Partagez | 
 

˜˜˜˜˜˜Regardes, regardes comme c'est beau de se tendre la main.
maybe life should be about more than just surviving


avatar
Invité
Invité


Sujet: Regardes, regardes comme c'est beau de se tendre la main.
Mar 5 Déc - 17:09


Regardes, regardes comme c'est beau de se tendre la main.



Tout c'est enchaîné tellement vite. Les prédictions de cette fameuse tempête qui a fait ravage sur son passage. Forte heureusement, toi et les autres vous étiez cachés dans les grottes non loin du village. Le vent sifflait dans tes oreilles, s'en était désagréable. Tu pouvais entendre les arbres se déraciner, claqués contre la roche. Tu n'avais pas eu peur, tu t'inquiétais surtout pour ton petit frère qui, lui, était effrayé. Tu te contentais de le serrer fort dans tes bras pour arrêter ses pleurs, en lui murmurant que tout irait bien, que rien ne lui arrivera. Il avait fini par s'endormir avec une larme au coin de l'œil pendant de bonnes heures.

Lorsque tu étais finalement retournée dans ton petit chez toi, tout était saccagé. Les plantes renversées, les pots brisées, les meubles de travers, leurs tiroirs ouverts, un vrai massacre. Il t'a fallu un bon bout de temps pour tout remettre en ordre. Et pendant tout ce temps, bien des choses étaient arrivées. À l'eau tiède, tu te rinces les mains dans un petit sceau en bois posé sur le sol. Tu entends quelque chose tapé contre la porte, alors après avoir séchée tes mains, tu te déplaces pour aller l'ouvrir. On vient t'annoncer qu'une tribu est venue se réfugier ici. Leur village, complètement décimé. Tu te sens nostalgique, peiné par la nouvelle. Ce sentiment est multiplié quand tu entends que leur île entière est devenue inhabitable. Tu essayes d'imaginer comment ils doivent se sentir. Sûrement perdus, tristes, volés. Tu ne sais même pas ce que tu ferais, comment tu te sentirais si cette chose t'arriverait aussi. Ne plus avoir de chez soi, ça doit vraiment être dévastateur.

Rapidement, tu vas chercher une de tes sacoches en cuir. Tu la remplies de tout ce qui peut-être utile : plantes, médicaments, eau.. Il y aura probablement des blessés, la tempête était sans pitié. Tu emmènes avec toi ton petit frère, ton protégé. Jamais tu ne le laisses seul, tu es toujours dans les environs, pour t'assurer qu'il va bien. Tu agis comme ça puisque tu es consciente que si un jour tu le perds, tu serais éperdument bouleversée. Cet enfant, c'était une partie de ton cœur, une partie de ton âme.

Tous deux, vous descendez sur terre. Les rescapés sont restés en bas, dispersés dans tous les sens. Ton protégé commence à te tirer légèrement. Tu t'arrêtes et comprends instantanément ce qu'il veut. Un petit groupe d'enfants jouent tous ensemble innocemment. Tu le laisses les rejoindre après avoir été sûr qu'ils étaient tous sous surveillance d'un adulte. On ne sait jamais, ils pourraient, inconsciemment, s'enfoncer dans la forêt, se perdre, mourir. La forêt n'est pas un lieu sûr, bêtes et prédateurs rodent dans les alentours, près à se jeter sur une proie n'importe où, n'importe quand.

Tu regardes une dernière fois derrière toi et retournes t'occuper des réfugiés. Tu soignes plusieurs dizaines de blessés. Heureusement, aucun d'eux n'avaient une blessure très grave. Seulement des égratignures, éraflures, coupures. Tu cherches du regard si on a besoin de ton aide. Un homme attire ton attention. Il regarde, avec fascination, l'arbre de vie et ses maisons. Tu souris, tu rigoles intérieurement puisque tu comprends sa réaction. Voir un arbre aussi grand, impressionnant, ça nous laisse bouche-bée au premier abord. Tu décides de te joindre à lui et de fixer la même chose que lui. Il n'a pas l'air d'avoir remarqué ta présence, alors tu prends la parole avec ta petite voix tendre. "« Bonjour. Moi, c'est Athéna. Il est gigantesque, n'est-ce pas ?»". Tu baisses ta tête et le regarde, arborant toujours un sourire accueillant et bienveillant envers ton voisin. Un sourire qui cache la peine que tu ressens à son égard.


AVENGEDINCHAINS


avatar
14/03/2017 fio ishasha la chaman furieuse 392 willy cartier gainsboro. (ava) + crack in time (signa) pêcheur (zoologie et navigation) kovarii 4
if i'm lost ξ don't find me


Sujet: Re: Regardes, regardes comme c'est beau de se tendre la main.
Lun 5 Mar - 0:32

C’est étrange de se dire que les choses que l’on a toujours connues peuvent disparaître du jour au lendemain. Un jour elles existent et l’autre non. Tu as encore du mal à croire que l’île n’existe plus. Une partie de toi veut continuer de penser qu’elle est encore là, survivante des vagues et des torrents, surgissant fièrement de l’eau après l’ouragan. L’île, ta maison, ta vie. Tu te pensais à l’abri de ça. Tout le long de la traversée de l’océan, tu as contemplé l’eau d’un air absent, ramant sans réfléchir parce que c’est la seule chose que tu sais faire. Tu te souviens encore de la silhouette de l’île, lointaine, la vision embuée par tes larmes. Impossible d’imaginer que tout cela a disparu, que tout cela n’est plus, que tout cela appartient au passé. Tu aurais pu t’effondrer si ton corps n’était pas occupé à autre chose. Ton esprit, lui, s’est noyé dans les vagues de votre dernier voyage.

Ta mère avait voulu rester sur l’île. Elle ne croyait pas qu’un danger puisse réellement menacer l’île. Qui pouvait imaginer l’île, si grande, si forte, si massive, être dévorée par les flots ? Même ton esprit marin ne pouvait pas raisonner ton cœur sur le sujet. Mais tu étais parti, toi. Ta mère ne t’avait pas adressé un regard. Pour la première fois de ta vie, tu aurais aimé autre chose que son silence. Une remarque, un cri, n’importe quoi. Tes cheveux sont encore mal tressés. Tu n’aurais pas dû mettre cette tunique-là. Tu as l’air simplet. Tu ne vaux rien. Mais elle n’avait rien dit. Au loin, on a hélé ton nom et tu as tourné les talons sans réfléchir, ton corps obéissant naturellement aux ordres même quand ton cœur aurait voulu que tu restes un peu plus longtemps, peut-être, jusqu’à ce que ta mère dise enfin quelque chose. Tu ne t’es pas retourné sur le chemin menant au port. Même lorsque tu as commencé à ramer, tu as gardé le regard rivé vers l’horizon. Le continent. Ce n’est que bien plus tard que tu t’es autorisé à regarder en arrière, alors que l’île ne représentait plus qu’un petit caillou au loin. Alors tu as laissé tes larmes couler, en silence, un amer goût dans ta gorge comme tu ne l’avais jamais senti jusque-là.

C’est une voix qui te sort de tes pensées, des heures après. Calypso et Clio, les filles de la chef et commandantes de l’expédition, sont allées trouver un refuge pour vous tous chez les Naoris. Lorsque ce nom avait été prononcé durant le voyage, il t’avait semblé familier. À présent que tu contemplais leur village, enfermé dans la forêt, tu te rappelais avoir croisé plusieurs personnes originaires de cette tribu lors des célébrations du solstice d’été. À l’époque, tu avais rêvé de découvrir leur village, leurs coutumes, leur mode de vie… Et tu avais bu les paroles des quelques conteurs qui avaient bien voulu te raconter de nouvelles histoires, de leur magnifique arbre de vie qui s’élançait dans le ciel et protégeait le village tout entier avec ses branches, de leurs chamans mystiques qui rencontraient et parlaient aux esprits, de leurs guerriers dont les flèches ne rataient jamais leurs cibles. Tu avais rêvé, longuement rêvé de cet endroit sans jamais un jour imaginer t’y rendre. Pas dans de telles circonstances.

« On m’a raconté qu’il était grand… Mais jamais je ne l’aurais imaginé aussi haut. Les arbres chez nous ne montent pas autant. » Tu tournes ton regard vers elle, tes yeux suivant les courbes de ses boucles blondes, ses lèvres étirées en un sourire bienveillant. Dans le chaos de ces derniers jours, elle ressemble à un esprit venu illuminer ta journée. Peut-être même en est-elle un ? Les Naoris sont plein de mystères.

Tout autour de vous les personnes s’affairent. Les Kovariis blessées pansent leurs plaies, aidées par des druides. En continuant d’étendre ton regard, tu peux voir que même ici la tempête a fait des dégâts : des arbres déracinés, beaucoup de boue, quelques ruines… Mais tu sais qu’à côté de l’île, ce n’est rien. Malgré toi, tu as entendu Calypso et Clio en discuter : il ne reste rien de l’île après le passage du cyclone. Ce qui se trouve devant tes yeux représente tout ce qu’il reste des Kovariis : une faible poignée de membres dont certains blessés, sans abri, sans nourriture, sans allié. Vous n’avez plus rien. C’est difficile à admettre mais tu ne peux pas le nier : tout ce que tu connais n’existe plus. Il n’y a plus d’île, plus de jungle, plus de Kuhani, plus d’océan, plus de Kovariis.

« Merci beaucoup de nous avoir offert l’asile. Je ne sais pas comment nous aurions pu survivre sur le continent sans votre aide. » Par crainte que ton visage ne trahisse ton effondrement tu relèves la tête, admirant les habitations des Naoris perchées en hauteur dans les arbres comme des nids d’oiseaux. Tu peux imaginer la vie grouillante là-haut, chacun voguant à sa propre occupation, insensible à la beauté de l’Arbre de Vie à force d’y avoir trop été habitués.

Une petite lueur se rallume dans ton cœur. C’est une vie à laquelle tu pourrais t’habituer. L’Arbre de Vie et les cabanes en hauteur et la forêt environnantes et les troncs sans fin. Ce n’est pas l’île mais… c’est plaisant. C’est le continent. C’est ton rêve, même si depuis l’ouragan tu as l’impression qu’il a été noyé sous l’eau salée.

« Je ne sais pas vraiment comment aider ici. Sur l’île, ce sont toujours des femmes qui me disent quoi faire, et j’exécute. Ici, tout le monde a l’air d’être égal. C’est différent. » Tes cheveux dégoulinent en cascade dans ton dos, encore parfumés par l’air marin. Une fois que tu te seras fait à la vie sur le continent, cette odeur te manquera. « Et je suis un pêcheur. Je me sens complètement hors de mon élément. » Confies-tu avec un petit sourire, trop timide. Pas une seule fois sur l’île une femme ne t’aurait parlé comme ça. C’est tout juste si elles t’adressaient la parole en temps normal. Un coup d’œil inquiet autour de toi pour t’assurer qu’aucune Kovarii n’est en train de t’épier et tu rajoutes : « Tu peux m'apeler Tek. »

Admin - Tears of the phoenix
avatar
12/10/2014 Brimbelle Sibylle Fabia 47904 Jessica Chastain Shizophrenic Médecin / Herboriste Pikuni 48
Admin - Tears of the phoenix


Sujet: Re: Regardes, regardes comme c'est beau de se tendre la main.
Mer 4 Avr - 12:07

RP archivé suite à la suppression d' Athena

Contenu sponsorisé


Sujet: Re: Regardes, regardes comme c'est beau de se tendre la main.

 

Regardes, regardes comme c'est beau de se tendre la main.

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» GEM' - AGATE - ELEA ϟ Y a des jours comme ça où t'as envie de jouer le super-héros ϟ
» C'est bien toi ? C'est vraiment toi ?!
» C'est un fameux trois-mats, fin comme un oiseau ♫ [PV Joaquin]
» Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. (Joos)
» Hey ! Pourquoi tu me regardes comme ça !? ft Sacha Vega

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Hundred :: Il était une fois des jolies histoires-