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˜˜˜˜˜˜ “ flames of a lonely heart ” (rekha)
maybe life should be about more than just surviving


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11/03/2017 ELOW ; DEVOS ACCIARO & IRINA DRAGHSTEEL ; 415 MATHIAS LAURIDSEN ELOW ; CRÉATEUR D'ARCS ET DE FLÈCHES, HOMME DE MAIN ET DE FOI DÉVOUÉ. FAUX IDIOT AUX PENSÉES PRONONCÉS. KOVARII ; 90
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Sujet: “ flames of a lonely heart ” (rekha)
Ven 27 Oct - 14:21




flames of a lonely heart
15 JUIN 2117

L’erreur n’était pas une possibilité. Pas pour lui. Alors quand par mégarde il lui arrivait d’oublier quelque chose ou de mal ranger un objet, sa soeur ne tardait jamais à lui rappeler que ces tout petits détails pouvaient détruire la simple place qu’il avait dans la vie de sa famille. Ćiro le sait. Rien n’est jamais acquis, surtout pour les hommes Kovarii. Quelque part, il soupçonnait que son anniversaire augmentait les crises de colère de sa soeur. Même s'il avait encore quelques mois avant que la date approche. Plus ils s’approchaient de cette nuit, plus elle était capable du pire avec son frère. Après toutes ces années, il avait comme comprit son fonctionnement. Comme si à travers chaque coup un mot était prononcé, un sentiment était balancé. Il était né alors que la lune éclairait les cieux, un soir de Samain, un soir où une porte est ouvert vers les Dieux. Elle regrette son existence, il le sait parfaitement. Bien qu’il était son aîné, elle avait plus de valeur auprès de leur mère qu’il n’en aurait jamais et pourtant, Ćiro était encore là. Il continuait à vivre avec eux, il continuait de faire partie de leur vie. C’était un Kovarii, de sang comme de coeur et malgré tout ce qui pouvait être dit, jamais il ne voudrait quitter cette île. Il ne laisserait rien briser cette faible position qu’il possédait.

Puisque le temps pressé et que les mots tranchants de sa soeur l’avaient réveillé en plein dans son sommeil, Ćiro était assis sous la lune tombante, dehors derrière ce qui constituait l’habitation de sa famille. Armé d’un couteau de fortune, il vidait une citrouille, deux courges et trois potirons pour en récupérer les graines tout en laissant dans une marmite le reste. Il y passa une bonne partie de sa matinée, ayant une odeur collante qui ne le quitta pas pendant des heures. Lorsque le soleil approcha de son zénith, il avait enfin achevé toutes ses tâches et s’enferma dans son atelier de fortune, travaillant des pierres pour ces flèches. Il avait des commandes à finir, mais surtout, il avait avec lui des pointes uniques qu’il taille affectueusement. Il déposa sur un morceau de cuir une dizaine de pointes aux couleurs anthracite avant de sortir et de se diriger vers le centre du village.

Il y avait une chose qu’il aimait faire, une chose un peu stupide, mais une chose amusante. Courir avec les poules. Ces bêtes le faisaient délirer et quand il en croisait quelques-unes, il s’amusait avec, quitte à prendre un peu de retard sur ce qu’il devait faire - c'est-à-dire trouver plus de bois bleus en provenance des Iskaar. Reprenant son sérieux, il vérifia qu’il avait toujours sur lui certaines pierres pour les troquer contre du bois. Il lui restait souvent pas mal de reste lorsqu’il taillait ses pointes et parfois elles étaient tout simplement trop petites pour trouver la moindre utilité dans une arme. Il alla se fondre dans la masse des commerçants et troqueurs et chercha celui qui venait toujours lui procurer ce dont il avait besoin. Il attacha plusieurs troncs découpés qu’il porta ensuite sur son dos et en échange confia son sac de pierre qui, selon ce qu’on lui avait dit, serait de nouveau échanger à d’autres. Il n’avait aucune idée de ce qui adviendrait de ces trouvailles, mais les plus belles restaient cachées chez lui, dans son atelier et pour rien au monde il ne les laisserait.

Il était sur le chemin du retour, bois sur le dos, quand Rekha apparut devant lui. Il avait décidé d'empreinter un chemin plus cours, s'enfonçant dans la jungle. Il ne s'attendait pas à voir la jeune femme, surtout là. Il s’arrêta, glissant le bois sur le côté en faisant attention.

C’est une belle journée, n’est-ce pas ! Dit-il pour l'interpeller. Un sourire ravi, il essuie la sueur sur son front et reprend son souffle. Il a encore de la marche. Malgré la fatigue, il ne perd rien de sa bonne humeur et de son énergie. Il se rendit compte qu'il n'avait pas vu Rekha depuis bien longtemps et fronça les sourcils. Il n'y a rien de mieux que de rentrer chez soi, n'est-ce pas ? L'air n'est-elle pas meilleur ici ?


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Sujet: Re: “ flames of a lonely heart ” (rekha)
Mar 31 Oct - 0:09


Flames of a lonely heart
Do you remember ?


Le navire s'arrêta au bord de la plage, à moitié enfoncé dans le sable mouillé. L'homme qui l'avait fait traverser l'océan pour accéder à l'île était un simple inconnu, et c'était beaucoup mieux comme ça. Là voilà de retour chez elle, chose qui n'était pas prévue. Rekha avait de loin terminée son exploration, sa mission qu'elle s'était donnée, mais l'inquiétude qu'elle ressentait avait pris le dessus. Elle n'avait aucun moyen de contacter sa mère adorée pour prendre de ses nouvelles, ce qui l'angoissait encore plus. 
Elle marcha en direction de l'immense jungle qui lui avait tant manquée. Au beau milieu de celle-ci se trouvait son chez-soi. Le village était caché aux yeux de tous, et le chemin pour y accéder était connu seulement par ses habitants et les habitués du coin. Rekha s'enfonça petit à petit dans la forêt, sans se demander par où aller. Elle connaissait la route par cœur, peut-être qu'elle pourrait même s'y rendre les yeux fermés. 
Le climat était chaud sans être trop suffocant ni lourd. La pluie arrivera tôt ou tard pour rafraîchir l'air, comme toujours. 
En revanche, le temps était différent sur le continent, tellement de températures différentes par rapport au lieu où elle se trouvait : le désert, il y faisait une chaleur étouffante, les montages, on s'y croirait en hiver tellement qu'il fait froid.

Le trajet avait été rapide pour la Kovarii. Quand on le connaissait bien, il nous fallait au maximum 25 minutes pour trouver le village caché. Elle attacha ses longs cheveux en un gros chignon et le dissimula sous sa capuche. Sa chevelure rousse était bien trop facile à reconnaître, ce qui lui posait grandement problème. Elle comptait faire ce petit détour très discrètement, elle ne voulait pas attirer l'attention et faire croire aux autres qu'elle était de retour. De plus, si sa mère l'apprenait, ça lui ferait probablement mal au cœur de savoir que sa fille repartirait aussitôt.
Elle aperçu les grandes remparts en bois au fur et à mesure qu'elle avançait. Passer les portes n'étaient pas facile s'il ne connaissait pas ton visage. Elle retira ses bras de ses manches, mais laissa sa capuche sur sa tête. Le tatouage qu'elle avait sur un de ses bras représentait l'emblème de la tribu, une belle panthère noire encrée sur sa peau à tout jamais. Elle en était fière et honoré et pour rien au monde elle ne voudrait l'effacer. 
Devant les remparts, elle se mêla à la foule en toute discrétion.
Une Kovariie qui voulait rentrer comme une voleuse dans son propre village, c'était du jamais vu. Mais elle arriva à passer sans attirer l'attention des femmes qui menaient la garde. Elle aurait aussi pu tout simplement aller parler à une de ses amies en qui elle avait confiance pour garder le secret, mais elle en fit autrement. Rekha ne voulait pas rester longtemps puisqu'elle savait que si les personnes qu'elle aimait étaient au courant de sa visite, la jeune femme resterait encore un peu et son départ sera encore une fois douloureux. Les quitter la première fois l'était déjà, alors elle ne voulait pas ressentir ce sentiment oppressant une deuxième fois. Les câlins attendront un peu plus longtemps.


Connaissant le village dans ses moindres recoins, elle passa dans de petites ruelles très peu fréquentés se mélangeant avec la végétation. Il fallait qu'elle agisse comme une ombre, comme si elle n'était jamais revenue. Ses pas étaient rapides mais discrets, elle avait aussi renfilée ses deux manches pour ne pas que son manteau glisse par tout hasard. Elle marchait en direction de son foyer où elle espérait que sa mère se reposerait. Un individu se dirigeait dans sa direction en portant une charge lourde sur le dos. Elle continua son chemin, mais plus lentement pour ne pas paraître étrange et suspicieuse aux yeux de l'homme qui n'était autre que Ciro. Il était assez idiot, mais il comprenait sa place, il savait qu'il était inférieur aux femmes et Rekha faisait tout pour le lui rappeler à chaque fois qu'elle le voyait. Tant qu'il respectait les règles et les femmes, elle n'avait aucun problème avec lui. 
Mais, cette fois là, son idiotie ne l'empêcha pas de la reconnaître.

-C'est une belle journée, n'est-ce pas !
Il n'y a rien de mieux que de rentrer chez soi, n'est-ce pas ? L'air n'est-elle pas meilleure ici ? 


La jeune femme s'arrêta net, et le regarda droit dans les yeux.  Il l'avait clairement reconnu, ça se voyait dans son regard, son expression et surtout de ce qu'il venait de dire. Elle fit son regard le plus dur et le plus froid possible.

-Ne dit à personne que je suis ici, compris ? 

Elle souffla d'exaspération, surtout agacée d'avoir été reconnue si facilement. Elle ôta sa capuche qui lui tenait un peu trop chaud. Elle posa ses mains sur ses hanches et le fixa toujours avec le même regard glacial.

-D'ailleurs, comment tu m'as reconnue ?

Elle comptait avoir des réponses, et ne comptait pas le laisser filer avant d'en avoir eu.
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Dernière édition par Rekha Nemira le Jeu 1 Mar - 21:29, édité 3 fois

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Sujet: Re: “ flames of a lonely heart ” (rekha)
Mar 31 Oct - 17:16




flames of a lonely heart
15 JUIN 2117

Pour les habitants, l’île ne possédait que très peu de mystère. Certains se baladaient si souvent aux alentours du village caché qu’ils n’avaient plus rien à découvrir. Ce n’était pas le cas de Ćiro, qui savourait simplement chaque petite nouveauté avec un regard d’enfant. Lui aussi avait ses repères, ses coins favoris, ses marques. Mais cela ne l’empêchait pas de rester à l’écart de certains espaces trop dangereux à ses yeux. Inutile de tenter le diable près des prédateurs qui rodaient sauvagement dans la jungle. Et ils n’étaient pas les seuls dangers de l’île, les plantes même pouvaient parfois se retourner contre ceux qui s’approchaient d’un peu trop près.

Avec le poids qu’il avait sur le dos, il était encore plus inutile de se presser. Plus il chercherait à aller vite, plus la douleur serait grande. Il connaissait cependant un passage plus discret et en même temps plus rapide pour déposer chez lui ce qu’il avait pris. Sans ce bois, ces arcs ne seraient rien. Ni beauté, ni force. Ćiro rêvait de pouvoir trouver un élément tout aussi utile dans le continent, mais il n’avait guère le temps et la motivation à explorer les forêts de ce monde perdu. Pour le moment, il se contenterait de ce qu’on lui apportait. Et bien entendu, personne ne serait en mesure de l’aider. Quoi qu’il advienne, il devait se débrouiller seul. Parfois, il aurait aimé que son père soit encore parmi eux, ne serait-ce que pour lui apporter ce savoir si particulier qu’il avait. Sa passion l’avait amené dans les profondeurs de la jungle, sa passion l’avait conduit à affronter la mort. Ćiro était tout aussi passionné, mais plus limité. Il se fixait des barrières à ne pas franchir, des limites pour ne jamais faire d’erreur comme celle commise par son père.

Il était en train de penser à lui quand il remarqua Rekha. Ce n’était pas difficile pour lui de la reconnaître. Il aurait pu l’ignorer, mais il était incapable de le faire. Dès qu’il croisait une femme, il la saluait. Par respect, par envie tout simplement. Comme un moyen de sortir de l’ombre. Malgré sa capuche et ses cheveux camouflés, Rekha avait un physique à part. Elle était déjà si petite par rapport à lui. Elle lui rappelait sa soeur, d’une certaine façon. Mais quand il croisa son regard, il regretta ses mots. Elle était si froide...

Si c’est ce que tu souhaites… Voilà qu’elle lui disait de ne rien dire. Son arrivée était donc un secret. Elle passait aussi rapide que le vent, aussi discrète… Il se demanda pourquoi tant de mystère, mais il n’était pas le genre à poser des questions. Il était le genre à faire l’idiot.

Eh bien, tu es si petite... Avait-il encore commis une erreur ? Cela ne l’empêcha pas de sourire, puis de se raviser un peu bêtement. Elle avait fait un effort pour passer inaperçu et voilà qu’en un instant, c’était le crétin du village qui la reconnaissait. Enfin, ce que je veux dire c’est qu’il n’y en pas deux comme toi. Sentant qu’il était préférable de changer de conversation, il se lança sur tout autre chose.

Où est donc l’arc que je t’ai confectionné ? L’aurais-tu perdu ? Où caché derrière cette masse de vêtement ? Mais tu dois avoir chaud la dessous ! Il regarda derrière Rekha, comme si la réponse allait lui sauter aux yeux, quand d’un coup un souvenir le frappa…


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Sujet: Re: “ flames of a lonely heart ” (rekha)
Jeu 2 Nov - 0:00


Flames of a lonely heart
Do you remember ?


Décidément, Ciro ne s'était pas gêné pour répondre à sa question de façon très directe. Bon, il avait essayé de se rattraper en vain. Certes, elle était petite mais, pas tant que ça. Elle était dans la moyenne, non ? Rekha secoua la tête. Pourquoi était-elle en train de se demander ça ? Elle décida de ne pas rebondir sur ce qu'il venait de dire mais, elle fut surtout coupée par Ciro qui posait encore des questions, toujours aussi curieux.
Le voilà qui tournait autour d'elle, cherchant l'arc qu'il lui avait donné. Il avait eu raison, celui-ci était planqué sous la grosse fourrure posée sur ses épaules. Elle le trouvait douée d'ailleurs, comme s'il mettait tout son cœur dans ses armes qui servent néanmoins la plupart du temps à tuer. Cependant, elle gardait cet avis pour elle, il ne fallait pas qu'il prenne la confiance, non plus.La jeune femme en prenait très soin en plus. Ce n'est pas partout qu'on trouve des arcs aussi splendides et performant à la fois. Elle s'était permise d'écrire son initiale suivi d'un K pour Kovarii. Pour lui rappeler d'où elle venait, et qu'elle n'était pas seule, que sa famille l'attendait chez elle.

-L'arc ? Bien-sûr que je l'aie. Comment pourrais-je chasser sans ?

Elle le sortie de sa cachette et le tendit à Ciro. Un geste qui lui rappela bien des choses. 

***

Cela remonte à bien des années, trois exactement. Rekha faisait sa routine : le matin, aller chasser avec d'autres Kovarri pour le déjeuner. Elle chassait souvent des sangliers ou des cerfs. Ils étaient rapides et furtifs, donc pour les attraper il fallait être le plus silencieux possible. Même un froissement de feuilles pourrait les faire fuir. La jeune femme n'avait pas vraiment de mal pour ça. Elle ne s'en ventait pas, exceptée avec les hommes, elle aimait, voir adorait, les narguer.
Un malchanceux sanglier s'était retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment, et se trouvait maintenant dans un gros sac, prêt à être mangé. Sa maison se trouvait entre le marché et la jungle, un endroit calme et bruyant, ça dépendait des jours. Celle-ci était faite de pierres et de bois provenant de la jungle et de l'île Iskaar. Il se différenciait des autres grâce à son bleu qui ressemblait presque à celui de l'océan. Le mélange des deux sortes rendaient assez original. Rekha aimait cette maison, peu importe à quoi elle ressemblait. Elle passa la porte qu'elle referma derrière elle et déposa le sac contenant le sanglier sur la table. Elle n'était pas grande puisque les seuls qui logeaient ici étaient Rekha et sa mère. Son père, elle ne le connaissait pas et ne voulait pas le connaitre. Elle savait qu'il n'avait été qu'une aventure du soir pour sa mère, sauf qu'il avait laissé quelque chose en "souvenir". C'était une chose qui arrivait souvent chez les femmes Kovarii. Pratiquement aucune d'elles ne voulaient s'engager avec un homme puisqu'elles les détestaient en quelques sortes.

Dans la pièce principale se trouvait la table rectangulaire au centre, une vieille cheminée était au fond de la salle avec deux fauteuils à côté. Un grand tapis de fourrure avait été mis devant celle-ci et assez éloigné pour ne pas qu'il prenne feu. Il y avait deux autres pièces dans la maison : sa chambre et celle de sa mère situées l'une en face de l'autre. Seulement un grand rideau de fourrure empêche de voir l'intérieur des chambres.
Il n'y avait personne dans le salon, et le calme régnait dans la maison. Peut-être que sa mère était tout simplement sortie mais elle l'appela pour en être sûr.

-Maman ?

Rien, aucune réponse. Seulement une petite respiration à peine audible et quelques toussotements se faisaient entendre. Très rapidement, elle se dirigea vers la chambre de sa génitrice et tira le rideau d'un coup sec. Elle était allongée et couverte d'une grande couverture sur son lit. Sa peau était toute pâle, ses yeux étaient cernés d'un bleu foncé et ses lèvres étaient toutes sèches.

-Tu ressembles à une morte-vivante.. Qu'est-ce qu'il t'es arrivée ?!

Rekha se précipita vers d'elle et s'assit sur le lit en faisant attention de ne pas l'écraser. Elle tremblait, sûrement parce qu'elle avait froid. Sa fille bougea un peu la couverture pour qu'elle se réchauffe un peu plus. Elle toussais de plus en plus fort, ce qui l'inquiétait de plus en plus. Tout ce qu'elle ressentait en ce moment même était la peur et l'incompréhension. Elle ne savait pas ce qu'il se passait et surtout, elle ne savait pas quoi faire.

-Je reviens, d'accord ? Je vais chercher quelqu'un qui pourra t'aider ok ?

Rekha retenu ses larmes. Voir sa mère dans un tel état, c'était horrible. Celle-ci n'avait prononcée aucun mot, juste un hochement de tête. Elle souffrait tellement, ça se voyait dans son regard. Très rapidement, elle sortie de la maison à la recherche d'une guérisseuse. Elle ne savait même pas où aller tellement que sa tête s'embrouillait avec ses pensées. La jeune femme s'arrêta pour respirer et réfléchir un peu. Elle devait aller voir la guérisseuse du village, une femme très douée dans son domaine. Elle vivait non loin d'ici, seulement à cinq minutes si elle courrait. Elle essaya de ne pas bousculer les gens en chemin et arriva devant la petite maison. Elle frappa, attendant une réponse de la femme qui habitait ici.
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Dernière édition par Rekha Nemira le Jeu 1 Mar - 21:29, édité 4 fois

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Sujet: Re: “ flames of a lonely heart ” (rekha)
Jeu 2 Nov - 17:13




flames of a lonely heart
15 JUIN 2117

Ćiro n’était pas doué avec les mots. Si le plus souvent il jouait à la comédie et partait dans un humour décalé, il était naturellement difficile pour lui de retenir certaines remarques. Comme celle sur la taille de Rekha. C’était digne de lui : naïf, pas malin et complètement inutile. La barrière entre la comédie et la réalité était fine, il le savait. Il s’était perdu entre les deux. Par chance, Rekha ne fit pas plus attention à ces mots. Il avait donc la chance et se jeta sur le premier sujet de conversation qui traversa son esprit. Son instinct avait vu juste : l’arc était bel et bien là. Ćiro y mettait toujours tout son amour pour ces femmes à la fois splendides et sans merci. Il ornait ses arcs avec beaucoup de minute, jouant avec des symboles pour ajouter une valeur supplémentaire. Pour Rekha, les embouts étaient ornés de flammes qui disparaissait petit à petit. Ce n’était que des gravures, mais rien que ces petits détails permettaient à Ćiro se jouait sur le poids et la force de l’objet. Comme il s’y attendait, Rekha sortit son arme et le tendit à Ćiro qui remarqua tout de suite les initiales que la demoiselle avait ajoutées.

Tu aurais pu me prévenir, je me serais chargé de le faire… Il retourna l’arc et vérifia que le temps n’avait pas trop agi à son encontre et fut assez ravi. L’objet était encore en très bon état et Rekha n’avait surement pas de problème avec. Elle n’en aurait probablement pas, tant qu’elle en prenait soin.


***


Il avait fabriqué l’objet trois ans plus tôt. Malgré les remarques parfois bien mal placé de la rouquine, il n’avait pas pu refuser sa demande. Il avait pris son temps, d’une certaine façon, mais pas pour l'ennuyer, simplement parce qu’un arc demandait du temps. Ćiro construisait deux types d’arcs différents. Ceux qui seraient échangés sur le continent ne possédaient aucune ornementation à l’instar d’un petit blason qui rappelait les Kovariis. Une panthère noire. Et puis il y avait les arcs pour les femmes de l’île et alors là Ćiro y mettait tout son coeur et toute son énergie espérant offrir l'arme idéale pour chacune d’elles. Il passait tant de temps à observer qu’il savait comment elles étaient et ce qui les représentait le plus. Pour Rekha, c’était les flammes. Il considérait la jeune femme comme dangereuse, mais surtout prête à brûler tout ce qui venait à elle de trop prêt. C’était assez amusant de sculpter des flammes sur un bois aux couleurs de l’eau. Il y avait là des opposées parfaitement combinés.

Une fois que l’arc était fini, il se chargea de terminer un ensemble de flèches aux embouts rouges. Un clin d’oeil à ses flammes. Il avait ainsi taillé une quinzaine de pierre, tous dans une forme triangulaire et coupante. Aucune ne se ressemblait vraiment en dehors des couleurs qu’elles possédaient. Quelque part, Ćiro faisait de l’art avec des armes. Il savait qu’elles étaient utilisées pour tuer et pourtant, cela ne le dérangeait pas plus que ça. Ce n’était pas son destin à lui d’être un guerrier et laisser donc volontiers cette place à d’autres. Il déposa le tout dans un morceau de cuir qu’il referma puis sortir de son petit atelier pour traverser le village. Connaissant les alentours par coeur, il se dirigea sans réfléchir en direction de chez Rekha. Il espérait pouvoir lui donner l’arc sans qu’elle ne se moque de lui au risque de regretter son travail.

En arrivant, il aperçut la guérisseuse du village sortir de chez elle. Il attendit qu’elle soit assez loin pour se rapprocher et en douceur, entrée.

Rekha ? Dit-il d’une petite voix. L’endroit semblait vide, mais Ćiro attendit une réponse. En vain. Il se trouvait seul dans la pièce principale se demandant s’il devait de nouveau l’appeler ou simplement repartir bredouille. C’est alors qu’il entendit des bruits. Plus loin, dans une des chambres et le garçon se rapprocha lentement sentant qu’il ne pouvait pas juste débarquer ainsi. On aurait dit que quelqu’un était en train de pleurer… Alors Ćiro s’approcha un peu plus, tout en étant certains que c’était Rekha qui gémissait. C’était alors surprenant. Celle qui était impitoyable était également capable de verser des larmes. Jugeant la situation risquée - elle pourrait bien le massacrer si elle le trouvait là - il fit marche arrière, laissant la commande dans la pièce principale avant de sortir en tout hâte. Une fois dehors, il se mit à courir pour retourner chez lui, perturbé à l’idée que même un coeur de pierre comme elle pouvait en réalité, saigner.

***
Il redonna l’arc à la jeune femme d’un air un peu vexé - il détestait qu’on touche à son travail, même si c’est la propriétaire en question. Il se montra tout de même un peu plus doux à son égard en posant une question sincère :

Es-tu venu voir ta mère ? C’était ce que son instinct lui disait : qu’elle vienne ainsi, en secret, après tout ce temps, cela ne pouvait être lié qu’à sa famille. Et s’il se référait à cette fois-là, il y a trois ans, alors Rekha était bien plus sensible à ce qui l’entourait qu’elle ne laissait le croire. Et Ćiro en était persuadé. Il ne voulait pas se montrer indiscret, mais il ne pouvait pas s’empêcher de se dire qu’elle méritait son amitié malgré les mots durs. Elle restait une Kovarri. Elle avait le droit à son entier respect.



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Sujet: Re: “ flames of a lonely heart ” (rekha)
Ven 3 Nov - 14:25


Flames of a lonely heart
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Rekha s'assit sur son lit, fixant un point invisible en face d'elle. Cette journée avait été bouleversante. Forte heureusement, il n'y avait pas à s'inquiéter. La guérisseuse n'avait rien signalée de grave, seulement un virus qui partira au bout de quelques jours. Ses instructions avaient été très claire : sa mère ne devait pas quitter la maison jusqu'à ce qu'elle soit complètement remise sur pied, elle devait manger sainement et rester au chaud. Elle lui avait aussi prescrit des remèdes pour la soigner. Tant que sa mère faisait ce qu'elle lui avait dit, son état ne s'aggravera pas. 

La jeune femme avait eu vraiment, vraiment peur. La mort vient à n'importe quel moment pour prendre à ce qui nous tenons : la vie. Peu importe comment, peu importe quand, elle sera là les bras ouvert, attendant que notre âme quitte son corps pour venir la rejoindre. Rekha tenait tellement à sa mère, la dernière chose qu'elle voulait était d'assister à son enterrement, l'abandonnant et la laissant seule dans ce monde cruel et impitoyable. 
Les larmes qu'elle avait retenues toute la journée avait finalement décidées de couler le long de son visage, jusqu'à s'écraser sur le sol froid. 

La jeune femme avait l'impression de redevenir une petite fille qui pleure sans s'arrêter, comme si son corps contenait des litres et des litres de larmes de douleurs. Mais, elle n'était plus une petite fille désormais. Elle sécha ses larmes, se frotta les yeux avant de se lever et de sortir de la chambre calmement. Elle jeta un coup d'oeil dans la pièce où sa mère se reposait. Celle-ci dormait à poing fermé et ne semblait plus souffrir grâce aux médicaments qu'elle avait pris plus tôt.

Il n'y avait presque plus de fruits, la dernière cueillette avait été faite il y a déjà une semaine. N'ayant rien à faire pour le moment, elle décida d'aller en chercher. Rekha prit tout ce dont elle avait besoin : juste d'un sac contenant une gourde remplit d'eau et des couteaux aiguisés. Elle l'enfila sur son dos, se retourna et vit un arc. Elle se rapprocha, s'en empara et son esprit fut submerger par un tas de questions. Que faisait-il là ? Qui l'avait amené ? Quand ? L'avait-il vu ? Que savait-il ? 
Elle pouvait répondre à une seule question pour le moment, c'était Ciro qui l'avait apporté puisque la jeune femme lui en avait commandé un. Sa manière de les faire était unique et on pouvait la reconnaître entre mille. Rekha se sentait humiliée, faible et idiote de n'avoir vu personne s'introduire dans la maison. Elle passa la porte, décidée à trouver celui qu'elle cherchait. 

***

L'arc retourna à sa propriétaire, qu'elle rangea à sa place. Elle n'était plus énervée, du moins jusqu'à ce qu'il rouvre sa bouche pour poser une question indiscrète. Le plus étrange, c'est qu'il avait vu juste et ça l'énervait encore plus. Comment pouvait-il savoir une chose pareille ? D'une, il l'a reconnu grâce à sa "petite taille", et de deux le voilà qui pose des questions dont il connait déjà la réponse ! Rekha ne montra pas qu'elle était troublée, ça attiserait encore sa curiosité très dérangeante. Elle reprit son ton froid et glaciale, bien décidée à lui montrer qu'elle ne comptait pas lui donner plus d'information.

-Ca te r'garde pas. 

Elle croisa les bras, en attente d'une réponse de sa part. Surtout à des explications.
AVENGEDINCHAINS



Dernière édition par Rekha Nemira le Jeu 1 Mar - 21:25, édité 3 fois

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Sujet: Re: “ flames of a lonely heart ” (rekha)
Dim 5 Nov - 14:40




flames of a lonely heart
15 JUIN 2117

Ćiro n’était pas autorisé à trop en demander. C’était la limite qu’il s’imposait. La ligne à ne pas franchir. S’il montrait qu’il comprenait un peu trop, peut-être risquerait-il d’être un danger et ce n’était pas ce qu’il voulait. La plupart du temps il disait bêtise sur bêtise, choses que personne ne pouvait vraiment comprendre, délire prononcé qui venait de son imagination. Avec cette aura d’enfant, il avait la possibilité de faire sourire, de divertir. Cela lui suffisait. Ils voulaient que ces femmes ne s'inquiètent pas pour lui, qu’elle le considère comme acquis et inoffensif. Cette ambition d’enfant avait perduré avec les ans. À son âge, il continuait de jouer les simplets, de sourire à tout va, de garder ses distances avec toutes conversations trop sérieuses ou trop liées à la politique du village. Quand il ouvrait la bouche, c’était uniquement pour saluer poliment et affectueusement les autres. Pour signaler qu’il est toujours dans le coin, malgré tout. Ou pour raconter qu’il avait vu des oiseaux dans les ciels voler. Des informations basiques, peu cruciales et pourtant si importante pour lui car elle conservait sa place. Cette place qu’il ne veut pas perdre. Cette place qui le maintient en vie.

Rekha n’a jamais été très gentille avec lui. Il ne se souvient pas d’une seule fois où elle lui a dit quelque chose d’aimable, mais cela ne l’a jamais dérangé. Elle était loin d’être la seule à être ainsi. Sa présence restait assez inhabituelle et ils n’étaient pas nombreux les hommes. Qu’une poignée dont la présence devait rester silencieuse, presque invisible. Elles n’avaient pas besoin d’eux, c’était là une connaissance universelle.

D’accord, d'accord. Il fit signe qu’il comprenait, sa tête allant de haut en bas comme s’il ne remettrait pas en question sa parole. Eh bien, si tu as besoin de quoi que ce soit, tu peux toujours me demander. Des fruits, une poule, de nouvelles flèche peut-être ? Il offrit un sourire, toujours prêt à aider. Cela fait longtemps que je ne t’ai pas vu Rekha, d’ailleurs… pourquoi t’es plus là ?


***


Les créations de la Déesse ne pouvaient pas être mauvaises. C’est ce que Ćiro se disait maintenant qu’il courait dans la jungle, près du village. Maintenant qu’il s’éloignait de chez la jeune rouquine. Sa foi le guidait souvent dans ces doutes. Là tout de suite, il était en plein dedans. Rekha avait beau être mauvaise avec lui, cela ne l’empêchait pas d’avoir un coeur. Même les créatures les plus terrifiantes pouvaient donc posséder une sensibilité. C’était une image étrange et petit à petit, Ćiro s’arrêta. Il reprit son souffle, jetant un coup d’oeil derrière lui. Il n’aurait pas dû partir comme un voleur, c’était stupide. Mais c’était beaucoup mieux pour lui de rentrer, de s’enfermer dans son atelier avant que sa mère et sa soeur ne remarque son absence. Il décida tout de même de retourner vers le centre du village pour y trouver quelques aliments. Ses responsabilités d’homme ne pouvaient être ignorées et sa mère risquerait de le gronder si jamais il oubliait de rapporter le nécessaire. Il dut refaire une partie du chemin, remplissant ensuite un petit sac en toile de quelques aliments. Le tout sur l’épaule, il trottina sur la route le ramenant chez lui. Le soleil était sur le point de tomber, les rayons coloriant les arbres de dorée. Ćiro ne pouvait ignorer à quel point tout devenait plus beau sous cette lueur, alors il se mit à ralentir.

Pensant être seul, il sursauta en voyant Rekha apparaître devant lui. Il ne pensait pas la revoir si vite et pour le coup, il était réellement surpris. Sans doute avait-elle rapidement remarqué l’arc ou alors elle l’avait même peut-être entendu partir ? Mais Ćiro préféra faire ce qu’il savait faire le mieux...

Tes cheveux sont en feu ! Il rapprocha son visage vers celui de Rekha, naïvement, pour mieux observer ses cheveux. Ah non, pardon, c’est simplement le soleil... C'est dingue quand même ! Presque... magique.


***


Oui, cela faisait longtemps. La dernière fois, c'était peut-être bien cette fois-là... Cette fois où il avait vu le coeur derrière la pierre.


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Sujet: Re: “ flames of a lonely heart ” (rekha)
Ven 1 Déc - 22:31


Flames of a lonely heart
Do you remember ?

10 minutes. Il ne lui a fallu que 10 minutes pour le retrouver. Rekha avait couru dans les grandes allées du village à une vitesse ahurissante. Eviter les habitants qui passaient par là n'avait pas été facile, elle cogna dans quelques épaules par-ci par là sans trop y faire attention. La jeune femme était bien trop énervée pour s'excuser en chemin. Elle avait l'impression d'avoir été humiliée, nue. Si Ciro l'avait vu dans un tel état, elle se sentirait démasquée, percée à jour puisqu'il aurait vu son vrai visage ; son côté sensible et bien plus humain que l'autre facette qu'elle possède. Pour certains, pleurer devant les autres n'étaient pas un problème, chose qu'elle ne comprendra jamais. Pleurer, c'est humiliant pour elle. Elle a honte d'elle dès que quelques larmes se mettent à couler le long de son visage. Elle ne voudrait plus jamais ressentir la nostalgie, la tristesse, le regret. Tous ces sentiments qui la rendent pathétique à regarder.
Ciro avait emprunté un sentier qui menait, si elle s'en souvenait bien, chez lui. Au lieu de le suivre derrière lui, elle passa par la forêt, camouflée par les arbres et les plantes. L'homme ne semblait pas l'avoir remarqué, il était plutôt perdu dans ses pensées en train de fixer le ciel. La jeune femme sortie du bois brusquement. Elle marchait maintenant sur le même chemin que lui, mais dans sa direction. Elle avançait d'un pas rapide, très rapide. Comment comptait-elle réagir ? Malgré sa petite taille, Rekha savait très bien qu'en force, elle le battait largement. Elle avait souvent recours à la violence, mais souvent quand il y avait une raison. Elle ne pouvait pas le frapper pour une supposition. Quoique, si, elle le pouvait, mais n'eut pas le temps puisqu'elle fut stoppée par Ciro, affolé. Le voilà qui hurlait que ses cheveux étaient en feu. En feu, vraiment ? C'était ça, son moyen de diversion ? Il se mit à tournoyer autour d'elle, admirant sa chevelure devenue rouge par le soleil. C'est vrai que cette teinture rousse était vraiment unique. Ce roux était lumineux, brillant et parfois tournait au rouge avec les rayons du soleil. Elle l'aimait, cette couleur, même si elle la tenait de son père. Sa mère possédait une couleur bien différente ; un brun sombre, foncé, ténébreux, magnifique parfumé d'une odeur fruité et délicieusement agréable à humer. Une odeur qui lui manquait terriblement et qu'elle ne pourrait, à contre-coeur, retrouver.

-ARRÊTE ! cria-t'elle.

Rekha était sur les nerfs, fatiguée de ses âneries. Tout ce qui l'importait était de savoir si oui ou non, il avait vu quoique ce soit de révélateur ou d'inattendu en déposant l'arc. Elle n'allait pas lui demander de but en blanc, ce serait carrément révéler la facette qu'elle cherche à cacher. Elle brandit l'arc vers lui.

-Quand l'as-tu déposé ? Quand ?!


Elle hurlait, peu importe. Personne ne risquait de l'entendre, le village était très animé en ce moment par le marché et les cris de la foule.


-N'essaye même pas de changer de sujet, c'est clair ?

Le revoilà, son air agressif qu'elle aimait tant. Il camouflait tellement bien le vrai visage. La pleurnicheuse cachée dans l'ombre de la bagarreuse.


***

Il pourrait lui être utile si elle avait besoin de provisions. Tant qu'il tenait sa parole, tout allait bien. Rekha avait justement besoin d'un petit service. S'il refuse, elle lui fera donnant-donnant ; elle lui dira la fameuse raison de sa venu puisqu'il insiste tant à ce sujet, comme ça, il ne risquerait pas de refuser.

-Parfait, j'ai besoin d'un endroit où loger. Et non, je ne peux pas me rendre chez moi avant que tu me le demandes.

C'était plus sûr de loger chez lui que de se rendre dans la forêt. Tomber sur une bête en plein milieu de la nuit, c'était vraiment risquée sa vie et ce n'était pas le moment de mourir, ça ne l'etait jamais.
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11/03/2017 ELOW ; DEVOS ACCIARO & IRINA DRAGHSTEEL ; 415 MATHIAS LAURIDSEN ELOW ; CRÉATEUR D'ARCS ET DE FLÈCHES, HOMME DE MAIN ET DE FOI DÉVOUÉ. FAUX IDIOT AUX PENSÉES PRONONCÉS. KOVARII ; 90
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Sujet: Re: “ flames of a lonely heart ” (rekha)
Sam 2 Déc - 19:05




flames of a lonely heart
15 JUIN 2117

Il ne fallait pas beaucoup de choses pour surprendre Ćiro. Il pouvait sursauter face à tout et n’importe quoi. Un simple murmure à son oreille et voilà qu’il bondit. C’était, au fond, bien la preuve qu’il cachait quelque chose. Qu’il était toujours effrayé à l’idée d’être surpris, d’être compris même. C’était donc plus fort que lui. Alors naturellement voir Rekha si vite alors qu’à peine quelques instants plus tôt il l’avait entendu pleurer - bien qu’il n’était pas sûr de lui à 100% - le surpris complètement. De manière logique, elle aurait pu lui parler plus tard, voire demain, mais non. On aurait dit qu’elle avait foncé comme si le monde en dépendait. Comme s’il avait commis la pire des actions possibles.C’était ridicule, il n’avait fait que lui apporter sa commande… à moins que c’était autre chose qui la chiffonner, ou alors sa confection n’était pas à la hauteur. Ou alors… Ou alors Rekha se cachait, quelque part, comme lui. L’idée que quelqu’un est aperçu même un tout petit peu ce qu’elle était réellement, était monstrueux. Lui, il sait. Il sait ce sentiment, cette crainte que les autres sachent la véritée. Il sait aussi que sa raison est liée à la place qu’il possède chez les Kovariis. C’est un homme. Elles peuvent très bien se passer de lui et l’envoyer chez les Iskaars aux moindres caprices. Il est comme il est pour éviter une chose pareille. Pour éviter de se retrouver loin de tout ce qu’il n'a jamais connu, loin de toutes ses femmes qu’il apprécie. Pourquoi Rekha craignait-elle tant de laisser apparaître son coeur ? Il l’ignorait. Il trouvait ça étrangement apaisant de savoir qu’elle n’était pas faite de pierre, mais c’était un secret qu’elle était prête à conserver.

Alors quand elle lui hurle d’arrêter, il s’arrête. Il ne respire presque plus, de nouveau surpris par le ton de sa voix et par la violence du mot employé. C’était automatique chez lui. Il faisait tout ce qu’on lui demandait. Il observe alors le visage dur de la jeune Kovarii et remarque ensuite l’arc qu’il venait de déposer. Il aurait pu trembler tant Rekha semblait vouloir l’agresser à la moindre mauvaise réponse.

Eh b-bien… Et puisque la rouquine était d’humeur agressive, Ćiro en perdit son élocution. Son bégaiement refit surface et un silence s'imposait alors qu’il chercha la réponse dans son esprit. Y'a p-p-pas longt… longtemps. Lui demander un temps plus précis ne serait pas possible. Il n’avait pas vraiment de notion à ce sujet tant il avait l’habitude de se perdre facilement. Il posa alors son sac de course à terre et s’approcha de l’arc. I-Il est p-pas b-bien ? Il te p-plaît pas ?


***

Pourquoi partir ? Vraiment c’était une action qui le dépassait. Le départ de Rekha, il ne l’avait pas compris tout de suite. Pour être honnête ne plus l’entendre lui avait fait du bien. Elle avait tendance à être méchante - vraiment méchante - dans ses paroles. C’était gratuit, c’était naturelle chez elle. Pendant longtemps Ćiro s’était accoutumé à ses remarques, sans pour autant remarquer leurs absences. C’était quelqu’un du village qui en avait parlé et alors Ćiro s’était rendu compte qu’elle avait quitté l’île pour le continent. Pourquoi ? Il n’avait jamais saisi. Surtout avec sa mère encore dans le coin. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien chercher à accomplir là-bas ? Se forcer-t-elle, simplement pour prouver quelque chose qui échappait Ćiro ? Il y avait des raisons derrière ces dernières années à l’étranger, mais il n’était pas réellement en droit de quémander des informations tant il avait peu de liens avec elle et peu d’importance à ses yeux. Cela ne l’avait pas empêché d’être assez content de la remarquer, de savoir qu’elle était encore en vie et surtout fidèle à elle-même.

Oh, mais bien sûr ! Ma mère et ma soeur seront sans doute contentes de te voir. Une petite étincelle dans les yeux, il était ravi d’être utile. C’était ce pour quoi il reparaît, même s’il devait d’abord demander la permission à sa mère pour l'accueillir. Il ne pouvait rien faire sans leurs approbations.



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Sujet: Re: “ flames of a lonely heart ” (rekha)
Ven 15 Déc - 21:10


Flames of a lonely heart
Do you remember ?



Des voix non-loin d'où tu te trouves résonnent entre les murs. Tu les reconnais instantanément, la voix de tes amies. Elles t'ont terriblement manquée, mais tu ne peux risquer d'aller leur parler. Tu les connais tellement bien, elles hurleraient partout ton retour et organiseraient une fête où tout le village serait convié. Malgré ton envie d'aller les saluer, tu rabats rapidement ta capuche et reprends ton chemin. Juste avant de partir, une de tes mains se posent sur l'épaule de Ciro. Tu lui murmures discrètement à l'oreille des instructions très claires :

-Ce soir, au même endroit, lorsque la lune sera à 3h. Ne viens pas si tu ne peux pas me loger.


Tu empruntes d'autres petites allées qui mènent aux abords de la forêt. En regardant la direction du soleil, tu constates qu'il ne te reste que quelques heures pour chasser avant la tombée de la nuit. Acheter ton gibier au marché, là où il y a le plus de foule, serait un acte idiot alors que tu essayes, coûte que coûte, de te faire discrète. Puis, elle t'a manquée, ta vieille routine. Les matinées où tu passais ton temps à te promener dans le bois, prête à tirer ta flèche sur tout ce qui bouge, ou les soirées festives où tu te relâchais en te soulant la gueule. Tous ces souvenirs te paraissent si lointain maintenant, comme si une éternité était passée sans que tu t'en rendes compte. Avec discrétion, tu t'enfonces dans la forêt, faisant attention à ne pas faire le moindre bruit. La brise vient faire danser tes cheveux avec les rayons du soleil, leur donnant une nitescence à couper le souffle. Mais tu ne les vois pas, tu ne vois pas à quel point ta chevelure est d'une beauté incomparable. Non, tu es plutôt concentrée et déterminée à attraper ton repas du soir. La famine commence petit à petit à te tordre l'estomac, tu essayes d'ignorer cette souffrance insignifiante. Tu continues d'avancer, te camouflant derrière les buissons pour ne pas te faire repérer. De petites empruntes de pas marquent le sol terreux. Elles ont l'air récentes, alors tu les suis instinctivement, l'arc à la main, prête à tirer sur ta proie.

***

Tu te retiens pour hurler de toutes tes forces. Il t'exaspère, te rend folle, te fait sentir complètement dingue. Ton cœur bat à cent à l'heure, tu es tourmentée par tous les sentiments que tu ressens en même temps ; haine, fureur, colère, inquiétude, peur, nostalgie, honte, angoisse. Lorsqu'il te demande soudainement ce qu'il ne va pas avec son arc, tu n'arrives même pas à lui répondre. Tu épuises déjà le reste de tes forces pour réussir à tenir debout, alors tu te contentes de rester silencieuse, pour une fois. Il ne te faut pas moins d'une dizaine de longues minutes pour reprendre le contrôle de ton corps et de ta tête, toujours plantée au même endroit. D'une voix bien plus calme et totalement différente de celle d'avant, tu décides de briser le long silence qui s'était imposé entre vous.

-Y a aucun problème avec ton arc. Je veux juste savoir si tu as vu quelque chose d'anormal quand tu l'as déposé.

Par anormal, tu parlais de toi, en train de faire la chose que tu détestes le plus. Verser ses écœurantes gouttes d'eau de tes yeux, t'en avais honte, incroyablement honte. Tout ce que tu veux est une réponse, une simple réponse honnête même si tu sais très bien que quand tu entendras la réponse que tu redoutes le plus, tous partiraient en vrille dans ta tête.

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Sujet: Re: “ flames of a lonely heart ” (rekha)
Mer 20 Déc - 12:08




flames of a lonely heart
15 JUIN 2117

Ćiro est doué pour mentir, à tel point que lui-même en oublie le vrai du fond. Il y avait plusieurs choses qu’il gardait pour lui, la première étant cette idiotie qu’il affiche constamment. Mais ces mensonges ne sont pas guidés par la force de manipuler des autres, d’abuser d’eux. Ćiro se protège et parfois, protège les autres. Alors quand Rekha pose sa main sur son épaule, qu’elle s'apprête de nouveau à disparaître, il sait ce qu’il doit faire : garder le secret. Prétendre qu’il ne l’avait pas vu, que leurs chemins ne s’étaient plus croisés depuis des années. Il sait aussi qu’il doit demander à sa mère une place pour Rekha afin qu’elle passe la nuit le tout en gardant le silence et en ne disant rien aux autres. Pour le coup, il ne sait pas s’il peut réellement faire confiance à sa mère ou sa soeur et si la rouquine s’échappe pour éviter des amis, Ćiro lui réfléchit. Il est comme bloqué, torturé par une décision qu’il doit prendre. Mentir, cette fois, aux femmes de sa vie. Sa mère et sa soeur. Ou alors ne rien dire, mais c’était également mentir d’une certaine façon. Perdu, il ne remarque pas alors les trois femmes qui marchent tranquillement et qui en le voyant s’arrêtent. Ce n’est que lorsque l’une d’elles passe sa main devant ses yeux qu’il semble retrouvée vie. Il s’étonne alors de voir les demoiselles et s’écarte rapidement.

Oh ! Pardon ! Je bloquais la route sans m’en rendre compte… Il murmure alors : C’est que j’ai cru qu’il y avait un oiseau sur ma tête et je n’osais l’effrayer.
Les filles pouffent de rire sans la moindre retenue, continuant leur chemin en se moquant gracieusement de cet idiot. Ćiro parvient à entendre une phrase qu’il a déjà cent fois traversé ses oreilles : il est tellement bête. Oui… et non. Ne perdant plus de temps, il retrouve son bois et se remet en route. Cet arrêt lui avait fait oublier le poids de ce qu’il portait et Ćiro grimaça en le portant.



***

Elle lui fait peur, Rekha. Pourtant, il avait croisé des âmes bien pires, bien plus horrible avec lui et sa soeur en était l’exemple parfait. Pourtant, il ne craignait pas sa soeur comme il craignait Rekha. Sa manière de parler, de le regarder, de se tenir lorsqu’elle était en face de lui… elle semblait tout faire pour s’imposer et l’écraser. Un sentiment qu’il n’arrive pas à retirer malgré ce qu’il avait vaguement entendu alors qu’il était allé chez elle. Rekha avait pleuré. Rekha n’était pas seulement ce qu’il pouvait voir d’elle. Des milliers de questions font alors leurs apparitions. Pourquoi se cache-t-elle ? De quoi Rekha aurait-elle peur ? Car pour Ćiro c'était la peur qui l’avait conduit à créer le masque qu’il portait aujourd’hui. Un masque épais qui lui collait tellement à la peau qu’elle ne disparaîtrait jamais complètement.

Debout devant Rekha, il attend. Il attend qu’elle lui réponde, qu’elle lui explique. Est-ce que c’était l’arc, le problème ? Après tout, c’était son travail, le centre de son temps et de son existence. Les arcs et les flèches, c’était son souffle de vie. Soudain, Rekha reprend la parole avec un ton tellement différent que Ćiro en est perturbé.

D’anormal ? Il se met alors à réfléchir. À chercher dans ses pensées. Il savait exactement de quoi elle parlait, mais ne lui ferait pas le plaisir de comprendre tout de suite. Si c’était un mystère qu’elle conservait, il ne dirait rien. Bah… non. J’ai posé l’arc chez toi et je suis repartie. Je sais que tu m’aimes pas trop alors je voulais pas que tu me voies. J’ai été rapide comme l’éclair et bruyant comme l’orage, apparemment. Il baisse la tête, comme un enfant ayant fait une bêtise. Désolé.


***

En rentrant chez lui, Ćiro s’est allongé sur le brancard qui lui sert de lit à l'extérieur dans le jardin. Lui, il n’avait pas de chambre. Pas d’espace à lui en dehors de la cabane qui lui servait d’atelier. Par chance, ce n’était pas une île où le froid était de coutume et les nuits restaient assez agréables - même si le sont des moustiques l’exaspèrent parfois, mais il s’y est habitué. C’est donc ainsi que sa mère l’a trouvé. Allongé et épuisé à cause de la charge qu’il avait portée. Les marques sur son dos étaient véridiques, mais n’avaient aucune importance. C’était l’heure de préparer à manger. Ce que Ćiro fit, sans se plaindre, sans rien dire. Il déposa tous les aliments dans la table de ce qui constituait la salle principale et se retira pour manger ce qu’il avait mis de côté près des fourneaux. Ah, la cuisine. Petit espace en longueur, plus utile pour entreposer que réellement cuisiné. Le reste, il le faisait dehors, près du feu. Il passait sa vie à jongler entre cet espace, l'extérieur et l’atelier. Il n’avait pas le droit de trainer dans la pièce principale ou dans les deux chambres à part pour ranger.

Assis dehors devant le feu qui diminuait, Ćiro mangeait vite. Il devait finir avant elles pour être prêt à tout reprendre et ensuite nettoyer. C’était comme si tout était parfaitement calculé. Alors qu’il finissait de nettoyer l’espace cuisine avec un balai fait de paille, il se rend compte qu’il n’a rien demandé pour Rekha. Il lui paraissait logique qu’il ne pouvait pas. Et puisqu’il dort dehors, il ne lui serait pas difficile de faire entrer Rekha en discrétion. Mais il lui fallait un endroit où dormir. Alors Ćiro entre dans la cabane et se met à ranger. S’il arrange les choses assez bien, Rekha pourra dormir là sans avoir peur qu’un outil lui tombe à la figure. Et puisqu’il ne fait que ranger, sa famille ne se doute de rien. La nuit se fait plus sombre, le temps défile. Ćiro s’active. Il place différentes fourrures aux sols de sa cabane, essaye ce qu’il a bidouillé et trouve ça assez confortable. Il retourne ensuite sur son lit de fortune et regarde les étoiles. Sa soeur est toujours la dernière à s’endormir. Il l’entend souffler sur sa bougie aux environs de 1 h. La seule chose qu’il devait faire maintenant, c’était attendre. Ne pas s’endormir, puis retourné là où Ćiro avait croisé la jeune femme. Le temps est désormais un peu plus frais, mais cela fait du bien. Marchant avec précaution, Ćiro attend près d’un arbre. Si Rekha tarde trop, il risque de s’endormir à l’attendre…


Admin - Tears of the phoenix
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12/10/2014 Brimbelle Sibylle Fabia 47906 Jessica Chastain Shizophrenic Médecin / Herboriste Pikuni 48
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Sujet: Re: “ flames of a lonely heart ” (rekha)
Mer 4 Avr - 12:12

RP archivé suite au départ de Rekha

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Sujet: Re: “ flames of a lonely heart ” (rekha)

 

“ flames of a lonely heart ” (rekha)

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