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˜˜˜˜˜˜Isdès ♣ Dirty little secret
maybe life should be about more than just surviving


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20/01/2016 avengedinchains Charlie, Baelfire, Richard, Astrid & Meeka 994 Tom Hardy ava by sarasvati ;; signa by beylin guerrier Athna 36
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Sujet: Isdès ♣ Dirty little secret
Dim 19 Nov - 16:18

» Dirty little Secret
Tu n’aurais jamais été en mesure de croire que le temps filerait si vite. Tu n’as pas eu plus de choses à faire que d’habitude mais tu as pas mal pris sur toi, tu as voulu attendre un peu, et puis… D’autres choses s’en sont mêlées. Certains points sont compliqués et il n’y a rien de plus à en dire. C’est ainsi, si on peut le dire ainsi. Elias, t’as beau cherché, t’as jamais voulu être désagréable ou même méchant avec les gens qui t’entourent. Si c’est dans ton caractère, ça ne veut pas dire que toutes tes actions sont intentionnelles. Mais ouais, depuis juillet, tu as pris le temps. Il était parti, le Isdès, désertant sa tribu pour souffler un peu plus loin. Et toi, t’as pris le parti de le protéger. Sans trop savoir pourquoi. Tu aurais juste voulu en savoir un peu plus, tu aurais voulu essayer, du moins. Mais il est rentré, et dans ta tête, bien que tu aies choisi de laisser couler encore un peu de temps, tu ne caches pas que tu as besoin de le confronter avec ça. Tu as besoin de le narguer parce que pour une fois, tu as de quoi intervenir dans son existence, tu as de quoi l’emmerder. Tu as matière et si lui, il n’a jamais hésité à te provoquer avec Moïra, il est temps pour toi de jouer à ce jeu aussi. Mais tu n’es pas stupide au point de le pousser à bout sans raison, au point de le chercher juste pour le plaisir. Parce que ce n’est pas non plus de ça qu’il est question. Tu as même été jusqu’à réfléchir à ce sujet. Il t’a vu comme une menace. Ce n’est pas tant le fait qu’il s’agisse d’une Débarquée qui te fasse réfléchir à tout ça. Mais c’est plutôt le fait que ce soit marrant à ce point, que ce soit ridicule comme ça.

Les mois ont filé et tu touches l’hiver du bout des doigts. Tu as fait ton stock en viande, ton stock en fourrure. Tu as de quoi te mettre bien et te sentir bien. Il est toujours plus facile de satisfaire une seule et unique personne, de toute manière, que d’en satisfaire deux ou… Non, tu ne parviens toujours pas à penser pleinement à ta vie d’avant. Et ce mirage en haut de la falaise ne t’y aide pas non plus. Elle était là, tu l’as touchée, tu l’as embrassée… Et elle s’est envolée. Mais bien sûr, c’est un souvenir auquel tu n’as pas envie de penser aussi simplement. Tu n’en as pas le courage, ni les épaules. Il faut que tu enterres ça dans un coin de ta tête dans l’attente que cela se produise à nouveau. C’est également à cause de ça que tu n’as pas eu la possibilité de narguer Isdès plus tôt. Tes songes étaient retournées et ton esprit, ailleurs. Tu reprends enfin pieds et tout te paraît plus clair.

Tu ne vas pas frapper à sa porte, bien sûr, vu que tu te permets de trouver ça ridicule et chiant à mourir. Trop classique : La porte qui s’ouvre, les regards qui se croisent. Tout ceci n’aurait pas le moindre sens et tu ne préfères pas y réfléchir non plus. Tout te paraît plus clair, comme ça, et c’est mieux. Beaucoup mieux. Ce jour précis, tu ne fais rien de spécial, ton rituel quotidien. C’est quand tu sors de chez toi que ton regard se pose sur lui, un peu plus loin. Et c’est à ce moment là, plus ou moins, que ça dégénère dans ta tête. Forcément. T’as un petit sourire en coin sur les lèvres, et tu glisses tes mains dans tes poches alors que tu te diriges vers lui, lorsqu’il se trouve enfin à l’abri des regards. La dernière fois, vous vous êtes battus et ça n’a pas forcément été très bien vu. Chose que tu n’as pas vraiment apprécié. Ta tribu, c’est toute sa vie, et pour cette raison, tu ne supportes pas qu’on t’y voit d’une mauvaise manière. Tu sais que tes méthodes ne sont pas toujours les bonnes. Tu sais aussi que par moment, tu te laisses aller à la colère mais tu fais de ton mieux pour que ce ne soit pas une grosse catastrophe.

Par contre, vu comment il réagit toujours avec toi, tu crains le pire et tu ne sais pas si tu es prête à faire face à ce crétin. La dernière fois, il aurait pu te tuer juste pour une conversation avec la Débarquée. Mais c’est ce qui t’amuse, justement, ce que tu trouves pathétique. T’as envie d’en savoir plus ? Pas du tout. T’as seulement envie de grave l’emmerder. De le pousser à bout. ” Bah alors Hakantarr, tu n’es pas avec les Débarqués aujourd’hui ?”. Un sourire en coin sur les lèvres, tu ne t’approches pas davantage. Tu as lancé un hameçon. Il fera le reste.


notes » w/ Isdès, sur le campement Athna, le 19 novembre 2117

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06/05/2016 Dandan/Sonia Aucun. 293 Jason Momoa lux #demonkeur Garde pour sa tribu, il s'occupe aussi parfois des oiseaux messagers. Athna, à la vie, à la mort. 80


Sujet: Re: Isdès ♣ Dirty little secret
Mar 5 Déc - 23:18

killing in the name of

Avec la saison hivernale qui approchait, les tâches ne manquaient pas. Les Athnas faisaient leurs provisions pour l’hiver à venir. Bientôt, ils se réfugieraient dans leurs montagnes, au cœur de leur volcan. Et avant ce moment de retrouvailles qui signifiait la fin de l’année passée, il y avait beaucoup à faire. Les chasses étaient plus fréquentes. Certains sortaient couper du bois, d’autres tannaient les peaux pour préparer les fourrures des frères et sœurs. Comme dans une fourmilière, chacun avait son rôle à jouer et la communauté s’accordait en silence dans les préparatifs. Puisque les sorties officielles se faisaient de plus en plus rares, Isdès s’affairaient auprès des oiseaux. Certains supportaient mal les climats froids et se retrouvaient ainsi en vacances jusqu’au retour des beaux jours. Pour cela, l’homme les avait installés dans des nichoirs spécialement aménagés près de la roche du volcan pour en garder la chaleur qui se dégageait. Ils étaient à l’abri de n’importe quel courant d’air et Isdès avait pris soin de récupérer les plumes duveteuses que chacun avait fait tomber au fil des saisons pour qu’ils se constituent leur nid douillet. Quant aux autres, comme différentes espèces de hiboux ou de chouettes, Isdès prenait le temps de les entraîner depuis déjà plusieurs semaines. Avec l’aide de certains Pikunis et Naoris, il les avait peu à peu acclimatés aux trajets plus longs et plus éreintants sitôt que les températures baissaient. C’est des heures qu’il avait passées dehors avec un oiseau sur chaque épaule, tandis que sa buse, elle, virevoltait dans le ciel, supervisant le tout. Certainement, Isdès n’avait pas vu le temps passer. Il essayait de ne pas songer au mois de décembre qui se profilait à grands pas. Étrangement, c’était de plus en plus difficile pour lui de rester confiné plus d’un mois durant. Lui qui avait toujours été attaché aux traditions, se retrouvait partagé entre le réconfort des siens et l’appel de l’extérieur. Il recherchait de plus en plus le danger et la difficulté. Si Isdès s’était toujours vanté de n’avoir peur de rien, c’était sa propre attitude qui l’effrayait de plus en plus.

Tout cela se traduisait par une certaine distance avec ses congénères. Il était toujours disponible pour donner un coup de main ou pour discuter, mais n’importe qui pouvait voir dans son regard ambré qu’Isdès Hakantarr était ailleurs. Là-bas, par-delà les montagnes, il y avait des intrigues inachevées, des obstacles qui n’attendaient que son retour afin de l’éprouver à nouveau. Il avait des envies de revanche. À ce moment-ci de la journée, il se dirigeait vers la volière, sa buse sur l’épaule gauche et une chouette hulotte sur l’épaule droite. Pour ne pas risquer de se faire tirer les cheveux par les serres acérés des rapaces, il s’était fait une tresse qui tombait jusqu'au milieu de son dos, recouvert d’une fourrure épaisse. Il rentrait d’un entrainement satisfaisant et bientôt, la petite chouette serait prête à porter ses importants messages à l’autre bout du continent. Isdès avait presque le sourire aux lèvres, ayant réussi à s’occuper l’esprit suffisamment longtemps pour l’apaiser. Mais c’était sans compter sur une voix qui s’adressa à lui, entraînant immédiatement le hérissement de son échine. Il stoppa net sa marche, avant de tourner son visage vers Elias. Pourquoi intervenait-il toujours au mauvais moment ? Pourquoi attisait-il ses pulsions meurtrières quand le temps ne s’y prêtait pas ? Comme si son visage insolent ne lui remémorait pas assez son fiasco de l’été dernier, l’Athna se permit de lui faire une réflexion et se fit un plaisir de lui faire comprendre qu’il n’avait rien oublié. Il lisait de la curiosité malsaine dans son regard, un intérêt purement destiné à l’enrager davantage. Il cherchait des armes contre lui, c’était de bonne guerre après tout. Mais Elias s’aventurait sur un terrain qu’il n’avait pas envie d’explorer. Si leur rivalité s’était résumée à beaucoup de provocation et quelques coups de poings inopinés, il n’avait pas conscience de l’ampleur que pouvait prendre ce sujet.
Comme pour le lui faire comprendre, il laissa le silence s’installer entre eux, tandis qu’il le toisait avec dédain. La chouette frêle toujours perchée sur lui l’empêchait de lui donner un tout autre type de réponse, bien plus expéditive. Il était forcé de se maîtriser. « Qu’est-ce que ça peut te faire ? » dit-il, les dents serrées. Feindre l’indifférence était presque impossible. Il pouvait fournir tous les efforts possibles, il n’y parviendrait pas. Elias venait de le toucher en plein cœur. « Il n’y a pas de Skaikru dans les montagnes, tu le sais. » Puis pour la première fois de sa vie, Isdès décida de couper court. « Jok off, Elias. » Il lui tourna le dos, dans le but de partir, mais il savait d’ores et déjà que Caroll ne lâcherait pas le morceau. Et pour cause, il aurait fait exactement pareil.

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Sujet: Re: Isdès ♣ Dirty little secret
Jeu 21 Déc - 19:41



Dirty little secret

Elias n’est pas un homme parfait. Il n’en a jamais été un et ça ne risque pas de changer dans la nuit. Ce n’est pas son genre, mais disons qu’il fait de son mieux. Un soupir s’échappe des lèvres de l’homme alors que son regard se pose sur l’homme qui a toujours été son rival. Ils n’ont jamais été ennemi, il n’y a jamais véritablement eu de haine entre eux. Si ce n’est quand ils se rentrent dedans mais dans ce cas, ne s’agit-il pas plutôt de colère ou de hargne ? Ils y prennent du coeur en réalité, ils y mettent de la chaleur. Mais si l’un d’eux vient à avoir besoin de quelque chose, dans un contexte différent, est-ce qu’ils ne seront pas justement en mesure de se débrouiller pour se défendre ? Si Isdès vient à avoir des problèmes, est-ce qu’il ne fera pas en sorte de l’aider ? Il ne saurait le dire, en réalité. La situation n’est jamais arrivé parce qu’ils n’ont jamais vraiment eu besoin l’un de l’autre. Il n’a jamais eu besoin de prendre sa défense et il ne voit pas non plus comment il serait supposé s’y prendre. Elias est doué pour la haine, la colère et la brutalité. Mais pour le reste, il n’a jamais compris comment c’était censé fonctionner. Il n’a pas non plus envie de réfléchir. Les choses ne sont pas toujours évidentes et là, pour le coup, il n’a pas vraiment envie de réfléchir.

Il a juste envie de le pousser à bout, de l’entraîner dans une pente qui ne lui plairait pas. Ce n’est pas évident mais c’est à ça qu’il pense, quoi qu’il en dise. Il s’en amuse, parce qu’ils font ça tout le temps. Dès qu’il y a matière, ils se cherchent l’un l’autre et n’hésite jamais à se prendre la tête et à s’énerver. Ce n’est pas évident mais ça garde un certain côté amusant, quoi qu’il puisse en dire. Ce n’est pas facile mais c’est là, non loin de lui. Comme une pulsion qu’il est impossible de ralentir ou de repousser. Il ne cherche jamais à voir les choses s’arranger, il ne cherche jamais à voir ce monde se métamorphoser. Les choses ne sont pas faciles mais les choses sont comme elles sont et ça s’arrête là. C’est là que se trouve le problème. Elias n’a pas envie d’aller vers lui, de le taquiner à propos d’une chose qui ne le regarde pas et qu’il ne comprend pas forcément. C’est aussi de ça qu’il est question, n’est-ce pas ? D’une situation qui le dépasse. Mais c’est là, au fond de lui, juste à côté de la colère, de la haine et de ce qui contrôle le moindre de ses mouvements lorsqu’il essaie d’aller contre ça.

C’est juste là, en lui, ce besoin de prouver à l’autre qu’ils ne sont pas plus infaillible l’un que l’autre. Ils ne peuvent pas y faire grand chose et il ne cherche pas à aller plus loin. Il lui rappelle que tout se voit, se remarque et qu’il n’est pas plus con qu’un autre. Il lui montre que tout ceci ne rime à rien et que ça n’ira pas mieux avec le temps. Ce n’est pas facile mais il est disposé à faire en sorte que tout s’arrange ou ne s’arrange pas. Les choses ne sont pas faciles mais il faut juste faire avec parce que les options ne sont pas nombreuses et qu’il n’y a rien à envisager d’autre. Il fait de son mieux, d’une certaine manière. Mais oui, ce n’est pas facile. L’homme ne répond pas de suite, laissant le silence le faire à sa place. Mais Elias n’est pas dupe, et il connaît son adversaire. Ce n’est pas la chouette sur l’épaule de Isdès qui va y changer quelque chose. « Qu’est-ce que ça peut te faire ? ». Il finit par lui répondre et le ton de sa voix fait sourire doucement l’homme. Tout ceci ne rime à rien et il s’en amuse, s’en formalise. Il s’en soucie et s’en agace, visiblement. Il ne semble pas forcément comprendre ce qui se passe mais il ne risque pas d’aller contre ça parce que ce n’est pas vraiment comme ça que ça fonctionne. Fort heureusement, d’ailleurs. ” Tu sais bien que tout ce qui te touche m’intéresse, Hakantarr”. Il le défie du regard, ses mains dans les poches. Tant qu’il aura l’oiseau sur l’épaule, il ne s’avancera pas de manière menaçante, sous risque de blesser l’animal, il s’en doute. Ou du moins, il prend le risque de ne pas se mettre en position défensive pour le moment. Ils ne s’attaquent pas et ce n’est certainement pas pour quelques maigres taquineries que la situation va évoluer si facilement.

« Il n’y a pas de Skaikru dans les montagnes, tu le sais. ». Oh ça il le sait. Si la trève existe, il n’est pas peu dire qu’un débarqué près du village ne serait pas une bonne chose du tout. Les choses s’améliorent chaque jour un peu plus mais ça reste différent et ce n’est pas pour maintenant que les villages s’imagineront qu’ils sont un tribu comme les autres. Ce n’est pas pour tout de suite. ” C’est sans doute pour ça qu’on ne te voit pas beaucoup ces derniers temps”. En vrai, il ne sait pas du tout de quoi il est question et il n’a jamais cherché bien loin. Il ne voit pas à quoi ça pourrait bien servir tout ça. Murphy semble être quelqu’un d’intéressant. Du point de vu d’Elias, elle n’est pas très jolie, tout juste moyenne. Elle a un petit quelque chose, il n’en doute pas, mais il n’est pas vraiment en mesure de dire de quoi il peut s’agir. Mais c’est pour ça qu’il y a de tous les hommes et de toutes les femmes. C’est parce qu’il n’est pas vraiment nécessaire de comprendre tout ça.

« Jok off, Elias. ». Il se braque et s’éloigne. Comme si ça pouvait être aussi simple. Il doit bien se douter qu’il n’est pas dans l’habitude de Caroll de fuir le combat ou de s’en éloigner. Ce n’est jamais ainsi que ça fonctionne et c’est toujours plus agréable comme ça. Il joue un jeu dangereux, il le sait. Mais il commence seulement et c’est la suite qui pourrait être bien plus compliquée. ” Pourquoi tu t’offusques comme ça, tu crains que je ne te la prenne ?”. Il en est franchement hors de question. Mais ça, il ne le dit pas à voix haute parce que son intention est de le pousser à bout.

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Sujet: Re: Isdès ♣ Dirty little secret
Lun 15 Jan - 18:06

killing in the name of

À nouveau, Elias le cherchait. De nouveau, il cherchait à éveiller le volcan qui sommeillait en lui. Il y avait des braises, estampillées au nom du congénère, qui n’attendaient que le tisonnier pour reprendre flamme. Au fond, Isdès ne pouvait pas lui en vouloir d’utiliser ainsi ce qu’il avait en sa possession. En agissant bêtement, il avait offert ses faiblesses à Elias sur un plateau d’argent. Il s’était mis à genoux et lui avait tendu le bâton pour se faire battre. Ce n’était que le juste retour des choses. Mais l’orgueil de l’Athna ne pouvait supporter de s’être ainsi fait avoir. Seule son impulsivité était responsable, quand bien même il aurait voulu rejeter la faute sur la jeune femme qui l’avait poussé à réagir ainsi. Il avait mis tant de temps à faire payer à Murphy ce pour quoi il était le seul coupable, qu’il ne supportait pas de voir tous ses efforts lui revenir en pleine face. Elias se faisait un plaisir de lui rappeler qu’il n’avait rien oublié. Le guerrier était perspicace et s’accommoderait de tous les détails qui pouvaient faire la différence. Un duel infini, un renvoi de balle constant à laquelle il n’y avait jamais d’issue. Pas sans un commun accord. Quand l’un serait prêt à rendre les armes, peut-être qu’il autoriserait l’autre à porter le coup fatal. Mais ce n’était pas aujourd’hui, pas maintenant. Elias n’avait certainement pas conscience de l’ampleur des dégâts. Il se croyait peut-être toujours dans ce jeu malsain, mais Hakantarr ne jouait plus. Il avait pu lire la gravité dans son regard quand il l’avait réellement menacé, l’été dernier, et il pouvait à nouveau aisément remarquer le sérieux qui assombrissait son regard. Dans ses paroles, aucune trace de réceptivité, de l’animalité qui ponctuait leurs échanges. Isdès rappela l’évidence, comme si ça suffisait à rabrouer les avances de l’animal, mais la bête s’accrochait indubitablement. Lorsqu’il supposa que c’était la raison de ses absences, le garde le toisa du regard, circonspect. Qu’insinuait-il ? Le Terrien n’avait jamais manqué à son devoir. Il s’était toujours montré présent, disposé à tout, pourvu que ça serve les intérêts de sa tribu. Depuis, il avait accompagné des délégations, protégé les siens, sans jamais faillir. Il n’avait pas le droit de sous-entendre qu’il n’était pas là, alors qu’il se jetait à corps perdu dans sa vie quotidienne. Il se tuait à coups de routine, pour mieux s’oublier. Il se réfugiait dans l’effort, pour mieux s’empêcher de réfléchir. Où Elias avait-il acquis le droit de juger sa dévotion auprès de sa communauté ?

Ses poings le démangeaient, plus que de raison. Il aurait voulu finir ça à leur manière habituelle, avec la parade dont ils connaissaient l’issue. Il voulait lui faire le plaisir de lui offrir à nouveau cette joute. Mais rien n’était pareil. Elias venait de mettre les pieds sur des sables mouvants par lesquels Isdès même était en train de se faire happer. Il avait beau se débattre, essayer de s’en sortir, Murphy revenait toujours à son esprit. Elle l’obsédait, justement parce qu’il se refusait à lui accorder une place quelconque. Elle alimentait des questionnements auxquels Isdès n’aurait jamais cru devoir faire face un jour. Elle révélait des secrets et des vérités qui avaient mis tant de temps à être enfouis. Ce qu’elle mettait dix minutes à bouleverser, il mettait des semaines à s’en remettre. Lui, la montagne que rien n’ébranlait avait trouvé sa faille. Alors, il préférait ne pas mêler son rival à tout ça. C’était un cadeau qu’il lui faisait, quand on y réfléchissait. Mais le concerné ne l’entendait pas de cette oreille. À peine la fin des hostilités fut-elle annoncée qu’Elias remit de l’huile sur le feu. Isdès lui tournait le dos au moment où il émit l’idée de la lui prendre. Immobile. Étranglé par l’indignation. Partagé entre la fureur de voir Elias mettre tant de cœur à l’ouvrage et le dégoût d’imaginer ne serait-ce qu’un instant la scène prendre forme dans son esprit. Il fournit tous les efforts possibles, mais c’était plus fort que lui. Il y avait Murphy qui lui souriait comme elle lui avait souri sous la cascade. Il y avait les mains calleuses du guerrier sur sa peau de porcelaine. Deux corps qui s’approchaient. Cette vision lui donna littéralement la nausée et il dût inspirer quelques secondes pour faire passer l’horreur. L’homme essaya de revenir sur Terre, mais la scène se poursuivait inlassablement, regorgeant de détails sordides. « Tu la connais ? » articula-t-il à grande peine, pesant chacun de ses mots. Ses mains tremblaient comme jamais elles n’avaient tremblé. Il savait que s’il s’approchait d’Elias, il l’étranglerait.

Il se moquait de lui. Leur proximité lors du troc avait été le fruit du hasard. Ils ne pouvaient pas se connaître, il s’était déjà repassé cette possibilité, maintes et maintes fois. Quand ? Où ? Dans quelles circonstances ? C’était impossible. Et pourtant, Elias semblait si confiant. Isdès plongeait à pieds joints dans le piège. Il osa tout juste regarder par-dessus son épaule pour croiser le regard de son adversaire. Il voulait lire le mensonge dans son regard, le sarcasme au coin de ses lèvres. Ce n’était rien de plus, comme toujours... Mais non. « Tu la connais ? » répéta-t-il, les dents serrées. Tu l’as touchée aurait été une question plus précise. C'était la curiosité malsaine qui le tiraillait, le besoin d'en avoir le cœur net. Il avait gagné. Elle avait gagné. C'était un triomphe commun de la part des deux personnes qui avaient le plus d'influence sur lui. Ils le rendaient fou.

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Sujet: Re: Isdès ♣ Dirty little secret
Sam 20 Jan - 22:24



Dirty little secret



Cette fille ne l'intrigue pas uniquement vis à vis de Isdès, elle l'intrigue aussi parce qu'il a eu l'occasion de lui parler jusque là et qu'elle l'agace tout comme elle semble être en mesure de le faire rire à sa manière. Qu'on ne se fourvoie pas au point d'imaginer qu'il soit du genre à rire, mais elle a déjà réussi à lui faire esquisser un sourire. Et en réalité, avec lui, c'est déjà beaucoup. Mais c'est une chose qu'elle ignore puisqu'il ne risque pas de se présenter ou même de lui dire comment il est ou comment il est devenu ce qu'il est. Elias n'a jamais été quelqu'un qui parle de lui, il n'a jamais été du genre à ouvrir la bouche sur ses problèmes ou les choses qui le rongent. En réalité, il garde toujours tout pour lui jusqu'à ce qu'il n'en soit plus capable et qu'il explose. La colère a déjà été en mesure de lui ouvrir les mains au niveau des phalanges, à force de frapper contre un arbre. On ne peut parler que de chance vis à vis du fait qu'il ne s'est rien cassé à l'époque. Tout est un peu compliqué, il faut dire. Et sur certains points, c'est même un peu plus grave que ça, en réalité. Mais il est préférable de ne pas lui en parler ou même de lui en faire part. L'idéal pour lui c'est de serrer les dents et de se taire, c'est la seule chose qui ait de l'importance, de son point de vu, du moins. N'est-ce pas la seule chose qui compte, finalement ? En réalité, le guerrier ne se souvient pas du jour où il a ri pour la dernière fois. Mais Moïra était là.

Alors il peut comprendre, dans un sens, que Murphy ait de l'importance pour son rival. Il ne sait pas quoi dire, il ne sait pas non plus comment juger la situation. En réalité, il ne s'y intéresse pas vraiment. S'il s'amuse à le taquiner, il ne met pas en doute l'histoire et il ne lui reproche rien. Ce n'est pas son genre et ce n'est pas non plus sa place. Il le taquine parce que c'est sa nature et qu'il a toujours été question de ça. Dans la situation actuelle, les choses sont considérablement différente. Et il ne se soucie absolument pas de Murphy en réalité, et tout devient beaucoup plus supportable comme ça. Le fait qu'il connaisse Murphy, ça change quelques petits points, mais c'est une autre histoire, évidemment. Et il est préférable de ne pas s'attarder sur le sujet. Il l'embête parce qu'il a trouvé un sujet, parce que Isdès touche souvent des points qui ne sont pas supportables et qu'il peut désormais en faire de même. Il le sent sans même que leurs regards ne se croisent. Comme quelque chose dans l'air. Et il veut en jouer comme Isdès a pu parler d'Elias frappant sa femme, lors de la dernière véritable altercation. Un combat entre deux esprits qui se termine toujours en un combat entre deux bêtes. C'est toujours ainsi.

« Tu la connais ? ». La question le surprend. Et il marque un temps avant de s'intéresser à une quelconque réponse. Il faut dire qu'il imaginait que son rival le connaissait suffisamment pour comprendre qu'il ne l'aurait pas abordé s'ils n'avaient pas un peu parlé, déjà. Il n'est pas du genre à s'intéresser aux inconnus, et ce n'est pas près de changer. Il en est même absolument hors de question, pour tout dire, et ça ne risque pas de changer dans la nuit. Ce n'est même pas envisageable. Mais bien sûr, lorsqu'il est en colère, tout comme Elias, ils ne sont pas en mesure de réfléchir pleinement. Signe ridicule d'une histoire bancale, d'une certaine manière. Mais les choses devraient être en mesure de se reprendre, d'une certaine manière. Alors la question est un peu stupide mais il s'en amuse parce que oui, c'est réellement la colère qui le rend maladroit à ce point. Et c'est cette affaire là qui manque d'intérêt, qui manque de sens. Il n'y a pas grand chose à y faire désormais. En réalité, le guerrier n'est pas certain que l'autre soit en mesure de l'entendre, au milieu de tout ceci.

« Tu la connais ? ». Il se répète et Elias se demande si c'est bel et bien ça, sa question, si c'est bel et bien ce qu'il cherche à savoir. C'est compliqué, disons, et il n'a pas particulièrement envie de chercher plus loin. " Je lui ai sauvé la vie, il y a un moment maintenant. C'est tout". Il s'imagine que ce n'est pas le moment de maximiser la problème. Elias le sait, il n'y a rien de pire qu'un homme jaloux. Alors c'est à lui de faire attention à ce qu'il dit et à la manière dont il le dit. Il doit faire attention. Il doit faire en sorte que tout se passe bien. Mais ça ne veut pas dire que c'est évident. Au contraire. Il sait quand il peut taquiner ou quand il ne le peut pas.  Les choses ne sont pas forcément évidentes, certaines choses sont même beaucoup plus compliquées encore. L'Athna n'est pas un homme très futé, il ne cherche jamais à rendre les choses supportables ou ce genre de chose. La seule chose, ici, c'est qu'il refuse de briser le coeur d'un homme qui pense à une femme. Dire qu'il a commencé tout ça parce qu'il cherchait à le taquiner, à jouer et à le pousser à bout. Est-ce le raisonnement qu'il aurait en temps normal ? Non. Mais il devient peut-être plus mur, à sa manière. " Je ne sais pas ce qu'elle te trouve. ". Encore qu'il ne sait pas non plus ce qu'il lui toruve, à elle. Un fin sourire se dessine sur ses traits alors qu'il fait craquer ses doigts. " Elle doit aimer les gros cons". Il n'y voit pas d'autres explications.

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Sujet: Re: Isdès ♣ Dirty little secret
Sam 17 Fév - 23:29

killing in the name of

Question bête. Question qui ne méritait pas même de réponse, puisqu’aucune ne saurait le satisfaire. Inconsciemment, Isdès était en train de donner le bâton pour se faire battre. Il refusait de céder à ses avances inquisitrices avant de lui offrir des preuves sur un plateau. Elias n’avait même pas besoin d’exposer ses raisons ou de le relancer, puisque Hakantarr était suffisamment stupide pour le faire seul. Mais c’était plus fort que lui. Malgré tous les efforts du monde, il ne parviendrait jamais à tourner cette page. Pas tant qu’il ne saurait pas, pas tant qu’il n’aurait pas cueilli le détail écœurant qui l’aiderait à tirer un trait sur la brûlante comète qui lui était tombée dessus. Elle avait creusé un trou béant sur son passage et Isdès avait beau essayer de le combler à mains nues, rien ne fonctionnait. Il se découvrait aux moments les moins propices et commençait à ronger le reste. Il ne s’attendait pas à ce qu’Elias comprenne, même si au fond, il était peut-être le seul à même d’identifier ce problème. Il connaissait ces journées interminables où il avait beau s’occuper le corps, l’esprit lui vagabondait toujours. Il connaissait certainement ces fourbes nuits où l’impensable régnait sur l’être, tuait le sommeil pour dominer jusqu’à l’aube. Là, maintenant tout de suite, il n’avait jamais été aussi proche de ce que pouvait ressentir Elias et c’était sans doute la raison pour laquelle il préféra le fuir. Les rôles étaient inversés. Cette fois, l’Athna tenait les tripes de l’autre dans sa main et selon la pression qu’il exerçait, l’autre était obligé de revenir vers lui, inlassablement. Il finit par céder et lui demanda clairement ce qui pouvait la lier à Murphy. De quelle façon s’étaient-ils rencontrés ? Qu’avaient-ils partagé ? Pourquoi cherchait-il à se servir d’elle contre lui ? Ce n’était qu’un jeu encore c’est ça ? Ils allaient se taper dessus jusqu’à ce que l’autre en ait marre. Puis ils recommenceraient la prochaine fois, quand l’envie leur prendrait. Mais c’était différent. Comprenait-il la délicatesse de l’instant ? L’importance du sujet ? Pouvait-il ne serait-ce que comparer ses réactions à celles que lui avaient pu avoir quand il avait évoqué un souvenir sensible ? Son silence en disait long.

Isdès, lui, avait eu au moins la décence de garder les armes vraiment létales pour lui. Parce que lors de ce qui aurait dû être un moment d’explication avec la Skaikru et qui s’était révélé être un pugilat, il avait fait une rencontre. Il avait aperçu un visage qui semblait tout droit sorti d’outre-tombe et qui aurait certainement bouleversé Elias. Il n’osait imaginer sa réaction si la jeune femme qui s’appelait Mila exposait sa ressemblance à Moïra sous les yeux du veuf. Ce serait un coup en plein cœur, il en était certain. Oh, il avait les moyens de le torturer jusqu’à ce qu’il le supplie. Il pourrait lui faire croire que son amour qu’il croyait disparu n’était ni plus ni moins que dissimulé. Laisser entendre que le chagrin qu’il traduisait par de la colère pourrait s’apaiser, guérir. Construire l’espoir pour mieux le détruire ensuite. Mais Isdès faisait preuve de clémence et Elias le remerciait en l’attrapant par les tripes. Il laissa planer un suspens exagéré, un temps beaucoup trop long avant de lui offrir une justification banale. Les épaules d’Isdès s’affaissèrent, il tombait des nues. Il lui avait juste sauvé la vie ? Ainsi, elle devait sa vie à un autre Maunkru. Cela s’était-il passé avant ou après qu’il l’ait aidée à son tour ? C’était des détails futiles mais pour lui, ça avait tout son importance. Ce n’était pas tout. Quand Murphy était en jeu, tout devenait incroyablement sérieux. Un rire jaune s’échappa, malgré lui, de sa bouche. Il consentit à se retourner, à moitié, laissant son profil exprimer le fil fragile sur lequel ils évoluaient. À tout moment, il pouvait basculer. Puis Elias décida de tout prendre à la rigolade. De le traiter de gros con tout en supposant une prétendue idylle entre les deux. « Elle ne me trouve rien. » répliqua-t-il, de mauvaise foi. « En fait, elle trouve qu’on est des brutes, nous les Athnas. » Il préférait en rajouter, s’auto-convaincre d’une opinion dont il n’était pas même certain. À vrai dire, c’était plutôt lui qui avait essayé de la persuader qu’il était trop sauvage, trop incompatible pour sa civilisation d’intellectuels. Il enrageait d’être aussi bête. « Je crois qu’on ne peut pas trop la contredire là-dessus, non ? Tu as dû lui faire une impression d'enfer. » Il n’avait pas envie de lui expliquer. Hors de question de lui laisser faire un pas de plus contre les remparts fissurés de son cœur. Alors, il tournait la situation à la dérision et tentait de distraire l’attention. « Tu croyais avoir compris quoi là ? » Malgré tout, le ton de sa voix ne changeait pas, toujours méfiante et agressive. Avait-il tapé dans le mille au hasard ou cela se lisait-il sur son visage ? Il avait besoin de savoir.

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Sujet: Re: Isdès ♣ Dirty little secret
Mer 14 Mar - 19:22


19 novembre 2117


Il a envie de le taquiner et en même temps, il sait que ça n’a pas vraiment de sens, il sait que ce n’est pas bon pour l’histoire et qu’il n’a aucune raison de se faire délicat. Il ne le supporte pas vraiment mais il sait aussi que ses options sont peu nombreuses. Elias a un jour aimé quelqu’un, il était là pour une femme, et il a tout fait pour elle. Il n’a pas été parfait, il a fait bon nombre d’erreurs et de gaffes. Mais il a fait ce qu’il pouvait alors qu’il n’était pas quelqu’un de bien. Tout ça pour dire qu’il n’est pas vraiment disposé à se moquer d’un homme qui en aime une autre. Encore qu’il ne sache pas comment définir leur relation. Mais en parallèle à tout ça, il ne se voit pas non plus prétendre que tout va bien. C’est très loin d’être le genre de l’homme. Elias et Isdès ont ce lien qui fait qu’ils ont encore un peu de mal à se parler poliment et posément. Et il n’en a jamais éprouvé l’envie non plus, ce n’est donc pas près de changer. Puisqu’il est question de rivalité entre les deux hommes, il ne voit pas très bien pour quelles raisons il devrait se mettre à se faire agréable ou même gentil. Ce n’est pas dans ses options ni dans ses envies et c’est bien plus simple comme ça. Se taquiner, se pousser à vous. Et pour tout dire, Elias en a également besoin pour que tout explose. Cette instabilitée lui fait du bien et il ne pourra sans doute jamais aller contre ça. De toute manière, il n’en a pas vraiment envie non plus. Il cherche la douleur, le mal, la colère. Il cherche à heurter là où il faut pour que ça provoque ce qu’il désire plus que tout. Dans un sens, du moins, mais il ne risque pas de prétendre que c’est vraiment aussi simple que ça. Mis face à une situation compliquée qu’il affronte pour la première fois, il ne sait pas vraiment ce qu’il pourrait dire, face à tout ça. Et de toute manière, il n’a pas de leçon à donner face à une situation qu’il ne comprend pas. Le sens de tout ça lui échappe et il n’est donc pas nécessaire de chercher trop loin. Mais les choses sont… Comme elles sont, si on peut le dire comme ça.

Il s’y perd un peu, faut le dire, et il n’a jamais vraiment fait dans le social. Il ne risque pas non plus d’aller contre ça parce que bon, à quoi est-ce que ça pourrait servir hein ? Rien, sans doute. Il n’a pas non plus de véritable raison de se montrer gentil, finalement. Et c’est aussi un peu pour ça que la situation est particulière. Il n’a pas besoin de se montrer responsable d’une quelconque manière mais il ne peut pas pour autant se résoudre à agir autrement. Il voit bien qu’il s’agit d’une corde sensible sur laquelle tirer serait plutôt tentant. Mais il fait ce qu’il peut pour que ce ne soit pas trop catastrophique. Ce n’est qu’une base, un petit. Mais ça compte. Enfin bref, cogiter comme ça, il ne le supporte pas vraiment et il se sent un peu ridicule. Mais il serait bon de faire les choses de la bonne manière. Que ce soit facile ou non. Mais en réalité, ça ne l’est jamais. Elias ne trouve jamais les bons mots, même s’il les cherche. Et il n’a pas particulièrement envie de se prendre la tête pour des broutilles parce qu’il estime que ça ne servirait à rien. Vraiment à rien. Les choses ne sont juste pas faciles et ça ne risque pas d’aller en s’arrangeant. C’est une affaire compliquée, c’est tout. Mais il est disposé à faire en sorte de le taquiner, tout en lui donner une chance “garder” sa place, ou en tout cas, tout en faisant en sorte de ne pas aller trop loin. La ligne est fine, très fine. Et il n’est pas toujours facile de dire les choses comme on le veut. Il ne peut pas y faire grand chose mais il l’aimerait, c’est vrai. Il est juste bon pour lui de faire attention, bien que ce ne soit pas aussi simple que ça, malheureusement.

« Elle ne me trouve rien. ». Elias sort enfin de ses pensées, toutes mélangées, étouffantes, perturbantes. Il ne sait pas vraiment à quel moment il peut mettre tout ce tas de choses en place. Tout est compliqué, ou en tout cas, il ne voit pas à quel moment il pourrait mettre les choses en place. Mais ça n’a jamais fonctionné comme ça. Et c’est bien dommage, justement. Enfin bon, de toute manière, il ne voit même pas pourquoi il joue à tout ça avec des gants. S’il a débarqué comme ça dans son sillage, son intention était d’abuser, et d’abuser clairement. A mesure du “jeu”, les choses se sont soudainement mises à changer, sans qu’il ne soit en mesure de déterminer pourquoi. Et il est bien difficile de revenir en arrière. Il ne sait pas et il n’a pas envie de chercher plus loin. Dans un sens. Pourtant, il ne parvient une nouvelle fois pas à faire le lien, dans tout ça. Peut-être qu’il est encore un peu trop sentimental, peut-être qu’il est un peu trop stupide aussi, par moment. Mais qu’est-ce qu’il peut bien y faire ? Ce n’est pas comme si ses options étaient nombreuses. Au contraire. Il a envie de jouer mais il n’est pas disposé à jouer. Il ne saurait vraiment l’expliquer. Comme à son habitude, en réalité, il se perd au milieu de choses qu’il ne comprend pas forcément. Et le fait qu’il ait un peu de mal avec Murphy, ça n’aide pas franchement non plus. Mais ça, c’est encore une autre histoire. En tout cas, il comprend. Elle ne lui trouve rien ? Normal, il n’a rien de particulier si ce n’est un caractère de cochon. Mais c’est aussi son cas à lui et c’est pour cette raison que cette histoire devient un peu compliqué. Ce n’est pas à lui de juger mais il est face à tout ça, il ne peut pas le mettre de côté ou en tout cas, pas vraiment. « En fait, elle trouve qu’on est des brutes, nous les Athnas. ». Il soupire, là non plus, ce n’est pas vraiment une surprise. Bien sûr qu’ils ne sont que des brutes, en même temps, on ne leurs a jamais demandé d’agir différemment et ils ne risquent pas non plus de le faire. A quoi bon ? ” Est-ce que c’est vraiment étonnant ? Avec ton caractère ? Quelle image de nous tu lui donnes..”. Il ironise, évidemment. Ils ont un caractère assez commun, l’un et l’autre, à quelques détails près, évidemment. Et c’est surtout pour cette raison qu’ils ne sont pas en mesure d’être amis, comme ils le sont. Il n’a pas besoin de chercher bien loin pour le comprendre et de toute manière, il n’en a pas vraiment envie.

Pour autant, le fait qu’elle se soit glissée entre eux alors qu’ils étaient sur le point d’en venir aux mains, c’est la preuve qu’il compte pour elle et qu’il prétende le contraire, ça ne change pas vraiment grand chose. Et elle ne risque pas de prétendre le contraire à ce sujet. « Je crois qu’on ne peut pas trop la contredire là-dessus, non ? Tu as dû lui faire une impression d'enfer. ». Lui ? A n’en pas douter. Mais à chaque fois qu’ils ont eu la possibilité de converser, elle usait d’un véritable répondant assez bien tenace. Mais pour le reste, il ne va certainement pas agir comme s’il croyait absolument tout ce qu’il disait. Surtout que pour le coup, là, bah l’Athna se dit plutôt que ça n’a pas franchement de sens, tout ça. ” C’est toi qui dit ça alors que tu faisais la brute en me disant de ne pas l’approcher ?”. Il ne faudrait quand même pas se foutre du monde. Parce que pour le coup, il est en plein abus complet. C’est une affaire compliquée, en tout cas, mais il est destiné à faire en sorte que tout se passe bien. D’une certaine manière, du moins. Mais il est prêt à tout pour défendre sa poire face à une situation qui ne rime plus à rien. Et lui, il n’a jamais provoqué tout ça. Il n’est pas allé au truc de troc avec une motivation évidente, au contraire, d’ailleurs. Mais il est allé pour protéger les siens en cas où, en espérant que ça ne se passerait pas trop mal. Il y est allé dans le but de “voir” et non de foutre le bordel. Mais ça, c’est une histoire qu’ils n’ont pas été en mesure de comprendre. Et il a fait un bruit improbable en montrant les dents sans le moindre sens. C’est ce qui est réel dommage dans tout ça, justement.

« Tu croyais avoir compris quoi là ? ». Elias lève les yeux au ciel, il est sérieux avec son comportement ? A continuer à prétendre que rien ne cloche ? Il ne réalise donc pas que rien ne va dans son petit business immédiat. Et c’est le point réellement dommage dans tout ça, justement. ” Que tu me mens ouvertement. Mais soit, fais comme tu le sens, si tu ne veux pas être un homme”. Et dans la tribu de la montagne, c’est quand même un comble d’être incapable d’assumer ce genre de chose. ” Tu n’assumes donc pas d’avoir des étoiles dans les yeux ?”. L’amour est un sujet compliqué mais plaisant et il est le premier à le dire. Mais les choses sont un peu compliquées pour les fiertés mal placées. Il ne le sait que trop bien, ça ne risque donc pas de changer dans la nuit. Si tout ceci n’était pas vrai, à n’en pas douter qu’il serait moins sur la défensive. Abruti.
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Sujet: Re: Isdès ♣ Dirty little secret
Ven 20 Avr - 23:01

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Évidemment qu’ils se renvoyaient la balle, ça ne pouvait pas en être autrement. Isdès préférait encore dire que c’était Elias qui donnait une mauvaise image des Athnas, alors qu’ils se comportaient tous les deux de la même façon. C’étaient de vrais reflets qui ne supportaient pas de se voir dans le miroir. La colère de l’un n’avait d’égal que la fierté de l’autre, et chaque fois, la rencontre provoquait les étincelles. Qu’est-ce que ça pouvait bien lui faire d’avoir le dernier mot de cette histoire ? Pour la première fois, Caroll s’immisçait dans sa vie privée, après avoir passé tant de temps à revendiquer qu’elle ne l’intéressait pas. Qu’avait-il bien pu interpréter dans son comportement, pour qu’il cherche ainsi à lui tirer les vers du nez ? Évidence qui lui revint comme un boomerang en pleine face quand il lui rappela son esclandre de l’été dernier. Il en avait encore honte. Honte de s’être donné ainsi en spectacle pour une affaire qui ne concernait pas la sécurité de son camp. Lui le garde aurait dû n’exister que pour défendre les siens et le bon déroulé de ce troc. Au lieu de ça, il avait préféré jouer les gros bras pour quelqu’un qui n’en valait pas la peine. Même la pseudo haine entre les deux hommes ne méritait pas d’être envenimée par la faute d’une Skaikru. Elle n’avait pas besoin de ça, d’ailleurs. Isdès était en train de donner de l’importance à un être qui aurait dû ne jamais exister. Pourquoi s’était-il réfugié dans cette grotte déjà ? Voilà plus d’un an que son esprit était pollué par des pensées dangereuses, que ses actes étaient influencés par le fantôme d’une femme qui n’appartenait pas à son monde. Plus il se défendait de la place qu’elle prenait dans son quotidien, plus il se rendait compte qu’elle était partout. Plus il débitait ses mensonges à Elias, plus la vérité le frappait de plus belle. Comme le fou qui se débattait dans les sables mouvants, en espérant être plus fort que la nature. En fait, la seule présence d’Elias suffisait à le faire se poser les questions qui faisaient mal. C’était sans doute le plus difficile à avaler.

La dernière tentative de paraître désintéressé fut un nouvel échec. Elias ne lâchait pas le morceau et se bornait à lui mettre le nez dans sa propre merde. Ça l’agaçait, ça le rendait fou. Isdès resta planté là, passant une main sur son visage pour mieux essayer de garder le contrôle. La violence des coups n’était pas une solution, cette fois-ci, parce que l’avantage était déjà fortement marqué. Elias ne lui lâcherait pas la grappe tant qu’il n’entendrait pas ce qu’il voudrait entendre. Était-ce de la vraie curiosité mal placée ou du pur sadisme ? Dans tous les cas, il ne lui avait jamais reconnu ses délicates qualités. L’Athna lui expliqua de but en blanc qu’il était en train de mentir et Isdès ne put réprimer l’expression outrée sur son visage. Quel était le rapport avec le fait d’être un homme ? « Quel est le rapport avec le fait d’être un homme ? » cracha-t-il, bêtement. Et Elias fut trop heureux de dire qu’Isdès avait eu le malheur de succomber à une attirance qui n’était pas faite pour lui. Interdit, l’homme toisa son interlocuteur. « Ça te plairait que ce soit ainsi ? » Ça lui plairait tant de ne pas être le seul à souffrir de sentiments faits pour rendre heureux ? Serait-il ravi d’avoir un compagnon torturé pour les mêmes raisons ? L’infortune avait toujours été la plus accommodante des compagnes. Pourtant, Isdès s’y refusait. Il refusait de s’investir dans un lien voué à s’effriter, de foncer délibérément dans une impasse en espérant pouvoir échapper au mur gigantesque qui se dressait devant lui. « Je n’ai pas d’énergie à perdre dans les causes perdues. On voit ce que ça donne... » aboya-t-il, en espérant renvoyer Elias à sa propre situation. Il refusait d’errer des années comme lui, sans jamais ne trouver d’issue à cette souffrance. C’était hors de question de briser la solidité qu’il s’était construite durant des décennies. Elias n’obtiendrait pas ses aveux, quand bien même son corps et ses mots avaient confessé à sa place. « Les Skaikru n’ont rien à apporter dans ce monde, tu le sais. » Et lui n’avait rien à apporter à quelqu’un comme Murphy, sinon d’autant plus de difficultés. Qu’elle se trouve un céleste aussi borné qu’elle, aussi aveugle quant à la situation qu’ils vivaient depuis leur arrivée sur le continent. Pourtant, il n’y avait pas plus amer que cette perspective d’une acidité à lui en tordre les entrailles. La mine d’Isdès palissait à vue d’œil, bien loin des colères salvatrices qu’Elias suscitait chez lui. Il sentait sa façade s’effriter à vue d’œil, sans qu’il ne puisse rien faire. La lame s’infiltrait dans la minuscule faille et taquinait toutes les points sensibles de l’être barricadé. « C’est quelqu’un d’autre qu’il faudra abreuver de ton incroyable expérience avec les femmes. » Le seul conseil qu’il aurait voulu, c’était le moyen de tirer un trait sur l’irrésistible charme de l’interdit, sur le masochisme évident à côtoyer l’attraction détestable. Sinon, Elias pouvait se taire et partir.

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Sujet: Re: Isdès ♣ Dirty little secret
Lun 23 Avr - 11:27


19 novembre 2117


Si on demandait aux Athnas de leurs expliquer comment ils voient les choses, sans doute que la réponse ne serait pas très plaisante. Mais c’est une histoire qu’il est difficile d’assimiler et de comprendre. Ce n’est pas lui qui en fera tout un foin, d’ailleurs, il ne le comprend que trop bien. Les choses ne sont pas supportables mais il est disposé à faire en sorte que les choses restent comme elles sont. C’est un problème hein ? Oui, clairement. Mais il est disposé à faire avec ce qu’il est et à ne demander de compte à personne. Sans doute est-ce la partie qui gène vraiment les gens. Sans doute est-ce le point qui dérange les comportements des abrutis. Mais il ne peut pas y faire grand chose, en réalité, et il est disposé à faire avec. Que cela lui plaise ou non, il n’y a pas de retour en arrière possible. D’une certaine manière, du moins. Il n’a jamais voulu être la bête noire du village et en réalité, il serait prêt à tout pour eux. Mais il comprend cependant que son comportement ne soit pas celui adéquat à son village. Et que certaines de ses actions ne soient pas les bonnes. On ne peut pas toujours faire les choses qu’il faut. Parfois, il est aussi bon de serrer les dents et de ne rien dire. Mais il comprend. Alors il se tait. Avec eux. Avec Isdès c’est une histoire un peu plus compliquée. Et dès qu’il rentre dans le champ de vision, tout semble le devenir, d’une manière qui lui échappe assez régulièrement, d’ailleurs. Il ne parvient alors plus à visualiser le monde qui l’entour et il n’essaie même pas de rester rationnel. Tout s’effondre alors qu’il ne peut se concentrer que sur la rivalité qu’il peut y avoir entre eux. Il ne cherche pas plus loin. Tout semble plus facile ainsi. Mais c’est, encore une fois, une histoire à laquelle il ne souhaite pas trop penser. Disons que c’est compliqué.

En lui disant qu’il ne fait pas l’homme, sans doute se montre-t-il quelque peu maladroit. Les mots n’ont pas toujours été son fort, qu’il s’agisse de sa langue ou de celle de quelqu’un d’autre, d’ailleurs, mais il ne risque pas de changer de comportement juste parc que c’est ce que les gens veulent. Les choses n’ont jamais fonctionné comme ça, et tout a toujours été plus simple ainsi. Il laisse juste entendre que mentir et dissimuler ses émotions, c’est une manière comme une autre de faire le lâche, un comportement qu’il n’est pas disposé à comprendre et qu’il trouve minable. Après, il est toujours plus facile de critiquer les autres sans faire face à ses propres émotions. Malgré tout ce qu’il pourrait en dire, c’est aussi de ça qu’il est question, quoi qu’il veuille bien en dire. Cela n’a strictement rien d’évident mais on est disposé à le comprendre, malgré tout. Dans un sens, du moins. Isdès fait la fine bouche, se comporte comme un crétin persuadé qu’il a tout dissimulé comme il le fallait. Mais ça n’a jamais été le cas et c’est justement ce qui est dommage, dans tout ça. Il n’a pas envie de se concentrer sur les qualités et les défauts que les hommes peuvent bien avoir. Et pourtant, il est bien contraint d’y faire face, parfois. Et là, le comportement de son rival le fait rire, le ramène à un passé pas si lointain, lorsqu’il faisait le malin face à sa future femme mais qu’il n’assumait rien. « Quel est le rapport avec le fait d’être un homme ? ». Il grimace légèrement, passe une main sur son visage avant de croiser les bras. Est-ce donc si difficile à deviner ? ” Un homme n’a guère honte de ce qu’il éprouve et ne le dissimule pas aussi bêtement.”. Et aussi mal, aussi. Mais c’est une affaire un peu plus compliquée, si on peut le dire ainsi. De toute manière, l’homme en face de lui suppose sans doute qu’il n’a pas la moindre leçon à lui donner. Ce qui n’est pas faux. Mais il s’en amuse, pousse, cherche à abuser. Il veut le pousser à bout, comme il sait si bien le faire et il sait qu’au bout du compte, il y parviendra, encore une fois. Pourtant, est-ce que c’est vraiment ce qu’il veut ? Il n’en est pas certain. Face aux émotions, il ne sait pas vraiment où donner de la tête. Et il s’y perd, encore et toujours. Souvent trop.

« Ça te plairait que ce soit ainsi ? ». Est-ce qu’il serait vraiment question de plaisir ici ? Peut-être pas. Sans doute se permettrait-il alors de lui montrer que ce qu’il ressentait n’était pas vain, peut-être qu’il s’intéresserait à tout ça et qu’il arrêterait de l’ennuyer avec ses sentiments pour sa femme ? Il ne saurait le dire et sans doute est-il un peu trop maladroit. Est-ce que c’est vraiment si facile que ça ? Non, pas du tout. Et dans le fond, il se moque bien de tout ça, et il n’a pas besoin de chercher plus loin. Il ne voit pas à quoi ça pourrait bien servir, tout ça, c’est une affaire qu’il ne comprend pas forcément. ” Je n’en ai pas grand chose à faire. Mais il est stupide de nier, comme tu le fais.”. C’est la seule chose qui lui pose problème. Il faut savoir avoir le courage d’assumer tout ceci. S’il n’en est pas capable, il ne voit pas ce qu’il pourrait faire. Et c’est justement ce qui lui pose problème. Tout ceci n’a pas le moindre sens, pas le moindre intérêt. Il n’y comprend rien. Il est difficile d’assumer quelques sentiments positifs qui ne font pas partis de la personne qu’on a essayé de construire jusque là. Evidemment que c’est compliqué, mais il faut continuer sur cette voie. Et il faut, surtout, réfléchir à aller dans le bon sens. Elias n’est pas forcément disposé à donner des leçons de ce côté là, au vu de comment ça a pu le détruire par la suite. Et pourtant, il ne peut se résoudre à agir autrement.

« Je n’ai pas d’énergie à perdre dans les causes perdues. On voit ce que ça donne... ». Il soupire, ça ne l’atteint pas vraiment. Cela se contente de l’effleurer de loin et de passer à côté de lui, sans qu’il ne le ressente vraiment. Pour autant, il comprend oui. La cause perdue, c’est lui, ou en tout cas, c’est là que l’amour l’a mené. Il ne regrette pas l’expérience, il ne regrette pas la route et il s’en agace. Mais il n’a guère d’autre choix, désormais. C’est une affaire un peu compliquée. Mais il souhaite pourtant à tout le monde de connaître ça un jour. ” Au moins, moi, j’ai été heureux, une fois.”. Alors oui, il le paie, encore et encore. Chaque jour est une souffrance intolérable contre laquelle il ne peut rien faire. Mais c’est là et il ne peut pas revenir en arrière. D’ailleurs, il ne voit pas comment ils pourraient s’y prendre pour le faire. M’enfin bref, il ne sert pas vraiment à grand chose de se prendre la tête. Enfin… Si, de manière général, c’est la partie d’une conversation qu’il préfère mais, là, maintenant, il se demande si c’est vraiment utile. Si c’est vraiment ce qu’il faut faire. Il se perd et il ne comprend même pas cet échange qu’il a avec son rival. Trop civilisé. Il n’y comprend pas grand chose.

« Les Skaikru n’ont rien à apporter dans ce monde, tu le sais. ». Il détourne le regard. Ils lui ont apporté quelque chose pourtant, quelque chose de toxique à ses yeux, quelque chose contre quoi il ne peut rien faire. Et la souffrance de la chose, la destruction de son âme semble être plus forte que par le passé encore. Il ne sait comment gérer ça; « C’est quelqu’un d’autre qu’il faudra abreuver de ton incroyable expérience avec les femmes. ». Il ne l’entend presque pas. Il est focalisé sur la femme qu’il a croisé il n’y a pas si longtemps que ça. Focalisé sur la douleur de l’émotion que ça a pu lui suscité, bloqué sur le ressenti et sur ce qu’il est.. Supposé en faire. Alors l’annonce s’échappe, sans qu’il ne puisse y faire grand chose, sans qu’il ne puisse s’en empêcher. Alors, cela sort et se répand autour de lui. ” Ils m’ont apporté son fantôme.”. Il pâlit à son tour et ils n’ont l’air que de deux crétins bloqué par une fierté ingérable. Sa mâchoire se crispe. Finalement, tout ceci ne l’amuse plus.
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Sujet: Re: Isdès ♣ Dirty little secret
Lun 4 Juin - 21:53

killing in the name of

Elias ne s’était jamais montré aussi attentif aux paroles d’Isdès. C’était la première fois qu’il l’écoutait vraiment et même s’il sentait que ses interventions étaient impulsives et irréfléchies, elles se révélaient presque pertinentes dans la situation actuelle. Il n’avait pas totalement tort en disant qu’un homme, un vrai, n’avait honte de rien. C’était une vision peut-être archaïque des choses, mais il la partageait. Son orgueil dirait simplement qu’il n’y avait pas de honte sur quelque chose qui n’existait pas. Il ne cachait pas quelque chose dont il questionnait l’existence même. C’était bien cet état de doute, cette zone grise qui était à la fois tout et rien qui le rendait fou. Ça l’obsédait nuit et jour, sans qu’il ne puisse rien y faire. Et maintenant que l’accalmie avait volé en éclats, suite à l’intervention d’une tierce personne – et quelqu’un qu’il se serait bien gardé de rencontrer – il n’y avait plus aucune raison d’accorder du crédit à une relation vouée à l’échec. Si tant d’éléments se liguaient contre deux personnes, c’était un acte encore plus stupide que de choisir de l’ignorer. La Skaikru et le Terrien n’étaient pas faits pour s’entendre et encore moins pour tisser un lien qu’Elias lui prêtait avec trop d’ironie. Ils s’aboyaient dessus mutuellement, sans trouver de terrain d’entente. L’un comme l’autre avait ses raisons de réagir ainsi et de ne pas lâcher le morceau, alors qu’ils auraient pu se tourner le dos en attendant la prochaine joute. Isdès cherchait désespérément à savoir ce qui pouvait bien motiver l’intérêt de l’homme. Pourquoi se raccrochait-il tant à la vie des autres, à la vie de son rival qui plus est ? Il essaya de se défendre avec la carte du malheur amoureux de son interlocuteur, mais pour la première fois, ce dernier réagit d’une façon plutôt calme. Il ne se laissait pas dévorer par son deuil, sa tristesse ou sa colère – peu importe la forme que sa douleur prenait. Il venait vraiment d’évoquer quelque chose de positif par rapport à tout ça ? Il venait véritablement d’avouer qu’il avait été heureux une fois, confessant par la même occasion qu’il n’en était rien aujourd’hui. Isdès haussa un sourcil en sa direction, momentanément soufflé. Lui ne se souvenait jamais de s’être dit qu’il était véritablement heureux, ni malheureux du moins. Avait-il vécu tout ce temps dans une bulle inerte, enfermé dans un devoir qui le confortait dans le rôle qu’il jouerait dans ce monde ? S’était-il seulement soucié de ce que lui aurait-il pu souhaiter, si la tribu des Athnas n’avait pas régi sa vie depuis qu’il était en mesure de réfléchir ? Était-ce donc l’avantage qu’Elias avait finalement sur lui ? La certitude d’avoir vécu des épreuves et des moments capables de nourrir l’être tandis que lui s’était laissé porter par un instinct finalement tout ce qu’il y avait de plus banal.

Isdès se refermait comme une coquille, blessé dans son égo. Il était un livre ouvert même pour l’homme le moins réceptif de son entourage. Dans un dernier élan défensif, il essaya de le reconvaincre, et lui par la même occasion, que les Skaikru n’étaient qu’une source d’ennuis. Ils ne parviendraient jamais à s’entendre, malgré tous les efforts produits par chacun des camps. Personne n’ignorait que Tyee songeait de plus en plus à se rapprocher du peuple du ciel. Non pas par intérêt, ou parce qu’il entrevoyait un réel potentiel, mais plus par nécessité. Les derniers événements météorologiques avaient ravagé beaucoup de groupes, de tribus et de familles. Il était peut-être temps d’envisager des alliés, idée inconcevable jusqu’alors. Isdès se refusait à une telle éventualité alors qu’il avait mis tant d’efforts à éviter de se rapprocher d’eux. Il finit par remballer une dernière fois Elias, mais la nouvelle remarque eut bien plus d’effet sur lui. Était-ce l’étrange calme de cette conversation qui le poussa à faire une telle confession, un tel aveu de faiblesse, tandis que son visage pâlissait à vue d’œil. Ainsi, il avait croisé Mila, la démone qui avait attisé un peu plus le feu de la discorde entre Murphy et lui. Il n’était pas étonné qu’il réagisse ainsi, il ne pouvait pas même lui en vouloir. Il n’avait pas envie de l’enfoncer un peu plus, tandis qu’il essayait de garder une certaine neutralité dans la voix. Comme s’il respectait l’émoi qu’elle avait provoqué en lui. « Je l’ai vue. » Une sale vermine, selon lui, autant par le souvenir qu’elle incarnait que par les vices qui transpiraient de ses paroles. « D’ailleurs, tu l’obsèdes. Elle m’a presque harcelé pour obtenir des réponses. » Réponses qu’il avait refusé de lui donner, Elias en étant le seul détenteur légitime. Sans doute, la seule et unique protection qu’il lui apporterait. « Tu penses qu’elle vit en elle ? » C’était impossible, selon lui. Mais il ne pouvait pas retirer cette éventualité qui pourrait faire naître l’ombre d’un espoir en Elias. Oui, il avait envie de recueillir son ressenti, même s’il s’attendait à autant de coopération que celle qu’il lui avait donnée jusqu’ici. Qui se ressemble, s’assemble.

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20/01/2016 avengedinchains Charlie, Baelfire, Richard, Astrid & Meeka 994 Tom Hardy ava by sarasvati ;; signa by beylin guerrier Athna 36
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Sujet: Re: Isdès ♣ Dirty little secret
Jeu 5 Juil - 10:11


dirty little secret

19 Novembre 2117 ;; En abordant le sujet avec son rival, Elias a imaginé avec une certaine aisance qu’il pourrait se moquer de cette personne. Les choses ne sont pas toujours évidentes mais dès qu’il a un sujet sur lequel il peut se faire désagréable, il n’hésite jamais une seule seconde. Isdès est une personne à part, une personne avec qui il ne s’entend pas toujours et pour tout dire, il ne cherche jamais. Ils se prennent la tête, se battent, sont insupportables. Mais les choses sont comme elles doivent être entre eux. Disons même que ça a toujours été comme ça entre eux et ça ne risque pas de changer. Il est bien et il ne risque pas d’agir autrement. Les choses sont compliquées mais il ne le cachera jamais (en tout cas, il n’arrêtera jamais de le penser) mais il apprécie son partenaire de combat et il sait, malgré tout, qu’en cas de guerre, ils seront en mesure de compter l’un sur l’autre. Il a peur de faire les choses de la mauvaise manière, peur parfois d’aller trop loin. Et dans l’instant, son idée est bel et bien d’aller trop loin. Il a envie de pousser, il a envie d’abuser et de jouer. Mais les choses ne sont pas faciles.

Mais le sujet le quitte, s’éloigne et il n’est bientôt plus question de Murphy. Le point est compliqué, triste et agaçant, c’est vrai. Mais on ne peut pas vraiment dire que ce soit évident, au contraire. Elias est insupportable, il n’est pas l’homme le plus posé, il n’est pas l’homme qui fait les choses comme il faudrait. Et quand la conversation glisse sur Moïra, tout devient différent et compliqué, agaçant. Il ne supporte pas d’avoir cette conversation et les rôles s’inversent, c’est lui qui finit par être mal à l’aise et dérangé. Il n’a pas envie de parler d’elle et en même temps, ça s’est échappé et il n’a rien pu faire contre ça. Comment aurait-il pu se taire et ne pas parler d’elle ? Cette affaire est compliquée mais les mots glissent et l’avouer à voix haute lui ferait presque du bien. Presque, puisque cela lui rappelle que cette femme n’est qu’une vision, une illusion d’un passé sur lequel il ne peut plus compter. Moïra n’est plus là et ce n’est pas parce qu’il la voit à travers les traits d’une fille du ciel que la situation va changer. Il n’a jamais été question de ça, les choses restent différentes. Tout ira mieux, maintenant.

Les choses sont compliquées, en tout cas, mais il est disposé à faire les choses comme il le faut. Mais il fera ce qu’il faut. Et ça ne veut pas dire que c’est facile. Ca ne l’a jamais été. Isdès connaissait Moïra, alors glisser ce sujet rend la chose un peu différente. Mais il ne peut rien faire, il ne voit pas ce qu’il pourrait faire, de toute manière. « Je l’ai vue. ». Il n’imaginait pas qu’il ait pu le voir. mais pour le coup, il imagine qu’elle lui ressemble vraiment et que ce n’est pas une idée qu’il se fait. Parce que par moment, il s’est posé la question. Il n’a pas envie de faire face à cette histoire, face à tout ce bordel. Les choses ne sont pas évidentes, et elles ne l’ont jamais été. Il est disposé à oublier, à ne plus la voir et en cas où ça viendrait à arriver, à s’éloigner et à disparaître. Mais c’est compliqué. Clairement compliqué. Il n’aime pas parler de ça, et il n’a absolument pas envie d’en parler. Mais c’est trop tard. Pris au piège dans une conversation qui le perturbe, il sent la colère monter doucement. « D’ailleurs, tu l’obsèdes. Elle m’a presque harcelé pour obtenir des réponses. ». Il ne supporte pas ça. L’idée qu’elle puisse poser des questions. Elle semblait perturbée, étrange et dévorante. Elle voulait qu’il lui fasse mal ou en tout cas, c’est l’impression qu’il en avait.

Et il ne le peut pas, il ne peut pas se permettre de la blesser. Déjà, parce qu’il aurait l’impression de frapper sa femme et c’est une histoire qui ne se passerait pas bien du tout. Il n’a même pas envie d’y réfléchir de près ou de loin. ” Quel genre de question ?”. Il n’est pas certain de vouloir le savoir, et pour tout dire, cette histoire est un peu compliquée. Il n’a pas envie de savoir et en même temps, la curiosité reste. ” Qu’est-ce que tu as dit ?”. Il espère qu’il n’a rien dit. D’ailleurs, il est persuadé qu’il n’a rien dit. Il le connaît depuis qu’ils sont enfants et pour cette raison, il sait de quoi il est capable ou non. Il sait même comment il frappe, comment il s’y prend en fonction de ses actions.

« Tu penses qu’elle vit en elle ? ». Lui aussi, il s’est posé la question, c’est vrai. Il ne sait pas vraiment ce qu’il doit dire et dans le fond, il n’a même pas vraiment envie d’y réfléchir. C’est une histoire un peu compliquée. Il a peur de la réponse, il a peur de ce qui pourrait se passer et il n’est pas certain d’avoir envie de se prendre la tête à ce sujet. Elle ne peut pas être Moïra, c’est impossible. S’il y a quelques traits physiques qui lui ressemblent, dès qu’elle a ouvert la bouche, il a su. C’est impossible. Ce n’est pas elle. ” Non.”. Il n’a pas franchement envie de chercher plus loin. A quoi bon ? Ce n’est pas elle et il ne va quand même pas se mettre à avoir une conversation amicale avec lui. Il préfère quand ils se battent. Il préfère clairement quand ils ne parlent pas, finalement.
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06/05/2016 Dandan/Sonia Aucun. 293 Jason Momoa lux #demonkeur Garde pour sa tribu, il s'occupe aussi parfois des oiseaux messagers. Athna, à la vie, à la mort. 80


Sujet: Re: Isdès ♣ Dirty little secret
Dim 9 Sep - 17:56

killing in the name of

La discussion avait naturellement dévié vers un autre sujet des plus tabous. Le sosie presque parfait de la femme défunte d’Elias était apparu et semblait prendre un malin plaisir à semer le trouble autour d’elle. Tel un fantôme, elle hantait les souvenirs et invoquait de nouveau le passé au grand damne des Athnas. Quand bien même cet événement avait transformé Elias à tout jamais, il s’était efforcé de ne jamais revenir dessus et voilà que tout lui revenait en pleine face. L’avait-il mérité ? Ce moment était devenu des plus étranges. L’atmosphère n’était plus à la provocation et à la démonstration, mais plutôt propice aux confessions à demi-morts. Ni Isdès ni Elias n’avaient sans doute imaginé se confier à l’autre, d’une quelconque manière, pour une quelconque raison. Le barbu ne recueillait pas ses impressions parce qu’il pouvait bien s’inquiéter de son état, mais plutôt parce que ça le fascinait. Comment aurait-on pu réagir différemment, en voyant Mila débarquer entre les bois, comme une nymphe sortie d’un conte ? C’était de la curiosité mal placée. Une nouvelle façon d’explorer ce que son rival avait dans le ventre, de savoir si lui aussi pouvait être ébranlé par des émotions qu’il rejetait constamment. Étaient-ils semblables à ce point ? Alors, il l’attisait avec ses sous-entendus et prit soin de lui expliquer combien la demoiselle s’était montrée insistante au sujet d’Elias. Il se souvenait encore de cet air faussement mutin, alors qu’elle s’immisçait dans la vie privée d’autrui. Il n’avait aucun mal à se rappeler cette spontanéité débordante et cette désinvolture alors qu’elle posait des questions des plus intrusives. Non seulement, elle avait été témoin d’une relation qui n’aurait jamais dû exister, mais elle avait réussi à déterrer un lien du passé autrefois si fort et désormais six pieds sous terre. Elle avait compris qu’Elias était un élément clef à la façon dont tous la contemplaient. Elle entrevoyait peut-être la possibilité d’un nouveau départ, d’une nouvelle identité. Peut-être aspirait-elle à prendre une place vacante ou tout simplement cherchait-elle à semer le trouble ? Rien n’était moins sûr, mais Isdès penchait plutôt pour la seconde hypothèse. Il n’y avait rien à tirer de cette jeune femme, sinon du danger et du mensonge dont les Skaikru étaient si accoutumés. En quelque sorte, il mettait en garde Elias de cette fouine prête à tout. S’il ne doutait pas de la force de caractère de l’homme, il redoutait que la vipère ne finisse par s’infiltrer et faire son nid. Un Athna en position de faiblesse, aussi irritable soit-il, n’en était pas moins un membre de sa famille.

Isdès tendit son index afin que sa chouette vienne s’y poser. Il observa en silence son plumage bicolore, blanc et marron, parsemée de taches fauve. Alors même qu’il s’était inopinément arrêté pour parler avec Elias, l’oiseau n’avait bougé d’un pouce. Elle était paisible et se rappelait de temps en temps au bon souvenir de son fauconnier en piétinant la fourrure sur ses épaules de ces serres acérées. Il enviait la sagesse des oiseaux. Ils voguaient aux côtés des communautés qui leur ressemblaient et défendaient les leurs bec et ongles, sans s’embarrasser du reste. Et surtout cette liberté de s’envoler loin, du moment qu’ils en avaient la volonté… Son pouce vint gratouiller la partie inférieure de son bec, là où les plumes étaient les plus douces. Pour qui était-ce le plus agréable ? Il l’ignorait. Pour la première fois de sa vie, il ne ressentait pas d’animosité quand Elias ouvrait la bouche. Même si sa voix demeurait insupportable, avec ses faux airs d’associable. Celui-ci l’interrogea à propos de sa rencontre avec Mila et avant de lui répondre, Isdès lui demanda franchement son avis. Se pourrait-il qu’une infime partie de Moïra soit réincarnée en elle ? Elias partageait son opinion et malgré tout, il ne put s’empêcher d’être soulagé. Il n’y avait rien de pire qu’un homme dévoré par des illusions. Il en connaissait quelque chose. « Elle veut tout savoir de toi. » Le ton de sa voix était étrangement calme. Il était concentré pour se rappeler chaque détail, sans pour autant dévoiler le reste de la situation. « Elle connait son nom. Je pense qu’elle a compris la façon dont on la regardait. » Sa buse, qui avait observé son manège avec la chouette, vint soudainement les rejoindre, chassant la petite créature d’un battement d’aile pour prendre sa place. Il fallait croire que la jalousie aussi existait chez les volatiles… « Je ne lui ai rien dit, elle n’est pas des nôtres. » Il haussa un sourcil en la direction d’Elias. Le croyait-il si stupide ? « Tu ne dois pas la laisser s’approcher de nous. Je crains qu’elle essaie de nouveau. » Il secoua la main pour faire s’envoler la buse malveillante et poussa un soupir. Les voilà tous les deux bloqués dans une situation qu’ils n’avaient jamais réclamée, et certainement pas méritée. Il sentait que la conversation faiblissait entre les deux murs touchés dans leur point sensible. Il était temps de partir. « Maunkru set raun ogeda. »

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20/01/2016 avengedinchains Charlie, Baelfire, Richard, Astrid & Meeka 994 Tom Hardy ava by sarasvati ;; signa by beylin guerrier Athna 36
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Sujet: Re: Isdès ♣ Dirty little secret
Jeu 11 Oct - 18:53


dirty little secret

19 Novembre 2117 ;; Ils n’échangent jamais comme ça, ils ne parlent jamais pour parler ou du moins, ce n’est jamais vraiment conventionnel et poli. En réalité? Elias n’est pas du genre à parler et il ne risque pas de changer ses habitudes trop longtemps. Mais avec Isdès, bien qu’ils soient du genre à se chercher à chaque instant qu’il leurs est donné de vivre, il sait que la relation est plus approfondi que ça. Elle est compliquée, si on peut le dire ainsi. Elle n’est pas délicate, mais pour autant, elle ne nie pas que les choses sont très bien comme elles sont, c’est un fait et c’est très bien comme ça. Elias peut compter sur lui, il peut à tout moment aller le voir pour une galère. Ils ne font juste pas dans le social et bien évidemment, il n’ira jamais le dire à voix haute, c’est une chose avec laquelle il n’a jamais été très à l’aise, de toute manière. Et c’est sans doute mieux comme ça, de toute façon. Il sera là pour son rival aussi, et il se battra pour lui un jour, s’il en estime le besoin, mais il ne nie pas le fait que ça pourrait être plus compliqué. Mais c’est une chose qu’ils n’évoquent jamais à voix haute, ils n’en parlent pas parce qu’ils ne voient pas à quoi ça pourrait bien servir. Ils le savent et il n’est donc pas nécessaire d’aller plus loin. C’est déjà bien assez douloureux comme ça, dans l’idée, pour leurs fiertés, d’en arriver là, tout de suite. Autant ne pas chercher plus loin.

Il est habitué à voir la chouette de son rival, il n’y porte qu’une demi attention quand il se pose sur son doigt. C’est agréable d’avoir des animaux, il l’imagine. Mais pour sa part, il n’a pas besoin de tout ça. Ce qui est étonnant, c’est plutôt de les voir se parler de cette façon. Quiconque entrerait dans le paysage pourrait aisément se poser des tas de questions, et irait probablement même se cacher en cas où ça pourrait dégénérer. Mais ce n’est pas le cas, pas tant qu’ils resteront comme ça. Dire que tout ceci a commencé parce que Elias voulait le chercher, le pousser à devenir désagréable, dans l’idée. Mais le sujet devient différent, et tout devient plus compliqué encore.

Parce qu’ils en viennent à parler de l’idiote du ciel qui ressembla à Moïra le temps d’un instant. Oh bien sûr qu’elle a quelques traits communs, bien sûr qu’on peut s’y méprendre mais il ne devrait pas les confondre, lui, alors qu’il connaît chaque parcelle du corps de sa femme. Il n’a remarqué que trop tard qu’elle était plus petite, plus fragile et qu’elle n’était pas de son monde. Il est foutu, bien que ce soit une affaire plus difficile que ça. Et désormais, elle semble s’aventurer sur un terrain dangereux. Elle finira par obtenir ce qu’elle cherche, s’il s’agit de la colère qui irradie dans ses veines. Mais elle le regrettera, c’est un fait. Parce que lorsqu’il perd le contrôle, il est capable de tuer quelqu’un. Vraiment.

Lorsque l’autre homme évoque le fait qu’elle veut tout savoir sur lui, il se met à marmonner, à grogner, même. Il n’apprécie pas l’idée qu’on puisse poser un peu trop de questions sur lui. Bien sûr qu’elle connaît Son nom, il l’a appelé comme ça, le temps d’une hallucination. Il détourne le regard, en repensant aux émotions qui l’ont parcouru alors qu’il se faisait berner par une illusion. ” Je l’ai appelé Moïra. Je les ai confondu.. J’ai cru à un mirage”. Signe d’une stupidité, d’une erreur et d’une faiblesse. Dans un autre contexte, il n’aurait certainement jamais abordé un tel sujet, mais il ne peut plus revenir en arrière et de toute manière, si on veut établir le contexte, il n’a pas le choix, il est obligé de remettre le contexte correctement en place. ” Qu’est-ce qu’elle veut, selon toi ?”. Parce que ses actions ont forcément une raison, non ?

La buse prend la place de la chouette et il n’y prête qu’une demi attention, il voit à peine le mouvement d’ailes. Non, en effet, elle n’est pas des leurs et c’est pour cette raison que les choses prennent une tournure aussi désagréable. Il faudrait revenir en arrière, il faudrait que ça se reprenne, mais c’est compliqué. Parce que bordel, elle ne semble pas comprendre elle-même qu’ils ne sont pas de ce monde et c’est pour cette raison que c’est compliqué, de base. Elle ne pourra pas comprendre si elle ne veut pas comprendre, justement. Il grimace quand l’autre lui dit de ne pas la laisser les approcher, parce qu’elle ne lâchera pas l’affaire. Il n’est pas un homme stupide, il ne risque pas de faire une erreur de ce genre. Sa tribu est toujours passée avant tout, quoi qu’il puisse se passer dans sa vie et peu important les décisions qui pourraient être prises. Il n’a pas apprécié le traîté et pourtant, il a tout fait pour le respecter, à chaque instant dès qu’il a été rédigé. ” Ne me prends pas pour un vulgaire débutant, Hakantarr”. Il le fusille du regard un instant avant de se calmer. Pourtant, l’autre homme a raison. Il hoche la tête en l’écoutant parler. Oui. ” Maunkru set raun ogeda”, répète-t-il pour appuyer ses dires.
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Isdès ♣ Dirty little secret

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