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˜˜˜˜˜˜We're just strangers ☾ ELIJAH&NADJA
maybe life should be about more than just surviving


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01/10/2017 empty gold. aucun. 539 Felicity Jones lux aeterna (ava) - ASTRA (signa) - tumblr (gifs) membre du conseil, médecin et chirurgien de l'Odyssée. 64
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Sujet: We're just strangers ☾ ELIJAH&NADJA
Dim 22 Oct - 22:05

strangers


Nadja & Elijah
When I wake up all alone and I'm thinking of your skin I remember what you told me. we're not lovers, we're just strangers with the same damn hunger to be touched, to be loved, to feel anything at all.

20 Septembre 2116 ☾ L’esprit tourmenté qui fulmine à n’en plus finir. Préoccupé sans cesse, par différents facteurs indéniablement inquiétants. L’impression de suffoquer qui ne la quitte plus depuis des jours. Noyade perpétuelle dont elle ne parvient pas à s’extirper. Le manque d’air est terriblement destructeur et l’empêche de penser de manière rationnelle. Contrainte de prendre du recul, de s’éloigner de l’agitation ambiante pour trouver une once de soulagement. Responsabilités pensantes. Fonctions angoissantes. Personnalité sujette à l’anxiété, toujours bien gardée à l’intérieur, là où personne ne peut la voir, la discerner. Bien camouflée derrière l’armure de glace et de professionnalisme. Elle s’engouffre dans son trouble et s’y emprisonne à petit feu, sans même s’en rendre compte. Plongée volontairement dans un écrin de solitude qu’elle s’impose à elle-même. Sentiment permanent qui ne l’a jamais vraiment quitté, un manque impossible à combler mais qu’elle est autrefois parvenue à dissiper. Vieille animosité interne qu’elle retrouve depuis quelques temps avec amertume, pourtant bien incapable de s’en extirper.

État mental instable mille fois amplifié par un évènement récent auquel elle ne s’attendait pas. Auquel elle ne s’était pas préparée. Une éventualité qu’elle n’espérait pas, loin de là. Vision du passé qui franchit les portes de son infirmerie de fortune. Du sang qui dégouline de sa jambe et la morsure qui suinte malgré la rapidité des soins prodigués par la médecin. Elijah échappe au pire mais revoir le visage du psychologue perturbe Nadja plus qu’elle ne veut bien l’admettre. Relation compliquée, parfois conflictuelle, crevée dans l’oeuf alors que tout restait à faire entre eux. Comme une goût amer, un goût d’inachevé qui lui reste durement au fond de la gorge. Le revoir, lui parler et examiner ses traits jusque dans leurs moindres détails est un supplice difficile à endurer pour la scientifique. Et savoir qu’elle va devoir réitérer l’expérience aujourd’hui lui occupe tellement l’esprit qu’elle ne parvient à penser à rien d’autre. Elle s’est isolée toutes les premières heures de la matinée, fait en sorte de repousser ses engagements à plus tard. Nostalgie latente qui la ronge de l’intérieur.

Ce n’est que l’heure estimée du rendez-vous approchant que la médecin choisi de regagner l’infirmerie, son poste de travail. Le besoin de s’occuper les mains, tout comme l’esprit, se fait rapidement ressentir. Incapable de rester sans rien faire, la brune n’a aucun mal à se trouver une tâche à accomplir en attendant la venue d’Elijah. Le travail ne manque pas. Il y a toujours quelque chose à faire, ici ou ailleurs sur le camp et rester les bras ballants ne fait pas partie de ses capacités. C’est l’angoisse qui la tétanise. La peur de se retrouver confrontée à celui qu’elle a délibérément laissé tomber au profit d’une carrière déjà compromise avant même qu’elle ne commence. Au nom de ses convictions, divergentes et affirmées. Couper court avant que les liens se délitèrent. Elle a toujours pensé avoir fait le bon choix, avoir pris la bonne décision. Jusqu’à il y a quelques jours.

Le cours de ses pensées est interrompu par des bruits de pas non loin d’elle. Les palpitations cardiaques s’accélèrent automatiquement. Le souffle est coupé, apnée de plusieurs secondes qu’elle ne peut empêcher. Nadja fait mine de ne rien entendre, de ne rien percevoir. Faussement concentrée sur sa besogne montée de toutes pièces pour l’occasion. Elle fait volontairement dos à l’entrée de l’infirmerie, regard baissé vers un établi de fortune sur lequel se sont accumulés matériel et paperasse. Elle frissonne. Tremblement qui lui lacère la colonne vertébrale quand la voix masculine résonne.
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Dernière édition par Nadja Wolkoff le Mer 22 Nov - 15:55, édité 1 fois

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Sujet: Re: We're just strangers ☾ ELIJAH&NADJA
Lun 13 Nov - 4:07





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Elijah & Nadja


Le campement était en ébullition depuis qu’ils étaient rentrés de leurs repérages. Il avait l’impression de s’ennuyer, aussi, mais ça c’était l’une des conséquences de son retour en blessé, du retour à la vie normale dans ce train train quotidien entrecoupé d’exclamations sur la Grounder qu’ils avaient ramenée. Le retour avait été pénible et l’arrivée mouvementée. On ne lui avait pas laissé d’autre choix que l’infirmerie, endroit qu’il ne fréquentait que très peu, que lorsqu’il n’avait pas d’autre choix que de s’y rendre.

Cette fois-ci, Elijah avait été forcé d’y mettre un pied, un corps tout entier.

Echo du passé, d’un passé que l’on cherche à oublier. C’est étrange de se retrouver dans cet endroit. Il a l’impression de ne jamais avoir su comment faire avec elle. Avec celle qui a rendu les premiers soins donné par Murphy un peu plus soignable. Il n’en doutait pas, ce n’était pas une morsure qui allait le faire amputer d’une jambe mais cette blessure fut l’une des rares blessures pour lesquelles il dû venir la voir parce que d’autres étaient absents et encore sans doute n’aurait-il pas accepté de se faire soigner par quelqu’un d’autre pour des raisons qui ne regardent qu’eux et ce passé qui grappille des places dans la tête de celui qui n’a pas forcément bonne réputation dans les parages. Ce qu’ils ne savent pas c’est qu’il n’en a jamais eu rien à faire de la sienne tant que cela ne le menait pas à l’éjection, tant qu’elle n’était pas désignée à travers les actes de celui qui ne pense bien souvent qu’à sa gueule.

Ce qu’ils pensent. Tous les mêmes à ne se préoccuper que de la surface sans chercher, sans l’emmerder pour voir ce qu’il se passe derrière cette carapace et dans l’fond, c’est bien contradictoire parce que ça lui va très bien comme ça. Ça lui allait très bien comme ça jusqu’à Nadja. Revenir est moins pénible qu’il ne l’aurait cru. Chose étrange chez lui, il ne sait pas quoi dire à celle qu’il croise réellement après tant d’années. Il a l’impression que c’est pareil pour elle. Ils sont cons. Et pourtant loin de l’être. Ils sont juste comme ça, incapables de jeter rien qu’un bref coup d’œil à cette silhouette du passé sans avoir envie de se retrouver bien loin et en même temps il se sent bien, ne s’est jamais senti blessé par cette décision qu’ils ont prise tous les deux : de tout arrêter. D’arrêter quoi ? Il ne trouve pas de réponse à cette question pourtant simple à ceux qui les auraient vu à cette époque. Mais il n’a jamais su et ne saura probablement jamais réellement comment gérer la partie qui veut être différent de ce qu’il est : cet être sarcastique qui ne ressent rien ou peu pour les autres. Ce détachement, il ne parvient pas à en trouver son origine, n’a pas forcément l’envie de la trouver. C’est son boulot de chercher ce qu’il ne va pas chez les autres, pas aux autres d’en faire de même avec lui mais voilà qu’il dévie du regard vers la sortie lorsqu’il devrait annoncer sa présence à celle qui lui tourne le dos. « J’ai essayé tu sais. »  De ne pas avoir à venir seulement le destin leur jouait parfois des vilains tours, parfois même pour leur propre bien mais ça il n’en était pas encore trop sur, ne savait toujours pas après tant d’année comment se comporter envers Nadja.

Il était ridicule.

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Dernière édition par Elijah Callaghan le Sam 23 Déc - 2:18, édité 1 fois

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Sujet: Re: We're just strangers ☾ ELIJAH&NADJA
Mer 22 Nov - 16:22

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Nadja & Elijah
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20 Septembre 2116 ☾ Les réminiscences d’un passé qui lui semble étrangement lointain remontent doucement à la surface et entraînent avec elles souvenirs, mémoires et regrets. Des remords au gout amer, un sentiment partagé entre l’inachevé et l’incomplet. Comme si elle avait eu tort d’entériner sa relation avec le psychologue, alors qu’au fond, elle sait très bien que non. Sa décision était non seulement réfléchie mais partagée par le principal intéressé. Ça n’aurait pas pu mieux se passer, à vrai dire. En ça, elle lui est reconnaissante. D’avoir compris sa volonté, sans chercher à la faire changer d’avis, sans chercher à la convaincre de continuer. Ils auraient fini par se déchirer l’un l’autre et leurs échanges auraient tournés en conflits permanents. Elle en est persuadée. Ça n’empêche pas que le simple fait de ne pas avoir essayé, même si ça aurait fait bien plus de mal que de bien, la laisse emplie d’aigreur.

Elle est ridicule, à tripoter tout le matériel qui lui tombe sous la main en attendant l’arrivée de son patient du jour. Juste pour se donner un air occupé, juste pour avoir l’air profondément surchargée de travail. Ne pas laisser voir qu’elle angoisse depuis la veille de se retrouver une fois de plus confrontée à Elijah, dans un contexte si particulier. L’amertume accompagnant un autre sentiment tout aussi désagréable pour la médecin. L’inquiétude. Provoquée immédiatement après qu’elle ait entendu que l’Odysséen revenait blessé de leur expédition. Pas plus de détails ne lui ont été donnés sur le moment et ce n’est qu’en constatant par elle-même la non-gravité de la blessure en question que Nadja a finalement soufflé. Soulagée, bien qu’elle ne l’admette jamais vraiment. Soupire las quand elle repense à sa réaction. Quelle idiote. Elle frissonne quand la voix masculine résonne dans son dos, vibrations parcourant son échine de bas en haut jusqu’à la faire tiquer.

« - Essayé quoi ? », articule-t-elle après un long souffle, sans se retourner vers le ténébreux, feignant du mieux qu’elle peut le dédain qui lui sied tant. Une seconde de battement qui lui paraît être un siècle. Elle finit par se tourner vers son patient, un air légèrement hautain planté sur ses traits éreintés, bras croisés. Aucune chaleur n’émanant de la scientifique. « - De ne pas te montrer incroyablement imprudent ? » La rhétorique est cinglante. Elle penche, faussement intriguée par la réponse qu’il pourrait bien lui donner. N’en attend aucune, pourtant. Ne lui laisse même pas le temps d’ajouter quoi que ce soit. Dissimulant son angoisse derrière un masque de froideur. « - À en juger par ta présence ici et le pansement que j’ai du faire à ta jambe, c’est raté » Le constat est dur à prononcer. Les mots sont tranchants lorsqu’ils franchissent les lippes de la brune. Elle sait qu’elle n’est pas tendre avec lui. Elle n’est tendre avec personne, à vrai dire. Les billes sombres de ses yeux se plantent dans celles de son patient avant de s’en détourner sans plus s’attarder. « - Peu importe. Installe toi » Nouveau souffle accompagné d’un geste de la main lui indiquant l’un des lits de l’infirmerie. Comme à chaque fois qu’une situation de ce genre se présente, elle se cache derrière ses fonctions de médecin. Se renfrogne derrière les compétences dont elle est sûre, plutôt que derrière son empathie visiblement peu fiable.
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Sujet: Re: We're just strangers ☾ ELIJAH&NADJA
Sam 23 Déc - 2:17



We're just strangers


Elijah & Nadja




C’est une visite de routine. La blessure n’en est déjà presque plus une. C’est sur qu’il doit faire plus attention, qu’ils auraient du faire plus attention mais ce qui est fait est fait. Il a été prudent jusque là, n’a jamais du mettre un pied dans l’infirmerie parce qu’il ne le jugeait souvent pas nécessaire. Ils peuvent s’en sortir facilement, n’ont plus le cadre protecteur de l’Odyssée lorsqu’ils étaient perchés dans l’espace mais ce n’est rien, ils peuvent se débrouiller sans avoir à venir déranger les médecins qui sont là pour des cas beaucoup plus graves et puis ça l’arrange en même temps alors bon, même si c’est vrai aussi qu’il ne l’a jamais réellement ignorée comme il a pu le faire pour bien d’autres, ils n’ont peut-être juste jamais pris le temps de réellement se parler sans rien d’autre que leur boulot respectif à se mettre sous la dent comme sujet de conversation pour combler les silences qui ne sont pour autant pas gênants. Enfin, il n’a jamais vraiment bien su les déchiffrer ceux-là, ceux là qui nous disent qu’il y a autre chose si l’on veut bien gratter sous la surface.

Il n’a jamais voulu.

Alors il est là sans savoir quoi lui dire à Nadja, sans savoir non plus ce qu’il se passe dans la tête de celle qui ne semble pas vouloir réaliser qu’il est déjà là.

Ils sont cons.

Il ne peut pas s’empêcher de rire à sa réplique, de scruter cet air qui lui colle à la peau lui aussi le plus souvent. C’est pas sa répartie la plus maline mais ils ont essayé oui, d’être prudent mais la prudence n’est pas toujours présente lorsqu’un idiot du village décide de prendre les décisions tout seul comme un grand qu’il n’est pas. « Être trop prudent n’est pas forcément meilleur que l’imprudence. » Il ne dit pas là qu’il approuve le manque de réflexion de celui qui l’a mis dans une telle situation, qui ne lui donne pas d’autre choix que d’affronter un passé qui était plus simple à mettre entre parenthèse. Seul le présent compte, pas vrai ? Le présent, son imprudence, cette blessure par morsure de clebs à terrien. Il n’a jamais été le type qui prenait des risques mais il doit bien admettre qu’être sur cette Terre est galvanisant. Ils osent d’avantage, ils découvrent et se découvrent dans un lieu encore inexploré par eux. Ils sont comme des enfants qui découvrent le monde pour la première fois et c’est un peu le cas depuis qu’ils sont arrivés. Ils ne s’habituent pas totalement, sont encore à tâtons alors que d’autres Cent, lancés plus tôt sur cette Terre, ont pris leur marques depuis un bon bout de temps maintenant. Ils n’ont pas eu le choix. On ne leur a pas laissé le choix. Il chasse cette pensée de sa tête, ne s’est jamais réellement soucié d’eux jusqu’à présent. Pourquoi changer maintenant, pourquoi se poser des questions, les bonnes questions ?

« J’ai été assez prudent jusque là. » Regard à Nadja, il ne dit pas là non plus qu’il va prendre des risques inconsidérés pour venir plus souvent, n’a toujours pas l’intention de passer à l’infirmerie plus que nécessaire mais il est vrai qu’il a l’air un peu idiot à ne pas savoir trop quoi lui dire depuis tout ce temps. Il semble chercher ses mots, ne pas vouloir réaliser ce pas idiot de travers qui achèverait là leur première discussion plus ou moins normale depuis leur atterrissage forcé. Pas de patient en commun, juste eux et cette blessure pour leur permettre de renouer ou de rester dans cette situation qui au fond ne les dérange pas vraiment. Il n’en sait rien. L’agitation se sent à l’extérieur, ils attendent des réponses sur leur expédition à tous les groupes. Elijah ne s’est pas véritablement intéressé à tout ceci, pas même à la terrienne qu’ils ont ramené. Bien sûr ça l’intrigue, bien sur d’autres ont encore voulu être encore plus inconsidérés dans ce phare, cette morsure à la jambe n’était que le premier pas de l’inconscience de celui que la plupart d’entre eux ont bien voulu suivre. « Tu en as vu des biens plus graves. » Il minimise l’incident. Il s’en sortira comme ils s’en sont toujours sortis.

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Sujet: Re: We're just strangers ☾ ELIJAH&NADJA
Dim 21 Jan - 18:28

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Nadja & Elijah
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20 Septembre 2116 ☾ Incompréhension totale quand la géhenne frappe à la simple vision d’Elijah. Douleur qui lui bousille les tripes alors qu’elle pensait avoir digéré leur relation passée. Les traits du psychologue franchissent le cocon dans lequel elle se réfugie, l’infirmerie comme une armure et son métier comme bouclier. Le voir et l’entendre parler, s’adresser directement à elle alors qu’ils étaient parvenus à s’éviter prodigieusement jusque là, ça la rend nerveuse, pour une raison qu’elle ne parvient pas à identifier. Elle ne devrait pas se mettre dans un état pareil, surtout pas pour lui. Ils se sont quittés alors qu’ils n’avaient rien construit. Ils se sont quitté d’un commun accord, en termes cordiaux. Elle ne devrait pas se sentir comme ça en sa présence. Comme si une guerre allait éclater. Que le poids de l’Odyssée reposait sur elle. Juste parce que son regard à lui, fait pression dans son univers. Des efforts, elle n’en a pas vraiment fait. N’avait pas le temps pour ce genre de choses à l’époque où ils se sont connus. Lui non plus, visiblement.

Elle se force à plonger ses prunelles neurasthéniques dans celles d’Elijah, comme une sorte de défi personnel. Elle se doit de le regarder. « - Il est évident que trop de prudence n’aurait rien changé à ton état actuel » L’ironie qui lui brûle la langue. Le poison qu’elle lui balance au visage. Fausse violence qu’elle ne parvient pas à réfréner. Ça lui bousille les nerfs et lui déglingue la tête. L’énervement qui pointe en réponse au peu de considération qu’il semble porter à ce qu’il s’est passé la veille. C’est de ça qu’elle tente de se convaincre. Foutaises. La vérité est bien différente de ce qu’elle veut laisser voir. Ce n’est qu’une manière détournée de camoufler l’inquiétude et l’attachement qu’elle peut encore porter au médecin, malgré leur passé commun houleux et leur histoire sans avenir. C’est agacée qu’elle s’avance du premier lit médical à sa portée, en y apportant tout ce dont elle aura besoin dans l’immédiat pour apporter les soins nécessaires à son patient du jour.

Car c’est ce qu’il doit rester, un patient. Un collègue tout au plus. Et encore. « - Alors quoi ? Tu fais ta crise de la quarantaine en avance et t’as décidé de vivre de trépidantes aventures dans la jungle terrienne ? » Elle ricane amèrement. S’en est presque pathétique. Mais c’est tout ce dont elle est capable à ce moment précis. Faire preuve de détachement n’est plus dans ses cordes et elle ne peut pas non plus se permettre de lui dire de revenir une autre fois. Une autre fois où elle ne sera pas là. Les soins n’attendent pas, alors la chirurgienne tente de reprendre le dessus sur tout le reste. « - On n’est jamais trop prudent. Ce qui fait la différence, c’est le discernement », ajoute-t-elle en adressant à Elijah un regard un coin presque accusateur, amer. Il lui a fait peur, à revenir la jambe pleine de sang et de morsures. Les amputations ça n’a jamais été son fort et elle lui en aurait encore plus voulu de lui infliger cette intervention si sa blessure avait été plus grave.

« - C’est vrai. Et quelque chose me dit que je serai amenée à en voir d’autres, des biens plus graves » Elle le déplore. Mais l’intuition persiste. Ce monde leur est toujours aussi inconnu après le peu de temps qu’ils y ont passé et il leur réserve sans aucun doute des surprises auxquelles ils ne sont pas préparés. « - Bon je suis censée deviner où tu vas m’expliquer ce que tu voulais dire en arrivant ? Je suis moyennement d’humeur à lire entre les lignes » Elle n’est pas d’humeur tout court. Les mains s’affairent déjà à préparer les bandages dont elle va avoir besoin sur un plateau argenté, non loin du lit où ils sont installés. La délicatesse ne fait décidément pas partie de son vocabulaire. Tout du moins, pas en Sa présence.
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Sujet: Re: We're just strangers ☾ ELIJAH&NADJA
Mar 27 Fév - 3:14




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Elijah & Nadja


C’est inutile ce qu’ils font à parler d’une situation qui aurait pu être réglée différemment. Y’a la prudence et ce qu’il se passe. Ce qu’il s’est passé c’est ce chien. Il ne sait pas quoi lui  dire d’autre, rejeter la faute ouais, mais quelqu’un d’autre aurait pris la morsure alors ce n’est pas qu’il soit d’un genre héroïque hein, mais dans un sens, vaut p’etre mieux que ça fut lui. Il a eu mal, c’est sur, il en a voulu à ce crétin qui les a foutu dans cette situation mais il s’en sort plutôt pas mal. C’est toujours compliqué d’imaginer comment une situation aurait pu être différente. Ils ne peuvent pas le deviner ni même le supposer. Un mouvement différent aurait changé toute la donne et peut-être leur serait-il arrivé bien plus grave encore que ces morsures de chien sur la jambe. « - Il est évident que trop de prudence n’aurait rien changé à ton état actuel. » Il ne dit rien, se contente d’hocher la tête lorsque leurs regards se croisent. Il parlera après, s’il trouve les mots parce qu’ils lui manquent depuis qu’elle est là.

Il sait pourquoi ils sont là, comme ça. Il ne sait juste pas comment s’y prendre et c’est quelque chose de plutôt rare chez lui. Il a l’impression de ne pas savoir quoi lui dire et encore moins comment les lui dire. C’est leur passé qui remonte à la surface et qui les amène à agir aussi étrangement l’un envers l’autre. Ça l’embête un peu d’agir ainsi envers elle parce se voyant ici, il sait très bien qu’il ne saura jamais vraiment comment se comporter en sa présence. Ils ont tourné la page, ne se sont pas ignorés pour autant mais n’ont pas non plus eu de moments tels que celui-là ou d’autres n’étaient pas comme une excuse à leurs échanges. Il tente de se montrer détaché comme il l’a toujours fait mais ce n’est pas évident. Devrait-il alors qu’elle est loin d’être une étrangère, alors qu’elle est sans doute l’une des rares par ici à s’inquiéter. Pour lui ? A cause de lui ? « Alors quoi ? Tu fais ta crise de la quarantaine en avance et t’as décidé de vivre de trépidantes aventures dans la jungle terrienne ? » « Dois-je comprendre que tu es contre vos propres idées ? » Si ça l’amuse ? Peut-être un peu. Il n’est pas du genre bien aventureux, n’a pas sauté sur l’occasion d’aller découvrir de la terre dès les premiers jours d’après le crash. Alors l’idée de changer de campement était intéressante et l’idée de voir les endroits repérés par les cartographes et autres aventuriers en herbe l’était d’autant plus. « On n’est jamais trop prudent. Ce qui fait la différence, c’est le discernement. » Touché. « - C’est vrai. Et quelque chose me dit que je serai amenée à en voir d’autres, des biens plus graves. » « Malheureusement oui. » Est-ce une excuse sans la dire ? Lui-même l’ignore. De ce qu’il sait, ils seront plusieurs à vouloir voir au-delà du campement, des kilomètres déjà parcourus par les plus dingues ou les plus stupides d’entre eux. Il tente de deviner les murmures qui s’entendent à l’extérieur sans y parvenir lorsqu’elle lui redemande ce qu’il a voulu dire. Ce qu’il a voulu dire.

Oh

« J’en sais trop rien. » Il a l’air contrit par ses propres paroles et pourtant, sur le moment même, cette phrase est venue comme une évidence. « Tout et rien à la fois ? » Et encore ce n’est pas vraiment ça. Il ne sait juste pas comment l’exprimer et ça l’emmerde parce qu’il ne s’est que rarement retrouvé sans savoir exactement ce qu’il voulait dire pour chacun de ses mots. Qu’ils soient blessants ou non. « On avait pourtant bien réussi jusqu’ici. » C’est peut-être de ça qu’il s’agit tout simplement. Tout et rien à la fois, c’était le résumé de ce qu’ils avaient essayé il y a bien longtemps, bien avant le crash. Il hésite à continuer. Ce n’est pas grave si ses mots sont mal interprétés par d’autres. Avec elle, il ne veut pas faire d’impair irrémédiable. « On est vivants toi et moi, c’est ce qui importe non ? » C’est ce qui a toujours eu de l’importance même à l’heure du crash ou il a d’abord voulu savoir si elle était en vie. Il pouvait passer pour un parfait connard aux yeux des autres, tant qu’elle était vivante, c’était loin d’être un problème.


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Sujet: Re: We're just strangers ☾ ELIJAH&NADJA
Dim 4 Mar - 18:35

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Nadja & Elijah
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20 Septembre 2116 ☾ Elle ne s’explique pas sa colère. Elle ne s’explique pas l’énervement qu’elle peut ressentir en cet instant. Ça lui paraît tellement irréel. Elle qui a toujours à coeur de traiter ses patients de manière totalement impartiale, comme la chirurgienne qu’elle est devenue à force de travail et de pratique. Comme elle le fait toujours. Depuis toutes ses années. Elle qui a toujours à cœur de garder une certaine distance, qu’elle assimile à du professionnalisme mais qui pourrait bien se révéler être de la peur. La peur de l’attachement. Le peur de perdre quelque chose. Ou quelqu’un. La peur de la connaître cette douleur. Encore et encore. C’est sûrement ce qui lui a couté sa relation avec le psychologue. Plus que le manque de temps et de volonté. Ils étaient voués à l’échec. Elle le sait pertinemment. Alors pourquoi se sent-elle aussi mal à le savoir en danger ? Blessé ? Pourquoi se sent-elle encore concernée ?

Les regards se croisent et se fuient. La chirurgienne ne se sent pas réellement capable de soutenir les prunelles masculines plus de quelques secondes. C’est au dessus de ses forces. L’inquiétude est réelle, bien qu’elle préférerait qu’elle disparaisse. Ça fait trop mal. « - Contre l’idée, non. Pas toujours. Contre toi qui y prend part et surtout, qui revient blessé, plutôt oui », peste-t-elle dans un souffle. Les mains s’affairent sur son chariot de soin. Déplacent le matériel de gauche et de droit dans des mouvements inutiles. Elle brasse de l’air pour s’occuper l’esprit. Ne pas trop penser à ce qu’elle vient de dire. « - Oh et puis laisse tomber. Ne joue pas au psy avec moi », raille la médecin en s’arrêtant brusquement. Elle hausse les épaules et laisse retomber ses bras le long de sa silhouette amaigrie.

Évidemment, que tout ça aurait pu être pire. Évidemment, que porté à une échelle globale, ce n’est pas grand chose. Elle en est bien consciente. Il n’empêche qu’elle ne peut retenir cette colère latente qui s’éveille au contact d’Elijah. Et ses phrases formulées à moitié qui lui embrouillent le cerveau n’arrangent rien. Elle a presque envie de le secouer. De lui faire cracher le morceau. Mais quand enfin, il se décide à lui fournir une bribe d’explication. Nadja grogne de mécontentement. Ce n’est pas la réponse qu’elle attendait. Elle se laisse tomber assise sur le matelas non loin d’elle. Le lit médical est plus que bienvenu et elle se masse les tempes en observant l’Odysséen. Perplexe.

« - Réussi quoi ? À ne pas s’entretuer ? » L’ironie peut se lire à des kilomètres sur son visage tiraillé par la fatigue. Elle laisse échapper un faux rire en croisant les bras sur son abdomen. Tout ça n’a plus aucun sens. « - Je ne t’ai jamais souhaité aucun mal. Bien au contraire » L’explication n’est pas contrôlée. Elle se pince les lèvres immédiatement après l’avoir laissée échapper. Si elle a décidé de mettre un terme à leur relation, c’était justement pour qu’il s’en sorte mieux qu’elle. L’amertume n’a jamais été présente. À aucun moment. « - Évidemment. Si tu pouvais éviter toute quête supplémentaire d’adrénaline, je t’en serais reconnaissante. C’est tout » Un moyen détourné de lui demander de faire attention à lui. Encore plus attention. Le ton est froid, pourtant. Ne laisse rien transparaître que la lassitude.

« - Tu vas venir t’asseoir ou il faut que je te traîne sur le lit moi-même ? », interroge-t-elle le plus sérieusement du monde alors qu’elle se relève. Lui laissant tout le loisir de venir prendre place pour les soins auxquels il doit se soumettre. La plaisanterie est camouflée derrière son air vindicatif habituel. Pour ne pas lui laisser croire qu’il a un quelconque pouvoir sur elle. Ce qu’elle n’admettra jamais.
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Sujet: Re: We're just strangers ☾ ELIJAH&NADJA
Dim 20 Mai - 13:13





We're just strangers


Elijah & Nadja

Il avait l’impression de s’excuser d’être là, c’était pas lui ça mais pourtant c’est ce qu’il faisait, du moins, il lui semblait qu’il agissait ainsi, parce qu’ils s’étaient soigneusement évités pendant tout ce temps, peut-être. S’éviter pourquoi au fond, ils auraient très bien pu continuer de se croiser sans que cela ne devienne gênant pour elle ou pour lui maintenant il semblait que ça l’était pour une raison qui lui échappait parce qu’il ne semblait pas mal à l’aise à l’idée d’être ici c’était simplement qu’il devait réapprendre à la côtoyer à présent et que cela ne se passait pas vraiment de la meilleure des façons. « Contre l’idée, non. Pas toujours. Contre toi qui y prend part et surtout, qui revient blessé, plutôt oui. » Il ne va pas renchérir même s’il a envie. Ce ne serait pas le plus intelligent à faire même si c’est vrai qu’il ne va pas rester toujours à l’intérieur de ce campement. Si la vie sur le vaisseau ne l’a jamais dérangé plus que cela contrairement à d’autres, cette arrivée sur terre donne des envies de découvrir, d’entreprendre et d’être explorateur, chose qu’ils n’avaient même pas pu ne serait-ce qu’imaginer ces dernières années.

Il reste songeur, ne répond pas. Pour le moment du moins, plus tard, Peut-être que d’ici cinq secondes il changera d’avis pour lui dire qu’il fera plus attention ou pas puisqu’apparemment l’on ne fait jamais suffisamment attention. « Oh et puis laisse tomber. Ne joue pas au psy avec moi. » Et ça le fait marrer parce qu’il ne peut pas s’en empêcher. Sérieusement ? « Je juge pas j’analyse. » Mal, surement, à en voir l’air agacé de Nadja qui s’arrête de ne faire attention qu’à autre chose qu’à lui. Enfin, sa blessure.

« Réussi quoi ? À ne pas s’entretuer ? » Évidemment si chacun se sert des mots de l’autre pour les manier comme il le souhaite : ils ne s’en sortiront pas et pourtant c’est ce qu’ils font.  Ils ne parlent pas vraiment de leur passé, ne l’ont jamais fait parce que c’était mieux comme ça, ça l’est toujours. « Moi non plus. » Ils ont juste préféré s’éviter tant que s’était possible sans réellement chercher à comprendre pourquoi parce qu’ils étaient d’accord tous les deux avec leur décision commune. C’est bien rare ça quand cela arrive pour lui d’être d’accord comme ça avec quelqu’un sans que la décision prise ne le laisse étrangement comme un besoin sans cesse de contredire la personne qui est face à lui. « Évidemment. Si tu pouvais éviter toute quête supplémentaire d’adrénaline, je t’en serais reconnaissante. C’est tout. » Depuis qu’ils sont là c’est la première fois qu’il se retrouve ainsi blessé. Il a fait attention, il aurait pu se retrouver dans des situations bien plus graves, ce qu’il a évité. Cette blessure n’est même pas de son fait, d’accord il s’est bougé parce que ça lui permettait d’explorer un peu sans pour autant partir en solitaire, ce qui aurait été beaucoup plus risqué, il s’en doute. « D’accord. » Il ne va pas chipoter pour si peu, il ne va pas non plus lui dire qu’il n’ira plus explorer parce qu’il sait pertinemment que cela ne serait qu’un mensonge. Il est curieux, il ne le niera pas. Il fera plus attention, ira avec d’autres personnes ou peut-être tout seul parce que finalement même si c’est dangereux, il prend toujours de meilleures décisions quand il est seul plutôt qu’avec d’autres pour le contredire juste parce qu’ils ont souvent cette nécessité de le faire sans réel argument pour le faire. Nadja ? C'est différent. Elle n'a jamais agit de cette façon. Elle s'inquiète. Ils se connaissent, se sont connus là-haut.

« Tu vas venir t’asseoir ou il faut que je te traîne sur le lit moi-même ? » Il n’avait pas réalisé qu’il était resté debout tout du long, trop occupé à justifier sa présence, cette blessure qu’il aurait pu éviter ou ne pas éviter, c’est leur façon de s’interpeller qui est étrange, comme s’ils n’avaient jamais appris à se parler de façon normale alors que tout est dit, ils n’ont rien contre l’autre, c’est même plutôt l’inverse. Il s’approche et s’assied même si l’image qu’elle présente reste intéressante, drôle, aiderait à détendre cette atmosphère qui plane sans qu’il trouve un comment l’alléger. Il n’est pas des plus diplomates, ne cherche que rarement ses mots pour ne pas en blesser d’autres lorsqu’une discussion s’engage. Il ne fait que rarement attention mais a envie d’essayer, ne serait-ce que pour la calmer un peu, pour lui faire comprendre que tout va bien, lui demander comment elle se sent par la même occasion. Il ne joue pas toujours au psy avec eux, n’en a même jamais été réellement un s’il devait se fier à ce que les autres pensent de lui mais c’est là qu’intervient cette donnée importante quand il faut le définir, rien de tout ce qu’ils diront a de l’importance sauf peut-être l’autre unique personne présente dans cette pièce. « Je ne joue pas toujours au psy. » C’est con à dire comme ça mais y’a comme une envie de se justifier peut-être à elle, peut-être à tout le monde. « C’est comme si on te demandait d’arrêter d’être médecin ou de penser comme ça parce que tu l’as toujours fait ainsi. » Ce n’était pas ce qu’il avait en tête au départ, il ne s’y est jamais pris de la bonne façon. « Désolé. » Parler n’a jamais été son fort, résoudre des situations qui le concernent d’un peu trop prêt non plus. Il veut essayer mais ce n’est pas dit pour autant qu’il y arrive, comme maintenant lorsqu’il peine à aligner trois mots sans qu’ils ne se retournent contre lui-même si elle ne lui veut aucun mal, c’est juste qu’il s’y prend terriblement mal et n'est pas de ces cons qui se refusent à le voir.


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Sujet: Re: We're just strangers ☾ ELIJAH&NADJA
Dim 5 Aoû - 19:17

strangers


Nadja & Elijah
When I wake up all alone and I'm thinking of your skin I remember what you told me. we're not lovers, we're just strangers with the same damn hunger to be touched, to be loved, to feel anything at all.

20 Septembre 2116 ☾ Elle ne sait même pas pourquoi ça la rend si nerveuse. Pourquoi ça la touche autant. Pour il l’agace autant. Sa présence, son regard. Tout devient plus difficile à soutenir. Elle n’a même pas encore osé poser les yeux sur la blessure qu’elle est censée soigner. La raison première pour laquelle il est venu. Ce constat d’incompréhension n’arrange rien à son énervement palpable. Ce qui la rend aussi fébrile lorsqu’ils se trouvent dans la même pièce, elle ne parvient pas à l’identifier. Elle n’a jamais pu. C’était déjà le cas durant les quelques temps qu’ils ont passés ensemble. Et ça n’a pas changé. Il n’a jamais été un grand bavard. Plus doué pour écouter que pour parler. Mais chaque fois qu’il ouvre la bouche, elle a comme envie d’enfoncer son poing dans le mur. Pour empêcher les frissons de gagner son épiderme. L’inquiétude de rythmer son palpitant. L’analyse est trop longue à son goût. Elle aurait voulu mettre en terme à ce rendez-vous avant même qu’il ne commence. Pourquoi s’acharne-t-il à faire durer l’entrevue si sa vision est si désagréable pour lui ?

La demande échappe à ses lèvres une fois de plus. Elle lâche un soupire contrit lorsqu’il s’y soumet enfin. Il s’approche, et instantanément, Nadja esquisse quelques pas vers le fond de l’infirmerie, s’éloignant de son patient de manière réfléchie. Préférant être celle qui choisit de réduire la distance entre eux plutôt que l’inverse. Le prétexte est tout trouvé pour instaurer quelques mètres de plus entre leurs deux corps. Elle s’affaire, en quête de matériel, prépare son plateau de soin qui était déjà prêt depuis longtemps. Le défait pour mieux le refaire. Tente de calmer ses nerfs à vifs, bien qu’elle ne comprenne toujours pas très bien pourquoi elle agit d’une telle façon en sa présence. Ne sachant pas si c’est la peur de le savoir blessé ou son aura qui provoque chez la chirurgienne une telle réaction. Peu importe. Comme toujours dans une telle situation, elle trouve refuge dans ses fonctions. Se replie derrière son masque de médecin. Le front plissé, elle s’approche de nouveau d’Elijah, prend place sur un tabouret à roulettes et entreprend l’examen de la blessure. La justification qu’il lui sert ne la convainc pas vraiment. Mais la brune se garde bien de lui faire savoir alors qu’elle retire le premier pansement désormais brunâtre.

« - Arrête de t’excuser », lâche-t-elle simplement, alors que sa respiration s’est comme arrêtée. Son organisme poussé au ralentit. Ce serait plutôt à elle de faire amende honorable auprès de lui. Mais Nadja ne pourra jamais s’y résoudre. Elle n’a jamais été tendre, encore moins sentimentale. S’excuser est bien plus dur pour elle qu’une opération à coeur ouvert. « - Le problème c’est que je suis incapable de dire quand tu joues au psy et quand tu es juste toi » L’aveu lui brûle les lèvres. Et ça la ronge depuis longtemps déjà. Elle le dit sans lui accorder le moindre regard, comme s’il s’agissait d’une banalité sans importance. Alors que c’est peut-être dans ces quelques mots que réside le nœud du problème. De leur problème. « - Mais j’imagine que ça n’a plus vraiment d’importance, maintenant » Elle lève les yeux, une fraction de seconde, vers le ténébreux. Ne lui laisse pas le temps d’accrocher son regard. Une paire de ciseaux entre les doigts fins de la médecin découpe le bandage. Habile, elle finalise son travail en faisant tenir le tout d’une épingle à nourrice. Si tout pouvait se résoudre de la même manière, les relations sociales seraient beaucoup plus faciles. Un bandage et une épingle, ça suffit pas pour des plaies trop profondes.

« - Évite de faire traîner ta jambe n’importe où jusqu’à ce que ce soit complètement cicatrisé. Tu veux pas que ça s’infecte, crois-moi » Plus détachée que jamais, Nadja recule son tabouret, retrouve l’équilibre instable de ses deux jambes, rassemble les pansements usagés et le matériel à nettoyer. Bien sûr, que ça aurait pu être plus grave. Bien sûr, qu’il n’est pas à l’agonie. Bien sûr, que ce n’est qu’une égratignure, comparé à ce qu’elle a déjà vu. Mais elle n’oubliera jamais, ce sentiment d’inquiétude mêlé à la peur, lorsqu’on lui a annoncé qu’Elijah revenait blessé d’une sortie hors du campement. Ils ont peut-être choisi de poursuivre des voies différentes. Ça ne veut pas dire qu’elle n’a jamais été heureuse qu’elles se soient croisées. Au mauvais moment.
(c) DΛNDELION

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Sujet: Re: We're just strangers ☾ ELIJAH&NADJA
Sam 15 Sep - 21:33





We're just strangers


Elijah & Nadja


Il a du mal à comprendre parfois pourquoi ça lui est si compliqué d’interagir avec les autres. Souvent, c’est vrai : il n’a pas envie de faire d’effort mais la plupart du temps il en fait et la plupart du temps encore ça l’ennuie de voir que cela ne fonctionne pas. C’est juste comme ça et pourtant ça n’a pas toujours été ainsi. Il s’y fait, n’est pas du genre à se dire que la vie est injuste avec lui, il est simplement mené par ce côté fataliste qui lui dit que c’est ainsi, que de faire des efforts n’y changera rien, que c’est très bien comme ça au fond, est-ce qu’il s’en plaint ? Est-ce que ça l’emmerde de voir que parfois il y a juste des choses que l’on ne peut pas contrôler, des distances qui se créent sans pour autant le vouloir, parce que l’on a laissé le temps passer sans trop y faire quelque chose et qu’elle s’est installée. Et que la terre n’y a pas fait grand-chose pour que cela s’arrange. Il ne sait pas pourquoi il l’a évitée au fond, c’est juste venu comme ça. S’ils se croisent cela se passe bien mais jamais plus que nécessaire. A-t-il envie que cela change ? C’est la question qu’il se pose, qui le laisse un peu perdu dans ses pensées lorsqu’il est avec elle.

Il n’a pas de réponse à cette question. C’est compliqué disons que là-haut pour des raisons à chaque fois différentes, il a préféré s’éloigner, n’être qu’une connaissance que l’on reconnait au loin et ne plus s’attacher. Il connait certaines personnes, il n’est pas antipathique avec tout le monde, il tient à certain d’entre eux même si sa façon de le montrer peu paraitre bancale comme sa façon d’agir ici. Il n’a pas forcément mal réagit, ils étaient d’accord tous les deux puis comme a chaque fois, comme à chaque changement brusque dans sa vie il a laissé le temps faire les choses sans trop se dire que cela jouerait quelque chose dans sa façon de se comporter avec les autres. Il ne lui en veut pas, ne lui en a jamais voulu. C’est juste qu’il est comme ça à ne jamais vraiment savoir ou vouloir savoir comment s’y prendre, comment agir, comment être autrement de sa façon d’être avec les autres.

Alors c’est sur parfois ça se passe mal, parfois il en prend plein la tronche mais il le vit bien. « Arrête de t’excuser. » Ca l’agace un peu ce ton. Il soupire et l’observe un moment comme pour savoir s’il saura un jour comment se comporter envers elle. « Le problème c’est que je suis incapable de dire quand tu joues au psy et quand tu es juste toi. » « Je suis toujours moi, qu’on l’apprécie ou non. » Il ne sait pas comment le traduire autrement. Jouer au psy comme elle le dit ça fait partie de lui, c’est comme un tout indissociable qu’il n’a pas envie de ranger au placard pour faire plaisir au plus grand nombre. « Mais j’imagine que ça n’a plus vraiment d’importance, maintenant. » « Probablement. » Est-ce vrai ? Il n’en sait rien. Il a l’impression de ne jamais rien savoir en sa présence. Qu’est-il sensé interpréter par ce constat ? Il a l’air contrarié, l’est-il ? Il n’a pas le temps d’analyser sa propre réaction à la façon d’être de Nadja que déjà elle passe à autre chose. C’est qu’elle aussi est difficile à suivre par moment, le sait-elle seulement ? « Évite de faire traîner ta jambe n’importe où jusqu’à ce que ce soit complètement cicatrisé. Tu veux pas que ça s’infecte, crois-moi. » Il devinera bien le moment où il pourra à nouveau se déplacer même s’il sait qu’il fera toujours un peu plus attention tout en lui demandant du regard de faire de même. C’est peut-être la plus longue de leur ‘rencontre’ depuis il ne sait combien de temps, depuis peut-être bien l’Odyssée, d’avant la chute parce qu’ils l’ont toujours fait ainsi de façon inconsciente sans même se poser la question de s’interroger. C’est de s’interroger sur les autres qu’il est plus plus habile, pas sur lui-même. Il hoche la tête pas très certain de vouloir partir même s’il le faut. Il a pourtant besoin de lui dire quelque chose. Il ne va pas la retenir longtemps, il n’est pas le seul blessé, il y a aussi celle qui est non loin d’eux, l’étrangère qu’ils ont ramenée, l’étrangère qui les intrigue à sa façon, qui l’intrigue lui aussi parce qu’elle est l’inconnue de la terre dans leur campement même s’il a été réticent oui, ce n’est pas tous les jours que quelqu’un d’un autre peuple se retrouve chez eux. « Merci Nadja. » Ce merci ne veut peut-être rien dire ou tout le contraire. Un remerciement pour la blessure, un remerciement pour autre chose, d’être encore en vie parmi tous ces autres qui n’ont pas eu cette chance dans l’autre partie échouée dans l’océan, dans ceux qui sont simplement morts sur le coup de l’atterrissage. Merci d’être encore là.

Spoiler:
 

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Sujet: Re: We're just strangers ☾ ELIJAH&NADJA

 

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