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˜˜˜˜˜˜ROUE DU RP → Athena & Dyani
maybe life should be about more than just surviving


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28/05/2014 Le Grand Manitou 1775 Nobody 18
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Sujet: ROUE DU RP → Athena & Dyani
Dim 3 Déc - 17:09

Roue du RP → Athena & Dyani


Le soleil vient d’entamer sa descente de l’après-midi, alors que l’enfant se promène dans les branches de l’Arbre de vie. Elle est parvenue à échapper à la surveillance de ses parents, et profite des quelques heures de liberté que cela lui offre. Les pas, assurés, la font sauter d’un pont à l’autre, d’une branche à l’autre, un sourire béat aux lèvres, jusqu’à ce qu’elle arrive en vue d’une maisonnette à part. La curiosité, trop forte et cette fois non réprimée par un adulte, la pousse à s’approcher. Les rumeurs courent sur la fille y habitant. Aveugle, elle cristallise nombre d’interrogations de la part des membres de la tribu, qui perçoivent son handicap comme une punition des esprits à leur encontre. Cependant, l’enfant s’en moque, et emplie d’innocence, décide de pénétrer dans l’habitat pour découvrir cette jeune fille…



précisions


→ Pour ce qu'il en est de la chronologie, la situation se passe il y a un peu plus de dix ans, peu avant que Dyani ne soit abandonnée puis faite prisonnière par les Rahjaks. Le rp a lieu dans le village des Naoris. (N'hésitez pas à vous référer à la chronologie pour savoir quels événements avaient déjà eu lieu !)

→ GM ne repassera plus sauf si demande explicite par mp. Dans ce cas, contactez Rowena Chakraan. De même si vous avez la moindre question ou précision à quémander.

→ Ce rp est laissé entre vos mains et votre imagination, n'hésitez pas à être créatif quant à vos aventures !


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05/11/2017 Yuki ❄ 57 Elle Fanning Lux æterna (vava) ; shakruimosa & tumblr (signa) Druide, écrivaine 0
Pourrais-je t'échapper à toi, l'obscurité ?


Sujet: Re: ROUE DU RP → Athena & Dyani
Dim 3 Déc - 23:24


Tu n'es pas un fardeau,
c'est faux.  




❄️Les esprits ne t'ont pas puni,
ils t'ont rendus unique.❄️



De tes mains, tu caresses les feuilles vertes pendues au-dessus de ta tête. Un rayon lumineux vient t'aveugler les yeux, alors tu rabaisses ta tête pour retrouver la vue. Tu es complètement fascinée par les immenses branches appartenant à l'arbre de vie. Elles sont à ta portée, mais tu n'as pas le droit de t'hisser dessus. Père et mère ont été très clair sur ce sujet, ils n'arrêtaient pas de dire que tu pouvais tomber, te blesser. Mais tu veux vraiment les agripper, te reposer dessus. À côté d'elles tu ressembles à une petite brindille d'herbe.

D'un pas rapide, tu te promènes dans le village accompagnée par tes parents. Ils te surveillent de derrière, te réprimandes lorsque tu avances trop vite. Mais, aujourd'hui, tu es heureuse. Le soleil brille de mille feux, l'air est frais, paisible. Un grand sourire se dessine sur ton visage, tu tournes sur toi-même en dansant, sans regarder où tu te rends. Ta mère t'appelles, te demandes de venir auprès d'elle pour saluer une vieille dame du village. Voyant ta mère lui parler et ne plus du tout faire attention à toi, une idée te vient en tête. Tu rigoles et cours le plus discrètement possible. Ça t'amuses. Naïve comme tu es, tu penses que rien ne peux t'arriver, que tu es en sécurité même sans la surveillance de tes parents. Des connaissances te saluent, te demandent où sont tes parents et ce que tu fais seule ici. Tu mens, comme d'habitude, pour éviter de te faire gronder. Les adultes gobent ce que tu racontes avec ton visage angélique et innocent. Pour toi, mentir ce n'est rien. C'est seulement quelque chose que les enfants font tout le temps, quelque chose que tu fais tout le temps. Aujourd'hui, tu es aussi curieuse. Tu profites d'être seule pour découvrir des recoins du village que tu ignorais jusque là. Tu trottines, traverses les multiples ponts que tu croises en chemin. Tu ne sais même pas où ils mènent, tu t'en fiches. Tu laisses le hasard te conduire vers un endroit qui attisera sûrement ta curiosité.

Aujourd'hui, tu décides aussi de te rebeller. Tu lèves la tête et décides de grimper sur ces fameuses branches qui te fascine tant. Tu sautes, agrippes de toutes tes forces avec tes minuscules bras le bois et t'hisses dessus. Quelques mèches te gênent le visage, tu les ranges derrières ton oreille pour ne pas qu'ils t'embêtent plus longtemps. Voyant une autre branche à ta hauteur, tu effectues la même chose encore une fois. Puis tu en vois une autre, et encore une autre. Un vrai chemin fait de branche. Tu décides de suivre ce chemin, à tes risques et périls. Le vide ne te fais pas peur, au contraire. Tu peux admirer la forêt de haut, la vue est tellement belle. Les fleurs, il y en a de toutes les couleurs. Au bout de quelques minutes d'admiration, tu continues à sauter de branches en branches. Tu finis par l'obtenir, l'endroit qui attise ta curiosité. Une simple maisonnette se tient là, isolée des autres. Tu te rappelles des rumeurs et des avertissements des adultes. Ils te disaient sans arrêt qu'une petite fille maudite vivait dans le village, que cette enfant était une punition des esprits eux-mêmes. Mais toutes ces histoires, tu ne les écoutais pas. Tu te fichais que ce soit une punition des esprits. Ce que tu ne comprenais pas, c'était les agissements des adultes envers elle. Pour toi, cette petite fille n'avait rien demandée, elle était juste née avec ce fardeau sur elle. Un fardeau qu'elle-même seulement subissait, voilà pourquoi tu ne comprenais pas pourquoi les adultes réagissaient comme ça.

Arrivée devant la petite porte de l'habitation, tu es toute souriante comme à ton habitude. Sourire, tu le fais tout le temps. Tu l'aimes, ce sentiment de bonheur. Tout doucement, tu pousses la porte de bois, qui émet un petit grincement. Étrangement,
tu n'as pas peur. Rien ne te sembles étouffant, oppressant. Au contraire, tu te sens bien. Tu essaies tant bien que mal de faire aucun bruit, mais le bois craquelle sous le poids de ton corps. Ne voulant pas prendre par surprise la petite fille, tu décides de parler d'une voix calme et innocente :

-Hum, bonjour ! Je m'appelle Athena ! J'espère que je ne te déranges pas.. J'avais envie de te voir !


Tu la cherches du regard, cette enfant. Où peut-elle bien être ? Si ça se trouve, tu lui as fait peur. Tu ne le voulais pas, pourtant. Tu espères qu'elle te répondra, qu'elle sortira de sa cachette. Tu espères qu'aujourd'hui, tu te feras une nouvelle amie.

AVENGEDINCHAINS


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13/06/2017 apy. 307 zenhya katava. amor fati (avatar) anaëlle. (signature) esclave, attrape-nigaud, prêtresse de superstitions gâteuses. 0


Sujet: Re: ROUE DU RP → Athena & Dyani
Lun 25 Déc - 16:29

La chaleur grisante de l’extérieur, elle la ressentait de tout ses pores, Dyani. Elle devinait le soleil lumineux qui éclairait la clairière, la forêt, le village. Elle sentait la chaleur se disperser dans la bâtisse qui l'abritait, suait même de cette chaleur si enivrante. Elle voudrait sortir, sentir les rayons chauds sur son visage matte, apprécier les frissons de bonheur qui traverseraient son corps, lui donneraient la chaire de poule. Elle voudrait savoir la chaleur se répandre en elle, sur ses cheveux corbeaux, sentir son crâne chauffer, et s'endormir là, au milieu d'un endroit calme, entendre le vent contre les feuilles de la forêt, redécouvrir le chant des oiseaux qu'elle conaissait par cœur, entendre les pas des biches, le reniflement craintif des lapins. Et ne pas bouger; elle voudrait tout entendre, tout ressentir, et ne rien effrayer. Se fondre dans le décors; être un arbre, être une pierre. Elle voudrait être l'herbe, si douce, contre laquelle le vent souffle. Elle voudrait être, et être dehors.

Mais Dyani ne pouvait pas; ses parents n'étaient pas là, ils étaient partis chercher de nouvelles espèces de fleures qu'ils ne connaîtraient pas, de nouvelles plantes, qu'ils pourraient utiliser pour la soigner, elle, Dyani. Soigner sa cécité. Était-ce non seulement une maladie ? Pourquoi ne pouvait-elle pas vivre avec ? Pourquoi ne pouvait-elle pas grandir en étant aveugle ? Dyani ne pouvait pas sortir de chez elle, de sortir seule. Elle pourrait se perdre, disaient-ils. Ne pas retrouver son chemin, et se retrouver seule dans la forêt. Mais l'enfant au regard brumeux se demandait si ce n'était pas plutôt pour le village. Si ce n'était pas pour ne pas effrayer les autres enfants. Elle savait, comment on la surnommait. Elle savait, ce qu'on disait d'elle. Qu'elle était maudite, qu'il ne fallait pas s'en approcher. Dyani ne comprenait pas, elle n'était pas maudite, pourtant.

Non, Dyani se considérait bénite. Bénite d'être aveugle. Bénite de ne pas voir ce que les autres voient. Elle aimait voir autre chose, elle aimait découvrir autrement. Elle aimait toucher, plutôt que de regarder. Elle aimait sentir, elle aimait réfléchir. Elle aimait imaginer, car elle imaginait quelque chose de beau. Quelque chose qui lui convenait. Peut-être Dyani avait-elle peur d'être déçue du monde, si un jour elle revoyait. Elle le voyait si beau, avec ses yeux à elle. Elle ne pouvait l'imaginer moche. Dyani comprenait ce qu'elle voulait comprendre; interprétait comme elle le décidait. Elle se faisait son monde, dans lequel elle était heureuse. Surement bien plus que d'autres, qui voyaient. Dyani voulait voir autrement, Dyani voulait voir plus loin que le physique de la nature. Et c'était ce qu'elle faisait. Sa cécité lui permettait de voir autre chose, de comprendre différemment.

Elle était heureuse Dyani. De vivre sa vie, comme ça. Elle aurait aimé plus de confiance, de ses parents, des Naoris, mais était-elle vraiment dans la bonne position pour le vouloir ? Avait-elle un droit quelconque ? Elle n'y réfléchissait pas vraiment, n'allait pas trop loin dans sa réflexion. Elle aimait ses parents, elle aimait sa vie, elle aimait ce qu'elle découvrait, elle aimait la forêt, elle aimait la nature. Était-ce dû à la naïveté de l'enfant qu'elle était toujours ? La crédulité définitive de son être, de ne pas encore voir le monde comme il était vraiment: dur et sélectif ? Mais Dyani ne voyait que la beauté de son néant, fait d'une imagination sans images. Et elle aimait cette vision.

Elle était assise près d'une fenêtre, les fesses reposant sur ses pieds, dans une position très solennelle. Droite et fière, Dyani aimait cet endroit. C'était sans aucun doute la partie de la maison qu'elle préférait. Caché, derrière une plante envahissante, et pourtant si près de la porte d'entrée. Elle donnait sur une brèche naturelle que faisaient les feuilles des arbres, donnant sur le soleil, lorsqu'il se couchait. Elle pouvait sentir toutes les odeurs du monde, du moins, l'imaginait. C'était surtout celles des plantations florales et végétales, que sa mère plantait tout autours de la maison, pour ses cataplasmes, mixtures et infusions, servant à tenter de soigner Dyani, ou soigner d'autres Naoris... Exposée Sud-Ouest, la chaleur se faisait ressentir, autant qu'un vent frais et reposant. Cette place donnait l'impression à Dyani d'être dehors, sans vraiment l'être. Elle dominait la clairière; elle entendait tout grâce au ricoché du vent contre les parois d'une grotte un peu plus loin, qu'elle avait pu visité avec son père, tous les bruits, tous les détails faisaient écho dans cette maison, rebondissaient d'arbre en arbre, comme si la nature amenait à Dyani ce qu'elle devait entendre.

C'est comme ça qu'elle pu entendre ces bruissements de feuilles, ses craquements de brindilles, le raclement d'une branche contre une autre, dans la forêt. Ces bruits de pas légers et rapides. Ce souffle court, mais plein de santé et de vigueur. Qu'était-ce ? Une animal ? Elle tendit l'oreille: non, il y avait bien une fréquence régulière de deux pas; un ours ? Sûrement pas, ses foulées seraient plus lourdes, son souffle plus roque, et accompagné de grognements. C'était donc bien quelqu'un, mais qui ? Certainement pas ses parents, dont elle conaissait le son des pas du bout des doigts. Dyani ne bougeait pas, elle restait cachée, sans vouloir vraiment l'être, derrière la grande plante, faisant un mur entre la porte et la fenêtre où était Dyani. Un grincement; la porte. Aucun frisson, elle ne bougeait pas, fixait de son regard vide la clairière; on pourrait la croire figée, sans vie, si elle ne respirait pas. L'enfant ne sentait pas de menace, elle ne sentait pas de danger. Des bruits de pas, faibles, presque imperceptibles; un enfant ? Que ferait un enfant ici, chez elle, chez la gosse maudite ? « Hum, bonjour ! Je m'appelle Athena ! J'espère que je ne te déranges pas.. J'avais envie de te voir ! »
Dyani sourit. « Athéna... Que c'est un beau prénom ! » Elle reste où elle est, elle ne bouge pas, elle sent l'odeur des fleurs plantées sous la fenêtre, elle imagine l'odeur que peut avoir la fille qui venait d'entrer. Sa  voix était si douce, et si aventureuse. Elle ne s'attendait pas à ce qu'on vienne la voir, mais ça lui faisait plaisir. Elle comprenait l'hésitation de l'enfant, qui ne savait pas où Dyani se trouvait. « Je suis derrière la grande plante, si tu veux. Je m’appelle Dyani. Que fais-tu ici Athéna ? Généralement, personne ne vient. » Parce qu'elle était l'enfant maudite, venue des ombres, qu'elle n'aurait pas d'avenir. Mais peu importe.

Spoiler:
 

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Sujet: Re: ROUE DU RP → Athena & Dyani

 

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