Partagez | 
 

˜˜˜˜˜˜we should be the best version of ourselves, I guess. (Devos)
maybe life should be about more than just surviving


avatar
Invité
Invité







we should be the best version of ourselves, I guess.

it’s not what you look at that matter, it’s what you see.


Le vent soufflait dans ses cheveux alors qu’elle foulait le sol de cette forêt luxuriante qu’elle connaissait si bien. Son regard restait alerte, elle se savait plus proche du campement des enfants du ciel que de son propre village. La trêve était réelle et elle ne franchissait aucune règle mais rien ne l’empêchait d’être prudente. Leur arrivée avait changé tellement de choses, ils avaient bousculé l’équilibre qui existait dans leurs vies sans même le vouloir. Ils avaient créé des conflits, animés une certaine méfiance, réveillé un instant de préservation primitif par le simple fait d’atterrir sur Terre. La Calusa ne leur en voulait pas pour cela ; peut-être avaient-ils leur place sur Terre, peut-être qu’il y avait une raison à tout cela. Toutefois, Azzura ne savait toujours pas quoi penser de ces êtres qui avaient vécu dans une bulle pendant si longtemps, elle ne connaissait rien de leur honneur, de leur parole et de leurs valeurs. Elle ne pouvait s’empêcher d’y songer quand elle était sur le qui-vive en accomplissant une tâche aussi simple. Oui, elle tenait simplement à se rendre à la clairière, là où elle pourrait trouver les plantes dont elle avait besoin. Autrefois, elle ne se serait pas posé mille questions, son cœur n’aurait pas loupé quelques battements à chaque craquement, au moindre sifflement. C’était comme si soudainement, tout semblait plus dangereux, comme s’il n’y avait pas de place pour l’insouciance. La guerre n’était plus et elle n’avait aucune animosité envers ceux qui descendaient du ciel mais, qu’en était-il d’eux ? Peut-être que certains se sentait toujours en danger, peut-être que certains leur en voulait. Et puis, ils avaient sans doute peur, ce qui serait logique. Ils revenaient sur Terre après avoir vécu dans l’espace, loin de l’extérieur, des dangers et des merveilles de la Nature. Ils se retrouvaient face à des peuples plus légitimes qu’eux à frôler ce sol et peu enclin à leur laisser une place. Il y avait de quoi avoir peur, de quoi être agressif, de quoi faiblir et franchir les limites de la trêve.

Sur ces pensées, sa silhouette quitta l’ombre de la forêt pour retrouver la lumière douce de la clairière. Elle aimait cet endroit, un certain calme, une sérénité se dégageait. C’était une petite coupure dans le sentier, un petit endroit inattendu qui offrait des spectacles nouveaux. Azzurra s’autorisa enfin à ralentir le pas, à laisser ses épaules retomber, prendre le temps un instant de laisser l’air remplir pleinement ses poumons et le soleil éclairer son visage. L’enfant en elle voulait courir sans se soucier du reste du monde, rouler dans l’herbe comme si elle avait encore cinq ans. Et c’est là qu’elle se rendait compte que c’était une bonne chose que son cousin ait refusé de l’accompagner, parce qu’ils l’auraient fait, ces crétins. Ensemble, ils avaient toujours cinq ans, ils se croyaient toujours invincibles.

Enfin, Azzurra trouva rapidement les plantes qu’elle était venue chercher, entre l’ombre et le soleil. Elle se baissa pour les cueillir avec précaution, faisant attention à ne pas abîmer les jeunes pousses. A l’instar de la plupart des terriens, elle respectait la nature, ces ressources, ces cycles, elle faisait attention. En même temps, dans son esprit, il fallait être un de ces Rahjak pour ne pas respecter la Nature, pour ne pas comprendre que chaque blessure la rendrait plus hostile.

Cependant, la jeune femme avait tout juste coupé la première plante quand elle se redressa. Elle le savait, elle n’était plus seule dans cette clairière, dans l’ombre de la forêt non loin d’elle, il y avait quelqu’un d’autres. Son cœur se mit à battre un peu plus vite et son ventre se noua alors qu’elle tentait de donner un soupçon d’assurance à son visage enfantin. Elle pivota pour faire face à cette présence avec lenteur, pour ne pas se montrer menaçante. Elle ne connaissait pas ce visage fermer et cette carrure imposante, elle ne savait rien de lui mis à part qu’à l’évidence, il venait du ciel.  Son regard restait figé sur l’homme alors qu’ils semblaient tous les deux s’analyser, juger le risque et la posture. Devait-elle l’ignorer, lui parler ? Elle n’était pas coutumière de ces rencontres improbables, imprévues, ces rencontres d’un nouveau genre. Elle ne pouvait de toute évidence pas se lancer dans une conversation dégoulinante de banalités parce que, eh, qu’est-ce qui pouvait bien être banal entre les terriens et le peuple du ciel ? La moindre interaction semblait toujours sortir de l’ordinaire. « Si tu avais des vues sur ces plantes, on peut s’arranger. ». Elle n’avait pas la moindre idée de ce qu’il faisait là, de ce qu’il voulait mais étant donné qu’ils étaient plantés là à se regarder, elle se disait que ce n’était pas impossible.


☾ anesidora

avatar
20/12/2016 ELOW ; ĆIRO + IRINA + JONAS ; 1181 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 72
— Chi cerca, trova —





[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

we should be the best
version of ourselves, i guess.
29 OCTOBRE 2117

C’est toujours lorsqu’il dormait que ses plus profondes pensées venaient le hanter. Sans qu’il ne puisse retenir quoi que ce soit, les mots l'attaquaient de tous côtés. Impuissant, il se retrouvait paralysé pendant de brèves secondes alors qu’il était allongé dans le dortoir principal. Après les heures qu’il avait passées avec Chris la journée d’avant, il était allé déposer le bois ramasser pour ensuite de nouveau s’enfermer sous terre, dans le métro. La position actuelle des rebelles le dérangeait, mais il y avait de l’espoir. Un tout petit espoir que les choses s’arrangent. Puisqu’il oublie souvent l’importance du sommeil, il se rendit au dortoir peu après avoir mangé un bout et s’était allongé dans le premier lit. Étrangement, il avait trouvé le sommeil immédiatement, jusqu'à ce réveil brutal. Allongé et en sueur, le coeur battant, il sentit le poids du monde s’écrouler sur ses épaules. Le poids était si lourd qu’il n’arrivait plus à bouger, qu’il n’arrivait presque plus à respirer. Les pires hypothèses s’enchainèrent dans son esprit et Devos n’y voyait que désastre, poussière et mort. Il n’était pas du genre à croire en des choses aussi illogique que les visions, les rêves prémonitoires ou autres. En revanche, s'il traçait un chemin et qu’il prenait en compte chaque tournant, chaque situation. S'il établissait un schéma précis des événements qui avaient eu lieu et des possibles retombés, alors oui, certaines conclusions pouvaient être horrifiantes. Déstabilisante même. Cela n’avait rien à voir avec le déménagement et son plan en solitaire. Mais les conséquences d’un groupe rebelle qui se divisaient ne pouvaient être bon. Chris et lui devaient prendre les choses en main et vide.

Il était encore nuit quand Devos se leva. Il avait passé une bonne demi-heure à fixer le plafond du dortoir, toujours allongé. Son corps était brûlant, mais après quelques instants il retrouva une température normale. Il se changea rapidement et buvait un peu d’eau avant de sortir. Le soleil n’allait pas tarder à se lever et l’air frais lui fit du bien. Aujourd’hui, il se sentait impuissant. Comme un disque dur qui avait surchargé. Il devait remettre ses priorités en place, réparer les erreurs de son code de base. Alors Devos ne retourna pas travailler, il s’en alla, un sac sur les épaules avec un peu d’eau et quelques outils si jamais il tombe sur des choses intéressantes. Sans penser à rien, il prit seulement la direction du sud-ouest, avant de reconnaître l’un des sentiers empruntés avec Tennessee quelques mois plus tôt. Le soleil arriva rapidement, réchauffant légèrement sa peau. Devos se retrouva alors près de la clairière, endroit assez nouveau pour lui. D’un seul coup, entouré des arbres, voilà qu’un espace se libérer complètement. C’était exactement ce dont il avait besoin. Une zone vide, une zone de paix. Sa ballade avait échauffé ses muscles et l’italien se met alors à s’étirer tout en se dirigeant vers le centre de la clairière. Les grands arbres cachés encore le soleil qui se levait à peine.

L’informaticien profita de calme pour retirer ses chaussures et poser ses pieds sur l’herbe. Une sensation confortable. Il retira ensuite sa veste pour ne garder qu’un tee-shirt un peu délavé. Il se baissa alors, touchant ses pieds du bout de doigts, pour ensuite se relever en douceur. Face au soleil, il répéta plusieurs fois des gestes d'étirement tout en régulant sa respiration. Il prit son temps, il fit les choses bien. Il termina par courir d’un point à un autre, relevant parfois les genoux, forçant ses muscles à brûler. Il ne remarqua pas le temps et ne cessa que lorsqu’il jugea qu’il avait assez d'user de son propre corps. De nouveau en sueur, il retira son tee-shirt pour s’essuyer avec et ramassa son sac pour repartir en direction du village. Ce n’est qu’après une demi-heure qu’il se rendit compte qu’il avait oublié sa veste et fit donc demi-tour, remettant son tee-shirt et pressant le pas.

Jusqu’ici, il n’avait pas beaucoup croisé de Terriens et c’était peut-être mieux ainsi. Après tout ce temps passé seul, il ne s’attendait pas à apercevoir quelqu’un un peu plus loin. Et évidemment, sa veste était près d’un arbre, non loin d’elle. Oui, elle. C’était une fille. Bien qu’il veuille être discret, il savait qu’elle allait vite découvrir sa présence. Il s’arrêta lorsqu’il croisa son regard, en tout point innocent. Lui, en revanche, il n'avait pas l’air très gentil et il espérait qu’elle n’allait pas lui sauter dessus avec des gestes de guerriers que lui ne pourrait contrer.

Des plantes ? Il fronça les sourcils pour ensuite remarquer qu’elle était là pour ramasser certaines herbes. Lui, n’y connaissait. Il indiqua d’un geste sa veste, un peu plus loin. Non, non, pas du tout… J’ai juste… J’ai juste oublié ça. Et n’attendit pas plus longtemps pour aller chercher l’objet de ses désirs et le mettre - maintenant que son corps s’était calmé, l’air frais le titillait. Il remit ensuite son sac à dos sur ses épaules et se tourna de nouveau vers l’inconnue.

À quoi… À quoi elles servent, ces plantes ? Il se surprit lui-même à demander ça, mais il ne savait toujours pas si cette fille était un danger ou non et lui tourner le dos serait une erreur… Les apparences peuvent être trompeuses et même une rose pouvait mordre.



avatar
Invité
Invité







we should be the best version of ourselves, I guess.

it’s not what you look at that matter, it’s what you see.


Elle ne savait pas bien ce que cet homme pouvait vouloir. Peut-être rien, peut-être qu’il aurait voulu profiter du calme de la clairière et que, comme elle, il espérait que son voyage reste solitaire, que ses pas ne croise pas d’autres signe de vie. Enfin, dans tous les cas, c’était raté, ils se faisaient face maintenant, forcés de constater que leurs plans prenaient une autre tournure. Alors elle tenta la gosse, de briser ce silence, de se montrer conciliante parce que ça semblait être la bonne chose à faire. « — Des plantes ? ». Elle hocha doucement la tête alors qu’il fronçait les sourcils, était-ce là si impensable ? Pour les terriens, les plantes faisaient partie intégrante de leur vie, elles étaient médecine, complément alimentaire, épices (…) les plantes faisaient partie des trésors que la Terre acceptait encore de leur offrir. « Non, non, pas du tout… J’ai juste… J’ai juste oublié ça. ». Elle jeta un rapide coup d’œil à la veste oublié non loin de l’arbre. Elle hocha doucement la tête alors qu’il enfilait sa veste sous l’œil de la brunette. Une partie d’elle se détendait quelque peu, il était simplement revenu sur ses pas pour un oubli, il était aussi surpris qu’elle et peut-être que tout allait bien se passer. En dépit de sa carrure impressionnante, il ne s’était pas montré menaçant, il n’avait pas cherché à l’intimider. C’était une bonne chose mais, elle restait alerte, elle ne baisserait pas sa garde, lui non plus. « — À quoi… À quoi elles servent, ces plantes ? ». C’était à son tour de le regarder avec une certaine surprise, pas parce qu’il ne savait pas mais parce qu’elle ne s’attendait pas à ce qu’il s’y intéresse. Intérieurement, elle s’en voulait un peu d’avoir tiré des conclusions aussi hâtives, d’avoir pensé qu’un tel tas de muscles venu du ciel serait le dernier à s’intéresse à quelque chose d’aussi délicat qu’une plante. « Ces sont des fleurs de Mélisse, cette plante a plusieurs vertus intéressantes. Elle permet à certaines personnes de se détendre, de chasser des idées noires. Elle aide à trouver le sommeil, à digérer aussi. Elle est aussi très utile pour faire baisser la fièvre, pour les enfants comme pour les adultes. ». Une simple petite fleur avec son apparence si commune et pourtant, elle avait tellement de bienfaits, elle pouvait être utilisée à tellement fins.  « Pour moi, c’est surtout une monnaie d’échange mais, il faut bien savoir ce que l’on place dans les mains de la personne avec qui on marchande. ». Il fallait connaître la valeur et l’utilisation qu’il pouvait être faite de tels ressources, nul ne pouvait venir se plaindre d’avoir été escroqué s’il avait joué la carte de l’ignorance.

La gosse ramassa une autre plante avant que son regard ne se pose de nouveau sur l’homme non loin d’elle. Il aurait pu partir mais puisqu’il était toujours là, la brunette avait décidé de laisser sa langue se délier. « Vous n’utilisez pas vraiment les plantes, n’est-ce pas ? ». Azzurra ne voulait pas se montrer trop curieuse mais malgré elle, son intérêt était piqué au vif, elle voulait savoir, elle voulait comprendre. Leur mode de vie l’effrayait au moins autant qu’il l’intriguait, elle voulait comprendre comment ils fonctionnaient.  « Au fait, je m’appelle Azzurra, je viens de la tribu des Calusa. ».  Elle se disait que le fait de se présenter n’était pas une mauvaise chose, que si l’un et l’autre voulait se montrer curieux sur leurs cultures respectives et non s’arracher les yeux dans une pulsion bestiale et sanglante, c’était même essentiel.


☾ anesidora

avatar
20/12/2016 ELOW ; ĆIRO + IRINA + JONAS ; 1181 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 72
— Chi cerca, trova —





[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

we should be the best
version of ourselves, i guess.
29 OCTOBRE 2117

La dernière fois que Devos s’était isolé de cette façon, c’était peu après la disparition de Faust. Les semaines avaient filé sans nouvelles, sans indice. L’espoir était en train de disparaître et la logique lui indiquer qu’une seule et même chose : la mort. Mais comment faire sans corps ? Sans preuve concrète que cette terre l’a englobé ? Peut-être était-elle prisonnière à des lieues d’ici. Dans un autre village, dans un clan dont il ignorait tout. Peut-être que les eaux l’avaient emporté, la maladie ou un prédateur redoutable ? Quoi qu’imagine Devos, rien ne le satisfait et l’anneau qu’il a fabriqué à partir d’un des bracelets cassés de Faust n’est qu’une lueur d’espoir. Elle brille, doucement et durablement. Alors Devos avait senti ce besoin en lui de se vider l’esprit de toute chose. Rebooter son système ne pouvait lui faire que du bien et ces heures passés dans la clairière avaient satisfait son appétit de silence et solitude.

Jusqu’à ce qu’il croise Azzurra. Sa peur des autres était réelle, mais la jeune femme était loin de ressemblaient à ceux qui semblaient tout détruire sur leurs passages. La femme Naori que l’informaticien avait croisée, s’était montrée absolument adorable et généreuse avec lui. Isha était bien la seule à comprendre ses craintes et à vouloir lui dévoiler que ce monde n’était pas si prompt à l’obscurité. Mais s’était aussi parce qu’elle maîtrisait sa langue et la communication était toujours une clef. Alors quand Azzurra s’exprime, il se sent tout de suite rassurer. Ils n’allaient pas devoir trouver une façon grotesque de s’exprimer avec des signes, simplement pour récupérer une veste abandonnée comme un idiot. Oui, ça lui arrivait d'être maladroit aussi. Mais c’était ça, le piège, quand il se vidait l’esprit. Négliger des petits détails comme sa veste. Et alors qu’il remit celle-ci, il se demanda s’il ne pouvait pas prolonger ce temps loin de tout. Ses pas sont hésitants. Il doit repartir et d’un autre côté, il veut rester là et ignorer ses responsabilités quelques minutes de plus.

Très attentif, il se rapprocha légèrement pour mieux regarder la plante en question. Il nota dans son esprit chaque mot prononcé et fut surpris de ce qu’elle lui avoua. Non seulement cette plante pouvait l’aider à trouver le sommeil, lui qui passait souvent des nuits entières sans fermer les yeux, mais aussi à éviter la fièvre. Et Devos avait passé une semaine fiévreuse l’année précédente, à cause de l’hiver.

Contre quoi les échanges-tu ? Il remarque qu’il y avait des fleurs similaires juste à côté de ses pieds et se baisser pour en arracher une. Il approcha la fleur pour la sentir puis reposa son regard vers Azzurra. C’était le genre d’informations dont les siens avaient grandement besoin. Avoir vécu dans l’espace ne leur donnez aucun mode d’emploi pour réussir à vivre sur terre. Et la planète ne ressemblait plus tellement à ce qu’il avait vu dans les livres.

J’admets ne rien savoir sur tout ceci… il désigna la clairière entière, tout en voulant englober le monde lui-même. Voilà ce qui arrive quand on passe sa vie dans l’espace. Il tendit finalement la fleur à la jeune fille se disant qu’il ne devrait pas rester ici trop longtemps. Et si elle n’était pas seule ? Et si d’autres le découvraient ? Mais Azzurra se présenta. Devos n’avait pas vraiment fait attention aux différentes tribus, mais il avait entendu quelques noms. Si Isha était une Naori, Gen était un Athna qui vivait loin dans le nord.

Je suis Devos. Je viens... des étoiles. Il désigna le ciel. Sur l’instant, il jugea qu’il n’y avait pas de danger immédiat. Je dois admettre que tu es la première Calusa que je croise. Est-ce qu’il y en a d’autres avec toi ? Il observa les environs.




avatar
Invité
Invité







we should be the best version of ourselves, I guess.

it’s not what you look at that matter, it’s what you see.


Les Calusas faisaient parties de ces tribus qui tentaient de maintenir un niveau d’anglais correct parce qu’ils vivaient proche de l’océan, parce que l’inattendu pouvait venir de là. Il fallait qu’ils puisent parler aisément avec une tribu inconnue, éviter les malentendus et les tensions inutiles. Aujourd’hui, Azzurra en étant reconnaissante, cela lui permettait de parler avec celui avait vécu dans l’espace sans que le doute s’installe concernant ses paroles, le sens de celle-ci, le ton. Il existait tellement de choses qui pouvaient créer des tensions, se mettre sur leur passage, le langage ne devait pas se rajouter. Et bien sûr elle comprenait les siens et ceux des autres tribus qui estimaient que c’était à eux de s’adapter, d’apprendre. Elle l’entendait et elle savait qu’ils avaient raison mais ce n’était pas une raison pour ne pas faire d’effort pour ne pas leur laisser le temps, laisser une chance à ces enfants du ciel. Elle constatait que certains terriens oubliaient qu’ils avaient une histoire, que cette langue nouvelle n’était pas née du jour au lendemain. Pour le langage comme pour le reste il fallait leur donner les moyens et le temps d’apprendre, c’était ce qui poussait Azzurra à lui montrer ces plantes, à lui expliquer sans crainte, à le laisser observer Il semblait sincèrement intéressé, attentif, ravivant sans le savoir la croyance, dans le cœur d’Azzurra, que le bon est en chaque être, peu importe d’où il vient. « — Contre quoi les échanges-tu ? ». Un instant elle entendant la voix blasée de son cousin en parlant de ses stupides cailloux. Elle offrit alors un doux sourire à celui qui jusqu’alors était un inconnu. « Des pierres précieuses ou n’importe quoi qui puisse me permette de créer mes bijoux. ». Ses trésors même, s’il y avait bien une chose qu’on ne prendrait pas à Azzurra, c’était l’amour et la passion de ce qu’elle faisait, son esprit artistique et ses mains créatrices. Elle savait combien des bijoux pouvaient sembler futiles comparer au fait de savoir pêcher, chasser, au fait d’être un guerrier mais elle croyait sincèrement que ce n’était qu’une illusion, que l’art à l’instar du reste était utile, nécessaire. Elle estimait qu’il fallait garder des choses plus douces, plus agréables pour qu’un esprit reste fort et humain, pour que l’Homme ne se laisser pas broyer dans la noirceur de ses pensées. Elle l’observa cueillir la fleur à ses pieds non sans un sourire bienveillant. « — J’admets ne rien savoir sur tout ceci (...) Voilà ce qui arrive quand on passe sa vie dans l’espace. ». Elle accepta la fleur qu’il lui tendait, effleurant sa peau dans ce contact. Elle lui offrait un ravissant sourire, touchée par ce simple geste, par son attention et son intention. « Merci pour la fleur. ». Elle rit légèrement, sans moquerie aucune, seulement en pensant à ce qu’elle s’apprêtait à dire. « Et je ne connais rien de l’espace, je ne sais même pas comment votre… machin, pouvait tenir. J’imagine qu’on a tous des choses à apprendre. ». D’une manière ou d’une autre, les gens venus de l’espace avaient quelque chose à apporter, à offrir. Ils avaient avec eux des informations sur le passé et des connaissances qui pouvaient être utile. C’était idiot de penser qu’ils n’allaient apporter que le malheur, Azzurra, elle avait peur que le malheur arrive si on les rejetait, s’ils rejetaient de transmettre leur savoir. Oui, il était certain que l’esprit idéaliste de la demoiselle et son cœur généreux ferait d’elle une bien mauvaise chef. « Et si tu tiens à utiliser cette plante, en infusion c’est parfait. ». Au cas où, glissé comme cela mais pas si innocemment, seulement pour lui montrer qu’il pouvait apprendre. Peut-être qu’il n’utiliserait jamais cette plante, par méfiance mais peut-être qu’un jour, il verrait l’un des siens avoir besoin de sommeil ou de faire baisser la fièvre et là, il saurait quoi faire.

« — Je suis Devos. Je viens... des étoiles. ». Et pour changer, elle lui souriait, trouvant les choses joliment dites. « Ravie de te rencontrer Devos. ». Elle l’était même si elle l’avait fixé, même si elle avait craint la situation, elle se sentait plus menacer. Peut-être la petite Azzurra se montrait bien trop naïve ? « Je dois admettre que tu es la première Calusa que je croise. Est-ce qu’il y en a d’autres avec toi ? ». C’était peut-être un danger de répondre qu’elle était seule mais, elle avait décidé d’ignorer cette pensée, de se faire confiance concernant cet homme. « Eh bien, tu es le premier adulte venant des étoiles que je croise. Et non, je suis venue seule, toi aussi ? ». Elle s’en assurait mais elle en était presque certaine, parce qu’elle avait lu la surprise sur son visage, il n’était pas revenu sur ses pas pour lui tendre un piège, il ignorait qu’elle était là.


☾ anesidora


avatar
20/12/2016 ELOW ; ĆIRO + IRINA + JONAS ; 1181 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 72
— Chi cerca, trova —





[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

we should be the best
version of ourselves, i guess.
29 OCTOBRE 2117

Gamin, Devos était une éponge. Sa soif d'apprentissage était si grande qu’il avait toujours tout fait pour en avoir plus. Plus d’informations, plus de calculs. Tout lui allait et puis il se passionna pour l’informatique et tout ce qui touchait de près ou de loin à un système d’exploitation. Il se trouva un but dans la nanotechnologie. Il adorait préparer, améliorer, réparer les robots de l'Odyssée. Sa vie était dans la mécanique, l'électronique et l’informatique. Les trois se complétaient à la perfection et si aujourd’hui il utilisait bien plus certaines connaissances que d’autres, il espérait de nouveau pouvoir tomber dans cette bulle de confort qu’était la technologie avancée. C’était étrange, car là-haut il espérait pouvoir dépasser les limites de sa cage dorée pour justement permettre une réelle révolution à leurs technologies. Mais sur terre, c’était un énorme chantier qui s’était dévoilé sous ses yeux. Il y avait tant à faire que Devos était incapable de savoir si un jour les hommes retrouvaient ce qu’ils étaient réussi à accomplir. Pour ne pas rester inefficaces, il bricole. Il nourrit un rêve d’invention, de renouveau, priant pour rester en vie assez longtemps pour accomplir des miracles - même petit.

Aujourd’hui, il avouait volontier qu’il devait en apprendre plus sur les éléments dont il disposait sur terre. Les avancées de chaque tribus pouvaient être bénéfique pour lui. Ils avaient sans doute créer des choses dont eux-même serait incapable. Même si ce n’est qu’avec deux branches et une pierre, cela pouvait être intéressant à savoir. Devos n’en doutait pas. Mais devait-il laisser les siens pour nourrir cette soif d’apprendre et de savoir ? Il ne pouvait pas.

Curieux, il observa Azzurra avec douceur. Loin de lui l’idée de l’effrayer, loin de lui l’idée d’être trop près si ces frères, cousins ou autres le découvrait. Gen avait réussi à lui démontrer quelques gestes bien utile pour se défendre, mais Devos doutait encore un peu de ses capacités à faire quoi que ce soit contre la violence.

Des bijoux ? Comme ça ? Il montra sa main, montrant un anneau à son doigt. On pouvait y lire un morceau d'inscription "itam aeter". Un bout de latin provenant de l'expression Ad Vitam Aeternam. L'objet était grossier, pas forcément net ou poli. Devos avait seulement chauffez les bouts d’un bracelet brisé pour en créer un anneau. C’était fait rapidement. Il était donc surprenant de savoir que les autres tribus étaient si bien ancré que certains créer des choses comme des bijoux. L’art avait donc persisté sur cette planète, là où elle avait été à moitié étouffé dans le ciel. Alors tout d’un coup, il lui parut bien évident que les terriens n’étaient pas totalement sauvage. Ils s’étaient adaptés, sans pour autant perdre un sens de la civilisation. Il cueilli donc la fleur qu’il observa et tendit celle-ci à la jeune demoiselle.

Eh bien... avant d'arriver dans le ciel, les différentes parties de l'Odysée se trouvaient sur terre. Ils ont ensuite tous étaient envoyés dans l'espace avant de se mettre en orbite autours de la planète. L’espace est vide. Ni odeur, ni air, ni bruit… Nous n’étions qu’une masse flottante attirée par la terre, lui tournant autours à l’infini… Il s’arrêta, reposant son regard sur Azzurra. J’imagine que tu as raison, on a tous des choses à apprendre. Il baissa les yeux, un peu bête de sa part de parler technologie à quelqu’un qui ne devait sans doute pas comprendre ce qu’il disait. La faute à Isha, toujours prête à l’écouter dans ses délires. Il reposa ses yeux sur les plantes et se nota intérieurement l’idée d’en faire des infusions. Merci. Il espérait que ça n’avait pas un goût abjecte.

Il se sentit parfaitement soulagé de savoir qu’elle n’était pas accompagné et d’un autre côté, peut-être n’en avait-elle pas besoin. Peut-être pouvait-elle détruire des montagnes sans bouger le moindre petit doigt.

Oui... Parfois on a besoin de cette solitude. Pour mieux se retrouver j’imagine. Il pris désormais complétement place à ses côtés. Il n’avait pas besoin de partir tout de suite et il préférait en profiter pour en apprendre davantage. C’était une opportunité, et Devos les saisissait toutes.





avatar
Invité
Invité







we should be the best version of ourselves, I guess.

it’s not what you look at that matter, it’s what you see.


Azzurra était agréablement surprise par la curiosité et l’intérêt de Devos qui contrastait parfaitement avec son physique. Il en imposait, avec sa montagne de muscles et son visage fermé mais la Calusa le devinait sans mal ; il était plus que ça. Il n’était plus aussi effrayant qu’au premier regard, elle avait baissé la garde. Elle voulait sincèrement en savoir plus, parler avec lui sans crainte. « — Des bijoux ? Comme ça ? ». Elle observa l’anneau qui manquait cruellement de délicatesse, il était comme laissé à l’état brut. Seule l’inscription qui ne faisait aucun sens à la jeune femme semblait avoir été réellement travaillée et pensée. Et pourtant, Azzurra laissait un sourire attendrit étirer ses lèvres, elle n’était pas idiote, elle savait que ce genre de de bijoux n’avait pas de valeur pour sa beauté mais pour les sentiments qui étaient liés à l’objet. Elle savait qu’elle pouvait faire mieux, le polir, l’affiner, faire ressortir la gravure, le rendre plus esthétique mais au plus profond d’elle, elle avait le sentiment que ce ne serait pas utile. Ce n’était pas un bijou, c’était un souvenir. De quoi ou de qui, elle ne tenait pas à demander, elle ne serait pas celle qui blessait par son indiscrétion. « Oui, à peu près… ou comme celui-ci. ». Elle sortit de son haut une chaîne dont la finesse des maillons était irréprochable, soutenant en pendentif un œil de Sainte Lucie, un coquillage magnifiquement poli supposé veiller sur la personne qui le porte. Un porte-bonheur qui était bien plus que cela aux yeux d’Azzura. C’était son père qui avait trouvé le coquillage, qui lui avait offert sachant qu’elle saurait comment lui rendre toute sa splendeur. Celui-ci, elle ne l’avait pas troqué parce qu’elle avait besoin de garder ce souvenir intact et vivant, elle avait besoin de sentir jour après jour qu’il était toujours là, elle voulait croire que d’une manière ou d’une autre, il veillait sur elle.

La jeune femme lui confia alors qu’elle ne connaissait pas grand-chose à l’espace, qu’elle ne parvenait pas à comprendre comment ils avaient survécu là- haut, comment leur bulle ne s’était pas écrasée plus tôt. C’était quelque peu insensé pour une enfant qui avait grandi loin de la haute technologie et qui était effrayée par cette dernière. « — Eh bien... avant d'arriver dans le ciel, les différentes parties de l'Odyssée se trouvaient sur terre. Ils ont ensuite tous étaient envoyés dans l'espace avant de se mettre en orbite autour de la planète. L’espace est vide. Ni odeur, ni air, ni bruit… Nous n’étions qu’une masse flottante attirée par la terre, lui tournant autours à l’infini… ». Elle l’écoutait attentivement, la bouche légèrement entrouverte, bousculée par un million de questions, par son esprit qui tenter d’imaginer ce qu’elle n’avait jamais vu, ce qu’elle ne connaissait pas. « J’imagine que tu as raison, on a tous des choses à apprendre. ». Elle hocha doucement la tête, approuvant sa propre pensée. C’était évident que même s’ils ne devaient pas reproduire les erreurs du passé, le peuple du ciel avait un savoir sur lequel il ne fallait pas cracher, dont il ne fallait pas se détourner. Après tout, le savoir n’était jamais dangereux, c’était les Hommes qui l’étaient, les Hommes et leur soif de pouvoir, leur égo, leur volonté de tout ramener à eux et broyer ce qui est précieux, ce qui ne peut se défendre. « C’est…effrayant. », Un rire gêné franchit ses lèvres. « J-je n’arrive pas du tout à imaginer une telle chose. Comment vous avez fait pour ne pas devenir fous au milieu de rien ? Et, et… comment on vit sans tout ça ? ». D’un geste elle désigna la nature qui les entourait, ce qui pour elle était essentiel à la vie, une merveille. Elle était réellement pleine de curiosité et sans doute qu’à cet instant, Devos pouvait voir son cœur d’enfant, ce besoin de savoir, de ne pas rester sur un amas de question, un désir de comprendre. Il lui permettait d’essayer de comprendre l’espace et elle lui donnait des astuces, enfin une astuce, une plante qui ne lui ferait jamais de mal puisque parfois, tout sur Terre semblait vouloir vous faire mourir dans d’atroces souffrances. « Merci ». « Pro ». De rien, mais elle se doutait qu’il comprendrait dans un tel contexte, elle lui glissait pour qu’il sache, parce qu’elle avait le sentiment qu’il le retiendrait.

Lui confiant qu’elle était seule, Azzurra ne se sentait pas plus en danger parce qu’elle avait le sentiment que lui aussi, parce qu’elle ne le voyait plus comme une menace.  « — Oui... Parfois on a besoin de cette solitude. Pour mieux se retrouver j’imagine.’ ». Elle ne pouvait qu’approuver, c’était un sentiment qui lui semblait naturel, il fallait être en paix avec sa singularité et ne jamais la nier. Alors elle hocha doucement la tête sans jugement, avec un sourire. « Tu faisais quoi dans votre bulle ? ». Leur bulle, parce que c’était ainsi qu’Azzurra avait toujours vu les choses depuis l’arrivée des Cents, ils avaient vécu dans une bulle loin de la réalité, protégés de tout mais pas à l’abri de l’avenir, de la vie.


☾ anesidora

avatar
20/12/2016 ELOW ; ĆIRO + IRINA + JONAS ; 1181 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 72
— Chi cerca, trova —





[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

we should be the best
version of ourselves, i guess.
29 OCTOBRE 2117

Devos ne se souvenait pas. Il ne se souvenait pas de la dernière fois où il s’était senti aussi calme. Aussi serein. Peut-être s’était-il trop concentré sur la rébellion pour réaliser qu’il y avait devant lui tout un monde à découvrir. Il y avait des remèdes invisibles pour les maux les plus compliqués. C’était exactement ce qui pouvait décrire cette situation. Depuis quelques jours, Devos était rongé à l’idée de ne pas réussir à remettre de l’ordre dans le chaos qu’il avait engendré. D’ailleurs, il avait toujours du mal à croire qu’il était responsable de ce problème et continuer à se dire que cela aurait pu être différent si seulement il avait été plus habile dans sa manière de s’exprimer. À force d’être habitué aux remarques, aux personnes qui n’écoutent plus, qui ne cherchent plus à le comprendre, Devos s’était renfermé. Il avait opté pour une tactique très simple, mais très solitaire aussi : il était comme ça et il refusait de changer. Il refusait de se plier en quatre à être comme les autres, à parler comme les autres. Ce n’était pas possible, pas pour lui et ça risquait de le rendre bien malheureux. Quelque part, il avait aussi l’impression que son physique jouait beaucoup sur ce décalage. S’il avait été plus petit, plus fin et faible, peut-être que certains l’auraient écrasé sans se soucier de son existence. Bien qu’enfant il ait trouvé inutile les petits rituels physiques de son père, aujourd’hui il le remerciait en silence. D’avoir cette carrure, cela l’aidait à rappeler qu’il n’avait absolument pas peur d’être incompris. Pas peur d’être dans son coin. Pas peur d’affronter les idiots.

Et pourtant, il avait peur d’une chose : cette planète. Les secrets étaient si nombreux qu’il n’avait malheureusement pas le temps de se concentrer sur une seule tâche. Il donnait bien plus pour les autres, pour la communauté, parce qu’il faisait tout de même partie de ce groupe. Il ne se laissait pas gouverner par ses désirs et savait mettre en ordre ses priorités. Sauf aujourd’hui. Aujourd’hui, il ne voulait pas avoir peur de ces inconnus. Aujourd’hui il ne voulait pas réfléchir à ces réparations dans le bâtiment principal qu’il est censé faire avec d’autres pour se préparer à l’hiver. Non, il est là en face de quelqu’un qui ne le mettra pas en danger, quelqu’un qui lui souris et qui semble être capable de lui prouver que tout dans ce monde n’était pas mauvais ou dangereux, ou prêt à le manger.

Il observa alors le bijou qu’elle dévoila. C’était évident qu’il était bien plus joli que sa bague, mais ce que Devos remarqua c’est le travail. Les détails.

C’est très réussi. Avoua-t-il. Subitement, une pensée le traversa. C’était peut-être ridicule, c’était peut-être même très enfantin, mais il décida de ne pas se retenir. Est-ce que ce coquillage a un sens particulier ? Je veux dire, est-ce qu’il possède une signification, comme pour les fleurs ? Je me souviens avoir lu que les fleurs avaient leurs propres langages. Une primevère peut signifie le renouveau et la jeunesse alors que la Magnola représente le respect et la fidélité. Il s’arrêta. C’était tellement habituel chez lui de se lancer pour ensuite ralentir. Parce que les autres ne pouvaient pas le suivre, mais cette fois ce n’était pas forcément le cas. Il cherchait simplement les bons mots. Est-ce qu’il existe un coquillage ou une pierre qui exprime la force, l’ambition ou l’entêtement même ? Il pensait à Tennessee. Elle, qui osait, contrairement à lui. Qui continuait d’apprendre, de se rapprocher de cette planète, de se préparer physiquement et mentalement à cette nouvelle vie tout en se décrochant de l’ancienne. Elle qui n’avait pas peur, qui allait toujours de l’avant. Et lui qui suivait ses pas avec douceur.

Il se mit alors à parler de l’espace, de l'Odyssée, tout en comprenant qu’elle avait raison : ils avaient plein de choses à apprendre. Il apprécia cependant la franchise d’Azzurra. Oui, c’était un peu effrayant, mais les hommes n’avaient jamais craint d’affronter l’impossible par le passé. Il observa la nature qui les entourait, sans vraiment comprendre pourquoi c’était si impossible de vivre sans. Lui, l’homme robot, pouvait se défaire de ces arbres sans le moindre problème, mais aujourd'hui il ne pouvait pas les ignorer.

J’imagine que c’était un sacrifice à faire… Sauver les hommes plutôt que les arbres. D’une manière globale, c’était ce qui était arrivé. Il n’y avait aucun moyen de sauver la planète, alors les hommes sont parties dans l’espace. De mémoire, il savait que quelques plantes avaient été conservé pour aider à la création des repas, mais sans plus. Devos se souvient avoir lu pas mal de choses en fouinant les affaires de ses arrières-grands-parents. Le tout avait sans doute sombré quelque part…

Dans notre bulle ? Eh bien… Il chercha autour de lui, trouvant une pierre qu’il ramassa. Il suréleva l’objet comme pour le faire voler dans les yeux. Tu vois, imaginons que ceci est l'Odyssée, c’est le nom de notre… bulle. C’est fait à partir de métaux et cela nous protégeait du vide de l’espace. Ainsi, là-haut, nous avions de l’air, de quoi nous nourrir, où dormir… nous pouvions tout simplement vivre. Maintenant, il faut entretenir cette bulle. Vérifier que celle-ci ne va pas retomber sur terre du jour au lendemain ou… qu’elle ne va pas exploser dans l’espace. Tu vois ce que je veux dire ? Il marqua une pause, vérifiant qu'elle suivait. Sans entrer dans les détails, je faisais partie des gens qui assuraient la sécurité de notre vaisseau… enfin, notre bulle. Et quand je parle de sécurité, je parles surtout au niveau de l’Odyssée, la machine, le côté technique. J'étais pas un militaire... un guerrier quoi.



avatar
Invité
Invité







we should be the best version of ourselves, I guess.

it’s not what you look at that matter, it’s what you see.


Un grain de sable changeait vraiment beaucoup de choses. Lorsque les deux s’étaient vus, la tension était palpable, la crainte, l’inquiétude, le doute. Ils ne se connaissaient pas, ils ne pouvaient se faire confiance aussi facilement. La situation aurait pu dégénérer en un claquement de doigt, un geste brusque, une insulte. Et pourtant quand les sourires se glissaient, ils désamorçaient ces craintes, éloignaient les inquiétudes, apaisaient les esprits. Azzurra appréciait la présence de Devos, elle était heureuse de pouvoir lui montrer son art, ce petit bout d’elle qui lui permettait de trouver sa place. Son regard attentif porté sur son bijou, elle ne s’en sentait que plus flattée. Elle ne tenait pas à le mettre mal à l’aise face à sa bague, seulement lui montrer un échantillon de ce qu’ils pouvaient créer. « — C’est très réussi. ». Elle afficha un joli sourire, prenant le compliment droit au cœur. « Merci. ». Azzurra l’aimait se collier et elle n’allait pas user de fausse modestie. « Est-ce que ce coquillage a un sens particulier ? Je veux dire, est-ce qu’il possède une signification, comme pour les fleurs ? Je me souviens avoir lu que les fleurs avaient leurs propres langages. Une primevère peut signifier le renouveau et la jeunesse alors que la Magnolia représente le respect et la fidélité. ». Elle l’écoutait attentivement, parce qu’elle sentait venir une question plus personnelle et parce qu’elle voyait qu’il cherchait ses mots, qu’il y avait une réelle idée derrière. Une idée que la brune voyait se dessiner sans mal parce qu’elle accordait elle-même beaucoup d’importance à la signification des éléments, c’était une part entière de ses croyances et de son art. « Celui-ci est sujet à bien des légendes mais pour les miens, il éloigne le mauvais œil et apporte la chance. ». Un bon présage que l’on trouve sur les plages après le passage des tempêtes, des intempéries, comme une promesse que demain sera meilleure, que l’Océan retrouvera son calme, que la nature offrira encore. « Est-ce qu’il existe un coquillage ou une pierre qui exprime la force, l’ambition ou l’entêtement même ? ». L’expression de la gamine ne cachait pas son intérêt, faisant l’introspection de ses connaissances pour trouver la réponse la plus appropriées. « C’est souvent une question de ce que l’on veut apporter à la personne, ce que l’on veut équilibrer mais, je choisirai l’œil de tigre. C’est une pierre qui fortifie le corps et la volonté. Elle pousse les personnes à agir en faisant preuve de discernement même pour les esprits les plus extrême, c’est une superbe pierre d’équilibre. ». Une pierre qui appui le courage et l’ambition, qui va chercher le meilleur et éloigne les imprudences. Elle ne savait pas ce que Devos en penserait, ne connaissant pas la personne à laquelle il songeait mais dans son esprit, cela sonnait juste.  « Elle n’est pas si facile à trouver cela dit. Il y a plus de chances d’en trouver aux abords du désert mais, j’ai aucun besoin de te dire de ne pas y aller n’est-ce pas ? ». Personne n’allait près du désert pour une pierre, même pas elle, surtout pas elle. Hors de question qu’elle s’approche des Rahjak même d’un micro centimètre. Parfois, elle parvenait à en troquer, elle pouvait toujours essayer d’en dégotter une pour Devos mais elle savait que cela prendrait du temps. Peut-être faudrait-elle qu’elle fasse jouer ses contacts. « Si j’en troque une, je te la mets de côté. » Glissa-t-elle comme une promesse dans un délicat sourire. Elle avait envie de lui montrer, qu’il découvre cette pierre, sans trop savoir pour quoi mais elle avait le sentiment que c’était important.

Et puis, elle l’interrogea sur l’espace, sur ce qu’elle ne comprenait pas. Cet univers insensé, hors de portée et cette vie qui semblait être synonyme de la folie des Hommes. « — J’imagine que c’était un sacrifice à faire… Sauver les hommes plutôt que les arbres. ». Azzurra haussa vaguement les épaules, parce qu’elle trouvait toujours que leurs ancêtres communs avaient été inconscients, de purs crétins, ils n’avaient pas mesuré l’impact de leurs actes. Une belle brochette d’abrutis imbus de leur personne et d’un égoïsme sans limite. Cela dit, c’était facile de juger maintenant, c’était facile de les blâmer pour tout mais pour avoir ce droit, aux yeux d’Azzurra, ils devaient faire mieux. « Sacrifier des arbres et les générations à venir pour sauver quelques hommes, oui. ». Et dans ce sacrifice, sa génération était encore touchée, il y avait encore des bébés qui naissaient malformés, qui ne survivaient pas et bordel, elle en savait quelque chose. Et elle ne doutait pas du fait que le peuple du ciel avait dû en faire aussi des sacrifices, elle les incluait tout autant dans ces générations sacrifiées. Ils avaient grandi sans connaître le monde, le vrai et en sursit, parce que pour ce qu’elle avait compris, leur solution dans l’espace n’avait jamais été faite pour durer toujours.

Cela dit, si Azzurra déplorait ce sacrifice bien trop important pour lequel il n’y avait plus personne à blâmer, elle n’en était pas moins curieuse de l’expérience de Devos. « — Dans notre bulle ? Eh bien… ». Elle hocha la tête, oui c’est vrai, le terme qu’elle employait n’était pas nécessairement le bon. Quoiqu’il en soit, elle l’observa prendre le caillou, le lever dans les airs. « Tu vois, imaginons que ceci est l'Odyssée, c’est le nom de notre… bulle. C’est fait à partir de métaux et cela nous protégeait du vide de l’espace. Ainsi, là-haut, nous avions de l’air, de quoi nous nourrir, où dormir… nous pouvions tout simplement vivre. Maintenant, il faut entretenir cette bulle. Vérifier que celle-ci ne va pas retomber sur terre du jour au lendemain ou… qu’elle ne va pas exploser dans l’espace. Tu vois ce que je veux dire ? ». Elle hocha doucement la tête, les yeux fixés sur cette petite pierre alors que son esprit tentait de s’imprégnait de tout cela. « Sans entrer dans les détails, je faisais partie des gens qui assuraient la sécurité de notre vaisseau… enfin, notre bulle. Et quand je parle de sécurité, je parle surtout au niveau de l’Odyssée, la machine, le côté technique. J'étais pas un militaire... un guerrier quoi. ».  Elle appréciait l’effort qu’il faisait pour employer des mots qui n’était pas tombés aux oubliettes pour elle, des mots qui étaient plus proche de son quotidien. « Tu étais le gardien de votre… vaisseau ? ». Vaisseau, c’était étrange comme mot, il lui donnait presque envie de rire parce qu’elle n’était pas sûre de le prononcer correctement, il ne faisait pas tellement de sens dans son esprit. Enfin, si, parce qu’il l’avait associé avec « bulle », ce qui rendait le tout bien plus simple. « C’était dur ? T’as eu peur parfois ? ». Peur que tout se casse la gueule, peur qu’ils meurent. Elle se demandait aussi ce qu’il avait pensé d’envoyer les cents en exploreur mais elle n’osait pas vraiment demander.



☾ anesidora

avatar
20/12/2016 ELOW ; ĆIRO + IRINA + JONAS ; 1181 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 72
— Chi cerca, trova —





[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

we should be the best
version of ourselves, i guess.
29 OCTOBRE 2117

Ce que Devos craignait le plus, s’était l’impuissance et le manque de communication. Se retrouver en face de quelqu’un de potentiellement hostile qui pour un mauvais mouvement pourrait passer à l’attaque. Il savait que son physique pouvait intimidé. Il en usait parfois devant les autres. C’était un moyen comme un autre de faire passer un message, mais en fait d’Azzurra il craignait que cela implique l’effet inverse. Qu’elle n’aperçoit que le danger dont il était capable et non l’intelligence et la douceur qui se cachait derrière. Par chance, une confiance s’installa. Devos tenta de se montrer le plus doux possible ne voulant pas se retrouver à regretter son inconsidération. Il ne pouvait pas l’ignorer et encore moins agir comme si elle n’était rien. Il s’étonna de la tournure que prit la situation et décida qu’il pouvait rester plus longtemps aux côtés de la jeune femme. Devos devait l’enfant curieux, l’éponge qui voulait absorber tout le savoir existant. L’âge qu’elle avait n’avait aucune importance tant elle avait des choses à lui apportaient. Il n’avait que faire des égos qui se voyaient blessé quand les plus jeunes en savaient plus. C’était ridicule. Et une perte de temps. Il préférait tout de suite observer, écouter et apprendre. Même des petites choses pouvaient lui être utile. Alors les questions lui viennent naturellement. Comme si Devos n’attendait que ça : pouvoir saisir les mystères qui l’entouraient. Tennessee serait sans doute bien fière de lui. Il observa de nouveau la pierre de son bijoux tout en apprenant que pour les Calusas, il représentait d’une certaine façon un talisman contre le mauvais oeil. Il l’écouta ensuite attentivement alors qu’elle répondait à sa question.

Je sais. Il soupira. Il avait entendu parler des Rahjaks, sans vraiment tout comprendre. Il n’a pas envie de garder en tête des préjugés sur des sauvages. Mais si danger il y avait, autant rester à l’écart. Il comprenait que ce n’était donc pas facile quand même de se mettre en danger pour une pierre. D’une certaine façon il avait bien envie de proposer à Azzurra d’aller chercher si besoin, mais la jeune femme se proposa de le prévenir si jamais elle parvenait à en trouver. Il se sentit alors étrangement ému par la gentillesse d’Azzurra. C’était surprenant. C’est… gentil. Il marqua une pause, observant le sourire de la demoiselle avant d’ajouter un simple : Merci.

Ce qui s’était produit autrefois était une erreurs. Les hommes s’étaient laissé envahis par leurs besoins stupides et avaient négligés la planète. La planète qui s’était retourné contre eux. Qui en avait eut assez. Qui avait recouvert les vestiges de l’ancien temps par ce qu’elle savait faire de mieux. La nature pouvait se reconstruire, évoluer, mais pas les hommes. Désormais, c’était une nouvelle vie et un nouvel ère. Pour Devos il était évident que les hommes devaient apprendres du passés et s’améliorer. Faire des efforts pour penser à eux autant qu’aux autres. Qu’à la nature et aux animaux. L’échec d’avant ne devait pas se reproduire. L’informaticien avait parfois l’impression que sa vie dans l’espace lui manquait, tout en sachant qu’il devait s’estimer heureux de pouvoir vivre là où ces ancêtres avaient grandis et vécus auparavants. Son père avait toujours exprimé une attache particulière à ce qui n’existait plus. L’italie et son histoire. Devos connaissait la forme du pays, certaines villes, certains aspects de son histoire. Il n’était pas vraiment catholique et ne priez pas dieu - son père avait une croix en bois qui appartenait à sa famille - mais en savait beaucoup sur le sujet. Il maîtrisait même la langue, comme un code secret pour parler en toute sécurité. Le manque de pratique avait laissé de côté la langue et Devos gardait plus le silence qu’autre chose.

C’est ça… enfin, je nétais pas le seul. Heureusement. Il y avait tant à faire, tant à mettre en place, à réparer, à préparer… Il jeta un coup d’oeil au ciel, un instant, alors qu’Azzurra reprit la parole. Souvent. Nous pensions êtres les derniers hommes. Nous pensions que la terre n’était pas vivable. Mais ce que nous créons et à notre image et notre vaisseau n’allait pas tenir éternellement. Tôt ou tard, nous aurions dû revenir. Et ce moment est déjà derrière-nous.




avatar
Invité
Invité







we should be the best version of ourselves, I guess.

it’s not what you look at that matter, it’s what you see.


Azzurra, elle croyait en ces choses-là, aux esprits et à l’énergie des plantes, des pierres. Elle croyait à l’influence de la nature dans à peu près chaque aspect de sa vie. Parfois, elle portait encore ce regard émerveillé sur des trésors qu’elle avait pourtant déterrés plus d’une fois. Elle était de celle qui pensait sincèrement que la rareté ne rendait pas les choses plus belles, que ce qui était commun avait quelque chose de bien plus magnifique, bien plus puissant. Cela dit, certaines choses rares avaient une signification qu’on ne pouvait contrer, qui rendait le tout précieux. « — Je sais. ». Elle hocha la tête alors que Devos soupirait. C’est que la mioche, elle tenait à s’assurer que les nouveaux habitants de la Terre ne se montrent pas impuissant. Bien sûr c’était à leurs risques et périls de finir en esclavage dans la cité Rahjaks mais Azzurra, elle ne souhaitait cela à personne. C’était ce qu’elle craignait dans sa vie, être l’esclave d’une forme de folie, aliénée ou être l’esclave enchaînée d’une bande de fous furieux dont la moralité aurait été anéantie par les radiations. Pour une pierre, le risque était bien trop élevé mais Azzurra, elle trouverait cet œil de tigre. « C’est… gentil. ». Il semblait sincèrement touché et à vrai dire, elle l’était aussi. Cette connexion entre eux et cette promesse à laquelle elle tenait, ça la touchait. Alors qu’il la remercia, elle se contenta de sourire un peu plus.

La vie dans l’espace était étrangère à Azzurra, elle ne connaissait pas cet univers, elle ne parvenait pas à se projeter. C’était le résultat des erreurs passées de l’humanité, d’un désir de survivre, quelque chose d’un peu insensé. Maintenant qu’elle était face à Devos, elle pouvait tenter de comprendre, non pas le passé mais comment ils avaient vécu. Elle voulait comprendre comment ils vivaient, elle était curieuse de connaître leurs valeurs, leurs croyances. Elle était curieuse de tout même s’il y avait cet pointe d’inquiétude qui se s’effaçait jamais vraiment. Ils n’avaient pas connu la Terre, jamais, ils devaient apprendre à l’aimer, la chérir, la respecter, ils devaient l’épouser et la relation pouvait être très complexe par moment. Ils devaient aussi prendre en compte que maintenant, cette Terre était leur avenir, qu’ils ne pourraient pas retourner continuer l’humanité dans leur petite bulle à l’abri de tout sauf du temps. Dans tout cela, Azzurra n’était pas très à l’aise à l’idée de tenir le rôle de spectatrice. « — C’est ça… enfin, je n’étais pas le seul. ». Bien sûr, la gosse hocha la tête, ça semblait logique. Il n’y avait jamais un seul gardien, un seul homme pour tout tenir. « Souvent. Nous pensions êtres les derniers hommes. Nous pensions que la terre n’était pas vivable. Mais ce que nous créons et à notre image et notre vaisseau n’allait pas tenir éternellement. Tôt ou tard, nous aurions dû revenir. Et ce moment est déjà derrière-nous. ». Azzurra n’était pas certaine mais elle croyait entendre dans la voix de Devos une certaine nostalgie, une inquiétude. En dépit des peurs qu’il avait pu avoir sur leur vaisseau, elle devinait sans mal qu’ici il y avait encore beaucoup de craintes, d’incertitudes. Les changements n’étaient jamais faciles, à une plus petite échelle, Azzurra, elle ne pourrait jamais épouser quelqu’un qui ne serait pas ou ne voudrait pas être un Calusa. Elle avait sa place, son monde, sa tribu, que ferait-elle si un jour, tout cela n’existait plus, si leur tribu était décimée ? Par chance, pour elle ce n’était que des suppositions, des craintes enfantines mais pour cet homme à ses côtés, c’était une réalité. « Au moins maintenant vous pouvez penser au futur. ». Aux générations à venir, à l’humanité entière, penser plus loin que l’échelle d’une simple vie. « La Terre est vivable, vous devez juste apprendre. ». Et finalement, une nouvelle fois, ce qui faisait le plus de dégâts, qui créait le plus de problèmes c’était sans aucun doute l’homme lui-même. Bien sûr, les tremblements de terre avaient heurté les tribus, blessé les cœurs, fait sombrer les armes. Il y avait des bateaux qui se perdaient dans les profondeurs de l’océan et des inattentions qui se coutaient chers. Bien sûr mais, n’était-ce pas des Hommes qui avaient lancés une guerre parce qu’ils n’étaient pas fichus de se comprendre, de s’entraider ? « Tu as des enfants ? ». Elle se montrait soudainement peut-être un peu trop curieuse, un peu trop intrusive mais elle repensait à la pierre, se disant que peut- être elle était pour la femme qui partageait sa vie, une femme. Il était une simple connaissance mais Azzurra se plaisait à l’imaginer en père de famille.





☾ anesidora

avatar
20/12/2016 ELOW ; ĆIRO + IRINA + JONAS ; 1181 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 72
— Chi cerca, trova —





[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

we should be the best
version of ourselves, i guess.
29 OCTOBRE 2117

Parfois, il rêvait de tout laisser tomber et de partir. D’explorer, d’apprendre, de disparaître face à ce que le monde pourrait lui apporter. Souvent, ces pensées s’envolaient rapidement face à la simple vérité qu’il n'était pas fait pour ça. C’était une machine, un homme de l’informatique et de la technologie. Il lui faudrait des années avant de comprendre ce monde dans sa totalité, de savoir comment réagir à ses enjeux. Des années avant de pouvoir satisfaire sa curiosité qui, jusqu’ici, n’avait jamais trouvé de repos. Alors Devos se focaliser sur les autres, sur leurs besoins, sur ce qu’il pouvait faire pour eux tant cela serait plus simple et plus efficace. Il se mettait en second plan, ignorant parfois ses désirs les plus honnêtes, pour donner un coup de main à qui voudra bien. Aujourd’hui, voilà qu’une inconnue était prête à faire quelque chose pour lui. La situation s’inversait et cela le touchait. Surtout que chercher cette pierre pourrait la mettre en danger et Devos se voyait mal demander ça. Puisqu’elle le proposait, puisqu’elle était prête à le faire avec sincérité et consciente des problèmes qui pourraient lui tomber dessus, alors Devos se devait d’accepter. Il ne s'attendait pas à avoir un résultat rapide et espérait que d’autres moyens lui permette de trouver l’objet qu’il souhaitait. De toute manière, ce n’était pas pour lui qu’il voulait ça, mais pour l’offrir à son amie. C’était pas un geste habituel pour lui, mais cela lui avait rapidement traversé l’esprit alors qu’Azzurra lui avait présenté la signification de l’objet qu’elle avait autour du cou.

Biensûr que sa vie, là-haut, lui manquait. Son rythme, son travail, son refuge. Ses seuls soucis étaient ses parents qui s’inquiétaient qu’aucune femme ne soit à son bras, qu’il n’ait pas d’enfant - de fils surtout. Mais plus le temps avançait, plus Devos mettait petit à petit ce passé à sa place, c’est à dire derrière lui. Le chaos s’était installé là-haut, il refusait de le laisser reprendre une place sur terre. Cependant, il voulait essayer de retrouver les plus petites choses qu’ils possédaient là-hauts. Des techniques qui à ses yeux restaient précieux pour préserver leur histoire à tous.

C’est vrai, on doit juste apprendre… Mais ils restaient des étrangers. Les Naoris avaient été d’une aide précieuses et d’une gentillesse sans faille. Isha restait à ses yeux la terrienne qui avait le plus son respect tant elle avait su briser certaines de ses barrières. Et avec Azzurra, Devos se disait qu’il y avait vraiment des gens bien sur cette planète. Pourtant, les siens restaient des étrangers, des envahisseurs. Ils avaient pris une place, ils s’étaient imposés dans une partie du continent sans prévenir et surtout pas nécessité de survis. Toutes les tribus ne peuvent pas le comprendre et sans doute y aurait-il bientôt d’autres épreuves à subir. Là-haut, dans l'Odyssée, les religions, les ethnis et les cultures s’étaient mélangés ne fournissant qu’une seule et même chose. Qu’un seul et même peuple. Si la famille de Devos avait tout fait pour conserver leur nom (et cela inclure prier pour n’avoir que des garçons comme unique enfant), cela n’avait pas empêché les générations d’ajouter à chaque fois quelque chose d’autres. Son arrière grand-mère, Alana, était Portugaise. Et après cela, les origines n’ont plus eu d’importance tant elles se mixaient sans complexe. Pourtant, les Acciario se disaient toujours fiers italiens. Les hommes de la famille se racontaient des histoires sur ce nom, gardait un dictionnaire d’italien et se transmettait le langage. Devos avait beaucoup connaître des choses sur l’italien, il ne savait pas en quoi cela les aiderait vraiment à l’avenir. Aurait-il vraiment l’occasion de goûter à des Tagliatelles ? Oui, on lui avait parlé de la cuisine italienne - son grand-père surtout qui avait dessiner certains plats et écrit les recettes comme si un jour, tout allait retrouver un sens. Comment ça, Devos ne pourrait pas retrouver de la Guanciale pour faire une Carbonara ? Il avait envie de rire quand il se disait qu’une partie de son cerveau était noyé sous tout un tas de nom et de référence italienne qui ne servait personne et encore moins lui. Les héritages, ça faisait mal.

Des enfants ? Tiens, voilà qui faisait échos à ses pensées sur sa famille et il eut envie de rire. Une chose rare chez lui, tant inhabituel. Peu de chose le faisait rien. Non, pas du tout. Il se gratte la barbe, regardant la clairière bien calme. Ils étaient vraiment seuls. Ma mère a bien essayé de me caser avec des femmes, pour que je puisse a mon tour avoir des enfants. J’ai jamais accepté. j’veux pas rendre qui que ce soit malheureux.





Admin △ Underneath it's just a game
avatar
06/12/2015 Electric Soul Kayden Elwood & Einar Helgusson 7425 Jon Kortajarena Electric Soul & tearsflight Conseiller druide | Soigneur & orateur/diplomate Naori 614
Admin △ Underneath it's just a game



RP archivé suite à la suppression d'Azzurra

Contenu sponsorisé



 

we should be the best version of ourselves, I guess. (Devos)

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Heartbreaker version girl [Finish]
» Nouvelle mise à jour ForumActif : Version Mobile
» Version N°15 : Bang bang you're dead !
» Version n°11 : Vamos a la playa, oh oh oh
» Parodie YuGiOh (version chevaliers du zodiaque abrégé)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Hundred :: Il était une fois des jolies histoires-