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˜˜˜˜˜˜Start of time ☾ HARLAN&NADJA
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Sujet: Start of time ☾ HARLAN&NADJA
Ven 13 Oct - 12:23

start of time


Nadja & Harlan

There's a ghost upon the moor tonight. Now it's in our house. When you walked into the room just then. It's like the sun came out.
28 Mai 2117 ☾ Agitation permanente avec laquelle elle doit gérer en permanence. Après avoir été contrainte de faire face aux dégâts causés par le tremblement de terre, le médecin doit maintenant jongler avec ses patients, son rôle de membre de Conseil et les préparatifs d’un déménagement de grande ampleur. Tout prévoir. Ne rien oublier. Envisager toutes les possibilités. Toutes les alternatives. Anticiper les solutions aux problèmes qui pourraient se poser. Elle s’épuise à penser à tout. Au pire, surtout. S’évertue à envisager chaque éventualité. Pour mieux saisir toutes les opportunités. Le temps qui défile devant ses prunelles attentives et marque son passage d’épreuves aussi intenses que dangereuses. Périls d’une vie qu’elle n’aurait jamais pensé connaître. Existence linéaire perturbée par des interférences restées secrètes pendant longtemps. Trop longtemps. Aujourd’hui dans la confidence, Nadja use ses nerfs à porter le poids de toute une communauté sur ses épaules. Au delà de son rôle purement médical, elle prend sur elle chaque jour pour affronter les responsabilités qu’elle s’octroie seule. Mission qu’elle s’est donnée d’unifier les camps, apporter des solutions tant bien que mal. Malgré les réticences de ses supérieurs.

Dévouée à sa tâche, la brune prend chaque étape du processus très à coeur. Entière et franche, elle a tout naturellement pris la direction des opérations se déroulant à l’infirmerie. L’un des premiers postes à être transféré sur le nouveau campement, en cas de besoin. En cas de nouvelle catastrophe. Elle délègue avec peine certaine tâches. La salle de soins soudainement pleine de volontaires. Déplacer le matériel est ce qui va leur prendre le plus de temps. Le stock de médicaments étant cruellement bas, les étagères tristement aérées, le reste devrait être bien plus rapide. L’esprit scientifique et logique de Nadja reprend immédiatement le dessus, elle prend les choses en mains. Donne les directives pour que rien ne soit perdu sur le chemin. Inventorie chaque objet, chaque outil avant de le laisser quitter l’endroit pour rejoindre leur nouvel établissement. Et le temps qui file à une vitesse folle, sans crier gare. Prolonge les efforts de manière indéterminée, pour tout le campement. Déjà plusieurs semaines qu’ils se préparent à quitter ce terrain pour rejoindre le suivant. Se préparent à l’exode qui devrait aider leur situation complexe, leur éviter des dangers. Et c’est l’impatience qui commence à tirailler ses nerfs de glace.

Concentration interrompue brusquement quand un garde pénètre l’enceinte de l’infirmerie. Nadja relève la tête, fronce les sourcils. L’inquiétude qui la prend naturellement au ventre en voyant l’homme entrer dans son domaine. Espère que rien ne soit arrivé à l’extérieur. « - Un terrien demande à voir Adelaïde », annonce-t-il en s’approchant de la médecin. Il doit certainement déjà connaître la réponse à sa requête et s’attend à ce qu’elle prenne la relève. Comme elle le fait déjà au quotidien. Une requête qui ne la laisse pas indifférente. Si le terrien en question demande expressément à voir son mentor, c’est qu’il doit avoir une bonne raison de le faire. Et cette simple pensée la rassure. Elle pense déjà savoir de qui il s’agit mais ne dit rien de ses soupçons. « - Elle n’est pas disponible, je vais m’en charger » Peu de risques si le garde a pris la peine de venir la quérir. Autre élément qui la conforte dans sa première intuition. Elle abandonne sa tâche précédente, et emboite le pas du gardien jusqu’à la frontière du campement. La matinée est déjà bien entamée et retrouver la lumière extérieure l’éblouit pendant de longues secondes. La vue retrouvée, elle se met à suivre de près la sentinelle  et distingue peu à peu la silhouette qui l’attend à l’entrée du camp.

« - Harlan, c’est bien ça ? » Elle n’a pas oublié le nom du Naori dont Adelaïde lui a parlé. Suivant les recommandations de sa mentor lui instiguant de faire confiance à ce terrien en particulier. D’un signe de tête affirmatif, elle demande aux gardes de laisser son interlocuteur entrer, pénétrer dans l’enceinte de leur désormais ancien campement. « - Adélaïde est occupée pour le moment. Elle m’a beaucoup parlé de vous. Je suis Nadja, la médecin du campement » Présentation rapide, pour l’instant. Ne pas tout révéler sur son rôle est un choix volontaire. Mais l’occasion de tout dire viendra pas rapidement. « - À quoi devons-nous votre visite ? » Nadja s’adoucit du mieux qu’elle peut. Laissant derrière elle l’amertume de certains jours. L’occasion est trop belle pour la laisser passer. Dialoguer avec Harlan est tout ce qu’elle recherche, tout ce qu’elle souhaite depuis qu’elle a pris connaissance de son existence. Elle compte bien profiter de l’avantage qui lui est offert.
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Sujet: Re: Start of time ☾ HARLAN&NADJA
Jeu 19 Oct - 21:33

Ce sont les échos des sentinelles qui t'alertent et attisent ta curiosité et, oui, une certaine forme de peur aussi. Elles parlent de mouvement dans le campement des skaikru plus récemment débarqués, de grande agitation depuis quelques jours, certains affirment même que cela dure depuis quelques semaines. Ton esprit pessimiste ne peut s'empêcher d'échafauder les pires théories pour expliquer ce remue-ménage. Se préparent-ils à développer leur technologie néfaste ici ? À reproduire ce qu'ils avaient là-haut, lassés de cette Terre trop naturelle à leur goût ? Tu sais que de nombreuses choses leur manquent, tu en as eu les échos de la part de Tennessee et Alaska, même si tu ne comprends pas exactement toujours de quoi il s'agit, certains concepts sont trop abstraits pour toi, trop éloignés de ta réalité. Mais tu sais que si certains se sont adaptés, acclimatés à la Terre, ce n'est pas le cas de tous, et tu sais que certains rêvent encore de retourner à leurs habitudes, à leurs outils, à toute cette modernité que tu exècres par principe.

La pire possibilité, celle que tu n'as pas envie d'envisager mais à laquelle tu te dois de te préparer, est l'éventualité d'un renforcement de leurs troupes en vue d'un début d'hostilités. Désormais qu'ils sont installés, désormais qu'ils ont plus ou moins acquis ces terres sur lesquelles ils se sont écrasés, veulent-ils s'étendre ? Ce serait naturel, leur colonie est grande, elle peut rivaliser avec un village terrien, et ils ne sont pas tombés dans les terres les plus riches. Mais toute expansion risque de se faire à vos détriments, risque d'empiéter sur vos terres, sur vos principes. Et s'ils mettent la Terre en danger à nouveau ? Et s'ils commencent à vouloir tuer des vôtres ? Les jeunes skaikru se sont après tout lancés dans le combat armé contre les tribus de l'ouest, ont tué des Athnas, des Calusas, des Pikunis. Pourquoi leurs adultes seraient-ils différents ? Pourquoi vous épargneraient-ils ?

Alors tu te dois d'avoir le coeur net. De voir ce qu'il se passe réellement ici, de savoir ce qu'il se trame. Tu préviens le Conseil avant de te mettre en route vers leur campement, les remarques acides de Rowena et les regards mécontents de Caleb te restant en mémoire. Tu essaies de faire des efforts, de parler. Ce n'est pas facile et ce n'est pas du tout dans ton mode habituel, mais tu essaies de ne plus faire de vagues. De toute façon, tu as été clair sur tes intentions quant aux Skaikru : tu ne veux pas de guerre, tu ne veux pas de mésentente. Tu les vois comme des alliés davantage qu'autre chose et si c'était possible, tu souhaiterais davantage de coopération entre vos deux clans. Mais jusqu'à présent, leur Conseil est resté assez hermétique à un rapprochement quelconque entre vous, excepté pour Adelaide. Et tu n'as pas vu Adelaide depuis tellement longtemps que tu ne sais pas si son opinion a changé, si elle est même toujours là. Mais tu te dois d'essayer, au moins, tu te dois de tenter d'établir une connexion. Malgré ce que peuvent penser les autres de toi, tu n'as pas une nature foncièrement belliqueuse, tu veux simplement protéger les tiens. Tu utilises la paix autant que possible, mais tu n'es pas contre un recours à la force ou à des tactiques plus malhonnêtes, s'il le faut. C'est ce qui fait la différence entre eux et toi.

Quand, quelques heures après ton départ, tu arrives en milieu d'après-midi près de leur campement, tu te fais rapidement repérer par leurs gardes. Tu restes de marbre tandis que tu montres ton absence d'armes, et que tu déclines ton identité et annonces ton souhait de parler à Adelaide. Voir ton homologue te semble être encore la plus sage décision à prendre : tu la connais, tu sais qu'elle a un rôle équivalent au tien. Sûrement pourra-t-elle t'éclairer et t'expliquer ce qu'il se passe, apaiser tes doutes quant à la situation actuelle ?

Tu éprouves un certain soulagement quand le garde, après une certaine hésitation, finit par obtempérer. Un autre le remplace bientôt pour te surveiller, et son regard t'examine et semble presque comme un poids physique tandis que tu attends, avec une apparence sereine mais en réalité une certaine anxiété intérieure, que le premier garde ne revienne. Tu sais qu'il est entièrement possible que ce ne soit pas Adelaide que tu rencontres, que tu ne tombes dans un piège, mais tu oses espérer que les relations entre vos deux camps sont suffisamment cordiales pour éviter tout débordement. Pour t'empêcher de t'attarder sur ces pensées noires, tu détailles du regard les alentours, tu notes qu'il y a effectivement un certain affairement, plus de mouvement qu'il n'est coutumier pour un jour normal dans un village. Quelque chose a l'air de se préparer, mais quoi ?

Finalement, tu vois la silhouette de l'homme qui revient vers les abords du camp, mais tu ne reconnais pas le visage qui le suit. Pas Adelaide, dans ce cas. Tu es partagé entre appréhension et curiosité. Tu ne vois pas davantage d'hommes armés, c'est plutôt bon signe. Peut-être Adelaide est-elle simplement occupée ailleurs ? C'est ce que tu espères, même si il aurait été plus simple de discuter avec quelqu'un que tu connais déjà. Cette femme semble avoir une certaine forme d'autorité et elle semble proche de ton âge. Peut-être sera-t-il plus facile de lui parler ?

Tu es surpris que l'étrangère connaisse ton nom, mais tu hoches tout de même la tête quand elle demande si c'est bien toi Harlan. Ce n'est pas la première femme du ciel que tu croises, et certains parmi eux connaissent ton statut parmi les Naoris. Peut-être ces informations ont-elles été retransmises ?

Elle semble faire signe aux gardes de rester en retrait, et tu t'approches avec une certaine précaution vers le camp. Mais tu restes définitivement en-dehors des limites de celui-ci, ne souhaitant prendre aucun risque.

Tu as désormais un nom et une fonction à associer au visage de l'étrangère. Nadja, médecin. Un détail que tu gardes précieusement en mémoire – tout point d'accroche te semble bienvenu. La femme brune confirme qu'Adelaide est occupée, et elle te demande rapidement ce que tu fais ici. Tu réponds calmement :

« Nos sentinelles ont rapporté qu'il y avait beaucoup de mouvement autour de votre campement. J'étais curieux. »

Et méfiant, même si tu tais cette information. Tu ne t'attendais pas forcément à des préparatifs de guerre, mais toute agitation n'est pas forcément bonne, et tu sais que l'agitation dans le désert ne présage jamais rien de bon. Tu ne connais pas aussi bien les Skaikru que les Rahjaks et tu peux moins aisément prévoir leurs mouvements que la paranoïa d'un Roi Arkhip dans l'ombre duquel tu vis depuis ta naissance.

Tu penches légèrement la tête sur le côté et ajoutes d'un ton poli, mais inquisiteur :

« Vous avez l'air d'avoir entendu parler de moi, mais je ne pense pas vous connaître. »

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Sujet: Re: Start of time ☾ HARLAN&NADJA
Jeu 26 Oct - 10:54

start of time


Nadja & Harlan

There's a ghost upon the moor tonight. Now it's in our house. When you walked into the room just then. It's like the sun came out.
28 Mai 2117 ☾ Le front qui se plisse quand les prunelles neurasthéniques distinguent finalement la silhouette masculine. Visiteur inattendu mais plus que bienvenu. Du moins, du point de vue de la scientifique qui s’impatiente de rencontrer le terrien depuis des semaines. Depuis qu’Adelaïde lui a parlé de lui, lui faisant clairement comprendre qu’elle lui avait accordé sa confiance et qu’en tant que nouveau membre du Conseil de l’Odyssée, Nadja devrait en faire de même. Inutile de le lui répéter deux fois. Un allié tel que lui est tout ce qu’elle attendait. Tout ce dont elle avait besoin pour mettre en place sa stratégie. Atteindre son objectif principal qu’elle espère encore salvateur. Et qui reste indispensable à ses yeux si leur communauté veut réellement survivre. Cette visite n’aurait pas pu mieux tomber. Elle salue intérieurement l’initiative du Naori qui leur offre ainsi une occasion précieuse de se rencontrer enfin officiellement. Une opportunité en or pour Nadja qui compte bien en profiter jusqu’au bout et du mieux qu’elle peut.

Regard autoritaire vers les gardes pour leur instiguer de ne montrer aucune hostilité envers leur visiteur et de le laisser entrer. L’hésitation dont il fait preuve, Nadja la juge légitime et elle ne peut pas lui en vouloir de préférer rester en retrait dans les premiers instants. Elle choisit de se présenter d’abord rapidement, pour dissiper les doutes, rétablir l’égalité en lui offrant un nom à disposer sur son visage. Visage éreinté par l’agitation des derniers temps. « - En effet, oui. Les nouvelles circulent rapidement, à ce que je vois » Léger sourire, presque imperceptible, venant ponctuer le ton plus léger qu’elle s’efforce d’employer. Elle éprouve le besoin irrépressible de prendre ses distances avec les gens autour, avec le campement en ébullition. Il faut qu’ils s’éloignent, trouvent un peu de tranquillité. Loin des yeux et des oreilles indiscrètes. Nadja ne veut surtout pas avoir de comptes à rendre. Elle s’approche légèrement du terrien, à pas lents. Soucieuse de ne pas l’effrayer.

« - Je suis une proche d’Adélaïde, c’est elle qui m’a parlé de vous. J’étais impatiente de vous rencontrer », répond-elle simplement au ton inquisiteur employé par le Naori. Justification sincère. En tous points honnête. « - Il est vrai que j’ai l’impression de vous connaître alors que je ne suis qu’une inconnue pour vous. Mais j’espère remédier à cela rapidement » Pour le bien de leur future potentielle collaboration, Nadja se veut plus loquace qu’à son habitude. Elle se fait bien moins vindicative, bien moins sarcastique que d’ordinaire. Désireuse de montrer au visiteur sa réelle volonté d’instaurer des échanges cordiaux et bénéfiques pour leurs deux clans. Leurs vies en dépendent. Celles des Odysséens plus que celles des terriens, il est vrai. Mais au fond, Nadja est persuadée que la science et le savoir ramené du ciel peut apporter beaucoup aux peuples de la Terre également. Et elle compte bien user de ses capacités personnelles pour faire valoir ses convictions.

« - Allons marcher un peu, si vous le voulez bien », propose-t-elle en lui indiquant la direction à suivre d’un signe de la main. Une promenade de bonne entente le long des limites du campement. Un terrain neutre pour avoir tout le loisir de parler librement, sans risquer d’infliger des regards de travers de la part de certains à Harlan. Des Odysséens encore trop fermés d’esprit pour accepter une collaboration terrienne, qui risqueraient de mettre en péril son initiative. L’opinion de Nadja n’étant pas encore partagée par tous, elle ne fait pas tout à fait l’unanimité, encore moins au sein du Conseil. Un risque qu’elle n’est définitivement pas prête à prendre. « - Je tiens à vous rassurer. Ce ne sont pas des préparatifs de guerre dont vous avez entendu parler », commence-t-elle en marchant, le regard droit vers l’horizon. Le ton est à la fois formel et amical, le timbre est clair. La médecin largement adoucie par cette visite. Une précision qu’elle juge nécessaire pour apaiser la tension palpable et rassurer son hôte.
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Sujet: Re: Start of time ☾ HARLAN&NADJA
Lun 6 Nov - 15:19

Tu notes la fatigue sur les traits de l'étrangère – Nadja – et tu te demandes la raison de celle-ci. Est-elle naturelle ? Omniprésente ou au contraire, récente ? Est-elle le résultat de cette agitation qui secoue le campement et qui est parvenue jusqu'à vos oreilles ? Ce sont toutes des questions que tu te poses, mais tu les gardes pour toi. Certainement auras-tu une réponse en temps voulu.

Nadja ne semble pas s'offusquer que les nouvelles vous soient parvenues, elle ne dément pas. Tu prends cela comme un signe positif. Car assurément, si ces préparatifs devaient vous nuire aurait-elle cherché à nier leur existence. Ça te soulage, quelque peu.

Quand l'autre médecin s'approche de toi, tu restes en place, attendant simplement avec une certaine curiosité le prochain mouvement. Tu ne perçois pas d'hostilité et sûrement, si elle avait réellement voulu te faire du mal, saisir les gardes aurait été plus aisé. À la mention d'Adelaide, ton masque se craquelle quelque peu, laissant apparaître une certaine surprise, et, oui, peut-être un peu de joie, à entendre que vraisemblablement ton homologue est toujours présente et doit apparemment bien se porter. Et qu'elle ait parlé de toi de façon positive à quelqu'un qui lui est proche.

« Oh, je vois. » Un sourire fleurit sur tes lèvres, en entendant l'enthousiasme de l'autre médecin. « J'en déduis qu'elle se porte bien, c'est un soulagement. Et j'espère apprendre à vous connaître également, dans ce cas. » réponds-tu sincèrement.

Si elle a une certaine forme d'autorité, tisser de bonnes relations avec Nadja ne peut qu'être bénéfique pour vous. Et au moins, tu penses pouvoir déjà mieux la comprendre avec les connaissances que tu as acquises auprès d'Alaska. Tu seras moins prompt à juger directement, comme tu l'as fait avec Adelaide. Alors, c'était la première échouée de ce nouveau peuple que tu rencontrais, et tu possédais encore de très nombreux préjugés au sujet de ces Odysséens. Au fil de tes rencontres avec d'autres membres de leur groupe, tu as fini par réviser certaines de tes idées. Si encore beaucoup d'aspects de leur vie ou de leur culture te laissent interdit, tu sais mieux désormais ce que tu peux attendre d'eux, et surtout, ce qu'ils ne sont pas. Tu espères simplement que la majorité de ces skaikru correspondent en effet à ce peuple qui ne demande qu'à vivre en paix sur la terre dont ils ont toujours rêvé, comme on te l'a laissé entendre.

« Bien sûr, je vous suis. » acquiesces-tu quand Nadja te propose d'aller marcher un peu. Tu supposes qu'il s'agit d'une façon détournée de vous éloigner de la présence des gardes et possiblement d'avoir une conversation plus discrète. S'agit-il d'un sujet sensible ? Tu ne peux qu'établir des hypothèses et tu préfères observer les environs plutôt qu'échafauder des théories sur des sujets auxquels tu trouveras peut-être réponse sous peu. Tu notes les barrières, les gardes, les limites du campement. Tu notes l'organisation et la structure de leurs bâtiments, construits à la hâte semble-t-il, autour de la carcasse de leur imposant et impressionnant vaisseau. Tout cela, tu ne peux que le voir que dans les endroits où les barrières sont plus fines, plus rudimentaires, mais cela te renseigne déjà davantage sur ce qu'il se passe. Tu ne notes pas un afflux plus important d'hommes à l'allure de soldats, et cela te rassure. Peut-être sont-ils ailleurs, cachés, mais ta première impression n'est pas celle d'un campement qui se prépare pour la guerre.

Tes soupçons sont confirmés par Nadja à peine quelques minutes plus tard, et tu ne retiens pas le léger soupir de soulagement qui s'échappe de tes lèvres. Oh, bien sûr, elle pourrait te mentir, mais tu ne le penses pas. Pour une fois, ton naturel pessimiste et méfiant semble être endormi, et tu es porté à croire que Nadja dit la vérité. Tu n'as après tout aucune preuve pour étayer l'hypothèse d'une guerre imminente. De plus, contrairement aux jeunes skaikru et les tribus de l'ouest, les relations entre vous et ces récents échoués du ciel n'ont jamais été teintées de réelle hostilité. Peut-être l'entente n'est-elle pas parfaite ou pas aussi bonne qu'elle pourrait l'être, et tu sais que certains Naoris restent méfiants vis-à-vis de ce peuple des étoiles, Caleb au sein du Conseil, notamment, mais vous n'avez jamais été ennemis, au moins.

« Puis-je demander de quels préparatifs il s'agit, dans ce cas ? Il semble qu'il s'agisse d'un changement de grande envergure. Même si cela me rassure que vous ne prévoyez pas de conflit dans le futur immédiat. »

Tu ne peux rien dire sur le futur lointain. Tu es peut-être moins méfiant, mais tu n'as jamais été idéaliste ou optimiste.

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Sujet: Re: Start of time ☾ HARLAN&NADJA
Mar 14 Nov - 18:02

start of time


Nadja & Harlan

There's a ghost upon the moor tonight. Now it's in our house. When you walked into the room just then. It's like the sun came out.
28 Mai 2117 ☾ Les premiers pas sont rapides, au-delà des limites du campement. Rapides pour s’éloigner tout aussi vite des regards indiscrets. Rapides pour obtenir cette tranquillité voulue sans attendre. Les suivants sont bien plus lents, maîtrisés. Bien plus ancrés dans le sol à mesure que la médecin guide son visiteur le long des frontières du terrain que sa communauté va bientôt quitter. Laissant la fatigue latente endormie derrière des airs cordiaux, la brune ne se fait pas prier pour saisir l’occasion d’une pause entre deux patients et l’organisation du déménagement imminent de tout leur matériel. Bien décidée à saisir l’occasion qui lui est donnée de nouer des liens avec les Naoris, et celui qui lui rend visite aujourd’hui en particulier. Léger rictus à peine perceptible ancré au coin des lèvres, le yeux plissés pour les protéger d’une lumière trop bute, la scientifique n’a aucun mal à se remémorer les paroles de sa mentor à l’égard d’Harlan. Elle les a soigneusement gardées en mémoire, chaque précision, chaque détail, chaque mot prononcé par Adelaïde est resté gravé, dans l’optique q’un jour enfin, les recommandations de son aînée lui soient utiles. Patience récompensée.

La bonne volonté démontrée par le terrien la rassure. Suivant les pas de la chirurgienne sans protester, Nadja ne tire que des bonnes conclusions des premières impressions laissées par le ténébreux. « - Pour vous répondre, Adelaïde va très bien, en effet. Tout comme sa fille », précise-t-elle dans le simple but de répondre au besoin de curiosité du visiteur. Il n’était pas venu pour elle, après tout, mais bien pour voir Adelaïde. S’il n’a montré aucune déception en voyant Nadja l’accueillir en lieu et place de son mentor, il a tout de même le droit de savoir que son interlocutrice passée se porte bien. « - Vous ne l’avez pas vue depuis longtemps, je crois ? » Trop longtemps, peut-être. Mais à partir de maintenant, et selon la manière dont cette entrevue se finira, Nadja compte bien reprendre le flambeau et organiser des rencontres plus régulières avec le Naori. Faire évoluer leurs relations de la bonne manière et tout ce qui compte vraiment pour elle. Certains y voient de l’opportunisme. Elle ne voit que de la diplomatie. Un instinct de survie.

Elle ne tarde pas à rassurer définitivement son hôte sur les véritables raisons de la grande agitation qui régit leur campement ces derniers temps. Elle lève la tête un instant vers l’homme bien plus grand qu’elle et constate son soulagement. Continuant d’avancer vers le bois alentour, la médecin se détend peu à peu, ne désirant dégager que des bonnes ondes envers son potentiel nouvel allié. La question qu’il formule est non seulement logique mais légitime. Et elle aurait certainement finit par lui livrer la réponse même s’il ne l’avait pas posée. « - De grande envergure, le mot est faible… », commence-t-elle par faire remarquer. Le ton est amical, le timbre est clair. Aucune intimidation dans la voix mais le seul désir de ne pas écourter prématurément l’entrevue, pour quelque raison que ce soit. « - Notre campement actuel ne répond plus à nos besoins. Il est même devenu dangereux pour beaucoup au fil du temps alors après des mois de recherches, nous allons enfin le déplacer. Nous déménageons vers un autre camp plus sécuritaire, plus grand aussi », répond-elle sans trop en dire.

« - Nous ne sommes pas là pour nous battre, vous savez » Elle continue sur sa lancée. Rassure une fois de plus le visiteur en parlant pour elle, mais pour les siens aussi. « - Notre Conseil est méfiant, certaines personnes dans nos rangs également. Mais je crois que tout le monde est tout à fait conscient qu’une guerre aurait des conséquences bien trop importantes. Bien trop graves » L’amertume présente dans la voix quand elle pense à ses supérieurs au sein du Conseil qui ne souhaitent en aucun cas traiter avec les terriens. Restant résolument repliés sur eux-mêmes, sans chercher à s’intégrer, ne pensant qu’au peuple du ciel quand toute une civilisation a survécu sur Terre envers et contre tout. Elle baisse les yeux une seconde. Presque honteuse de représenter à ce moment précis, des personnes comme Clare ou même le Chancelier, qui la feraient sans doute taire s’ils savaient ce qu’elle vient de dire à celui qu’ils considèreraient comme un ennemi. C'est certainement pour cette raison également, qu'elle se garde encore de préciser qu'elle fait partie, de ce même Conseil. « - Vous comprenez maintenant d’où vient tout le remue ménage dont vous avez entendu parler. C’est un chamboulement pour nous tous et la réorganisation prend du temps. Plus de temps que prévu, certainement », ajoute-t-elle dans un demi-sourire à peine voilé. Détendre l’atmosphère après les aveux tout juste formulés. Retrouver une forme de légèreté au beau milieu de la nature.
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Dernière édition par Nadja Wolkoff le Lun 4 Déc - 17:40, édité 1 fois

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Sujet: Re: Start of time ☾ HARLAN&NADJA
Mar 21 Nov - 16:20

Tu avais hésité, avant de prendre la route vers ce campement. Te demandant si ce voyage était risqué, si le potentiel danger en valait la peine. Car jusqu'à présent, toutes vos rencontres avec ces Odysséens s'étaient faites en terrain neutre, jamais trop près de leur campement. Voir Tennessee aux abords de votre village t'avait déjà alerté, et tu avais promptement éloigné la jeune femme de l'arbre de vie, pour poursuivre votre discussion. Malgré le certain degré de confiance acquis, tu restais quelqu'un de fondamentalement sceptique et méfiant. Les hypothèses négatives te venaient plus naturellement, ton esprit cartésien s'échinant à envisager les pires scénarios pour se préparer à toute éventualité. Anticiper, devancer l'adversaire, le battre avant qu'il ne fasse son mouvement. Un jeu d'échecs que tu maîtrisais, trop bien peut-être, tant qu'on te laissait seul, libre de tes mouvements. Cependant, la réalité t'avait rattrapé. L'aspect humain, celui que souvent tu négligeais ou oubliais, t'avait rattrapé. L'irritation t'avait gagné, en voyant que les autres ne comprenaient pas que ce que tu faisais était pour le bien de la tribu, que ce que tu faisais n'était pas dans un but égoïste. Encore une fois, on méprenait tes actions. Parce que tu pensais sur le long terme, parce que tu haïssais l'échec. La faiblesse.

Mais on t'avait mis face à tes erreurs, brutalement. Fait tomber de ton piédestal, arraché les voiles de tes yeux. Les mots acides, tombés en cascade, les reproches qui écornaient ta carapace. Le doute. L'horrible doute, celui que tu avais toujours voulu éviter, celui contre lequel tu te croyais protégé. Et tu avais dû réaliser que non, tu ne valais pas mieux que les autres. Que, non, tu n'avais pas le droit de décider seul de la vie d'autant de gens. La gifle, plus dure psychologiquement que physiquement, avait été assénée, le réveil avait été douloureux et depuis, tu faisais profil bas. Évitant les décisions polémiques, les écarts. Tu avais pris du recul, avais tenté de voir les choses sous un autre angle. Alaska t'aidait en cela, peut-être sans qu'elle ne s'en rende compte. T'offrait une nouvelle vision, plus nuancée, moins agressive ou pessimiste, des événements. Alors, tu étais venu à ce campement, en dépit du risque, après avoir soupesé la décision. Parce que tu espérais que tout se passerait bien. Parce que tu espérais qu'il n'y aurait pas de nouveau sang versé, simplement.

Tu n'avais pas l'habitude d'avoir de l'espoir.

Pourtant, c'était cela que tu ressentais, quand Nadja confirma qu'Adelaide allait bien, ainsi que sa fille. Ton sourire s'adoucit, en entendant ces mots.

« Je ne savais pas qu'il s'agissait d'une fille. Cela doit faire plus d'un an que je ne l'ai pas vue, oui. » Si longtemps, quand tu l'avais en réalité si peu connue. « Je comprends qu'il n'était pas facile pour elle de se déplacer et que je n'étais pas spécialement...bienvenu, ici. » ajoutas-tu, le ton prudent.

Même si Adelaide avait demandé si tu pouvais l'assister lors de son accouchement, tu t'étais heurté aux préjugés de ces étrangers, à leur méfiance, te voyant refuser net l'entrée de leur campement. Tu pouvais le comprendre. Après tout, tu n'autorisais pas plus les Skaikru à pénétrer dans l'enceinte de votre village. Et tu te rappelais que lors de votre première rencontre plus ou moins officielle avec eux, quand vous leur étiez venu en aide pour affronter l'hiver, une femme de leur groupe avait sous-entendu que la nourriture que vous apportiez pourrait être empoisonnée. Ça avait été vexant, profondément agaçant, mais tu savais que cette réaction était légitime et naturelle. Après tout, tu n'étais pas toi-même le plus enclin à mettre ta vie entre les mains de personnes que tu ne connaissais pas.

Vos pas se dirigeaient vers la forêt, et même si ta curiosité se plaignait quelque peu de ne pouvoir observer le campement comme tu le souhaitais, tu appréciais ce détour plus naturel. La forêt avait toujours été ton ultime refuge. Peut-être était-ce également le cas pour Nadja ? Car tu remarquais que la médecin semblait elle aussi plus à l'aise, plus loin du campement, ses épaules, moins rigides. Tu observais ces changements sans pour autant attirer l'attention sur eux – ce n'était pas ta place.

Tu écoutas attentivement Nadja, tandis qu'elle révélait la raison de tout ce remue-ménage. Et tes sourcils se haussèrent légèrement, en entendant qu'ils déménageaient. En soi, ce n'était pas une si grande surprise, tu avais toujours supposé qu'ils tenteraient de se joindre aux enfants des étoiles arrivés plus tôt, mais plus d'un an s'était écoulé, et tu avais fini par penser qu'ils étaient là pour rester. Tes pensées se tournèrent un instant vers Alaska. Voudrait-elle les rejoindre, désormais qu'ils changeaient de campement ? Il te faudrait certainement la prévenir, ne serait-ce que pour la tenir au courant de l'évolution des siens.

« Je comprends ce besoin, vous n'avez pas échoué dans la partie la plus sûre de la forêt. » acquiesças-tu. Les marécages n'étaient pas si proches, mais tout pouvait déborder à n'importe quel moment, suite à des pluies violentes, et une telle eau pouvait apporter des maladies. Tu ne dis rien sur tes propres pensées quant à cette carcasse de métal. Tu te rappelais encore le sifflement hurlant, quand ce monstre avait échoué du ciel, déchiré l'azur de ses flammes. Pour toi, il s'agissait davantage d'un signe de malheur qu'autre chose, et quitter ces décombres serait probablement mieux. À moins qu'ils ne souhaitaient emporter ceux-ci avec eux ? Tu n'en savais rien, et tu imaginais que tu te heurterais à un silence pesant si tu posais cette question, peut-être trop sensible. La technologie restait un avantage qu'ils avaient sur vous, il serait fou de le perdre. Même sans être en guerre.

Peut-être devinait-elle le chemin de tes pensées, peut-être était-ce simplement un hasard, mais Nadja te rassura bientôt sur le fait qu'ils ne souhaitaient pas d'une guerre. Tu pouvais sentir l'amertume dans sa voix quand elle avoua également que leur Conseil restait méfiant, ainsi que la population. Des choses dont tu t'étais douté, sans en avoir une confirmation pour autant. Tu hochas la tête, comprenant la situation.

« J'ignore si Adelaide vous l'a dit, ou bien d'autres Odysséens, mais mon clan est pacifique. » expliquas-tu, tandis que quelques branches mortes craquelaient sous vos pas. « Nous cherchons à éviter les conflits le plus possible, c'est pourquoi je suis venu m'assurer que vous ne vous prépariez pas à prendre les armes, comme les jeunes de votre peuple l'ont fait avant vous. » Ton sourire se fit un peu triste, un peu contrit. « Il y a également des voix qui s'élèvent contre vous, chez nous, même si elles sont en général minoritaires. Je n'étais moi-même pas très favorable à votre arrivée, avant de mieux vous connaître. » Tu ajoutas cette dernière phrase en tournant ton regard vers Nadja, avant de reporter ton attention vers le chemin qui se portait devant vous. « Pendant des générations, on nous a appris à détester la technologie et nous en méfier, appris que ce sont les machines et la cupidité des hommes qui ont détruit la Terre, il est difficile d'oublier ces leçons. »

Tu laissas un souffle t'échapper, tentas de retrouver un ton plus léger, voulu par ton homologue.

« J'espère que déménager vers un nouveau campement vous sera bénéfique et ne sera pas trop difficile. » Tu avais envie de poser davantage de questions, savoir combien de gens allaient être déplacés, où ils se rendaient, mais tes interrogations seraient probablement jugées trop invasives. « Avez-vous besoin d'une aide quelconque que nous pourrions peut-être apporter ? » demandas-tu à la place, tournant un regard interrogateur vers l'autre médecin.

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01/10/2017 empty gold. 341 Felicity Jones empty gold. (ava) - crack in time (signa) - tumblr (gifs) membre du conseil, médecin et chirurgien de l'Odyssée. 90
— caught in the middle —


Sujet: Re: Start of time ☾ HARLAN&NADJA
Ven 1 Déc - 17:40

start of time


Nadja & Harlan

There's a ghost upon the moor tonight. Now it's in our house. When you walked into the room just then. It's like the sun came out.
28 Mai 2117 ☾ Des premiers mots échangés naturellement. Rien ne présage un retournement de situation en leur défaveur. Ça la rassure, Nadja. De voir que leur discussion semble prendre un tournant appréciable pour leurs deux tribus. Leurs deux clans. Ça la rassure de savoir qu’elle n’a pas pris la mauvaise décision. Qu’Adelaïde avait visiblement raison. Une fois de plus, pourrait-elle ajouter. Il semble que la capacité de jugement de son mentor soit bien plus affutée que celle de beaucoup d’entre eux et elle se demande encore pourquoi l’aînée à décidé de lui céder sa place au sein du Conseil. La portée de sa voix n’est pas assez puissante. Pas autant que celle d’Addie a pu l’être par le passé. La médecin peine à se faire entendre et quand elle tente une approche différente, on la renvoie au placard. Un poste qui la frustre. La déstabilise. Elle ne veut que le meilleur pour son peuple, tout comme les autres membres du Conseil mais ces derniers n’écoutent pas. N’entendent pas ses appels du pied. Un rapprochement avec les terriens semble pourtant à la fois nécessaire et inévitable. Ce sont eux, les Odysséens, les intrus, après tout. Eux qui ont atterri sur une terre qu’ils avaient autrefois abandonné et la méfiance des tribus terriennes, Nadja l’a toujours jugée légitime, au fond.

Les initiatives discrètes, inconnues de ses supérieurs, sont tout ce qui lui reste. Pour mettre quelque chose en place. Et les mettre devant le fait accompli, puisque la méthode douce ne semble pas fonctionner. Ils ne peuvent plus rester les bras croisés et vivre en autarcie complète est possible, certes, mais pas sur le long terme. Viendra un moment où des échanges seront absolument indispensables pour leur survie à tous et établir des liens solides avant que cette date fatidique et encore imprécise n’arrive pourrait les sauver. La scientifique en est persuadée. Il semble qu’elle ne soit pas la seule à partager cette conviction puisque c’est Adelaïde même qui l’en a convaincue. Et parler d’elle et de sa fille avec le Naori a quelque chose de doucereux. Presque apaisant. « - Elle ressemble beaucoup à sa mère. Je suis certaine qu’Adelaïde ne manquera pas de vous la présenter dès qu'elle en aura l'occasion », une promesse qu’elle lui fait. Ils se reverront et ce sera dans d’autres conditions. Parce qu’elle le veut. Parce que c’est ainsi que cela doit se passer. « - J’aimerais qu’il en soit autrement, croyez-moi » Il a raison lorsqu’il pense ne pas être le bienvenu. Sa présence pourrait faire se lever des voix contraires à ce qu’elle veut démontrer. Donner une occasion aux antagonistes d’un rapprochement entre terriens de se faire entendre. Et ça, elle ne peut se le permettre.

La compréhension dont il fait preuve après des révélations attendues achève de soulager la chirurgienne qui ne perçoit en effet aucune once d’agressivité en l’homme qui marche à ses côtés. Ses yeux divaguent, alternent entre la silhouette désormais connue et l’environnement qui les entoure. Un environnement qu’elle apprend à apprécier de jour en jour, à force de le côtoyer. Elle l’apprivoise au fur et à mesure, bien qu’elle n’ait eu que très rarement l’occasion de sortir du campement, encore moins de s’en éloigner. « - D’autant plus que nous avons récemment subi des dommages qui nous ont poussés à trouver un meilleur endroit pour recommencer à vivre. Tout reste à faire bien sûr, mais c’est un début » Il faut bien commencer quelque part. Et un nouveau camp est certainement la meilleure chose qui pourrait leur arriver maintenant. Apportant avec lui son lot d’imprévus et de désillusions, mais toutes ces choses font partie de la beauté de l’action. Il n’y qu’en restant les bras croisés à rien faire que l’on ne risque rien. Et ce n’est pas dans le tempérament de son peuple.

« - Je comprends très bien la méfiance qui peut subsister par rapport à notre arrivée. Et personnellement, j’ai tendance à penser que c’est à nous, les derniers arrivés sur Terre, de faire nos preuves. Et pas l’inverse » Nouvelle confidence faite au rythme des pas qui les guident encore un peu loin des frontières du camp que l’on distingue de moins en moins à travers la sylve. « - Les hommes ont causé leur propre perte, c’est indéniable. Ils ont abandonné cette planète après l’avoir dévastée et comptaient sans doute la retrouver telle qu’ils l’avaient laissée. Mais la technologie - et la science de manière générale - peut avoir du bon, je vous assure » Elle l’ajoute dans un demi-sourire. C’est un débat sans fin dans lequel elle s’engage mais reste persuadée qu’il peut avoir du bon. Échanger avec Harlan est peut-être la discussion la plus intéressante qu’elle ait eue depuis longtemps. « - Je travaille tous les jours à ce que les opinions changent à propos des terriens, et notamment à propos de votre tribu. J’espère obtenir des résultats convaincants rapidement » Elle s’engage sur une pente glissante. Totalement incertaine de ce qu’elle peut ou ne pas dire. Peut ou ne pas faire. Mais elle se battra. « - J’apprécie énormément votre offre mais vous avez déjà été d’une grande aide pour nous l’hiver dernier », explique-t-elle en tournant la tête vers son hôte à plusieurs reprises. Les yeux baignés par la considération. Puis, tout en réfléchissant, la brune s’arrête, faisant craquer quelques branches sous son poids. « - Pour être tout à fait franche, il y a une chose que vous pourriez faire. Je suis médecin, j’ai appris à soigner les gens dans le ciel, à l’aide de cette technologie que nous n’avons plus ici et je désespère d’apprendre comment vous combattez les maux avec les ressources dont vous disposez sur Terre » Un cri du cœur. Un dernier recours. Un dernier espoir. Une requête presque déguisée mais profondément honnête. Elle pense déjà à ce qu’elle pourrait offrir en retour. Échange équitable. « - Je suis certaine que je pourrai moi aussi enrichir vos connaissances », ajoute-t-elle. Aucune prétention dans la voix. Comme un rappel. Un rappel de ce qu’elle est. De ce qu’elle peut être. De ce qu’elle peut faire. Faire pour eux.
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Sujet: Re: Start of time ☾ HARLAN&NADJA
Dim 10 Déc - 20:22

Les mots tombent, s'égrènent des lèvres de Nadja. Ce sont des informations de seconde main, pâles en comparaison de ce que tu aurais pu avoir, ce que tu aurais pu connaître si la méfiance n'avait pas été de mise entre vos camps, mais tu sais que tu n'auras pas mieux, et tu dois t'en satisfaire. Tu sais que ton homologue ne te doit rien, que ces paroles sont déjà rares, précieuses. À toi de les apprécier à leur juste valeur, même si, tu le crains, le futur qu'elles évoquent n'est qu'hypothétique. Tu ne pourrais être moins sûr d'un jour revoir Adelaide. Mais tu dois t'en satisfaire. Les gens vont et viennent, et si c'est avec Adelaide que tu as noué le premier contact important avec ces hommes et femmes du ciel, Nadja semble être plus que disposée à reprendre ce rôle et tu ne peux en être que reconnaissant.

Tu ne réponds qu'avec un sourire aux mots de Nadja. Il est inutile d'épiloguer sur une rencontre qui n'arrivera peut-être jamais. Et ce blocage auquel tu as fait face fait désormais partie du passé. Peut-être souffrirais-tu de tels obstacles encore aujourd'hui. Certainement, d'ailleurs. Mais c'est à vous de travailler et de faire en sorte que vos peuples se comprennent davantage, se tolèrent davantage. Si vous travaillez à deux, c'est possible, songes-tu.

L'atmosphère est calme entre vous, sereine. C'est étonnant que tu te sentes déjà à l'aise avec Nadja, alors que tu la connais à peine. Peut-être est-ce dû à la présence d'Adelaide, qui semble flotter au-dessus de votre conversation, peut-être est-ce simplement parce que vous vous trouvez des intérêts communs. Mais il est plaisant de ne pas être face à une certaine méfiance, ou d'être directement traité comme un étranger dangereux. Tu as davantage l'impression d'être traité comme un égal, plutôt qu'un potentiel ennemi avec lequel parlementer, et c'est un changement plutôt bienvenu, à tes yeux.

Tu l'écoutes attentivement tandis qu'elle te parle de dommages subits récemment. Tu te demandes d'où ils ont pu provenir, s'il s'est agi d'un phénomène naturel ou s'il y a eu des soucis internes au campement, ou encore s'ils ont eu affaire à des ennemis extérieurs. Tu ne penses pas qu'il s'agisse de la dernière option – elle te paraît peu probable – mais tu ne peux écarter toute éventualité. Cependant, tu préfères ne pas poser de question, il s'agit de leurs problèmes internes, ça ne te regarde pas.

« Au moins cela vous permettra de prendre un nouveau départ. De vous détacher de ce qu'il y avait de mauvais dans votre ancien campement. »

Tu n'as jamais été le plus croyant des Naoris, mais il y a toujours eu en toi cette croyance que certaines mauvaises choses peuvent polluer un endroit, une personne. Un esprit qui reste, un esprit corrompu, qui n'a pas pu trouver de salut. Il y a eu beaucoup de morts, tu crois, lors de leur arrivée sur Terre. Elle ne s'est pas déroulée comme prévue. C'est ce que tu as appris, à demi-mot, au fil de discussions avec d'autres Odysséens. Alors, serait-il si fou d'imaginer qu'il reste quelque chose de mauvais, là-bas ? Quelque chose de hanté ? Tu es quelqu'un de profondément attaché à tes racines, au passé auquel il t'est difficile de te décrocher. Mais tu sais qu'il est parfois sain de laisser partir certaines choses, pour mieux avancer. Tu penses que quitter cette sinistre carcasse de métal serait probablement le mieux à faire pour les Skaikru. Cette structure lugubre t'a toujours personnellement quelque peu mis mal à l'aise. Trop d'inconnu, trop de choses que tu ignores. Trop de menaces dans le noir.

Les propos de la jeune femme te surprennent. Tu n'aurais pas cru que les Skaikru reconnaîtraient devoir faire leurs preuves, s'adapter. Jusqu'à présent, tu as surtout eu l'impression que cette adaptation était une obligation, parce qu'ils n'avaient pas le choix, qu'ils ne pouvaient pas retourner là-haut. Mais aucun skaikru que tu as rencontré n'a vraiment reconnu que vous étiez là avant, que c'étaient vos règles qui avaient préséance. C'est inattendu, mais c'est quelque chose que tu interprètes de façon positive. Surtout si, comme tu le penses, Nadja détient une certaine autorité auprès des siens.

« Je suis soulagé de vous entendre dire ça. » avoues-tu, avec un mince sourire. Tu acceptes le refus de ton offre sans broncher. C'est tout à leur honneur si ces Odysséens essaient de se débrouiller seuls. Cela veut dire qu'ils peuvent peut-être enfin être totalement indépendants. C'est une grande avancée. Ton regard se fait pensif, tes lèvres se pincent quand la médecine et la technologie sont évoquées. « Je sais que tout n'est pas mauvais dans la technologie et la science. Que votre...médecine est plus avancée que la nôtre. Qu'il y a beaucoup de maladies que vous avez éliminées. » Tu restes terriblement envieux du fait que les maladies communes avaient été éradiquées, là-haut. Que les gens ne mouraient pas des maux d'hiver, quand les corps fatigués par le froid ne parvenaient plus à résister et succombaient à des toux violentes, des fièvres. Des maux simples, mais qui emportent les plus fragiles d'entre vous chaque année. Les personnes âgées, les enfants, les nouveaux-nés. Et savoir qu'ils ne souffraient pas de ça, dans les étoiles...Oui, tu les envies. « Mais ça reste...comme un danger. Quelque chose qu'il ne vaut mieux pas toucher. Je ne sais pas si vous comprenez. »

Tu sais que tout le monde ne pense pas comme toi. Que certains Naoris, plus aventureux, ont essayé de voler certains de ces objets étranges, de découvrir comment ils fonctionnaient. Mais tu es un traditionaliste, et toute ta vie, on t'a appris que la modernité était le mal incarné. Il est difficile pour toi de changer de point de vue, même si ton avis se fait maintenant plus nuancé. La peur reste là malgré tout, enracinée dans tes croyances.

Tu affiches un air un peu surpris à la demande de Nadja, mais tu te retrouves rapidement à hocher la tête. Tu peux sentir l'urgence de la requête, le désespoir qui teinte ses mots. Il serait cruel de refuser ça. Tu ne penses même plus en terme de profits, désormais. D'échange pour gagner quelque chose.

Quand as-tu commencé à changer ?

« Bien sûr, je peux vous aider. Est-ce que vous connaissez un peu les plantes et herbes médicinales ou pas du tout ? » Tu sais qu'Alaska en maîtrisait une petite partie, mais il s'agissait surtout d'un savoir purement théorique. Tu l'as déjà vu confondre des plantes qui se ressemblaient, ou en toucher certaines qui étaient dangereuses. Ils n'avaient pas la nature, là-haut. Ils ne doivent pas vraiment connaître tout ce que Gaïa peut donner. Et toutes ces histoires de composants chimiques et de formules te perdent totalement, les concepts sont trop abstraits pour toi. Peut-être que Nadja pourrait mieux t'expliquer ? « Je vous apprends, et vous m'apprenez. » finis-tu, avec un fin sourire.

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Sujet: Re: Start of time ☾ HARLAN&NADJA

 

Start of time ☾ HARLAN&NADJA

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