festivités à venir, les âmes insouciantes se vautraient dans la poudreuse ou bien arrosaient leurs pairs de boules de neige tandis que d’autres s’affairaient en vue des préparatifs de Noël. Rires juvéniles, directives précipitées, tant de sonorités contraires avaient le don d’exacerber l’humeur morose de Miles. La venue de tout le consortium odysséen avait ravivé la colère qu’il nourrissait envers eux, lui rappelait les douloureux souvenirs de son emprisonnement. Dans un monde idéal, il aurait souhaité ne jamais avoir à leur tendre la main et les voir plutôt honnis pour leur politique crapuleuse.
Certes, son jugement ne connaissait pas de demi-mesure. Bien que conscient qu’il aurait été plus correct de vilipender le conseil uniquement, il ne souhaitait pas pardonner aux autres et les condamnait tous, cette société reine du silence, ces hommes vaincus par le système.

Quoi qu’il en soit, et ce malgré toutes ses protestations, le soir de la rencontre était venu. Malgré lui émerveillé par les efforts fournis par les siens, ses yeux noirs glissaient sur le décor avec curiosité. De mauvaise grâce, il avait lui aussi aidé à décorer le campement, mais c’est seulement maintenant qu’il en obtenait une vue d’ensemble. Toutes ces tables dressées, toutes ces décorations… C’était la première fois depuis longtemps qu’ils s’autorisaient à festoyer et en d’autres circonstances il en aurait été ravi.
Les paumes accolées, les pouces adossés à ses lèvres gercées, Miles soufflait sur ses mains engourdies par le froid tout en s’appuyant contre le tronc d’un arbre, quelque peu à l’écart. Presque dissimulé. Il avait tenu à les voir arriver, quand bien même il ne souhaitait pas leur présence. Il fallait qu’il juge lui-même de leur honnêteté.

. : .


Lorsqu’il l’avait vue, là, au milieu du cortège, son sang s’était figé.
Comme un phare dans une nuit brumeuse, son visage poupesque avait accroché ses pupilles et guidé sa vue ; il ne l’avait plus quittée des yeux, hypnotisé. Sans s’en apercevoir, il l’avait suivie de loin, avançant entre les pins enneigés au même rythme que les Odysséens. Comment était-ce possible ? Par quel miracle ? Haletant, l’esprit sens dessus-dessous, la surprise prenait le dessus sur toutes ses autres émotions, sur ses souvenirs ternis. Il revoyait hier, les jours presque heureux là-haut, à rêver ensemble d’une existence meilleure. Les images s’étaient imposées à lui, chargée d’une douce mélancolie, et l’avaient troublé au plus haut point.
Dès lors qu’elle avait disparu de son champ de vision, il s’était caché dans les bois toute la soirée durant, pour calmer les battements affolés de son coeur. Il n’avait jamais envisagé être confronté à son passé, qu’il avait cru condamné le jour de leur débarquement sur Terre, et ne savait comment réagir. Réjouissance, rancune, espoir, amertume. Il dansait d’un pied sur l’autre, entre désir de renouer avec ce qui était et rancoeur pour ce qui s’était brisé ce jour là, lorsqu’il avait fauté.
Il avait pesé le pour et le contre pour finalement arriver à la conclusion qu’il était des choses qu’il devait mettre au clair. Après tout, n’était-ce pas en partie pour elle qu’il avait joué sa vie ? N’était-ce pas à cause de cet affect qu’il s’était vu emprisonné ?
Miles avait pris la résolution ferme de l’intercepter à la fin du banquet. Juste avant qu’elle parte. C’était purement froussard comme attitude, car il s’était dit qu’ainsi, si les retrouvailles tournait au vinaigre, ils auraient tous deux un prétexte de mettre fin à l’entrevue. Il était sur ses gardes ; après tout, elle était venue avec eux. Elle était des leurs.

« Cassandre ? » l'interpella-t'il au moment qu'il avait jugé le plus opportun. Comme s’il doutait. Alors qu’il avait su dès le premier regard que c’était elle. Il s'était mis un peu en retrait, trop effrayé à l'idée de se retrouver proche.
Comme avant.

☾ anesidora

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Sujet: Re: Redorer l'amitié fanée. [ft. Cassandre]
Dim 24 Déc - 16:52





Redorer l'amitié fanée


Miles & Cassandre, Noël 2116


Noël.

C’est un jour de fête, un jour de rassemblement, un jour où la famille est présente et où l’on se plait juste à rester avec elle. Sa famille était morte dans le crash et elle s’en était construite une autre. Quand on lui avait annoncé qu’ils passeraient Noël au campement des Cent, Cassandre avait réagi bizarrement. Elle avait d’abord trouvé que c’était une très mauvaise idée. Puis avait dit qu’elle viendrait parce qu’elle ne voulait pas rester seule au campement le soir de Noël.

Réponse incertaine mais elle s’était finalement décidée à venir.

Depuis quelques temps les visites pour aller d’un campement à l’autre n’étaient plus réglementées mais elle avait jamais fait le pas d’y aller. Il y avait peut-être quelqu’un qu’elle connaissait là-bas, peut-être aussi n’était-il plus là depuis longtemps et elle n’avait jamais fait un geste pour le savoir. Ils avaient été une mission pour le reste de l’Odyssée, pour savoir s’ils pourraient à leur tour descendre sur Terre quand leur moment serait venu. Cela ils l’ignoraient et quand elle l’avait su, elle s’était retrouvée mitigée. Il y avait ce respect des règles immanquable mais lorsqu’une personne qui nous était proche se retrouvait dans ce même groupe, que devait-on en penser ? Elle qui n’était jamais venu le voir en prison s’était posée beaucoup de questions sans jamais parvenir à trouver de réponse satisfaisante sauf qu’elle avait du le décevoir.

Pas de moyen de savoir s’il était encore en vie.

La crainte d’aller le voir tout en le souhaitant juste pour que le soulagement de le savoir en vie l’étreigne avec force.

La culpabilité de l’avoir abandonné. Elle l’avait comme rayé de sa vie, comme en y pensant le moins possible depuis qu’elle était arrivée à son tour sur Terre. Elle n’avait pas fait de parallèle, avait préféré tenter de faire ses propres expériences pour se décider ensuite d’avoir du courage pour aller les voir. Noël avait finalement été l’excuse parfaite.

Elle n’avait jamais été courageuse. Elle voulait l’être mais n’avait jamais été assez brave ou idiote pour braver les interdits qui les avaient tous menés ici. Elle ne le regrettait pour autant pas. D’après ce qu’elle avait entendu, elle était bien contente d’arriver lorsqu’une trêve était signée, lorsqu’aucun des terriens qu’elle avait rencontré ne lui avait donné cette envie subite de les fuir.

Elle n’avait pas été très prudente, s’était contentée de sa chance déraisonnable.

Qu’en était-il de sa chance aujourd’hui ?

Elle avait beaucoup hésité pour venir et pourtant la voilà qui était entourée de Sam et Murphy et d’autres personnes qu’elle ne connaissait pas. Elle était intimidée par ceux qu’elle avait mal jugés ainsi, si rapidement. Le temps passe vite, le courant passe étonnement plutôt bien. Chacun semble faire un effort pour que cette soirée de Noël se déroule sans moments fâcheux, déstabilisants, gênants qui feront dire à tous que c’était une mauvaise idée, que plus jamais ils ne voudront que ces autres de l’Odyssée ne reviennent, que plus jamais ils ne pourront reformer ce qu’ils étaient avant que tout n’arrive : une nation dans l’espace.

Certains envisageaient les retrouvailles quand d’autres restaient en retrait mais dans l’ensemble elle garderait un bon souvenir de ce moment passé avec eux. Elle ne savait pas de quoi le futur serait fait, n’avait pas aperçu de visage familiers mais s’était liée plutôt facilement à ces jeunes qu’elle croisait parfois pour la première fois. Il y avait eu la spontanéité d’Aliénor et le comportement étrange mais pour autant attendrissant d’une plus jeune que les autres. Elle se doutait qu’ils n’étaient pas tous présents, que certains avaient préféré éviter d’avoir à les rencontrer et elle n’avait pas posé de question, n’avait pas été aux nouvelles de ceux qui manquaient à l’appel. Elle regardait ce campement qu’ils avaient mis du temps à bâtir, qui était toujours présent malgré les difficultés qu’ils avaient rencontrées et tenterait de se remémorer ces instants passés avec eux si le Conseil prenait une quelconque décision à leur sujet, ne savait plus trop comment elle devait réagir par rapport à eux désormais. Alors que là-haut ils n’avaient été qu’une réalité abstraite qu’elle ne pouvait voir, ici c’était tout différent.

Ils allaient rentrer et Cassandre tentait de deviner si c’était un bon signe ou non si elle ne l’avait pas vu. Elle n’avait pas cherché à le retrouver alors, peut-être que c’était un juste retour des choses. Elle ne chercherait pas à le retrouver s’il n’en avait pas envie mais comment le savoir ? Aucune idée.

« Cassandre ? »

Plongée dans ses pensées, elle ne réagit pas tout de suite. Ils ont avancé, retournent retrouver ceux des leurs qui sont restés également dans leur propre campement pour ne pas avoir à affronter ceux qui font partie de leur passé. Elle s’arrête un moment, tente de deviner d’où vient le son d’une voix qu’elle n’a pas eu le temps de reconnaitre. Elle se demande si elle n’a pas oublié quelque chose d’important mais ne voit pas quoi, pas ce qu’elle aurait pu oublier alors que tout a été vérifié. Tout est là. « Oui, qu’est-ce que … » Comment réagir alors qu’elle ne pensait pas l’y retrouver quelques secondes plus tôt. Elle n’est pas certaine de le reconnaitre et pourtant c’est bien lui. Il a changé mais la jeune femme espère avec inquiétude que ce geste qu’il fait vers elle est le signe qu’il n’est pas trop tard, qu’elle n’a pas fait d’erreur irréparable alors qu’elle sait très bien qu’elle aurait du ne serait-ce qu’aller voir lorsqu’elle le pouvait comme tant d’autres l’ont fait pour aller retrouver des proches pas vu depuis longtemps.

Depuis trop longtemps.

Elle est stressée, ne sait pas comment réagir face à celui qui semble si familier et en même temps très lointain. Ils n’ont pas fait le pas tous les deux mais quand il était en prison, c’est elle qui n’est pas venue le voir. Ils sont tous là pour une occasion spéciale. Alors elle a beau ne pas savoir quoi lui dire, c’est pour cette raison qu’ils sont présents alors elle se lance une fois la surprise passée, pas certaine d’avoir la bonne parole mais c’est un pas en avant pour celle qui n’en a jamais fait. « Joyeux Noel à toi aussi Miles. » Sa voix est douce, encore émue de le voir enfin en vie. Elle angoisse mais le soulagement de le voir en vie est visible malgré la distance qui les sépare. Elle tente, verra bien. Elle a toute une vie pour tenter de se faire pardonner.


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04/11/2017 Adrien 19 Charlie Heaton luxaeterna Veilleur 15


Sujet: Re: Redorer l'amitié fanée. [ft. Cassandre]
Ven 23 Fév - 15:25

« Je voulais juste te protéger. Que ce gars arrête de t’insulter, qu’il te respecte enfin ; nous respecte enfin. Je voulais pas en arriver là, mais il voulait pas m’écouter. Il voulait pas s’arrêter. J’avais pas le choix… Tu comprends ? Alors pourquoi tu m’as abandonné ? »
C’était ce qu’il s’était promis de lui dire, mais l’intensité de son regard le fit vaciller. Miles entrouvrit les lèvres et ses mots butèrent sur un mur de lâcheté. Les mains enfoncées dans ses poches, la tête rentrée dans ses épaules, il chercha un coupable à son malaise évident puis laissa ses yeux glisser par delà Cassandre comme pour chasser le reste du cortège odysséen, un public malavisé pour une conversation des plus personnelles. Il les observa bien plus que nécessaire, sans s’avouer qu’il était juste trop effrayé pour affronter le tumulte d’émotions qu’elle provoquait en lui. Alors qu’autrefois, vivre à ses côtés avait été si simple.

« Joyeux Noël. » souffla t-il d’une voix trébuchante, presque affolée à mesure qu’elle s’approchait de lui. Miles se maudit d’être incapable d’avouer par des mots ce qu’il avait sur le coeur là où sa musique savait se montrer pleine d’aveux. Dans sa poche, ses doigts frappaient des cordes invisibles, ce qu’il avait pris l’habitude de faire inconsciemment dès lors qu’il était angoissé.  Miles prit une grande inspiration et se força à la dévisager. « T’as pas changé. » Il mentait, bien évidemment. Les souvenirs ténus de la gamine faisait pâle figure face à la jeune femme qu’elle était devenue. Mais ces grands yeux bleus… ceux-là restaient identiques à son souvenir. Intriguants, chargés de bienveillance. Troublants.

Il détourna à nouveau les yeux, laissa vagabonder ses pensées. Tant bien que mal, il tentait de faire la sourde oreille au bonheur tambourinant dans sa poitrine, au soulagement éprouvé de la savoir rescapée du crash. Une voix insidieuse l’enjoignait à pardonner, à lui sourire, à la serrer dans ses bras. A mettre de côté tout ce qui était arrivé depuis ce fameux jour pour faire comme avant. Mais Miles ne pouvait s’y résoudre. Il y avait la tristesse, la colère, puis elle était désormais des leurs. Elle était de cette société qui l’avait vu exilé, qui l’avait mis au devant de tant de dangers lui et ses camarades, cette société qui avait brandi un simulacre de justice pour justifier la mission qui avait été la leur. Les Cents, dernier espoir de l’Odyssée, comme on emploie des esclaves pour une entreprise périlleuse.
Les Odysséens ne survivaient que grâce à ce sacrifice, leur société branlante n’avançant qu’avec les cent comme canne, et Miles ne pouvait s’abstenir de voir tout ça à travers elle. Cette société devait mourir, et il comptait bien participer à sa destruction. D’une certaine façon, il craignait qu’accepter Cassandre ne fasse flancher sa détermination. C’est ce qu’il comprit à cet instant, et il sut avec certitude que, qu’importe tout ce qu’ils avaient à se dire, qu’importe qu’il pardonne ou non, rien ne serait jamais plus comme avant.

Etrangement, cette constatation soudaine le détendit. Comme si la conversation à venir ne recelait tout à coup plus d’aucune importance. Comme si ce qui se déroulait ici n’était plus qu’un évènement mineur, sans commun rapport avec sa quête profonde. La sérénité l’envahit, relâcha ses épaules et délia ses doigts au fond de ses poches, tel une vague de chaleur lorsqu’on est transi de froid. Il raffermit son regard, lui décocha une oeillade plus franche et s’autorisa enfin à la dévisager vraiment, à détailler ses traits, remplaçant les traits qu’il conservait en souvenir par son présent portrait.
Il tâcha de les retenir, de capturer l’instant, qui ne manquerait pas de lui inspirer une prochaine oeuvre.

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Sujet: Re: Redorer l'amitié fanée. [ft. Cassandre]
Mar 3 Avr - 1:59




Redorer l'amitié fanée


Miles & Cassandre, Noël 2116


C’est une soirée que l’on marquera dans leur nouvelle histoire. Les Odysséens. Les Cents. Ensemble. Et tout semble s’être super bien passé. Elle n’a pas noté de faux pas même si elle n’a pas été la plus spontanée d’entre eux dans ce chemin pour venir les voir. Il lui a fallut Murphy pour venir, un peu de Sam aussi et elle ne regrette pas. Elle a fait la connaissance de plusieurs personnes qui semblent avoir traversé des épreuves difficiles. C’est la terre et si les seconds ont été plus chanceux, elle ignore beaucoup de ce qu’il s’est passé des premiers arrivés même si elle a entendu des rumeurs, des rumeurs qu’elle aurait préféré ne pas entendre. Elle se sent un peu coupable aussi alors qu’elle ne devrait pas, ce n’est pas elle qui a pris la décision de les y envoyer mais c’est certain que la vie qu’ils ont eue n’a pas été des plus simples alors que la leur … et bien la leur n'a pas été facile à vivre tous les jours mais à côté de ce qu’elle a entendu de leurs débuts sur Terre, rien de comparable.

Elle aime quand les choses sont simples, quand il n’y a pas de prise de tête. C’est plus facile la vie vue de cette façon même si elle n’est pas naïve au point de ne pas voir que certaines choses ne changeront pas. Ce n’est pas demain qu’ils vont vivre ensemble, groupés. Il y a des réfractaires tant de leur côté que du côté des plus jeunes de ce campement et pourtant ils font bonne figure pour l’esprit de Noël et peut-être que pour un soir, ils peuvent espérer un moment que les relations vont changer entre eux.

Elle ne recherche pas le pardon, a juste envie de se rattraper un peu pour les erreurs qu’elle a commises. Elle n’a pas été assez présente pour eux, pour ceux qu’elle a connu avant qu’ils commettent l’erreur sur l’Odyssée et même pour certains elle n’a jamais eu que des bribes de ce qu’il s’est réellement passé. Elle s’en veut un peu mais c’est trop tard à présent, pas vrai ? Elle ne saurait répondre à cette question, n’en a d’ailleurs pas le temps puisque quelqu’un l’appelle alors qu’elle est sur le point de partir, d’aller retrouver les siens. Elle ne se souvient pas du son de sa voix. A-t-elle changé en trois ans ? Une voix peut elle être ainsi modifiée selon les épreuves ou c’est juste qu’elle était tellement plongée dans ses pensées d’un futur incertain entre leurs deux groupes qu’elle ne l’a pas reconnue. Pas tout de suite. Elle a du mal à trouver les mots, elle qui pense pardon, retrouvailles, c’est dans des moments tels que celui-ci qu’elle aimerait trouver les mots justes tout de suite sans avoir à chercher et c’est l’inverse bien évidemment qui se produit.

L’échappatoire est Noël même si rien n’est calculé, même si elle pense réellement ce qu’elle lui dit. Joyeux Noël à toi aussi, Miles. C’est sincère. Ce sont les premiers mots qu’elle lui dit depuis tout ce temps. Il y a les doutes mais le soulagement surtout de le savoir en vie.

Elle se demande ce qu’il pense de leur rapprochement, de cette venue dans leur campement à l’invitation de la majorité d’entre eux. Elle ne l’a pas vu ce soir, c’est probablement la réponse à sa question. Rien ne sera simple désormais, rien ne sera comme avant et pourtant elle a envie d’essayer. C’est difficile parce que ça aurait du être plus simple, elle aurait du pouvoir facilement aller les voir, aller le voir lorsqu’elle a su qu’ils pouvaient aller les voir et inversement il y a quelques mois mais aucun des deux n’a fait le premier pas. Elle aurait pu aller lui rendre visite en prison, aussi mais elle ne l’a pas fait puis quand elle y a songé, il y était déjà trop tard. Ce qui compte c’est ce que l’on fait, pas ce que l’on aurait pu faire. Il y a des regrets mais cette tentative d’approche est comme un essai pour eux  de se retrouver et en même temps c’est confus et tout s’emmêle dans sa tête. C’est plein d’émotions différentes qu’elle n’avait pas eu à gérer depuis le crash mais le principal reste le soulagement, elle ne le redira jamais assez. Il est en vie. Ils ont perdu beaucoup en étant de cette façon envoyé sur terre, qu’il soit en vie c’est déjà beaucoup. Elle lui en est reconnaissante pour ça, n’ose pas imaginer comment elle aurait réagit si on lui avait dit que Miles était mort.

Ils semblent hésitants tous les deux. Elle a envie de savoir ce qu’il pense, ce qu’il se passe dans la tête de ce jeune homme qu’elle soutenait toujours. Avant. Elle est peinée de se dire qu’elle a ainsi changé au fil des années que pour ne pas s’être décidée plus tôt d’aller le voir, là-haut comme ici. Ce joyeux Noël lancé en retour est comme une bouffée d’oxygène dans l’attente de sa réaction. Elle hoche la tête, peut-être n’a-t-elle pas changé. Elle a grandit c’est sur, ils ont changé tous les deux mais peut-être au fond n’a-t-elle pas changé. Elle est toujours la même Cassandre, celle qui tente de faire de son mieux malgré les erreurs, celle qui aide tant qu’elle peut dans cet univers pas facile dans lequel ils vivent tous à présent. « J’ai peut-être un peu grandit. » Elle a cet air amusé malgré l’angoisse de ne pas parvenir à lui dire les mots qu’il faut. « Tu viens d’arriver ? » Elle a déjà sa réponse, non, elle n’en sait trop rien, ne parvient pas à se décider sur les bons mots à avoir sur cette rencontre surréaliste mais qu’elle apprécie à sa juste valeur. Elle l’observe en retour, cherche à trouver des réponses bien cachées par le brun qu’elle ne parvient pas à retrouver même s’il reste le même. « Je suis contente de voir que tu vas bien. » Les mots sont sincères, toujours, même si ça la travaille, même si elle aimerait avoir avec lui cette spontanéité d’avant quand elle n’avait pas pris le pas de les séparer sans pour autant véritablement le vouloir.

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Sujet: Re: Redorer l'amitié fanée. [ft. Cassandre]

 

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