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˜˜˜˜˜˜And I Won't Back Down ...
maybe life should be about more than just surviving

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06/12/2015 Lux Aeterna Nuna Cortez 36164 Sophia Bush Lux Aeterna (vava & sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 1302


Sujet: Re: And I Won't Back Down ...
Jeu 31 Mai - 3:57

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❝ And I won't back down ❞
Murphy Cavendish & Tennessee Brontë-Sand
(31 octobre 2117)


Si on avait dit à Murphy qu'il aurait suffi d'une nuit et d'une tempête de pluie pour lui rendre Tennessee, elle n'y aurait pas cru. Elle était trop rancunière et même si elle savait cette caractéristique handicapante, elle savait tout aussi bien qu'il lui était impossible de s'en détacher, malgré toute l'envie qu'elle en avait et tout le besoin qu'elle avait de retrouver Tennessee. Quelques heures auparavant seulement, Murphy était enfermée dans le deuil de cette amitié qui était morte presque aussi subitement qu'elle était née. Qui aurait pu croire que quelques excuses et explications pouvaient suffire à ne faire de ces mauvaises aventures qu'un souvenir ? Les impressions demeuraient, pourtant, mais la première étincelle avait été donnée. Une main avait été tendue, un premier pas foulé, et maintenant, les deux jeunes femmes regardaient à nouveau dans la même direction. Une amitié n'était pas chose futile et facile; elles seraient bien plus nombreuses si c'était le cas, mais aussi bien moins précieuses. Avec Tennessee, Murphy voulait reconstruire quelque chose d'encore plus fort qu'avant. Parce qu'elles profitaient de la protection de l'obscurité nocturne, des lueurs lactées de la lune et de l'intimité que seul le sommeil de leurs compagnons pouvait offrir pour se révéler l'une à l'autre comme jamais elles n'avaient eu l'occasion de le faire, la patrouilleuse savait qu'elles se retrouvaient enfin. En se mettant à nu de la sorte, en dévoilant ce que les mots n'avaient probablement jamais défini auparavant, les deux femmes s'offraient ce qu'elles avaient chacune de plus vrai et de plus brut.

Le moment avait quelque chose d'éthéré, d'irréel, et Murphy se demandant à plusieurs reprises, lorsque le silence flottait quelques secondes, s'il n'était pas le fruit de l'imagination qui alimentait toujours ses rêves. Une part d'elle se préparait déjà la déception du réveil. Pourtant, la nuit semblait incroyablement réelle. Le froid attaquait la peau, rendait visible l'air qui s'échappait de leurs lèvres. Elles pouvaient entendre le bruit de la vie, partout autour d'elles; des oiseaux qui voguaient d'arbre en arbre, de branche en branche, des petits mammifères et des insectes qui rampaient dans l'obscurité. Le chant du vent ne pouvait pas être né de son imagination non plus. Tout semblait trop réel, lorsqu'on prenait le temps d'y prêter un peu d'attention. Non, son imagination n'aurait pas un tel soucis du détail.

Les confessions flottaient doucement dans l'atmosphère nocturne. Les fantômes de chacune surgissaient précautionneusement au regard de l'autre, comme une preuve ultime de la confiance qui renaissait, comme le signe de tout le désir qu'elles avaient de laisser le passé appartenir au révolu. « Ne laisse personne te changer » souffla Murphy dans l'air froid, avec le petit sourire timide de celle qui venait pudiquement et de façon détournée de déclarer son affection à son amie. Et voilà Tennessee qui confessait son rôle dans l'apparition des trous dans les murs qui séparaient leurs deux moitiés de maison. Le regard de Murphy se détourna vers les cuisines, en face, de l'autre côté de la vaste place centrale, puis trouvèrent le sol alors qu'elle soupirait. Tennessee avait choisi de court-circuiter Murphy pour continuer à cajoler Antarès. Force était de constater que cette idée l'ennuyait toujours -peut-être encore davantage maintenant que la mécanicienne justifiait ses gestes par le chagrin dans lequel elle aurait laissé son chien. Elle ne faisait pas toujours bien les choses, mais elle faisait tout son possible pour qu'Antarès soit heureux et épanoui. Que Tennessee sous-entende que ça n'était pas assez et qu'elle n'était pas suffisante au bonheur de Major l'attristait autant que ça la courrouçait. Elle capta d'un appel du regard celui de Tennessee mais ne répondit pas, partagée entre le besoin d'exprimer son mécontentement et celui d'éviter de replonger dans les conflits. A la plaisanterie de Tennessee, il fut donc difficile de répondre. « Mmh » bougonna-t-elle simplement sans faire de vagues, octroyant à Antarès quelques papouilles, comme pour se rappeler qu'il était toujours là, toujours avec elle, toujours son fidèle compagnon.

C'est la serviette de Tennessee qui interrompit le moment de tendresse partagé avec le canidé. Elle tomba, gelée et raide, sur la main qui flattait Major entre les oreilles. L'animal, vif et curieux, attrapa le morceau de tissu détrempé pour jouer avec, rejetant involontairement les caresses de sa maîtresse. Murphy se redressa et croisa les bras sur ses genoux, un brin vexée, et se racla la gorge pour tenter d'oublier ces quelques écarts. « Il faut savoir choisir ses secrets », lâcha-t-elle avec un petit sourire triste. « Des fois c'est du bon sens, et des fois c'est juste stupide. » Parce qu'il serait hypocrite de prétendre que les secrets ne pouvaient jamais se justifier. Murphy était constamment suivie par sa propre intimité, ce propre jardin secret. Tout n'était pas toujours bon à dire ou à révéler, et tout n'était pas toujours bon à savoir à n'importe quel moment. Il y avait le secret de la rébellion, et puis celui d'Elias qu'elle ne révélait pas à Mila, et puis celui des montagnes qu'elle ne révélait à personne. Certains secrets méritaient à ne rester que ça, des secrets, des mystères, des ombres irréelles. Murphy sourit devant la promesse crachée de Tennessee, rassurée de constater qu'elles étaient sur la même longueur d'ondes et qu'elles l'avaient probablement toujours été.

Et en un instant, Tennessee, de sa spontanéité légendaire, rattrapa la maladresse qui avait poussé Murphy dans ses retranchements quelques instants plus tôt. La patrouilleuse sentait toute la certitude et la sincérité de son amie, mais aussi toute l'inquiétude qu'éveillait en elle l'idée de perdre Murphy. Le cœur de cette dernière se serra un instant sous l'émotion de la constatation. Il était rare de se sentir si important pour quelqu'un. Un sourire tendre se dessina sur ses lèvres fines; ses prunelles étincelaient des lueurs sincères de l'affection. « T'en fais pas trop, j'ai pas l'intention de mourir », la rassura-t-elle. « Mais ma vie est moins précieuse que celle des gens que j'aime, et faudra que tu t'y fasses. »  L'annonce sonnait presque comme une sentence qu'elle s'infligeait à elle-même, mais la valeur qu'elle attribuait à son existence n'était pas un secret d'état. Elle avait choisi d'être militaire parce qu'elle était entièrement dévouée aux siens, qu'elle voulait les servir quitte à offrir le sacrifice ultime. Inutile donc de préciser jusqu'où elle serait prête à aller pour ceux qu'elle aimait. « Et ma réputation, elle est ce qu'elle est » ajouta-t-elle en haussant les épaules. « Je suis déjà la folle furieuse de service. » Bien qu'il souhaitait apaiser la gravité de l'instant, le sourire était un brin amer. Ce n'était peut-être plus vrai pour Tennessee, mais ça l'était encore plus que certainement pour Devos et Chris. La gueularde, la rabat-joie, la fouteuse de merde, voilà tout ce qu'elle devait être pour eux. Quoiqu'elle éprouve maintenant à leur égard et peu importe la durée depuis laquelle tout avait explosé, ça la mettait toujours hors d'elle -au moins autant que ça la peinait. Mais c'était comme ça. On ne maîtrisait pas ce que les autres pensaient de soi et peut-être qu'il était plus sain de rester fidèle à soi-même que de se s'adapter au regard d'autrui, mais ça n'en perdait pas de son impact.

Et puis il y avait les autres secrets, les secrets d'aujourd'hui, ceux qui avaient bâti le quotidien qu'elles avaient vécu côte à côte sans le savoir. Tristam ? Murphy avait répété le nom les deux fois où il avait été mentionné. « Ce serait avec plaisir » répondit-elle dans un léger sourire, réalisant qu'elles se cachaient involontairement des pans entiers de leurs vies, mais aussi que si elle devait confier certains de ses secrets les plus intimes à quelqu'un, ce serait probablement à elle -ou à Nadja. « Oui... le hasard est respsonsable des pires saloperies qui nous tombent dessus, mais aussi de chouettes surprises. » Il était responsable de tout, en fait, et ça impliquait le pire comme le meilleur, ainsi que le reste du quotidien, fait de nuances de gris complexes.

Mais il fallait revenir à tout le reste. Au secret, aux accusations, aux cris qui avaient raisonné dans le bunker à peine investi. Murphy ne tenait alors plus comme seul responsable que Devos, et Tennessee ne se garda pas de rétablir la vérité. L'impact du rappel la fit se raidir. Elle se pencha pour récupérer la serviette, laissant Antarès un peu frustré de se faire voler son jouet. Sans regarder son amie, elle lui tendit le morceau de tissu. Le chien, quant à lui, sembla se faire rattraper par le manque de sommeil et, allongé sur le vieux béton, laissa reposer sa tête sur ses pattes avant, les yeux mi-clos. « J'apprécie ta franchise, mais tu penses vraiment que c'était le bon moment pour rappeler tout ça ? » La question était un peu sèche, mais elle lui servait surtout à détourner sa propre attention de ce que Tennessee venait de lui rappeler. « Tu regrettes. Lui il se contente d'en vouloir à tout le monde. » Elle leva le nez vers le côté opposé à son amie, signifiant d'un geste qu'elle préférait clôturer le débat là pour ce soir. Il était encore trop tôt pour remuer tout ça. Elles commençaient à peine à sortir la tête de l'eau, toutes les deux...

Murphy n'était pas de ceux qui se laissaient facilement dominer par le pessimisme. Elle le combattait toujours férocement, quitte à se bercer d'illusions et à se conforter des mois voire des années dans un déni qu'elle considérait nécessaire. Pourtant, depuis l'été, lorsqu'il s'agissait de la rébellion, elle n'arrivait plus à trouver de raisons valable de croire en quelque chose. Tout avait été détruit par les egos mal placés et, d'un autre côté, c'était peut-être mieux comme ça. L'idée qu'une rébellion puisse continuer à exister avec à sa tête des hommes prêts à tirer un trait sur toute forme de communication et de répartition du pouvoir la rendait malade. Elle l'effleurait parfois; après tout, elle qui s'était fait un point d'honneur à instaurer une distance saine avec tous ceux qui l'avaient déçue n'avait aucun moyen de savoir si la rébellion était réellement au point mort, comme elle avait toutes les raisons de le penser. Le mouvement savait se cacher du regard de la majorité des Odysséens, y compris du Conseil. Qu'est-ce que ça changerait pour eux de se cacher d'elle aussi, maintenant ? C'était impossible, elle se le répétait à chaque fois. Gustave ou Marlene lui en aurait parlé. Elle n'avait pas rompu tout contact avec les membres rebelles. Juste avec ceux qui avaient pris soin de creuser un fossé entre eux. « T'en fais pas trop pour Devos. Toi, t'as essayé de l'aider. Moi j'ai juste été la chieuse de service qui ouvre sa gueule quand il aurait préféré que je la ferme. » Amère, la brune se pencha au-dessus d'Antarès pour doucement le réveiller en le grattant entre les oreilles. « Pourquoi, elle est encore vivante ? » La rébellion, elle était encore vivante ? La question la fit sourire d'un sourire aussi moqueur qu'inquisiteur. Ses inquiétudes lui revenaient doucement; il était peut-être temps qu'on lui donne une réponse définitive. Mais lorsqu'elle leva le nez vers les quelques flocons qui flottaient dans les airs, elle s'apaisa, se remémora tout le chemin qu'elles avaient parcouru, toutes les deux, en quelques heures à peine. Le reste se reconstruirait progressivement. Il ne fallait rien brusquer, rien rappeler trop violemment. Il fallait encore être précautionneux. En lui frottant les cheveux dans un geste presque maternel, Murphy se releva pour lui faire face. A ses côtés, Antarès fit de même, dressé subitement sur ses quatre pattes. Aussi fermement que possible, elle enroula la serviette autour de la tignasse de Tennessee, même si, détrempée, gelée, elle ne servait plus à grand chose depuis quelques temps déjà. « Il neigera encore. Ce serait cool que tu sois encore de ce monde pour le voir à ce moment-là aussi. Il faut te sécher, t'as besoin d'un bon feu », répéta-t-elle en se déplaçant volontairement entre la lueur lactée de l'astre sélène et la brune pour être sûre de se faire entendre, cette fois. « Hop, debout ! Je vais essayer de récupérer une autre serviette à l'infirmerie en passant. Addie et Nadja devraient pas trop m'en vouloir, je leur expliquerai. » La brune imposa sa prudence à Tennessee en ouvrant la marche et en retrouvant la première les températures rassurantes de l'intérieur. Il n'y avait pas à dire : même si elle semblait parfois bien timide, la chaleur qu'ils parvenaient à faire naître et à conserver dans le bâtiment consolait largement des froids extérieurs.




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Sujet: Re: And I Won't Back Down ...
Ven 29 Juin - 15:33

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Murphy & Ten  / Guest : Antarès @Smog @Rain #Halloween




Cette nuit paraissait si profonde que Tennessee ressentait l'étrange impression de percevoir les centaines de poitrines des dormeurs, qui les attendaient à l'étages supérieur, se soulever puis redescendre au rythme de respirations paisibles. Et ceci malgré l'atmosphère éthérée et fantomatique qui régnait en ces lieux, habituellement si tranquilles.

Le bruit de la pluie battante sur la terre mouillée résonnait toujours à ses oreilles, alors qu'en réalité ne s'élevait que les halètements d'Antarès qui s'amusait à leur pieds. Peut-être était-ce ce chemin qu'elle accomplissait vers Murphy qui perturbait en douceur la mécanicienne ? Ce désir puissant de renouer avec la jeune femme pour effacer enfin cette douleur qui lui grignotait le ventre chaque fois qu'elle songeait à leur entente ancienne ?

En règle Générale, la bouclée, elle ne supportait pas de perdre, de se révéler moins brillante qu'elle se savait, et d'une manière très cartésienne elle appliquait cette façon d'aborder la vie à ses relations. Pour celui qui ne prenait pas la peine de se risquer au-delà des apparences, cela paraissait certainement très froid et même dénué d'humanité. Certes le flagrant manque d'empathie de la jeune femme ne l'aidait pas à percer dans le monde des amitiés, mais pourtant elle parvenait quand même à y faire sa place. Et à défaut de toujours choisir les bonnes attitudes et les mots justes, son cœur se plaçait exactement où il se devait d'être, là ou ceux qui l'appréciaient le verraient dès qu'ils approcheraient Tennessee, et dans tout l'intérêt qu'elle vous portait.


Si Tennessee démontrait une fierté hors du commun dans son existence en général, elle n'éprouvait aucune honte à baisser pavillon et supplier ceux qui formaient son petit cercle intime. Plus que tout, elle refusait de laisser s'échapper la garde au loin, ça créerait un trou dans son âme qui se verrait dans l'impossibilité de se combler. Parce que personne ne remplaçait jamais un être qui la touchait. Quand ceux-ci s'évaporaient de son monde, à cause de déplorables morts, de disparitions cruelles ou de mésententes irréversibles, une petite boule noir naissait au fond de ses entrailles et grandissait au fur et à mesure que s'y rajoutaient d'autres pertes et fracas.

De toutes ses forces réunies elle luttait chaque jour pour que Murphy ne se rajouta pas à cet endroit maudit qu'elle eut banni, si en elle eut été capable. Elle se découvrait incapable d'éprouver de la rancune pour ceux-là qui tissaient la toile de son réseau amical, qu’ils lui infligeaient de la peine ou percutent son ego un peu trop fort. Elle qui rechignait à se remettre en question, n'hésitait pas à le faire face à Murphy. Elle lui eut bien promis la lune pour l'apprivoiser, mais elle se connaissait assez pour se savoir incapable de tricher longtemps si jamais... Sa difficulté à préserver les secrets le prouvait sans discussion. Bien qu'impatiente elle accepterait d'octroyer le temps nécessaire à Murphy pour reconstruire un pilier solide qui ne céderait pas à la prochaine tempête. Et pour cela elles s’appuyaient désormais sur des matériaux hors du commun, pour ne plus jamais faire défaut à l'autre.


Evidement ça ne se ferait pas sans heurts, Des faux pas, des malentendus joncheraient ce nouveau parcours. Parce qu'une personne comme Tennessee ne consultait jamais "le guide du savoir vivre"? et que Murphy se référait à son propre code de conduite qu'elle ne distribuait pas à la volée à ceux qui la côtoyaient. Des univers si différents ne pouvaient que s'enrichir à force de se frôler. Bien qu'attentive, Tennessee ne s'imagina pas un seul millième de seconde que sa tentative d'humour soulignait une éventuelle fêlure chez son amie. A qu'il elle n'en décelait aucune. Pour elle, à part Devos ( [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] ), et en son temps Tristam, elle ne connaissait personne qui recela autant de force, d'énergie en lui que Murphy.

Comment songerait-elle un seul moment que cette dernière doutait en ses capacités ? Aussi l'instant de silence ne la découvrit pas plus mal à l'aise qu'elle n'en éprouvait déjà d'avoir ainsi entraîné l'autre brune, à se relever dans une virée nocturne froide et mouillée


« Toi non plus  » Souffla-t-elle à travers les volutes de son expiration, répondant à son *Humm*. Signifiant par ces mots qu'elle ne demandait rien d'autre que la femme assise prêt d'elle. Tout entière dans ses défauts et ses qualités, car ça la façonnait en un être unique, fort et adorable. Et tant pis si ce caractère sans concession rendait plus ardu le sentier vers son palpitant, il n'en devenait que plus précieux pour la mécanicienne qui regardait Antarès s'activer avec rage sur le bout de tissu trempé. Alors qu'avec une tonalité basse, Murphy évoquait à nouveau les secrets.

« Mmh » fit à son tour Tennessee qui doutait que l'on choisisse jamais les cachotteries auxquelles on se confrontait. Elles vous tombaient surtout dessus sans crier gare et ne vous offraient aucun choix, quoi qu'en dise sa jolie voisine. Mais soit, si elle les lui exposait, et ne se rendrait plus coupable de mensonges par omission, aussi elle englobait la vision de Murphy dans tout ça

« Tu veux dire estimer quand il est bon de se taire ou non ?  » Questionna la bouclée, afin de ranger la définition dans la le tiroir parfait qu'elle consulterait, si jamais elle se voyait recueillir à nouveau des aveux aussi troublants. Ce dont elle doutait fortement.

Elles s’éloignèrent à petite pas du sujet encore un peu trop récent, mordant, pour enchaîner sur la survie de Murphy. La Mécanicienne secoua ses boucles gelées avec tant d'énergie que ds petits bout de glace atterrirent sur la joue de la maîtresse d'Antarès
« Mais non, mais non je ne m'y ferais jamais, compte sur moi pour te protéger de tes instincts suicidaire  » rugit Tennessee, pareille à un Lionne qui barrerait la route à ses petits se dirigeant, pour se désaltérer, vers un lac ou pululaient les crocodiles « Parce que ta vie est plus précieuse que la mienne et faudra que t'y fasse  » Imita Tennessee avec la voie lactée qui se reflétait directement dans son regard doré. Cependant au bout de l'histoire tout le monde s'en allait, quoi que l'on tentât pour retarder cette déchirure. L'éternité ne s'annonçait pas pour demain. Mais tant pis, ça épiçait un peu plus les jours qu'on leur accordait dans ce nouveau départ.

Les réputations, voilà bien une futilité sur laquelle ne s'arrêtait jamais ou presque la bouclée. Pour elle ça se résumait à des commérages, proférés par des gens qui s'ennuyaient et ne trouvaient pas mieux à faire que de critiquer tous ceux qui n'étaient pas eux « Si je voulais une folle furieuse, crois-moi c'est pas toi que je viendrais chercher, tu es passionnée c'est très différent » Commenta Tennessee qui tenait à nuancer les propos de sa camarade. Après, on  lui reprochait de mal juger les gens, mais la mécanicienne se contenait alors de hausser les épaules. Et Alors, si pour elle ça s'avérait juste, voilà tout ce qui comptait, le reste se résumait à des paroles dans le vent. Et dieu sait que la plupart des Odysséens en semaient dès que l'occasion se présentait.

Le bon moment ? Devait-elle réellement répondre à cette question alors que la garde s'adressait si froidement à elle, comme si Murphy l'invitait à réfléchir à ses prochaines paroles. Parfois le silence est d'or, d'aucuns le prétendent, et bien qu'elle assuma complètement ses assertions, ses compléments d'explications, Tennessee opta pour la sobriété. Elle laissa ce petit incident se dégonfler comme une baudruche
« Je te raconterais alors pour Tristam, je pense que tu l'aurais beaucoup aimé » Ajouta-t-elle, s'attardant sur un fait brûlant mais qui ne remuerait pas de mauvaises ondes pour son amie, qui méritait plus que du répit, à propos de ce qui la blessait encore bien cruellement. Il ne s'agissait pas de tourner en rond et de se prendre pour un perroquet dont les phrases se répéteraient  l'infini...

Devos. Dans son esprit, ce prénom rebondissait comme un caillou à la surface d'une étendue d'eau calme. Créant de multiples ronds dans l'eau dont l'écho se répercutait sans cesse dans le crâne de Tennessee. Pourquoi s'en était-il allé en silence ? Pourquoi se comportaient-ils comme des pôles qui se repoussaient ? Elle ne comprenait rien à rien la mécanicienne, mais elle n'osait pas aller plus avant dans ses confidences à Murphy. Après tout on arrondissait les angles, on cherchait un terrain d'entente, mais les troubles que la bouclée éprouvait avec d'autres, elle ne leur permettait pas de venir s'immiscer dans leur histoire à elles. Et puis, elle ignorait totalement la bouclée de quoi elle eut pu se complainte en réalité. Après tout elle donnait raison au génie.

Elle soupira doucement alors que ses mains trituraient le tissu raide de froid qui la revêtait
 « Je pense oui, elle est un peu endormi mais tant qu'elle vit en nous, il n'y à pas de raisons qu'elle meurt. Je veux dire tant qu'on à des raisons de tenir le flambeau, mais faudrait en discuter je pense non ? Tu vois juste pour qu'on se mette d'accord qu'on revoit certaines règles, peut-être même qu'on revoit sa façon de fonctionner » Se confia la mécanicienne à Murphy. Elle ne prétendait pas non plus faire avancer un vielle carne qui ne souhaitait plus que se coucher et rejoindre un autre monde. Mais avant de décider son éventuel fin, il lui paraissait obligatoire de se confronter une fois encore, en bien ou en mal. Elles le devaient à Faustine. Elle ne souffla pas son prénom, mais elle senti néanmoins son ombre qui se joignait à elles, pour admirer la lune à travers les flocons de neige.

Ce fut la silhouette de Murphy qui vint interrompre sa contemplation, alors que cette dernière la bousculait gentiment pour l'enjoindre de retourner à l'intérieur. La fatigue envahissait tous ses membres endoloris alors en se levant, sans trop protester , mais avec une petite moue un peu attristée de devoir laisser derrière elle un si joli paysage, elle trébucha s'accrochant à l'épaule de la Garde  

« D'accord mais on en regardera d'autres ensembles dit ?  » Interrogea la bouclée, comme une enfant que l'on privait de son jouet favori. Mais elle devait abdiquer, elle ne survivrait pas encore longtemps, si elle ne réintégrait pas le dortoir. Même s'il nécessitait quelques ajustements qu'elle ne tarderait pas à accomplir une fois bien reposée  

« OK pour la serviette, je crois bien que la première à rendu l'âme. D'ailleurs tu en penses quoi de ma proposition ? Qu'on se regroupe encore au moins une dernière fois pour qu'on regarde la situation en face des trous ... des yeux ... Fin tu vois ?  » Non, elle ne lâcherait pas si facilement la mécanicienne.

Si fin il s'avérait, ça devait s'accepter de toutes les parties, officiellement, quitte à se ce que d'autres reprennent la suite, si la révolte coulait encore dans leurs veines. Mais surtout s'il demeurait encore des causes pour lesquelles se battre, à part sa vie ... La porte se referma sur elle, alors qu'elle suivait Murphy sagement à l'intérieur. Laissant ainsi Madame la lune deviser avec ses milliards de copains blancs duveteux qui fondaient en touchant le sol. Demain personne ne se douterait du merveilleux spectacle que leur offrit cette étrange nuit... A part Tennessee, Murphy et Antarès.
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Sujet: Re: And I Won't Back Down ...
Mer 4 Juil - 20:23

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❝ And I won't back down ❞
Murphy Cavendish & Tennessee Brontë-Sand
(31 octobre 2117)


L'amitié faisait de partie ces concepts qui paraissaient flous jusqu'à ce qu'on les vive. Il y avait de ces termes qui signifiaient de grandes choses pour d'autres sous le regard ébahi de Murphy, insensible à toutes les fioritures qui pouvaient les entourer. L'amitié en avait fait partie pendant quelques de longues années, jusqu'à ce qu'une blonde donne un sens et toute sa profondeur au mot. Enfin, elle avait trouvé quelqu'un qui lui avait prouvé à la fois l'existence et la valeur de cette amitié dont tout le monde parlait sans que ça ait le moindre sens. C'était un apprentissage constant; les concepts flous le devenaient moins parce qu'on rencontrait les bonnes personnes, parce qu'on vivait les bonnes expériences. Mais les initiations venaient dans les deux sens. On découvrait ce que la vie avait de plus beau et de plus doux, ce qui lui donnait un sens, et on découvrait ses pires facettes, ses secrets sombres, ce qu'elle pouvait réserver de plus rude, parfois jusqu'à la limite du surmontable. On s'apprenait alors soi-même, on se découvrait des capacités insoupçonnées, notamment celles de dépasser les épreuves les plus austères et exigeantes.

Il y avait eu Faust, et il y avait eu sa disparition. Il paraissait à Murphy que sa vie avait compté deux ères : des fois elles étaient caractérisées par son environnement, étoiles ou terre, et des fois elles étaient caractérisées par la présence de Faust à ses côtés. Un peu trop souvent, elles étaient caractérisées par la présence de Faust à ses côtés. Il avait fallu reconstruire sa vie entière autour de la disparition de son amie. D'abord ça avait été les recherches, l'espoir, les nuits d'insomnie; ensuite les inquiétudes, les angoisses, la panique, le désespoir, la résignation. Et son existence s'était reconstruite autour d'un nouveau tissage. Après Ofelia, après Faust, il ne restait de sa vie d'autrefois que le pilier Richard. Et puisque les circonstances les pires étaient celles qui étaient capables de rapprocher les êtres les plus éloignés et antagonistes, elle avait posé un regard différent sur ceux qui l'entouraient. Il y avait eu Skylar, le meilleur ami de Richard; il y avait eu Devos, l'intellectuel rebelle, et puis il y avait eu Tennessee, celle avec qui elle avait du partager Faust toutes ces années.

Perdre Tennessee avait été comme perdre la béquille avec laquelle elle réapprenait à marcher. Sans s'en rendre compte, Murphy avait laissé la mécanicienne prendre ce rôle primordial de repère. Repère pour les recherches de leur amie commun, puis repère tout court, amie entière. Il lui avait semblé en quelques instants, au fond de ce bunker, qu'elle avait laissé sa souffrance parler pour elle et la berner dans le choix de ses relations. Il lui avait semblé que ce monde qu'elle avait reconstruit au fil des mois et du deuil n'avait jamais été le sien et qu'il n'aurait jamais du l'être. Pourtant, les pertes de ce soir-là avaient été considérables. Chris, elle l'avait déjà perdu depuis longtemps; le deuil avait depuis lors fait place à une rancoeur et à une rancune sans égale qu'il alimentait continuellement, comme si elle avait sans cesse besoin d'une raison de plus de l'éviter comme on évitait les pires virus du règne du vivant. Devos, c'était différent; ils n'avaient probablement jamais été amis. Liés seulement par la rébellion, ils n'avaient désormais plus même ce prétexte pour entretenir une quelconque relation. Tennessee ? Tennessee, c'était le pire. Elle avait perdu son socle, sa meilleure compagnie; l'une de celles qui se rapprochaient le plus de la définition de l'amitié que Faust lui avait permis de fonder durant toutes ces années. Ca faisait mal de se rendre compte qu'on s'était tellement trompé sur l'essence même d'une personne.

Mais il avait suffi d'une nuit, alors, pour changer à nouveau la donne, ouvrir les yeux sur les tenants et les aboutissants de ce qui n'était devenu qu'une querelle. Il avait suffi d'une nuit pour réaliser l'importance de cette amitié et accepter que l'autre n'était pas parfait, qu'il était humain, qu'il avait quelques failles, lui aussi. Il avait suffi d'une nuit pour faire un pas vers l'autre, tendre la main, sourire timidement, tenter une reprise de contact, tenter une redécouverte de l'autre. C'était à tâtons, un peu maladroit, il y avait encore quelques maladresses mais on apprenait à les accepter, on acceptait de se confesser et les confessions de l'autre. C'était enfin accepter leur amitié pour ce qu'elle avait été et pour ce qu'elle devrait à nouveau être. C'était mettre à plat, enfin, tout ce qui ne l'avait jamais été. C'était reprendre sur des bases qui n'avaient plus grand chose à voir avec la perte, la disparition, la mort. C'était accepter leur amitié pour ce qu'elle avait été au-delà de Faust, pour ce qu'elle serait au-delà de la rébellion et des accidents de parcours. Et les aveux étaient offerts dans des souffles qui se perdaient dans les lueurs lactées de la lune qui berçaient les deux jeunes femmes et le chien à leurs pieds. Ne change pas, c'était une supplique mêlée à tout l'amour qu'elle avait tu pendant des mois, des années.

Et il y avait aussi les quelques valeurs qui leur restaient étrangères l'une à l'autre, les écarts que l'une considérait justifiée et l'autre non. Il y avait toutes ces choses encore à apprendre, et maintenant était probablement le meilleur moment pour poser les quelques bases sur lesquelles tout le restait viendrait ensuite trouver place, au fur et à mesure que leur relation fleurirait à nouveau. « Oui, c'est ça », approuva-t-elle avec un sourcil qui s'arqua de méfiance. Il y avait des mensonges sains qui adoucissaient les sentiments, et de ceux qui faisaient mal, qui n'apportaient rien d'autre que dévastation. Peut-être que savoir les différencier et les peser dans la balance était un travail minutieux, peut-être qu'il demandait une expérience particulière, ou peut-être était-ce juste ses valeurs à elle qui s'opposaient à celles de ceux qui l'entouraient. Les mensonges et les vérités devaient être soupesées avec dextérité; certaines décisions étaient plus évidentes que d'autres. Mentir à la rébellion était une des plus évidentes qui soient; dans un mouvement pareil, où la confiance et la vérité étaient maîtres mots, le mensonge était prohibé par seul principe.

Les confessions d'affection étaient un peu moins timides, soudainement. Penser à la mort de l'une d'elles était aussi inconcevable que douloureux; elles savaient l'une comme l'autre la douleur de la perte d'un être cher; de Faust et de tous ceux dont les noms avaient été tus avec pudeur jusque-là. Défendre la vie de l'autre avec la sienne était donc devenu un réflexe instinctif, presque égoïste, comme si on se refusait à vivre ça une nouvelle fois -une preuve d'amour indéfectible, une preuve du pouvoir que l'amitié, cette grande amitié, pouvait avoir sur quelqu'un. « Arrête de dire des conneries », lança-t-elle simplement avec un sourire tendre et reconnaissant, comme pour clore d'office le débat, convaincue qu'elles ne tomberaient jamais d'accord sur des vérités qui étaient propres à chacune. Mais une autre preuve d'affection vint se glisser au milieu de la conversation, sous forme de remodelage sémantique qui fit sourire Murphy à nouveau. Passionnée, oui... passionnée. Elle aimait ça, passionnée, même si elle était convaincue que Tennessee était la seule à penser de si jolies choses. Mais après tout... ça lui suffisait. Elle n'avait pas besoin de charmer ceux qui tombaient plus bas que terre dans leurs valeurs, ceux pour qui elle n'avait plus aucun respect. On ne pouvait pas plaire à tout le monde, encore moins à ceux qui vous étaient diamétralement opposés.

Il y avait encore, malgré les retrouvailles et toutes les effluves de bons sentiments, quelques points noirs qu'il aurait sans doute été judicieux de clarifier. Tennessee était la sensée des deux, Murphy celle qui se laissait trop facilement piéger par ses marées d'émotions. Alors parce qu'elle était submergée par le soulagement de retrouver Tennessee, elle refusait de revenir là-dessus, de reprendre le chemin du ressentiment et des reproches. Elle refusait d'accepter que Tennessee était la principale fautive dans ce qu'elle considérait encore comme inadmissible pour la rébellion et pour de gens qui gravitaient autour d'elle, dans son cercle personnel et pourtant judicieusement sélectionné. Parler d'amis perdus était une façon de se reconnecter, car au final, ce qui avait lié leurs êtres avait été le mal universel qu'était celui de la parte des êtres chers. Tristam, qui qu'il soit, ne dérogeait pas à la règle. Il était celui qui leur permettait, ce soir, de mettre de côté les accusations qui continuaient de flotter autour d'elles. Elles flotteraient un peu plus longtemps, le temps qu'elles les abordent à nouveau peut-être, qu'elles les acceptent plus que certainement. Il fallait faire avec. « Peut-être même que ça aurait été réciproque, soyons fous », répondit-elle avec une pointe d'humour, malgré tout convaincue qu'elle s'avançait peut-être un peu trop. Il semblait plus facile de la détester que de l'aimer.

Mais à la rébellion, on revenait toujours. Murphy n'y voyait plus grand chose, à cette rébellion. Plus rien, même. Il semblait qu'elle avait de moins en moins de raisons d'exister, qu'elle ne tenait plus que par la volonté irrationnelle de quelques irrationnels et irréductibles, mais qu'elle s'effritait chaque mois un peu plus. L'inactivité et le silence les avaient murés dans une immobilité plus que confortable; le confort n'avait jamais été ce qu'ils avaient recherché, mais il était ce qu'ils avaient trouvés malgré eux. Le Conseil n'avait jamais eu besoin d'eux pour avancer. Et ça aurait dû être une bonne chose de retrouver cette confiance en les leaders qu'ils avaient choisis là-haut. Pourquoi tant de rebelles y voyaient une mauvaise chose ? Peut-être qu'ils étaient autant capables de s'adapter qu'eux, même si leurs vies respectives n'avaient pour scène que le village et que le terrain était une expérience qui leur paraissait probablement bien trop lointaine au regard de ceux qui le pratiquaient tous les jours. Peut-être qu'ils étaient entourés de bons conseillés, qu'ils pouvaient se reposer sur des gens comme Murphy qui, fidèles, continuaient d'apporter leurs découvertes et leurs remarques, faisaient office de lien avec ce monde extérieur qu'ils ne fréquentaient que trop peu pour s'en faire une image précise d'eux-mêmes. Devant la réponse de Tennessee, Murphy laissa son regard se perdre un instant dans le vague. Était-elle la seule à sentir la rébellion lui échapper ? Était-ce un signe que son seul temps dans le mouvement venait à une fin ? « C'est le truc... je suis pas sûre qu'il y ait encore vraiment des raisons de tenir le flambeau... ou les moyens de le faire. » Les raisons, les moyens, tout semblait s'évaporer progressivement. Ils ne s'entendaient plus, mais avaient-il encore raison de devoir le faire ?

Finalement, Murphy se décida à se relever. Il était grand temps de sortir Tennessee de cet état de congélation avancé. Il lui avait fallu de longues minutes, indénombrables d'ailleurs, pour réaliser le risque qu'elle faisait courir à son amie en la retenant ici. Elle savait qu'elle ne refuserait jamais de rester à ses côtés, surtout en une nuit pareille, en une nuit de retrouvailles, alors il lui venait la responsabilité de veiller sur Tennessee pour celle qui sacrifiait sa santé au nom de l'amitié. « Oui... quand il fera meilleur », promit-elle à son amie retrouvée avec un clin d'oeil malicieux et protecteur. En poussant la porte quelques secondes plus tard, Murphy avait déjà prévu de couvrir Tennessee d'autant de couches de tissus qu'il lui était possible de trouver. Mais avant, il faudrait pouvoir la sécher. Trouver un bon feu, peut-être pour papoter un peu plus si le sommeil demeurait aux abonnés absents pour l'une comme pour l'autre, surtout pour décongeler la stalagmite qui lui servait d'amie. « Je... je sais pas, je suis pas chaude. Faites-le entre vous si vous voulez » soupira la brune en s'imaginant déjà face à Devos et Chris les bornés, les convaincus, les sourds. La porte claqua derrière elles alors qu'Antarès trottait devant, plus en forme qu'il ne l'avait été quelques instants auparavant. La nuit se finissait ou commençait, peu importait. Quelque chose venait de reprendre vie.

RP terminé



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