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˜˜˜˜˜˜“ Dobbiamo essere insieme per farlo, comunque. ” (chris)
maybe life should be about more than just surviving

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01/11/2015 Glacy Ezra 2279 Brett Dalton Murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 62
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« Je t’avais dit qu’Elijah était une mauvaise idée. » A vrai dire la réponse était sans doute plus compliqué que cela. A la fois, voir Elijah avait été une mauvaise idée car il n'était sans doute pas la personne face à laquelle j'aurai préféré m'ouvrir mais dans un sens il l'avait été autant. Un point de vue plus neutre qu'il avait, certes plus sarcastique mais qui m'avait autant permis de comprendre qu'il n'y avait pas de bonne solution, qu'il y aurait toujours quelqu'un pour penser le contraire, pour penser une opinion totalement différente. Il y aurait toujours des critiques, des personnes qui estimeraient que ce choix n'avait pas été le bon. D'où la difficulté de faire des choix. Des choix qui devaient être pris, qui allaient autant de pair avec le mouvement rebelle, que j'avais déjà pris auparavant. Des choix compliqués mais sans cela, la partie n'aurait pas été aussi plaisante. Une discussion qui m'avait pas moins permis d'accepter que je pouvais lâcher prise, que tout ce qui était fait ne pouvait être réparé. Certaines personnes ne pouvant être pardonnées. Et si je comptais bien essayer de me faire pardonner auprès de certaines personnes, j'avais aussi accepté l'idée que cela ne soit pas possible, que j'aurai fait ce qu'il fallait. Comptant bel et bien réaliser des efforts pour me faire pardonner, doutant toutefois pouvoir accepter l'idée que cela ne puisse aller que dans un seul sens. Doutant que je puisse être le seul fautif bien que j'avais commis des torts, tout comme Devos. Chacun qui portait un poids sur ses épaules. Et pas moins la nécessité de s'assurer que le mouvement rebelle serait remis sur les rails autant qu'il était agréable de pouvoir parler d'autre chose.

Ayant parfaitement conscience que l'idée de pouvoir améliorer notre niveau de confort au campement comptait pour lui. Ne pouvant m'empêcher à chaque fois de lui demander où il en était alors que je savais qu'il tentait de faire de son mieux pour réaliser cette avancée technologique. Une tâche bien plus ardue que celle de devoir surveiller le campement, assurer des tours de garde alors qu'il repartait de rien. « J’avance. » Mon regard posé sur lui bien que je ne pouvais que me douter qu'il ne tarderait à se lancer dans des explications que je comprendrais peut être qu'en partie, bien que j'avais toujours essayer de le suivre, d'assimiler assez de connaissances sur le sujet pour ne pas avoir l'impression d'être totalement perdu. « J’ai une espèce de copie d'un moteur volumétrique automatique. Mes tests sont plutôt concluants, mais j'ai toujours du mal à générer assez puissant, ne serait-ce que pour les espaces en commun. C’est encore compliqué à mettre en place, surtout avec la distance à gérer et le manque de matériel. » Une explication que je pus suivre cette fois-ci alors que je comprenais ce qu'il voulait dire, alors qu'il était d'autant plus compliqué de mettre des plans à l'oeuvre quand la nature allait dans un tout autre sens.

Et à vrai dire le plus compliqué était sans doute le fait que l'hiver approchait. Conscient que dans quelques temps des flocons de neige descendraient du ciel, que la terre se recouvrerait d'un manteau blanc. Le paysage qui changerait de couleur alors que les feuilles perdraient leur teinte orangée pour tomber. Des arbres dénudés. Une nature qui n'en viendrait qu'à paraître de nouveau morte. Des saisons qui s'étaient écoulées peut-être trop rapidement mais que dans un sens je n'avais pas vu passé alors que je m'étais retrouvé enfermé pendant un temps dans cette bulle, perdu dans les limbes de mon esprit. Le regrettant bien que j'avais de nouveau le désir d'être dans la partie, tentant de me rattraper par tous les moyens possibles. « Je t’avoue que l’hiver ne va pas m’aider à avancer. Mais au moins, je verrais si la rivière gèle et si un point d'ancrage doit être fait plus haut près des montagnes pour éviter toutes pertes lors de cette saison. » Clignant des yeux pour éviter de me perdre dans des pensées plus sombres que j'avais réussi à effacer, ayant réussi bel et bien à tourner la page. « Je vais y arriver. Ce n’est qu’une question de temps et de patiente. » « Je suis sûr que tu vas y arriver, la patience est un de tes traits de caractère. » Tout comme l'intelligence. Certain qu'il le pouvait alors qu'en effet il pouvait se montrer déterminé autant que chacun de nous. Mais à vrai dire sans ce grain de détermination qui nous poussait à vouloir nous améliorer, à vouloir devenir, à survivre, nous étions sans doute rien. Un campement qui avait toutefois pu être amélioré, qui avait une bien meilleure forme désormais alors que les perspectives rendues étaient différentes. Autant l'espoir de réussir prochainement à finir la construction de ma demeure pour ainsi dire bien que ce ne serait sans doute pas pour demain.

Et autant possible, je ne pouvais que changer de sujet, ne pouvant que lancer quelques petites allusions pour demander comment les choses se passaient entre lui et Ten. Et presque autant le désir de me cogner la tête contre le mur alors qu'il semblait clair que de nouveau il n'avait pas compris l'allusion ou où je voulais en venir. Presque désespérant. « Comment ça, avec Ten ? » Un humour qu'il n'avait pas compris alors qu'à vrai dire dans un sens je ne pouvais que vouloir les rapprocher, trouvant qu'il allait bien ensembles. Pas moins prêt à laisser tomber à l'idée face à ce mur face auquel je me confrontais. « Tout se passe bien avec elle… » « Tu sais quoi laisse tomber. » Secouant la tête, sans pouvoir être au final qu'amusé. Reportant mon attention sur les feuilles qui se dressaient devant moi et autant le désordre que j'avais occasionné que je ne pouvais remettre en place. Presque trop méticuleux alors que par moment cet aspect militaire ne pouvait que ressortir aussitôt. Tentant de faire le tri dans mes pensées, de retrouver le fil alors qu'à chaque fois il n'était que plus facile de s'égarer non pas que je réussis à retrouver le fil conducteur. Encore.

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20/12/2016 ELOW ; ĆIRO + IRINA + JONAS ; 1155 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 11
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28 OCTOBRE 2117

Les conseils de Devos n’étaient pas toujours les plus appropriés. Les plus adaptés. Forcément, il a toujours du mal à saisir tous les paramètres, mais en ce qui concernait Elijah… C’était autre chose. Comme une impression qu’il connaissait l’énergumène mieux que les autres. Qu’il y avait une connexion invisible qui voyait clair dans son jeu. D’une certaine façon, peut-être qu’aller le voir était un pas en avant pour Chris. Un début vers la guérison. Et même si aux yeux de Devos Elijah n’était pas le plus doué dans son domaine, il ne pouvait pas nier le fait que Chris allait mieux. Le temps avait sans doute joué aussi, mais Devos avait devant lui son ami de toujours et c’était ce qui comptait. C’était le plus important. Trop de mois s’était écoulé sans que le regard de Chris ne s’ouvre vraiment. Trop de jours sous l’ombre de la mort de Robb.

Devos aurait été là si Chris s’était ouvert à lui, mais qu’est-ce qu’il aurait pu lui dire ? Quels auraient été les conseils qui se seraient échappés de son cerveau mécanique ? Il n’en avait pas la moindre idée et même en voulant bien faire, rien ne garantissait le succès. C’était ce qui s’était produit lorsqu’il avait trouvé Chris allongé sur son lit. Il n’avait pas les cartes en mains pour comprendre la complexité de ses émotions. Il n’avait donc pas les outils nécessaires pour l'apaiser dans sa torture. Il espérait que sa présence à ses côtés pourrait suffire à sa façon, mais c’était là exactement ce qu’un enfant penserait. Naif. Devos pouvait l’être parfois. Par chance, Chris ne semblait plus être tourné vers ce qui s’était produit dans la forêt. Son regard était porté sur demain, sur la rébellion. Ils avaient une responsabilité en tant que leader. Une responsabilité qu’ils ne pouvaient pas nier. À la seconde où l’informaticien s’était engagé, il s’était sacrifié lui-même corps et âme. Comme les autres. Comme Chris. Et ce n’était pas une chose aisée que d’être dévoue. Ils le savaient tous et les marques de cette vie camouflée, s’étaient incrustés sur leurs peaux.

Devos avait un plan. Du moins, un morceau de plan. Rien qui ne nécessité des rebelles, juste un plan pour l’ensemble du campement et du village désormais. Il ne cherchait ni gloire, ni renommé, simplement l’évolution. À ses yeux, ne plus penser à ce qui a déjà été fait, c’est vouloir effacer une partie de soi-même en tant qu’être humain. Alors il puisait dans ses connaissances et il cherchait à refaire. à reproduire. Il avait besoin des archives pour aller plus vite, mais il savait que la patience était une chose essentielle. Et la recherche aussi. Devos passer par de longues étapes de tests. Sans ça, il ne pouvait pas garantie à un pourcentage maximum les capacités de ce qu’il (et d’autres) mettrait en place. Car Devos n’était pas seul. Ils étaient peu nombreux, mais ils étaient là. Et il y avait un facteur à ne jamais négliger : la terre. Les saisons étaient une nouveauté. Les imprévus, la nature elle-même… Devos était de nouveau un enfant devant une bibliothèque si grande qu’il ne parvenait pas à tout faire en même temps. Et c’était un autre problème ça aussi. Rester sur son plan initial à être le dernier lien vers la technologie passé où tout laissé tomber pour se focaliser sur tout ce qu’il ignore ? Étudier la nature, ses réactions, ses secrets… Il en était capable. Mais comme toujours, Devos faisait le tri. Il classait les choses par priorité et si la deuxième option étant tentante, elle ne semblait surtout satisfaire que lui dans un premier temps. Il pourrait alors se glisser dans la peau d’un explorateur, d’un inventeur en quête de solution… Se focaliser sur le confort de vie et de travail, ainsi que sur la récupération des archives était un premier défi de taille. Une fois qu’il parviendrait à accomplir quelque chose de significatif peut-être pourra-t-il s’autoriser à combler ses curiosités.

« Ok… » Non, décidément, il n’avait pas compris sa question. Il le regarde alors ranger les feuilles en désordre, sans pour autant l’aider dans sa tâche. « Tu t’en sors dehors ? » Dit-il alors. Il sait plus vraiment ce que Chris fait depuis qu’il est état de réfléchir par lui-même et de sortir de son lit. Il espère que tout se passe globalement bien et qu’il n’a pas rencontré de problème depuis…


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01/11/2015 Glacy Ezra 2279 Brett Dalton Murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 62
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« Tu t’en sors dehors ? » Toujours concentré sur le tas désordonné qui se trouvait devant moi. Y remettant de l'ordre autant que je ne pouvais que répondre à sa question par une autre question. « Qu'est-ce que tu veux dire par dehors ? » Ne pouvant que me le demander. « Si tu parles de survivre dans ce monde, je te répondrai que nous sommes toujours en train de respirer. » Ce qui était le cas alors que l'oxygène continuait de passer dans nos poumons. Nous étions encore vivants, en chair et en os. Mais cela ne voulait pas pour autant dire que nous étions vivants de l'intérieur. Continuant toutefois de survivre. Tentant de vivre tout simplement et de rapprendre à apprécier certaines choses banales de la vie. Tentant de passer outre le passé, les fantômes, les erreurs et les remords. Tentant de me rappeler ce que c'était de vivre là-haut. Tentant de me rappeler ces éclats de rire qui résonnaient en écho sur l'arche, ce qu'il était de sourire sans se soucier du lendemain même dans un monde que trop austère. Des souvenirs lointains. Un sourire qui ne pouvait que se dessiner sur mon visage alors que trop souvent je ne pouvais que regrettais ces moments ci où tout semblait normal, être à sa place ou presque. Un monde qui avait changé. Des amis perdus. Des sourires qui s'étaient effacés sous l'attaque du froid mordant, face aux tragédies. Et pourtant ce n'était pas comme si nous étions enterrés sous terre, ou que nos corps étaient revenus poussière. Ce n'était pas comme si des cendres noires s'étaient répandues au vent alors que notre corps n'avait pu que brûler sous l'attrait de flammes que trop ardentes. A cet instant nous continuons de vivre. Le sang qui continuait de passer dans notre corps. Pouvant entendre distinctement les palpitations de mon coeur. Cela ne voulait pas dire que tout était effacé, que je ne ressentais pas un vide au niveau de ma poitrine ou des émotions alors que je restais humain, mais en effet j'étais vivant. Vivant et en bonne santé, c'était tout ce qui devrait compter, bien plus que les disputes qui ne pouvaient que scier les esprits et les méandres tourmentueux dans lequel je ne pouvais que me plonger. Me demandant s'il ne serait pas plus simple parfois de lâcher la bride, de lâcher les rênes plutôt que de tenter de tout contrôler, plus que de faire semblant et continuer de porter des masques. Ce serait sans doute plus simple mais pour autant la partie ne serait que plus ennuyeuses si le concept de vie lui-même n'était pas assorti du mot compliqué. Des complications qui nous permettaient de nous rappeler ce que c'était de ressentir des émotions humaines, d'être vivant tout simplement ou d'avoir l'impression de mener un semblant de vie normale où les disputes pouvaient apparaître à tout moment. Dans un sens si on faisait abstraction du contexte autour, de la dangerosité de la nature, on pouvait même tomber amoureux de cette vie là et de ces moments de silence où je ne pouvais que m'arrêter, me figer net pour admirer les étoiles étincelantes dans la voûte céleste ou les paysages qui changeaient alors que les saisons se succédaient dans un éternel cycle sans fin.

« Et si tu parles de ce que je fais sur le campement, je dirai que je m'en sors. » Ce qui était le cas alors que je m'en sortais bel et bien en effet. « J'enchaîne toujours les patrouilles, veille sur les autres, m'entraîne avec les autres, tente d'entraîner les plus jeunes et ainsi de suite. » Un travail moins qu'un devoir qui paraissait peut être répétitif mais je ne trouvais que ce n'était pas le cas. On ne pouvait pas savoir ce qui allait se passer le lendemain, ce qu'on allait découvrir en patrouille. Prenant en contraire ces missions très au sérieux même si parfois ce devoir était le synonyme qu'il fallait restait éveillé la nuit glaciale, garder les yeux ouverts, à l’affût de la moindre menace. Le campement qui n'avait pas pour l'instant été attaqué et si les journées semblaient chargées d'un certain calme, je ne pouvais que les apprécier davantage. N'ayant pu que m'y plonger corps et âme pour remplacer ceux qui m'avaient pour ainsi dire facilités la tâche quand je n'étais plus en état de faire quoique ce soit, après la mort de Robb. Retrouver Rachel m'ayant autant permis de me remettre les idées en place. Etant désormais de nouveau normal ou sain d'esprit, du moins aussi loin que cela puisse être le cas. « Skylar m'avait aussi confié une autre mission pour retrouver des pièges qu'il avait relevé avec Richard. J'en ai retrouvé plusieurs autour, plus au nord surtout posé par un natif pour chasser. Pas le type de piège qu'on posait. » Parlant pour ainsi dire à cet instant plus à moi-même alors que j'avais rendu mon rapport plusieurs semaines plutôt auprès de Skylar, estimant qu'il ne fallait pas être inquiété pour ces pièges qui étaient pour la plupart dans des zones trop écartées de nos sentiers habituels pour qu'une personne ne se blesse. « Disons que je continue de m'en sortir, si c'était cela que tu voulais savoir ? Certes, il nous reste le problème majeur du rébellion à régler mais on peut s'en sortir je pense. C'était bien ce que tu voulais dire non ? » Et autant que je continuais à discuter, je n'en venais qu'à évoluer dans la pièce pour remettre certains objets à leur place, faire de nouvelles classifications pour que l'endroit soit ordonné. Pouvant autant être maniaque sur certains bords, et restant encore en partie plongé dans mes pensées alors que je ne pouvais que me demander si ce n'était pas à une question auquel je voulais répondre.

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28 OCTOBRE 2117

Ce n’était pas facile d’être au courant de tout. De savoir qui faisait quoi, et quand. Devos se sentait souvent un peu perdu face aux autres. Même face à ses amis. Comment occupaient-ils leurs journées ? Il n’en avait pas toujours une idée précises. Il était beaucoup trop focalisé sur ses propres projets pour réellement comprendre les rythmes des autres. C’est donc sans surprise qu’il ignore ce que Chris fait. Après le silence et l’inactivité, comment Chris s’était-il réajusté à la vie de la communauté ? Il ne savait pas. Il ne s’était pas attardé sur les détails, se disant que Chris était capable de se débrouiller seul. Et puis les jours passaient si vite que Devos était souvent dépassé par les choses. Alors cette question, elle était peut-être un peu simple à première vue, mais sincère dans le fond. Il se demandait vraiment comment il se débrouiller depuis. Ce qu’il faisait aussi. D’une certaine façon, il avait l’impression qu’il devait un peu plus s’impliquer pour son ami. Faire un effort supplémentaire s’il en avait besoin. Prouver qu’il pouvait faire plus que simplement l’écouter.

Devos se mit à sourire face à sa première réponse. Ils survivaient tous à leurs façons, respirant oui, mais certains s’étouffer sans doute devant l’espace et l’incompréhensible. Lui, il était le premier à paniquer devant l’inconnu. Devant tout ce qui ne trouvait pas de réponse logique et scientifique. Ils avaient souffert, plus ici qu’ailleurs. Plus ici que là-haut, mais ils étaient encore là. Ils étaient encore vivant, prêt à découvrir plus, prêt à construire encore et surtout prêt à survivre. Ce besoin, ils l’avaient tous depuis leurs naissances. Il était toujours question de survivre, sans laisser la place à d’autres choses plus légère. Maintenant qu’ils sont sur terre, ils devraient trouver des solutions. Des débuts d’idées pour réussir à respirer sans avoir l’impression que l’air allez manquer la seconde d’après. Aujourd’hui, il avait la possibilité de vivre. D’être un peu égoïste puisqu’il n’était plus les gardiens de l’humanité. Pour arriver à cette paix, ils allaient devoir se battre. Créer l’environnement adéquate à une vie meilleure.

Mais Devos parlait bel et bien du rôle de Chris, de son job en quelque sorte et celui ne tard pas à lui répondre. Devos l’imaginait très bien reprendre les choses en mains. Patrouiller, enseigner… Chris était un leader.

« Tes journées sont bien pleines j’imagines. » Et intense sans doute. Il n’y avait pas de danger pour le moment, mais un calme pareil ne pouvait pas réellement durer. Devos espérait simplement qu’à l’avenir, les choses resteraient simple et moins compliqués. Chris avait déjà beaucoup de responsabilité, comme les autres militaires. Comme Murphy… Ils avaient chacun un rôle à jouer, et ce rôle pouvait prendre tellement d’espace qu’il ne laissait rien d’autres entrer dans sa vie. Chris ne tarda pas à lui parler également de piège trouver, piège posé par des natifs sans aucun doute et pas dans le but de les blesser, mais dans le but de chasser. Devos se demandait si c’était une bonne chose de tout enlever, si cela n’allait pas créer des tensions…

« C’est bien ça. » Dit-il simplement. Chris avait parfaitement répondu à sa question. « On va s'en sortir. » Soudain, une idée lui traversa l’esprit. Un conseil que Gen lui avait donné et qui était resté au fond de son esprit. Devos avait complètement oublié que Chris entrainait les plus jeunes… Cette information s’était envolé bien que l’informaticien ait déjà croisé son ami en action avec les apprentis. Décroisant les bras et grattant sa barbe, Devos se demandait si dans son envie de faire plus pour son ami, il ne pouvait pas simplement un plus plus de temps avec lui. Tout simplement. Leur amitié n’était un secret pour un personne et s’ils se retrouvaient ensemble, personne ne dirait rien - là où Devos avait beaucoup de mal à se trouver en tête à tête avec Murphy.

« Est-ce que ça te dirais qu’on s'entraîne ensemble ? » Il chercha le regard de Chris, qui bougeait un peu partout à la recherche de chose à ranger. « J’ai commencé à apprendre quelques trucs ces derniers mois, mais je t’avoue que c’est un peu compliqué. » Avec qui et comment, Devos n’était pas prêt à tout dire. Tennessee lui avait conseillé de ne rien dire, mais c’était Chris. Et Devos n’avait jamais réussi à cacher grand chose à celui-ci. Il se disait que s’entrainait un peu avec Chris pourrait lui être très utile. Cela voulait aussi dire plus de temps à travailler sur son corps et ses mouvement, mais Devos s’orgnaiserait pour ça. « Je veux surtout être capable de me défendre si besoin… Qu’est-ce que tu en penses ? T’aurais le temps ? »



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« Tes journées sont bien pleines j’imagines. » « Dans l'ensemble oui et sinon il y a toujours un coup de main à donner sur le campement, alors on s'occupe toujours. » La vérité, n'imaginant pas à quel point ce serait vrai. La tempête qui ne pourrait que faire des ravages sur le campement même si cela ne serait jamais aussi pire que dans d'autres tribus. Certaines qui seraient balayées, devront trouver refuge ailleurs. Et autant de dégâts matériels que physiques. Des vies humaines perdues. Des barricades qui tomberaient à leur tour et que du travail supplémentaire. Ne pouvant m'imaginer à quel point en effet la tempête nous forcerait qu'à reconsidérer notre vie, qu'à nous rappeler que tout n'était pas dû. Bien qu'à vrai dire, en attendant la vie sur le campement se devait aussi d'être améliorée. Un confort recherché. Des améliorations à réalisées. Un perpétuel mouvement pour s'améliorer ou tout simplement devenir meilleur.

« C’est bien ça. » Et sa réponse qui ne me faisait que confirmer qu'en effet j'avais bel et bien répondu à sa question. Ce qui ne pouvait être certain mais apparament c'était tout ce qu'il voulait savoir, et cela me suffisait à vrai dire. « On va s'en sortir. » Hochant la tête. En effet, on allait réussir à s'en sortir tôt ou tard. Personne ne pourrait nous dire combien de temps il nous faudrait mais pour autant cela ne voulait dire qu'on ne s'en sortait pas. Un perpétuel désir de survivre ou même de vivre tout simplement. Des pièces qui étaient assemblées de nouveau. Une machine qui était parfois réinitialisée ou qui repartait d'elle même. Des épreuves que nous affrontions qui ne nous rendaient que plus forts. Après tout il était autant vrai de dire que tout ce qui ne tue pas rend plus fort.

Mon regard qui ne pouvait que se reporter sur Devos, alors que pas moins je n'en venais qu'à continuer de ranger. « Est-ce que ça te dirais qu’on s'entraîne ensemble ? » M'arrêtant une brève seconde pour le regarder plus longuement. En effet, il était sérieux, me demandant réellement de l'entraîner. « Définitivement ! »« J’ai commencé à apprendre quelques trucs ces derniers mois, mais je t’avoue que c’est un peu compliqué. » « Ce n'est jamais facile d'apprendre de nouvelles techniques de combat au départ, surtout quand on débute ou quand on a jamais tenté de frapper quelqu'un. Cela demande du temps. » Ne pouvant être un bon combattant en un jour autant que j'étais curieux de savoir qui avait commencé à l'entraîner, si c'était quelqu'un de l'odyssée ou au contraire un terrien. Ce qui pouvait être aussi le cas alors que comme je l'avais vu, les natifs étaient de surcroît de bons combattants comme l'était les rahjaks. Chacun ayant appris à combattre et que la nécessité de savoir frapper, de savoir se défendre au cas où une guerre nouvelle serait déclenchée. Des techniques nouvelles que je pouvais que tenter d'apprendre, d'améliorer alors que je n'avais pu que voir que les capacités de combat d'Arméthyse étaient bien plus brutes que la mienne et qu'elle se battait aussi farouchement que n'importe quelle autre personne. Qu'impressionné à vrai dire par ces femmes qui relevaient des défis pour montrer qu'elles étaient équivalentes aux hommes, ce qu'elles étaient avec d'autant plus de perception.

Et chaque personne qui forgé dans les épreuves de la vie qui ne pouvait que vouloir apprendre à se défendre, apprendre à se battre, à ne plus être impuissant. Pouvant d'autant plus comprendre ce sentiment alors que pour chacun il fallait juste un moment qui déclencherait le tout. Ce qui semblait déjà s'être produit avec Devos et ne pouvant que regarder la lueur qui s'était installée dans son regard. « Je veux surtout être capable de me défendre si besoin… Qu’est-ce que tu en penses ? T’aurais le temps ? » Et un sourire qui ne pouvait que se dessiner sur mon visage. « J'ai toujours le temps quand il s'agit de s'entraîner ! Par contre ne t'attend pas à ce que je te ménage parce que tu es mon ami, comme un frère. » Qu'une pointe de moquerie de mon ton alors qu'en effet je ne ménageais personne, que ce soit ami ou ennemi. Toujours cette volonté de les pousser à repousser leurs limites et appréciant d'autant plus pouvoir donner des conseils, s'assurer des entraînements que ce soit des jeunes ou de personnes plus mâtures. Ne me lassant jamais de donner des conseils et pouvant toujours encore plus apprécier ces moments-ci alors qu'à vrai dire c'était peut être qu'un de ces moments que j'appréciais le plus dans mon travail. Et autant conscient que pourtant j'avais déjà manqué de renoncer, que j'avais même renoncer comme cela avait été le cas avec Rachel même si l'on n'avait pu que se retrouver de nouveau pour que je lui donne des conseils et des techniques pour qu'elle se défende. Ayant réussi à faire quelque chose d'elle à vrai dire même si au départ je ne pouvais que désespérer et me dire que cette mission était vouée à l'échec. Et aussitôt des questions qui passaient dans mon esprit alors que Devos ne venait que de plus bel d'éveiller mon intérêt. « Qui c'est qui t'as entraîné ? Qu'est-ce que tu as appris jusqu'à là ? Non tu sais quoi, montre-moi et explique-moi en même temps. » Le meilleur moyen pour apprendre, pas tant les côtés théoriques que pratique. Et reposant autant les objets à une place précise que je tenais avant de me diriger vers une seconde pièce du bunker, qui était plus vide. Des possibilités qui s'offraient plus pour pouvoir rapidement effectuer quelques mouvements sans être restreint par un mur ou par une table. « Ici cela devrait le faire. Il faudra aussi que tu me dises quand est-ce que tu préfères qu'on s'entraîne, qu'on réussisse à s'organiser facilement. »

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28 OCTOBRE 2117

Il y avait toujours des choses à faire dans le village. Surtout depuis le déménagement. Devos n’avait pas le courage de retourner jusqu’aux ruines de leur ancienne maison, mais il savait aussi qu’il y avait encore des choses à récupérer là-bas. Certains serveurs étaient normalement parfaitement enfermés entre les ruines du vaisseau. La priorité, c’était le village. C’était là qu’ils avaient tous décidé de s’installer pour commencer à cultiver, à créer, à s’épanouir. Vivre, quelque part. Avec une terre aussi imprévisible, ils avaient du travail à faire, des obstacles à franchir, des tempêtes à subir. Devos et tant d’autres s’épuisaient dans des tâches manuelles qui changeaient la forme de leurs corps chaque jour, un peu plus. Devos n’avait qu’une hâte, améliorer. Définir les problèmes, trouver les solutions, travailler sur des bases solides qui pourraient surmonter le pire. Une tâche loin d’être aisé et qui demandait beaucoup de patience. Avec l’hiver qui approchait, la vie allait de nouveau être difficile. Le froid, les réserves qui s’épuisent, les maladies… Les survivants avaient déjà subi des hivers meurtriers, mais il en faudra encore plus pour complétement s’y habituer. La priorité était donc, pour l’instant, de se préparer à cette saison. À la neige qui allait tout recouvrir, au gibier qui allait disparaître… Du travail, ils n’en manquaient pas, c’était certain. Le quotidien de chacun était rythmé par la pression, le manque, la volonté de mieux faire et aussi la peur de ne pas y arriver. De ne pas réussir à trouver un équilibre dans cette nouvelle vie.

Mais tout ce travail, toutes ses choses à accomplir, c’était des bonnes choses. C’était la preuve qu’ils étaient sur la bonne voie. Qu’ils étaient capables de prendre les choses en main. Ils étaient peu nombreux, mais suffisants pour être une force et grandir. Devos était convaincu qu’ils allaient s’en sortir, ensemble. Peut-être qu’ils n’étaient pas la génération qui allaient profiter d’une vie simplifiée, mais ils seraient celle qui a tout commencé. Les ancêtres d’une nouvelle ère.

Demander à Chris de l’aider, c’était une chose naturelle pour Devos. Ils se connaissent depuis trop longtemps et Chris a une place bien précise pour lui. Il ne peut pas ignorer ce qu’il peut lui apporter et pour le moment, il avait besoin de passer plus de temps à ses côtés. Il se rendait compte que ces derniers mois, il s’était contenté de la solitude du métro. Des lumières artificielles. Chris était son ami et il devait agir comme tel. Cela ne pourrait que lui faire du bien de s’entraîner un peu avec lui et Gen lui avait indiqué qu’il devait clairement s’essayer avec d’autres pour juger de ses améliorations. Chris semblait comprendre parfaitement la difficulté de Devos. Il n’avait jamais essayé de frapper qui que ce soit. Il n’avait jamais attaqué. Serrer les poings et cogner, ce n’était pas pour lui. L’informaticien pouvait cependant jouer sur sa force naturelle. Ses coups pouvaient être précis, lourd et lui donner du temps pour s’échapper en cas de besoin ou tout simplement défendre le temps que d’autres trouvent refuge. Le sourire de Chris ne pouvait que le forcer à sourire à son tour. Son enthousiasme faisait bon à voir, même si Devos avait un peu peur des coups de son ami - qui clairement ne serait pas retenu.

« D’accord ! » Devos se leva alors, prêt à répondre à Chris en lui dévoilant les gestes et les postures que Gen lui avait apprissent. Il suivit donc son ami vers une autre pièce, plus vide et avec plus d’espace pour bouger. Il entra, s’étirant légèrement les épaules avant de commencer à faire quoi que ce soit - il n’avait aucune envie de réveiller sa blessure. « Je peux davantage m’ajuster à tes horaires que toi aux miennes. » Devos n’était pas coincé par les ordres militaires que Chris pourrait recevoir. Devos, lui, il suivait son propre rythme et ne dormait quasiment pas. Un problème que la jeune Azzurra avait réussi en partie à régler avec une plante que l’informaticien utilisait parfois lorsqu’il sentait que son corps ne supportait plus le manque de repos.

L’informaticien retira sa veste qu’il posa dans un coin. Il se mit ensuite en position, faisait quelques mouvements pour montrer à Chris ce qu'il avait appris jusqu’ici. « Pour l’instant, je me concentre sur la défense. L’esquive. » Ce qui lui demandait une rapidité qu’il n’avait jamais eue. Un instinct qu’il ne possédait pas. Il devait utiliser des gestes nouveaux, des parties de son corps qui jusqu’ici ne servait pas de cette manière. Il avait donc appris à bloquer avec ses avant-bras, à utiliser ses jambes pour qu'il soit toujours prêt à zigzaguer entre les coups. Son endurance était impeccable et Devos avait plutôt bien encaissé les coups de Gen. Il pouvait fatiguer les autres, jouer avec la patience de ses adversaires et frapper au bon moment pour les mettre à terre. Mais il était encore loin d’avoir tout assimilé et les quelques coups que Gen lui avait enseignés n’étaient toujours pas assez précis pour Devos qui réfléchissait trop lorsqu’il attaquait. Dans son apprentissage, il s'était focalisé sur comment assommer son adversaire, le mettre à terre, ou l’empêcher de bouger. Il se disait que ce qu’il apprendrait avec Chris pourrait parfaitement compléter ce que Gen lui apportait.

« - Vas-y, attaque. »



Spoiler:
 

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01/11/2015 Glacy Ezra 2279 Brett Dalton Murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 62
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« D’accord ! » Une proposition acceptée. Une proposition qu'il m'avait faite de l'entraîner que j'avais aussitôt accepté alors qu'à vrai dire j'adorer cela. Adorant améliorer des techniques, en proposer de nouvelles, partager ce que je savais sur ce point là. Ayant toujours aimé les entraînements physiques, les combats au corps à corps. M'y étant même lancé corps et âme lorsque nous étions encore sur l'arche. Non pas que la fierté de mon père avait été gagnée. Loin de là. L'homme n'avait pu que s'approcher pour contempler la scène et faire des remarques publiques sur mes mouvements qui n'étaient pas à son goût. Des mouvements qu'ils jugeaient trop lents, mal assimilés. Des conseils certes mais que j'avais évidemment très mal pris et qui n'avaient pu qu'entacher la relation paternelle déjà fort peu développée d'un arrière-goût qu'amer. Une certaine colère qui en était ressortie que je n'avais pu que canaliser justement en frappant, et en m'entraînant avec d'autres personnes. Des entraînements qui continuaient d'avoir lieu entre les militaires pour s'assurer que tout le monde était paré en cas d'attaque. Des entraînements pas tant physiques mais qui étaient mis aussi en valeur pour que l'on puisse utiliser des armes. Et si ma prédilection n'était que les couteaux, il n'en restait pas moins qu'au fil que les mois avaient passé sur terre, je n'avais pu que m'entraîner à l'arc suivant l'exemple de Murphy et Richard. Un entraînement que j'allais de nouveau pouvoir réaliser bien que certes l'espace ne me paraissait jamais suffisant. Une pièce plus vide que l'autre, plus déserte qui pourrait toutefois faire l'affaire. Et des questions d'organisations posées. « Je peux davantage m’ajuster à tes horaires que toi aux miennes. » « C'est vrai, alors je te ferai signe dès que j'ai un moment de libre. Mais attend toi à ce que cela arrive aussi tôt le matin. » N'ayant jamais été doué pour faire la grasse matinée, poussé naturellement à me réveiller aux aurores même si parfois le manque de sommeil se faisait sentir. Des entraînements matinaux que j'estimais porter le mieux leurs fruits et qui pouvaient autant être la solution pour résoudre ce problème d'organisation.

Mon regard qui ne pouvait que se poser sur Devos, l'observant alors que je ne pouvais que noter qu'il s'étirait. Une pointe de satisfaction avant que je n'en vienne à faire de même pour réveiller les muscles, et l'écoutant autant me parler. « Pour l’instant, je me concentre sur la défense. L’esquive. » « C'est certain que ce sera les techniques qui te seront le plus utile si un adversaire t'attaque. Qui te les a apprise ? » Ne lui demandant pas de me faire une démonstration ou de me donner une explication. Préférant le voir directement en action pour observer ses points forts et ses faiblesses, pour voir ce dont il était capable. Et un combat amical qui ne pouvait tarder à commencer.

« - Vas-y, attaque. »
Une seconde pendant laquelle je ne bougeais avant de me mettre en mouvement. Rapidement. Ne jamais attendre. Ne jamais perdre du temps. Ne comptant pas y aller léger. Ne comptant pas y aller tendrement parce que je le connaissais depuis l'enfance, parce qu'il était mon ami. Bien au contraire. Et un pied qui ne pouvait que fendre que rapidement l'air. Des côtes pour cible. Des mouvements qui s'enchaînaient rapidement. Pas tant l'intention de frapper directement qui de le laisser croire que le coup allait venir, ce qui n'était forcément le cas alors que déjà mon poing fermé fendillait l'air en direction du ventre. Ma cible. L'obligeant à se plier en deux pour reprendre sa respiration. Des minutes de gagnées. Et si c'était mon objectif, ce n'était comme si je comptais arrêter là alors que je ne pouvais que vouloir le forcer à s'acculer en direction du mur le plus proche. Un objectif pas tant de le forcer à le mettre à terre que de le forcer à se reculer, à passer sur la défensive, là où je pourrai réellement voir s'il avait bel et bien retenu les techniques que l'on lui avait appris. Et un poing qui ne pouvait que de nouveau à de multiples reprises se diriger vers son visage et les autres parties de son corps, pour le forcer à me bloquer. Un jeu de patience. Un jeu du chat et de la souris où chacun pouvait être doué. Un jeu d'endurance où il ne suffisait parfois pas de frapper le plus fort. Et que conscient que le lendemain il repartirait sans doute avec les bleus, mais n'ayant aucun remord alors que c'était lui qui m'avait fait cette proposition. Une fenêtre d'ouverture à chaque fois maigre alors que plus je l'acculais et plus je ne pouvais que l'observer, faisant attention à ses coups portés. La possibilité de frapper alors que si le but premier qu'il avait été d'esquiver, donner de la répartie permettait aussi de gagner du temps. Bien qu'en général aucun des combats dans la réalité ne se déroulait amicalement ou comme celui-ci alors que tout était dans la précipitation. L'adrénaline qui courrait dans les veines. Les battements de coeur qui s'accéléraient. Le sang qui fouettait les tempes. Et souvent la chance qui ne pouvait que jouer sans aucune possibilité de connaître son adversaire à l'avance.

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20/12/2016 ELOW ; ĆIRO + IRINA + JONAS ; 1155 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 11
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28 OCTOBRE 2117

C’était comme si quelque chose se créait. Ou plutôt, quelque chose s'affirmait. Devos n’a jamais été très expressif concernant ses relations. Pendant des années, il était celui qui était ignoré et laissé de côté. Trop compliqué, trop bizarre à approcher. Chris et Robb, ils étaient un peu les seuls à ne pas s’en faire plus que ça de son asociabilité. Chris surtout, plus proche de Devos que n’importe qui d’autres. Avec les années, s’il y avait bien quelqu’un que Devos semblait connaître comme sa poche, c’était lui. Et pourtant, Chris avait tendance à le surprendre. À l’étonner même. Combattre, utiliser son corps comme arme de défense et d’attaquer, toutes ces petites choses était des détails qui ne l’avaient jamais effleuré. Même dans l’espace, Devos n’avait jamais été attiré par quoi que ce soit d’autres que ce qui lui semblait concret et utile. Son père était le premier à l’encourager à aller vers l’informatique, là où sa mère ne s’était pas privé pour ignorer royalement les objectifs de son unique enfant. Il faut dire que la mère de Devos était un spécimen bien particulier. Peut-être bien qu’elle a participé à ce manque dans le domaine des relations. Elle lui a montré qu’une personne pouvait avoir un double visage et s’en sortir dans l'égoïsme le plus total. Devos n’a jamais pu affirmait qu’il appréciait vraiment sa mère. C’était trop particulier et plus les années passaient, plus elle lui reprochait sa différence. Il n’avait pas d’amis, ne parlait quasiment qu’à des robots, n’était toujours pas marié… La liste de ses défauts était plutôt longue et Devos devait l’admettre, parfois ça l’embêtait.

« Super. » Devos ne comptait plus le nombre de fois où il a observé le soleil se levait. Lui, plus que d’autres, ne pouvait pas restait inactif une fois que la boule de feu se dévoilait. C’était comme si son corps répondait à un appel invisible. Comme s’il était trop tard désormais pour tout repos. De toute manière, c’était toujours le matin que le corps répondait davantage à tout exercice. Lui qui n’avait jamais cessé sa routine hebdomadaire, avait trouvé cette démarche encore plus revigorante sur terre tant cela rythmait ses journées. Au moins, son père lui avait appris une chose qui avait forgé son corps à sa manière. La carrure imposant qu’il avait ne s’était pas faite par magie. Sa force, il la devait à ces petits gestes, à ses étirements mêlaient à une méditation ponctuelle. Devos connaissait son corps. Il ne l’avait simplement jamais utilisé pour frapper. C’était encore difficile pour lui de serrer le poing et de frapper son adversaire.

« Un ami à Tennessee, un Terrien. » Pour une raison qu’il ignore, Devos se refusait de dire le nom de Gen. C’était très étrange, mais il en était incapable. Il n’y avait pourtant pas de secret dans ces entraînements. Pas vraiment. Ils étaient discrets, oui, mais Gen n’avait pas spécifiquement demandé à Devos de garder le mystère. Pour l’informaticien, c’était comme certains codes informatiques bien complexes : il y avait des choses qui respectaient et qu’il ne pouvait contourner. Il était encore trop tôt pour qu’il puisse parler ouvertement de Gen. Trop tôt dans leur entraînement, leurs relations. Et en quoi était-ce vraiment important ? C’était le genre de détail que Devos pouvait facilement laisser de côté sans s’en rendre compte. Sans avoir l’impression qu’il était capital de le dire. Mais puisqu’il était devant Chris, il n’hésita pas à préciser que c’était Tennessee qui lui avait présentait le Terrien.

Prêt à encaisser, Devos sait qu’à peine sa phrase terminée, Chris allait foncer. Rapidement, il aperçoit sa jambe arrivée et utilise son bras pour contrer, avant de comprendre que c’était une diversion. Ce qui est difficile dans un combat, c’est de suivre les mouvements de l'autre pour réussir à les arrêter avant que ça ne fasse trop mal. Le temps que ses yeux glissent de la jambe à son poing, Devos n’a pas vraiment le temps de complètement esquiver. Il suit pourtant le mouvement du bras de Chris et se penche vers l’avant tout en reculant le bassin, espérant atténuer la douleur - une chose essentielle. Prendre un coup, oui, mais toujours faire de son mieux pour ne recevoir qu’un certain pourcentage du coup. Chris n’y allait pas de mainmorte. Il était réellement en train d’évaluer son ami et Devos faisait de son mieux. Naturellement, il était hors de question de perdre son équilibre ou de se laisser entraîner. Si l’adversaire est bien plus fort - ce qui était le cas - le but de Devos serait alors de se dégager de son emprise et d’essayer de l’atteindre une bonne fois pour se donner du temps et fuir. Là, il n’était pas question de fuir. Un exercice plus complexe, mais néanmoins très important pour l’informaticien qui n’arrivait pas à bloquer tous les coups de Chris, mais qui parvenait cependant à éviter les plus sensibles - ceux aux visages. Et étrangement, il tentait aussi d’attaquer si possible, bien qu’il manquait souvent de rapidité et que c’était souvent là, qu’il prenait les coups de Chris. Son objectif résidait surtout sur les côtes. Briser une côte pouvait surprendre l’ennemi et donc, lui donnait une ouverture. Les tactiques étaient un peu compliqué, un peu ajustables selon les situations. Une chose était certaine, Devos arrivait à bouger tout son corps sans laisser traîner une jambe. Il allait ressortir du bunker avec quelques hématomes, mais ce n’était rien. Son souffle contrôlé, il dégagea l’un des coups de Chris avec son avant-bras, puis pivota pour attraper le bras que Chris qui se repliait face à son blocage et ensuite usa de sa force pour entraînait Chris sur le côté. Il tenta de le frapper contre l’un des murs, comme si c’était un sac de tissus. Tout était utile pour assommer son adversaire. Devos non plus, ne retenait pas ses coups. Et il faisait un peu preuve d'imagination, car c'était bien la première fois qu'il faisait une telle chose. Mais Gen lui avait dit de profiter de sa force et de l'utiliser à sa manière... Peut-être qu'il y était arrivé, même si ce n'était pas encore totalement efficace.

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[justify]« Un ami à Tennessee, un Terrien. » N'insistant pas alors que je voyais qu'il n'allait pas faire dans les détails. Ses choix. Le fait qu'il soit un ami à Ten qui me suffisait, autant que je n'avais sans aucun doute pas autant que de préjugés que certains sur les natifs. N'en n'ayant aucun alors qu'à véritable j'étais réellement curieux à leur sujet. Et que satisfait à chaque fois que j'en apprenais plus sur eux. Et pouvant autant apprécier de partager mes compétences, si ce n'était ce savoir propre à chacun. Et pouvant aussitôt passé à l'attaque. Une diversion. Pouvant voir à son regard l'instant où il comprit. Un instant où il était trop tard car déjà le coup était parti. Un coup qui n'était pas destiné à le mettre ko, à l'assommer mais qui n'était pas non plus destiné à l'épargner. Et ne pouvant que l'observer se courber pour atténuer la douleur. Un petit sourire qui aurait presque pu se dessiner sur mes lèvres si je n'étais pas déjà sur cette lancée. L'évaluant alors que je tentais de comprendre son schéma, tentant de distinguer ses points forces et faiblesses. Une certaine lenteur qui semblait pour le moment être sa principale faiblesse et ne pouvant qu'en profiter pour tenter de l'acculer de nouveau. Voulant le forcer à reculer en direction du mur pour se mettre sur la défensive, pour me montrer dont quoi il était capable. Ne pouvant que l'observer tenter d'attaquer. Des coups parfois esquivés alors que son défaut était en effet la lenteur de ses mouvements. Et autant entraîné sur le côté. Suivant le mouvement alors que je ne voyais que le mur se rapprocher avant de me laisser glisser sur le côté. Glissant contre en le forçant à suivre autant le mouvement pour éviter de recevoir le choc frontalement. Ne me considérant pas comme un sac de patate. De quelques mouvements je me dégageais avant de revenir vers le centre de la pièce, le laissant respirer quelques secondes et autant ne pouvant que prendre la parole. « Tu es trop lent. Tu dois utiliser ta force, ta puissance pour contre attaquer. Tente de prendre le dessus, de repérer mes points forts, faiblesses ou ne serait-ce qu'une faille pour attaquer. Certes tu es peu rapide et tes mouvements sont trop singuliers mais si tu frappes fort au bon moment, tu pourras prendre le dessus sur ton adversaire. » Et autant que je ne pouvais que l'attaquer sans même que ma phrase soit terminée, ne voulant le laisser croire qu'il était là pour se reposer. Ce qui n'était le cas. Un combat qui ne consistait pas à prendre le thé et mangeait des petits cadeaux. Un combat qui pouvait permettre de sauver des vies et que conscient que du bon boulot avait été fait alors qu'autant que je pouvais l'attaquer, qu'il manquait certains coups, d'autres réussissaient à être évités. Ce qui était plutôt satisfaisant pour un début. « N'attend pas, surgis de l'ombre. » Et que des conseils que je pouvais lui donner pour qu'il améliore ses techniques. A vrai dire cela ne ferait aucun doute qu'il ne serait le seul à revenir au campement avec des hématomes, mais ce n'était pas non plus que cela sortait de l'ordinaire pour moi. Ce qui arrivait parfois lors des entraînements bien qu'autant que possible le but n'était pas de blesser l'autre si ce n'était d'améliorer ses techniques, de devenir meilleur. Ce que je voulais faire chaque jour, que je tentais de lui apprendre alors qu'en effet je le savais capable de réussir à m'avoir. « Bloque mes attaques et contre-attaque ! » Et qu'un coup de poing que je pouvais autant diriger vers son ventre pour le plier en deux, lui faire perdre son souffle autant que je lui offrais la possibilité de reprendre le dessus. Ce que je voulais qu'il fasse, voulant le pousser plus loin et repousser encore et encore les limites. Ce qui comptait.

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Il y avait des nuances qui dépassaient Devos. Des entre-deux qu’il ne parvenait pas à saisir complètement. Qui le poussait parfois à avoir des réactions à des années-lumière de ce que d’autres auraient eu. Il n’avait jamais remarqué sa différence avant que quelqu’un ne lui fasse une remarque. Avant qu’on pointe du doigt sa perception des choses. Il n’y pouvait rien, il était comme il était. Ce n’était pas quelque chose qui pouvait modifier et ce n’était pas non plus quelque chose qu’il souhaitait cacher. C’était étrange, mais faire partie d’un groupe, d’un ensemble, être comme les autres, ne l’avait jamais attiré. Devos s’appréciait. Unique en son genre, décalé, peu compris, mais au moins honnête, loyal et généreux. Il se détachait facilement des émotions si cela pouvait faciliter le chemin vers ses objectifs. Et c’était ainsi qu’il fonctionnait : il y avait toujours un but pour guider ses pas. Là-haut, ses choix étaient larges et toujours plus nombreux. Ici, c’était l’inverse. Devos s’était rendu d’abord utile à mettre les choses en place avant de se tourner vers des projets plus concrets et plus tournés sur l’avenir. Lui demandé de renier l’évolution des hommes et ses connaissances, c’était comme lui demandé de ne plus exister. Il vivait à travers ses savoirs, ses essais, ses bidouillages. Et il ne renonçait jamais. Tout ce qui se passait autour de lui était complètement détaché de ce qu’il faisait. Sa capacité de concentration pouvait être extrême.

Tout, comme il était incapable de vider son esprit. Pendant ce combat, il essayait. Suivre son instinct, utiliser ce que Gen lui a insufflé, mais Devos était un calculateur. Il prenait en compte trop de détails à la fois et prenait trop de temps pour réagir. Et pourtant ses gestes étaient efficaces, mais trop tardivement utilisés. Il retenait certaines choses rapidement et s'entraîner à utiliser son corps de la bonne façon. Un mauvais geste pouvait lui faire plus de mal à lui, qu’à l’adversaire. Alors parfois, il y avait un petit miracle. Une petite voix qui lui disait de passer outre ses gestes calculés pour tenter d’improviser. Alors que Chris se dégagea, Devos resta sur la défensive. Il l’observa retourner vers le centre de la pièce et en profita pour reprendre de l’air. Gérer sa respiration, c’était important. Il écouta attentivement son ami, notant intérieurement chaque détail. Sa lenteur était vraiment son point faible, mais comme il le disait : rien ne l’empêchait de trouver une faille. D’observer l’adversaire, de chercher un moment de faiblesse. Avant même que sa phrase de s’achever, Chris en profite. Devos s’éloigne instinctivement de sa position pour éviter de se retrouver dos au mur.

Chris n’est pas un faible. Devos l’a toujours su. Il y a une force en lui, tant de corps que d’esprit. Grognant lorsqu’il ratait une contre-attaque, Devos tâchait tout de même d’appliquer les conseils de Chris à la lettre : sortir de l’ombre. Attaquer, contre-attaquer, esquiver, bouger. Il ne pouvait pas rester planter au même endroit, il devait utiliser ses jambes, essayer de faire perdre l’équilibre à Chris, le mettre à terre si possible. Lors d’un blocage, il tenta d’enchainer avec un coup de coude en plein visage, pivotant son corps pour atteindre sa cible. D’une certaine façon, il arriva à se détacher des coups de son adversaire et à créer un peu d’espace entre eux.

« - Je réfléchis trop. » Dit-il tout en crachant par terre. Le goût du fer semblait avoir pris sa place dans sa bouche. « - Si t’as un moyen de dire à mon cerveau de la ferme, j'suis preneur. » Il se remit en position, réajustant un peu son épaule douloureuse. Il avait l’impression que sa cicatrice s’était réveillé avec ce combat, son corps se rappelant amèrement le tremblement de terre.

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Comme un jeu du chat et de la souris. Un ballet où chaque coup était permis. Un ballet où il ne suffisait pas juste de faire preuve de souplesse et d'agilité, alors qu'il fallait éviter chaque coup et autant frapper. Non, se servir du terme de ballet n'était pas un juste mot alors que ce n'était pas gracieux comme un ballet, alors qu'il fallait autant frapper. Pas dans l'objectif de tuer, pas ce type de danse qu'on réalisait dans les seuls bras de la mort, en tentant autant de l'éviter, non c'était différent. C'était avant tout un entraînement où il fallait réussir à esquiver pour pouvoir mieux sortir de l'ombre et frapper. Chaque personne ayant un style différent, certains combattant dans un style plutôt brut, n'usant que leurs forces tandis que d'autres ayant une silhouette plus fine ne pouvaient qu'espérer que compter sur leur vitesse et leur rapidité. Chaque personne ayant un jeu différent, et c'était sans aucun doute que plus intéressant à observer alors que je ne pouvais que me mettre à étudier chaque mouvement pour découvrir points forts et des faiblesses. Chacun en ayant. Personne n'étant immunisé même si on s'entraînait depuis longtemps, même si on était expérimenté. Et un style de combat dont je n'avais pu que voir la différence avec Arméthyse qui avait un style bien plus brut que celui appris aux militaires. Et autant cette possibilité de découvrir de nouvelles techniques pour améliorer ses compétences, éviter de se faire prendre et de devenir meilleur. Ce que je faisais sans arrêt, non seulement là mais aussi à l'extérieur lors des autres entraînements où je pouvais qu'apprendre à manier de nouvelles armes. Toujours de nouvelles spécialités et autant de nouvelles armes à disposition certes plus basiques mais tout aussi efficaces dont je ne pouvais que tenter d'apprendre à les manier. Et si je ne pouvais que tenter de m'améliorer, c'était aussi le cas de Devos que je voyais bien déterminé. Ce qui faisait à vrai dire aussi plaisir alors que je voyais bien qu'il suivait mes conseils pour tenter d'améliorer ses techniques de défense. Ne pouvant que le forcer à tenter de m'esquiver de nouveau alors que je ne pouvais que le pousser à reculer, à suivre le mouvement sans jamais s'arrêter, sans tenter de le ménager. Nullement là pour cela et il savait que les liens d'amitié ne voulaient rien dire alors qu'ici tout ce qui comptait était qu'il devienne meilleur. Ce dont je savais qu'il était capable même si pour le moment ses mouvements étaient encore trop lents. Ne s'aidant pas alors que je ne pouvais qu'autant que possible le voir presque s'arrêter pour étudier mes mouvements. Perte de temps dans un sens, car si je ne pouvais que faire de même, il ne restait pas moins qu'à ma différence, il ne pouvait que réfléchir bien plus au lieu de se laisser entraîner par le souffle du combat, de cet entraînement.

Et autant qu'il réussissait à se dégager, à mettre une certaine distance, je ne pouvais que l'observer de nouveau non sans reprendre mon souffle. Pouvant entendre les battements de mon coeur résonner contre ma cage thoracique. Un rythme intensif même pour lui, même alors qu'il n'était encore qu'un débutant. « Je réfléchis trop. » « Oui. » Ce qui était vrai, et tout autant que je l'avais fait, il ne pouvait que cerner son point faible. Conscient qu'il réfléchissait trop son problème, autant que j'étais impulsif. « Si t’as un moyen de dire à mon cerveau de la ferme, j'suis preneur. » « Tu sais quel est ton point faible, maintenant fais le vide dans la tête. Cesse de te focaliser sur les détails pour te laisser porter. » Dans un sens. Certes dans un sens cela continuait d'être un jeu stratégique où il fallait continuer de porter les coups au bon endroit au bon moment, et faire autant attention aux mouvements de son adversaire, mais Devos, il n'était que certain qu'il réfléchissait trop, beaucoup trop. « Ne vois pas cela comme un schéma que tu dois résoudre à moins que tu ne trouves mon schéma de combat. Vois cela... » Et ne pouvant autant que tenter de trouver des comparaisons qu'il pourrait comprendre et autant assimiler pour lui permettre de voir cet entraînement d'une différente perspective. « ... comme si j'étais un objet à réparer, que si tu fais une erreur et que tu débranches le mauvais fil, tu t'électrocutes, et si tu ne te trompes pas alors cela veut dire que tu auras réussi. » Certes des comparaisons peut être peu flatteuses, mais je faisais avec les moyens du bord, faisant de mon mieux pour tenter de trouver une approche qui lui conviendrait. « Tu t'en sors bien pour quelqu'un qui a commencé il y a pas longtemps. Fais le vide et frappe dès que tu vois une occasion, de toutes tes forces. » Car si je ne l'avais épargné, il ne restait pas moins que dans l'ensemble, j'avais été plutôt épargné non pas que je n'avais pas tâté de ses coups non plus. « On va continuer encore une dizaine de minutes puis on arrêtera. » Autant une nécessité et une première approche prise alors qu'il nous faudrait tôt ou tard retourner au campement. Et ne pouvant que lui faire un signe de la tête un instant plus tard pour entamer le dernier round.


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28 OCTOBRE 2117

Se retrouver dans cette situation avec Chris renforçait le lien qui existait entre eux depuis toujours. Depuis des années, ils se sont côtoyés et appréciés, sans pourtant nommé ce qui se produisait entre eux. Devos a tendance à considérer le militaire comme un membre particulier de sa famille. Le genre de visage qui sera toujours à ses côtés, quelle que soit la situation. Alors s’entraîner avec lui était une chose qui plaisait beaucoup à l’informaticien. D’une part, il le faisait entrer dans ses projets personnels. Il ne voulait pas être un guerrier capable de terrasser ceux qui croisaient sa route, mais il voulait être capable de se défendre et surtout défendre les autres. Devos était le genre à rester dans le village, à ne pas vraiment bouger aux alentours. Il était beaucoup trop concentré sur certains objectifs pour se permettre d’explorer la région. Il y avait tant de choses à faire, qu’il était hors de question de se laisser prendre de curiosité pour l’inconnue. Et puis, de toute façon, il se savait beaucoup plus utile là. L’idée de se retrouver en face d’un Terrien qui ne parlait pas un mot d’Anglais, le terrifiait. Lui, son arme, ce sont les mots. Depuis toujours, depuis qu’il est en âge de comprendre ce monde, il sait que c’est sa façon de se protéger et de se défendre. Si par la suite, il avait trouvé un refuge derrière les écrans, aujourd’hui, il ne pouvait plus travailler dans un monde binaire sans limite. Il était dehors, à la vue de tous. Ce regard qu’ils posaient sur lui, le dérangeait. Parfois, il avait l’impression d’être dévisagé avec la profondeur d’une lame. Ils cherchaient à le comprendre, sans pour autant apercevoir ce qu’il était vraiment. Il était toujours l’incompris, malgré les mois qui ont défilé, les réparations qui ont été faites, les rares sourires qui ont été partagés.

Au moins, avec Chris, Devos pouvait être lui-même. Chris l’avait accepté, depuis longtemps, et avec l’énergie nécessaire pour le supporter. Ils ne faisaient pas semblant. Ni Chris, ni Devos. Dans ce combat sans réelle querelle, ils se lançaient des coups précis et parfois très puissants. Ils se faisaient mal, mais c’était la douleur d’un entraînement dont ils se souviendraient. Un entraînement qui allait apporter ses fruits à l’avenir.

« Facile à dire. » Dit-il en essayant tant bien que mal de cesser toutes pensées de traverser son esprit. Une tâche bien difficile pour Devos dont le cerveau était toujours active et en pleine réflexion. Il devait suivre son instinct, suivre les mouvements, comprendre son adversaire, saisir ses particularités… Comment le faire sans y penser concrètement ? Chris avait raison, Devos essayait de trouver une logique, un schéma propre à sa manière de combattre. « Belle comparaison. » Il ne pouvait qu’admirer la volonté de Chris à trouver les bonnes métaphores pour l’aider. Il pensa alors à la troisième loi du mouvement de Newton. L'action est toujours égale à la réaction. Il craqua sa nuque, représentant une position de combat, essayant de nouveau d’appliquer les conseils énoncés. Il ne pouvait toujours pas vider son esprit correctement, mais partiellement. Il se rendait compte que lorsqu’il attaquait, il ne pensait plus. Il cessait presque de respirer. Puis il continuait de remarquer que certains de ces enchaînements obligés Chris à réagir d’une manière précise. Même si le plus souvent Devos se recevait les coups, cela lui laissait aussi la possibilité de surprendre son adversaire qui pouvait s’habituer à réussir certains mouvements plus que d’autres.

Encore une fois, c’était son endurance qui lui permettait de tenir le coup malgré le peu de technique qu’il possédait. Les gestes de défense que Gen lui avait enseignée, étaient parfaitement maîtrisés et peut-être un peu plus maintenant. Plus il s'entraînait, plus il parvenait parfois à contrer Chris au bon moment. C’était des petits détails qu’il remarquait et qui agissait pour lui comme des alertes. Les épaules lui indiquaient parfois certains mouvements de bras, la force et la distance, puis le bassin et les yeux certaines directions. Les pieds aussi, semblaient présentait la prise de position avant une attaque qui demandait plus de force que d’autres. Il tenta une contre-attaque juste après avoir laissé Chris le frapper au visage, cherchant à le déséquilibrer en lui frappant le genou le plus proche. Il espérait parvenir à toucher Chris en utilisant un angle mort.

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01/11/2015 Glacy Ezra 2279 Brett Dalton Murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 62
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Ne pouvant que tenter de m'adapter à lui. Des tentatives pour trouver des arguments qui lui permettraient d'assimiler plus facilement des schémas. Des tentatives pour m'adapter à la personne et trouver des arguments qui feraient mouches. Tentant toujours de trouver des moyens pour que des techniques soient comprises. Et je ne pus qu'au possible tenter de lui expliquer les techniques. Des conseils de donnés pour qu'il améliore sa technique et puisse porter un coup. « Facile à dire. » Ce qui l'était en effet mais bien plus difficile à mettre en oeuvre, surtout quand on débutait. Car s'il m'était facile d'assimiler les techniques de combat, et de prendre part aux entraînements, il ne restait pas moins qu'il suffisait que je me trouve sur le terrain de Devos pour être en terrain inconnu. Ce qui était le cas alors qu'il ne fallait plus pour que je sois un oisillon sorti du nid. Alors je ne pouvais que tenter de trouver des métaphores ou des comparaisons qui lui permettraient d'assimiler des techniques de combat. N'ayant pas l'impression de m'en sortir réellement même si je ne pouvais que tenter de faire au mieux. Ce que je faisais alors que j'essayais encore et encore même s'il n'y avait pas plus de certitude qui existait. Pourtant en voyant le regard de Devos, je ne pus que comprendre qu'il était possible que cela fonctionne. « Belle comparaison. » Presque un éclat de soulagement alors que ce n'était pas moins avec une pointe d'amusement que je reprenais la parole. « Il faudra que tu la notes dans le livre des records parce que cela risque pas de se reproduire de nouveau. » Ce fut sur ces mêmes mots que je ne pouvais que continuer à reprendre l'entraînement, n'en venant qu'à me lancer de nouveau dedans en tentant de forcer Devos à me porter de nouveaux coups. Sachant qu'il en était capable alors qu'il me l'avait déjà démontré.

Et finalement l'un des plus beaux coups marqués par Devos. Un angle mort visé. Un coup direct. Le genoux touché. La jambe qui se dérobait sous le poids alors qu'il prenait le dessus. Trop rapide cette fois-ci. N'ayant pas le temps de me reculer alors que je ne pouvais que sentir l'impact. A cet instant où il démontrait sa plus grande force alors que parfois c'était ces opportunités-ci qu'il fallait saisir. Une opportunité qu'il avait saisi de nouveau, certes plus lentement que je n'aurai pu le faire alors que j'avais tendance à tenter toujours de porter le premier coup. Mais il l'avait fait. L'homme trouvant la faille dans la cuirasse. Ne lui ayant rien demandé de plus. Ne pouvant masquer la grimace de douleur alors que je me reculais avant de me remettre debout. « Juste ce que je voulais que tu fasses. » Ce que je voulais en effet. Voulant le voir à l'oeuvre alors que c'était des coups comme ceux-ci que j'espérai qu'ils porteraient. Une de ses forces alors que s'il était lent, les coups puissants qui donnaient compenser le reste. C'était ce qui pouvait suffire pour prendre le dessus même s'il était certain que je ne pouvais qu'être intéressant pour qu'il améliore ses techniques. Intéressé pour qu'il ne soit pas seulement capable de se défendre mais qu'il puisse prendre le dessus pour attaquer.

Celui qui avait été chargé de lui apprendre des techniques de défense, comme Tennessee les aura appris avait fait du bon travail. Ne pouvant qu'être satisfait de plus belle, alors que ce fait n'était qu'un de plus qui me poussait à croire qu'il était possible d'apprendre d'eux. Nullement naïf au point de vouloir leur faire confiance directement, sans une trace de méfiance qui devrait d'abord se dissiper avant d'envisager une autre possibilité mais il ne restait pas moins que je ne pouvais que penser que nous avons beaucoup à apprendre d'eux. Des techniques d'apprentissage qui pouvaient être apprises. Des connaissances qui ne pouvaient que se partager avec grâce. Des hommes qui étaient là depuis bien longtemps de nous, qui avaient survécus à la radioactivité. Ils avaient appris à ne faire qu'un avec la terre et ce n'était qu'avec curiosité que je ne pouvais cesser de vouloir en savoir plus sur eux. Ne pensant pas qu'il fallait manquer la moindre opportunité pour en apprendre plus alors que la curiosité avait en effet pris le pas sur le reste.

Et de nouveau, il ne paraissait que plus clair qu'il était possible d'apprendre. Comptant perfectionner cet apprentissage. Car il avait à apprendre mais il savait déjà se débrouiller. Et un éclat de fierté dans mon regard. « La prochaine fois, tu deviendras encore meilleur. Mais ce sera tout pour aujourd'hui. » Et un hochement de tête alors qu'il nous fallait retourner au campement. Mais déjà c'était un début. Et que satisfait de ce début qui s'annonçait favorable. « Je viendrai te voir dès que j'aurai un instant. » Et ne pouvant que m'étirer en joignant les mots à la parole. Bien qu'autant que possible mon regard scrutateur ne pouvait être que posé sur lui alors que j'observais la marque des coups laissés. N'y ayant pas été de main morte, même si dans un sens je n'avais pu que dans un sens retenir mes coups comme à chaque entraînement alors que le but n'était pas de blesser, ou de tuer. « Tu vas avoir un charme fou auprès des femmes, tu vas voir ! » Et un sourire qui ne pouvait que se dessiner sur mon visage alors que ce lien de complicité qui était né sur l'arche n'avait pu que se renforcer au fil des années.

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20/12/2016 ELOW ; ĆIRO + IRINA + JONAS ; 1155 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 11
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Dobbiamo essere insieme
per farlo, comunque.
28 OCTOBRE 2117

Ce combat avec Chris était très différent de ce que Devos avait appris avec Gen. Chris semblait tout aussi agressif, mais ses techniques étaient bien différentes. Ces gestes étaient particuliers, mais ce n’était pas ce qui le perturbait le plus, c’était sans doute sans impulsivité et son instinct de combattant. Chris n’était pas dans la réflexion. Il agissait. Il ne calculait pas, il savait. C’était sans doute le temps, l’expérience, qui jouait en sa faveur. Devos, en comparaison, était un petit nouveau sorite de l’œuf. Pourtant, c’était mieux ainsi. À force, Devos sentait qu’il pourrait apprendre beaucoup de cette façon de faire. Qu’il pourrait cesser d’être celui qui pense pour devenir celui qui fait. Il y croyait. Avec le temps, de la bonne volonté, il pourrait y arriver. Il ne passait sans doute pas autant de temps à s’entraîner que les autres, mais il savait que ce début était une chose précieuse. Il y mettait toute sa force dès qu’il en avait l’occasion.

Il se surprit lui-même lorsqu’il toucha Chris. D’une certaine façon, cette surprise l’empêcha d’enchaîner comme il se devait, mais il était plutôt fier de lui et Chris ne tarda pas à s’exprimer à ce sujet. Il sautilla sur place, gardant son corps chaud alors que Chris prenait ses distances. Il se sentait lourd, tant ses muscles avaient été tirés d’une façon extrême. Chris n’y allait pas par quatre-chemins. Le sang qu’il recracha en était la preuve. D’ailleurs, Devos savait parfaitement commencé à justifier ses blessures. Alors les marques ne lui faisaient pas peur. Encore moins les cicatrices. Il vérifia que son épaule était toujours intacte, sentant que sa blessure liée au tremblement de terre n’avait pas complètement disparu.

« Je le serais. » Dit-il, un brin taquin. Quand est-ce qu’ils auront le temps de remettre ça ? Il n’en savait rien. Pour l’instant, il était simplement ravi de la manière dont cette réunion s’était transformé, pourtant, la rébellion était le sujet principal de cette rencontre et Devos ne l’oubliait pas. En attendant, c’était tout pour aujourd’hui et le temps avait filé entre chaque coup. Devos garder en mémoire qu’il ne pouvait pas disparaître trop longtemps, surtout à l’extérieur. Ils étaient tous habitué à le faire sombrer dans le métro pour l’imaginer trainer entre les arbres. « Super. » Il s’étira aussi, un geste important après chaque session. Les muscles allaient être douloureux, il le sentait déjà.

« Arrête tes conneries. » Il ria en allant chercher l’eau qu’il avait dans son sac. « De toute manière, elles tombent toutes à tes pieds. » Il frappe Chris à l’épaule tout en lui tendant sa gourde. « En parlant de l’une d’elles… j’espère que j’aurais le courage de parler à Murphy avant qu’il ne soit trop tard. » Il croisa les bras. Son corps reprenait une température normale. Il ne pouvait pas rester ici plus longtemps, il allait être l’heure de se quitter, mais il ne fallait pas oublier ce pour quoi ils étaient là. Devos voulait se persuader que la rébellion n’était pas tombée par sa faute, qu’il y avait des chances de se battre pour les idées qu’ils chérissaient depuis des années.

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01/11/2015 Glacy Ezra 2279 Brett Dalton Murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 62
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« Je le serais. » Et un sourire qui se dessinait alors que je savais qu'il serait là, prêt à m'attendre au tournant. Que sensation plus agréable alors qu'en effet autant je ne pouvais que m'étirer, je ne pouvais qu'apprécier la tournure de la conversation. Certes le sujet le plus important n'avait peut être pas été le plus abordé en détail mais à deux il semblait difficile de prendre des décisions autant qu'il restait compliqué de travailler en équipe. Ce qui était le plus compliqué alors que chacun avait des avis complètement différents. La difficulté de faire fonctionner des esprits contraires qui pouvaient pourtant travaillé parfaitement en groupe. « Super. » Et ne pouvant que plaisanter avec lui. « Arrête tes conneries. » Ce qui n'en n'était pas alors que je semblais avoir bien plus confiance en lui qu'il ne l'avait. L'homme ayant un certain charme. Une force brute de la nature et une intelligence qui n'était simplement descriptible. Ne croyant tout simplement pas à ce fait. « De toute manière, elles tombent toutes à tes pieds. » Et ne pouvant attraper que la gourde qu'il me tendait alors que dans un sens c'était avec ces plaisanteries-ci que j'avais l'impression de retrouver l'élan de camaraderie qui existait là-haut. Robb qui n'était plus là. Devos ni Seth qui ne pouvaient le remplacer même s'il n'était qu'appréciable de pouvoir retrouver un frère. L'impression que par instant tout pouvait sembler normal même si le groupe composé à son origine avait été réduit à son minima. Robb qui n'était plus là. Faust qui était quelque part dans la nature ou morte, comme Ailina. Rachel qui était quelque part au campement des 100 sans avoir eu de ses nouvelles, occupé par les reconstructions. Un groupe qui avait été décimé. Des amis qui restaient mais peu si l'on comptait les disputes, les crises et les fossés qui se creusaient. Et pourtant Devos qui était toujours là. Un lien apprécié, chéri dans un sens alors que dans un sens autant qu'il pouvait avoir fauté, il avait cru faire ce qu'il avait de mieux. Certes il nous avait pas consulté mais est-ce que je pouvais réellement lui en vouloir alors que je n'étais pas mieux de lui, alors que j'avais échoué aussi. Ayant été hors des rails pendant un moment. Et des mots prononcés que je ne pensais forcément à l'encontre de Murphy pourtant toujours cette même tendance à croire que nous disputer ne règlerait rien. Mais là encore pour conquérir le coeur de la jeune femme, cela ne pourrait être qu'une autre paire de manche. Un problème que Devos était aussi confronté.

« En parlant de l’une d’elles… j’espère que j’aurais le courage de parler à Murphy avant qu’il ne soit trop tard. » « Tu n'es pas le seul à devoir lui parler bien que je doute qu'elle t'en veuille autant qu'à moi... » Une relation compliquée. N'ayant toujours aucune solution pour pallier le fossé que j'avais moi-même creusé lorsque je l'avais repoussé après la mort de Robb. Des fossés précédents qui avaient été comblés, des erreurs qui avaient été réparés mais de nouvelles erreurs qui avaient pu que commettre. Et que conscient qu'au vue du dernier regard lancé, il serait peut être bien plus facile à Devos de reconquérir son coeur qu'il ne serait pour moi. Me demandant jusqu'où je devrai aller pour qu'elle revienne vers le mouvement alors que le mouvement avait bel et bien besoin d'elle. « Je doute pouvoir réparer ce que j'ai dit même en m'excusant auprès d'elle. Je doute qu'elle puisse vouloir de ses excuses si ce n'est qu'elle a déjà jeté l'éponge à mon sujet ou peut être rayé mon prénom de la liste. Et pourtant le rébellion a besoin d'elle, bien plus que moi. On a besoin d'une personne comme elle autant qu'on a besoin de Tennessee, ou de toi. Certes tu as merdé mais j'ai autant merdé que toi. Et je crois pas qu'elle puisse comprendre que j'aurai pas pu me retourner contre toi alors que je me suis sans doute comporté pire que toi. On tente de ne pas faire les mêmes erreurs mais je refais les mêmes encore et encore. Je tente de leur échapper, de ne pas devenir comme lui mais parfois, j'ai peur de ne voir que lui quand je vois mon reflet dans l'eau. » Me demandant toujours si je n'étais pas l'exacte copie de mon père. Un homme que je ne voulais devenir et pourtant auquel je ressemblais. Et pourtant un éclat d'inquiétude qui ne me concernait tant pas que Devos. « Sois sincère avec elle, c'est le seul conseil que je peux te donner. Fais pas comme moi quand tu la verras, et crois-moi je sais que tu auras le courage d'aller la voir. » N'en doutant pas alors que si je ne pouvais que lire l'appréhension dans son regard, alors que dans un sens il était bel et bien intimidé par la jeune femme, il ne restait pas moins que j'étais persuadé qu'il aurait le courage d'aller voir. Autant une nécessité de remettre le mouvement sur ses rails alors que tous les plans avaient été abandonnés, figés dans la glace sans plus aucune certitude si ce n'était le néant autour. « A croire qu'on peut pas faire un pas en avant sans en reculer de trois. » Une sensation que j'avais. Notre faute. Terminant de boire une gorgée d'eau avant de lui tendre de nouveau la gourde. « Mais j'avoue que ce serait sans doute plus facile si elle n'était pas rancunière. Mais si elle n'était pas comme ça, on ne l'aimerait sans doute pas autant... »


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“ Dobbiamo essere insieme per farlo, comunque. ” (chris)

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