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˜˜˜˜˜˜Slave to the sound ☾ MILA&NADJA
maybe life should be about more than just surviving


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Sujet: Slave to the sound ☾ MILA&NADJA
Ven 6 Oct - 23:16

slave to the
sound


Nadja & Mila
in the middle, I hear the voices and they're calling for me now. And nothing's gonna wake me now 'Cause I'm a slave to the sound
20 Septembre 2117 ☾ Les doigts qui courent le long des étagères de plus en plus vides. De plus en plus morbides. Ses yeux de scientifique ne voient que le manque, la pénurie. Et les risques que cela engendre ou pourra engendrer. Elle dessine toutes les possibilités envisageables devant ses prunelles embrumées par la faible luminosité de l’infirmerie. Toutes les opportunités qui s’offrent à elle. Tous les facteurs aléatoires qui les menacent, les dangers qu’ils encourent sans même le savoir. La détresse de toute civilisation confrontée à un nouveau monde. Elle s’est préparée à ce retour toute sa vie. Depuis l’enfance, on l’a bercée de ces histoires fantasques sur un futur auquel elle était promise. Voir la Terre et connaître ce jour où la population la retrouverait. Un moment supposé heureux, paisible. Ils avaient tort. Tous autant qu’ils sont. N’avaient pas les bonnes données en leur possession pour parvenir à un résultat correct. À une conclusion viable et possible. Tout à changé. Et ce monde qui les a vus tomber se trouve être bien différent de celui auquel elle s’attendait. Alors elle compte. Elle agit, du mieux qu’elle peut. Vérifie les stocks une bonne dizaine de fois par jours. Vérifie qu’il ne manque rien. Mais la vérité, c’est qu’ils manquent de tout.

Les phalanges abimées passent en revue ce qu’il reste de médicaments dans leur stock amoindri. Compte. Décompte. Prévoit. Envisage. Penser à ce qui est et ce qui sera. Ce qui pourra être. C’est ce qu’elle s’efforce de faire. Se préparer à tout. À l’impensable, au pire. Et ne surtout pas s’attendre à un miracle. Leurs meilleures chances de survie résident dans les populations terriennes et leurs savoirs en matière de soins médicaux. Un savoir que la brune désire plus que tout apprendre et connaître. Des rencontres qu’elle n’en peut plus d’attendre. Mais que ses supérieurs s’évertuent à lui refuser. Prétextant la dangerosité et l’instabilité de leurs relations. Certes. Elle leur en veut tout de même de cette incapacité à agir et prendre conscience de leur situation déplorable alors qu’ils sont en plein dedans. Il faut qu’elle les secoue. Qu’elle les force à bouger, sortir de leurs sièges bien confortables pour se frotter à la réalité. Une réalité dont ils semblent bien loin. Ou qu’ils cherchent à éviter.

Soupire las qui s’échappe des lèvres sèches. Déplore le peu de matériel qu’il lui reste pour subvenir aux besoins des trois cents personnes de cette colonie. Elle se masse les tempes, avachie sur un tabouret de fortune. Pense déjà à la prochaine catastrophe qui pourrait les toucher. Si une épidémie quelconque devait se répandre demain parmi eux, elle n’a aucune idée de comment procéder pour soigner tout le monde. Mission impossible à réaliser à l’heure actuelle. Alors elle se contente d’espérer, pour le moment, qu’une telle chose n’arrive jamais. Pas tant qu’elle n’est pas passée à l’acte. Pas tant qu’elle n’a pas fait ce qu’elle désire faire depuis son arrivée. Le cours de ses pensées macabres interrompu par des bruits, des voix, provenant de la salle de soins. Bien plus vaste que la précédente, la brune s’y engouffre sans attendre. Tiraillée entre l’angoisse de découvrir ce qui l’attend et le soulagement d’avoir été tiré de sa rêverie pessimiste. La silhouette qu’elle distingue parmi d’autres lui est plus que familière. Elle la reconnaît au premier coup d’oeil , n’intervient pas immédiatement. Qu’a-t-elle encore fait ?

« - Je m’occupe d’elle. Vous pouvez nous laisser », articule la médecin au bout de quelques secondes, en adressant un hochement de tête affirmatif à ceux ayant patiemment transporté la jeune fille jusqu’ici. Elle se met en action rapidement alors qu'ils s'éloignent sans protester. Consciente, mais le pouls est faible. La scientifique entame un examen plus poussé de sa patiente, certaine de ne rien louper. « - Mila », souffle-t-elle doucement en s’attardant sur la tension anormalement faible de la demoiselle. « - Mila, regarde-moi. Que s'est-il passé ? » Elle insiste pour la faire parler. Sévérité dans la voix quand l’intuition lui hurle que rien n’est dû au hasard avec la jeune Swann. Elle ne la quitte pas des yeux, le front plissé. L’air soucieux est sincère, cependant. Pas de jugement dans le regard. Que l’inquiétude de connaître la détresse de sa protégée, sans pouvoir l’aider à s’en défaire.
(c) DΛNDELION

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Sujet: Re: Slave to the sound ☾ MILA&NADJA
Lun 9 Oct - 15:21

When I grow up I want to be a forester. Run through the moss on high heels. That's what I'll do. Throwing out a boomerang waiting for it to come back to me. I'm very good with plants. When my friends are away they let me keep the soil moist. On the seventh day I rest for a minute or two. Then back on my feet to call for you (@fever ray // beerus)
when I grow up
☆ Nadja & Mila ☆


Depuis l'incident, tu l'observes. Tous les jours, tes yeux la cherchent pour mieux la trouver. Et tu l'épies sans la moindre gêne, soutiens le poids de son regard lorsqu'il croise le tien au quotidien. Les mots se font absents, sont devenus inutiles avec le temps. Inutiles pour toi. Elle sait. Cela ne fait aucun doute, s'il y a bien une personne certaine de ton crime, c'est Nadja. Pourquoi se rendre complice de ton meurtre ? La question ne te quitte jamais, demeure au plus profond de ton être, colmate certaines plaies pour en ouvrir d'autres. Ainsi de suite. Tu la soupçonnes de vouloir te protéger, du monde, d'eux, du bannissement. De ta propre folie. Te protéger de tes démons surement. Elle tente de maintenir ce qu'il reste de sain dans les méandres de ton esprit, de retenir la lumière hors des ténèbres. Pourtant, tu le sens, à sa façon de poser ses prunelles sur ta silhouette. Tu le sens, ce besoin viscéral de te l'entendre dire. Le docteur Wolkoff souhaite que tu te confesses, pas pour te juger, pas pour te dénoncer, non... pour une raison qui t'échappe. Est-ce pour alléger sa conscience ? Tu es curieuse à son propos, ne pouvant nier l'intérêt que tu lui accordes. Souvent, tes pensées se dirigent vers elle et avant même que tu ne réalises, tu l'aperçois dans ton champ de vision.

Elle sait. Et chaque jour qui passe, ses lèvres restent fermées, ne dévoilant point ton secret. Parfois, tu te demandes si la pression sur ses épaules est supportable, si tu n'es pas un poids de trop, si le remord ne risque pas de la ronger ? Tu l'ignores. Nadja est difficile à cerner sous ses allures. Il se dégage un tel contrôle de sa personne qu'il demeure délicat d'établir des hypothèses, de déceler les failles derrière les remparts. Tu as l'impression qu'elle te tient à distance, cherche à démêler le vrai du faux pour mieux saisir ce qui se passe dans ta tête, mais toi-même ne peut clairement établir le bon diagnostic. Es-tu atteinte ? Evidemment. A quel point ? Il vaut mieux ne pas s'attarder sur la question. « Est-ce que ça va Mila ? » Tu l'entends, cette voix venue de loin, les syllabes tournent autour de toi avant de se répéter une nouvelle fois. Tu ne réponds pas, tu ne réagis pas. Tu t'effondres subitement, épuisée par la chaleur accentuant ta sévère déshydratation. C'est le trou noir, le vide, le néant. Puis tu récupères tes esprits, petit à petit, au milieu de l'infirmerie. Un malaise vagal, probablement. En réalité, tu es en certaine, l'ayant délibérément provoqué. Avec les températures extérieures, il te suffit de te ne plus t'abreuver, de ne plus cesser ton activité agricole et ton corps finit par s'épuiser. Cela peut prendre toute la journée. Cela a pris toute la journée.

« Docteur Wolkoff. » C'est son visage que tu vois en premier, son timbre que tu perçois parmi les autres. Elle est là pour toi. « Je me suis juste évanouie. » Tu ne lui révèles qu'un morceau de vérité. C'est le seul moyen de conserver son attention, d'attiser son inquiétude. Parce que le but de toute cette manoeuvre n'est ni plus ni moyen que ces deux points. Tu as besoin d'exister à travers ses yeux, d'être plus importante que le reste du monde. Tu as besoin de son souffle pour t'assurer que tu respires. Et pour cela, tu es prête à la manipuler de n'importe quelle façon. « Ca fait longtemps j'ai l'impression. » Tu choisis minutieusement tes mots, consciente de l'effet qu'ils vont provoquer, faisant bien entendu référence à l'incident. A tous ces mois passés à l'observer, à décortiquer ses faits et gestes pour mieux l'appréhender. Pour comprendre son attitude à ton égard, savoir si elle va finir par craquer. Et tu te délectes, de ce jeu auquel vous participez, ne pouvant y échapper. La partie a commencé quand le verdict est tombé. Quand sa version a confirmé la tienne, quand les soupçons ont fini par s'estomper. Faisant de toi l'innocente brebis au milieu de la bergerie, dissimulant le dangereux loup près des proies. Tu te demandes parfois, si elle réalise, que tu ne regrettes pas une seule seconde d'avoir tué Thalia ?

→ Nadja, infirmerie, 20 septembre 2117.

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Sujet: Re: Slave to the sound ☾ MILA&NADJA
Mar 10 Oct - 22:09

slave to the
sound


Nadja & Mila
in the middle, I hear the voices and they're calling for me now. And nothing's gonna wake me now 'Cause I'm a slave to the sound
20 Septembre 2117 ☾ Les traits sont marqués par la fatigue et l’inquiétude. Attitude concernée par le sort de l’être qui dépend désormais d’elle, depuis qu’elle a franchit l’enceinte de l’infirmerie, au bord de la conscience. L’inquiétude du médecin. De la scientifique. L’inquiétude de la professionnelle de santé. C’est sa vocation, son rôle. Elle s’inquiète pour sa patiente parce que c’est ce qu’il est décent de faire, c’est en partie son devoir. Du moins, c’est ce qu’elle tente de se rentrer dans le crâne. Essaie de se persuader que l’intérêt qu’elle porte à la demoiselle au teint pâle n’est rien de plus que celui logiquement porté à un patient. La vérité est toute autre évidemment. Mais Nadja a besoin de ces certitudes pour ne pas virer folle. Pour maintenir les apparences. Et dissimuler sa culpabilité. Protéger une criminelle n’a jamais fait partie de ses ambitions. Et pourtant elle en a eu des biens diverses au cours de sa vie, de sa carrière. Mais ça, jamais. C’est ce qu’elle fait, cependant, chaque jour où elle garde le silence sur ce qu’elle sait réellement. Sur les circonstances d’une mort qu’elle a délibérément fait passer pour un accident. En tout connaissance de cause. Parce que c’est Mila. Parce que c’est elle. Sa protégée. Elle ne l’aurait fait pour personne d’autre.

Intérêt certainement scientifique derrière les motivations troubles de l’aînée. La demoiselle est un sujet d’étude passionnant pour n’importe quel médecin. Son cas est mystérieux au possible et cache bien des secrets qui méritent sans aucun doute d’être percés. Mais une telle conquête demande du temps. De la patience. De la confiance. Et ce sont autant de choses que Nadja n’aurait jamais pu obtenir si elle avait dénoncé son crime. Justification bien piètre face à la gravité de l’acte perpétré. Mais la seule qu’elle puisse réellement se trouver. La seule qui soit valable à ses yeux. Rien d’autre ne compte, véritablement, que ce qu’elle pourrait tirer de cette relation particulière. Découverte un suspend dans l’espace et le temps. Laissée au bon vouloir de la principale concernée qui semble s’amuser de la situation pourtant bien plus complexe qu’elle ne l’imagine. Un comportement d’enfant dans un monde qui n’est plus adapté pour eux. La brusquer ne servirait à rien. Qu’à la faire fuir. Et Nadja n’a pas tout risqué pour la voir s’éloigner si rapidement.

L’examen est prolongé plus que nécessaire, réalisé avec les moyens encore en sa possession. La voix de Mila la rassure. La voir reprendre totalement conscience encore plus. Mais les raisons de son état sont encore trop vagues. Trop floues. Il va falloir qu’elle fasse preuve de tact pour lever le voile sur les véritables raisons de sa présence ici. Intuition ou connaissance de cause, elle garde en tête la singularité de sa patiente. Établit un premier diagnostique avant de chercher à l’affiner. Le front plissé, elle garde deux doigts serrés contre le poignet de la jeune femme pendant de longues secondes. Le pouls retrouve peu à peu un semblant de normalité. D’abord très faible, il reprend une certaine régularité. Longtemps, dit-elle. Ça ne fait jamais assez longtemps. « - Devoir venir à l’infirmerie n’est jamais bon signe Mila, j’espère que tu le comprends », articule-t-elle calmement, choisissant minutieusement ses mots. Un ton presque pédagogue. Debout près du lit médical où a été installée sa patiente du jour, Nadja observe son comportement. Son attitude. Premier contact initié au moment où elle approche une main pour observer ses pupilles. Du bout des doigts, la médecin écarte les membranes de peau encerclent le globe oculaire, s’attarde un instant sur la forme et la dilatation de l’iris. À première vue, tout semble normal. À première vue seulement.

« - Tu as travaillé toute la journée ? Est-ce que tu te sens fatiguée ? Déshydratée ? », les premières questions s’enchaînent naturellement. Des questions de routine. Absolument nécessaire à la brune pour comprendre ce qu’elle doit réellement soigner chez sa protégée. « - Il faut que tu sois franche avec moi cette fois, Mila, d’accord ? Pourquoi tu as perdu connaissance ? » Regard doucereux plongé dans celui de la demoiselle. La demande est plus que sincère. Ce sont des airs presque sévères que Nadja emprunte cette fois-ci. L’honnêteté est de rigueur dans ce cas précis et le mensonge n’est plus permis. Trop de risques sont encore en jeu. Trop de conséquences sont envisageables. Et elles ont trop à perdre, toutes les deux. Sous-entendu totalement volontaire. Elle ne s’attend pas à obtenir des aveux passés. Mais une preuve de bonne volonté de la part de Mila en ce qui concerne son propre état de santé serait plus que bienvenue. Un premier pas vers l’absolution.
(c) DΛNDELION

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Sujet: Re: Slave to the sound ☾ MILA&NADJA
Ven 13 Oct - 11:29

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☆ Nadja & Mila ☆


Les années passent mais il est toujours présent, imprimé sur son visage comme de l'encre sur du papier. Cet air sévère qui ne la quitte jamais. Comme si elle portait le poids du monde sur ses épaules. C'est le cas, pour tout dire. La survie des Odysséens dépend en grande partie de ses capacités médicales. Encore plus, de son mental d'acier. Si Nadja flanche, qui s'occupera de maintenir la vie par ici ? Qui sera capable de remplacer l'irremplaçable ? Parfois, tu imagines ton existence sans votre rencontre. Le tableau te semble alors bien vide, il manque quelque chose, la couleur qui émane de son regard. Celle-là même qui te percute de plein fouet. « L'un comme l'autre docteur. » Fatiguée, déshydratée, confuse, désorientée... tu peux aisément lui décrire tes symptômes, mais tu doutes que cela soit très utile. Il n'existe aucun remède pour soigner la cause de ton mal. Parce qu'il s'y en avait un, tu ne serais pas à l'infirmerie en cet instant. Elle le sait, tu le sais. Et ce savoir commun est un secret que vous partagez depuis bien longtemps. Depuis que ses yeux se sont posés sur les tiens, à cette époque révolue. « Pourquoi ? C'est vous le médecin non ? » Ta question est rhétorique, te permet simplement te soulever l'évidence pour mieux provoquer la confrontation.

Tu veux l'amener à cracher le morceau, à confesser ce qui l'obsède tant pour mettre un terme à ce petit jeu qui s'est progressivement mis en place entre vous. Afin de pouvoir finalement passer au niveau supérieur, au chapitre suivant de votre histoire. « C'est vous qui établissez les diagnostics... » Tu ne lui laisses aucun répit, lui rappelles délibérément son action, sa participation, sa complicité. Tu n'es pas la seule à avoir basculé ce jour-là, non, elle a chuté avec toi. La sauveuse de vie est devenue l'ange de la mort. Protégeant la criminelle, la fautive, la meurtrière. N'est-ce pas ce qu'elles répètent sans cesse ? Oh si, c'est toujours le même refrain, ça ne finit jamais. Les voix ne connaissent ni fatigue ni ennui, ne s'arrêtent qu'un bref instant pour mieux revenir bourdonner la minute d'après comme des milliers d'abeilles au creux de ton oreille. C'est une mélodie que tu connais par coeur, qui t'empêche de trouver le sommeil. Et tu ne connais qu'une façon de diminuer leur écho... ne pas demeurer seule en leur compagnie.

La solitude est ton bourreau. Celui qui te fait sentir au plus bas, qui te donne l'impression de n'être rien, de n'avoir aucune valeur. Qui te laisse penser qu'ils vont tous t'abandonner, te rejeter. Qu'ils ne peuvent pas t'aimer, encore moins t'accepter pour ce que tu es au fond de toi. La solitude te rappelle la souffrance, la perte, le chagrin. La mort traumatisante de tes parents qui ont préféré se retrouver dans l'après plutôt que de rester à tes côtés dans le présent. Tu devrais les haïr pour ça mais tu en es incapable, bien trop dépendante de cette affection à sens unique, de cette relation qui n'existe plus. Tu ne peux reconnaître les faits, te sentant obligée de les adapter, de créer un scénario pour qu'ils correspondent à tes besoins. Tu as inventé toute une pièce dans ta tête avec des rôles pour chacun. Et le tien, tu ne cesses de le moduler, au fil des épisodes, au fil des années, au fil des gens rencontrés. « Alors établissez le mien. » Ton regard se noie dans le sien pour contempler cette lueur qu'elle possède au fond de sa rétine. Pour trouver le réconfort qu'il te manque depuis la mort de Thalia. A nouveau, tu te sens orpheline, cherche désespérément l'asile auprès de quelqu'un. Auprès d'elle.

→ Nadja, infirmerie, 20 septembre 2117.

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Sujet: Re: Slave to the sound ☾ MILA&NADJA
Sam 21 Oct - 20:59

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Nadja & Mila
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20 Septembre 2117 ☾ Folie douce qui se propage lentement, grignote chacun de ses nerfs. Conquiert chacune de ses cellules et contamine sa patience. Insomnie qui la gagne totalement quand les pensées s’envolent vers son plus grand vice. Vers Mila. Sa protégée, prise sous son aile pour une raison obscure, un périple sans fin dont l’échéance terminale pourrait les condamner toutes les deux. L’esprit dérangée de la demoiselle est un mystère pour la médecin qui s’engouffre toujours plus loin dans son diagnostique, alors que personne ne lui demande de le faire. Alors qu’elle ne devrait sans doute pas le faire. Un erreur qu’elle se pardonne chaque jour, sans vraiment l’admettre. Se trouve des prétextes infondés pour continuer à la côtoyer. L’air sévère qui s’ancre un peu plus sur les traits fatigués de l’Odysséenne et les lèvres qui se pincent face à la provocation de la patiente. Ça la galvanise, au fond. Elle doit bien y trouver quelque chose de positif pour continuer à la couvrir. Ça ne peut être autrement. Ça ne peut être différent. Il doit y avoir quelque chose, un intérêt quelconque, une opportunité cachée, dissimulée. Quelque chose d’encore invisible, même pour Nadja, mais qui l’empêche d’abandonner Mila.

Présence permanente sans laquelle elle ne peut s’imaginer exister. Dépendance qu’elle déplore bien qu’elle l’ait provoquée, initiée et encouragée. Le flou est stimulé par la voix de la cadette, les contours dissipés encore un peu plus. Estompés à l’extrême. « - En effet, je suis médecin Mila, pas devin » Soupire prolongé qui échappe à ses lèvres. Le teint est aussi pâle des deux côtés. Faiblesse du corps pour l’une et le manque cruel de lumière pour l’autre. Deux poupées désarticulées qui avancent désormais sans les que les fils du marionnettiste ne les guident. Évidence même dans ce nouveau monde qu’elles apprivoisent. Comprendre fait partie des objectifs majeurs de la scientifique. Comprendre pourquoi. Pourquoi Mila en est arrivée là. À ce point d’aliénation et de déséquilibre. Quand bien même le provoque-t-elle délibérément, cela n’explique pas tout. Un jeun en tous points malsain qui a finit par se mettre en place entre les deux âmes esseulées. Elles se sont trouvées et Nadja n’est pas prête à la perdre.

Le rappel se fait douloureusement à la mémoire de la médecin. Ce qu’elle a fait, elle l’assume. C’était un choix, une décision qu’elle a prise de manière certaine dans des circonstances aussi particulières que la principale concernée. Elle s’est laissée emporter avec le meurtre qu’elle a couvert. Engloutie par sa complicité voulue. Endossée. Revécue à chaque fois qu’elle croise le regard mutin de Mila. « - Le fait est que, malheureusement, plusieurs diagnostiques te concernent », souffle-t-elle doucement en plongeant son regard profond dans celui de sa patiente. Elle n’est pas certaine que Mila veuille véritablement entendre toutes les hypothèses qui trottent dans la tête de la praticienne à son égard. « - Pour ce qui est de ton malaise, tu devrais te remettre en quelques heures. Je vais te garder en observation jusqu’à ce que ta tension soit revenue complètement à la normale » C'est la médecin qui prend le dessus. Le timbre est posé, sûr. Il ne laisse aucune place à l’hésitation ou à la dérision. Le front plissé, Nadja toise la demoiselle en face d’elle, très peu décidée à prendre part à son petit jeu.

« - Pour le reste, ce n’est pas à moi de t’en parler » Conclusion ferme à une discussion déjà stérile avant qu’elle ne commence. Elijah est supposé être celui qui la guide. Elle ne reconnaîtra jamais ce qu’elle a fait. Malgré tous les efforts de Nadja pour lui faire comprendre que cela relève d’un problème assez grave pour être souligné. Un mystère qu’elle se doit de percer avant de provoquer l’éloignement inévitable de la brune, de part son intransigeance. Austérité balancée par l’empathie permanente dont la médecin peut faire preuve. Surtout lorsqu’il s’agit d’elle. Surtout lorsqu’il s’agit de Mila. « Je ne serai peut-être pas toujours là, tu sais. Je te suggère de te responsabiliser si tu ne veux pas devenir un poids pour notre communauté » Le verdict tombe, sèchement. Mais la voix est doucereuse. Piquée d’amertume et de mélancolie. Nouveau souffle qui franchit la barrière de ses lèvres alors qu’elle prend place au pied du lit de fortune, s’asseyant de côté sur le matelas bien trop dur pour être confortable. « - Il est inutile de jouer la comédie en ma présence, tu le sais très bien » L’invitation est sincère bien que Nadja ne soit pas certaine de recevoir une réponse favorable. Elle marche sur des oeufs avec la demoiselle bien qu’elle ne souhaite pas vraiment faire preuve d’une quelconque douceur à son égard. Naviguant sans cesse entre l’un et l’autre. Équilibre instable. Étrange coexistence.
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Sujet: Re: Slave to the sound ☾ MILA&NADJA
Dim 22 Oct - 17:53

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☆ Nadja & Mila ☆


Tu l'uses. Tu l'uses à ta façon, grattant sous la surface pour atteindre sa carcasse tel un vautour rôdant autour de sa proie déchue, morte, désincarnée. Que vas-tu finir par y trouver ? Que recherches-tu désespérément à ses côtés ? Et pourquoi agir de la sorte, prendre le risque de faire voler en éclats votre équilibre ? Peut-être parce qu'il est là votre équilibre... vous marchez comme des funambules sur des ficelles tirées entre deux montagnes, le sol à des centaines de mètres sous vos pieds. Il vous suffit d'un petit geste, d'un mouvement raté et c'est la chute assurée. Pourtant vous tenez bon, tout là haut, sur vos cordes blanches alors que la terre tremble jusque dans vos sens. La cohérence de votre relation, la dynamique de vos échanges ne tient qu'à vous, à cette compréhension aussi étrange que profonde, qui dépasse votre propre entendement. Vous êtes prisonnières de ce mouvement depuis l'aube des temps. Depuis qu'elle a posé les yeux sur toi une fraction de seconde de trop. « L'un n'exclut pas forcément l'autre. » Nadja est tout à fait capable de lire à travers ton regard, de deviner les troubles qui te tourmentent, d'anticiper tes propres réactions. A sa façon, elle est bien plus médecin que devin, mais c'est sa première profession qui lui permet de jouer ce double rôle.

« Malheureusement ? Il y a des choses pires encore que d'être plusieurs. » Tu penses à voix haute, réagis à sa propre remarque, fais référence à la solitude lancinante qui t'attend si jamais le silence ne se fraie un chemin jusqu'à toi. Tu préfères les entendre, inlassablement, répondre à leurs demandes insolites, nourrir leurs pulsions meurtrières. Tu préfères la folie à l'agonie, le chaos à la paix parce qu'il y a un toujours un hurlement pour t'empêcher de succomber.

« C'est le refrain de ma vie ça. » Observée, étudiée, analysée, c'est un processus que tu connais parfaitement, ayant longtemps été sous la surveillance des équipes médicales et psychologiques suite aux suicides de tes parents. Tu préfères employer le terme d'incident. C'est plus facile à concevoir, comme si tu mentionnais un banal accident. Un incendie involontaire. Un sinistre événement qui a frappé tes géniteurs, du jour au lendemain. Tout ça, pour nier l'évidence même, de ces maux de l'âme dont vous héritez l'un après l'autre. « Vous serez toujours là vous savez ? » D'un signe de la main, tu montres l'emplacement de ton coeur, ne voyant aucun mal à vaciller d'un comportement purement puéril à une déclaration étonnamment sérieuse. Pour ne pas dire, d'une sincérité troublante. Les mots t'échappent souvent, sans le moindre contrôle. Dénué d'un filtre quelconque. Ils te viennent, surviennent. « Vous semblez pourtant l'oublier, vous êtes bien meilleure comédienne que moi car la différence entre nous, c'est que vous ne vous en rendez même plus compte docteur Wolkoff. » Tu l'engages sur une piste glissante, mettant en lumière ses propres mensonges. Elle glisse vers les ténèbres avec toi mais ne paraît pas mesurer le poids de ses actes, les conséquences engendrées. Et tu maintiens le vouvoiement pour signifier la distinction qui demeure, que Nadja oublie, celle-là même qui l'empêche de concevoir le propre rôle qu'elle joue dans cette pièce théâtrale.

→ Nadja, infirmerie, 20 septembre 2117.

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Sujet: Re: Slave to the sound ☾ MILA&NADJA
Jeu 26 Oct - 18:02

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Nadja & Mila
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20 Septembre 2117 ☾ L’angoisse se propage dans le souffle échappé de ses lippes en prenant place au bord du lit. L’infirmerie est calme à cette heure de la journée mais c’est un volcan menaçant que la scientifique affronte. Entrevue délicate qu’elle mène tant bien que mal. À la fois toujours aussi intriguée et perturbée par le cas de la jeune Swann et infiniment lassée par la situation qu’elle la contraint de vivre. D’assumer à son insu. Un flou permanent dans lequel elle évolue avec peine. Ne sachant plus très bien comment agir avec la demoiselle, comment réagir face à son petit air résolument provocateur. Une relation basée sur le secret. Sur les non-dits et les vérités connues de toutes les deux. Sans jamais les prononcer. Sans jamais les avouer. C’est un éternel recommencement qu’elle a l’impression de vivre, chaque fois qu’elle croise le fer au cours d’une discussion avec la cadette.

« - Tu as raison, je te l’accorde. La solitude est pire que ça » Elle l’avoue dans un nouveau souffle. Baisse la tête un instant. Le regard suit le mouvement et vient se coller au sol qu’il ne voit pas vraiment. Les yeux sont vides, opaques à toute intrusion extérieure. Pendant un instant, elle ne voit plus personne autour d’elle. Plus rien. Que sa propre solitude qu’elle combat depuis la naissance. Depuis le premier jour, le jour à ce manque impossible à combler est apparu dans sa vie. Solitude subie qui fait écho à la solitude qu’elle a choisie. Au profit de sa carrière, de son devoir. Elle a préféré sa vocation à ses relations. Deux cas de figure bien différents qui s’opposent dans son esprit. L’un qu’elle endure comme un fardeau et l’autre qu’elle assume. Quelques secondes lui suffisent pour faire le point et reprendre ses esprits. La réflexion de Mila en rapport à sa vie tristement esseulée la laisse perplexe. Si elle n’a peut-être pas souhaité la mort de ses parents, c’est pourtant bien elle qui a provoqué la disparition de Thalia. Elle aussi, a provoqué son propre malheur. Réalité frappante.

« - Ne t’en plains pas, Mila. Dis-toi qu’on t’as sûrement observée parce que l’on tient à toi, d’une certaine manière », tranche-t-elle doucement en replongeant ses prunelles neurasthéniques dans celles de la plus jeune. La déclaration faite le plus sérieusement du monde à son égard la laisse sans voix. Perdue, pendant une seconde, vacillant entre l’impression d’être prise pour une idiote et celle de s’être royalement fourvoyée au sujet de Mila et de ses intentions. Dire qu’elle ne s’attendait pas à entendre ce genre de paroles sortir de la bouche de la jeune femme serait un euphémisme. Elle ne sait pas quoi répondre à l’aveu ainsi formulé. Reste muette, ne lui offre qu’un hochement de tête furtif pour toute réaction. La réputation de la médecin vindicative et professionnelle mise à mal par cette manifestation encore vague. Puis, la réalité reprend le dessus sur cette parenthèse presque irréelle. L’accusation la fait tiquer. Elle se pince les lèvres pour retenir l’impatiente qu’elle peut déjà sentir le long de ses nerfs, grignoter chaque cellule de sa peau.

« - Détrompe-toi. Je m’en rends compte tous les jours. Tout le temps » Le ton est rêche. Intraitable. Le désir de lui faire comprendre qu’elle n’oublie pas ce qu’elle a fait pour la protéger est brûlant. Insistant. Le regard perd de sa chaleur, doucement. Nadja se renferme avant de se rendre compte que c’est une erreur. Alors, elle soupire, passe une main dans ses cheveux et les rabat derrière sa nuque toujours droite. D’un pas léger, elle se relève, par en quête d’un verre d’eau pour sa patiente affaiblie. Elle revient vers elle en lui proposant le contenant rempli d’un geste simple mais autoritaire. Les questions qu’elle brûle de lui poser venant s’abattre derrière ses lippes. « - Est-ce que tu te rends vraiment compte de ce que cela signifie ? Ce qui nous lie ? » La première d’une longue série qu’elle se retient de bombarder. Le timbre est doucereux, non violent. Presque pédagogue. « - J’ai l’impression que ce n’est qu’un jeu pour toi. Alors que c’est au contraire très sérieux. J’ai besoin de savoir à quel point je peux te faire confiance. Si je le peux vraiment » La requête est sincère. Peut-être plus sincère qu’elle ne l’a jamais été. C’est une demande. Un ordre. Il faut qu’elle sache. Elle, la médecin, qui risque beaucoup et qui n’est pas prête à tout perdre pour une demoiselle en détresse.
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Sujet: Re: Slave to the sound ☾ MILA&NADJA
Lun 20 Nov - 12:16

When I grow up I want to be a forester. Run through the moss on high heels. That's what I'll do. Throwing out a boomerang waiting for it to come back to me. I'm very good with plants. When my friends are away they let me keep the soil moist. On the seventh day I rest for a minute or two. Then back on my feet to call for you (@fever ray // beerus)
when I grow up
☆ Nadja & Mila ☆


Malgré les soins qui te sont prodigués, tu as toujours l’impression de dessécher. Tu sens littéralement tes lèvres se durcir au fil des secondes, des mots, des expirations qui s’échappent de tes lèvres. Chaque souffle te brûle à vif. Et d’une certaine façon, chaque souffle te rappelle que tu es en vie. Tu pourrais presque sourire à cet instant si le procédé n’était pas si douloureux, si fatiguant. C’est la voix de Nadja qui t’empêche de fermer les yeux pour t’assoupir un instant. Elle te maintient connectée, éveillée, son timbre résonne au creux de ta tête au milieu des autres. Au milieu des chuchotements qui bourdonnent comme une ruche d’abeilles en expansion. C’est tellement bruyant et rassurant à la fois. « Vous tenez à moi Docteur Wolkoff ? » Que tu articules péniblement entre tes lippes. Tu as bien conscience de l’atmosphère étrange qui s’installe progressivement. Et tu aimes ça, sans le moindre doute. Ce qui devrait t’inquiéter t’apaise, ce qui devrait te calmer te panique. Voilà la triste vérité, la preuve même de ton dysfonctionnement. Dis-lui. Le duo revient en boucle telle une note de musique que l’instrument répète inlassablement. Encore et encore. Tu peux l’entendre de plus en plus fort. Ce n’est plus un murmure, c’est un cri. Un cri assourdissant qui te fait frissonner. Dis-lui.

Subitement, tu saisis le poignet de Nadja, stoppant net son mouvement. Quelques gouttes d’eau s’échappent du verre pour venir s’échouer sur sa peau cristalline. Tu observes la scène sans rien dire, témoin passive de la conséquence de ton action, puis ton regard vient se planter dans le sien une poignée de secondes qui s’éternisent.

« Nous sommes liées jusqu’à la mort. » Sur ces mots, tu relâches ta prise avant de t’emparer du récipient. Lorsque le liquide se met à couler dans ta gorge, ça te fait d’abord l’effet d’une flamme qui court le long des parois, puis tu le ressens, ce plaisir anodin mais ô combien délicieux. Même si tu n’as pas retrouvé la moitié de tes forces, tu te sens déjà mieux et remercie le docteur de son geste d’un simple hochement de tête. « Ma vie est entre vos mains, au sens propre et d’une certaine façon la réciproque s’avère inébranlable. Alors je crois que la confiance est le seul chemin qu’il nous reste à entreprendre pour survivre… ensemble. » C’est ta manière de lui assurer que la fuite ne viendra pas de toi. A vrai dire, tu mourras probablement en emportant le secret dans ta tombe et elle se réveillera tous les jours avec le poids de ce fardeau à porter seule. Mais pour l’heure, tu continueras de voguer dans son sillage, comme un navire qui fait naufrage, cherchant la lumière du phare. « Continuez je vous en prie, vous semblez mourir d’envie de me demander autre chose. » Tu devines presque l’impatience au bord de ses lèvres, les questions qu’elle se retient de poser, les réponses qu’elle tente de deviner. Et tu as envie, au fond de toi, de savoir à quel point le monstre ici-bas correspond à celui de ses pensées.

→ Nadja, infirmerie, 20 septembre 2117.

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Sujet: Re: Slave to the sound ☾ MILA&NADJA
Mar 28 Nov - 22:10

slave to the
sound


Nadja & Mila
in the middle, I hear the voices and they're calling for me now. And nothing's gonna wake me now 'Cause I'm a slave to the sound
20 Septembre 2117 ☾ Les mots franchissent la barrière de ses lèvres de manière mesurée. Contrôlée. La femme directe et vindicative s’efface au profit de la médecin patiente et pédagogue. Celle qu’elle a l’habitude d’être en présence de toute autre personne disparaît. Pour laisser reparaître celle qu’elle se doit de devenir en présence de Mila. Attitude salvatrice. Elle n’en est même pas certaine. Associe chaque parole formulée par la jeune femme à leur situation si particulière. Si étrange. Si compromettante. L’impression qu’un certain pouvoir subsiste entre elles. Le pouvoir d’un médecin sur sa patiente. Le pouvoir d’une coupable sur celle qui lui fournit un alibi. Relation malsaine et mal venue. C’est pourtant Nadja qui l’a provoquée. Qui l’a cherchée. Qui l’a voulue. Elle a délibérément protégé Mila, a effacé tous les doutes qui auraient pu persister à son égard pour diriger les soupçons vers de toutes autres circonstances. Elle protège une meurtrière. En est consciente. Mais ne voit toujours pas MIla de cette façon.

« - Tu connais la réponse à cette question. Tu en as déjà eu la preuve, il me semble » La voix est posée quand elle lui fournit cette explication brève mais lourde de sens. Elle n’en dira pas plus à ce sujet. Puisqu’elle en est bien incapable elle-même. Dire si elle tient à Mila pour ce qu’elle est ou pour ce qu’elle représente est une entreprise encore impossible pour la scientifique. Identifier les raisons obscures de son attachement pour la cadette n’est pas à sa portée. Voit-elle dans le reflet de ses yeux une jeune fille à protéger ou un sujet d’étude à examiner ? La réponse à cette question, elle ne la possède pas encore. Ne l’identifiera sûrement jamais. Réflexion suspendue dans le temps par le geste abrupte de Mila qui lui saisit le poignet. La coupant net dans son entreprise de lui faire boire quelques gorgées d’eau dont elle aurait grandement besoin. Et le liquide impalpable qui déborde et mouille sa manche - de même que l’épiderme pâle de Mila. Sensation désagréable qu’elle déplore déjà. Elle grimace, tique. Fronce les sourcils en toisant sa patiente.

La sentence qui tombe. La réponse qu’elle attendait. Délivrée d’une façon inattendue. L’emprise si tôt relâchée et le geste conduit à sa conclusion. Elle délivre le verre à la jeune femme et continue de l’observer un instant en hochant la tête. Satisfaite de la voir s’hydrater. Assimilant encore la réponse qu’elle vient de lui donner. Jusqu’à la mort. Jusqu’à la fin. Des propos extrêmes, pour une jeune fille qui l’est tout autant. Elle s’en satisfait. N’ajoute rien de plus. « - Très bien. Je te fais confiance dans ce cas, Mila. Ne me déçois pas. C’est tout ce que j’ai à ajouter » La sincérité qui fend l’air de sa précision. Car c’est vrai. C’est tout ce qu’elle avait besoin d’entendre. Tout ce dont elle voulait s’assurer absolument. D’une manière ou d’une autre. Un fardeau que la scientifique porte chaque jour. Qu’elle n’est pas certaine de partager, à en juger par la désinvolture de son vis-à-vis.

« - Il est vrai qu’il reste de nombreuses zones d’ombres autour de ce qui nous lie toutes les deux. Un brouillard que j’aimerais pouvoir dissiper » Les mots sont choisis avec minutie. Elle ne réfléchit pas tant, cependant. C’est la présence de Mila, son regard, qui la change à ce point. Qui la pousse à adopter une attitude bien plus douce. Différente de celle dont elle a l’habitude. De celle que tout le monde connaît. Le médecin prend place doucement au pied du lit de fortune, ne quittant pas sa patiente des yeux, analysant ses expressions. Ses réactions. « - Je veux juste comprendre », articule-t-elle comme si de rien n’était. Comme si ça ne voulait trop rien dire. Comme si ces quelques mots ne cachaient pas beaucoup plus que ce qu’ils sont.
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Sujet: Re: Slave to the sound ☾ MILA&NADJA
Sam 2 Déc - 12:52

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☆ Nadja & Mila ☆


Quand vous êtes ensembles, le reste du monde n'a plus d'importance. C'est juste vous deux, envers et contre tous. Juste l'univers qui choisit de vous accorder un instant hors du temps. Et tu savoures chaque seconde en sa présence. Pour une fois, personne ne vient vous interrompre au cours de la conversation. C'est assez rare, les gens ont tendance à débouler de tous les côtés. Cela t'agace, n'aimant pas être dérangée quand tu es avec elle. Hélas, c'est souvent inévitable. Nadja est le ciment de votre communauté, le futur de votre peuple. L'espoir de votre survie réside entre ses mains d'argent. Des générations entières dépendent de ses prouesses comme un poids sur ses épaules, une responsabilité qui jamais ne la quitte. Comment fait-elle pour réussir à trouver le sommeil avec ce fardeau ? Tu l'ignores, préférant de loin le tien que le sien. De toute façon, tu n'estimes pas assez les Odysséens pour te dévouer corps et âme à les protéger. La seule que tu souhaites préserver, tu la couves d'un regard innocent. « Qu'est-ce que tu ne comprends pas ? » Ses propos résonnent en toi. Tu n'es pas certaine de saisir le sens de sa phrase, les messages qui se cachent derrière. Durant une poignée de secondes, tu supposes qu'elle parle de l'incident aux chutes d'eau, de ton acharnement à fracasser le crâne de Thalia, de ton manque considérable de remords. « Ce qui s'est passé ce jour-là ? »

Puis, tu commences à penser qu'elle te mentionne, avec tout ce que cela implique. Les répercussions de tes actes dans sa vie, les conséquences de ton crime dans son esprit. Vous êtes complices dans cette affaire, quoi qu'il se passe. Main dans la main, si l'une tombe, l'autre suit. « Ce qui se passe dans ma tête ? » Depuis le premier jour, le docteur Wolkoff s'efforce de se montrer patiente à ton égard, développant une bienveillance atypique. Un besoin de prendre soin de toi, toi l'orpheline, n'ayant plus que tes yeux pour pleurer. A croire que le chagrin est la seule preuve de leur existence. « Moi je me demande toujours ce qui peut bien te ramener à moi... chaque fois. » Qu'est-ce qu'elle voit au fond de tes prunelles ? Un reflet de ses propres démons ? A moins que ce ne soit le chemin de sa rédemption. Lors de votre rencontre, tu pensais être un sujet d'étude parmi tant d'autres pour cette scientifique en devenir mais très vite, tu t'es sentie différente. Un peu comme avec Elijah. Tu t'es sentie redevenir enfant. Sans t'en rendre compte, tu leur as conféré les rôles symboliques dont tu avais besoin dans ton existence. Ainsi, ils ont pris la place de tes défunts parents, devenant bientôt ton unique entourage vivant. Combien de temps encore vont-ils défier le destin ?

Ce dernier semble toujours trouver une façon de précipiter tes proches au bord du précipice et quand il ne parvient à les pousser lui-même, il souffle dans ta direction. Conditionnée par cette mécanique qui te dépasse complètement, tu es prise aux pièges. Consciente de la menace permanente qui plane au-dessus de toi, d'eux, de votre avenir.

→ Nadja, infirmerie, 20 septembre 2117.

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Sujet: Re: Slave to the sound ☾ MILA&NADJA
Lun 4 Déc - 21:22

slave to the
sound


Nadja & Mila
in the middle, I hear the voices and they're calling for me now. And nothing's gonna wake me now 'Cause I'm a slave to the sound
20 Septembre 2117 ☾ Une parenthèse en pleine effervescence. Une bulle qui les englobe toutes les deux et que rien ne semble venir pouvoir percer. Comme si rien ne pouvait les atteindre. Les déranger. Plongées dans les prunelles l’une de l’autre, l’analyse est permanente. Et Nadja - d’ordinaire beaucoup plus directe et moins pédagogue - se montre étrangement patiente envers sa protégée. Un constat qu’elle ne peut pas ignorer. Une attitude qu’elle ne contrôle pas vraiment. Guidée par son empathie caractéristique. Une parenthèse qu’elle aimerait souvent pouvoir prolonger et ne jamais refermer. Pas tant qu’elle n’a pas obtenu les réponses qu’elle attend. Car elle en attend, en effet. Bien qu’elle ne soit pas encore certaine des questions. Le calme ambiant est presque anormal et si la médecin s’attend à être dérangée ou interrompue à tout moment, elle profite de chaque seconde de tranquillité qui lui est offerte. Et ne se fait pas prier pour saisir la première occasion qui lui est donnée pour entamer un examen plus poussé de la demoiselle.

La question de Mila résonne contre ses tympans. Le tutoiement est une lame contre sa peau diaphane. Proximité que la patiente ne s’était pas encore permise. Elle n’y répond pas immédiatement, sachant qu’elle joue de son inquiétude, exagère la situation, sûrement. Ou ne comprend-elle pas sincèrement où la scientifique veut en venir ? Non, Nadja n’y croit pas. Mila est bien trop intelligente pour ça. Trop intelligente pour tout le monde, sans doute. Ce qui la ramène vers elle, la chirurgienne n’en a aucune idée. Si elle le savait, elle aurait sans doute fait en sorte que cet élément disparaisse, elle qui n’aime dépendre de personne. Mais c’est bien l’incertitude et l’inconnu qui la pousse à retourner vers sa cadette. À garder un œil sur elle, de loin. La protéger, sans se manifester. « - Je suis médecin Mila, et tu restes ma patiente. Quoi qu’il arrive » C’est tout ce qu’elle lui offre. Assez de ces manifestations d’affection qu’elle ne comprend pas elle-même. Qu’elle ne contrôle pas non plus.

« - J’aimerais comprendre ce qui t’a poussé à faire ce que tu as fait » La voix paraît douce, de prime abord. Mais c’est un verdict qui tombe et franchit la barrière de ses lèvres. Les iris neurasthéniques parcourent rapidement l’endroit, vérifient que les deux femmes sont seules. Véritablement seules. Qu’aucun bruit ne soupçonne le contraire et que rien de ce qu’elle s’apprête à dire ne pourrait tomber dans les oreilles de quelqu’un d’autre. Son examen terminé, Nadja croise les bras sur son abdomen et replonge son regard assombri par la fatigue dans celui de sa patiente. « - Thalia » Le prénom lui brûle les lèvres et elle sait qu’elle risque gros en osant le formuler. « - Qu’est-ce qu’elle avait fait, pour mériter ça ? » Les images lui reviennent en mémoire. Le sang répandu un peu partout sur le sol et le visage que l’on ne reconnaît même plus. L’identité établie et assurée avec bien du mal et l’horreur qui reste gravée devant ses paupières closes pendant des jours. Une scène qu’elle revit chaque fois qu’elle revoit Mila. Se demandant encore comment la jeune femme a pu en arriver à ce point de haine et de violence.

« - Qu’est-ce qu’elle t’avais fait, à toi ? » Le front plissé, Nadja pousse le vice encore un peu plus loin. Force le destin jusqu’à jouer avec le feu. Mais la scientifique ne peut plus éluder les choses. D’autant plus qu’elle n’aura peut-être plus une autre occasion de se retrouver seule avec la principale concernée. Elle veut des réponses. Elle a besoin de réponses. Le prix à payer pour avoir protégé sciemment celle qu’elle ne se résout pas à appeler une criminelle.
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