Partagez | 
 

˜˜˜˜˜˜Murphy ♣ I forgive you, I forgive me
maybe life should be about more than just surviving

Aller à la page : Précédent  1, 2

avatar
06/12/2015 Lux Aeterna 30609 Sophia Bush Avengedinchains (vava) ; Oreste (image profil); Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 201


Sujet: Re: Murphy ♣ I forgive you, I forgive me
Lun 27 Nov - 21:52



❝ I forgive you, I forgive me ❞
Murphy Cavendish & Richard Coben
(19 novembre 2117)


Malgré tout l'honneur qu'elle faisait à sa part de mystère, les réactions de Murphy auraient pu être comprises par n'importe qui. C'était ce qui la sidérait, l'incompréhension à laquelle elle se heurtait, le regard de rage que Richard posait sur elle. Peut-être qu'ils ne s'étaient jamais tant compris, en fait, que tout avait toujours manqué de voler en éclat, que tout n'avait attendu que le premier obstacle pour le faire. Les années avaient défilé sans donner raison à cette théorie mais elle émergeait maintenant plus claire que jamais. Ils atteignaient doucement le point de non retour et tout était à deux doigts d'exploser sous leur nez. Murphy avait totalement perdu le contrôle dès l'instant où le sujet d'Autumn avait été abordé. Un seul prénom et l'apocalypse avait atteint sa raison, déclenché ses phobies, nourri toutes les inquiétudes qu'elle s'était efforcée d'enterrer jusque-là. Il ne comprenait vraiment pas ? La peur irrationnelle et irraisonnée de le perdre, l'impression que la bataille était déjà terminée ? Ne comprenait-il pas le mal de l'absence, les questionnements et les doutes, l'envie d'être une meilleure personne mais la paralysie du caractère qui empêchait d'avancer ? Ne comprenait-il pas tout ce qui se cachait derrière les reproches lancés avec violence ?

Autumn, elle la détestait pour tout ce qu'elle représentait. Parce qu'elle était la fille de Richard, parce qu'elle était sa biologie, son sang, son ADN, parce qu'elle était tout ce qu'elle ne serait jamais, l'innocence jeune d'une gamine qui avait encore toute la vie devant elle pour apprendre et comprendre, s'adapter au nouveau monde et rendre son père fier d'avoir découvert cette paternité. Pour Murphy, il était trop tard. Elle tentait constamment mais c'était peine perdue; ce monde ne voulait pas d'elle car elle n'avait pas été taillée pour lui. Elle était taillée pour les étoiles et le monde sécuritaire d'une boîte de conserve en orbite autour d'une planète qui l'avait vue naître. Elle était un rejet de greffe, celle qui s'accroche malgré tous les signes de dégoût de son hôte, le parasite indésirable, nuisible, toxique. Elle n'aurait simplement jamais cru que Richard serait des hôtes. Il était censé être son partenaire, son coéquipier, son ami, son frère, son protecteur, son roc, son père, sa famille. Le ton montait autant que sa voix le lui permettait mais cette dernière s'étranglait, rauque, atteinte par le froid et le virus, la peine, la tenacité. « Parce qu'elle me fait chier même quand elle est pas là ! » Si sa physiologie le lui avait permis, elle aurait sans doute hurlé dans un réflexe déraisonnable. Les mots étaient devenus son arme dans cette bataille, puisqu'il était incapable de comprendre ses regards et tout ce qu'elle taisait. Les problèmes d'Autumn ne regardaient qu'elle jusqu'à ce qu'ils atteignent son propre monde. Et son monde à elle, la gamine le bouffait avec avarice, en témoignait le passé dont Richard usait à présent, reléguant au passé et au révolu tout ce qui avait pu les lier. Le choc était rude et n'atteignait plus seulement l'esprit. Des frissons la parcoururent alors qu'elle réalisait qu'ils s'apprêtaient à franchir la ligne finale, ensemble. La fin d'une amitié, la fin de sa famille, la fin de tout ce qu'elle chérissait et qui lui avait donné la force de se lever le matin et de continuer à vivre malgré les pertes, malgré Ofelia et malgré Faust. Si c'était toute l'importance qu'il lui attribuait, alors peut-être était-ce là pour le mieux. Elle n'avait jamais eu de cesse de se le répéter : si elle n'était pas assez bien pour quelqu'un, alors c'est que ce quelqu'un n'était pas assez bien pour elle. L'équation était simple, pourtant. La considération qu'un parti avait pour l'autre devait être égale à son inverse. L'équilibre devait être parfait, c'était comme ça que fonctionnaient les relations. Parce qu'à trop donner d'importance à autrui, on se perdait dans l'attente d'un retour qui n'arrivait jamais. Alors pourquoi maintenant tout changeait ? Pourquoi la balance devenait si instable dans chacune de ses relations, pourquoi était-elle incapable de laisser partir ceux qui ne lui accordaient pas l'importance et l'affection qu'elle pensait mériter ? Elle se fragilisait, vacillait, la vulnérable. La carapace était trop usée, devenait poreuse.

Et il le lui répétait, Richard. Il ne la reconnaissait pas. Mais elle avait toujours été comme ça, il était peut-être simplement temps qu'il ouvre les yeux, qu'il la découvre dans ses peurs et ses incertitudes. Ils avaient toujours été liés face à l'épreuve, main dans la main, épaule contre épaule. Maintenant, l'épreuve ne se dressait plus face à eux deux, elle s'interposait entre eux, les séparait violemment. Tout ce qui avait pu la lier à Richard devenait flou, brumeux et vaporeux face à tout le concret dont se teintait le clivage. La seule certitude qui lui restait était celle de l'angoisse de l'abandon. Elle s'accrochait à son regard comme on s'accroche à une bouée de sauvetage en pleine tempête. Ne comprenait-il donc pas ?

C'était Autumn, la seule responsable. Elle avait déclenché le mode de défense ultime chez Murphy; répondre aux menaces par la menace. Mais elle, elle avait compris. Elle avait compris ce qu'il lui disait, lui, la rupture qu'il avait confirmée et l'avenir qui s'effondrait devant elle, la perte de la seule stabilité, l'abandon ultime.

Il la connaissait depuis qu'elle était née, la petite, et elle manqua une respiration. C'était encore pire. Il connaissait sa fille depuis sa naissance, en quoi était-ce censé la rassurer ? Elle le regardait, à bout de souffle, les lèvres entrouvertes par le choc de la révélation. Elle l'écoutait, scrutait son regard, ne maîtrisait plus les expressions qui défilaient sur son visage à la fois paniqué, peiné, agressif. Elle attrapait ses mots à la volée, cherchait dans chacun d'eux un peu de réconfort mais le doute prenait le dessus sur tout le reste, rongeait ses tentatives à l'optimisme. Sonnée, incapable de répondre dans l'immédiat, elle le regarda bêtement se lever et lui faire face. « A elle, tu lui pardonneras toujours tout. Moi je te décevrai toujours. » La constatation s'éleva comme une plainte au milieu des crépitements d'un feu qui ne parvenait même plus à la réchauffer. « Au-dessus des autres ? C'est pas l'impression que tu m'as donnée ces derniers mois. » Le reproche n'en était pas vraiment un, plutôt une observation. Qu'Autumn ait toujours été dans la vie de Richard ne changeait pas grand chose, finalement. Elle avait toujours plus à offrir qu'elle, et lui serait toujours déçu. Ce moment en était le parfait exemple. Il n'aimait pas celle qu'il voyait, mais elle était incapable de changer. Elle se battrait toujours férocement contre ceux qui essayeraient de lui voler ceux qui comptaient. Elle s'était battue contre Elouan pour Antarès et Richard ne l'avait pas compris. Maintenant, elle se battait contre Autumn et pour lui, mais il ne le comprenait pas davantage. « Ce que je veux ? Tu comprends vraiment pas ? » Elle se leva pour lui faire face et, non sans hésitation, brisa la distance qui les séparait. Leur conversation n'appartenait qu'à eux. Les autres n'avaient pas besoin de savoir toute l'électricité qui faisait maintenant leur relation. « Je veux que tu partes pas comme tous les autres. Et pis que t'arrêtes de me regarder comme si j'étais la pire erreur que t'as jamais faite. » Elle ne serait jamais parfaite, pour lui ou pour quiconque, mais ce qu'elle voulait, c'était qu'il l'accepte avec tout les parts d'ombre qui la composaient et qui contrastaient avec la lumière qu'elle s'était toujours efforcée de mettre en avant lorsqu'il regardait. Ses prunelles dorées reflétaient les lueurs brûlantes du feu mais surtout tout le supplice qu'elle traversait. Elle murmurait, suppliait du regard, attrapait désespérément la bouée qu'il lui avait lancée, espérait l'avoir bien fait. Il était peut-être trop tard pour s'en rendre compte, mais elle avait besoin de lui et elle avait toujours eu besoin de lui. « Comment je peux être au-dessus des autres et laissée de côté pendant dix mois ? »

Admin
avatar
23/05/2015 avengedinchains 1400 Andrew Lincoln ava by Exception / sign by Alas Chef de secteur devenu chef de la garde après le crash. 76
Admin


Sujet: Re: Murphy ♣ I forgive you, I forgive me
Mar 28 Nov - 22:12



I forgive you, I forgive me

Comment est-ce que les choses ont pu dégénérer comme ça ? Il n’en a pas la moindre idée. En réalité, Richard sait qu’il a été accaparé par ses songes et perdu au milieu des travaux. Se plongeant dans les travaux, il n’a pas été en mesure de voir que le temps passait si vite. Tout s’est passé si vite qu’il n’a pas fait attention à tout. Skylar occupait ses pensées, bien plus qu’il n’aurait pu l’admettre. Et certaines choses se sont très mal passées. Sans qu’il ne soit en mesure de le comprendre. Alors qu’elle se perdait dans ce monde à essayer de comprendre les choses et à tenter d’attirer son attention peut-être ? Lui, il restait muré dans ses songes, se concentrant sur ses problèmes et tentant d’y mettre de l’ordre en la laissant elle de côté. Sauf qu’il ne s’en est pas rendu compte, qu’il a été suffisamment stupide pour ne pas prendre conscience des choses qui ont pu mal se passer. Est-ce qu’il apprécie la situation ? Pas du tout, mais il ne nie pas qu’il en est tout aussi responsable. Il est fautif dans cette histoire et il ne le fait même pas exprès. Il ne sait pas comment il est censé revenir en arrière et il réalise bien que de simples excuses ne suffiront pa, surtout quand il voit à quel point elle semble remonter. Pour autant, il est aussi hors de question pour lui de la laisser lui parler comme s’il était normal d’agir ainsi. Si elle se met à crier et qu’il ne fait rien, c’est la porte ouverte pour que tout le monde se mette à réagir comme ça. Et il ne le supporterait pas. Mais comment arranger les choses en la grondant comme une gamine hein ? A quel moment est-ce que c’est censé marcher ? Mais il ne sait juste plus comment gérer avec elle parce qu’elle s’emporte pour bien peu de choses.

Il n’y a qu’à voir l’effet que peut bien avoir Autumn sur elle. Il n’y a jamais fait attention avant et il se sent un peu ridicule maintenant. Il ne supporte pas la situation actuelle mais il ne voit pas non plus ce qu’il pourrait faire pour que tout ceci se reprenne en mains. Il n’y a aucune solution miracle pour ça et il a peur que quoi qu’il fasse, elle garde sa haine et cette jalousie si étrange. Peut-être qu’il y a autre chose qu’il n’a pas vu ? Et dans ce cas, qu’est-ce qu’il est censé faire pour que tout redevienne comme avant ? Est-ce qu’il y a une solution cachée ? Est-ce qu’il y a moyen d’arranger les choses ? Est-ce qu’il est au moins possible de le faire ? Pourquoi n’a-t-il rien vu jusque là ? C’est ça qu’il ne comprend pas ? Est-ce que ses sentiments pour Skylar ont caché tout ce qu’il y avait d’autres autour d’eux ? Et dan ce cas, il aurait dû faire quoi ? Il ne peut pas toujours faire attention à tout le monde. Ce que les gens ne semblent pas se rendre compte, c’est que Richard est aussi humain que les autres et il est aussi en mesure de faire des erreurs. Alors oui, certains ne sont pas foutus de se rendre compte de tout ça, mais qu’est-ce qu’il est supposé faire, dans ce cas ? Il n’en as pas la moindre idée. Et il n’a, de toute manière, pas particulièrement envie d’y réfléchir. « Parce qu'elle me fait chier même quand elle est pas là ! ». Blessé, il baisse le regard. Elles ne peuvent pas se tolérer, très bien. Et dans ce cas, qu’est-ce que lui, il est censé y faire ? Choisir quelqu’un ? Non, ce n’est même pas envisageable et ce n’est pas près d’arriver. Il n’a vraiment pas envie de perdre son temps sur de tels enfantillages et pourtant, il voit bien qu’il n’a pas le choix. Murphy semble ne pas comprendre sa déroute et lui reproche tous les maux du monde. Et face à ça, qu’est-ce qu’il est supposé faire ? Au vu du ton qu’elle emploi, Richard choisit de tout simplement pas lui répondre. Il n’y voit pas d’intérêt. Elle déteste Autumn, très bien. Et lui, il ne risque pas de prendre parti à une joute verbale d’enfants de quatre ans. Elle veut élever la voix ? Très bien, qu’elle montre à tout le monde qu’elle n’est qu’une enfant. Il ne cherchera pas plus loin. Il a fait des erreurs ? Certes, mais au vu de sa manière de se comportement, il est absolument hors de question pour lui de faire quelconque effort. Hors de question.

« A elle, tu lui pardonneras toujours tout. Moi je te décevrai toujours. ». A quel moment avait-il dit une chose pareille ? A quel instant s’est-il permis de dire qu’il pardonnerait tout et n’importe quoi à sa fille. Il parle d’elle, elle s’offusque mais prend-elle le temps de comprendre ce qu’elle est en train de lui dire ? Est-ce qu’elle a oublié qui il est et comment il est ? Richard n’est pas un homme parfait et il n’a jamais été responsable de tout ce qu’il faisait. Il a obéi aux ordres et fait bien des bourdes mais soit. Pour le reste, les choses sont différentes. Vraiment différentes. Parce qu’elle le juge autrement que tel qu’elle le connait et c’est justement ce qui se trouve être pathétique dans tout ça. ” Tu me critiques vis à vi d’Autumn mais ta colère et ton entêtement t’empêche de te souvenir comment je suis. Tu ne me connais donc plus ?”. Mais il n’est pas certain d’avoir envie d’entendre la réponse à sa question. Au vu de sa manière de lui parler, elle ne fait plus attention au reste. Elle ne l’écoute plus, ne prête plus attention à ce qu’il dit. Elle se moque des choses qu’il peut bien dire, elle l’ignore et crache sa haine et sa colère. Elle semble s’en amuser, très bien. Mais il ne risque pas de chercher plus loin. Butée, elle s’imagine avoir raison sur tout. Soit, il ne veut pas se battre pour qu’elle arrête de le croire.

« Au-dessus des autres ? C'est pas l'impression que tu m'as donnée ces derniers mois. ». Elle lui met dans les dents son absence, son besoin de rester loin et de souffler dans son coin. Son besoin de s’éloigner de Murphy et de la déception qu’elle lui a suscité. De Skylar et de ses sentiments contradictoires. Pour autant, au milieu de tout ça, il y avait de vrais problèmes bien sûr. Il y avait le déménagement et les choses que ça a bien pu apporter au reste. Ici, il sait qu’il a des torts mais elle n’est pas non plus venue vers lui non ? Elle sait qu’il y avait du travail, elle sait qu’il est chef de garde et qu’il n’a pas que ça a faire que de se prendre la tête avec les problèmes et les émotions de ses proches. Il n’y a pas que ça, et il a des responsabilités. Sur certains points, les choses n’étaient pas faciles du tout. Et il ne voit toujours pas ce qu’il pourrait faire pour que les choses évoluent, désormais. Rien n’est facile. Jamais. Mais elle ne veut pas entendre ses excuses, elle ne veut pas comprendre où il veut en venir et elle ne veut pas l’écouter non plus. Lui, il n’a pas envie de réfléchir plus loin. Elle ne veut même pas l’écouter de toute manière, alors qu’est-ce que ça change ? Il ne supporte pas l’idée que cette relation ait pu prendre fin aussi vite et sans qu’il ne soit en mesure d’aller contre ça. Pour autant, il réalise qu’il ne voit pas comment revenir en arrière. Il peut bien essayer autant qu’il le peut, il ne voit pas comment arranger tout ça. ” Je ne t’ai pas beaucoup vu non plus, si tu veux jouer à ça.”. Plutôt que de tout lui mettre dans la gueule maintenant, elle aurait pu venir le voir à plusieurs reprises, elle n’en a rien fait. Et là, maintenant, il ne voit pas ce qu’il pourrait faire pour que tout change.

« Ce que je veux ? Tu comprends vraiment pas ? ». Absolument pas en effet. Il est perdu face à ses réactions qui lui échappent totalement. Il ne sait plus comment réagir face à ses attaques et ses larmes. Quand elle se rapproche pour que l’échange se fasse un peu plus privé, il en rigolerait presque. Ne voit-elle pas que tous les regards sont déjà tournés vers eux ? Ne réalise-t-elle pas qu’il est trop tard pour prétendre que tout va bien entre eux ? « Je veux que tu partes pas comme tous les autres. Et pis que t'arrêtes de me regarder comme si j'étais la pire erreur que t'as jamais faite. ». Il baisse la tête, soupire un instant, ne comprend pas ce qui peut bien se passer. A aucun moment il n’a laissé entendre qu’il envisageait de partir. Il n’a jamais dit qu’il allait s’éloigner. Même en restant un minimum loin, il a toujours fait en sorte de la guetter, de la protéger si c’était nécessaire. Mais ça ne pouvait pas se passer aussi simplement, bien sûr. Mais là, maintenant, tout est visiblement différent. Si c’est vraiment ce qu’il lui a laissé entendre, il ne voit pas ce qu’il pourrait vraiment faire pour arranger ça mais il s’en veut, vraiment. Si elle a peur qu’il parte c’est qu’il lui en a donné l’impression, et ce n’est pas ce qu’il cherchait. Pas du tout même. ” Il ne suffit pas toujours d’attendre que tout explose pour entrer dans une colère monstre ou pour entrer dans tes derniers retranchements. Tu me tombes dessus sans que je puisse répliquer une seule seconde, sans que je puisse y faire quoi que ce soit et tu ne me laisses aucun répit, prétendant que de ton côté quoi ? Tu n’as aucun tort ?”. Il n’a pas envie de l’agresser à son tour, mais il ne supporte pas sa manière de se comporter et à son tour, il perd patience, qu’est-ce qu’il peut en dire hein ? Rien. Elle ne semble pas comprendre grand chose et c’est dommage mais il ne va pas passer trois heures à lui expliquer.

« Comment je peux être au-dessus des autres et laissée de côté pendant dix mois ? ». Cette fois, il ne détourne pas le regard. Il en a assez. Et elle, elle était où ? Le moindre travers et elle disparaît pendant des mois ? Faire le premier pas après dix mois, ça ne veut absolument rien dire. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne et il faudrait qu’elle l’accepte et le comprenne. Sauf qu’elle n’en fait rien. Rien du tout. Et il en a marre. A bout, exténué, il ne supporte plus cet échange et il n’a plus envie de chercher plus loin. Il en a marre de se retrouver devant tout ça sans pouvoir reprendre le contrôle. Il est fatigué par ses journées, et son comportement à elle, par sa tristesse, sa déception et sa frustration. Il ne comprend pas tout et il n’a pas vraiment envie de comprendre. Il veut l’aider mais il n’y arrive pas. Et puisqu’elle est butée au point de ne même plus l’écouter ou de remettre en cause tout ce qu’il peut bien dire, qu’est-ce qu’il est censé faire ? Il est à bout et c’est sans doute pour ça qu’il finit par l’ouvrir une fois de trop, heureusement pas trop fort. ” Parce que tu crois que j’étais là, dans un coin, à attendre le déluge ou que je tournais autour des autres comme si tu n’existais plus ? J’étais avec personne. Juste moi, avec mon boulot, les soucis du déménagements et mes sentiments pour Skylar. Arrête de croire que tu es le centre du monde”. Il soupire, il a trop parlé et il n’a pas envie d’en dire plus. Puisqu’il est debout, il choisit de prendre le large, ne voulant pas qu’elle lui mette ça dans la gueule en plus du reste.

notes » w/ Murphy sur le campement Odysséen, près du feu, le 19 novembre 2117.

avatar
06/12/2015 Lux Aeterna 30609 Sophia Bush Avengedinchains (vava) ; Oreste (image profil); Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 201


Sujet: Re: Murphy ♣ I forgive you, I forgive me
Mer 29 Nov - 19:40



❝ I forgive you, I forgive me ❞
Murphy Cavendish & Richard Coben
(19 novembre 2117)


Elle était bornée, Murphy, ne retenait des répliques de Richard que les aveux qu'elle voulait y trouver. En quelques minutes, elle avait oublié toutes ses bonnes intentions, les avait abandonnées au profit de ce pessimisme qui la guidait depuis de trop longs mois. Elle avait regretté le coup accidentel dès qu'il était parti mais il avait suffi pour Richard de prononcer le prénom de sa fille pour lâcher tout le flot de jalousie qu'elle avait retenu trop longtemps. Délaissé le remord de l'accident, abandonné la douceur des mots bercés de regrets. Elle ne voyait plus l'issue de cette discussion avec grand espoir, se demandait encore si elle pouvait changer, maintenant, si elle pouvait aboutir à autre chose qu'à une rupture définitive. Elle s'accrochait désespérément, le fixait sans plus redouter ses réactions parce qu'elle lui avait déjà donné tout le pire en se braquant dès l'évocation du prénom d'Autumn. Mais elle se décevait elle-même, peut-être même plus encore qu'elle décevait son ami, parce qu'elle lisait la peine qu'elle lui faisait et toute la surprise qui était la sienne maintenant qu'il découvrait tout ce qu'elle n'avait pas dit pendant tout ce temps qu'elle avait laissé coulé. Elle ne savait pas si elle devait regretter ou se féliciter d'avoir tenu son envie secrète jusque-là. Elle aurait dû tenir plus longtemps, tenir toujours. Le regard fuyant de Richard traduisait tout ce qu'il pensait d'elle et se reflétait dans ses propres iris. Elle ne voulait pas le blesser, n'avait jamais voulu le blesser. Elle s'était perdue en route, elle s'était perdue en ne lui souhaitant que le meilleur mais en se souhaitant un peu trop à elle-même. Elle savait ses reproches irraisonnés, elle se savait le maltraiter et ne pouvait s'empêcher de se mettre à sa place dans quelques moments de lucidité. Elle ne lui demanderait jamais de choisir, n'avait jamais eu l'intention de le faire, mais les dernières minutes avaient été fatales. Il avait choisi, lui.

Non, elle ne connaissait pas, ne le connaissait plus. Ou alors elle ne se connaissait plus elle-même ? Perdue dans un labyrinthe de la pensée, Murphy se trouvait confrontée à ses plus grandes angoisses au point de ne plus voir les lueurs d'espoir qui s'éclairaient ça et là pour lui montrer le chemin. Emprisonnée dans l'obscurité, elle avait perdu la vue, refusait d'admettre ses peurs déraisonnables, répondait à chaque tentative d'autrui par un nouveau bouclier. Tennessee avait été la première à trouver son chemin et ça lui avait donné un peu d'espoir mais la confiance ne réapparaissait jamais aussi facilement qu'elle naissait pour la première fois, naïve de tous les travers. Avec Devos, les choses avaient été plus compliquées. Avec Isdès, elles le seraient probablement toujours. Alors, avec Richard, quelle issue pouvait-elle maintenant espérer ? Elle lui avait offert sur un plateau d'argent tous ses défauts et les névroses cachées depuis un peu trop longtemps, et avec ça l'opportunité pour lui de la rayer de sa vie. Il n'avait plus qu'un mot à dire, maintenant, mais Murphy n'en avait pas vraiment besoin pour comprendre ses intentions. Il avait parlé d'eux au passé, et c'était la façon la plus vicieuse d'annoncer les choses. « Mais putain, c'est pas toi que je critique... » souffla-t-elle de sa voix éraillée, le regard fuyant vers le sol où brillait quelque humidité gelée par le froid de fin de journée. Ne comprenait-il donc pas ? Elle ne lui reprocherait jamais d'avoir une fille. Elle ne lui reprocherait jamais de l'aimer, cette fille, comme un père aimait ses enfants, et elle ne lui reprocherait jamais toutes les atrocités égoïstes qu'il imaginait sûrement. Elle comprenait la chance d'avoir un père, elle qui n'avait jamais connu le sien. On ne pouvait pas connaître le manque de l'absence si on avait jamais connu la présence, mais Murphy connaissait à le comprendre. Elle n'avait aucun souvenir de son père mais avait tout construit avec Richard à ses côtés, et ce manque-là se faisait déjà bien trop envahissant. Elle était pétrifiée à l'idée de le perdre, à l'idée qu'il n'ait pas assez de place pour elles deux et qu'il choisisse, comme il semblait être en train de le faire sous ses yeux.

Elle lui reprochait l'éloignement, l'absence, les dix mois d'un silence ponctué seulement de quelques nécessités d'organisation et politesses lisses et fades. Mais le reproche lui revint comme un boomerang et la laissa étourdie quelques instants. « Tu me vois ce soir » répondit-elle, tentant de se convaincre de son propre argument. « T'aurais fait un premier pas, toi, ou t'aurais juste continué à attendre que le temps coule et nous achève ? » C'était ça, la vraie question. Sa décision d'un premier pas n'avait pas tenu à grand chose, juste à un excès de courage ponctuel qui avait suffi à initier une conversation banale. Où elle était, cette conversation banale ? Où étaient la météo, le froid, les patrouilles ? Ils lui manquaient, maintenant.

Quand elle se lève, ce n'est pas pour le défier. C'est pour qu'ils restent seuls propriétaires de leurs mots. Sa voix était encore faible mais elle avait vu les visages se tourner sur eux. Les tonalités de reproche et de colère se repéraient de loin, ici. Certains attendaient même parfois qu'une bagarre éclate, juste pour passer le temps. Eux deux ne leur feraient pas ce plaisir, mais elle ne comptait pas plus exposer les failles de leur relation à la vue du monde. Elle savait comment pouvait être perçue une amitié entre un supérieur et un subordonné; ce n'était jamais vu d'un très bon œil. Alors la supplique avait été soufflée dans un murmure et le regard de Murphy s'était perdu un instant dans celui de Richard pour qu'elle puisse y lire tout le reste. « Mais j'ai admis mes torts, non ? » De retour sur la défensive, elle ne savait plus sur quel pied danser. Elle avait été poussée dans ses retranchements par l'évocation d'un seul prénom, toujours ce prénom maudit, mais ce qu'il ne comprenait pas c'était qu'elle était presque aussi perdue que lui, qu'elle admettait pour la première fois se sentir menacée par la gamine, qu'elle admettait pour la première fois et sans détours redouter qu'il lui tourne le dos. Finis leur affection détournée et leurs sourires pudiques; en quelques minutes ils avaient mis le pied dans une nouvelle ère où tout était plus rude car les menaces omniprésentes. « Tu m'as jamais vue en colère, Richard. Je suis pas en colère » siffla-t-elle, amère. Braquée, méfiante, vive, mais pas en colère. Parce qu'elle ne lui en voulait pas, à Richard. Elle en voulait au hasard de la vie de lui avoir offert une fille de son sang, elle s'en voulait à elle de ne pas le supporter, mais elle n'en voulait pas à Richard. Mais lui ne démentait pas ses craintes, ne leur donnait pas tort. Il continuait à la regarder comme l'erreur qu'elle était, le remord qu'elle représentait, et toute l'incompréhension qu'elle suscitait. Elle voulait qu'il brise cette crainte; elle saurait se contenter d'une seule étincelle du regard si c'était tout ce qu'il pouvait lui donner, mais pour le moment, elle ne recevait des reflets exacts de ses propres reproches. Elle voyait où il voulait en venir avec ce temps qui avait filé; elle leva les yeux au ciel comme une adolescente agacée qui attendait que les remontrances finissent par passer.

Mais ses prunelles alertes finirent par quitter le ciel d'encre pour retrouver Richard. Que venait-il de dire ? Par quoi avait-il conclu son discours ? « Quoi ?? » Elle était sonnée, n'était pas sûre d'avoir bien compris, restait bêtement sur place, bras ballants, alors que lui, ça y était, lui tournait vraiment le dos. « Quoi ? T'as dit quoi ? » Sa voix ne portait toujours pas autant qu'elle l'aurait souhaité mais elle devina quelques regards se poser à nouveau sur eux et elle trotta jusque Richard pour l'attraper par le bras et le forcer à la regarder. Ils étaient excentrés, maintenant, s'étaient éloignés de la densité qu'appelait la douce chaleur réconfortante du feu du cœur du village. « T'as dit quoi ? » C'était tout ce qu'elle était capable de dire, de répéter. Le sujet avait dévié trop vite et elle avait presque oublié tous les reproches qu'ils s'étaient balancés au visage. Il le savait, non, qu'elle serait toujours pour lui ? « Je suis désolée si t'as eu des merdes, Richard. T'aurais pas du avoir à les gérer tout seul. Je pensais que tu savais que j'étais là. Tu pouvais venir me chercher quand tu voulais. Mais je suis là, maintenant, non ? On devrait pas avoir à se dire ces choses-là. On a jamais eu à le faire, avant. » Elle le fixait d'un air grave mais tendre, comme pour le forcer à assimiler toute l'affection qui coulait de cette déclaration soudaine. Elle le savait, qu'elle n'était pas le centre du monde. Elle voulait juste faire partie de celui de Richard.

Admin
avatar
23/05/2015 avengedinchains 1400 Andrew Lincoln ava by Exception / sign by Alas Chef de secteur devenu chef de la garde après le crash. 76
Admin


Sujet: Re: Murphy ♣ I forgive you, I forgive me
Hier à 21:58



I forgive you, I forgive me

Comment est-ce que ça pourrait être pire ? Richard a l’impression que rien ne s’arrangera. Rien ne s’arrange, de toute manière. Il ne voit pas ce qu’il pourrait dire parce qu’il ne voit pas à quel moment il serait en mesure d’arranger tout ça. Murphy est butée, mais ça, c’est un fait avéré depuis bon nombre d’années déjà. Il a seulement pensé que ça pourrait s’arranger au fil du temps, sauf que ce n’est jamais arrivé et c’est justement ce qui lui pose un problème. Ici, l’homme a simplement l’impression que tout va exploser, ou en tout cas, que ça ne va pas tarder à le faire. Leur relation ne tient plus qu’à un fil, une situation qui lui échappe. Il a beau espérer que ça puisse s’arranger, il sait malgré tout que ça ne fonctionne pas comme ça. Et il a peur, en réalité. Peur de perdre cette femme qui compte tellement pour lui. Il a fait des erreurs ? Oui, d’accord, et il ne risque pas de prétendre que ça va s’arranger. Parce que ce n’est pas le cas. Un soupir s’échappe des lèvres de l’homme alors qu’il passe une main dans sa barbe. Il ne sait pas comment vivre face à tout ça et il n’a, par ailleurs, absolument pas envie de se prendre la tête à ce sujet. Finalement, tout ceci ne part pas de bien loin et les conséquences sont indescriptibles. Il ne sait pas quoi dire, ni quoi en penser et il n’a pas vraiment envie d’y réfléchir. Pour autant, il sait que ses options ne sont pas nombreuses. Tout se joue ici, et maintenant. Que ce soit supportable ou non. Ils ressemblent à deux inconnus qui ne savent pas où donner de la tête. Sans doute fait-il des erreurs en lui parlant, mais il n’est pas facile de trouver l’ordre des mots lorsque les esprits s’échauffent.

« Mais putain, c'est pas toi que je critique... ». Il ne sait toujours pas de quoi elle parle, d’où se trouve le problème. Peut-être que c’est lui qui a un problème et dans ce cas, il ne voit pas ce qu’il pourrait dire. Il veut que les choses s’arrangent mais il ne sait pas ce qu’il devrait faire. Il ne vois pas quels sont les mots à utiliser, le ton de voix à prendre ou les gestes à avoir. Il ne sait pas du tout et il n’a pas vraiment envie de chercher plus loin. Il ne sait pas quoi lui dire et à chaque fois qu’il prend la parole, il a l’impression de faire une gaffe, de faire une erreur. Il ne sait pas quoi dire ni quoi faire. Et il n’a pas vraiment envie de chercher plus loin. A quoi est-ce que ça pourrait bien servir ? A rien sans doute. ” Je ne vois pas ce que je pourrais te dire. Quoi qui puisse sortir de ma bouche, j’ai l’impression que ce n’est pas ce que tu veux entendre”. Est-ce qu’il se trompe vraiment ? Il n’est pas toujours doué avec les mots, on ne va quand même pas le lui reprocher si ? Il fait ce qu’il peut. Mais il n’y a pas de méthode miracle à propos de tout ça. Il fait ce qu’il peut et il tape à côté, ce n’est pas le bon moment pour se tromper de discours mais il fait de son mieux et suppose que c’est suffisant. Il sait juste que quoi qu’il puisse se passer, il ne veut pas la perdre alors qu’il a l’impression que c’est ce qui arrive. Il ne voit pas comment arranger les choses parce qu’il a l’impression qu’une barrière s’est glissée entre eux avec Autumn et qu’elle risque de s’élargir avec Liam. Il ne sait pas quoi dire parce qu’elle a toujours connu James ou presque et qu’il n’était pas question d’un quelconque problème avec lui. Il ne sait pas quoi dire parce qu’il ne veut pas renier ses enfants et que c’est même une chose qu’il ne risque pas de faire.

Bien sûr que ses torts sont évidents et palpables, il serait mentir que de prétendre le contraire. Pour autant, il ne voit pas ce qu’il pourrait dire. Oui, il aurait pu, à tout moment, aller vers elle pour lui parler, pour qu’ils échangent et puissent se dire tout ce qui ne va pas. Il a ses torts mais il avait aussi ses doutes et son tas de questions. Il n’était pas en mesure de vraiment songer à cette querelle avec elle et il n’en avait pas envie non plus. Les mois ont fini par s’écouler et il n’a pas fait ce qu’il fallait. S’il s’en veut, il ne peut guère revenir en arrière et corriger les choses qu’il a fait. C’est trop tard. « Tu me vois ce soir ». Il soupire. Sans doute les choses se seraient passées autrement s’il avait fait le premier pas, quelques temps auparavant, mais il n’en avait pas la force ou même le courage. Il était maladroit dans ses choix et ses décision mais il n’a pas pu y faire grand chose et à force, il était comme trop tard et la honte a pris le pouvoir. Encore une fois, il sait très bien que ses décisions n’étaient pas les bonnes et qu’il aurait dû faire les choses autrement. Sauf qu’il n’en a pas été capable. Et maintenant, il doit ramasser les pots cassés sans même savoir comment il est supposé s’y prendre. Ca n’a rien de facile. « T'aurais fait un premier pas, toi, ou t'aurais juste continué à attendre que le temps coule et nous achève ? ». Il soupire légèrement. Il sait qu’il est en faute mais après la déception et la colère, il n’a pas sû comment lui parler et il n’a pas été en mesure de venir la voir. Mais n’était-ce pas à elle de faire le premier pas ? Peut-être que c’est une fierté mal placée qui l’a empêché de venir vers elle, et au niveau de l’égo, elle n’est pas vraiment en mesure de lui faire une quelconque leçon. ” Je ne sais pas.”. La réponse fuse et elle est sincère. Il ne sait pas s’il aurait été en mesure de faire le premier pas et il n’aurait pas cherché à le faire peut-être, avant quelques temps encore. Le sujet Murphy n’était pas le sujet principal de son existence ces derniers temps. Alors forcément… Mais elle lui manquait, quoi qu’il puisse bien en dire. Disons qu’il aurait juste aimé que les retrouvailles soient plus agréables. Mais ça n’a pas grand chose d’étonnant. ” Je pensais que tu viendrais.”. Une nouvelle vérité, simple. Pourtant est-ce qu’elle l’est vraiment ? Toute cette histoire est compliquée, en tout cas. C’est sans doute pour cette raison qu’il ne sait absolument pas quoi penser de tout ça. Il ne voit pas quels sont les mots qu’il devrait utiliser.

« Mais j'ai admis mes torts, non ? ». Oui sans doute, tout en laissant apparaître les autres, aussi. Toute cette histoire est compliquée parce qu’il a l’impression que les non-dits sont intenables et incompréhensibles. Ils se parlent pour la première fois non ? Après tout le temps écoulé, comment est-il possible de voir que les choses ne se sont pas bien passées hein ? Tout est compliqué, et il n’y a rien de plus à en dire, rien, non. Il faut juste parvenir à voir tout ça d’un autre oeil. Et c’est sans doute l’étape la plus compliquée de tout ça. Elle a admis ses torts oui, pour au final laisser apparaître que le malaise est bien plus ancré qu’on ne peut bien le croire. Et sans doute est-ce là que se situe le malaise, réel. ” Cela ne les fait pas disparaître”. C’est ça le problème. Admettre quelque chose ne laisse pas entendre que le reste disparaît et que tout va mieux. Ca aide, oui, mais ce n’est pourtant pas suffisant, du tout. Les choses avancent cependant et c’est un point qui aide à se sentir mieux, dans un sens. Rien n’est gagné mais les problèmes apparaissent à la surface et tout va mieux. Ou en tout cas, les non-dits apparaissent. Et ça se dirige vers les choses qui peuvent tout arranger. C’est ce qui compte. Justement. Ou en tout cas, c’est ce dont il essaie de se convaincre. « Tu m'as jamais vue en colère, Richard. Je suis pas en colère ». Il soupire doucement, plante son regard sur elle. Peut-être qu’il ne l’a jamais vu en colère et dans ce cas, qu’est-ce qu’il est censé en dire ? Il peut jouer à ce petit jeu aussi et laisser comprendre qu’elle non plus, elle ne l’a jamais vu en colère. Mais ce n’est pas suffisant et ce n’est pas non plus comme ça que ça marche, justement. ” Aux dernières nouvelles, moi non plus. Et je perds patience”. Il plante une nouvelle fois son regard sur lui et il ne peut pas s’en empêcher mais il faut qu’elle comprenne que tout ceci ne rime à rien et que si certaines de ses accusations sont valables, elles ne le sont pas toutes et il faudrait qu’elle se reprenne. Clairement.

Si les mots lui échappent, il ne veut plus vraiment revenir sur le sujet. Ou plutôt, il ne voit pas ce qu’il pourrait ajouter. Alors il s’éloigne, parce qu’il est allé trop loin et qu’il ne veut pas mêler ses problèmes à tout ce bordel. Tout ceci, ça ne lui plaît pas, cette tournure ne lui convient pas et il s’imagine qu’il sera plus facile de se taire et de prendre la fuite. Sauf que ce n’est pas comme ça que ça marche, bien sûr. « Quoi ?? ». Il choisit de ne pas lui répondre, il s’imagine que c’est plus facile comme ça, il s’imagine que garder le silencer permettra aux choses de s’arranger. Sauf que ça ne fonctionne pas comme ça, et qu’il sait, malgré tout, qu’elle ne lâchera pas l’affaire. « Quoi ? T'as dit quoi ? ». Une fois encore mais il ignore alors qu’autour, les regards se tournent doucement. Il ne veut pas attirer l’attention et pourtant, c’est un échec et ça lui tombe plus ou moins dessus. Il ne supporte pas vraiment ça mais il ne peut pas y faire grand chose. De toute manière, il ne voit pas ce qu’il pourrait faire. C’est chiant. Et pourtant, il cherche les solutions là où il peut potentiellement y en avoir.

Mais elle finit par lui attraper le bras et l’empêcher de continuer cette fuite vaine. De toute manière, il s’en doutait. Il ne voulait pas parler de ce qui a pu échapper de ses lèvres. Le sujet Skylar est encore bancale et un peu effrayant. Il veut croire que tout va bien ou que ça peut aller. Il veut croire qu’il va comprendre ce qui ne va pas et qu’il va pouvoir aller dans cette direction, mais il n’en sait rien et il s’y perd. Ses sentiments sont flous et il doit prendre le contrôle. Mais ça prend du temps et de la réflexion. Là, maintenant, alors que sa relation avec Murphy semble tenir sur un fil, il ne se voit pas jouer à la confession et aux conseils. « T'as dit quoi ? ». Il détourne le regard une nouvelle fois, gêné, pris au piège face à la situation qu’il ne parvient pas à comprendre. Et c’et effrayant, d’une certaine manière, parce qu’il ne voit pas ce qu’il pourrait faire pour que les choses s’arrangent. Et ici, maintenant, ses problèmes ne sont pas supposés arranger les choses. « Je suis désolée si t'as eu des merdes, Richard. T'aurais pas du avoir à les gérer tout seul. Je pensais que tu savais que j'étais là. Tu pouvais venir me chercher quand tu voulais. Mais je suis là, maintenant, non ? On devrait pas avoir à se dire ces choses-là. On a jamais eu à le faire, avant. ». Sauf qu’il ne le savait pas. Alors qu’ils étaient loins l’un de l’autre, il ne voit pas à quel moment ils auraient pu être proches, à quel moment il aurait pu imaginer que ça pourrait bien se passer. Ce n’est pas le cas. ” Sauf qu’elles ont été dites. Et pour l’heure, je ne me vois pas passer de tout ça à une cession de confidences. Ce n’est malheureusement pas comme ça que ça fonctionne… Je veux que tout redevienne à la normale entre nous. Je veux que mes problèmes et mes doutes s’envolent sauf que ça ne marche pas ainsi. Il faut parfois du temps. Parfois trop de temps s’écoule alors…”. Il ne sait plus, il se perd, passant une main sur son visage. ” Je ne veux pas te perdre Murphy, mais il faut que tu comprennes que mon existence n’est pas tout blanc ou tout noir, tu vois ? Je suis en mesure de gérer plusieurs personnes à la fois. Et je tiens à toi tout autant qu’à elle.”. Sans doute est-il déplacé, mais il ne voit pas ce qu’il pourrait dire. Il ne voit pas du tout.

notes » w/ Murphy sur le campement Odysséen, près du feu, le 19 novembre 2117.

Contenu sponsorisé


Sujet: Re: Murphy ♣ I forgive you, I forgive me

 

Murphy ♣ I forgive you, I forgive me

Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

 Sujets similaires

-
» Calls on U.S., IMF to forgive debt
» please, please forgive me, cléa.
» LILY-ROSE ► never forget. never forgive.
» Please, forgive me ♣ Ambre
» World Bank won't forgive Haiti debt

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Hundred :: welcome to hell :: Le campement de l’Odyssée-