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˜˜˜˜˜˜Slave to the sound ☾ MILA&NADJA
maybe life should be about more than just surviving


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01/10/2017 empty gold. 140 Felicity Jones empty gold. (ava) - crack in time (signa) - tumblr (gifs) médecin et chirurgien de l'Odyssée. 218


Sujet: Slave to the sound ☾ MILA&NADJA
Ven 6 Oct - 23:16

slave to the
sound


Nadja & Mila
in the middle, I hear the voices and they're calling for me now. And nothing's gonna wake me now 'Cause I'm a slave to the sound
20 Septembre 2117 ☾ Les doigts qui courent le long des étagères de plus en plus vides. De plus en plus morbides. Ses yeux de scientifique ne voient que le manque, la pénurie. Et les risques que cela engendre ou pourra engendrer. Elle dessine toutes les possibilités envisageables devant ses prunelles embrumées par la faible luminosité de l’infirmerie. Toutes les opportunités qui s’offrent à elle. Tous les facteurs aléatoires qui les menacent, les dangers qu’ils encourent sans même le savoir. La détresse de toute civilisation confrontée à un nouveau monde. Elle s’est préparée à ce retour toute sa vie. Depuis l’enfance, on l’a bercée de ces histoires fantasques sur un futur auquel elle était promise. Voir la Terre et connaître ce jour où la population la retrouverait. Un moment supposé heureux, paisible. Ils avaient tort. Tous autant qu’ils sont. N’avaient pas les bonnes données en leur possession pour parvenir à un résultat correct. À une conclusion viable et possible. Tout à changé. Et ce monde qui les a vus tomber se trouve être bien différent de celui auquel elle s’attendait. Alors elle compte. Elle agit, du mieux qu’elle peut. Vérifie les stocks une bonne dizaine de fois par jours. Vérifie qu’il ne manque rien. Mais la vérité, c’est qu’ils manquent de tout.

Les phalanges abimées passent en revue ce qu’il reste de médicaments dans leur stock amoindri. Compte. Décompte. Prévoit. Envisage. Penser à ce qui est et ce qui sera. Ce qui pourra être. C’est ce qu’elle s’efforce de faire. Se préparer à tout. À l’impensable, au pire. Et ne surtout pas s’attendre à un miracle. Leurs meilleures chances de survie résident dans les populations terriennes et leurs savoirs en matière de soins médicaux. Un savoir que la brune désire plus que tout apprendre et connaître. Des rencontres qu’elle n’en peut plus d’attendre. Mais que ses supérieurs s’évertuent à lui refuser. Prétextant la dangerosité et l’instabilité de leurs relations. Certes. Elle leur en veut tout de même de cette incapacité à agir et prendre conscience de leur situation déplorable alors qu’ils sont en plein dedans. Il faut qu’elle les secoue. Qu’elle les force à bouger, sortir de leurs sièges bien confortables pour se frotter à la réalité. Une réalité dont ils semblent bien loin. Ou qu’ils cherchent à éviter.

Soupire las qui s’échappe des lèvres sèches. Déplore le peu de matériel qu’il lui reste pour subvenir aux besoins des trois cents personnes de cette colonie. Elle se masse les tempes, avachie sur un tabouret de fortune. Pense déjà à la prochaine catastrophe qui pourrait les toucher. Si une épidémie quelconque devait se répandre demain parmi eux, elle n’a aucune idée de comment procéder pour soigner tout le monde. Mission impossible à réaliser à l’heure actuelle. Alors elle se contente d’espérer, pour le moment, qu’une telle chose n’arrive jamais. Pas tant qu’elle n’est pas passée à l’acte. Pas tant qu’elle n’a pas fait ce qu’elle désire faire depuis son arrivée. Le cours de ses pensées macabres interrompu par des bruits, des voix, provenant de la salle de soins. Bien plus vaste que la précédente, la brune s’y engouffre sans attendre. Tiraillée entre l’angoisse de découvrir ce qui l’attend et le soulagement d’avoir été tiré de sa rêverie pessimiste. La silhouette qu’elle distingue parmi d’autres lui est plus que familière. Elle la reconnaît au premier coup d’oeil , n’intervient pas immédiatement. Qu’a-t-elle encore fait ?

« - Je m’occupe d’elle. Vous pouvez nous laisser », articule la médecin au bout de quelques secondes, en adressant un hochement de tête affirmatif à ceux ayant patiemment transporté la jeune fille jusqu’ici. Elle se met en action rapidement alors qu'ils s'éloignent sans protester. Consciente, mais le pouls est faible. La scientifique entame un examen plus poussé de sa patiente, certaine de ne rien louper. « - Mila », souffle-t-elle doucement en s’attardant sur la tension anormalement faible de la demoiselle. « - Mila, regarde-moi. Que s'est-il passé ? » Elle insiste pour la faire parler. Sévérité dans la voix quand l’intuition lui hurle que rien n’est dû au hasard avec la jeune Swann. Elle ne la quitte pas des yeux, le front plissé. L’air soucieux est sincère, cependant. Pas de jugement dans le regard. Que l’inquiétude de connaître la détresse de sa protégée, sans pouvoir l’aider à s’en défaire.
(c) DΛNDELION

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26/08/2017 ΛURORΛ BOREΛLIS 116 anna speckhart EMPTY GOLD & LΛZΛRE tu cultives la terre selon les saisons (botanique & agriculture) 134


Sujet: Re: Slave to the sound ☾ MILA&NADJA
Lun 9 Oct - 15:21

When I grow up I want to be a forester. Run through the moss on high heels. That's what I'll do. Throwing out a boomerang waiting for it to come back to me. I'm very good with plants. When my friends are away they let me keep the soil moist. On the seventh day I rest for a minute or two. Then back on my feet to call for you (@fever ray // beerus)
when I grow up
☆ Nadja & Mila ☆


Depuis l'incident, tu l'observes. Tous les jours, tes yeux la cherchent pour mieux la trouver. Et tu l'épies sans la moindre gêne, soutiens le poids de son regard lorsqu'il croise le tien au quotidien. Les mots se font absents, sont devenus inutiles avec le temps. Inutiles pour toi. Elle sait. Cela ne fait aucun doute, s'il y a bien une personne certaine de ton crime, c'est Nadja. Pourquoi se rendre complice de ton meurtre ? La question ne te quitte jamais, demeure au plus profond de ton être, colmate certaines plaies pour en ouvrir d'autres. Ainsi de suite. Tu la soupçonnes de vouloir te protéger, du monde, d'eux, du bannissement. De ta propre folie. Te protéger de tes démons surement. Elle tente de maintenir ce qu'il reste de sain dans les méandres de ton esprit, de retenir la lumière hors des ténèbres. Pourtant, tu le sens, à sa façon de poser ses prunelles sur ta silhouette. Tu le sens, ce besoin viscéral de te l'entendre dire. Le docteur Wolkoff souhaite que tu te confesses, pas pour te juger, pas pour te dénoncer, non... pour une raison qui t'échappe. Est-ce pour alléger sa conscience ? Tu es curieuse à son propos, ne pouvant nier l'intérêt que tu lui accordes. Souvent, tes pensées se dirigent vers elle et avant même que tu ne réalises, tu l'aperçois dans ton champ de vision.

Elle sait. Et chaque jour qui passe, ses lèvres restent fermées, ne dévoilant point ton secret. Parfois, tu te demandes si la pression sur ses épaules est supportable, si tu n'es pas un poids de trop, si le remord ne risque pas de la ronger ? Tu l'ignores. Nadja est difficile à cerner sous ses allures. Il se dégage un tel contrôle de sa personne qu'il demeure délicat d'établir des hypothèses, de déceler les failles derrière les remparts. Tu as l'impression qu'elle te tient à distance, cherche à démêler le vrai du faux pour mieux saisir ce qui se passe dans ta tête, mais toi-même ne peut clairement établir le bon diagnostic. Es-tu atteinte ? Evidemment. A quel point ? Il vaut mieux ne pas s'attarder sur la question. « Est-ce que ça va Mila ? » Tu l'entends, cette voix venue de loin, les syllabes tournent autour de toi avant de se répéter une nouvelle fois. Tu ne réponds pas, tu ne réagis pas. Tu t'effondres subitement, épuisée par la chaleur accentuant ta sévère déshydratation. C'est le trou noir, le vide, le néant. Puis tu récupères tes esprits, petit à petit, au milieu de l'infirmerie. Un malaise vagal, probablement. En réalité, tu es en certaine, l'ayant délibérément provoqué. Avec les températures extérieures, il te suffit de te ne plus t'abreuver, de ne plus cesser ton activité agricole et ton corps finit par s'épuiser. Cela peut prendre toute la journée. Cela a pris toute la journée.

« Docteur Wolkoff. » C'est son visage que tu vois en premier, son timbre que tu perçois parmi les autres. Elle est là pour toi. « Je me suis juste évanouie. » Tu ne lui révèles qu'un morceau de vérité. C'est le seul moyen de conserver son attention, d'attiser son inquiétude. Parce que le but de toute cette manoeuvre n'est ni plus ni moyen que ces deux points. Tu as besoin d'exister à travers ses yeux, d'être plus importante que le reste du monde. Tu as besoin de son souffle pour t'assurer que tu respires. Et pour cela, tu es prête à la manipuler de n'importe quelle façon. « Ca fait longtemps j'ai l'impression. » Tu choisis minutieusement tes mots, consciente de l'effet qu'ils vont provoquer, faisant bien entendu référence à l'incident. A tous ces mois passés à l'observer, à décortiquer ses faits et gestes pour mieux l'appréhender. Pour comprendre son attitude à ton égard, savoir si elle va finir par craquer. Et tu te délectes, de ce jeu auquel vous participez, ne pouvant y échapper. La partie a commencé quand le verdict est tombé. Quand sa version a confirmé la tienne, quand les soupçons ont fini par s'estomper. Faisant de toi l'innocente brebis au milieu de la bergerie, dissimulant le dangereux loup près des proies. Tu te demandes parfois, si elle réalise, que tu ne regrettes pas une seule seconde d'avoir tué Thalia ?

→ Nadja, infirmerie, 20 septembre 2117.

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Sujet: Re: Slave to the sound ☾ MILA&NADJA
Mar 10 Oct - 22:09

slave to the
sound


Nadja & Mila
in the middle, I hear the voices and they're calling for me now. And nothing's gonna wake me now 'Cause I'm a slave to the sound
20 Septembre 2117 ☾ Les traits sont marqués par la fatigue et l’inquiétude. Attitude concernée par le sort de l’être qui dépend désormais d’elle, depuis qu’elle a franchit l’enceinte de l’infirmerie, au bord de la conscience. L’inquiétude du médecin. De la scientifique. L’inquiétude de la professionnelle de santé. C’est sa vocation, son rôle. Elle s’inquiète pour sa patiente parce que c’est ce qu’il est décent de faire, c’est en partie son devoir. Du moins, c’est ce qu’elle tente de se rentrer dans le crâne. Essaie de se persuader que l’intérêt qu’elle porte à la demoiselle au teint pâle n’est rien de plus que celui logiquement porté à un patient. La vérité est toute autre évidemment. Mais Nadja a besoin de ces certitudes pour ne pas virer folle. Pour maintenir les apparences. Et dissimuler sa culpabilité. Protéger une criminelle n’a jamais fait partie de ses ambitions. Et pourtant elle en a eu des biens diverses au cours de sa vie, de sa carrière. Mais ça, jamais. C’est ce qu’elle fait, cependant, chaque jour où elle garde le silence sur ce qu’elle sait réellement. Sur les circonstances d’une mort qu’elle a délibérément fait passer pour un accident. En tout connaissance de cause. Parce que c’est Mila. Parce que c’est elle. Sa protégée. Elle ne l’aurait fait pour personne d’autre.

Intérêt certainement scientifique derrière les motivations troubles de l’aînée. La demoiselle est un sujet d’étude passionnant pour n’importe quel médecin. Son cas est mystérieux au possible et cache bien des secrets qui méritent sans aucun doute d’être percés. Mais une telle conquête demande du temps. De la patience. De la confiance. Et ce sont autant de choses que Nadja n’aurait jamais pu obtenir si elle avait dénoncé son crime. Justification bien piètre face à la gravité de l’acte perpétré. Mais la seule qu’elle puisse réellement se trouver. La seule qui soit valable à ses yeux. Rien d’autre ne compte, véritablement, que ce qu’elle pourrait tirer de cette relation particulière. Découverte un suspend dans l’espace et le temps. Laissée au bon vouloir de la principale concernée qui semble s’amuser de la situation pourtant bien plus complexe qu’elle ne l’imagine. Un comportement d’enfant dans un monde qui n’est plus adapté pour eux. La brusquer ne servirait à rien. Qu’à la faire fuir. Et Nadja n’a pas tout risqué pour la voir s’éloigner si rapidement.

L’examen est prolongé plus que nécessaire, réalisé avec les moyens encore en sa possession. La voix de Mila la rassure. La voir reprendre totalement conscience encore plus. Mais les raisons de son état sont encore trop vagues. Trop floues. Il va falloir qu’elle fasse preuve de tact pour lever le voile sur les véritables raisons de sa présence ici. Intuition ou connaissance de cause, elle garde en tête la singularité de sa patiente. Établit un premier diagnostique avant de chercher à l’affiner. Le front plissé, elle garde deux doigts serrés contre le poignet de la jeune femme pendant de longues secondes. Le pouls retrouve peu à peu un semblant de normalité. D’abord très faible, il reprend une certaine régularité. Longtemps, dit-elle. Ça ne fait jamais assez longtemps. « - Devoir venir à l’infirmerie n’est jamais bon signe Mila, j’espère que tu le comprends », articule-t-elle calmement, choisissant minutieusement ses mots. Un ton presque pédagogue. Debout près du lit médical où a été installée sa patiente du jour, Nadja observe son comportement. Son attitude. Premier contact initié au moment où elle approche une main pour observer ses pupilles. Du bout des doigts, la médecin écarte les membranes de peau encerclent le globe oculaire, s’attarde un instant sur la forme et la dilatation de l’iris. À première vue, tout semble normal. À première vue seulement.

« - Tu as travaillé toute la journée ? Est-ce que tu te sens fatiguée ? Déshydratée ? », les premières questions s’enchaînent naturellement. Des questions de routine. Absolument nécessaire à la brune pour comprendre ce qu’elle doit réellement soigner chez sa protégée. « - Il faut que tu sois franche avec moi cette fois, Mila, d’accord ? Pourquoi tu as perdu connaissance ? » Regard doucereux plongé dans celui de la demoiselle. La demande est plus que sincère. Ce sont des airs presque sévères que Nadja emprunte cette fois-ci. L’honnêteté est de rigueur dans ce cas précis et le mensonge n’est plus permis. Trop de risques sont encore en jeu. Trop de conséquences sont envisageables. Et elles ont trop à perdre, toutes les deux. Sous-entendu totalement volontaire. Elle ne s’attend pas à obtenir des aveux passés. Mais une preuve de bonne volonté de la part de Mila en ce qui concerne son propre état de santé serait plus que bienvenue. Un premier pas vers l’absolution.
(c) DΛNDELION

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26/08/2017 ΛURORΛ BOREΛLIS 116 anna speckhart EMPTY GOLD & LΛZΛRE tu cultives la terre selon les saisons (botanique & agriculture) 134


Sujet: Re: Slave to the sound ☾ MILA&NADJA
Ven 13 Oct - 11:29

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☆ Nadja & Mila ☆


Les années passent mais il est toujours présent, imprimé sur son visage comme de l'encre sur du papier. Cet air sévère qui ne la quitte jamais. Comme si elle portait le poids du monde sur ses épaules. C'est le cas, pour tout dire. La survie des Odysséens dépend en grande partie de ses capacités médicales. Encore plus, de son mental d'acier. Si Nadja flanche, qui s'occupera de maintenir la vie par ici ? Qui sera capable de remplacer l'irremplaçable ? Parfois, tu imagines ton existence sans votre rencontre. Le tableau te semble alors bien vide, il manque quelque chose, la couleur qui émane de son regard. Celle-là même qui te percute de plein fouet. « L'un comme l'autre docteur. » Fatiguée, déshydratée, confuse, désorientée... tu peux aisément lui décrire tes symptômes, mais tu doutes que cela soit très utile. Il n'existe aucun remède pour soigner la cause de ton mal. Parce qu'il s'y en avait un, tu ne serais pas à l'infirmerie en cet instant. Elle le sait, tu le sais. Et ce savoir commun est un secret que vous partagez depuis bien longtemps. Depuis que ses yeux se sont posés sur les tiens, à cette époque révolue. « Pourquoi ? C'est vous le médecin non ? » Ta question est rhétorique, te permet simplement te soulever l'évidence pour mieux provoquer la confrontation.

Tu veux l'amener à cracher le morceau, à confesser ce qui l'obsède tant pour mettre un terme à ce petit jeu qui s'est progressivement mis en place entre vous. Afin de pouvoir finalement passer au niveau supérieur, au chapitre suivant de votre histoire. « C'est vous qui établissez les diagnostics... » Tu ne lui laisses aucun répit, lui rappelles délibérément son action, sa participation, sa complicité. Tu n'es pas la seule à avoir basculé ce jour-là, non, elle a chuté avec toi. La sauveuse de vie est devenue l'ange de la mort. Protégeant la criminelle, la fautive, la meurtrière. N'est-ce pas ce qu'elles répètent sans cesse ? Oh si, c'est toujours le même refrain, ça ne finit jamais. Les voix ne connaissent ni fatigue ni ennui, ne s'arrêtent qu'un bref instant pour mieux revenir bourdonner la minute d'après comme des milliers d'abeilles au creux de ton oreille. C'est une mélodie que tu connais par coeur, qui t'empêche de trouver le sommeil. Et tu ne connais qu'une façon de diminuer leur écho... ne pas demeurer seule en leur compagnie.

La solitude est ton bourreau. Celui qui te fait sentir au plus bas, qui te donne l'impression de n'être rien, de n'avoir aucune valeur. Qui te laisse penser qu'ils vont tous t'abandonner, te rejeter. Qu'ils ne peuvent pas t'aimer, encore moins t'accepter pour ce que tu es au fond de toi. La solitude te rappelle la souffrance, la perte, le chagrin. La mort traumatisante de tes parents qui ont préféré se retrouver dans l'après plutôt que de rester à tes côtés dans le présent. Tu devrais les haïr pour ça mais tu en es incapable, bien trop dépendante de cette affection à sens unique, de cette relation qui n'existe plus. Tu ne peux reconnaître les faits, te sentant obligée de les adapter, de créer un scénario pour qu'ils correspondent à tes besoins. Tu as inventé toute une pièce dans ta tête avec des rôles pour chacun. Et le tien, tu ne cesses de le moduler, au fil des épisodes, au fil des années, au fil des gens rencontrés. « Alors établissez le mien. » Ton regard se noie dans le sien pour contempler cette lueur qu'elle possède au fond de sa rétine. Pour trouver le réconfort qu'il te manque depuis la mort de Thalia. A nouveau, tu te sens orpheline, cherche désespérément l'asile auprès de quelqu'un. Auprès d'elle.

→ Nadja, infirmerie, 20 septembre 2117.
 

Slave to the sound ☾ MILA&NADJA

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