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˜˜˜˜˜˜Un rayon de soleil à travers les feuilles. | Devos
maybe life should be about more than just surviving


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04/10/2014 neko 994 Godfrey Gao AVENGEDINCHAINS.(avatar), tumblr (gif), northern lights.(code signature) cavalier, archer 37


Sujet: Un rayon de soleil à travers les feuilles. | Devos
Mer 11 Oct - 13:46

En se liant avec Tennessee, jamais Gen n’aurait pensé que cela aurait de réelles répercutions. Il se retrouvait maintenant en route pour le nouveau campement des enfants du ciel. Pas les premiers qui avaient échoué sur Terre, mais clairement les seconds. Il avait rendez-vous avec un homme qui avait l’air légèrement plus âgé que lui. Le guerrier allait devoir l’entraîner. Cela aurait pu passer pour un acte de trahison envers sa tribu, mais Gen savait que de son côté, il n’en était rien. Pour autant, il gardait tout ceci caché. L’homme regardait son fils de douze ans qui s’entraînait aujourd’hui au combat avec sa sœur Dai. Celle-ci n’était pas une grande guerrière, mais elle était souple, élégante et très agile comme le voulait la tradition des Deng. Dans trois ans, Ephraim serait un adulte et cela faisait étrange à Gen qui avait l’impression que cela ne faisait que hier qu’il était veuf. Son fils était agile et adroit, très vif. Il se cherchait encore, essayait tous les métiers possibles, mais avait un goût clairement affiché pour le maniement des armes. Son père sourit discrètement et alla préparer Yuki qui attendait son tour pour partir. Il faudrait des heures pour atteindre le campement des odysséens, mais cela devrait aller. Le cavalier alla saluer sa sœur et son fils. Ephraim serra tendrement son père dans ses bras, demandant un petit cadeau au retour, quelque chose de la tribu Pikuni. Gen sourit, acceptant cela et partit à l’aventure.

Comme d’habitude, il alla chercher son arc et une fine lame à l’entrée de la grotte. Il espérait que Devos serait bien au rendez-vous. Ce serait la première fois que les deux hommes se rencontreraient seuls à seuls. Ils avaient eu Tennessee comme intermédiaires. C’était avec plaisir que l’autre homme avait accepté de rencontrer ce novice. Il espérait juste que l’art de combattre qu’il lui enseignerait ne se retournerait pas contre lui. Il faisait froid à la montagne, mais Gen savait pertinemment que dans l’intérieur des terres, dans la forêt, cela irait bien mieux. Il était habillé d’une peau de bête légère qu’il pourrait retirer sans encombre. Le brun une fois en plaine fit trottiner sa monture sombre et déformée. La double mâchoire due à la radiation mâchait le vide comme d’habitude. La jument était d’excellente humeur. Gen laissait ses pensées divaguer. Il se demandait comment serait l’avenir et les relations entre natifs et enfants du ciel. Il passa sa monture au pas, profitant de l’air frais et du calme de la forêt pour manger un bout. Les prédateurs semblaient occupés ailleurs même si armé de son arc, Gen était toujours prêt à lancer une flèche pour se défendre. Il était attentif au comportement de sa monture qui paniquerait si un prédateur venait les déranger.

Il avait encore quelques heures de marche. Il n’avait pas rendez-vous au campement même des enfants du ciel, mais plus loin là où personne ne les verrait. Gen arriva finalement et descendit de selle. Il attacha Yuki dans la discrétion et le couvert des arbres. Il la flatta et s’éloigna de quelques mètres. Il s’était mis non loin d’une rivière. Gen grimpa dans un arbre pour mieux voir aux alentours et attendit. Ils s’étaient donnés rendez-vous quand le soleil serait au plus haut dans le ciel. Cela leur donnerait des heures pour travailler. L’archer n’était pas nerveux, quoique que méfiant tout de même. Il respira un grand coup et retira son arc de ton torse. Il prépara une flèche et attendit. Il était attentif aux bruits de la forêt, des cris des oiseaux et aux rugissements de quelques prédateurs qui rôdaient, ours, lynx, loups. Il entendit un bruit et plissa les yeux. C’était peut-être son homme. Il jouait avec la pointe de sa flèche. Le brun vit alors une silhouette se distinguer, oui c’était lui. Il rangea sa flèche, mis son arc autour de son torse. Son visage mat comportait une barbe noire foncée de quelques jours. Tout en souplesse, Gen descendit de son arbre. « Pile à l’heure. » L’athna ne savait toujours pas dire bonjour, bourru dans l’âme, même si pas méchant pour un sou.

« Es-tu prêt ? » Gen le regarda, attentif à la tenue de l’autre homme. C’était la tenue qu’il portait qui faisait de lui un enfant du ciel et de Gen, un Athna. Il portait du cuir souple, mais qui gardait la chaleur. Son regard était dur et montrait clairement qu’il avait franchi des étapes dans sa vie de guerrier et d’homme.

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20/12/2016 ELOW ; 799 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 62
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Sujet: Re: Un rayon de soleil à travers les feuilles. | Devos
Sam 28 Oct - 16:08




Un rayon de soleil
à travers les feuilles.
7 juillet 2117

Devos n’a jamais été violent. Ce n’était jamais une option pour lui. D’une certaine façon il avait appris à respecter son corps, tout comme celui des autres. À en prendre soin, pas à le détruire. Il n’avait donc jamais été très tactile, préférant toujours conserver une certaine distance avec son entourage. Devos ne craignait pas la douleur, ou le sang, il savait simplement que la violence détruisait des barrières invisibles qu’il n’osait pas franchir. En parfait connaisseur de la puissance des mots, il ne niait pas non plus la peine qu’un geste déplacé pouvait causer. Sur l’Arche, il s'était habitué à vivre dans son coin loin de tout problème. L’informaticien refusait de faire partie de ces gros-bras qui utilisaient la force pour imposer certaines règles. Avec les ordinateurs et les robots, il se savait en sécurité. Aussi libre de faire ce que bon lui semblait sans craindre de faire une bêtise. Même garder un enfant entre les bras l’avait terrorisé plus jeune. Il ne pouvait être responsable de la vie d’un autre. Les armes, la peur, la mort, tout se regroupait dans un cercle bien particulier et Devos savait que les émotions incontrôlables de certains étaient déclencheuses des coups les plus féroces. Une autre raison qui expliquait son manque évident de compréhension quant à la manière d’agir de certains. Mais sa vision des choses avait changé une fois sur terre, guidé par une peur réelle des inconnus qui peuplaient toujours la planète.

La violence avait pris un tout autre sens que dans le ciel. La civilisation était si différente ici, chaque tribu avait sa part de sang versé et Devos ignorait encore tant de choses. Il n’avait pas pris la peine de trop en savoir, de trop en demander et le peu des Terriens qu’il avait croisés lui avait montré un visage pour le moins modeste et réfléchi. À part Isha, il n’avait pas vraiment de connaissance avec qui discuter de tout ce qu’il ignorait. Sa peur l’empêche d’explorer, et ses ambitions d’inventeur l’obligent à ne pas s’éparpiller. Mais que se passerait-il s’il mourrait bêtement face aux armes des étrangers ? C’est une vraie pensée qui tortura Devos pendant un long moment avant qu’il en parle avec son amie. Finalement, il avait convenu d’une chose : il ne voulait pas devenir un expert à l’attaque. Il ne voulait pas devenir un meurtrier, tout simplement. En revanche, s’il pouvait esquiver, gagner du temps pour survivre et fuir, voilà une chose qu’il aimerait savoir. Une chose qu’il aimerait apprendre. Tennessee avait su exprimer son admiration pour Gen, alors Devos était prêt à lui faire confiance.

En partant tôt dans la matinée, Devos s’était faufilé comme une ombre. Discrète et sombre, marchant en lenteur et en discrétion. Il n’y avait rien de plus simple pour lui, bien qu’il ait souvent du mal à passer inaperçu. Il n’était pas très discret physiquement. Par chance, il avait appris des lieux à force d’y passer ses journées les plus longues. La plupart des habitants s’étaient habitués à sa présence, lui qui était toujours occupé à bricoler quelque chose. Personne ne s’inquiétait de ses allé et venu dans les bois, tant c’était rare.

Il prit son temps, comme toujours, mais arriva à l'heure prévue, près de la rivière. Les mains dans les poches, il avait décidé qu’il profiterait de cette sortie pour remplir ses poumons d’airs et de fraicheurs. Calme, il sursauta tout de même en voyant Gen sortir de nulle part. Comment avait-il fait ça ? Il l’ignorait. Des secrets et des techniques qu’il ne maîtrisait sans doute pas avant longtemps. Vêtu assez simplement - il n’avait pas d’armes d’ailleurs, à quoi bon puisqu’il ne sait pas s’en servir - mais un sac à dos avec le nécessaire.

La ponctualité a toujours été l’une de mes qualités. Il retire son sac et le pose dans un coin, mouvement ses épaules pour être certains que le poids du sac ne l’a pas trop engourdi. Devos n’était pas un guerrier, il ne l’a jamais été. Il faisait des étirements tous les matins, un peu de gainages et de musculation improvisés, mais c’était une routine que son père lui avait apprise pour prendre soin de son corps. Alors il était fort, c’était certains, mais il n’avait pas en sa possession les gestes d’un combattant.

Je le suis. Gen l'impressionnait. Il lui trouvait un air aussi amical que menaçant et ne doutait certaines pas de ses capacités. Par quoi commençons-nous ?



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Sujet: Re: Un rayon de soleil à travers les feuilles. | Devos
Dim 19 Nov - 21:36

Il regarda Devos poser son sac. Au moins le fils du ciel était ponctuel et Gen appréciait cela. Il hocha la tête face à la remarque du brun. « C’est bien, même si durant un combat cela ne compte pas. » Car c’était la réalité de la vie, un combat ne demandait pas d’heure, il se faisait tout simplement. L’athna savait qu’être ici était dangereux, mais il assumait complètement. Il demanda au fils du ciel s’il était prêt. Devos était quelqu’un d’impressionnant qui probablement avec une bonne technique ferait un bon guerrier débutant. « Par des étirements. Il faut qu’on échauffe tes muscles. Lors d’un combat tu n’auras pas le temps de t’échauffer, mais là nous allons s’offrir du temps. » Car le temps était un luxe qu’ils pouvaient s’offrir, mais pas toujours. Il fallait savoir profiter des petits plaisirs de la vie de temps en temps. Gen avait décidé de vivre ainsi après tous les drames qu’il avait traversés. Le brun commença à échauffer ses bras, bougeant ses épaules de manière circulaire. « Imite-moi. » Il agissait comme un professeur. Il ne pensait pas avoir la science infuse concernant le combat et toutes ces spécificités, mais assez pour enseigner à un fils du ciel. Avait-il envisagé une seule seconde que ce qu’il enseignait pourrait se retourner contre lui ? Pas une seule fois. Il avait bien eu un fils du ciel qui s’était retourné contre lui, mais c’était plus car il était détruit que contre lui. Gen n’aurait jamais pu anticiper cela. Il se mit à bouger ses jambes, sautillant un peu. Le brun n’avait pas besoin d’échauffement, il avait déjà les muscles chauds.

Il venait à peine d’arriver, avait monté des heures, même marché. Mais il ne savait pas l’état physique de Devos, s’il était échauffé, alors Gen préférait anticiper. Il continua ainsi plusieurs minutes, passant aux mains, au dos, tout ce qu’il pouvait étirer, bouger, chauffer, il le faisait. Gen ferma un instant les yeux, il les rouvrit quelques secondes après. « Première leçon : un combat n’a pas de règles. Les règles sont enseignées, mais ne font pas foi lors d’un affrontement. Ne baisse jamais ta garde, lève tes avant-bras ainsi. » Il les leva, mettant ses poings au niveau des joues. Il écarta légèrement les jambes pour travailler son équilibre. Il s’approcha lentement de Devos. « Je ne vais pas te toucher, regarde ma main. » Le poing serré, il donna un coup au ralenti comme s’il visait la joue. Il s’arrêta avant. « Pour l’instant on va travailler les mouvements de base. Peut-être que cela ira vite. » Il voulait voir ce que Devos avait dans le ventre et ce dont il était capable. Peut-être était-il bien plus fort que ce qu’il supposait. Gen entraînait aussi Tennessee, mais il aurait moins d’attente pour cet homme que pour la femme qu’il considérait comme une amie. L’athna continua de lui montrer plusieurs mouvements avec les poings et même des coups de coude. Il continua ainsi de nombreuses minutes, ne faisant que très peu de pause entre chaque coup. Gen voulait aussi tester son endurance.

L’endurance était la clef pour un bon combat selon lui. Peut-être se trompait-il, mais il s’en fichait bien. Gen donnait juste ses conseils et sa vérité. Pas la vérité, mais la sienne. L’athna cessa de donner des coups et recula de quelques pas. Il se sentait mieux maintenant qu’il avait distribué son énergie. Une légère sueur coula le long de sa nuque. « Bien, bois maintenant. » Il s’assit et sortit sa gourde de son sac qu’il avait lui aussi. Il but une gorgée d’eau tiède. Gen n’avait pas envie d’eau fraîche, l’eau tiède le désaltérait tout aussi bien. « Tu me permets de te poser une question ? » Il n’attendit pas vraiment la réponse de Devos. « Pourquoi tu veux savoir te battre ? » Il n’avait pas dit défendre, mais battre. Après ce qu’il faisait des futures connaissances, cela le regardait. Gen n’était pas là pour le juger. L'athna avait eu bien des raisons d’apprendre à se battre, dont protéger les siens, même s’il n’était pas un guerrier.

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Sujet: Re: Un rayon de soleil à travers les feuilles. | Devos
Dim 26 Nov - 23:45




Un rayon de soleil
à travers les feuilles.
7 juillet 2117

Il n’avait pas eut besoin de ses poings, jusqu’ici. Même lorsqu’on l’énerve, Devos ne pense pas à la violence. Il ne pense pas à attaquer, faire souffrir quelqu’un. En réalité, quand Devos est réellement en colère, son cerveau s’arrête. Il ne peut pas extérioriser le sentiment, tout comme il ne parvient pas à l’analyser. C’est comme un bug, une anomalie. Il cesse alors d’écouter, d’entendre. Il se vide l’esprit et ça redémarre rapidement. C’est comme une bombe prête à exploser… qui finalement ne fait rien. C’était une autre preuve de sa différence, une autre raison qui le met tant en retrait. Des coups, il en a déjà reçu. Une fois surtout, lorsqu’il était plus jeune. Justement, son silence perturbait. Son regard ne faisait qu’accentuer l'amertume de la personne en face. Devos ne se souvient même plus de pourquoi les choses s’étaient passés de cette façon. Ça n’avait aucune importance. Le poing s’était avancé avec une rapidité étonnante et Devos s’était pris le truc sans broncher. Il y avait eu la douleur physique avec le nez cassé, et le sang avait coulé comme pour justifier que oui, l’idiot avait réussi son coup, il avait réussi à lui faire mal. Mais Devos avait encaissé avec simplicité. Son regard n'avait pas changé, ses mots ne s’étaient pas transformé et il s’était frayé un chemin devant une foule nouvelle pour aller s’essuyer comme si tout ça n’avait aucune importance. Et puisque sur l'Odyssée, il n’était jamais question de vie ou de mort, Devos n’a pas eu à se battre.

Sur terre, il avait été épargné par la violence. Il a entendu des choses, il a aperçu des choses, mais ne l’a jamais vécu. La peur qu’il a des Terriens est plus fondé sur l’incompréhension et le manque de communication puisque la langue n’était pas toujours la même. La violence était secondaire, mais désormais vitale. En plus du danger de la planète, il y avait le danger des autres. Jusqu’ici, Devos avait tout de même évité de demander à qui que ce soit de l’aide. Mais en parlant avec Tennessee, il s’était dit que c’était le moment. Alors le voilà désormais face à un vrai guerrier, face à quelqu’un qui veut lui apprendre. Debout, maintenant une respiration correcte, Devos craint de ne pas y arriver.

Je comprends. Les étirements, il connaît. Quelque part, ça lui fait penser à sa petite routine à lui. Concentré, il se position en face de Gen et l’imite minutieusement comprenant parfaitement ce qu’il devait faire. Réveiller ses muscles pour éviter de se faire bal bêtement. Il fait exactement ce qu’on lui montre, sans montrer la moindre difficulté. Son corps est remué de bien des façons pour la nécessité de cet entrainement. Il est de nouveau l’élève et il adore ça. Apprendre, c’est toute sa vie. S’il le pouvait, il ne se nourrissait que d’informations.

Silencieux, il note dans sa mémoire les mots de Gen. Un combat n’a pas de règle. Ce n’est pas un jeu. Le résultat doit être la survie, se dit-il. Il fait signe de la tête qu’il a compris, se retrouvant de nouveau à imiter le maître guerrier. Il n’est pas sûr de ce qu’il fait, mais reste attentif. Le geste lui rappel soudain se souvenir d’autrefois. Il eut un peu de mal à suivre les mouvements aux départs - un problème de précision. Dans son esprit technique, il essayait d’imiter exactement les gestes de son entraîneur, mais rapidement il commence à suivre les enchaînements. Cela ne lui semble pas si difficile que ça à première vue. Il essaye de voir ça comme un langage - de la même façon qu’il avait appris l’informatique. Chaque geste était une lettre ou bien même un mot. Les coups de coude, c’était un peu plus difficile. Cela lui demandait d’utiliser un geste corporel moins habituels. Après quelques minutes, il s’arrête, le souffle correct. Il se tourne ensuite vers son sac et bois un peu d’eau. Là encore, il fait simplement signe de la tête pour, quelque part, autorisé Gen à lui poser sa question. En même temps qu’il l’écoute, de l’eau coule le long de sa gorge et lui redonne un peu d’énergie.

Je veux surtout savoir me défendre. Il range son eau, et s’assoit à son tour. Mes mains me servent à construire, réparer, créer, mais pas à frapper. Je suis incapable de frapper qui que ce soit… mais si la vie des autres et la mienne sont en danger, peut-être devrais-je savoir au moins nous défendre ? Il connaissait si peu de choses de cette planète. Si peu de choses sur ses habitants. Il ne sait jamais ce qui peut arriver, il ne sait jamais la manière dont la mort va le faucher. Son destin est incertain. Alors maintenant qu’il n’est plus coincé devant une machine à gérer ce que seul lui peut gérer, peut-être peut-il apprendre quelque chose qui peut lui sauver la vie, tout simplement. Même s’il pense avant tout aux autres, il pense aussi à lui-même pour une fois. Il ne voit pas de raison de mentir à Gen. Ce qu’il fait avec Tennessee mérite son respect.

Je ne suis pas un guerrier. Je ne veux pas en devenir un. Il croise son regard. Il n’a pas besoin d’apprendre à tuer, il veut simplement apprendre à contrer, esquiver même. Il n’a pas besoin d’armes qui coupe, un bâton peut-être ? Il n’en sait rien. Il n’a jamais réfléchi à tout ça.



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Sujet: Re: Un rayon de soleil à travers les feuilles. | Devos
Jeu 21 Déc - 22:33

Devos comprenait bien, au-delà des espérances de Gen et celui-ci était très content. Il n’avait pas besoin de se fatiguer d’expliquer de long en large. L’homme du ciel avait parfaitement suivi ses gestes et de manière très coordonnée. L’athna profita de ce moment pour s’assoir et boire de l’eau. Ils avaient leur temps pour l’instant, inutile de se presser bêtement. Gen voulait savoir pourquoi Devos voulait savoir se battre. C’était important pour lui de mettre des mots sur ce qui poussait cet homme à faire ce qu’il faisait. S’il le faisait dans l’idée de faire quelque chose de mal, l’athna le laisserait à son sort, complètement. Il assumerait cet acte sans aucun remord, bien entendu. La raison de l’homme du ciel lui convint parfaitement quand il apprit qu’il voulait se défendre. C’était une cause noble et juste. Qui ne voulait pas se défendre après tout ? Il était normal que vu l’état actuel de ce monde et comment la tribu du ciel était faible, Devos avait mieux temps de savoir se battre. Jamais Gen n’oserait lui dire qu’il était faible. Il n’était pas aussi arrogant pour blesser ainsi l’orgueil de quelqu’un. Il hocha la tête face aux propos de Devos. « Que fais-tu pour ta tribu ? Je suis archer et cavalier. Je voyage, j’apprends des choses pour les miens, je leur ramène des souvenirs et je sais les défendre quand il le faut. » Gen avait demandé quelque chose et préférait en retour donner un peu de sa personne pour établir un échange équitable entre eux deux.

Il avait compris que Devos réparait, créait, mais avait-il un rôle bien plus précis ? C’était ce qu’il avait tenté de savoir avec sa phrase précédente. Le brun se sentait étrangement timide et ne relançait pas forcément la conversation. Déjà car cette langue n’était pas sa langue maternelle et lui demandait un certain effort non négligeable de traduction. Il regarda Devos quand celui-ci lui affirma ne pas être un guerrier et ne pas vouloir en devenir un. Comment interpréter ce genre de phrase ? « Que veux-tu être alors ? » Il était évident qu’une certaine forme d’étonnement se lisait sur le visage de Gen, lui qui d’habitude était si froid et réservé. Soudainement il l’était beaucoup moins. Sa curiosité était piquée au vif. « Je ne suis pas un guerrier de ceux qui sont reconnus comme tel, qui se battent et défendent, mais je peux en devenir un en situation de guerre. » Lors de la guerre entre les enfants du ciel et les tribus, il avait été dans la mêlée. Non pas pour protéger les siens, mais pour tenter de sauver Parvati. Il avait lamentablement échoué, mais l’athna ne le précisa pas. Personne n’avait besoin de le savoir. Ses parents avaient toujours voulu qu’il sache se battre, par tradition, mais aussi car on n’était jamais à l’abri d’une guerre et il valait mieux être un homme qui savait se battre que quelqu’un de complètement inutile.

Gen savait se battre, suffisamment pour éviter de mourir stupidement. Ses parents n’auraient pas supporté un tel déshonneur sur la famille Deng. L’homme se leva, prêt à reprendre son entraînement même si les paroles de Devos le travaillaient. « Toi homme du ciel, tu veux savoir te défendre et protéger les tiens ? Cela ne va pas sans sacrifice. » Et les sacrifices s’étaient douloureux, cela ne se faisait pas facilement, bien loin de là. L’athna était maintenant plus déterminé et fit signe à l’homme du ciel d’approcher. « Je vais t’apprendre à bloquer, à savoir écarter un ennemi pour fuir, longtemps. Blesser. » Il le regarda pour voir s’il le comprenait. Repousser quelqu’un ne suffisait pas en cas d’attaque, parfois il fallait faire mal, très mal pour que quelqu’un ne vous suive pas et tente de vous tuer. C’était ainsi. Se battre n’était pas facile, ni beau. C’étaient des enchaînements de coups qui pouvaient faire mal. Gen décida d’attaquer Devos, il décida de vérifier sa garde, lui disant quoi lever et quand, anticipant à chaque fois. Avant de frapper, l’athna lui expliquait comment se défendre. Pour l’instant c’était la phase d’apprentissage, mais il risquait bien tôt ou tard d’être plus dur.

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Sujet: Re: Un rayon de soleil à travers les feuilles. | Devos
Mar 2 Jan - 17:57




Un rayon de soleil
à travers les feuilles.
7 juillet 2117

Jamais Devos n’aurait cru se retrouver dans une situation pareille. S’entrainer, utiliser son corps pour combattre et se défendre… Là-haut, ça n’avait jamais été une priorité. Ça n’avait jamais été un besoin. Il avait peut-être un physique impressionnant, mais il avait toujours évité les militaires comme la peste préférant largement l’univers des ordinateurs. Il était plus à l’aise devant un écran qu’en face d’un autre homme. Qu’en face de quelqu’un qui voulait se confronter à lui, le tester, prouver être plus fort. Surtout, Devos était peu confiant quant à ce qu’il pouvait accomplir. Il ne fallait pas se laisser faire par ses expressions. Il n’avait pas confiance en lui, du moins, pas toujours. Pas pour tout.

Sur terre, tout était encore plus complexe, plus effrayant aussi. Dans l’espace, Devos n’avait jamais complètement compris la peur. Il maitrisait son quotidien et mourir ne semblait pas être une possibilité, même en tant que rebelle. Les risques de se faire éjecter n’étaient pas à ignorer, mais il s’en fichait. Si c’était son sort, il verrait la mort arriver. Sur la planète, la surprise était totale. Tout le surprenait. Que ça soit de bonne ou de mauvaise chose. La première était les Terriens. Devos n’était pas sortie beaucoup de fois, mais cela lui avait suffi pour comprendre que leurs communautés n’étaient pas pensées de la même manière que celle de l’Odyssée. Certes, il y avait un aspect “sauvage” qui ne faisait que renforcer celui du “danger”, mais les Naoris avaient démontré être assez civilisés et intelligent pour prouver que tout était possible. Les hommes sur terre s’étaient ajustés, adaptés et avait créé une nouvelle façon de vivre après la catastrophe ultime des guerres nucléaires. Devos ne pouvait plus rester à l’écart des dangers, car les dangers finiraient par venir à lui. Il devait donc se préparer, savoir comment se défendre. Il expliqua tout ça à Gen en espérant qu’il comprendrait. Il ne voulait pas devenir un guerrier pour évaluer sa force avec les autres. Pour être plus fort.

Il dut réfléchir un peu pour répondre à sa question. D’une part, il ne pouvait pas lui raconter son rôle dans l’espace tant ça n’avait plus d’importance. D’une autre, il devait trouver des mots assez simples pour décrire son rôle au sein de la communauté.

Je suis… l’homme à tout faire... C’était une expression un peu étrange, mais cela pouvait le décrire complètement. Je me charge de toutes les constructions dans le village, de réparer, de bricoler… Je fais ce qui doit être fait pour améliorer la vie de chacun. Il participait à tout ce qui se mettait en place sans broncher, sans perdre la moindre motivation et parfois il disparaissait pour développer d’autres choses. Devos était entièrement dévoué à la vie de sa tribu, c'était ce qu'il fallait comprendre. On peut dire que j’invente des choses aussi. Le terme d’inventeur, c’est un rêve de gamin ayant trop lu sur ces génies d’autrefois. Léonard de Vinci, Thomas Edison, Isaac Newton... Et peut-être un jour Devos Acciaro.

Je ne veux pas être inutile en face du danger. C’est tout. Il ne voulait pas passer ses prochains jours à s'entraîner, à ne se focaliser que sur les techniques de combat, que sur la manière de faire du mal à d’autres. Devos prenait le temps de parler doucement, comme il le faisait avec Isha, par peur que ses mots ne s’envolent pas vers le néant. Par chance, Gen ne semblait pas - pour l’instant - être dans l’incompréhension. Une victoire secrète pour l’informaticien qui redoublait d’efforts pour que tout se passe bien. En voyant Gen se relever, Devos fit de même. Il n’avait pas peur des sacrifices. Pour les rebelles, il était prêt. Pour cet apprentissage, il l’était tout autant. Il acquiesça donc de la tête tout en s’approchant. Attentif, il captura les mots de son entraîneur. C’était parfait. Il voulait savoir bloquer, il voulait savoir comment gagner du temps pour fuir quitte à blesser l’ennemi assez pour le ralentir.

D’accord. Gen avait saisi ce que Devos voulait apprendre. Et Devos était prêt à suivre chaque détail à la lettre pour atteindre l’objectif qu’il s’était fixé. Il reproduisait les gestes de Gen, ayant parfois du mal à se défendre lorsqu’il l’attaquait. Devos avait du mal à puiser dans son instinct de survit et lorsqu’il n’arrivait pas à esquiver un coup, il ressentait quelque chose bouillir en lui. D’une certaine façon, c’était irritant de ne pas être assez rapide, ou de mal contrer un mouvement à cause d’un souci de position. Mais une chose était certaine, Devos ne baissait pas les bras. Son endurance lui permettait de recommencer, d’encaisser. Gen pouvait y aller, Devos n’avait pas peur de quelques bleus. Lorsqu’il parvenait à le bloquer, une petite étincelle pouvait se lire dans les yeux de l’informaticien. Il allait avoir besoin de temps pour que son corps se souvient des gestes, pour que tout se fasse soi-même sans que son cerveau n’ait à analyser trop longtemps la situation. C’était ça, le plus dur. Arrêter de penser. Il n’y avait qu’en répétant plusieurs fois les mouvements qu’il pourrait y arriver.

Comment es-tu devenu… puisqu’il n’était pas un guerrier à proprement parler, Devos hésita à utiliser ce mot. Comment as-tu appris tout ça ? Il répétait plusieurs fois le même geste dans le vide quand il s'autorise à poser la question.




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Sujet: Re: Un rayon de soleil à travers les feuilles. | Devos
Ven 26 Jan - 23:09

Gen avait besoin de savoir ce que faisait Devos et qui il était. C’était primordial pour lui de le comprendre. S’il savait ce qu’il faisait dans sa tribu, l’athna pourrait ainsi adapter l’entraînement qu’il lui donnerait. Gen tenta de comprendre ce que c’était un homme à tout faire. Son interrogation devait se voir dans son regard. Heureusement, Devos lui expliqua ce qu’il faisait précisément dans son village. « Tu sais utiliser tes mains, c’est bien. » Gen admirait particulièrement le travail manuel. Cela le fascinait et il ne s’en cachait même pas. Il n’était pas quelqu’un de manuel ou du moins, très légèrement. C’était un archer, un cavalier, il savait s’occuper des chevaux et il fallait de la force. Les chevaux demandaient une certaine maîtrise. Il fallait savoir manipuler un cheval, soulever la patte pour nettoyer le sabot, c’était tout un travail. Quand Gen entendit le mot invention, il redressa la tête. Il adorait les gens inventifs qui imaginaient bien des choses. « Quel genre de choses ? » Il n’avait pas fallu en dire plus pour qu’il montre de suite son intérêt et pose des questions. Malgré la différence de langue, ils arrivaient à échanger et Gen était tout content. Il aimait échanger avec les enfants du ciel. Ils étaient un peuple fascinant, quoi qu’étonnant. Gen se demandait bien comment ils avaient pu vivre tout ceci, dans l’espace. Malgré toutes les questions qu’il posait, Gen ne comprendrait jamais tout et c’était ainsi.

Le brun apprit que Devos ne voulait pas être inutile face au danger et le cavalier hocha la tête. Il comprenait ce que l’autre homme voulait faire. Ils étaient probablement sur la même longueur d’onde. Ils n’avaient pas tout à fait les mêmes rôles dans leur tribu, mais ils étaient tout de même semblables sur certains points. Ils reprirent donc l’entraînement après que l’athna ait fait un signe. Ils enchaînèrent les coups, la défense, l’attaque. Gen tentait d’apprendre à Devos comment se défendre, comment anticiper son adversaire et être attentif aux mouvements du corps de l’autre. Il voyait bien l’étincelle dans le regard de l’homme du ciel quand il arrivait à le bloquer. Même si l’athna avait le visage fermé et concentré, il était content pour Devis. Le but d’un maître n’était pas de montrer trop de fierté au début. Il fallait parfois malmener son élève pour qu’il atteigne un certain niveau. Les instructeurs et instructrices qu’il avait eus, avaient été durs avec lui, parfois trop pour l’adolescent qu’il avait été à l’époque. Dans ce monde-ci, la maltraitance était différente comparé à l’époque. Il avait été élevé à la dure, dans le froid, dans la rigueur et il avait dû s’en sortir ou mourir, c’était ainsi. Il regarda Devos alors que celui-ci lui posa une question très intime tout en enchaînant un coup précis.

« Pause. » Ils étaient les deux en sueur, ils avaient besoin d’hydratation, de souffler. Gen alla s’asseoir sur un tronc d’arbre et sortit sa gourde de son sac pour boire une gorgée. Il réfléchissait comment et quoi répondre à Devos. « Mes parents étaient guerriers et espéraient que je choisirais cette voie. J’en ai décidé autrement, mais ils ont tenu à m’enseigner tout de même quelques bases. Ils ne voulaient pas que je sois faible, ils ne voulaient pas que je sois celui qu’on protège, mais que je sois celui qui protège. » Gen regarda Devos avec un très grand calme alors que sa respiration se stabilisait lentement. « Tu n’es pas peut-être aun guerrier, tu n’en seras peut-être jamais un, mais parfois, nous devons sacrifier et tuer pour les autres. » Il avait tué, il avait achevé des vies, il avait vu des morts. C’était son destin même s’il n’était pas guerrier. Pourquoi Devos ne voulait-il pas être guerrier ? Gen ne se sentait pas de le demander. Ce serait probablement délicat de le demander. Ils n’en étaient pas là. « Tu connais bien, Tennessee ? » Ils n’avaient jamais parlé de la brune alors qu’ils s’étaient connus grâce à elle. Sans la brune, jamais Gen n’aurait rencontré Devos et accepté de l’entraîner. Il restait tout de même méfiant envers les inconnus.

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20/12/2016 ELOW ; 799 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 62
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Sujet: Re: Un rayon de soleil à travers les feuilles. | Devos
Mar 13 Fév - 11:32




Un rayon de soleil
à travers les feuilles.
7 juillet 2117

C’était important. Devos devait s’appliquer, se concentrer, essayer de suivre les conseils de Gen et d’être le plus attentif possible. Il voulait réussir. Il n’était pas de nature compétitive, mais quand il débutait dans un domaine, il pouvait prédire si oui, ou non, il était fait pour. Son instinct ne se trompait que rarement. De cette manière, il avait vite saisi qu’il n’était pas un cuisinier hors pair et qu’il n’y parviendrait jamais. De même, que les constellations restaient toujours un mystère pour lui et qu’il était déjà bien compliqué de repérer la grande ourse. Devos était souvent qualifié de génie, mais cela ne voulait pas dire qu’il était capable de tout. Il n’était pas le magicien qui pouvait lire les pensées de ses adversaires, où le zoologiste qui pouvait prédire les mouvements d’une bête simplement en l’observant. Pour beaucoup de choses, Devos n’était pas adapté. Comme un bloc essayant de rentrer dans une case qui n’était pas conçue pour lui. Alors Devos ne se forçait pas. Perdre son temps à apprendre sans pouvoir réussir dans un temps souhaité, c’est ridicule. Autant passé à autre chose, autant se tourner vers ce qui est possible. Chacun avait un rôle à jouer et lui connaissait le sien. C’était peut-être un homme à tout faire, dédié au confort des autres, mais c’était aussi un inventeur dévoué qui ne perdait jamais une minute. Il s’accrochait à ses connaissances, il avançait sans perdre de vue ses objectifs. Quand il se fixait quelque chose, il était presque impossible de le détourner du chemin emprunté. Comme aujourd’hui, avec Gen. Avec un corps comme le sien, il s’était dit qu’il arriverait peut-être à s’en sortir. Quelques techniques bien conseillées, quelques gestes bien assimilés, et il aurait moins peur. Moins peur de se retrouver en face de Terriens engagés est préparée à la guerre. Il avait calculé qu’il mettrait 35% de temps en moins d’apprentissages qu’une personne lambda.

Eh bien, des machines qui facilitent le travail, par exemple. Pour couper le bois, pour soutenir un mur, pour préserver de l’eau… La liste était plutôt longue. Une machine était dédiée à l’utilisation humaine. Dédiée à diminuer le temps, la force, le besoin. L’intérêt de Gen est une bonne chose. Devos n’a pas l’habitude que d’autres s’intéressent à son travail. Le plus souvent, ils lui donnent une chose à faire. Le comment, c’est son problème.

Apprendre à anticiper, c’était sans doute le plus difficile. Devos appréciait particulièrement le fait que Gen était un professeur attentionné. Il semblait parfaitement comprendre ce qu’il désirait et il le remerciait intérieurement pour ça. Sans aucun doute, Gen était la meilleure option dans sa volonté de défense. Devos n’allait pas être un guerrier. Il allait être un protecteur. Une défense contre le pire. Cet entraînement lui procurait quelque chose de nouveau. Un peu comme lorsque Devos réussissait à créer un outil qui fonctionne. Ou lorsqu’il parvenait à définir un logiciel dans sa totalité. Un sentiment de détermination, mêlait à un accomplissement certain. L’informaticien pouvait sentir qu’il avançait. Ce n’était qu’un début, mais c’était un beau départ. Sur l’ordre de Gen, il s’arrêta, reprenant son souffle. Ses bras étaient chauds. Sans aucun doute, demain, il aurait quelques douleurs. Devos fit comme son entraîneur : il alla boire un peu d’eau, essuyant son visage.

Je suis d’accord. Sa phrase résonnait encore dans son esprit. Parfois, nous devons sacrifier et tuer pour les autres. C’était ce qui lui traversait l’esprit, ces derniers mois, ces dernières années même. Peut-être que Devos n’en était pas encore à là, mais clairement, Gen, si. Un sourire se fit sur son visage d’habitude si fermé, alors que le nom de Tennessee était mentionné.

Très bien. J’ai parfois l’impression qu’elle est la seule à me comprendre. Il rangea de nouveau sa boisson. Nous avons longtemps travaillé ensemble, là-haut. Il indique le ciel, pour parler de cette époque où il vivait dans l’espace, près des étoiles. Cette époque où la terre n’était pas une option.



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Sujet: Re: Un rayon de soleil à travers les feuilles. | Devos

 

Un rayon de soleil à travers les feuilles. | Devos

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