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˜˜˜˜˜˜[Intrigue n°20] Do you ever wish you had a second chance ? [Ozvan]
maybe life should be about more than just surviving


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29/08/2016 Pivette 153 Margot Robbie ava : Pivette / sign : Grey Wind Cartographe / douée pour le dessin. Patrouille de temps en temps. 75


Sujet: [Intrigue n°20] Do you ever wish you had a second chance ? [Ozvan]
Mar 28 Nov - 0:26


Do you ever wish you had a second chance ?
Feat. Demetra Knight & Ozvan Hickok-Cannary
[Intrigue n°20]


Est-ce qu'il fallait désormais compter le temps qui s'était écoulé en heures ou en jours ? Je n'en avais absolument aucune idée, je marchais, je ne savais pas depuis combien de temps, mais je marchais encore et encore. La pluie avait cédé sa place à des vents qui par moments me poussaient en avant, me portant et me faisant avaler quelques kilomètres de plus. A l'inverse, lorsque les bourrasques me faisaient face, plusieurs fois j'ai reculé, lutté pour continuer à avancer, encore. Mettre de la distance entre le camp et moi voilà la seule chose qui trottait en boucle dans mon esprit, partir, pour de bon. Je ne voulais pas qu'on me trouve, je ne voulais pas qu'on me cherche. Vu le temps exécrable, il faudrait être fou pour vouloir se lancer à ma suite, personne n'est aussi fou, personne ne ferait un pareil exploit. Pas pour moi. Je ne le méritais pas de toute manière. J'étais un monstre c'est bien ce que l'on murmurait après tout, j'étais cette folle qui parle à quelqu'un que personne d'autre que moi ne peut voir, cette arriviste qui joue de ses charmes pour arriver à ses fins, cette criminelle dangereuse dont on tient tout de même à se méfier, juste par principe. Je suis tout ça, ça fait partie de moi je ne peux pas lutter contre ces éléments comme je lutte en ce moment contre ceux qui se déchainent au-dessus de ma tête.

La tête baissée vers le sol, affrontant un Eole de plus en plus virulent, je cherche un endroit pour m'abriter au moins quelques heures, le temps de reprendre des forces, de me reposer un peu. Je marche encore une heure ou deux avant de réussir à trouver quelques ruines, qui pourraient m'offrir un abri. Je ne sais pas exactement où je suis d'après les cartes que j'ai pu dessiner suites aux instructions de mes compagnons de galère, je me suis dirigée au nord jusqu'à arriver à la rivière, j'ai dû marcher pas mal de temps avant de trouver le pont. C'est après l'avoir traversé que le vent à commencé à forcir, durant les deux nuits que j'ai passé à marché j'ai réussi à me trouver quelques souches qui pouvaient m'offrir un abri de fortune, mais on ne peut pas dire que j'ai passé de nuit correcte depuis mon départ. Je ne sais pas où je vais. J'avance, c'est la seule certitude que j'ai pour l'instant. Ces ruines, je ne me souviens pas de les avoir dessinées sur aucune carte, je ne sais pas si l'un de nous s'est aventurés jusqu'ici. Tout ce que je veux, c'est pouvoir me poser, dormir, ne plus penser à rien, me vider la tête et pouvoir recommencer une nouvelle vie. Enfin.

Adossée à un mur, je tente de me calfeutrer pour éviter le plus les coups que tente de m'assener cette proche tempête qui se lève. Je pioche dans mon sac et cherche ce qui pourrait me rester comme vivres. Pas grand-chose, un bien maigre butin en vérité, quelques fruits secs et de l'eau pour toute subsistance, il allait vraiment falloir que le vent se calme que je puisse essayer de trouver de quoi me nourrir, reprendre des forces. Me couchant sur le sol, je m'emballais dans la couverture encore un peu humide que j'avais emportée, utilisant mon sac comme oreiller. En temps normal le sifflement aurait sans doute eu le don de m'effrayer, de m'empêcher de trouver le sommeil, pourtant, là, ces derniers jours m'ont épuisé, j'ai besoin de dormir, mon corps n'en peut tout simplement plus, il crie grâce, demande quelques heures de répit.

Le réveil est brutal, violent en un quart de seconde je suis sur mes pieds, debout, le dos collé contre le mur, si je pouvais je me coulerais dans ce dernier. Mes yeux écarquillés contemplent le bloc de béton qui git à mes pieds. A quelques dizaines de centimètres près, c'était sur moi qu'il tombait. "On peut dire que tu as de la chance … ça te prend souvent de partir comme ça, sans rien ne dire à personne, te mettre en danger et jouer les aventurières ? Qu'est-ce que tu essaies de prouver ? C'est bon t'es pas morte, t'as survécu trois jours toute seule, bravo, t'as fini ta petite crise ? On peut rentrer maintenant ?" Myrtle ou l'art de se manifester dans les meilleurs moments, je la regarde mais ne dit rien, scrutant au-dessus de sa tête un bloc qui ne semble pas des plus stables, le vent siffle de plus en plus fort, elle a raison, qu'est-ce que je cherche à prouver ? Vers quoi je me dirige ? Une mort certaine ? Non ! Je refuse de me laisser abattre, je n'ai pas survécu à la mort dans l'espace pour mourir bêtement sur Terre. "Tu n'avais pas à me suivre si tu voulais rester au camp, si tu n'es pas d'accord avec mes choix, tu peux me foutre la paix, pour une fois dans ma vie je décide enfin d'agir pour moi, uniquement pour moi, alors si c'est pour me critiquer, tu peux disparaitre Myrtle, tu m'entends ? Dégage, laisse-moi ! Je veux plus te voir !"

J'attrape mon sac, y roule la couverture humide avant de le jeter sur mon épaule avant de tourner les talons, me protégeant le visage de mon bras pour avancer, je découvre un peu les lieu, des ruines imposantes, on dirait presque ce qui aurait pu être un village il y a bien longtemps, je marche sur ce qui ressemble à une ancienne voie de passage, une route peut-être, ce qu'il en reste tout au plus, le vent est fort, mais rester près des ruines pourrait être dangereux, il faut que je me tienne éloignée de ce qui pourrait me tomber dessus. Mes genoux entrèrent brutalement en contacte avec le sol, mon corps s'allongeant de tout mon long, tentant de garder les yeux ouverts je lutte un instant avant de comprendre que quelque chose m'a heurté et m'a projeté à l'à terre. J'ouvre les yeux quelques fois encore, peut-être à intervalles régulier ou non, je n'ai plus aucune notion du temps.

C'est donc pour ça que je suis partie ? Pour crever au milieu d'un champ de ruines d'une autre époque, sur une planète que j'avais enfin eu envie de découvrir après m'être cantonnée au confort rudimentaire de notre point de ralliement. Alors que j'avais évité une mort certaine dans l'espace, survécu à un crash, à cette nouvelle terre plus ou moins hostile, voilà qu'à peu près trois ans plus tard, j'allais finir sur un chemin, balayé par une tornade. Bravo Demetra … Le ciel s’assombrit, je n'arrive plus à savoir si c'est un orage qui arrive ou si c'est simplement mes yeux qui se ferme et mon esprit qui part voguer je ne sais où. Cela devient de plus en plus sombre, plus aucune clarté à l'horizon, puis, le noir total.



©️ Pivette

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27/05/2015 I 4561 Anson Mount AVENGEDINCHAINS & Brimbelle & Pivette Eclaireur & Orientation & Combat 92
† Hell Ain't Civilized †


Sujet: Re: [Intrigue n°20] Do you ever wish you had a second chance ? [Ozvan]
Sam 9 Déc - 22:40


Demetra & Oz @AndTheLost


Pas un mot. Il n'a averti personne de son départ. Pourquoi ? La seule qui comptait en ses lieux a quitté cette vie. Encore une. Ca ne s'arrêtera jamais. Il n’en veut plus de ces êtres qui disparaissent de son existence, alors il a précipité sa sortie le Rahjak. Même si il doit sa vie à Grâce. Merci. Non Merci. Il refusait de sombrer une fois encore dans toutes ces considérations. Là tout de suite il veut récupérer Emzelt, son Appaloosa, celui qui le supporte tous les jours. Et vice versa. Ozvan il n'enterrera pas une personne de plus, il ne le regardera pas se faire recouvrir par la terre, la ou elle finira rongée par les vers, et toutes les autres sales bestioles. Pas Freÿa. Et pour ne pas se voir entraîner dans ses fonds obscurs il lui semblait nécessaire de bouger. L'équidé à prit la poudre d'escampette, sur ce sol mouillé le vagabond à pu distinguer ses traces. Ce qu'il restait de son sac sur le dos, il s'éclipsa des décombres du défunt village des Calusas, ne comptant pas revenir de sitôt. Bien que le plus fort de ce cyclone fut passé, le vent demeurait batailleur, et avancer ressemblait à un véritable combat. D'autant qu’une pluie battante s'en mêlait de temps à autre, et que la terre sous ses pieds ne lui apparaissaient pas très stable. Peu importait, rien ne le dérouterait de son objectif...

Dans la forêt la piste se raréfiait, par la faute des troncs arrachés par ce qu'il hésitait encore à appeler une tempête. Car la furie qui les combattit ne lui rappelait rien qu'il eut affronté auparavant. Néanmoins ces difficultés ne le contreraient pas très longtemps, L'homme du désert bénéficiait de son expérience d'éclaireur - et de grand crapahuteur devant l'éternel -, alors il devinait aisément où le fougueux étalon se dirigeait. Les ruines. Parce qu'ils s'y abritaient souvent, mais surtout Ozvan appréciait de s'y rendre. Particulièrement pour la petite Ahn, quand il la croisait encore,  car elle s'y réfugiait régulièrement pour rêver ou dessiner. L'équidé vénérait quasiment cette jeune fille, et souvent ils passaient la soirée, tous les trois, assit autour d'un feu à se raconter les histoires des plus farfelues aux plus effrayantes. Sans doute l'animal croyait-il y découvrir un refuge serein, mais Ozvan doutait de ne pas le retrouver aussi ravagé que le reste du paysage. Soudainement un renard probablement particulièrement choqué sauta, surgissant de l'ombre d'un arbre arraché, pour s'enfuir à toute allure entre les deux jambes du voyageur comme s'il était poursuivi par une bande d'ours enragés. La flore déchirée, la faune déchiquetée, une nouvelle ère surgissait de cette catastrophe, que s'en dégagerait-il ?

Les vieilles pierres percèrent à travers une végétation gorgées d'eau qui rendait la progression d'Ozvan semblable à un véritable combat. De plus il restait dans l'atmosphère comme une multitudes de gouttelettes microscopiques invisibles à l'œil nu, mais qui donnaient un effet de brouillard épais, qu'il eut fallu couper au couteau pour y voir à un mètre devant soi. Cependant son Ouïe le dirigea sur la droite, quand ce qui s'apparentait à des claquements de sabots l'attirèrent. L'animal effarouché tournait sur lui-même en envoyait quelques ruades qui n'encourageaient pas l'éclaireur à s'en approcher tout de suite. Restant à une certaine distance, le terrien pénétra par l'ouverture d'un mur dans ce qui gardait encore la carapace d'une ancienne maison. Au moins là il se verrait moins exposé aux coups de grisous sournois qui vous renversaient traîtreusement. La seule certitude qui le rongeait pour le moment se résumait au fait qu'il ne repartirait pas sans son Appaloosa. Dusse-t-il patienter des jours pour que ce dernier le laissa s'apprivoiser une seconde fois. Et qu'il le poursuivre à travers la jungle pour ne pas le perdre de vue, ce dont il doutait fortement sachant à quel point celui-ci se plaisait dans cet ancien village. Le voyageur inspecta donc les lieux de ses prunelles afin de vérifier la qualité de son futur bivouac.


Dans l'obscurité il cru voir quelques vieux tissus, qu'un squatteur à du oublié après avoir logé dans l'endroit quelques jours. S'interrogeant si il ça se récupérerait pour boucher quelques trous, en prévision des mauvais courants d'air.  Ozvan esquissa plusieurs pas vers le tas de linges qui entreprit soudainement de respirer bruyamment, par à-coups avec de forts sifflements ! Apparemment on le précédait. Et pour souffler de la sorte on devait dormir profondément sinon "on" ne s'annoncerait pas en trompette et fanfares sans vérifier les intentions du nouveau venu. A moins qu'"on" ne fut complètement fou, délirant ou inconscient. Le Rahjak opta pour la dernière supposition, suite à la toux caverneuse qui se répercuta comme un écho sur les parois les entourant. Ozvan prit sur lui de vérifier s'il ne se trouvait pas en compagnie d'un moribond blessé lors de l'ouragan, et entrain de rendre l'âme. Le Rahjak s'agenouilla donc, puis tira la couverture qui recouvrait l'être humain en dessous avec douceur. Un visage féminin se révéla à lui. Trempé de sueur, ou de l'humidité envahissante comme des cloportes. Endormie ou dans le coma il ne le décelait pas encore. Si jamais elle se réveillait subitement, le chassant à grands cris ulcérés, Ozvan hausserait les épaules, puis chercherait un autre coin. Dans de telles conditions on ne se livre pas à une guerre idiote.

L'image de Freÿa dans toutes ses pensées, il ne tournerait pas le dos à cette personne inconnue, et ne pensa pas prendre un grand risque en posant sa main sur le front de cette dernière. Brûlante. Il secoua ensuite son épaule pour vérifier les éventuelles réactions. Rien. Elle respirait néanmoins, mais l'importance de la réchauffer très vite s'imposa au terrien directement. D'un coup il lui retira cette matière imbibée qui la ,recouvrait pour repêcher une protection sèche dans ses affaires. Tout en la déplaçant sur un sol nettoyé, il entreprit de récupérer des bouts de bois qui traînaient dans la "demeure". Quitte à sortir pour en picorer quelques autres afin de démarrer un petit foyer qui la réchaufferait. Tout cela sans qu'elle ouvrit les yeux une seule fois, ou alors pour refermer ses paupières aussi vite, certainement persuadée de traverser un rêve à la limite du cauchemar. Pour terminer il se mêla de lui faire avaler un peu d'eau, tout en appuyant la tête blonde de la jeune fille, quasiment une gamine,  sur ses genoux. Ozvan força le seuil de ses lèvres avec le goulot de sa gourde, jusqu'à ce qu'elle fut obligée de déglutir le liquide qu'il lui fournissait. La prochaine étape essentielle se faufilerait à travers les paroles ou les gestes qu’ils échangeraient. Pour le moment Ozvan veillerait à alimenter le feu pour la garder au chaud.
 

[Intrigue n°20] Do you ever wish you had a second chance ? [Ozvan]

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