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˜˜˜˜˜˜[Intrigue n°20] Walk slow and low on a tightrope [Ozvan]
maybe life should be about more than just surviving


Admin - Tears of the phoenix
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12/10/2014 Brimbelle 47948 Jessica Chastain Shizophrenic Médecin / Herboriste Pikuni 0
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Sujet: [Intrigue n°20] Walk slow and low on a tightrope [Ozvan]
Dim 26 Nov - 21:59

Il venait de partout. Personne n’aurait pu présager autant de violence, autant de tumultes. Il dévastait tout sur son passage, réduisant les maisons en miettes, heurtant le bois léger contre les falaises, grandes protectrices de ces terres. Il cognait, frappait, martelait sans cesse, sans repos, alliant bourrasques, vagues dévastatrices. Nos ancêtres comptaient souvent cette histoire où la terre cessa de vivre, épuisée par la violence humaine : il me semblait que nous nous rapprochions dangereusement de cet état de fait, répétition latente, fléau dévastateur, fatalité de l’humanité. Nous, humains nombrilistes, l’avions négligée, oubliée, pour retourner à nos problèmes égocentriques ne concernant que notre race, ces tribus, ces enfants descendus du ciel avaient plus d’importance depuis quelques temps que la sauvegarde de cette faune, cette flore qui chaque jour nous donnait de quoi subsister nos semblables et nous. Déesse de l’océan, la nature nous envoyait un rappel violent de sa toute puissance : pas même le plus puissant des hommes n’aurait son contrôle. Elle aurait parmi les monts, les maux et les vents un coup d’avance. C’était injuste, diront-ils. Chacun n’en demeure pas moins égal, qu’elle que soit l’étiquette, la situation sociale.

Protéger mon fils avait été la priorité face au cataclysme menaçant : à l’aube de son existence, Dame Nature ne lui arracherait pas sa vie. Prend la mienne à la place. Sous les pleurs de l’enfant, j’avais eu la première manifestation de ce que l’on nomme l’instinct maternel, inattendu, apparu sous la contrainte de l’urgence, de la survie. Aucune hésitation, simplement cette poussée, cet élan qui n’a pas réfléchi : ce fut la seule pensée qui eut de l’importance. J’avais un enfant à protéger. Sous ses angoisses, je le rassurais tandis que je filais à vive allure à l’écart de la plage, dans un abri.
Dans la pénombre, cela dura un temps infini. Daario semblait comprendre l’urgence, le sentiment se muait dans son comportement et sous son regard effrayé. Je ne savais pas comment le rassurer hormis le blottir contre moi pour qu’il se sache en sécurité. L’on entendait des cris, des larmes. L’enfant face à la dureté du monde voit son innocence attaquée de tous parts : il restera quelque chose de ce mal être qui le ronge, gravé dans son corps. Je n’aurais imaginé qu’il serait touché aussi jeune, j’aurais pensé qu’on daignerait lui accorder encore un peu de temps, pour le laisser grandir en toute insouciance…

Les minutes semblent des heures, les heures des jours passants, latents, écrasants. L’air est lourd sous le poids d’humidité qui étouffe les poumons, les comprime pour en extraire jusqu’à la dernière bouffée d’oxygène. Est-ce là l’enfer des vivants ? Le calvaire des survivants ? L’on se sent vulnérable, impuissant. La catastrophe est inévitable. Tout le monde n’y survivra pas, beaucoup seront emportés sous la force des vagues, même les excellents nageurs. Si j’étais restée à la plage, j’en aurais fait partie. Puis le silence, le calme après la tempête. C’est une expression lourde de sens, qui pourtant trouve toute logique dans cette situation précise où elle annonce la fin du calvaire. Le vent semble à nouveau caresser les cheveux ébouriffés, le ciel se dégage petit à petit pour laisser place à un spectacle apocalyptique. Au premier abord, tout semble reposer de sérénité. Les gémissements ramènent à la réalité, la lente agonie, les plaintes. Mon cœur manque un battement, tiraillé entre ce devoir de mère et celui du médecin, entendant le cri des blessés, de ceux qui ont besoin de moi. Je dois m’y rendre, je dois les retrouver, ceux que je pourrais sauvés. Alors j’abandonne mon enfant à une personne de confiance et m’en vais, lui promettant de revenir au plus vite auprès de lui.

Sur cette plage morcelée par les débris des anciennes maisons sur pilotis je progresse lentement, prenant garde à ne marcher sur aucun obstacle pour éviter une chute inattendue. Sur le chemin, je récupère tout ce qui pourrait m’être utile parmi les décombres : morceaux de tissus mouillés pour faire des garrots entre autres, gourdes d’eau abandonnées. Il n’y a pour l’instant que des cadavres, corps sans vie recraché par la mer sur les récifs. Certains ont les yeux encore ouverts d’effroi : la vague les a pris par surprise. Je pose une main sur leurs paupières pour les fermer et leur permettre d’atteindre des lieux agréables où nos légendes les transporteront. Des débris de barque sont amassés pour lancer les disparus au-delà de l’horizon, pour leur donner leur droit de passage dans l’au-delà. Il est vrai que leurs légendes ne sont pas tout à fait comme les nôtres.

Ce silence lourd est un funeste présage : point de survivants ? Pourtant si : une plainte comme un murmure se fait entendre. Une femme. Un autre corps à proximité, ne semble réagir. Alors je parle, pour rassurer pour leur dire qu’ils pourront être aidés, sauvés. Mais je dois savoir qui est encore parmi nous.

« Si vous m’entendez, bougez la main. Parlez. Faites-moi un signe, n’importe quoi »

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Sujet: Re: [Intrigue n°20] Walk slow and low on a tightrope [Ozvan]
Mar 5 Déc - 17:10

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Grâce & Oz @SomeoneintheFamilyisdead


Il essuya ses mains parsemées de terre contre son pantalon. Freÿa, au matin, lui demanda de retourner le jardin, alors l'homme du désert passait sa journée à ratisser pour ne pas contrarier la jeune fille. Seule famille qui lui demeura à travers les ans. Ozvan vivait ici une partie du temps depuis trois années, il ne s'y déplaisait pas, mais aurait-il fait ce "sacrifice"  pour une autre personne ? Le vagabond ne se posait plus véritablement la question, ce derniers temps il se laissait guider par les événements, plus que par sa propre volonté. Une constante cependant ne variait plus : Son séjour au village Calusa. D'autant qu'il adorait se rendre prêt de la mer avec son Appaloosa, traîner sur les rivages à profiter du vent parfois un peu trop inquisiteur. Le Rahjak comptait bien s'y rendre une fois sa besogne terminée, mais le ciel qui se couvait depuis hier s'assombrissait encore plus. Ça présageait du sacré mauvais temps et sans doute serait-il plus avisé de ne pas bouger jusqu'au lendemain. L'éclaireur hésitait encore pendant qu'il rangeait ses outils. Une gouttelette se percuta sur son visage, annonciatrice de pluie. Définitivement il ne prendrait pas la direction de l'Océan aujourd'hui. Il retourna dans la maison pour signifier à sa jeune nièce qui cuisinait, qu'il venait de finir sa besogne. Il remarque la regard inquiet de cette dernière qui fixait un arbre ployant dangereusement sous le vent furieux, faisant soudain autant de bruit qu'une cavalcade « Ne t'inquiète pas c'est juste un gros orage avec quelques bourrasques ! »

La terre ne s'ouvrirait plus comme la fois dernière sous leurs pieds, pas deux fois. Bien entendu il ne possédait pas la science infuse, il désirait simplement protéger sa nièce. Quelque chose entra en collision avec la maison, l'averse devenait presque agressive, comme s'il elle tentait de traverser le toit ou les murs tambourinant avec rage. Sans crier garde Freya se précipita dans ses bras, geste peu habituel et qui traduisait sa peur. Elle pourtant courageuse qu'il n'impressionna jamais d'un iota « Il serait peut-être plus plus judicieux de descendre dans le Cellier » Bien que construite sur Pilotis, le précédent propriétaire trouvait judicieux d'ajouter non loin de son jardin une petite cabane qui servait donc de cellier, pas très grande, mais suffisamment pour les accueillir tous les deux. Sa nièce acquiesça sans un mot, mais vu le vacarme au dehors, désormais, il s'avérerait nécessaire de crier pour se comprendre. Avant que d'atteindre la porte, le toit s'effondrai sur eux, les obligeant à reculer vers l'intérieur de la maison. La tempête s'engouffre à l'intérieur jouant avec eux comme avec des  fétus de pailles, ils se retrouvèrent coller contre les murs. Luttant contre les éléments à essayer de retrouver la sortie qui s'avéra complément bouchée par les débris. Il faudrait donc songer à une autre solution rapidement, mais avant même que les neurones de l'un ou de l'autre puissent flamber tout bascula. les fondations cédaient, les précipitant dans une chute contre laquelle ils se battaient encore, espérant qu'une paire d'ailes leur poussa sur le dos afin de s'envoler loin de ces lieux dangereux.

Un poids lourd pesait sur sa poitrine, il cherchait sa respiration. A-t-il dormi ? S'est-il évanoui le vagabond ? Un silence de mort régnait autour de lui, rompu par un râle grinçant et sourd. Il essayait de batailler contre ce qui pesait contre lui. Des cheveux dans sa bouche, un goût de sang sur la langue. Sa nièce, blottie sur lui, voilà d'où provenait la plainte. Plus l'homme du désert se mouvait, plus elle souffrait. Alors il s'immobilisa. Lui apportant toute la chaleur possible dans ce lieu détruit. Il les devinait ensevelis sous les décombres. Sans doute s'agissaient-ils de leurs dernières minutes, il n'éprouvait pas le courage d'infliger plus de peine à la jeune fille. Son corps lui paraissait déjà si froid. Des voix appelaient mais il partait, son cerveau le lâchait dans le noir complet. Bêtement il songea à son Appaloosa, avait-il survécu à cette nouvelle colère du monde ? Et Gen ? Et Grâce ? S'il se relevait il partirait sans attendre à leur recherche. Et le môme Liam, et L'Alezane Elle ? Et Astrid ? Et Arméthyse ? Tous ceux-là. Ça tournait dans sa tête, si fort, si vite, Oz perdit conscience.

Des pas se rapprochaient non loin de ce tas de bois qui ne ressemblait plus à rien. Une tonalité féminine, la moribonde les capta, Psalmodia plus vite afin qu'on l'entendit, qu'on vint la tirer de là, de ses bras qui l'entouraient si fort qu'elle n'arrivait pas à s'en dégager
« Ici ... ici ... ici ... ici .... » Haletait-elle sans cesse de plus en plus fort, utilisant ainsi toute son énergie dans ses dernières forces ....

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Sujet: Re: [Intrigue n°20] Walk slow and low on a tightrope [Ozvan]
Dim 10 Déc - 20:37

Au loin les vagues font entendre leur va-et-vient continuel jusqu’à la berge. Elles grandissent, se dirigeant l’air menaçant au large pour venir s’affaisser contre les falaises calusas. L’eau ne pourra prétendre atteindre leur cime touchant presque le ciel. Elles s’agitent encore, quand le ciel s’est lui éclairci après des heures passées sous ces tonalités jaunies, verglacées, froides. Derrière la tempête vient le calme, qui s’affaisse, s’écarte, ralentit le temps. Il n’y a plus rien que des décombres éparpillés partout, dans tous les sens. Le bazar chaotique a décomposé la plage si claire, si dégagée en tas d’immondices entassés ça et là, où le courant les a portés, où le vent les a emportés. Les algues arrachées à leur habitat naturel ont échoué sur les débris des maisons Calusas. Des poissons et autres animaux sont immobiles, couchés sur le sable où ils ont malencontreusement atterri. Les hommes ne sont pas les seules victimes de la catastrophe. Dame Nature ne fait pas la différence quand sa colère gronde : tout n’est que question de lieu, de temps, de chance : le bon endroit au bon moment. Il y a également des végétaux transparents, dont la consistance ne ressemble à aucun que je connais. Pas d’œil, pas de membres, ce ne sont pas des animaux. Pourtant leur membrane est dure, froissée. Malléable, et bruyante lorsqu’on les touche. Ce n’est pas un végétal ; il se serait brisé. C’est autre chose, j’ignore quoi : il y en quelques-uns, échoués sur la plage, recrachés par la mer. Ce n’est pas une priorité de comprendre ce mystère : il y a plus urgence, la pensée m’a traversé sans se concrétiser. Des vies pourraient être en danger.

Je suis prête à porter assistance, à aider. Mon fils est en sécurité, je l’ai laissé à l’écart de la plage, en compagnie d’autres enfants qui ont été regroupés. Ils ont besoin d’être rassurés, de ne plus avoir peur, de retrouver cette insouciance avec d’autres de leur âge. Je ne suis pas une mauvaise mère, même si ce que l’on dira, puisque je ne suis pas avec lui, pour le rassurer, lui dire que je ne l’abandonne pas, pas encore : l’appel du médecin est plus forte que tout, et je ne peux me résoudre à laisser l’instinct maternel prendre le dessus. Je ne peux pas transformer mon univers pour une simple personne, encore moins une dont je n’ai même pas souvenir de l’avoir conçue ; c’est impossible. Il faut que je me rapproche à ce que mon esprit sait, ce dont il se nourrit et a besoin. Si je demeure inactive à cause de cet enfant dans les bras, je ne pourrais pas me pardonner d’avoir manqué la possibilité de venir en aide à ceux qui actuellement sont dans un besoin urgent.
Mon attention peut se porter sur les autres, sur les vivants que l’on n’imagine être encore présents. La mer les a emportés, ils ne sont plus de ce monde. Et pourtant non : le cœur des plus vaillants bat encore, faible et pourtant distinct dans ce village ressemblant davantage à un cimetière qu’à un lieu chaleureux.

J’ai entendu du bruit et mon cœur se soulève. Alors je cours, je file comme une flèche à sa source. J’appelle encore pour m’assurer que je n’ai pas rêvé. Je soulève ma jupe pour ne pas me prendre le pied dans le tissu et marche à tâtons sur les décombres, m’assurant auparavant de la stabilité de chacun de mes pas. C’est un immense tas, une maison se trouvait là. La marée basse nous empêche d’avoir les pieds dans l’eau. Je suppose d’ailleurs que le tout a été déplacé, et emporté par la puissance des vents. Peu importe, je me hâte, vois le corps. Ou plutôt, les corps. Il y a deux personnes, la masse vivante ne peut en représenter qu’une seule. Je soulève les planches, les tire, dégage les morceaux.

« N’essayez pas de bouger, attendez que je vous ausculte d’abord »

Il y avait deux personnes entassées l’une sur l’autre. De celle qui semblait le plus dégagée, je remarquais l’hémorragie. M’emparant d’un morceau de tissu récupéré en chemin, je le déchirais en longue bande pour en faire une sorte de garrot qui ferait pression pour empêcher qu’elle se vide de son sang.

« Je déplace votre bras monsieur, pour pouvoir extraire la jeune femme. Ensuite je m’occupe de vous »

La prenant sous les épaules, je la tirai vers l’extérieur avec douceur, prenant soin qu’elle ne touche aucun morceau de bois qui n’eut été tranchant. La posant ensuite à plat sur le sol, je faisais à nouveau pression sur la plaie pour la maintenir le temps d’extraire leur personne. Au loin, je remarquais deux personnes qui venait de nous apercevoir, accourant pour nous porter assistance. Je rejoindrais l’autre personne.

« Monsieur, je vais vous aider… Oz ? »

Je n’avais pas fait attention à son visage, trop focalisée sur la jeune femme avant de réaliser que c’était bien lui.

« Tu as mal quelque part ? Je n’arrive pas à voir tout ton corps. »

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Sujet: Re: [Intrigue n°20] Walk slow and low on a tightrope [Ozvan]
Lun 29 Jan - 18:00

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Grâce & Oz @SomeoneintheFamilyisdead


Ici la mélodie des vagues contre le ressac s'incrustait si fort dans les oreilles qu'on finissait par l'intégrer au silence. Ici le vent ne cessait jamais de mugir, mais quand vous vous en éloigniez il régnait alors comme une tranquillité mortelle. Ici tous les bleus chatoyaient face à votre regard, de la mer au ciel ils envahissaient votre paysage. Ici même si on vous regardait avec curiosité on ne vous harcelait pas de questions. Ici les raillements du Goéland vous surplombaient d'un immense ombre noire ... Comme en cet instant ou les pleures de ce damné volatile l’empêchaient de se profiter de sa sieste. Bien méritée après tous les travaux effectués dans le jardin pour Freÿa.

Tandis que sa poitrine se soulevait fortement dans l'effort effectué par ses poumons pour se procurer un peu d'air. Oz étouffait. La chaleur probablement. Il voulut chasser une mouche agaçante qui trottinait sur son front mais ne parvint pas à mouvoir son bras. Pendant que la réalité se faufilait par les pentes escarpées de sa conscience pour lui faire prendre connaissance, que ce qui résonnait dans son ouïe ne parvenait pas d'un oiseau marin. Mais bien de la pauvre Freÿa qu'il serrait dans ses bras. Si fort qu'il l'étouffait, là sous les planches en bois les recouvrant tel un mausolée fatal.


Ici ici ici ...

S'éveillait-il d'un rêve ou il confondait la voix de sa nièce avec sa propre pensée ? Pourquoi répétait-elle ce même mot ? Essayait-elle de lui indiquer un endroit précis. Ozvan ne parvenait pas à se concentrer, son esprit se morcelait en des milliers de morceaux pour s'assembler afin de le perdre dans un labyrinthe. Ou son orientation ne distinguait plus le nord du Sud, le soleil de la lune ou la nuit du jour. Ses paupières, infiniment lourdes refusaient de s'ouvrir alors qu'il sombrait régulièrement dans une semi-inconscience. Des douleurs fusaient partout de son corps endolori que se rappelait à lui. En dessous de celui-ci, dans son dos, à travers divers bouts de bois qui pénétraient cruellement dans sa chair, il lui paraissait être allongé dans une petite marre. Il ne s'agissait pas de ses larmes. Idée saugrenue surgit du néant dans lequel il se débattait.

Un orage ? De la foudre ? Des éclairs ? Une tempête ? Ça expliquerait les hurlements incessants qui imprimaient d'une étrange angoisse tout son squelette. Un feu inattendu se concentrait contre son cou, comme un souffle dans un râle vrombissant. Seulement son cerveau réalisa la présence du corps contre le sien. Le désespoir, puis la rage remplacèrent l'angoisse quand il sut.. enfin... que la tonalité des mots peuplant son espace se résumait non pas à une conversation mais une unique plainte désespérée...

Un appel au secours ! le Rajhak doit se dégager, la libérer, il .... Sombre dans l'obscurité....

Sans fin. Il revient, il repart, il s'en va ... Comme le flux de l'Océan.

Parfois il captait des mouvements supplémentaires. Plus de lumières. Ozvan s'efforçait de mouvoir les extrémités de ses membres pour s'assurer qu'il n'en avait perdu aucun. Ou pire. Au fil des secondes, des minutes, des heures ... Difficile pour l'homme piégé dans sa propre maison de mesurer le temps. Ni de se remémorer les faits exacts. Une incendie se déclara car sous ses prunelles virevoltaient des flammes rousses et flamboyantes. Cela annihila tous les indices qui envahissaient son champ de vision ainsi que son audition

«  Brûler.. on va bruler »


Paroles qui se superposèrent à celle de la Pikuni qui s'occupait de la jeune fille moribonde. Celle qui s'échappait de ses bras, qu'on lui retirait, qu'on lui enlevait, qui ne deviendrait que cendres. Sa gorge menaçait de hurler et puis ... Elle. Grâce. Et tout ce kaléidoscope se remit en place. Les débris de la maison de Solan qu'il habitait avec Freÿa, la fille de ce dernier. Son unique parente. Non loin de lui, secourue mais dont le corps imitait une poupée cassée. Mais le comment, le pourquoi ... se tapissait dans l'ombre. Ozvan il à entendu sa question mais il lui adressait une autre

 « Grâce .. Je ne me souviens plus, que s'est-il passé ? »

Ironiquement à cet instant il nécessitait la mémoire de *l'Amnésique* pour lui dresser un résumé des événements. Alors qu'il se tordait la tête pour apercevoir les alentours il ne trouva que désolation ... Il envoya son pied dans le tas de ruines pour se propulser au dehors et se retrouva assit tordu par la douleur ...

« Ma cheville droite, je crois que quelque chose la coince »

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Sujet: Re: [Intrigue n°20] Walk slow and low on a tightrope [Ozvan]
Jeu 12 Juil - 20:26

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[Intrigue n°20] Walk slow and low on a tightrope [Ozvan]

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