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˜˜˜˜˜˜[Intrigue N°20] “ time fly like the night upon our heads ” (charlie)
maybe life should be about more than just surviving

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20/12/2016 ELOW ; ĆIRO + IRINA + JONAS ; 1124 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 211
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Sujet: [Intrigue N°20] “ time fly like the night upon our heads ” (charlie)
Lun 27 Nov 2017 - 14:41




time fly like
the night upon our heads.
25 NOVEMBRE 2117

Il y a plusieurs raisons qui empêchent Devos de sortir du campement. La première était cette planète. La terre de ses ancêtres, la terre qui était sous ses pieds aujourd’hui. Certes, elle possédait des beautés qu’il ne pouvait ignorer, mais elle était féroce. Cette masse semblait vouloir avaler toutes vies de ce monde et la préserver en même temps. Un ensemble de paradoxe qui mettait en alerte Devos à la moindre chose étrange - un nuage, un bruit, un animal... Devos ne la comprenait pas et surtout, il ne pouvait la contrôler. Ce n’était pas une machine qu’il pouvait contrôler et réparer. La terre se maîtrisait elle-même et envoyer chier ceux qui osaient penser le contraire. La seconde raison, c’était son incapacité à survivre face aux dangers. Il ne connaissait ni les gestes, ni les actions en cas de problème. Comme lors du tremblement de terre. Il aurait pu tout subir et mourir sous des décombres, mais par chance il s’était retrouvé dehors en plein air à voir le monde trembler comme s’il était sur le point d’exploser. Les gens s’étaient mis à courir autour de lui et Devos avait suivi le mouvement sans pour autant réussir à éviter un projectile qui avait écrasé son épaule gauche. Voilà un souvenir douloureux, synonyme de son plus grand défaut. Son corps et son cerveau semblaient toujours être en conflit, même lorsqu’il était question de vie ou de mort. Face au danger, s’il arrive parfois à faire ce qu’il faut - comme retenir Tennessee de sa chute - il lui arrive aussi de ne pas comprendre ce qui se passe et par conséquent, de ne pas agir sans avoir compris. Le tremblement de terre, il ne l’avait pas saisi. Cette façon dont le sol craquelé et disparaissait, il l’avait observé plus curieux que terrorisé par le danger qu’elle exprimait.

Alors qu’il marchait dans la forêt, suivant le chemin que son amie lui avait montré en Mars dernier, Devos cogitait. Ce matin-là, il s’était retrouvé face à un pépin mécanique. Il ne parvenait pas à finaliser son générateur. Et, puisqu’un seul problème ne suffisait pas, l’eau allait geler cet hiver. Le courant de la rivière commençait déjà à ralentir. Ses tentatives donc, pour créer un moteur hydraulique semblaient l’amener vers une impasse. Il était parvenu à créer une turbine à roue avec des récupération de taule provenant de l’Odyssée. Ses tests lui avaient donné de l’espoir, mais désormais la saison jouait contre lui et ses nerfs d’acier. Sans génération pour transformer le mouvement en électricité, il était perdu. Son plus gros problème restait les outils de précision. Il ne pouvait pas souder et brûler le plus souvent la pointe d'un fil de fer pour faire fondre certains embouts - ce qui expliquait ses mains qui étaient dans un état digne du bricoleur qu'il était. Le plus étonnant avec Devos, c’est qu’il ne touchait pas aux ressources prévues à la communauté. Pour celui qui en connaissait parfaitement les listes - puisqu’il avait aidé dans la récupération et la mise en place du stock. Ce projet, c’était le sien. Certes, cela pourrait servir à tous, mais cela restait aussi une tâche secondaire qu’il bidouiller quand il se retrouvait seul. De toute manière, il aurait été ridicule de se servir de quoi que ce soit sans être persuadé qu’il parviendra à un résultat concluant. Il devait se débrouiller avec ce que la planète avait d’autres à lui offrir.

Tout mouvement peut être capté pour en tirer du courant... Le vent était particulièrement puissant. Devos avait du mal à avancer, surtout avec son sac plein de ferrailles. Au beau milieu de la clairière, il observa les arbres se courbaient face aux bourrasques. Pourquoi je n’y ai pas pensé… Accroché à un bâton de fortune, il leva les yeux aux ciels. Il se dirigeait vers le campement des jeunes pour y trouver refuge, puisqu’ils étaient plus proches des ruines. Mais d’un seul coup, ce besoin d’aller les rejoindre n’étaient rien face aux idées qui se dessinaient dans l’esprit de Devos. Il se souvenait, lors de ses innombrables lectures enfantines, des moulins à vent. L'énergie cinétique du vent permettait de moudre tout un tas de céréales. Le principe n’était pas si éloigné de ce qu’il faisait avec la rivière.

Il cessa de penser lorsque son regard remarqua un arbre s’écrouler. Ce vent était synonyme de mort. Accélérant le pas, Devos douta un instant de ce qu’il faisait. Si les arbres tombaient, pouvait-il réellement la traverser ? Ajustant son sac à dos et vérifiant la direction qu’il empruntait, Devos décida de foncer. Il était temps de mettre en pratique ce que Gen lui enseignait, à savoir l’esquive. Autant dire que c’était un combat perdu d’avance s’il ne trouvait pas vite un abri, surtout avec la pluie qui débarqua, surprenante et lourde. Son endurance s’épuisa face à la boue, aux vents forts et à la pluie qui alourdissait considérablement la charge qu’il avait dans le dos. Plus lent, il s’arrêta pour reprendre son souffle dos à un tronc bien épais et ancien. La nuit allait bientôt tomber mais les nuages avaient déjà noirci l’horizon.


Tout ça l’empêchait de trouver ses repères et par conséquent, de savoir s’il était proche ou non du campement. Il était sur le point de ne plus se focaliser sur celui-ci mais plus sur un abri pour échapper à cette tempête. Il voulu faire un pas en avant quand une forme l'arrêta en passant devant lui. Rapide et décidé. Soudain, un éclair qui touche un arbre en plein coeur. L’entité s’enflamme pour laisser la pluie éteindre cette nouvelle colère. Une partie de l’arbre se brise est commence à tomber.

Attention ! Il reprend sa course suivant la demoiselle qui était passé devant lui, tendant le bras pour l’attraper par son vêtement et la tirer en arrière espérant que la nature ne lui tombe pas dessus alors qu’elle semblait courir avec une concentration à toute épreuve. Ce geste désespéré fait tomber Devos en arrière, la masse qu’il porte lui déchire le dos et réveille son épaule comme s’il revivait le tremblement de terre. Il ne peut s’empêcher de pousser un cri face à ce que son corps subit, sans parler de la fille qui se retrouve sur lui. Il ne trouve rien de familier chez elle, si ce n’est ses vêtements qui ressemblent davantage aux leurs. C’est sans doute une des jeunes envoyés sur terre, mais Devos serait incapable de lui donner un nom. Voilà donc de nouveau l’espoir, l’espoir qu’il ne soit pas perdu et l’espoir qu’elle l’aide à se relever de cette boue qui veut l’avaler.


▿ ▿ ▿

Assis contre la paroie d’une grotte, Devos somnole. Il a les brase croisé à cause du froid, ses cheveux sont encore trempés comme son corps. Il tremble, mais semble avoir traversé les parois du monde pour entrer dans ceux des rêves. Une chose rare, une chose presque impossible chez lui tant le sommeil ne lui offre aucune chance. Il aperçoit des images sans en comprendre le sens, puis il ouvre les yeux comme si quelqu’un venait lui couper une veine. Sa tête lui fait terriblement mal et il peine à se concentrer. Des milliers d’informations l’attaque de toute part et il ne peut rien faire. Peut-être n’avait-il pas complètement rêvé, peut-être que certaines images n’étaient que la marche qui l’avait conduit jusqu’à cet endroit.

Mais où était-il vraiment ? Une douleur à la nuque lui indique qu’en tombant, il s’était pris un coup. Ses doigts effleurent une blessure qui s’est calmé désormais. Cela expliquait sans doute une période de semi-conscience et donc cette légère amnésie. Il grimace, il ne devrait pas bouger, mais ça ne l’empêche pas d’essayer. Encore une fois, il s’était fait avoir par cette planète aux mille facettes. Le voilà qui tente de trouver une position plus agréable, en vain. Puis soudain, ce n’est plus son corps qui compte ni les bleus le long de son dos dû à sa chute. C’est justement tout ce qu’il avait récupéré. Des brics à bracs dont il jèterait forcément la moitié, mais dont une petite partie lui seraient essentiels. L’idée d’avoir perdu ce qu’il avait passé la journée à trouver le fait soudain paniquer.

Merde ! Cette fois, il n’était plus question de confort. Il s’était relevé avec une rapidité boostée à l’adrénaline, mais ses blessures le rappel à la raison et il grince comme un animal en colère prêt à dévorer tout ce qui bouge. D'ailleurs, il n’est pas en colère, mais frustré. Il va devoir attendre et faire attention. Son regard glisse alors vers un visage un peu plus loin. Où est-ce qu’on est ?





Dernière édition par Devos Acciaro le Mar 2 Jan 2018 - 16:42, édité 1 fois

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05/03/2015 avengedinchains baelfire, astrid, richard, meeka & elias 3177 Juno Temple signa Beylin 63
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Sujet: Re: [Intrigue N°20] “ time fly like the night upon our heads ” (charlie)
Lun 27 Nov 2017 - 21:14

» time fly like the night upon our heads.
Poste supprimé suite à suppression de Gamora. Charlie, au coeur de la forêt, réalise que le temps change et ne le supporte pas vraiment. Elle n'aime pas être dans la forêt quand il pleut à cause d'une peur panique de la pluie acide. Elle se précipite au coeur de la forêt. Son attention s'arrête sur l'homme qu'elle reconnait presque aussitôt. Et elle l'aide en l'entraînant à sa suite dans une grotte. Elle galère sur tout le trajet parce qu'ils ne font absolument pas la même carrure. Sauf qu'il était impossible pour elle de la laisser derrière. Lorsqu'il se réveille, elle imagine qu'il panique vis à vis de ses affaires, lui indique qu'elle les a prise avec elle et qu'elle n'a pas été très douce pour l'emmener jusque là. L'appelant par son prénom, elle lui signale qu'elle le connait.

Spoiler:
 


notes » w/ Devos, le 25 novembre, jour de cyclone.


Dernière édition par Charlie Solomons le Mer 17 Jan 2018 - 22:52, édité 2 fois

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Sujet: Re: [Intrigue N°20] “ time fly like the night upon our heads ” (charlie)
Mar 28 Nov 2017 - 18:30




time fly like
the night upon our heads.
25 NOVEMBRE 2117

Les images tournent en boucle. Il la voit passer, courir, il voit l’arbre qui s'enflamme, il essaye de la protéger et rien. Les branches, le ciel noircit, le vent qui souffle… C’est ce dont il se souvient en dernier. Et ça recommence. Il ne contrôle pas ses pensées, pas après un choc. Son cerveau part dans tous les sens. Il voit sa main qui agrippe, il entend sa voix qui s’élance. Sous le déluge, il aperçoit presque un morceau de visage, mais tombe. Et ça recommence. Encore et encore, jusqu’à ce que son corps décide d’arrêter le manège. Un bug général, un bug qui a sans doute duré un petit moment pour que tout fonctionne normalement. Combien de fois son cerveau s’était-il allumé pour mieux s’éteindre ? Combien de fois s’était-il vu crier l’alerte pour mieux disparaître ? Maintenant que c’était fini, il ne restait qu’une migraine horrible, désagréable. Des coups de marteaux à répétition aux confins de son crâne. Une douleur qui faisait écho à toutes les autres sur son corps. Qui faisait aussi écho à la température, froide et accentués par sa peau trempée. Il va sans doute malade comme ça, mais il ne peut pas trouver de solution miracle avec ce qui venait de se produire. La terre, une fois encore, se moquait d’eux en amenant mort et dégât. Il n’ose même pas imaginer l’état du village. Il voit d’ici la charge de travail, les réparations… Combien d’épreuves devaient-ils subir pour comprendre et se préparer aux caprices de cette terre ? Il n’y avait pas grand monde qui pouvait comprendre son humeur, sa météorologie, à part peut-être des Terriens qui sauraient saisir les indices. Il y avait forcément des signes, pas comme avec le tremblement de terre.

En voulant aider, voilà qu’il aurait pu mourir aussi. Écrasé par le vent et ce qu’il emporte. C’est ridicule, mais c’est la réalité. Peut-être que c’était ça, le secret. Une vie pour une autre. Sauf qu’il était là, qu’il respirait. Il s’était lui-même mis en danger, c’était certes stupide, mais Devos ne s’attendait ni à cette tempête, ni à voir ce qu’il avait vu. L’informaticien avait aperçu l’éclair, l’arbre et le feu. Il avait aussi vu la fille. Son esprit avait donc parfaitement assimilé ce qui allait se produire. Sa vie ne valait pas celle d’une autre. Surtout pas d’une enfant - parce que pour lui c’était tous des enfants. Surtout d’une jeune que sa communauté avait jugé bon de sacrifier pour la survit de l’humanité. Non. Alors il n'avait fait ce que tout être sensé aurait fait. Du moins, ce qui offrait un maximum de chances de survie. Il n’aurait pas vécu longtemps avec une mort sur la conscience.

Dans ce genre d’aventure, il fallait procéder par étapes. D’abord, vérifier sa propre santé. Devos respirer, il pouvait bouger et même si son corps était blessé, il savait que ça ne serait rien de définitif - rien ne pourrait lui faire aussi mal que ce qui s’était produit lors du tremblement de terre. Cette douleur était éternelle. Une fois qu’il a compris pour son corps, il pense à ce pour quoi il s’était retrouvé dehors à ce moment-là. Son sac. Ce con se lève. Aucune logique, c’est ce que dirait Murphy à ce moment-là. Pour des broutilles, il se fait mal. Alors qu’il reprend son souffle, une voix lui indique que tout est encore là. Il soupire.

Ce n'est rien. Merci de ne pas m’avoir laissé là-bas. Crache-t-il. Ce n’était pas de sa faute. Elle courait pour échapper à la mort, il avait fait la même chose en l’attirant vers lui. C’est cette terre qui est fautive. J'suis solide de toute façon. C’est bien sa seule qualité physique. Il essaye de s’asseoir de nouveau, de coller son dos à la paroi glacé. Il ne peut pas rester allongé, ce n'est pas possible. Il grimace de nouveau. C’est surtout le bas de son dos qui lui fait mal, mais il n’a pas l’air de s’être cassé quoi que ce soit. S’il sait reconnaître une grotte, il se demande tout de même comment il a atterri là. Surtout, le son plus loin lui indique que le vent se déchaîne toujours. Sortir serait idiot. Ils allaient forcément devoir attendre que le calme revient. Il tente de se souvenir du trajet qu’il a fait après la clairière. Ils ne devraient pas être loin des jeunes. Pourtant, Devos n’a jamais visité aucune grotte. Il ne connaît rien à ce qui l’entoure et franchement, il n’a pas visité et cherché à en savoir plus. Les rares fois où il était sorti, il avait toujours suivi des chemins connus ou alors il était avec des personnes qui savaient par où passer.

Mais ce n’est pas important. Pas pour l’instant. C’est plus tard qu’ils allaient devoir se débrouiller. Une chose était sûre, cette fille venait de l’espace. Elle venait de là-haut, comme lui et Devos savait qu’il était en face d’une jeune. Pire, elle le connaissait. Et peut-être bien que lui aussi. Il y avait des centaines d'hypothèses qui pouvait expliquer pourquoi cette fille connaissait son nom. Il pensa à la visite, mais ne se souvenait pas de l’y avoir vu. De plus, il ne s’était pas éternisé vu l'engouement de certain pour le métro. Il y avait plus sociable que lui, c’était certains. Chris le premier s’était sans doute beaucoup mieux débrouillé que lui.

Tu sais qui je suis ? Question rhétorique. Il n’y avait pas écrit Devos sur son front. Il se frotte la barbe tout en la regardant. Nop. Rien. Aucun indice. Aucune idée. Cette planète changeait les gens, lui le premier. Mais eux encore plus. Ils étaient là depuis plus longtemps et avaient vécu des choses qu’il n’osait même pas imaginer. Il se fichait pas mal de froisser la demoiselle en lui disant qu’il n’en avait aucun souvenir. C’était une chose à laquelle il ne pensait pas. Ce qui le dérangeait c’était qu’elle savait et pas lui. Que l’information lui échappait. Qui es-tu ? Il se foutait vraiment pas de sa gueule. Parce qu’il n’en avait vraiment aucune idée.

J’imagine qu’on est coincé. Il se tourne vers ce qui devait déboucher vers une entrée. Ils étaient coincés, et Devos avait mal. Il souffrait et surtout il avait froid. Il continuait de trembler. Faire de feu ne serait pas une option et dans son sac il ne restait pas beaucoup d’eau. Ils devraient prendre sur eux et attendre. Il détestait ça.




Dernière édition par Devos Acciaro le Jeu 1 Fév 2018 - 10:47, édité 1 fois

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05/03/2015 avengedinchains baelfire, astrid, richard, meeka & elias 3177 Juno Temple signa Beylin 63
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Sujet: Re: [Intrigue N°20] “ time fly like the night upon our heads ” (charlie)
Mar 5 Déc 2017 - 10:16

» time fly like the night upon our heads.
Poste supprimé suite à suppression de Gamora. Elle s'amuse à l'idée qu'il se dise solide. Cette forêt semble capturer la force de tout le monde. Cette planète est en mesure de dévore l'âme des gens et elle continue à l'effrayer. Il lui demande qui elle est, quand elle lui montre qu'elle le connaît. Elle se présente, lui rappelle qu'il la gardait quand ils étaient petits. Jusqu'à ce qu'ils s'éloignent, et que la mère de Charlie drague l'homme qu'il a fini par devenir. Elle lui confirme cependant qu'ils sont bel et bien coincés dans cette grotte pour une durée indéterminée. En tout cas, hors de question pour elle de mettre le pied dehors pour le moment.

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notes » w/ Devos, le 25 novembre, jour de cyclone.


Dernière édition par Charlie Solomons le Mer 17 Jan 2018 - 22:57, édité 1 fois

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Sujet: Re: [Intrigue N°20] “ time fly like the night upon our heads ” (charlie)
Sam 16 Déc 2017 - 22:09




time fly like
the night upon our heads.
25 NOVEMBRE 2117

Dans la lutte constante de Devos contre la planète, la planète semblait toujours avoir des points d’avances. La planète tenait une victoire écrasante. Il était loin de conquérir l’inconnue qu’elle représentait. Pire, il se sentait souvent incapable de survivre vraiment face à ses colères. Le tremblement de terre lui avait laissé un parfum amer en bouche et surtout une cicatrice conséquente sur l’épaule. A croire que Devos était à jamais un esclave dont la vie dépendait des souhaits de la terre qui était sous ses pieds. Il aurait pu s’en sortir, là-bas, dans la forêt, si Charlie n’était pas passé par là. Si sa volonté à “bien faire” n’avait pas pris le dessus. Il se fichait pas mal désormais de pourquoi ou de comment, car il était en vie et c’était grâce à elle. Et Elle, elle allait bien. Donc… donc tout allait bien. Du moins, pour l’instant. Car il ne fallait pas négliger l’instabilité du corps humain, la patiente était une chose peu évident à maitriser. Assis contre la paroie de cette grotte, Devos sentait ce qui n’allait pas, sachant aussi qu’il ne pouvait pas faire grand chose pour apaiser ses douleurs. Il avait besoin de quelqu’un qu’y avait quelques notions dans le domaine, qui pourrait vérifier qu’il n’a rien de complètement irréparable. Le plus important, c’était que la douleur il la sentait. Que ça soit du bout de ses pieds au bas de sa tête. Chaque centimètre de son corps respirait dans la douleur et il le ressentait. Il n’y avait pas de risque qu’il perdent l’usage de ses fonctions de bases. C’était le plus important.

C’est vrai, les hommes ont tendances à se croire meilleur, capable de plus que ce qu’ils peuvent déjà faire. Devos en fait partie, bien qu’il a une idée très sévère de ses propres capacités. Il n’aurait sans doute pas dit une chose pareille seul dans la forêt. En l’occurence, il se sentait chanceux. Et par conséquent, il se jugeait assez solide pour se prendre un arbre en pleine figure lorsque la prochaine tempête lui tombera dessus. Depuis qu’il est sur terre, sa notion du danger s’est enflammé. Un rien lui faire peur, un rien peut le blesser. Rapidement, il se focalise sur le campement et la sécurité de leurs habitations, préférant laisser le reste à d’autres. Les explorations, il en a faite, mais bien peu comparé à certains. Il était loin de tout savoir, de tout connaître, d’avoir des repères. Il connaissait deux routes, peut-être trois désormais. L’une qui conduit vers les Naoris, en se basant sur leur ancien lieu de vie. Il y a la route entre les jeunes et le village et puis enfin celle du village aux épaves de leurs anciennes maisons flottantes. C’est tout. Pas plus, bien qu’il avait repéré ces derniers tants une clairières et, étrangement, se décidait parfois à s’y rendre tant l’endroit semblait l'apaiser à sa manière.

Alors tu es en vie… C’était du soulagement. Vraiment. Depuis que les cents ont été envoyés sur terre, Devos ne s’était pas laissé bercer d'illusion. Il n’avait plus revu Charlie depuis qu'il n'était plus sa "nounou". Elle avait… changé, ou peut-être tout simplement grandi. Il ne l’aurait jamais reconnu, c’est certain. Elle avait quoi ? Douze ans quand il n'avait plus à la garder ? Je pensais pas te revoir un jour, petite demone. Un surnom aux accents italiens qu’il n’avait pas prononcé depuis une éternité. Charlie Solomons, il l’avait tenu dans ses bras alors qu’elle était toute jeune. C’était une plaie. Et lui, avec les enfants, c’était un horreur. La demoiselle s’était bien foutu de sa gueule, trouvant toujours un moyen de jouer avec les maladresses de Devos. Il esquisse donc un sourire. D’un seul coup, il se sent plutôt en confiance à savoir que la fille, là, en face, c’est juste Charlie. Enfin, juste… non, c’est plus que ça maintenant. Il ne pouvait pas se raccrocher à ce dont il se souvenait tant la demoiselle s’était sans doute transformer. Pourtant son instinct lui disait qu’il pouvait avoir confiance, qu’il pouvait se détendre. D’une part, elle lui avait sauvé la vie, d’une autre, il y avait quelque chose entre eux, des souvenirs qui n’était pas de l’ordre des mauvais.

Il me reste de l’eau aussi, dans mon sac. C’est toujours utile et ça pourrait peut-être les aider à tenir plus longtemps. En attendant… En attendant, ils n’avaient que les mots pour combler le temps qui filaient à une lenteur abominable. Est-ce que c’est déjà arrivé ? Il regarde Charlie, sincèrement curieux. Depuis que vous êtes sur terre, est-ce qu’il y a déjà eut une tempête de ce genre ?




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05/03/2015 avengedinchains baelfire, astrid, richard, meeka & elias 3177 Juno Temple signa Beylin 63
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Sujet: Re: [Intrigue N°20] “ time fly like the night upon our heads ” (charlie)
Jeu 18 Jan 2018 - 0:14



time fly like the night upon our heads.

Patrouilleuse et effrayée. Où peut bien se situer la logique de ce monde ? Charlie n'en sait rien. Mais cette planète tente doucement de les dévorer et au moins, ça, elle a pu s'en rendre compte. Il y a eu tellement de choses et maintenant ça, à quel moment est-ce qu'ils sont supposé prétendre que tout va bien ? Il n'a jamais été facile de régler tout ça, ça n'a jamais fonctionné comme elle aurait pu le vouloir. C'est compliqué. Une histoire qu'on ne contrôle pas mais il faut savoir y parvenir. C'est tout. Mais parfois, entre les arbres et ce monde qui leurs rappelle qu'ils ne sont que de simples mortels, il apparaît une éclaircie, une petite lumière qu'il est difficile à contrôler. Mais ce monde n'est pas si effrayant que ça et il y a tout de même de bons côtés. Devos en fait partie.

Elle laisse son esprit se faufiler dans son passé, dans le tas de souvenir qu'elle essaie de laisser de côté pour oublier qu'elle n'est qu'une orpheline qui a encore un peu trop peur de grandir. Alors qu'elle a bientôt la trentaine, détail sur lequel elle essaie de ne pas s'attarder, évidemment. Elle se voit gambader dans les allées, faire face aux gardes qui la pointaient du doigt, qui lui demandaient de ralentir l'allure. Et au milieu ? Devos qui la gardait, qui la protégeait, qui était présent. Les choses ont fini par évoluer mais tout s'est changé. Et ils se sont éloignés. Elle revient au présent, tente d'oublier le souvenir de sa mère lui faisant du rentre dedans. Tente d'oublier le monde qui a changé. Et la mort de sa mère qui a suivi le crash de l'Odyssée. La moindre petite pensée agréable peut aisément devenir compliquée, en tout cas. Il faut juste qu'elle se concentre sur les points joyeux. Qu'elle essaie du moins.

Alors tu es en vie…. Elle le fixe un instant, tente de se souvenir de ce qu'il vient de dire. Oui, toujours en vie, bien qu'après ces trois années, elle se demande encore comment c'est possible. Elle n'a d'ailleurs pas tout de suite compris comment elle a survécu à la guerre sans tuer personne. Quelques blessures, bien sûr, mais rien de vraiment grave. Elle a tenu le coup, et ça n'a pas été une catastrophe. Elle s'en est bien sortie, contrairement à d'autres. Elle hausse les épaules, a un regard un peu fuyant mais ne fait même pas attention à cela. Ce n'est absolument pas volontaire, en tout cas. " Ne me demande pas comment j'ai fait, je ne sais pas.". Elle se permet de sourire mais en fin de compte, elle le pense vraiment. Elle n'est pas à l'aise avec tout ça, elle ne sait pas quoi dire. Elle ne veut pas s'inventer des qualités qui ne sont pas les siennes. Elle n'a pas ce qu'il faut, en réalité. Elle n'est pas assez adulte, déjà, et ça, elle en a parfaitement conscience. Elle n'est pas douée avec ce monde mais elle fait le maximum pour y parvenir. Et peut-être qu'il ne s'agit que de chance. Qu'est-ce que ça peut faire ? Je pensais pas te revoir un jour, petite demone.. Le surnom l'amuse et la fait rire. Les choses ont changé mais l'entendre la rappeler comme ça, ça change un peu la donne, ça change les choses, disons. Ca l'amuse, c'est vrai, mais il ne cherche pas plus loin, à quoi bon ? C'est vrai qu'elle n'a jamais trop été facile à vivre. Elle n'a jamais cherché à l'être. Elle a un caractère un peu fou, elle est rêveuse, gauche et elle en passe. Mais oui, des bêtises, elle en a fait beaucoup quand elle était gosse. Et en réalité, elle continue d'en faire encore aujourd'hui. " Comme quoi, je suis aussi quelqu'un de solide, moi". Elle sourit, le défit du regard, elle s'amuse en réalité. Elle prend les choses à la légère, bien que ce ne soit sans doute pas forcément la manière intelligente de penser. Elle veut juste que l'ambiance soit agréable et douce, elle veut juste laisser les choses se faire tranquillement et ne pas se focaliser sur ce qui se passe dehors. Elle essaie de faire abstraction mais elle n'y parvient pas vraiment. Les choses sont compliquées.

Fouillant dans son sac, elle fait rapidement le point. Un peu de quoi manger, de quoi voir mais ce n'est pas non plus le stock de l'année. Elle n'a pas pris de quoi tenir plusieurs jours parce que ce n'était absolument pas prévu au programme. Et elle n'est pas franchement à l'aise avec ça. Il me reste de l’eau aussi, dans mon sac.. Bon, c'est déjà ça. De toute manière, quand elle essaie d'être suffisamment tenace, elle se prend un mur dans la tronche. Charlie n'est pas douée, mais elle essaie d'avancer et de s'améliorer. Tout ça, c'est une première, elle ne sait pas comment gérer. Elle n'a, d'ailleurs, jamais passé de temps dans une grotte comme ça. Encore moins seule avec un garçon. Là pour le coup, elle ne sait pas du tout quoi faire ni comment le faire. Mais elle fait de son mieux pour garder contenance. C'est Devos, il ne va rien lui arriver. Sur ça au moins, elle est sûre. Mais pour le reste, elle ne saurait pas dire quoi faire. " Ca ne devrait pas durer trop longtemps.. Ou en tout cas, elle l'espère, parce que cette situation tourne étrangement. Et ça ne peut pas durer comme ça. La météo ne peut pas être catastrophique pendant plusieurs jours, si ? Elle n'espère vraiment pas. Parfois, elle a du mal à dormir dans son semblant de lit. Mais alors là, à même le sol froid d'une grotte ? Elle n'est pas convaincue.

Est-ce que c’est déjà arrivé ?. Un instant, elle le fixe, indécise. Elle se demande de quoi il parle, mais il parle de la météo de dehors. Ils sont arrivés seulement un an après eux. Donc sur les deux dernières années, il sait la réponse. Charlie se met un instant à imaginer comment les choses auraient pu évoluer si c'était réellement arriver. Dans tut ça, elle n'est pas à l'aise, en tout cas, et ça l'énerve. " Non, jamais. Et pourtant, on a eu de sacrés coups durs". La pluie acide, sa pire hantise, dès qu'elle met un pied dehors. Elle n'est pas à l'aise, pas du tout, même. Et ça la terrifie, encore. Des gens ont perdu la vie, avec ça. Et elle n'imagine même pas la sensation... M'enfin bon, toute cette histoire est déjà trop compliquée. Elle ne préfère pas y penser. Oui, c'est sans doute mieux. Depuis que vous êtes sur terre, est-ce qu’il y a déjà eut une tempête de ce genre ? . Pire, il y a eu pire. Le regard rêveur, un voile passe... Là, ce n'est qu'un peu de vent. Bon, beaucoup de vent. Et il ne sait pas ce que ça peut donner sur le reste. Elle a peur de ce qui se passe au campement. " Jamais. Mais une pluie acide et autre truc bizarre". ette planète est terrifiante. Mais il faut faire avec. C'est sûr, et certain. Les options ne sont pas nombreuses, en réalité. Et c'est à ça qu'il faut penser. " J'espère que tout va bien au campement..". Ils savent se débrouiller. Mais ils peuvent avoir besoin de toute l'aide possible. Et elle a peur, pour chacun d'eux. " Ca va tes douleurs ?". Oui, il faut qu'elle se change les idées.

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Sujet: Re: [Intrigue N°20] “ time fly like the night upon our heads ” (charlie)
Jeu 1 Fév 2018 - 15:16




time fly like
the night upon our heads.
25 NOVEMBRE 2117

Il n’aurait pas dû partir. Surtout, il n’aurait pas dû partir seul. Il le sait. C’est le premier à dire que ce monde est dangereux. Que ce monde est diabolique. Qu’il a tendance à dévorer ceux qui s’y perdent et qu’à plusieurs, les chances de survie étaient toujours plus élevées. Pourtant, il avait pris son sac, il n’avait pas regardé en arrière et s’était lancé. Mentalement, il s’était fixé comme un objectif la fouille d’un coin familier, proche des deux campements, où les risques ne seraient pas trop élevés. Rien n’aurait pu prédire le coup de gueule que la terre avait décidé de porter ce jour-là. Lui, encore moins. La météo, ce n’était pas son domaine et tout ce qui touchait à la terre ne l’avait jamais vraiment attiré tant il ne s’était jamais imaginé vivre ici. Il devait l’avouer, il regrettait. Il aurait dû être plus attentif aux sciences naturelles. Mais Devos n’était pas devin - contrairement à ce que certains peuvent croire. Sa façon de comprendre et d’analyser ce qui l’entoure, ne l’épargne pas contre les surprises d’une planète capricieuse. Il a des rudiments en informatique et mécaniques, quelques notions d'électrotechniques et une bonne logique mathématique. Ce n’est pas en regardant le ciel qu’il peut prédire les éclaires qui lui tomberont sur la tête. Alors forcément, à l’approche du pire, il a ressenti quelque chose. L’instinct lui a fait signe. Il était temps de fuir.

Et maintenant, il était là.

Devos n’a jamais été très patient. C’est ce qui explique pourquoi il s’est retrouvé dans cette situation. Trempé, gelé, le dos douloureux… Cependant, tout aurait pu être pire. Il en a conscience. Parce qu’il était à l’abri, et non sous une montagne de feuillage. Il souffrait, mais rien de trop grave. Du moins rien qui le marquera à vie et qui risque de l’empêcher de travailler à l’avenir. Parfois, les douleurs à priori les plus vives, peuvent aussi être celles qui partent rapidement. Pour le moment, il avait beaucoup de mal à rester assis, il ne pouvait pas vraiment compter sur son dos, mais d’ici que la tempête se calme, peut-être arrivera-t-il à marcher. Il l’espère… L’informaticien n’était pas médecin, son corps il le connaissait, mais il ne pouvait pas vraiment savoir tout ce qui n’allait pas. Surtout, il se demande combien de temps, il a passé là, endormi, dans les vapes, loin de tout ?

Tout cela, pourtant, n’avait aucune importance. Charlie était là. Il sourit à sa réponse, se demandant lui-même comment il avait fait. Il était du bon côté de l'Odyssée lors du crash, évitant la mort comme sa mère. De toute façon, ce n’est rien. Comment, pourquoi… ce sont des questions un poil stupide souvent posées par ceux qui n’arrivent pas à profiter du moment présent. Devos était ravi. Même dans la douleur, dans la solitude, voilà qu’il y avait une bonne chose. Il y avait Charlie, juste ici. En vie, après toutes ces années.

Ah ! Elle est bien bonne, celle-là. Et Devos se mit à rire. Il riait vraiment, surtout avec la douleur et l’état dans lequel était son corps. Il était évidant, à cet instant, qu’elle était plus solide que lui. Et peut-être que la fatigue aussi, influence ses humeurs. C’était sa façon à lui de craquer. Il riait si rarement que son esprit avait bien besoin de se libérer une petite seconde. Et puis, Charlie avait trouvé la parfaite réplique. Son sens de la repartie n’avait pas changé, même avec l’âge. Déjà petite, elle avait su donner son avis, à sa manière. La tournure de cette journée prenait soudain un aspect positif. D’un seul coup, l’idée de rester ici des heures (ou des jours) ne l’embêtait plus tellement. Quitte à mourir maintenant, il était en compagnie d’une âme familière. Heureusement, elle savait sans doute un peu mieux que lui quoi faire. L’informaticien n’avait pas pris avec lui de quoi se nourrir et boire pour des jours. Être seul, c’est une habitude. Être seul, c’est une habitude. Et le tout dans une grotte, c’est vraiment une première fois assez particulier.

Ils se débrouillent sans doute mieux que nous. Lança Devos en se frottant les bras. Il espère que ses vêtements vont sécher plus vite et que sa peau va se réchauffer un peu. Il aurait dû rester au campement, mais maintenant qu’il est ici, les regrets ne servent à rien. Collé à la grotte, il sent son bas du dos lui brûlait. Maintenant qu’elle lui pose la question, il se rend compte d’autre chose : sa cheville.

Mince. Dit-il en essayant de plier les genoux – il ne pouvait pas se pencher en avant. Il détacha sa chaussure en déformant son visage face à la douleur. Il tenta de bouger son pied, la douleur étant en partie supportable. Je crois que je me suis foulé la cheville. Il lève son regard vers Charlie et lui indique son sac – son énorme sac rempli d’objet en tous genres. Est-ce que tu peux m’aider ? Il voulait récupérer un morceau de bandage qui traînait dedans, puis mettre son sac sous le pied histoire à surélever sa cheville. Devos était du genre à prendre le strict minimum en cas de sortie. Il n’avait donc pas pris grand-chose en dehors d’une bouteille d’eau, d’un peu de nourriture, un bandage en cas de blessure, et ce, des petits outils basiques pour deviser et récupérer certains objets.

Je ne déteste pas cet endroit. Dit-il. Mais il y a des jours où l’espace me manque vraiment.



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Sujet: Re: [Intrigue N°20] “ time fly like the night upon our heads ” (charlie)
Mar 6 Fév 2018 - 15:31


time fly like the night upon our heads.



La seule et unique fois où Charlie se faufile dans la forêt pour un semblant de problème, voilà qu'elle tombe de haut et qu'elle passe pour une parfaite idiote. Elle ne saurait pas dire ce qu'il serait judicieux de faire pour que ça se passe bien. Une tempête, tornade, un temps qu'elle ne contrôle pas et sur lequel elle n'a pas vraiment envie de s'attarder. Ce monde s'écroule, c'est tout. Les choses ne sont pas évidentes en tout cas. Prise au piège face à la météo extérieure, elle a réellement pensé que ce monde allait mettre fin à son existence. Mais là, dans l'ombre, dans le brouillard de ce monde, elle a trouvé une lumière. Si elle peut le dire ainsi, bien sûr. Elle n'aurait jamais imaginé poser le regard sur Devos, là, dans la tempête. Mais c'est une assez bonne surprise, au milieu de tout ça.

Oh, ce n'est pas la seule bonne surprise, bien sûr. La grosse surprise dans tout ça repose davantage sur le fait qu'elle ait été en mesure de le soutenir jusque ici. En réalité, à tout moment, elle a imaginé que ce serait une grosse catastrophe. Ils auraient pu perdre la vie tous les deux en réalité. Mais ils sont là, tous les deux. Elle aura eu bien du mal à le faire mais elle y sera parvenue, sans réellement comprendre comment. C'est qu'il est lourd, et qu'il l'a toujours été. Beaucoup plus lourd qu'elle, elle un peu trop frêle. Surtout depuis qu'ils sont sur Terre. Oh elle n'a jamais été très épaisse mais il a bien fallu réapprendre à manger Et au début, elle ne cache pas que la viande, ce fut un effort considérable. Cela a commencé par la rendre malade, elle a même cru qu'elle allait y rester, le jour là. Ridicule hein ? Mais les choses ont toujours été un peu bizarre, et il ne sert à rien de chercher plus loin. Une situation un peu trop bizarre, à laquelle il est préférable de ne pas chercher plus loin. Oui, d'une certaine manière.

Devos, un visage adulte et masculin fort agréable. Oh bien sûr que ce n'est pas le genre de penser qu'il faut avoir, bien sûr qu'il est préférable de garder ce genre de chose pour ça. Mais ça ne veut pas dire que c'est facile. Bien au contraire. Les choses ne sont pas faciles. Et elles ne l'ont sans doute jamais été. Il a toujours été très gentil avec elle et sa famille. Du moins, jusqu'à ce que sa mère ne se mette à lui faire des avances. Oh heureusement, elle n'a pas tous les détails et elle ne veut même pas les avoir, en réalité. Mais les choses sont comme elles sont et comme elles doivent l'être. Pourquoi serait-il nécessaire de chercher plus loin, hein ? Il lui a manqué en réalité, pendant les années durant lesquelles il n'était pas dans sa vie. Mais elle ne l'a jamais vraiment admis et en réalité, il a fini par disparaître, au fil des jours. Et elle a fini par l'oublier, elle aussi.

Ah ! Elle est bien bonne, celle-là.. Ouais hein ? C'est sûr qu'elle n'a absolument rien de très fort, mais elle a été en mesure de faire ce qu'il fallait pour que la situation ne soit pas catastrophique. Tout est toujours mieux comme ça et tout l'a toujours été. Mais ce n'est pas si simple, bien sûr, et c'est la seule chose qui ait de l'importance. Quoiqu'elle en dise. En tout cas, c'est plaisant de le voir rire alors qu'il n'en pense sans doute rien. Solide oui, elle l'est. Et il le faut bien, sinon, elle n'aurait jamais été en mesure de tenir jusque là. Ceux qui n'étaient pas solides, ils n'ont pas tenu le coup. Et c'est ce qui a foutu le bordel, en réalité. Et tout a fini par redevenir normal. Tout a été beaucoup plus simple comme ça. Les choses n'ont jamais changé. " Tu insinues que je ne suis pas solide ?". Elle prend une moue boudeuse, croise les bras. S'amuse. Joue alors que la situation ne s'y prête pas forcément. Tout est un peu compliqué. Tout lui échappe, aussi.

Elle s'inquiète un peu pour les autres, c'est vrai. Et peut-être qu'on peut le lui reprocher. Mais il est logique pour elle de se soucier de son campement. Ils comptent, tous, à leurs manières, même ceux avec qui elle a mis du temps. Après tout, il semble logique qu'il soit impossible de ne pas s'attacher à eux alors qu'on passe son temps avec eux. Et en même temps, on ne peut pas non plus s'entendre avec tout le monde. Les choses sont compliquées, d'une certaine manière. Mais il faut savoir aller de l'avant, que cela nous plaise ou non. Les choses sont juste un peu compliquées. Mais ils sont supposés se serrer les coudes, n'est-ce pas la seule chose qui compte ? Ils se débrouillent sans doute mieux que nous.. Ouais, elle regarde un instant autour d'elle et elle en vient à se dire qu'il ne peut pas avoir tort. Ca ne peut pas être pire pour eux. Ou en tout cas, elle l'espère. Elle l'espère vraiment. " Ah bah c'est sûr qu'ils ne sont pas dans une grotte alors que dehors, c'est l'apocalypse". Oui, ils s'en sortent définitivement mieux qu'eux. Mais ils ne sont pas non plus en reste et c'est tout autant un point à retenir que le reste. Ils ne sont pas mort et aux yeux de Charlie, le reste n'a pas d'importance. Alors oui, il n'est pas en très grande forme mais c'est à eux de faire en sorte que ça se passe bien. Et oui, elle a envie d'y croire. Est-ce que c'est vraiment censé être un problème, du coup ? Elle espère surtout qu'ils ne vont pas tomber malade. Disons qu'avec les habits mouillés et la température ambiante, ça ne risque pas d'aller en s'arrangeant. Les choses sont compliquées, en tout cas. " Mais on ne s'en sort pas trop mal". Clairement oui, et les choses sont bien mieux comme ça. Tout est toujours mieux comme ça, de toute manière.

Elle questionne sur les douleurs, s'intéresse, se questionne sur ce qu'il se passe. Les choses ne sont pas évidentes. Mais il est évident qu'il faut faire face à tout ça, parce qu'il n'y a pas d'autres choix, en fin de compte. Il faut juste faire avec tout ça. C'est tout. Mince.. Elle le fixe, penche un peu la tête sur le côté, attend de voir ce qu'il va dire. Les grimaces de son visage ne lui facilitent pas la vie, en tout cas. Elle le regarde retirer sa chaussure, remuer la cheville et les grimaces reprennent encore. Je crois que je me suis foulé la cheville.. Elle le fixe, la bouche ouverte, et il ne sait pas vraiment quoi dire ni quoi faire. Un peu mal à l'aise, un peu perdue, si on peut le dire comme ça. Les choses sont destructrices. Et elle, elle n'est pas médecin. Il faut faire quoi, hein ? Elle espère juste qu'il ne faut pas couper parce que là, ce serait un véritable bain de sang, elle serait perdue et elle... Non, elle ne préfère pas se faire avoir, elle ne préfère pas tomber de haut, elle ne le supporterait pas, pas un seul instant. " Et du coup, c'est mauvais à quel point ?". Elle ne s'est jamais rien foulée. Ca veut dire qu'il est incapable de marcher ? Qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire, hein ? C'est une affaire un peu compliquée, en tout cas.

Est-ce que tu peux m’aider ?. Elle écarquille les yeux, elle ne sait pas quoi faire, ni comment faire en sorte que les choses puissent s'arranger. Pour ce qu'il en est de l'aider, bien sûr qu'elle veut le faire, mais elle est supposée faire quoi ? Il ne faudrait pas qu'il lui demande de le soigner parce que là, ce serait carrément le drame, pour tout vous dire. Absolument pas la bonne solution. Un peu perdue, elle tend le bras vers le sac de l'homme et s'installe à côté de lui. Elle n'ose pas vraiment fouiller dans le sac. Et elle ne voit pas vraiment ce qu'elle pourrait faire. Est-ce qu'elle est supposée fouiller dedans ? " Qu'est-ce que je peux faire pour toi ?". Elle n'en a absolument aucune idée. S'il ne lui donne pas de coup de main, elle ne risque pas d'arranger les choses. Enfin si, elle veut bien essayer, mais elle ne voit pas ce qu'elle pourrait faire. Toute cette histoire est un peu compliquée, en tout cas. " Je te préviens, j'ai toujours deux mains gauches". Faudrait pas qu'il s'imagine que les choses sont différentes, ce n'est pas le cas.

Je ne déteste pas cet endroit.. Elle tourne doucement la tête vers lui, se demandant ce qu'il pourrait bien vouloir dire. Il parle d'ici, ou de la planète ? Mais il y a des jours où l’espace me manque vraiment.. De la planète, visiblement. Mais elle peut comprendre. Si elle était enfermée quand tout ça est arrivé, et si elle a été envoyé sur Terre en premier, elle n'était pas censée être expulsée et dans le fond, son existence dans l'espace se passait très bien. " Je comprends tout à fait où tu veux en venir. Mais on est vachement bien ici". Elle sourit, hausse les épaules. Ils sont bien ici. Si certaines choses ne sont pas évidentes, elle ne cache pas qu'elle est contente d'être sur Terre. Et puis maintenant qu'elle y a goûté, elle ne veut plus revenir en arrière : la viande c'est la vie. Ou presque. M'enfin bon, au moins ici, ils sont libres. Beaucoup plus qu'ils ne l'étaient là-haut. M'enfin bref. "On va tenter de s'occuper de ta cheville avant de débattre sur cette planète". Oui, c'est mieux.

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Sujet: Re: [Intrigue N°20] “ time fly like the night upon our heads ” (charlie)
Mar 20 Fév 2018 - 11:39




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the night upon our heads.
25 NOVEMBRE 2117

Devos n’était pas un héros. C’était un concept qui le dépassait totalement et en aucun cas, ses actions de rebelles, n’étaient liées à une volonté de se faire remarquer. Il ne voulait pas l’approbation des autres et encore moins leurs admirations. Il s’était bien trop longtemps habitué à rester sur le côté, pour chercher une quelconque nouvelle place au sein de la communauté. Il ne portait pas un masque de justicier, ou une cape magique et ses muscles n’étaient pas mis au profit de la force, mais de l’invention. Il ne faisait jamais ce qu’on attendait le plus souvent de lui et il avait depuis abandonné l’idée d’être autre chose que lui-même.

Pourtant, dès qu’un danger se profilait, il était le premier à mettre ses réflexions à l’œuvre pour sauver le maximum de personnes. Quitte à débuter un entraînement pour mieux se défendre et défendre les autres. Quitte à s’épuiser mentalement face à des projets d’aménagements et de sécurités. Il se dépensait pour eux, sans jamais rien attendre en retour. Peut-être qu’au fond, il avait bel et bien l’âme d’un héros, mais peut-être aussi que c’était sa manière à lui de s’excuser pour ne jamais tout saisir. Pour ne jamais comprendre complètement ceux qui l’entourent, pour ne jamais être totalement aimable et compréhensif. Il s’excusait inconsciemment d’être ce génie décalé qui effraie. La distance qui existe entre lui et les autres, il ne l’a pas forcément créé, elle s’est faites depuis qu’il est en âge de parler. Elle est compliquée sa situation et Devos doute qu’à l’avenir, les choses s’arrangent. Il sera toujours celui qu’on appelle pour une petite réparation, et celui à qui on n’adresse pas un mot. Celui qui travaille sans pause pour tous, mais celui dont la solitude est ancrée dans le quotidien. Depuis qu’ils sont sur terre, l’informaticien a bien dû rencontrer des nouveaux visages, mais ça reste des liens de surfaces. Des liens légers, des liens qu’il ne prend pas la peine d’étudier et d’affiner. Devos est comme le vent, parfois doux et léger, parfois violent et destructeur, toujours concentré sur ses objectifs, ignorant les paysages qu’il effleure.

Que sa vie soit sauvée par Charlie le bouscule. D’une part : comment avait-elle réussi un tel exploit ? Elle aurait pu l’abandonner à son sort, lui et sa carrure trop épaisse. Mais non. Elle l’avait reconnue, soutenue et guidée jusqu’à cette grotte, alors qu’une tempête faisait rage. Oui, il a essayé de la sauver, mais il s’était mis en danger et, plus encore, il l’avait mis en danger aussi. Ses statistiques avaient joué dans cette action désespérée et il avait juste négligé le facteur équilibre, qu’il avait perdu en tirant Charlie vers lui. La chance, pourtant, était de leur côté, même si Devos se sentait dans un état déplorable. Comme si quelqu’un s’était amusé à le déconstruire pour le rassembler. Une horreur. Il en perdait son sérieux habituel auquel il ne s’était jamais retrouvé dans un tel état. Son rire pourtant, sort du plus profond de son cœur. Depuis quand n’avait-il pas exprimé un tel sentiment ? Trop longtemps. Sa mine boudeuse lui rappelle des souvenirs d’autrefois, il ne peut s’empêcher de ralentir son rire, tout en gardant un sourire bien trop radieux comparé à ce qui se produisait dehors.

C’est vrai. Dit-il en se grattant la barbe. Cette foutue barbe. Elle commence à l’irriter, mais il n’a pas le temps de s’en soucier vraiment et maintenant, ce n’était pas le moment. Vraiment pas le moment, quoique… combien de temps allaient-ils passer ici ? Il tâcha de faire appel à ses connaissances, sans vraiment y trouver des informations très importantes. Il ne pouvait rien prédire face à l’imprévisible de cette terre et ça l’emmerde, profondément. Alors il se reporte sur ce qu’il peut gérer. C’est-à-dire lui-même.

Ce n’est pas très grave, je pense. C’est moins grave qu’un os cassé. Pourtant, la douleur était vive et il doutait de pouvoir marcher avec ce pied. Peut-être que sa cheville n’était pas juste foulée, peut-être s’était-il fait une fracture ? Comment le savoir ? Là-haut, il ne s’était jamais rien cassé. Rien. Sa prudence l’avait toujours sauvé d’un accident bête. Mais s’il avait une fracture, sa cheville allait sans doute gonfler, non ? Il se gratta la tête, se disant que si la douleur était supportable, ça ne devrait pas être dramatique. Il pointa son sac du doigt que la jeune femme lui ramena, plutôt inquiète.

Son rire se fait toujours entendre, plus léger, mais toujours sincère, face aux mots de Charlie. Deux mains gauches. C’est vrai, même autrefois, véritable gamine maladroite.

Il appréciait son optimisme et sans doute n’avait-elle pas tort, mais il ne pouvait s’empêcher de s’accrocher à certains moments dans l’espace où il s’était senti à sa place. Désormais, sur terre, c’était comme si tout avait été remis en question. Il est rassuré de savoir qu’elle va bien et que la vie sur terre semble lui convenir. Lui, il lui faudra encore du temps sans doute, et peut-être que jamais était une option, mais il ne pouvait pas la déprimer et il savait que sa façon de vivre les choses aboutissait souvent à ce résultat avec les autres.

Tu as raison, occupons-nous de ma cheville avant. Il me faut une attelle, pour éviter d’aggraver la situation. Il ouvre son sac, remarquant qu’une des plaques métalliques s’était brisé en deux – sans doute sous son corps. Il retira quelques bricoles qu’il avait récupérées, dont quelques tuteurs d’acier brut de moins d’un mètre. C’était très utile pour consolider les défenses du village ou simplement créer une barrière autour des espaces d’agricultures. Devos avait eu de la chance de pouvoir en trouver quelques-uns, la plupart étant encore parfaitement bloquées dans du béton. Il en tendit deux à Charlie, cherchant un morceau de corde ou du tissu, mais rien. Le but, c’est que j’évite de faire travailler ma cheville. Alors je vais bloquer ma jambe pour ne pas forcer dessus en marchant. Il faut placer les deux barres de chaque côté et serrer avec… Quelque chose. Mais quoi ?

Il retira soudain sa veste trempée, non sans mal, puis son tee-shirt. Il était encore trempé, mais surtout tiède du au contact avec sa peau.

Tiens, si tu peux, déchire-le. Ça devrait faire l’affaire. Il ne s’était pas rendu compte, qu’en dévoilant son corps ainsi, Charlie pourrait voir les marques que sa chute avait provoquées. Des bleus profonds, aux couleurs vives qui mettraient des semaines à disparaître…


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Sujet: Re: [Intrigue N°20] “ time fly like the night upon our heads ” (charlie)
Ven 9 Mar 2018 - 20:03


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Charlie n’a pas toujours eu un parcours des plus agréables. Les idioties, les rêveries, les maladresses. Nombreuses ont été ses bêtises. Mais il n’a jamais cherché plus loin, il n’a jamais voulu, d’ailleurs. Et les choses ont toujours été plus supportables comme ça. Si on peut seulement le dire ainsi. La blonde n’a pas toujours plu à tout le monde et encore aujourd’hui, elle ne niera pas qu’elle a des ennemis. Ou en tout cas, des gens qui ne l’apprécient pas. Ce qui est déjà beaucoup. Beaucoup trop. Elle n’a pas besoin d’être très entourée, mais en même temps, elle n’aime pas être seule. Sauf lorsqu’elle patrouille et que cela lui permet de ne pas passer pour une psychopathe. Mais elle passe très facilement pour une psychopathe. Ou en tout cas, pour une imbécile. Ce qui peut apparaître comme bien pire pour bons nombre des gens. Elle n’est pas facile à vivre, elle dit beaucoup de conneries et elle n’est pas toujours drôle. On ne peut quand même pas le lui reprocher.

D’ailleurs, il est assez amusant de voir qu’elle a pu le sauver lui. Déjà, parce que c’était assez mal venu dans l’idée. Les choses sont passées pour pure folie et pour pure idiotie. Dans sa tête du moins. Déjà, il est bon de considérer son poids, non négligeable. Fort, musclé, imposant. Oh, elle ne va pas le dire à voix haute pour qu’il ne s’imagine pas des choses déplorables et non voulues. Non qu’elle ne les pense pas, cela dit. Devos est devenu encore plus agréable à regarder qu’avant. Bien qu’elle l’ait longtemps reproché à sa mère, elle ne peut pas mettre en tort les choses qu’elle ait pu dire. M’enfin bon, il n’est pas encore vraiment facile pour la femme de penser à sa mère. Si elle n’a pas toujours été des plus agréables et des plus douces, il est difficile de prétendre qu’elle n’a pas été là et qu’elle n’a pas compté. Sa mère, c’était un peu tout pour elle, c’est donc non négligeable. Un soupir s’échappe lourdement des lèvres de la jeune femme alors qu’elle détourne le regard un instant. Les choses ne sont pas évidentes mais il n’a guère le choix que de faire avec. Le voir n’est finalement pas aussi facile qu’il ne peut le prétendre et c’est justement ce qui lui fait du mal. Mais que pourrait-elle en dire hein ? Rien, sans doute. Et il ne serait pas bon d’amener tout ça sur le tapis. Il sait de quoi il s’agit, ce qui est arrivé à sa mère également, puisque c’est un peu l’histoire de sa vie et qu’il était au même endroit, plus ou moins. Il sait qu’elle n’a pas été retrouvée et qu’elle était dans la mauvaise moitié du vaisseau. Peut-être qu’elle va bien, là, quelque part, mais il est bien incapable de le savoir. C’est vrai.. Elle ne sait même plus ce qui est vrai, et elle n’a pas vraiment envie d’y réfléchir. Les choses ne sont pas toujours évidentes. Mais il est au moins disposé à ne pas chercher plus loin. C’est un assez bon début.

Elle panique un peu, faut le dire. Pour elle, pour eux et pour ceux qui comptent, qui sont ailleurs. Elle se dit qu’ils s’en sortent mieux et que ce n’est même pas vraiment difficile. Il ne sait pas trop où donner de la tête mais il est persuadé que ça va bien, s’imaginant que c’est la seule chose qui ait de l’importance. Mais encore une fois, ce n’est malheureusement pas aussi simple que ça. Une histoire trop longue, trop compliquée. Et oui, bordel, il ne préfère pas y penser. Tout est trop difficile, tout est une prise de tête sans nom à laquelle il serait bon de ne pas trop réfléchir. Et penser à ceux qui souffrent peut-être, quelque part pendant qu’eux, ils sont bloqués, ce n’est pas bon non plus. Il faut qu’elle souffle un bon coup et qu’elle se reprenne un minimum. Mais ça prend du temps. Trop de temps. Et combien de temps est-ce qu’ils vont rester coincés ici hein ? Tout ceci ne peut pas durer. Elle refuse de passer pour une idiote ici, comme elle le fait. Mais en même temps, pris au piège, elle se demande s’ils n’ont pas ici la possibilité de reprendre un peu le contact. Si bien sûr, on s’occupe avant tout de sa blessure qui semble assez sérieuse. Ce n’est pas négligeable non plus, ça.

Ce n’est pas très grave, je pense. C’est moins grave qu’un os cassé.. Lorsqu’il dit ça, elle se permet de penser que c’est un assez bon début. Si ce n’est rien de trop grave, alors elle peut potentiellement s’en occuper. Elle ne prétend pas que ça se passera bien et qu’elle ne va pas le blesser davantage, mais si c’est moins grave, elle devrait bien mieux y arriver. ” Et tu penses que je peux guérir ça sans trop l’abîmer, hein ?”. Elle manque de confiance en elle lorsqu’il est question de soigner quelqu’un, c’est vrai. Elle a toujours fait ce dont elle était capable mais nombreuses ont été ses bourdes et ses erreurs. Et aujourd’hui, disons que ce n’est pas dans ses options. Elle s’en voudrait toute sa vie, si ça venait à arriver. A elle de faire en sorte que ses idioties ne se produisent pas, en tout cas. ” Il faudra sans doute te faire examiner dès que tout ceci sera terminé.”. En espérant que ça se termine rapidement. Ils ne sont pas vraiment équipés pour tenir bien longtemps. Quant à sa cheville, il ne sait pas ce qu’il a mais à tout moment ça pourrait devenir grave. Quoi que ce soit, c’est quelqu’un d’autre qui doit s’en occuper. C’est son unique certitude.

Pour autant, bien qu’elle n’ait pas particulièrement envie de s’en charger, Charlie sait que c’est à ça qu’il faut se concentrer avant de penser à autre chose. Elle a envie de parler avec lui, de savoir ce qui a pu lui arriver au cours de sa vie, d’en apprendre un peu plus sur la suite des “événements” quant à leur envoi à eux, sur Terre. Elle n’a jamais vraiment eu l’occasion d’en parler. Elle a entendu bien des choses mais ça n’a jamais été bien plus loin. Et c’est plutôt triste en réalité. Mais bon, peut-être n’était-elle juste pas prête à le faire aussi. Il est difficile de savoir. Et dans le fond, elle n’a pas particulièrement envie de sérieusement se poser la question. Encore moins maintenant. Surtout que, une fois encore, ce n’est absolument pas le bon moment pour ça. Il faut penser à sa blessure, la soigner au mieux pour qu’il puisse tenir le coup. Et voilà. Le reste, ça peut attendre.

Tu as raison, occupons-nous de ma cheville avant. Il me faut une attelle, pour éviter d’aggraver la situation.. Et elle reste là, à le fixer, à ne pas comprendre ce qu’il peut bien dire. Il ne sait pas vraiment où donner de la tête, un peu perdue, un peu mal à l’aise. Elle ne sait pas vraiment. Et en même temps, elle n’a pas particulièrement envie de chercher. Une fois qu’elle a arrêté de réfléchir, elle soupire lourdement. ” Rassure moi, tu sais faire ça ?”. Son stage à l’infirmerie ? Une catastrophe. Disons qu’on ne lui donnait pas grand chose à faire si ce n’est l’eau à aller chercher. Et vu qu’elle en renversait beaucoup, les gens ne voulaient pas que ça aille plus loin. Ce qui est assez normal en soit. Mais elle ne préfère pas chercher plus loin, en général.

Le but, c’est que j’évite de faire travailler ma cheville. Alors je vais bloquer ma jambe pour ne pas forcer dessus en marchant. Il faut placer les deux barres de chaque côté et serrer avec… Quelque chose.. Elle avale tous les mots qu’il utilise, comme si c’était parole d’évangile pour un chrétien. Ce n’est pas le cas mais ça marche presque comme ça. Et ce n’est que son opinion, pas celle des autres. Bref. Alors, bien sûr, elle n’a pas besoin de grand chose, et il lui explique tout, lui trouve les barres pour bloquer sa jambe. Il se déshabille, pour bloquer sa jambe et elle, elle ne regarde pas vraiment parce qu’elle essaie de se concentrer sur ce qu’il fait. Et ce n’est pas toujours facile. Il lui tend le vêtement et elle se dit qu’elle va pouvoir serrer les barres avec ça, mais il faut en faire des bandes. Tiens, si tu peux, déchire-le. Ça devrait faire l’affaire.. Bon, au moins, elle a trouvé ce qu’il fallait faire et c’est bien plus facile comme ça. Bon, évidemment, elle met un peu de temps pour le déchirer, c’est beaucoup plus difficile qu’elle ne l’aurait cru. Peut-être que c’est aussi parce qu’elle a de petits bras, mais c’est une autre histoire. Toujours plus facile de ne pas s’attarder pour rien, de toute façon. Elle entreprend ensuite de faire comme il a dit, de son mieux, avec le bout des doigts qui tremblent à cause de l’incertitude. ” Comme ça du coup hein ? Tu me dis si ça te soulage ou si tu souffres encore plus !”. Bah oui, autant faire attention à ce qu’elle fait mais ce n’est pas certain que ça fonctionne.

Elle regarde un instant dehors, ça ne se calme pas vraiment mais en réalité, ils ne sont pas là depuis si longtemps que ça et ça n’a strictement rien d’évident là-dedans. C’est une affaire à voir. Evidemment. Un pas après l’autre. ” Je crois qu’on va rester là encore un peu”. Elle espère juste que ça ne se comptera pas en jour. Cette histoire est déjà bien assez agaçante comme ça. Pris au piège, elle ne se sent pas bien du tout. Non qu’elle ait particulièrement hâte de retourner en forêt pour le moment, au vu de ce qu’ils risquent d’y trouver mais… Tout de même !

notes » w/ Devos, le 25 novembre, jour de cyclone.

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Sujet: Re: [Intrigue N°20] “ time fly like the night upon our heads ” (charlie)
Lun 23 Avr 2018 - 15:08




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the night upon our heads.
25 NOVEMBRE 2117

Il pouvait continuer et blâmait la planète jusqu’à son dernier souffle que cela n’arrangeait rien à la situation. Se plaindre n’a jamais été l’une de ses habitudes et Devos ne risquait pas de changer. Tout, comme il ne blâmait pas certains pour leurs stupidités évidentes. Il aurait pu se plaindre, face à des imbéciles qui ne savaient pas aligner deux phrases correctement, il aurait pu reprocher aux idiots flemmards leurs manques d’investissent, mais qui était-il pour vouloir changer les autres quand son propre caractère était incrusté dans la pierre ? Il savait que des surnoms lui collaient à la peau depuis qu’il est en âge de juger le monde. Il savait que personne ne pouvait réellement l’appréciait totalement, faute à ce froid qui le suivait partout. Avec le temps, il s’était accoutumé à l’idée que personne ne pourrait répondre à ses standards, tout comme lui ne serait jamais complètement intégré à celles des autres. Les différences semblaient toujours présentes, toujours plus grandes, toujours plus compliquées à cerner. Peut-être même que l’écart s’était accentué sur terre. Devos était devenu un outil, plus qu’un homme. Les formules de politesse qui lui était adressée, venaient des désirs de chacun d’avoir un petit quelque chose de sa part. À l’inverse de son père, Devos ne faisait pas la conversation. Il ne cherchait pas à connaître les détails de la vie de chacun. Il vérifiait simplement si oui ou non, il était en capacité d’exaucer le vœu de chacun. Tout le monde le traitait de génie, mais il n’était plus devant ses ordinateurs à composer des codes binaires comme une musique. Il devait puiser dans les connaissances de mécaniques et d’électronique que son père lui avait insufflé, et le fait que celui-ci soit encore là était vraiment un atout majeur. Un vieux mécanicien, certes, mais un homme généreux, prêt à partager son savoir et à aider son prochain.

Dans le genre généreux et peut-être un peu naïf, il y avait Charlie. Par un miracle certain, elle lui avait sauvé la vie. Inutile de se voiler la face : sans elle, il serait mort. Mais comment avait-elle réussi à le trimballer, de là-bas jusqu’ici ? Ça, c’était le mystère. L’importance, c’est qu’elle ne se soit pas blessé en même temps, sacrifiant sa vie pour la sienne. Il se saurait maudit si une chose pareille s’était produite. Lui, il était tombé comme un mur rigide attiré par la gravité terrestre. À plat. Des ferrailles lui rentrant dans le dos comme des lames non aiguisé incapable de transpercer la chaire et pourtant, assez pointu pour lui briser une côte.

Charlie, il ne l’avait jamais oublié. Impossible d’effacer de sa mémoire qu’un jour quelqu’un lui a confiée une enfant dans les bras. Quelque part, elle est la première personne dont il s’est senti responsable. La première personne pour qui il s’est inquiété, même s’il ne le désirait pas. Finalement, il n’est pas si insensible à des choses aussi simples que l’entraide. Ce qui aurait dû être un petit boulot l’irritant par avance, a finalement permis à Devos de ne pas se fermer totalement. Alors, elle a une place assez particulière dans son cœur, même s’il serait bien incapable de l’exprimer.

La priorité, pour le moment, c’était de limiter les dégâts. Sa cheville hurlait, ses cottes pleuraient, son dos gémissait. Son corps tout entier chantait une symphonie qui l’empêcherait sans doute de dormir pour les prochaines semaines – une chance qu’il soit insomniaque. En attendant que la tempête passe son chemin, il devait trouver la position la plus appropriée pour ne pas utiliser ses muscles et pour ne pas endommager ce qui était cassé. Il ne voulait pas inquiéter Charlie plus que ça, mais son dos lui brûlait – peut-être parce qu’elle l’avait traîné du mieux possible. Il faudrait désinfecter, c’est certain, mais hors de question d’utiliser le peu d’eau qu’ils avaient pour ça.

Tu vas y arriver. Tu n’as pas deux mains gauches, quand même et je pense que tu en seras largement capable. Elle ne pourrait pas faire pire, c’est certain. Même si elle a un peu de mal, elle s’en sortira. Il n’avait pas vraiment besoin de grand-chose, même si les premiers soins étaient importants et à mettre en place avec soin. Elle avait fait le plus gros en le transportant jusqu’ici. Je suis d’accord… Il marqua une pause, observant Charlie. Est-ce qu’il y a un médecin chez vous ? Quelqu’un qui pourra m’aider ? Il n’avait pas souvenir d’avoir croisé qui que ce soit dans le genre lors de sa visite en mars derniers, mais il n’avait pas eu le temps de discuter avec tout le monde. Il s’était même fait discret. Cependant, il était évident qu’ils retournaient dans le campement des jeunes, qui étaient beaucoup plus proches. Il n’aura pas la force d’aller dans le village. Village qui doit souffrir de dégâts imposants. Il pouvait très bien imaginer le pire, mais ferma son esprit à toutes hypothèses. Inutile de s’éparpiller. D’abord, sa cheville, le reste viendra après.

Le vent sifflait. Il y avait un son tordu, un son qui indiquait que le mal était toujours là, dehors. Encore quelques heures et Devos allait finir par être agacé d’un tel bruit, un peu aigu, un peu terne. Il tenta de se concentrer sur son sac et sur ce dont il avait besoin, offrant un signe de la tête à Charlie lorsqu’elle lui demanda s’il savait faire. Il allait lui expliquer, elle n’avait pas à s’inquiéter. Même maladroite, elle devrait pouvoir le faire. Un courant d’air glacé lui donna des frissons, maintenant qu’il était torse nu. La demoiselle est concentrée, prête à faire ce qu’il lui demande et Devos n’ajoute plus rien. Son regard tente d’attraper des signes sur le bas de son dos, mais rien. Sa peau s’exprimera plus tard sans doute.

Il faut que ça soit bien serrer, quitte à ce que ça me fasse un peu mal. Tu t’en sors très bien, Charlie. Il se demandait si c’était le froid qui était responsable de ses tremblements, ou si c’était le doute. La rassurer fut une option évidente, alors qu’il essaya de remettre la veste sur ses épaules pour ne pas avoir trop froid.

On attendra le temps qu’il faut. Cette situation, elle a beau être pénible, il se dit qu’il y a du bon à retrouver Charlie. C’est dingue ce que tu as grandi.



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Sujet: Re: [Intrigue N°20] “ time fly like the night upon our heads ” (charlie)
Mar 15 Mai 2018 - 19:27


time fly like the night upon our heads



25 Novembre 2117 ;; En sortant du campement, Charlie a juste imaginé que cette journée serait comme les autres, qu’elle n’aurait pas à réfléchir à ce que le monde ferait au moindre faux pas. Est-il vraiment question d’une quelconque punition ? Elle ne le pense pas vraiment et pourtant, il y a bien quelque chose qui a fini par mal tourner non ? La jeune blonde n’est pas du genre à prendre des risques pour rien et de manière général, si elle est devenue patrouilleuse, c’est dans l’intention que les choses ne se passent pas trop mal pour le reste du campement. Elle fait de son mieux pour trouver un sens à toutes les choses qui tournent autour d’elle. Elle refuse de se laisser avoir dans un monde qui pourrait potentiellement avoir besoin d’aide. Mais elle comprend cependant que parfois, certains échecs peuvent être nécessaires. Enfin bref, en tout cas, dans l’histoire qui s’offre à elle, les choses peuvent réellement devenir compliquées et désagréables. Et il n’est pas toujours possible de trouver la bonne tournure des choses.

Lorsque la tempête a commencé, elle n’y a cru qu’à moitié. Elle ne l’aurait pas supporté, elle ne l’aurait pas accepté, non plus, d’une certaine manière du moins. Mais à aucun moment elle n’a été en mesure d’imaginer que ça pourrait empirer avec le temps. Et pourtant, quand les arbres ont doucement commencé à trembler, la jeune femme s’est mise à paniquer et à courir dans une direction qui n’était pas la bonne. Mais ainsi, elle a eu l’occasion de poser les yeux sur Devos et de l’aider. Oh, non sans mal évidemment. Au contraire, il fut compliqué de l’entraîner à sa suite. Il faut dire qu’il est persuadé que les choses ne sont pas évidentes. Mais il faut parfois faire avec. Quoiqu’on en dise. L’entraînant à sa suite, la blonde a eu bien du mal à traîner le poids de l’homme. Il n’est pas gros mais il a une carrure bien plus marquée que la sienne et de ce fait, les choses sont bien plus compliquées qu’elle ne pourrait bien l’admettre ou même le vouloir. Ce qui est sans doute évident, n’est-ce pas ? Sans doute on pourrait dire qu’elle lui a sauvé la vie mais c’est une histoire à laquelle elle ne parvient pas à s’habituer. Alors elle y pensera plus tard, quand elle le pourra, lorsqu’elle y parviendra. Ce n’est juste pas pour maintenant.

Surtout pas avec cette cheville qui l’inquiète. Dans le fond, ils ont beaucoup de chances qu’elle n’ait rien eu elle-même. Tout aurait pu lui arriver, en réalité. Elle s’est focalisée sur lui et elle n’a fait attention qu’à moitié. Ce qui n’aurait pas été la solution évidente dans le contexte actuel. Mais elle est parvenue à le mettre en sécurité. N’est-ce pas la seule chose qui ait de l’importance au milieu de tout ça. Le problème de cette cheville, c’est principalement l’aspect qu’il faut soigner en urgence, et qu’elle ne sache pas ce qu’il faut faire pour ça. Elle aurait aimé que quelqu’un d’autre se trouve dans cette situation. Quelqu’un qui saurait quoi faire. Son problème dans tout ça, c’est qu’elle a l’impression que les choses pourraient très mal se passer. Et ça n’a strictement rien de rassurant, ou même de plaisant. Et si la seule chose qu’elle réussit à faire, c’est de tout détruire ? Alors elle devrait faire quoi ? Ce n’est absolument pas une solution ! Tu vas y arriver. Tu n’as pas deux mains gauches, quand même et je pense que tu en seras largement capable.. Largement, c’est joliment dit mais elle n’en croit pas grand chose. En réalité, tout ceci la met plutôt mal à l’aise. Il semble si confiant qu’elle ne sait juste pas comment s’y prendre pour que ça aille dans le bon sens. Mais elle fera de son mieux oui, elle fera tout ce qu’elle peut. Elle fait de son mieux et elle espère que ça ira. Mais dans le fond, comment le savoir là, comme ça, quand ce n’est le domaine d’aucun des deux ?

Coincés ici oui, à n’en pas douter. Mais ça ne veut pas dire que la situation est facilement supportable, au contraire. La sensation qui lui court l’estomac est détestable mais oui, elle sait qu’ils vont se retrouver coincés ici pour encore un bon gros moment. Et ç’a strictement rien de facilement supportable. Mais elle est disposée à faire de son mieux. N’est-ce pas un bon début ? En plus de ça, elle n’est pas seule, elle est accompagnée de quelqu’un avec qui elle n’a pas parlé depuis longtemps. Une bonne occasion de renouer les liens. Je suis d’accord…. Difficile de faire autrement. Après tout ça, par contre, l’histoire est un peu différente et un peu plus compliquée. Mais c’est une affaire à laquelle il est facile de ne pas trop penser. Est-ce qu’il y a un médecin chez vous ? Quelqu’un qui pourra m’aider ?. Il est vrai qu’ils ne seront pas en mesure de se rendre ailleurs. Ce serait relativement impensable, finalement. Une fois que la météo aura changé, les choses seront forcément différentes. Ils ne pourront pas reprendre leurs routes, ils ne pourront pas partir chacun de leurs côtés. Donc il faut choisir un campement. ” Oui, il y a des gens qui pourront s’occuper de toi. En tout cas, il ne sera pas bien compliqué de faire mieux que moi !”. Un sourire se glisse sur ses traits. Il n’est pas vraiment nécessaire de chercher plus loin. Oui, voilà.

Il faut que ça soit bien serré, quitte à ce que ça me fasse un peu mal. Tu t’en sors très bien, Charlie.. Elle se demande s’il ne dit pas ça pour lui faire plaisir quand même un peu. C’est tellement soudain et improbable qu’elle a du mal à y croire. ” Disons que je fais ce que je peux, c’est un bon début !”. Et il serait stupide de chercher plus loin. Tout ceci est déjà très bien comme ça. Pourquoi réfléchir plus que nécessaire ?

On attendra le temps qu’il faut.. Elle se met doucement à rire. En même temps, quand elle regarde dehors, elle voit bien que ce n’est absolument pas le moment pour sortir dehors hein ! Mais en parallèle à ça, elle s’amuse de l’entendre le dire. ” Ah bah là, on ne peut pas vraiment dire qu’on a le choix”. Clairement pas le choix, d’ailleurs, si on veut vraiment le savoir. Mais ça reste relativement amusant. Et il ne sert à rien de chercher plus loin.

C’est dingue ce que tu as grandi.. La question la surprend et pourtant, elle la fait sourire aussi. Il faut bien avouer qu’il ne sert à rien de chipoter bien longtemps ou de chercher trop loin. C’est même une toute autre histoire, quand on y réfléchit bien attentivement. Autant bavarder entre eux et ne pas chercher plus loin. Ils ont l’occasion de recréer un contact, pourquoi en serait-il autrement ? ” Et toi.. Tu n’as pas beaucoup changé je trouve. T’es juste.. Plus musclé ?”. Et encore, avec l’arrivée sur Terre, il a du perdre un peu à cause de la nourriture qui devait faire défaut au début. Il reste impressionnant, quoi qu’elle en dise. Mais c’est plaisant à regarder. Bon, ça, elle ne le dira pas. ” Qu’est-ce que tu faisais en forêt ?”.  
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Sujet: Re: [Intrigue N°20] “ time fly like the night upon our heads ” (charlie)
Lun 21 Mai 2018 - 12:35




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25 NOVEMBRE 2117

Bien sûr que c'était étrange, que c'était compliqué. Il ne savait plus comment agir, Charlie n'était plus enfant, mais une femme. Et de toute manière, Devos n'a jamais été doué pour sympathiser avec qui que ce soit. Pourtant, vu la situation, à part discuter, ils ne pouvaient rien faire d'autre. Prendre soin de sa cheville, oui, mais après ? Il fait froid et l'humidité n'aidaient en rien. Ils risquaient sans doute de tomber malade, l'un comme l'autre. Sans parler du temps. Avaient-ils assez de ressource pour survivre, là, dans cette grotte, alors que le vent ravagait les arbres dehors ? Et s'ils finissaient coincés ? Autant ne pas imaginer le pire. Devos, pourtant, arrivait parfaitement à visualiser les différentes hypothèses. Inutile de se forcer, son cerveau allait trop vite pour qu'il puisse l'arrêter. C'était déjà trop tard, le pire était déjà deviné. Étrangement, leur chance de survie était assez moyenne. Et, avoir 50% de chance, c'était le mieux surtout dans un tel contexte. L'informaticien se souvenait que lors d'un jeu de cartes avec son père, alors qu'il était encore enfant, celui-ci lui avait dit que la moitié était toujours une bonne chose. Alors, là, tout de suite, le dos collé à la paroi glacée, le sang frissonnant et le regard épuisé, Devos ne craignait rien. Et, elle non plus. Charlie avait grandi. Et peut-être bien qu'elle était toujours un brin maladroit, mais cela ne changeait pas la confiance qu'il lui accordait.

Ils étaient en sécurité. Par un certain miracle, Charlie était parvenue à les conduire jusqu'ici. Surtout lui, d'ailleurs, inconscient. Comme quoi, ce monde avait une étrange façon de ramener deux âmes sur le même chemin. Comment se seraient-ils retrouvés sinon ? Quelle occasion aurait ramené Devos chez les jeunes ? Il y était allé si peu de fois, peut-être bien qu'une fois même. Et encore, Tennessee l'avait accompagnée. Maintenant, il y passerait sans doute plus temps et il s'en doutait. Comment pourrait-il rentrer au village ainsi ? Il va devoir patienter et guérir. Lui-même, aussi malin qu'il puisse être, n'avait pas les compétences pour reconnaitre une fracture d'une foulure. Il suivait son instinct et la réaction de son corps. Pour l'instant, pas de couleurs étranges, pas de gonflement. Peut-être que ça viendra plus tard, avec l'effort, si le calme revient. Il n'en sait rien, il veut d'abord limiter les dégâts et puiser dans le peu de choses qu'il savait. Les premiers secours, les premiers gestes, tout ça, il en a entendu parler. Pas là-haut, non, mais sur terre. Ici-bas, dans l'ancien campement. Il y avait un après-midi, calme et légèrement chaud, où il s'était retrouvé à boire une mixture au goût amer tout en écoutant l'un des survivants de l'Odyssée. Il ne se souvenait plus vraiment de la manière dont il s'était retrouvé entouré de tous les autres, mais il s'était mis à écouter. Il n'était pas très nombreux, une dizaine, assis devant celui qui semblait maitriser le sujet médical. Et il avait écouté. Il avait capturé les mots et les avait conservés dans sa tête avec la plus grande prudence. C'était important de partager ce genre de choses, ça pourrait sauver la vie de quelqu'un. Ça pourrait sauver sa vie, à lui.

Bien. Voilà qui le rassure complètement. Il n'avait qu'à attendre, voilà. Attendre tranquillement. Il n'avait pas à bouger, à faire d'effort. Il pouvait se reposer et dormir... ah non, ça il ne pourrait pas. Même en essayant, voilà une tâche compliquée. Le sommeil ne le trouvait que rarement et il doutait de sa capacité à fermer l'oeil, ici et maintenant. Il n'avait qu'à se forcer, c'est tout. De toute manière, quoi faire sinon ? Il l'observa Charlie agir, trouvant son manque de confiance légèrement terrifiant. Aucune molécule du corps de Devos, ne possédait ce genre de doute. Dans cette situation, la jeune femme semblait être si déstabilisée, si mal à l'aise, qu'il préféra ne rien ajouter, sentant la pression sur sa jambe.

Puisque je sens encore mes orteils, je présume que je ne vais pas perdre ma jambe. Peut-être qu'il n'aurait pas dû faire cette remarque alors qu'elle terminait tout juste, mais cela lui permettait de ne pas s'inquiéter, lui. Il les sent. Il peut les faire bouger et le sang circule dans le bon sens. Il n'a donc rien à craindre et c'est le plus important. Il se réajuste un peu mieux au mur, usant de ses quelques forces pour soulever sa jambe et vérifier le prototype d'atèle. Tout semblait tenir parfaitement. Satisfait, il croisa de nouveau les bras, essayant de se réchauffer. Il n'avait plus rien à faire pour sa cheville. Ce qui arrivera, arrivera. D'ailleurs, le rire de Charlie le réconforta et peut-être qu'elle riait de façon nerveuse, mais pour lui, c'était apaisant à entendre. Cela donnait l'illusion que tout allait pour le mieux, malgré le peu d'option qu'ils avaient. En réalité, il n'en avait aucune. C'était comme si la planète leur disait : restez là.

C'est la barbe qui crée cette illusion d'optique. Dit-il, tout à fait sérieux. La barbe et les cheveux, un peu en bataille. Et peut-être aussi, la veste quand il la porte. Mais elle n'a pas tort. Une fois habituée aux maigres rations terrestres, il a vite récupéré les kilos perdus. Rien de bien difficile vu ses gènes. Un cadeau de sa famille paternelle, vu comment sa mère était petite et frêle.

Des recherches. J'avais besoin de nouveaux matériaux et j'étais déjà venu là avec une amie. C'est l'un des rares endroits dont je connaissais le chemin. Il marqua une pause en repensant à ce qui s'était passé en Mars derniers et aux mots qu'ils avaient échangés, avec Tennessee. Il lui avait tout dit, à elle. De ce qu'il avait fait pour les rebelles, de cette lutte à la recherche d'un traitre qui ne rimait à rien. C'était si loin, maintenant. Je ne sors pas très souvent, tu sais. Je n'ai pas confiance... il regarda autour de lui. En cet environnement. Tu parles d'une ironie que je me retrouve là ! Et toi, alors ? Qu'est-ce que tu faisais dehors ? Quand il pense qu'elle a failli y rester, elle aussi... Si proche des courroux de l'orage, si proche des éclairs et des flammes....



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Sujet: Re: [Intrigue N°20] “ time fly like the night upon our heads ” (charlie)
Mer 13 Juin 2018 - 15:14


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25 Novembre 2117 ;; Ce monde finira peut-être par tous les emporter sans qu’ils ne soient en mesure d’y comprendre quoi que ce soit. Charlie le sait, ce monde cherche à les pousser en dehors. Peut-être que la décision est même de les voire reprendre leur envol, c’est une aussi lourde éventualité que le reste mais elle a envie de hurler parfois et de faire comprendre à cette planète qu’ils n’ont pas prévu de partir. Elle comprend évidemment, elle comprend que par le passé, les gens ont fini par la réduire à un état catastrophique. La Terre est en train de se reconstruire et elle a parfaitement le droit de faire les choses comme elle le souhaite. Oh bien sûr que ce n’est pas vraiment à elle de faire une quelconque leçon sur l’existence et les stupidités que les gens peuvent faire. Mais que peut-elle faire ? Hurler sur le monde et sur les stupidités qu’il met en place, c’est une idée envisageable mais on ne peut pas vraiment dire que ce soit la chose la plus intelligente du siècle. Au contraire. Mais les choses sont faites dans un ordre précis ou du moins, parfois, ça en donne l’illusion et il est difficile de trouver le sens adéquate à ce monde. Rien n’est évident.

En réalité, elle n’a pas envie de penser aux sales trucs, aux choses qui tournent mal. Charlie est ainsi, elle ne s'apitoie pas sur son sort, elle ne s’attarde pas sur les mauvais points. Oh bien sûr qu’il n’est pas toujours possible de prétendre au “miracle” à propos d’une existence ou d’une histoire. Il est impossible aussi d’agir comme si ça pouvait être normal. Et ça n’a jamais vraiment marché comme ça. Impossible d’aller contre ça. La jeune femme se permet juste de croire que tout pourrait être relié par une trame précise. Quoi qu’elle fasse, elle serait tombée sur Devos à un quelconque moment du trajet. Mais elle lui a sauvé la vie, c’est vrai. Et elle n’aurait pas pu imaginé cela possible. Il faut bien que de temps en temps, on soit en mesure de se surprendre soi-même. Un peu de changement, un peu de modifications. C’est une nécessité pour aller de l’avant. Charlie ne peut pas juste se contenter de rester dans une bulle de confort qu’elle s’est construire. Maladroite et rêveuse, elle fait bien des erreurs mais il faut bien, de temps en temps, se rappeler qu’on est capable de faire quelque chose. Et l’égo félicite suffisamment pour que les gens n’aient pas besoin de le faire .

Bien.. Encore heureux qu’il y a des gens qui seront en mesure de s’occuper de lui. Il faut dire que sur le campement, ils ont été en mesure de faire bien des erreurs et de se faire mal de bien des façons. Il aurait été ridicule de vivre tout ça sans quelqu’un derrière pour les aider. Encore qu’elle est persuadée que là-haut, ils ne se sont pas posés la question. Ils ont appris, se sont développés comme ils l’ont pu et certains ont développé des capacités qu’on ne leurs soupçonnait même pas. Tout a évolué, dans le bon sens. ” Encore heureux non ? Tu crois que nous ne nous sommes jamais blessés ?”. Elle plaisante et n’use guère de ton sérieux ici. En même temps, à quoi bon ? Ils n’ont jamais été des machines, et ils n’en seront que dans encore plusieurs années. Ils évoluent et elle s’imagine que ça prend une bonne tournure. Ils avancent et un jour, ils arrêteront de survivre. C’est juste nécessaire. ” Pour tout dire, je me blesse tout le temps “. Et plus encore, mais c’est une histoire qu’elle apprécie de garder pour elle, en général. Il n’est pas bon de rassurer les gens en leurs faisant entendre qu’on est un cas désespéré. Elle ne fait déjà pas une bonne patrouilleuse, de son point de vu, il ne faudrait pas en plus que les autres s’en rendent compte.

Puisque je sens encore mes orteils, je présume que je ne vais pas perdre ma jambe. . Il semble bien présumer mais ça ne veut pas dire que c’est évident et qu’elle se rend pleinement compte qu’elle a bien agi, au contraire. Toute cette histoire est compliquée et elle a beau chercher à comprendre, elle n’y parvient qu’à demi-mot. Elle ne parvient pas à trouver un réel point positif dans le fait qu’il lui ait demandé de lui sauver la vie. Et aussi, en parallèle à cela, elle ne risque pas de courir un quelconque risque pour se dire qu’elle aime la médecine et qu’elle se voit docteur ou un truc du genre. Si elle parvient à conserver sa jambe, ça ira. Si son pied vient à devenir noir ou qu’il ne le sent plus, Charlie risque sincèrement de faire un malaise. Elle souffle, soulagé à l’idée d’avoir réussi à gérer tout ça. ” Finalement, je ne suis peut-être pas aussi nulle que j’en ai l’air”. Et c’est une histoire plutôt pas mal, en plus.

C'est la barbe qui crée cette illusion d'optique.. Clairement pas. Si la barbe le rend plus mature et lui offre une grande virilité, ce n’est certainement pas elle qui lui permet de prétendre qu’il est plus musclé. Et c’est sans doute mieux ainsi, sans doute plus facile, aussi. Elle se met à sourire, croise les bras. Non, ce n’est définitivement pas la barbe. Il est très beau à regarder mais ça, évidemment, elle ne risque pas de le dire à voix haute. Ce serait considérablement déplacé. Et en plus de ça, il est bon de rappeler que c’est ce qui les a éloignés ; le jour où sa mère s’est mise à le draguer. Le rateau qui a suivi, il fut violent, bien sûr, mais ce n’était qu’un détail à ses yeux. Elle ne risque pas de lui dire qu’elle était amoureuse de lui quand elle était plus jeune, lui, l’adulte, le protecteur. Aujourd’hui ? Oh, il lui plaît toujours mais elle ne le connaît plus vraiment, on ne peut pas dire que ça compte. ” Enlève-la pour voir ?”. Comme si c’était si simple que ça. Mais il est bon de voir l’échange se faire doux, et amusant. Il ne faut pas uniquement se focaliser sur la tempête, sur ce qui se passe autour d’eux et cette grotte miteuse.

Des recherches. J'avais besoin de nouveaux matériaux et j'étais déjà venu là avec une amie. C'est l'un des rares endroits dont je connaissais le chemin.. Connaître un chemin ne nous sauve pas la vie. Charlie le sait, et c’est aussi pour ça qu’elle est devenue patrouilleuse. Elle veut sauver des gens, elle veut trouver une solution pour que les choses se passent bien mais elle sait que ce n’est malheureusement pas si simple que ça. C’est dérangeant mais les choses sont comme elles sont. ” Ici, connaître son trajet, ce n’est pas suffisant. Tout peut partir en sucette à tout moment”. Pire fut lorsque la pluie acide est tombée. Elle en garde quelques traces sur les bras, mais elle n’en parle pas depuis longtemps, elle préfère même les cacher. Il faut se méfier de tout, au coeur de cette forêt. Et ça n’a strictement rien d’évident. Je ne sors pas très souvent, tu sais. Je n'ai pas confiance.... Il marque un temps d’arrêt et elle le questionne du regard. On ne peut pas vraiment dire qu’elle s’y attendait mais de quoi il parle ? De la planète ou des peuples qu’on peut y trouver ? C’est une histoire un peu compliquée et elle préfère serrer la mâchoire et se taire, elle s’imagine que c’est plus facile comme ça. Elle attend qu’il finisse sa phrase avant de faire des conclusions hâtives. En cet environnement. Tu parles d'une ironie que je me retrouve là ! Et toi, alors ? Qu'est-ce que tu faisais dehors ?. Elle ? Boarf. Au moins, cette fois, elle ne s’était pas perdue, c’est un bon début. Mais il est vrai qu’elle n’aurait jamais dû aller aussi loin. La curiosité ne lui a jamais beaucoup servi, il faut dire. ” Oh bah rien de spécial. Je suis patrouilleuse pour notre campement. Mais je suis partie un peu trop loin.”. Clairement trop loin. Mais sans elle, il ne serait plus là...  
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20/12/2016 ELOW ; ĆIRO + IRINA + JONAS ; 1124 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 211
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Sujet: Re: [Intrigue N°20] “ time fly like the night upon our heads ” (charlie)
Ven 29 Juin 2018 - 14:19




time fly like
the night upon our heads.
25 NOVEMBRE 2117

Il ne s'était jamais retrouvé dans une grotte comme celle-ci avant. Quelque part, ça lui rappelait l'espace confiné du métro. Ce n'était donc pas effrayant de se retrouver là, non, ce qui était effrayant, c'étaient les bruits à l'extérieur. Parfois, le vent semblait caressait les parois et faire trembler la terre sous ses pieds. Comme si la grotte pouvait céder sous la pression. Il faisait froid, sombre et le temps semblait s'étirer plus qu'il ne le devrait. La nuit allait tomber sans se faire remarquer et tant que l'atmosphère ne se calmait pas, ces deux-là seraient coincés. C'est dur de croire qu'un monde s'est déjà bâti sur cette planète. Dur de croire qu'une harmonie était possible pour l'avenir si tout ce qui se construisait, finissait par être détruit. Devos avait d'autant plus d'admiration pour les inventeurs des siècles précédents, maintenant qu'il vivait lui aussi sur terre. Dans l'espace, tout avait toujours été parfaitement contrôlé. Ici, il n'y a aucun moyen de maîtrisait la nature. Elle évoluait à son rythme sans se souciait des créatures qui vivaient à ses côtés. La vie des hommes n'était rien à ses yeux. En soi, cela rendait l'avenir de tous encore plus incertain. Il y allait encore avoir des morts dans cette histoire. Des âmes emportaient par le vent ou brisaient par la foudre. Des corps allaient tomber et la communauté allait être réduire. Encore. C'est presque une course à la survie. Depuis que l'Odyssée était tombée, le défi était lancé. Qui allait encore respirer à la fin ? Qui serait le dernier ? Pas lui, en tout cas.

Devos avait frôlé la mort à plusieurs reprises et parfois même au sein du campement, là où il se sentait en sécurité. Le tremblement de terre avait déchiré son épaule, marquant à jamais son corps de ce dont cette planète était capable. Désormais, il allait garder une nouvelle séquelle d'une nouvelle catastrophe. Pour l'instant, il ne jugeait pas sa cheville assez brisée pour être un véritable problème à l'avenir, mais Devos n'était pas médecin. Ce qui lui semblait léger pouvait être plus grave. Demain, il aura sans doute une autre réponse pour la même question. En attendant, il tâchait de faire le maximum en fonction de ses connaissances. Sa bonne mémoire lui savait toujours un peu la mise, mais ce n'était pas non-plus un livre complet de tout ce que le monde avait déjà fait. Il n'avait en tête que ce qui lui avait toujours semblé intéressant et nécessaire. Il n'a, par exemple, pas vraiment de connaissance zoologique. Et encore moins géographique. Parfois, il avait besoin des autres. Il ne pouvait pas toujours régler tout, tout seul. Et par chance, il savait qu'une fois chez les jeunes, il serait en mesure de se reposer, de prendre soin de ses blessures et de retourner ensuite au village.

T'es toujours aussi maladroite, alors. Dit-il, un peu amusé. Il avait quelques souvenirs d'elle, déjà enfant, c'était un sacré numéro. Lui, c'était l'inverse. Il était d'une précision étrange. Il avait de bons réflexes, oui, mais ses gestes étaient toujours précis. Il s'adaptait aux espaces dans lesquels il se retrouvait et donnait parfois l'impression d'être chez lui, n'importe où. Je ne t'ai jamais trouvé nulle, tu sais. On est tous doué, à notre manière. Pourtant, les gens un peu stupides, il les laissait volontiers de côté. Charlie n'était pas bête et ça, il le savait. Oh, il ne s'inquiétait pas pour elle et pour ce dont elle était capable. De même qu'il ne s'inquiétait pas pour les autres. La tempête l'avait surpris, elle semblait dévastatrice, mais Devos ne pensait pas aux autres. Ni à Chris, ni à Ten, ni à son père. Ce n'était pas son genre de s'inquiéter. Il trouvait ça bête de réfléchir à des possibilités qui risquaient de lui plomber le moral, alors qu'il n'aura une réponse qu'une fois en face d'eux.

Il toucha sa barbe, devenu épaisse et imposante avec le temps. La question de Charlie n'était pas bête. Et pourquoi pas l'enlever, cette barbe. Bon, pas maintenant, c'était évident. Peut-être plus tard, sur le campement.

Je pourrais. Avec tout ce qui s'était produit avant ce moment, Devos n'avait que rarement pensé à lui. L'aspect physique était qu'un vague détail sans importance et sans influence sur ses compétences. Il devait admettre, pourtant, s'être bien amusé de l'étrange frayeur qu'il avait procurée à d'autres avec ce look. Cela lui avait donné un pouvoir, d'une certaine façon. Celui de faire fuir les indésirables.

J'ai vu ça. Connaitre son chemin, ce n'est pas suffisant. Il tâcherait de s'en souvenir maintenant. Lui qui s'était senti un peu rassuré d'avoir déjà fait la route avec Tennessee, voilà que sa crainte revenait plus forte que jamais. La prochaine fois, quelqu'un l'accompagnera. Quitte a être en danger, autant l'être avec quelqu'un qui a plus d'expérience comme Chris ou Murphy. Cette forêt était définitivement une source de problème. Alors oui, il n'avait pas confiance. Cet environnement le troublé. Déjà, qu'il n'était pas très friand des Terriens, alors de la terre elle-même...

Tu connais bien les alentours, alors ? Elle était plus habituée que lui d'être à l'extérieur, c'était certain. Plus que lui, c'était évident. Quelque part, si elle se chargeait de faire des patrouilles, c'est que les autres ont confiance en elle. Il pouvait donc se sentir assez fier de ce qu'elle était devenue. Elle allait bien, oui. C'était ce qu'il aimait croire. C'est quoi la pire chose qui te soit arrivé, là dehors ? Il observa son atèle, une demi-seconde, avant de poser son regard vers Charlie. Il était curieux de son expérience.


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[Intrigue N°20] “ time fly like the night upon our heads ” (charlie)

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