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˜˜˜˜˜˜What if.. all you dreams came true [James]
maybe life should be about more than just surviving

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28/02/2016 Glacy Chris Wilson 1399 Jessica Parker Kennedy praimfaya (avatar) esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée Rahjak 874
† Game of survival †


Sujet: What if.. all you dreams came true [James]
Mer 4 Oct - 19:32


Les notes de musique qui résonnaient dans l'air. Une autre ambiance. Un autre tempo. Une autre atmosphère. Ce n'était pas la même qui existait à la cité rahjak. Là-bas tout était plus sombre. Un avenir incertain. Le sang qui coulait sur le sol. Les menaces. Les claquement de fouet dans l'air qui résonnaient contre les chairs. Ici, tout semblait être différent. L'air semblait plus pur. Un monde qui semblait plus sain. Une cité qui n'en n'était pas une, qui ne pouvait être que défini comme un village. Celui des calusas comme je le savais. Le village le plus loin que j'avais trouvé, le plus loin de ma cité. Une cité du dieu du soleil qui n'avait jamais été la mienne dans le fond. Un village plus calme sans que pour autant que je puisse lui trouver un air de ressemblance. Là tout était différent alors que je pouvais entendre le son des vagues, que j'avais pu voir cette étendue d'eau que Skyra m'avait décrite. Une partie du monde bien différente à la mienne. Une partie du monde que je n'avais jamais pu connaître, enfermée dans ma cage dorée. Enfin, une cage qui avait peut-être des barreaux teintés d'or mais qui restaient des barreaux. Une cage dans laquelle j'avais vécu, n'ayant jamais pu en sortir jamais. Des murs que j'avais toujours considéré comme des barreaux autant que j'évoluais dans chaque partie de la cité, lorsque j'évoluais d'esclave domestique à esclave prostituée pour redevenir une esclave domestique. En soit je ne m'étais jamais élevée alors que j'étais toujours restée prisonnière. Et si j'avais fui, il n'en restait pas moins que j'avais perdu Shanareth. Etant toutefois libre. Une liberté qui avait eu un coût. Alors que je l'avais bel et bien perdue, pouvant me rappeler le regard qu'elle avait posé sur moi. Je me rappelais ces hurlements alors que c'était brisée que je m'étais échouée sur la plage.

Mon regard qui se faisait vague l'espace d'un instant alors que je repensais à ce qui s'était passée. Je m'en rappelais parfaitement. Pour autant, si je restais brisée, si ce monde n'était pas le mien, il n'en restait pas moins qu'ici je pouvais sourire de nouveau. Ce qui était le cas alors que je ne pouvais m'empêcher de me laisser entraînée par les notes de musique qui résonnaient dans l'air. Me laissant guider par les voies en direction de la place principale du village. M'étant dirigée sans hésiter vers le centre du village. Un village où j'aurai cru ne pas être admis bien qu'à vrai dire c'était pourtant le cas. Un lieu où j'étais admis alors que si l'on m'avait trouvé, on m'avait avec du temps accepter. Ce qui était vrai alors que je n'en venais qu'à loger chez Maria que je savais repartie voguer sur l'océan. Et si j'avais voulu l'accompagner, que sa réponse était négative il n'en restait pas moins que je ne pouvais que me dire que ce n'était peut-être pas une si mauvaise chose. Je ne savais rien de ce monde en soit et je savais que j'avais encore beaucoup à faire pour me retrouver à sourire, pour pouvoir savoir qui j'étais réellement.

J'étais dans un monde désormais où le statut d'esclave ne me collait plus à la peau. Certes je ne pourrai pas oublier qui j'avais été alors que ma peau, mon corps, mon esprit et mon coeur restaient marqués. Mais au-delà de cela, ici, j'avais le choix. Pouvant agir librement, pouvoir choisir ce que je voulais faire sans devoir me complaire aux volontés de personnes qui se penseraient supérieure à moi, alors qu'elles ne l'étaient pas. Ici, j'étais libre d'être considérée comme une véritable personne et de pouvoir faire mes propres choix. Une porte enfin brisée, déverrouillée de force. C'était plus que ce que je n'avais jamais espéré. Un sourire qui se dessinait sur mon visage alors que je savais que oui, le prix que j'avais payé en valait la peine. Consciente que s'il le fallait je payerai ce prix une nouvelle fois si cela voulait dire que je pouvais être là à cet instant. Libre de me diriger vers ceux qui étaient assemblées là alors que sans pouvoir m'en empêcher comme lors des festivités rahjaks, je pouvais me laisser porter. Fermant les yeux l'espace d'un instant et me laissant porter de nouveau par cette mélodie qui résonnait dans ma tête. Et cela faisait du bien, il n'y avait pas à dire.

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06/10/2016 Mr Hyde None 123 Sam Way ahimsa Pêcheur - Sculpteur - Dessinateur Ancien calusa - voyageur 65


Sujet: Re: What if.. all you dreams came true [James]
Mar 24 Oct - 20:09

Le bruit pressant de la fête se faisait déjà entendre quelques heures avant le début de soirée tandis que James revenait de la plage avec sa pêche du jour. Comme chaque fois qu’une fête se prépare une sorte d’enthousiasme général qui est assez plaisant. Bien avant le début on peut voir des personnes s’affairer à préparer la nourriture, l’alcool et encore les multiples décorations, les feus ou encore simplement à discuter avant l’heure. Les enfants trop occupés à regarder tout le monde préfèrent bien souvent jouer en délaissant leurs corvées ou leur entrainements physiques. En soit, c’est une sensation agréable.

Lentement donc, notre navigateur et pêcheur est remonter sur la plage puis vers chez lui pour déposer son butin et saluer les membres de sa famille. Comme souvent, sa petite sœur Argane avec qui il est très proche est venu l’enlacer malgré l’odeur saline et le fait qu’il soit encore mouillé. Très excitée elle lui a demandé avec un sourire ravissant si « Cette fois il viendrait au lieu de s’isoler pour dessiner. » Une réflexion typique de la part de sa sœur, bien plus enjouée que lui et surtout plus sociale. Il est vrai qu’habituellement Jamie a tendance à s’isoler dans un coin du village par temps de fête, profitant de l’alégresse caché et assit sur le sol à dessiner. Souvent ce sont des portraits, des moments de danse ou encore sa famille. C’est sa façon de participer tout en se faisant discret.

Amusé, il a donc répondu oui après avoir filé se laver dans un ruisseau et s’habiller un peu plus que le short qu’il avait sur les hanches. Une fois chose faite, c’est accompagné de sa fratrie qu’il est arrivé sur la place du village déjà bien animée. Les feux déjà allumés remplacent alors la lumière du soleil qui s’éteint progressivement. Très vite il s’est assis sur un rondin de bois en compagnie d’Argane qui a enroulé un bras autour du sien en regardant autour d’elle. Non loin, son jeune frère de cinq ans Kilian est accroché à la jambe de leur mère en faisant coucou à son copain qui approche. En soit, un début de soirée amusant et attendrissant.

En face des deux jeunes se trouve une jeune femme que James a déjà vue plusieurs fois. Plus timide, c’est sa sœur qui lance la conversation : « Salut ! Moi c’est Argane et là c’est mon frère James. » Un sourire sincère et l’assurance qu’offre les années adolescentes. Timidement James hoche la tête et fait un salut muet puis demande : « Tu es ici depuis peu de temps n’est-ce pas ? Je ne t’ai vue que récemment… » Autant engager la conversation dans quelque chose d’utile et une nouvelle rencontre ne fait pas de mal n’est-ce pas ?

Sans vraiment le surprendre, Argane embrasse son frère sur la joue puis s’éclipse en lançant assez rapidement aux deux solitaires qu’elle partait danser. Amusé, le pêcher sourit et la regarde filer puis reconcentre son attention sur la jeune femme. « Navré, elle est un peu rapide. Elle a trop d’énergie… »

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28/02/2016 Glacy Chris Wilson 1399 Jessica Parker Kennedy praimfaya (avatar) esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée Rahjak 874
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Sujet: Re: What if.. all you dreams came true [James]
Lun 30 Oct - 18:34


Ne pouvant m'empêcher de danser autour des flammes qui virevoltaient, tentant de me laisser porter au son de la musique. Ce qui était facile à comparaison de ce qui avait pu se passer auparavant. Trouvant ceci même étonnement facile alors qu'en effet, là, il était si facile d'oublier ce qui avait pu se passer. Du moins c'était ce que je tentais de faire. Une tentative de me concentrer sur le présent et sur le futur plutôt que sur la passé. Et pourtant j'étais en effet en proie au passé et à la douleur alors que des morceaux étaient brisés, incollables. La difficulté de m'y retrouver. Mon regard qui se détournait, se posant sur les personnes qui se trouvaient autour. Certaines personnes à qui j'avais pu discuter brièvement sans pour autant avoir été proches de nombreuses d'entre elles. Un fossé nous séparant encore alors que je n'étais jamais certaine de réussir à me faire accepter. Il y avait toujours cette part de méfiance existentielle alors que si j'avais fui la cité rahjak, pour certains j'étais encore attaché à eux. Mon regard qui se détournait, se posant brièvement sur un jeune femme qui était entourée par sa petite soeur. Ne pouvant que sourire à cette dernière alors qu'elle s'approchait de moi. « Salut ! Moi c’est Argane et là c’est mon frère James. » Une petite soeur qui semblait bien moins timide que son grand frère qui m'adressa un sourire muet autant que je ne pus que leur sourire à mon tour, n'en venant qu'à me présenter. « Salut. Je suis Ezra. » La vérité autant que je ne précisais pas d'où je venais. La tentative d'être quelqu'un d'autre, de me focalisait sur le présent. Et pourtant autant que j'avais pu vouloir m'éloigner de la cité rahjak, que j'avais fui le plus loin possible, je ne m'étais pas résolue à changer d'identité comme l'avait fait Erika au coeur de la cité de feu. N'ayant pu m'y résoudre alors que je restais une seule personne, restant Ezra. Ne pouvant effacer le passé et mon histoire alors que cette histoire avait fait qui j'étais. Reportant pas moins mon attention sur James qui venait de prendre la parole, tentant visiblement de lancer un sujet de conversation. « Tu es ici depuis peu de temps n’est-ce pas ? Je ne t’ai vue que récemment… » Légèrement mal à l'aise bien que je ne pus que lui répondre honnêtement. « Oui je suis arrivée récemment… » Esquissant un bref sourire, passant au-dessus de certains détails. Des détails comme ceux que j'avais vécu alors que je m'étais retrouvée à échouer sur la plage, ma rencontre avec Shanareth que je tentais autant d'oublier alors que je l'avais laissé derrière-moi. Bien que cette fois, c'était elle qui m'avait abandonné. Et sans doute heureusement pour moi, je n'eus pas besoin de lui fournir des explications alors que sa petite soeur en venait soudainement à l'embrasser sur la joue avant de disparaître dans la foule.

Mon regard qui la suivait tout comme le sien alors qu'elle s'échappait pour courir. « Navré, elle est un peu rapide. Elle a trop d’énergie… » « C'est bien qu'elle profite. » Un sourire presque triste qui se dessinait sur mon visage alors qu'en effet je ne pensais pas moins qu'elle devait profiter tant qu'elle le pouvait. Une innocence que j'avais possédé à mon tour bien que cette innocence m'avait été enlevé autant que possible. Un monde cruel qu'il était lorsqu'il fallait vivre dans la cité du feu. Aucun enfant n'ayant la possibilité de vivre si normalement, si ordinairement. Aucun enfant n'avait la possibilité de vivre heureux, ou d'avoir une famille sur qui comptait. Du moins pas ceux qui étaient nés esclaves alors que chacun n'en venait qu'à être revendu aussitôt pour devoir satisfaire un maître. Une possibilité de vivre entouré de parents familles que personne n'avait réellement. Une famille que je n'avais jamais connu alors que pendant l'espace d'une seconde je ne pouvais qu'espérer pour elle qu'elle ne se serait jamais séparée de sa famille. « Tu as de la chance. » La vérité alors qu'il en avait en effet, ayant une petite soeur qui semblait géniale. Une famille que je n'avais jamais connu alors que je ne savais pas qui étaient mes parents si ce n'étaient qu'ils étaient sans doute des esclaves. Et si j'avais pu me berner de doux espoirs, il n'en restait pas moins que rapidement je n'avais pu que considérer les autres esclaves comme ma famille. Nous n'avions jamais partagé le même sang, mais chacun d'entre nous nous avions partagé le même destin, celui d'être enchaîné. Et si je ne l'étais plus, désormais libre, il n'en restait pas moins qu'une part de moi était toujours restée là-bas. Mon regard qui devenait l'espace d'une seconde nostalgique avant que je reporte mon attention sur James.

La tentative d'oublier le passé ou de chasser ces images de mon esprit. Là pour sourire. Du moins c'était ce que je tentais de faire sans doute sans jamais y réussir complètement. En venant pas moins à lui adresser un sourire non sans avoir passé une main dans mes cheveux bruns pour reprendre mes esprits. Changeant autant d'idée alors que les notes de musique n'en venaient qu'à se répercutaient dans l'air. Une atmosphère bien plus joyeuse que j'avais pu connaître dans la cité si ce n'était lors des fêtes qui existait là. « Est-ce que tu veux danser ? » Je ne le connaissais pas mais j'avais autant besoin de me changer les idées, et il fallait sans doute avouer que les airs de musiques plus que jamais avaient toujours réussi à m'entraîner, me faire oublier le quotidien. « Je ne suis pas trop familière aux danses d'ici, alors peut-être que tu pourrais m'apprendre si tu le veux bien bien sûr ? » Lui adressant un sourire alors qu'en effet je ne pouvais qu'espérer qu'il ne me repousserait pas alors que je veux juste me mêler à la foule et me sentir libre.

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Sujet: Re: What if.. all you dreams came true [James]
Lun 4 Déc - 23:47

Remettre en considération son entière existence n’est pas une chose que beaucoup de personnes font dans leur quotidien. Ont-ils de la chance ? Pour beaucoup sans nul doute et pour certains toujours car au final on trouvera presque toujours quelqu’un de plus défavorisé dans la vie que nous. Seulement, il est assez rare que les êtres humains se remettent en question et doute de leur vie. Ainsi, James ne sait pas trop s’il a de la chance ou non, pour lui son monde tourne ainsi et il n’est même pas au courant des possibilités qui résident ailleurs. Son quotidien est rythmé par les vagues, les petits voyages en forêt et les fêtes de villages comme celles-ci qui permettent à beaucoup de familles de se réunir et d’échanger.

Depuis tout petit ses journées sont coupées entre la pêche et la navigation et sa vie familiale très importante à ses yeux. Aragane sa petite sœur s’éloigne d’un pas léger pour aller danser avec un jeune homme d’une famille proche qui semble lui avoir taper dans l’œil. Au loin, il aperçoit Kylian son frère de quatre ans jouer avec un copain du même âge par terre avec des objets en bois ramenés par les mamans. Le petit lève la main vers son frère pour lui faire un coucou adorable, perdant vite l’attention pour retourner à son animal de bois qu’il fait rugir de sa petite voix enfantine. De la chance ? Il n’a jamais réfléchi ainsi, mais oui, il en a sûrement énormément.

La femme à côté de lui pourtant ne semble pas d’une humeur aussi festive. Bien qu’elle se présente elle semble presque réticente et il ne faut pas beaucoup de jugeote pour comprendre pourquoi. James n’est pas un gros voyageur, pour autant il arriverait à reconnaître une personne d’une tribu différente rien qu’aux vêtements qu’elle porte. La femme à côté de lui possède les cheveux bruns des Rahjak ainsi que les mêmes vêtements. Tout dans sa façon d’être et même de parler laisse comprendre qu’elle n’est pas une calusa. D’ailleurs cette dernière l’affirme à demi-mot en annonçant qu’en effet elle n’est pas là depuis longtemps.

Les calusas sont éloignés de la plupart des villages, comme ceux des Rahjak. C’est un lieu de refuge connu, peu regardant sur la plupart des arrivants, ils sont assez généreux en général. Ce n’est pas la première fois de sa vie donc que Jamie a pu voir une personne fuyant sa tribu bien que la plupart prennent un nom différent et portent des vêtements plus locaux pour se fondre dans la masse.
« Ezra, c’est un joli prénom. Soit la bienvenue ici. » Il sourit en demi-teinte et regarde sa sœur s’éloigner en écoutant la demoiselle lui dire qu’elle doit en profiter. Il est vrai qu’il serait le dernier à l’en empêcher. Argane est un courant d’air comme lui est quelqu’un de calme et de volatile qui aime s’éloigner des grandes soirées pour contempler en silence. C’est une future guerrière il en est sur notamment par son caractère fort. Pour le moment ce n’est qu’une femme innocente qui bientôt pourtant devra apprendre une vie plus dure.

« Tu as raison, elle doit en profiter. » Et tristement, il a l’impression qu’Ezra est un peu mélancolique de sa propre époque d’insouciance. Il se demande ce qui a bien pu lui arriver, mais n’osera jamais poser la question. Heureusement pour le pêcheur, il n’en a pas besoin car très vite elle lui propose d’aller danser. Surprit il la fixe un instant, puis son regard se porte vers la place centrale où beaucoup de gens dansent traditionnellement. Il contemple quelques femmes rirent aux éclats et sourit en coin.

« Huum..je veux bien mais je suis pas très doué à ça. » Néanmoins, il a le sentiment que c’est précisément ce dont à besoin la jeune femme et il s’en voudrait de lui refuser cela. Il se lève lentement en lui tendant une main, puis l’entraîne jusqu’à la place où une musique très enjouée résonne. Des luths et des instruments à vents font vibrer dans des rythmes lascifs les gens. La danse à proprement parler n’est pas difficile, tout le monde en cercle, il suffit de lever les mains et de taper des pieds dans le bon rythme. Très naturellement il aide Ezra à s’insérer dans le cercle, une aînée prenant sa main à gauche et James la sienne à droite. De cette manière il sait qu’elle sera bien guidée.

Lentement il lui montre le pas puis l’aide à le reproduire. « Tu vas voir, ce n’est pas dur. Attention, pose bien ton pied sinon tu peux perdre l’équilibre. Le rythme va vite augmenter…tu as compris le plus gros ? » Evidemment, avant qu’il ne puisse en dire plus le rythme augmente et la danse commence, mais l’aînée à côté de la jeune femme vieille bien à ne pas lui imposer une cadence soutenue ce qui doit sûrement l’encourager. Amusé Jamie l’aide à danser souriant et lançant après quelques minutes : « Tu te débrouilles bien Ezra ! » Il aimerait lui demander si en cet instant précis elle se sent bien. Chez elle ? Sûrement jamais, mais se sent elle libre ?

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Sujet: Re: What if.. all you dreams came true [James]
Jeu 7 Déc - 18:53


« Ezra, c’est un joli prénom. Soit la bienvenue ici. » Esquissant un sourire certes timide. Toujours la difficulté de croire que j'étais la bienvenue alors que pour certains je ne l'étais pas. Et si je tentais de me fondre parmi la foule, il n'en restait pas moins qu'en vue des relations mouvements entre les rahjaks et les autres tribus, il restait difficile de ne pas être considérée comme une étrangère. A vrai dire, je restais une étrangère. Les marques sur ma peau qui continuaient de faire de moi une esclave. Une esclave que j'étais bien qu'en fuite. Libre mais pas pour autant la bienvenue même si certains sourires réussissaient à me faire oublier ma situation, à me donner l'impression que je pouvais être quelqu'un de normal. Pas moins une sorte d'illusion alors qu'autant que possible je restais sur mes gardes et tenter de m'intégrer du mieux que je pouvais. Une difficulté face à laquelle je tentais de passer outre en ne pouvant qu'hocher la tête pour le remercier. Mon regard qui se posait sur sa petite soeur l'espace d'une seconde pour noyer les vestiges du passé.

« Tu as raison, elle doit en profiter. » Ce que j'espérai qu'elle ferait jusqu'au bout alors qu'elle représentait cette trace d'innocence que j'avais perdu. Le visage de Maïa qui se dessinait dans mon esprit alors que je me rappelais avoir fermer ses paupières une dernière fois avant que les larmes ne viennent à couler le long de mes joues. Une fillette au visage d'ange. Le crépuscule sans fin ayant laissé place à la clarté du jour. Partie trop vite dans cet enfer et peut-être autant une chance alors qu'elle avait été enfin libre. Ne pouvant pas moins me détourner du passé alors que je ne pouvais que lui proposer de danser. « Huum..je veux bien mais je suis pas très doué à ça. » Tout ce dont j'avais besoin. Et autant soulagée qu'il n'en vienne à accepter ma proposition. Le désir bel et bien de se fonder dans la foule, de laisser les notes de musique résonnaient à mes oreilles pour oublier et prétendre que ma vie était parfaite. Et si ce fut avec une pointe d'appréhension que je me retrouvais au centre de la place du village parmi les autres, je ne pus que suivre ses gestes. Des gestes que je commençais à reproduire avec attention. Des souvenirs du passé qui s'estompaient alors que je me prenais au jeu, me concentrant sur les pas que je devais reproduire. Suivant autant James de prêt alors que je ne pouvais qu'écouter ses mots et conseils. « Tu vas voir, ce n’est pas dur. Attention, pose bien ton pied sinon tu peux perdre l’équilibre. Le rythme va vite augmenter…tu as compris le plus gros ? » Et avant que je ne puisse lui répondre ou qu'il ait le temps réellement de finir de me dire ce qu'il voulut dire, le rythme de la danse changea. Un rythme qui s'accélérait bel et bien, que je tentais pas moins de suivre avec attention. Quelques faux pas mais dans l'ensemble je ne pus que me retrouver à sourire alors que je réussissais bel et bien à suivre le rythme. Et pas moins des festivités qui étaient différentes de celle qui s'entrevoyaient dans la cité du feu alors que tout l'atmosphère était différente, que tout était différent. Deux mondes opposés. Des peuples opposés. La difficulté d'être accepté bien qu'autant que possible, ici je ne pouvais qu'être libre, ayant le choix. Pouvant bel et bien apprécier cette danse et les notes de musique qui résonnaient dans l'air alors que je me retrouvais petit à petit à lâcher prise. « Tu te débrouilles bien Ezra ! » « Merci. » Ne pouvant que lui adresser un sourire. Si mon regard restait posé sur lui, je ne pouvais bel et bien que sourire de nouveau autant que de voir que malgré ce qu'il avait dit, il se débrouillait bel et bien. « Pour quelqu'un qui dit peu savoir danser, tu ne te débrouilles pas trop mal non plus. » Une pointe de taquinerie que je ne savais réellement comme il allait réussir à prendre mais la vérité ne restait pas moins là. Il savait bel et bien danser, sans doute bien plus à l'aise que je l'étais bien que je réussissais petit à petit à suivre les pas et à m'imprégner des airs de musique qui résonnaient dans l'air. Mon regard qui se posait rapidement sur les personnes qui se trouvaient non loin alors que je ne pouvais que repérer sa petite soeur qui se joignait aux danseurs, tourbillonnant autour. Mon regard qui se reposait sur James alors que je ne pouvais bel et bien que lui adresser un sourire avant de suivre de nouveau les pas et me concentrer pour ne pas me perdre en route.

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Sujet: Re: What if.. all you dreams came true [James]
Lun 1 Jan - 15:27

Il est presque certain que la jeune femme semble avoir un profond mal être en elle. Son regard se porte souvent ailleurs comme si elle était bien loin du village des calusas et qu’elle regardait à travers le passé. James est quelqu’un d’observateur et il a bien compris qu’elle n’est pas d’ici et que très certainement son histoire est un peu désagréable ou violente. Ces heures passées à observer les autres lui servent assez aisément et il n’a pas trop de mal à s’imaginer la vie qu’elle a pu avoir avant. Cependant même s’il arrive à comprendre cela il n’est pas assez curieux pour se mêler de ce qui ne le regarde pas. Après tout, qui est-il pour s’en mêler ? Il n’osera pas lui demander de lui expliquer ni même ne lui dira qu’il est là pour la soutenir, bien que ce soit le cas.

Non James préfère agir différemment et l’intégrer à sa façon et le plus naturellement possible. Il tente donc de lui présenter sa sœur qui est un réel coup de vent. Bien loin du calme apparent du jeune pêcheur. C’est un peu comme le feu et l’eau dans cette fratrie comme si l’un a été privé de toute effronterie et que l’autre avait tout pris. Peu de demi-mesure donc, mais Argane est une femme forte qui aimerait être guerrière. Une femme sûre d’elle que peux de gens ont tendance à voir dans une vie. Bien que c’est sûr ce tempérament pourrait lui être défavorable plus tard dans sa vie.

Une fois sur la piste de danse, il tente de lui instruire les pas d’une des danses calusienne les plu connues. Souvent la fête est entraînante ici et petit il s’amusait avec sa sœur à danser jusqu’au bout de la nuit. Il n’a jamais aimé trop se mêler aux autres mais comme tout bon terrien il a été instruit par son village. Les danses, les chants toutes ces traditions ont été transmises et il les reproduit presque par instinct désormais. Pourtant il sait que ça ne doit pas être facile pour quelqu’un d’étranger de s’intégrer ainsi. Il faut tout réapprendre, de la nourriture à la danse en passant par les expressions.

Pour cette raison il montre à Ezra les pas petit à petit. Très vite la musique s’accélère et il n’y à plus lieu à l’hésitation juste les pieds qui frôlent le sol et la vitesse qui augmente. C’est assez grisant, le cœur qui tambourine au même rythme que les tambours et les pas qui sont synchronisés. Il sourit malgré lui tenant assez bien la jeune femme pour lui éviter de se faire éjecter ou simplement qu’elle ne se perde dans les pas.

Il lance en rigolant : « Tu verras après deux danses comme ça tu auras l’impression que j’ai des palmes à la place des pieds ! » Il sourit car il sait que ces danses sont épuisantes. Il veillera à ce que la jeune femme ne danse pas trop d’un coup et s’hydrate. Il sait que certains peuvent tenir des heures mais pour elle comme pour lui, ils n’ont pas la condition physique pour cela. Une voix au loin retentit pour se mêler au cercle des danseurs en donnant quelques indications :

« On fait tourner les dames. » James sourit et lance à Ezra pour lui expliquer : « C’est l’une des variantes, le meneur donne des indications. » avant de la faire tourner sur elle-même quelques fois. Pendant cet instant il se demande si elle se sent heureuse ou du moins un peu comme chez elle.

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Sujet: Re: What if.. all you dreams came true [James]
Jeu 4 Jan - 17:33


« Tu verras après deux danses comme ça tu auras l’impression que j’ai des palmes à la place des pieds ! » « Toi ou moi ? » Un sourire moqueur alors que je ne pouvais que me demander qui aurait en effet les pieds les plus mal en point à la fin. Une danse qu'entraînante et ne pouvant autant que me retrouver à tenter toujours et encore de suivre le rythme. Une danse que je ne connaissais pas et pourtant des pas que je tentais de mémoriser, d'apprendre pas tant pour entrer dans le moule que par pur plaisir. N'ayant jamais réellement eu l'opportunité de danser auparavant, alors que les esclaves n'avaient pas cette joie mais j'aimais danser. J'aimais le laisser entraîner par les notes de musique. Et autant que possible cette possibilité m'était désormais donnée. Ce que je ne pouvais que d'autant apprécier. « On fait tourner les dames. »
L'écoutant alors que je le laissais me guider, ayant été jusqu'à là de bons conseils. « C’est l’une des variantes, le meneur donne des indications. » « Il y a d'autres variantes comme celle-ci ? » Curieuse bien qu'à vrai dire je ne pouvais qu'espérer qu'il y en ait trop alors que je tentais réellement de suivre le rythme. Un rythme entraînant, différent de celui que j'avais connu lors des festivités qui se déroulaient à la cité du soleil. Ce jour où le peuple ne pouvait qu'espérer voir la princesse Irina réaliser une danse qu'endiablée, nombreux n'en venant que là pour cela et autant pour danser. Les danses qui étaient différentes, un rythme que plus enflammé. L'alcool qui coulait à flot ces jours là, des combats qui pouvaient être déclarés à tous moments. Des festivités sans doute que différentes d'ici bien que je ne pouvais qu'en avoir un aperçu. Ici, dans un sens tout paraissait plus simple, plus accessible à la différence d'à la cité rahjak où que trop souvent seuls les esclaves pouvaient s'amuser ce jour, et encore même là tout était différent. Et des notes de musique qui se terminaient alors que je ne pouvais que me décaler pour m'éloigner un peu. « Et ce n'était que la première ! » Conscient que c'était le cas alors que les danses n'étaient pas terminées, nullement prête à rendre mon dernier mot, à me taire ou à aller m'asseoir. Pour une fois que je pouvais réellement m'amuser, je ne comptais pas me restreindre. Ayant l'opportunité pour une fois d'être libre, de pouvoir m'amuser réellement sans craindre le lendemain et voir d'autres personnes était qu'aussi intéressant. « Est-ce que vous dansez souvent ? Qu'est-ce que vous faites d'autre lors des fêtes ? » Que curieuse d'en savoir plus alors que je ne savais pas tout sur cette tribu. Si je tentais de m'intégrer, de paraître humaine un tant soit peu, il ne restait pas moins qu'il y avait encore d'autres détails que je ne savais rien. Ayant l'impression de ne rien savoir à vrai dire alors qu'il y avait de nombreuses questions qui restaient sans réponse. Et ne pouvant que tenter d'en savoir plus encore et encore. « Parle-moi des calusa, parle-moi de vos légendes s'il te plait. »  Que cette volonté d'en savoir plus en espérant qu'il m'en dirait plus même alors que j'étais une étrangère. L'espoir en effet qu'il n'en vienne qu'à se livrer et me parler même alors que j'étais une rahjak. Des détails que je tentais de taire alors que je tentais de m'intégrer, mais il ne restait pas moins que ce n'était pas forcément facile. Et maintenant que j'étais là, je ne pouvais qu'en effet me montrer curieuse sur leur tribu alors qu'en effet, j'avais l'impression qu'il me manquer des bribes du passé, des bribes d'histoire. N'ayant l'impression de ne rien savoir sur ce monde qui m'entourait alors que les rahjaks étaient pour ainsi dire haineux à l'égard des autres tribus, les considérant avec mépris. Ce qui ne pouvait être mon cas alors que je n'aspirai à que tout change, ne pouvant qu'aspirer à ce que l'esclavage disparaisse, que les règles changent. Envieuse des autres tribus et autant désireuse d'en savoir plus sur elle. Une possibilité qui m'était donnée alors que je ne pouvais qu'entraîner James à l'écart en direction d'un rondin de bois pour pouvoir discuter plus tranquillement. « Dis m'en plus s'il te plait. » Et le sentiment que peut être il voudrait bien me parler alors que malgré les différences entre nos tribus il ne semblait si hostile, m'avait invité à danser. Ce qui n'était rien et qui me poussait qu'à croire qu'en effet, d'autres étaient bien plus chanceux que nous, plus bons aussi que les rahjaks.

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Sujet: Re: What if.. all you dreams came true [James]
Jeu 25 Jan - 21:15

La danse est entêtante et les rythmes sont fait pour être simples, en accord avec les pas de la chorégraphie. Pas de fioritures en accessoires que des rythmes bruts permettant de danser à l’unisson. Parfois bien sûr les musiques sont plus élaborées lors des unions, des naissances ou des décès. A ce moment là les danses se rendent moins enivrantes et plus lentes, plus sophistiquées également. Les calusas sont un petit village et par conséquent les fêtes sont assez similaires des unes aux autres. Ils ne reçoivent pas beaucoup de visites des missionnaires des autres peuples et encore moins des délégations complètes de chefs, rois etc. Par conséquent, ils n’ont nul besoin de se réinventer incessamment et proposer des choses fabuleuses. Ici nous ne parlerons pas d’art du spectacle mais plutôt d’un art de la fête, sobre à l’image de ce petit village de pêcheurs.

Les pas de la demoiselle sont assez bons pour une première fois et James est assez content qu’elle s’acclimate aussi bien au rythme. Il lui a fallu plusieurs longues sessions avant d’oser prétendre à danser ne serait-ce que correctement. Ce qui n’est pas si étonnant puisqu’il préfère rester discret et ce depuis son plus jeune âge. La danse il l’aime mais plutôt en la regardant un peu en hauteur et pour y dessiner les danseurs. Il trouve de la beauté partout mais pour pratiquer les choses il est plutôt peu enclin. Cependant ce soir il fait une exception pour sa nouvelle connaissance afin de lui apprendre les rudiments de la danse. Rien de bien dur dans cette variante car le meneur indique presque chaque pas avec un entrain que Jamie a du mal à cerner. Qu’y a-t-il de si amusant à parler pendant une danse ? Suivant les ordres, il fait donc tourner sa partenaire pour finir la musique comme tous les autres. Déjà essoufflé, il est presque heureux qu’Ezra le mène plus à l’écart en lui posant des questions. L’occasion pour lui de se reposer un temps avant la deuxième session.

Il s’assoit sur le rondin en souriant, réfléchissant un instant aux réponses qu’il peut amener à ses diverses questions. « Oui il y à plusieurs variantes, parfois sans meneur et ce sont les danseurs un à un qui propose des pas. Ils suivent toujours les mêmes logiques, mais ils proposent des alternatives. La variante la plus connue c’est celle où on chante en même temps. » C’est un peu étrange pour le jeune homme de parler de toutes ces traditions car la plupart du temps il n’y prête pas plus d’attention. Il ne fait que dessiner, sculpter et regarder. Il se rend compte au final que le village est rempli de pleins de petites choses qui unissent les gens comme la danse, le chant, la façon de manger.

« Les légendes…on en a beaucoup sur la mer. Certains ici croient que les hommes d’avant faisaient trop de mal à la mer. Que les ancêtres qui sont venus jusqu’ici voulaient faire les choses bien, vivre en acore avec la nature et l’océan. Ils pensent que c’est pour ça que la planète nous laisse y vivre et qu’il faut en prendre soin. Il y à des tas de légendes, certains disent que les personnes mortes repartent avec l’océan et ne font plus qu’un. C’est pour ça que beaucoup inhument leurs morts dans l’eau. Il y a des rituels ou on part en mer pour laisser le corps. En réalité, ça dépend beaucoup des générations, de la famille. La mienne le fait par exemple. Et toi alors, tu as des choses à raconter ? Peut être sûr d’où tu viens ? Je connais pas grand-chose tu sais, je voyage peu… »

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Sujet: Re: What if.. all you dreams came true [James]
Dim 11 Fév - 10:29


« Oui il y à plusieurs variantes, parfois sans meneur et ce sont les danseurs un à un qui propose des pas. Ils suivent toujours les mêmes logiques, mais ils proposent des alternatives. La variante la plus connue c’est celle où on chante en même temps. » Et mon regard que posé sur lui alors que je n'avais pu que suivre le mouvement qu'il avait réalisé pour m'installer sur l'un des rondins de bois à ses côtés. Des danses qui n'avaient rien à voir de celles réalisées au coeur de la cité du feu. Ici les pas étaient différents, moins endiablés. La progression était différente alors que ne semblait s'échapper de ces danses, la même chaleur torride qui existait au coeur du désert. Des danses où l'alcool ne coulait sans aucunement sans doute pas autant à flot, où les corps ne se collaient pas. La débride n'ayant pas la même signification qu'au coeur de la cité où je me rappelais ces danses endiablées auquel j'avais pris part. Me rappelant les caresses. Me rappelant l'alcool qui coulait à flot. Me rappelant l'or qui remplissait les poches et les prières des fervents. Un festival des merveilles qui n'avait toutefois eu ce même éclat alors que la colère du dieu soleil avait résonné. Le sol qui s'était fissuré. Me rappelant les cris, me rappelant les serpents de feu. Me rappelant l'avancée dans les décombres des grottes à la recherche d'une sortie en compagnie de la princesse Irina et d'une autre esclave. Seul instant où j'avais rencontré la princesse. Les notes de musique qui résonnaient dasn ma tête alors que je me rappelais de chaque chant, de chaque mélopée. Me rappelant de chaque pas des danses bien que nul n'avait eu plus beau privilège que la princesse Irina pour plaire au dieu soleil. Ne pouvant que manquer cette mélopée entraînante, peut être même plus entraînante que celle-ci alors que si ma place d'esclave restait la même, il ne restait pas moins qu'il y avait un éclat que fascinant dans les danses des rahjaks. Danses dont je connaissais le mouvement et que plus envoûtantes où alors toute la perception du monde changeait. Et un frisson mêlé d'adrénaline qui parcourait mon corps, des battements de corps qu'un peu plus accélérés. « Vos danses, elles sont différentes... » Ce qui n'était pas un critique mais un constat alors que nombreux à la cité se réveillaient le lendemain sans se rappeler ce qu'ils avaient fait avant.

Et cet élan de curiosité qui était là alors que je ne pouvais que reporter mon attention sur lui, et lui poser de nouvelles questions. « Les légendes…on en a beaucoup sur la mer. Certains ici croient que les hommes d’avant faisaient trop de mal à la mer. [...] Et toi alors, tu as des choses à raconter ? Peut être sûr d’où tu viens ? Je connais pas grand-chose tu sais, je voyage peu… » Des cultures qui étaient différentes des nôtres et pourtant ce fut sans hésitation que je prenais la parole. Les mots qui s'écoulaient de ma bouche d'eux mêmes alors que de nouveau j'étais transportée dans la cité du feu. Des légendes transmises aux plus jeunes et pourtant des secrets jalousés. « On dit que l'un des princes du désert trouva au coeur des dunes un trésor à couper le souffle. Que jaloux plus rien ne comptait si ce n'était ce trésor, qu'au fil des jours il perdit la raison, toute trace d'humanité. Un homme qui fut transformé, qui se changea en dragon. Un dragon toujours là, veillant sur nos richesses, défiant quiconque de venir près de nos trésors. » Une légende embellie. Ne pouvant m'empêcher de me sentir concernée encore pour cette cité. Des trésors auquel je n'avais jamais eu accès. Des richesses et des membres de la royauté que je n'avais pu jalouser. Aucun ne croyant à l'existence de ce dragon qui aux yeux de nombreux n'étaient que fables, pourtant face aux étrangers les mêmes histoires pouvaient être que colportés pour inspirer peur et respect. Et mon regard autant posé sur lui alors que mon visage ne trahissait rien si ce n'était un sérieux. Qu'un rappel que ce n'était pour rien que mon peuple était détesté. Un peuple dangereux, que violent que beaucoup craignaient et regardaient avec méfiance. Non pas que la méfiance n'était pas réciproque même si là, je ne pouvais que tenter de m'intégrer. Une cité dont je ne faisais plus partie alors que pour eux j'étais une cible à abattre. Un esclave en fuite dont ma tête ne pouvait qu'être rapporté. Pour autant ce n'était que ces mêmes histoires que je ne pouvais que colporter et raconter. « Nul peuple n'est comparable à celui-ci. Nulle danse n'est comparable à celle que j'ai vu, auquel j'ai pris part mais nul n'est peuple n'est d'autant plus cruel que le mien. » Peuple que j'avais fui. Fuyant la cité. Fuyant cet enfer où les hommes vivaient à genoux, où les marques sur ma peau me rappelaient mon statut d'esclave. Une esclave que j'étais encore alors que je n'étais totalement affranchie de mes chaînes. Une part de mon esprit encore prisonnière de la cité, alors que personne ne quittait cet endroit si ce n'était par la force et avec violence. Et mon regard qui se posait sur l'océan. « Ton peuple n'est le même que le mien, c'est certain, mais là les coeurs battent encore, et ne sont noircis par les ténèbres. » Ayant toujours tentée de voir le positif, de voir une trace de douceur en eux. Mais parfois il fallait juste s'avouer vaincu alors qu'il était impossible de sauver quelqu'un qui ne voulait se sauver lui-même. Personne ne pouvant parfois rivaliser avec l'appât de l'or et de la violence. Et encore j'avais cru pouvoir rivaliser mais autant que j'y avais réussi, j'avais su qu'à l'instant que cette décision avait été prise, celle de fuir, les ténèbres ne pourraient que la retrouver. Un sacrifice à faire. Un coeur d'abandonné pour ce désir fulgurant et poignant de la liberté. Un sacrifice que je savais que je referai.


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Sujet: Re: What if.. all you dreams came true [James]
Mer 28 Mar - 22:25

La divergence entre les deux mondes des deux jeunes gens est impressionnante. D’un côté une jeune femme qui semble tout avoir quitter pour désormais avoir la liberté, ce précieux cadeau qui malheureusement n’est pas offert à tout le monde. De l’autre un jeune homme qui n’a rien vue à part l’océan et qui ne comprend pas encore les enjeux des politiques de certaines contrées. Il ne comprend pas le beau Jamie comment un peuple peut asservir ses membres de cette manière. Le beau brun vient d’un endroit où la liberté est de prime et ou le cœur des hommes est mêlé au rythme des vagues. Ici personne n’accepte la soumission, personne n’accepte de restreint dans ses libertés mais la seule obligation qu’ils ont c’est de rendre des comptes à la nature. Evidemment, il comprend que la jeune femme soit perdue dans ses pensées. Le feu crépite partout autour d’eux et le bruit de la danse s’étale partout tandis que les vagues lèchent les falaises. Une scène qui fait chaud au cœur et chaud à l’âme tandis que deux étrangers découvrent un peu l’un dans l’autre la pluralité du monde.

Il l’entend comparer leurs danses et il se demande brièvement comment les danses rahjaks se font. Il imagine des corps entrelacés dans des positions sans doute plu lascives que les siennes. Peut être des danses moins collectives et plus intimes ? Il ne sait pas quoi penser, ce petit bout d’homme n’a pas vue beaucoup de choses pour l’instant à part le monde au travers des paroles des autres. Il raconte doucement comment les danses calusas se font, bien qu’il n’y participe pas beaucoup il sait comment se déroule les fêtes. Il les observe depuis son abri de sûreté, loin de l’engagement en contemplant les corps s’entrainés.

C’est probablement la première fois qu’il constate que les choses sont si différentes ailleurs. Il peut le voir partout sur la jeune femme, dans ses expressions faciales, sa façon de se tenir et même dans sa posture. Il comprend également par ses silences que la jeune femme a vécu beaucoup de choses pour son jeune âge. Pourtant, James est quelqu’un de profondément tendre et raisonné, il ne lui posera jamais la question directement. Bien qu’il se la pose secrètement quand même. Il respecte la distance et lui laisse juste l’opportunité de dire ce qu’elle a envie de dire. Une philosophie très en lien avec son mode de vie, laisser au temps le temps et que les choses coulent toujours de source.
L’histoire que la jeune femme lui raconte le fait sourire et il ouvre grand les yeux tel un enfant en imaginant l’histoire dans sa tête. Les contes calusas sont moins élaborés, moins exubérants sans doute. Il n’a pas connaissance de références à des créatures pareilles, plutôt à des dieux de la nature, des choses bien concrètes. Encore un système de penser qui est différent du leur sans nul doute. « Un dragon ? C’est quoi ? Un animal ? » Pour un homme qui n’a jamais voyager et dont la créature ne fait pas partie de son monde, il ne connaît pas le vocabulaire. Il lui semble avoir entendu le mot une ou deux fois par des étrangers, mais il ne sait pas bien ce que c’est.

« Ton peuple à des légendes incroyables…les trésors, ils en ont beaucoup non ? Certains disent que… ton peuple est violent. Qu’il est horrible. » Il a entendu même pire mais il ne sait pas quoi penser. Car il semblerait que la femme en face de lui n’est pas si horrible que ça. Peut-on catégoriser un peuple tout entier par les actes de certains ? Il n’en est pas sûr car beaucoup de calusas aussi ont fait des choses atroces.

« Je pense que certains cœurs, même dans des tribus différentes sont noircies. Ça, ça dépend juste des gens... » Il en est convaincu. Il sourit doucement et sort une gourde du sac qu’il a tout près de lui pour boire un peu. Au loin il voit Argane sa sœur qui lui fait signe en rigolant. « Tu te sens bien ici ? Ton peuple te manque ? »

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Sujet: Re: What if.. all you dreams came true [James]
Mer 4 Avr - 19:22


« Un dragon ? C’est quoi ? Un animal ? » Ne pouvant que sourire face à sa question. Bien entendu qu'il n'en n'avait pas forcément entendu parler alors que chaque tribu était différente. Chacun connaissant plus particulièrement son environnement, sa zone de confort pour ainsi dire. De nombreux mots qui me manquaient aussi dès lors qu'il fallait aborder des sujets où j'étais dans un terrain inconnu. Et ce qui était aussi logique. Ne pouvant que sourire non pas face à son ignorance mais face au fait que j'étais dans un sens dans la même position que lui. Mais aussitôt ce n'était qu'avec plaisir que je pouvais reprendre la parole pour lui donner des détails, et parler de ses histoires qui avaient bercées mon enfance. « C'est un animal oui. Une bête plus énorme que tu n'as jamais vu. Ils sont couverts d'écailles et crachent du feu, peuvent réduire le monde en flamme. De toutes les couleurs, ils éclosent dans des oeufs comme des oiseaux avant de s'envoler. Ils ne sont pas seulement craints mais admirés et respectés. » Et un éclat d'émerveillement qui pouvait briller dans mon regard, comme si je revoyais cette histoire racontée se déroulait sous mes yeux.

« Ton peuple à des légendes incroyables…les trésors, ils en ont beaucoup non ? Certains disent que… ton peuple est violent. Qu’il est horrible. » « Oui, beaucoup. » L'or qui parfois comptait plus que les êtres humains. Ce qui était souvent le cas alors qu'au-delà d'être cupides, ce n'était qu'avec l'or que l'on pouvait espérer acheter de magnifiques étoffes, évoluer au sein de la cité. Les moyens étant bons pour rentabiliser les productions en passant par les mines, les étalages des marchands, l'esclavage, le bordel. Ayant comme de nombreux tentée de m'enrichir ou ayant tentée plus particulièrement de trouver un pigeon, un homme riche qui tomberait amoureux et qui me permettrait de quitter le bordel. Ne l'ayant pas trouvée. Bien au contraire je n'avais pu que tenter de m'enfuir par mes propres moyens, et j'avais échoué alors qu'Astrid m'avait rattrapée. Projetée dans les bras de Roan. Autant dangereux qu'irrésistible. Ayant sans doute joué avec le feu, oui. Mais tout comme Shanareth, et les autres mercenaires que j'avais croisés, il n'avait pu incarner cette force à l'état pur. Capable de faire couler le sang le long des dalles de la cité. Capable de devenir aussi violent que de me faire entrevoir qu'un autre homme existait derrière le masque porté. Mais alors même que les rumeurs étaient dites, que James prenait des pincettes, il ne restait pas moins que cette vérité existait. « Mon peuple est violent, brutal. Certains pourraient te tuer en instant parce que tu les as insulté, parce que tu as volé. Autant que la luxure existe, le sang est autant versé là-bas. Sans doute pas l'un des meilleurs endroits où tu puisses vouloir vivre. » Mon regard qui s'assombrissait alors qu'il était certain que non là, la cité n'était pas un paradis. Loin de là. « Un conseil, ne va pas là-bas à moins que tu veux mourir, ou devenir l'objet d'un autre. »

« Je pense que certains cœurs, même dans des tribus différentes sont noircies. Ça, ça dépend juste des gens... » « ... et sans doute aussi des traditions. » Des modèles qui étaient reproduits alors que l'esclavage était pour dire ce qui avait été toujours connu. La difficulté de renverser la royauté ou même une tradition qui persistait, qui pour eux était commune. Mais je ne pouvais être que d'accord avec lui alors qu'il restait difficile de croire que des monstres étaient nés. Au contraire, ils ne pouvaient qu'être créés de toutes pièces. Certains coeurs plus sombres que d'autres. L'ayant vu. Consciente que j'étais autant responsable de ce désastre. Et autant que j'avais pu tenté de voir le bon, de voir une trace de lumière, il ne restait pas moins que certaines choses ne pouvaient être pardonnées. Ne pouvant être responsables de leurs actes alors qu'à eux étaient d'assumer les conséquences de leurs actions. A eux d'assumer la personne qu'ils étaient. Nullement certaine d'avoir réussi à les sauver, du moins pour Shanareth. Difficile de sauver une personne qui ne voulait se sauver elle-même. « Tu te sens bien ici ? Ton peuple te manque ? » « Etrangement plutôt. C'est différent. Paisible. » Nul besoin de s'inquiéter, libre de faire les choix que je voulais. Libre enfin et un sourire aux lèvres. « Je ne pourrai pas vraiment dire que mon peuple me manque, mais certaines personnes oui. » L'image d'Arméthyse qui se dessinait de mon esprit ainsi qu'à vrai dire celle de Shanareth et de Roan, alors même que j'avais autant souffert près d'eux que je les avais fait souffrir. « Mais même si je peux penser à eux, je ne regrette pas d'être ici. Encore moins de t'avoir rencontré. »

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Sujet: Re: What if.. all you dreams came true [James]
Mer 2 Mai - 21:55

Rencontrer cette jeune femme donne clairement l’impression au calusa de voyager un peu. Toutes ces histoires, les légendes, les choses des autres tribus, il les connaît vraiment très peu. James n’est pas un grand voyageur, il a déjà fait la guerre, par nécessité, il sait manier une épée, il a déjà vue un petit bout de pays, mais rien de comparable à la tribu Rahjak. Cette dernière est presque à l’opposé du monde des calusas, dans un endroit où il fait chaud, bien loin du bord de mer de sa propre tribu. Evidemment, il a beaucoup entendu des rumeurs, rencontrer des voyageurs des émissaires venus parler politique avec eux. Pour autant c’est une tribu assez discrète la sienne, qui vie de la pèche et qui ne s’engage pas trop fortement politiquement. Nous sommes bien loin du climat politique de certains autres tribus qui commercent, dialoguent beaucoup plus.

Cela n’est pas forcément un désavantage quand on pense que la politique engendre un grand risque de guerre. C’est aussi le meilleur moyen pour se disputer, jouer gros dans les batailles autant dire que les calusas se portent plutôt bien sans. Alors évidemment, voir une jeune femme venant d’ailleurs c’est toujours rafraichissant pour un homme bien enfermé près des falaises. Il observe la jeune femme, son comportement, les yeux parfois éteints et distants pendant qu’elle réfléchit à ce qu’elle raconte. Cette histoire de dragon semble un peu gros, pourtant James est fasciné par ce qu’elle raconte et l’idée qu’une bête aussi grande puisse ou ai pu exister ! Une créature avec des écailles ? Cela semble impressionnant. Une seconde il sourit, puis sort un carnet du sac qu’il a ramener près du feu de camp. A l’intérieur il contient son matériel de dessins, une habitude qu’il a prise lorsqu’il n’est tout simplement pas dans l’eau, dessiner. James est une âme créative, qui adore toujours dessiner et laisser libre court à son imagination.

« Tu saurais comment on la dessine cette bête ? » Il a envie de voir à quoi cela pourrait ressembler. Peut être que la prochaine fois, il pourra montrer le dessin à Adriel et le questionner à propos de cela. Lui qui voyage autant, il pourra lui en dire plus sur cette chose non ? Il n’en sait rien, mais ça vaut bien le coup d’essayer. « Des écailles, du feu…c’est impressionnant. Nous pour comparer, on a des créatures marines, mais rien qui crache du feu ! » Il sourit. Certaines légendes racontent que la mer peut se retirer très loin et créer des vagues immenses pour tout engloutir, mais il semblerait que ce soit des choses qui arrivent très rarement. Quoiqu’il en soit, il ne sait pas bien si son peuple à des légendes similaires.

Certains voyageurs ont déjà raconté comment le peuple rajahk se comporte. Ce n’est pas une nouvelle pour la plupart des gens. Une tribu asse avide de sang, des plaisirs et surtout qui avilit et asservit des gens. Tout le monde à son avis par ici, certains penseront que c’est un mal nécessaire, pour James c’est une horreur sans nom. Pourquoi vouloir réduire en esclavage des êtres vivants ? Tout le monde peu cohabiter, la terre n’est pas trop petite. Il fixe la jeune femme, comprenant qu’à moitié ce qu’elle a pu ressentir à vivre là-bas.

« Des voyageurs racontent tout cela oui. C’est dommage, cette façon de faire n’est faite que pour obtenir du pouvoir. Ils détruisent des vies. Tu sais, je suis content aussi de t’avoir rencontré et si tu te sens mieux ici, c’est le principal. » Il sourit vraiment content qu’elle soit en sécurité. Tout le monde ne l’est sûrement pas, mais c’est au moins une personne de plus. Il se concentre sur le dessin, essayant avec ses indications de représenter la bête tandis qu’il entend la musique entêtante raisonner autour de lui.

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Sujet: Re: What if.. all you dreams came true [James]
Lun 7 Mai - 11:52


« Tu saurais comment on la dessine cette bête ? » En ayant plus entendu parler que n'ayant déjà vu une représentation. Après tout les histoires, les légendes n'étaient pas tant transmises par voie écrite que par voie orale, à travers les contes et les chansons. Des histoires, des légendes qui se répétaient d'oreille à oreille. Certains qui en amplifiaient les traits tout comme je n'avais pu que le faire pour impressionner, raviver l'image de la cité. Une cité qui ne pouvait qu'étincelait, rester imposante malgré ses maisons de terre cuite. Une cité dont on vantait les marchandises, les étoffes mais qui inspirait autant la crainte que le respect. Son peuple qui ne pouvait que vouloir être glorifié, du moins là était sans doute le cas de sa famille royale. Et des histoires que je ne pouvais que moi-même transmettre en ce moment, même à un parfait étranger. Transmettant ces légendes mais non pas ses secrets à un homme d'une autre tribu, contre laquelle je n'avais rien. Une tribu qui vivait différemment mais qui m'avait pourtant accepté plus ou moins. Preuve unanime que tous les hommes n'étaient pas des monstres, que toutes les tribus ne se ressemblaient pas alors que certaines n'étaient que plus respectables, appréciées que d'autres. « Des écailles, du feu…c’est impressionnant. Nous pour comparer, on a des créatures marines, mais rien qui crache du feu ! » « Parle moi de vos créatures marines. » Des animaux dont je n'avais jamais entendu parler auparavant. Des poissons que je n'avais jamais entrevu, ni goûter la texture avant d'arriver là. Des animaux là aussi différents. Et des animaux que je n'étais que curieuse d'entrevoir, de découvrir. Un échange que je ne pouvais que savourer chaque minute alors que je ne connaissais rien d'eux, si ce n'était de ce que je pouvais m'imaginer, si ce n'était des bribes entendues.

Et ne pouvant autant que lui parler de ma cité. Des conseils que je ne pouvais que lui donner, ceux de ne pas venir près de la cité. Ayant trop sacrifié pour y retourner. Certains aspects, personnes de la cité qui me manquaient mais là était tout. N'éprouvant aucun regret face à ce départ que j'avais pris. Du moins pas sur cette décision alors que maintenant je pouvais être là. Ce qui n'aurait jamais été possible si je n'étais pas partie. Et ne me doutant pas que James avait aussi entendu parler de la cité, des membres de ma tribu ou plutôt ancienne. « Des voyageurs racontent tout cela oui. C’est dommage, cette façon de faire n’est faite que pour obtenir du pouvoir. Ils détruisent des vies. Tu sais, je suis content aussi de t’avoir rencontré et si tu te sens mieux ici, c’est le principal. » Et un sourire que je ne pouvais que lui adresser. Des hommes bons qui existaient bel et bien dans ce monde. « J'imagine que toute lumière ne peut exister sans son opposé. » Une part de ténèbres qui se manifestait chez chacun, plus brutal. Une once de violence qui se découvrait, qui n'était que visible, plus ou moins cachée. Le monstre qui pouvait vivre en plein jour, ou de nuit, rodant autour de ses victimes. « Pas tout le monde n'est cruel, ou violent. Mais il est certain qu'autant que la bonté existe, la violence l'est aussi. Une violence qu'on ne peut que voir à travers l'esclavage, les mercenaires, les combats qui ont lieu. C'est différent. Dans un sens, tout n'est que tradition, culture mais je ne peux que rêver que cela change.  » Rêvant en effet de voir cette monarchie tombée. Rêvant de voir les rôles s'échanger. Et n'ayant aucune idée qu'en parallèle au sein de la cité, certains commençaient à se révolter. Certains commençaient à vouloir renverser la famille royale. Trop loin de la cité pour savoir ce qui s'y passé. « Mais sans doute que si je n'étais pas une esclave, je te dirai le contraire. Il m'est possible de vanter les mérites de mon peuple, ces trésors que nous sommes capables de dénicher ou réaliser mais d'un autre côté l'amour s'est transformé en haine. » Haine que j'éprouvais toujours à l'égard des maîtres, des mercenaires. Un monde qui n'était pas juste blanc ou noir alors que j'avais bel et bien tenté de voir l'homme derrière la bête. Ayant vu l'ombre d'un coeur humain qui battait. Mais certains coeurs étaient juste plus pourris que d'autres comme un fruit moisi, délavé au soleil. C'était tout. Et mon regard qui se reportait sur lui délicatement. « Et autant que je peux avoir une vision noircie de ma tribu, des hommes bons existent. Je veux dire, j'en ai la preuve devant moi. » Ce qui était le cas alors que rien ne l'obligeait à me parler, à tenter de m'intégrer. Rien ne l'obligeait à être gentil alors que j'étais une traîtresse si ce n'était une moins que rien aux yeux de mon peuple. Des pensées qui restaient tranchantes. Des mots qui l'étaient sans doute tout autant. Mais au moins ici, j'étais entièrement libre de dire ce que je pensais, de faire ce que je voulais. « Mais assez, ne parlons pas de moi si ce n'est de toi. » Autant intéressée par sa vie, par leur vie à celle de sa tribu qui était bien différente de celle que j'avais connu.

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Sujet: Re: What if.. all you dreams came true [James]
Sam 26 Mai - 22:41

Une bête qui crache du feu et avec des écailles ? Non vraiment le jeune pécheur a du mal à se l’imaginer mais pour autant il tente sur son petit carnet de représenter l’animal. S’il montre ça à Argane et lui raconte cette histoire, pour sur sa sœur ne le croira pas ! Elle lui dira qu’il a perdu l’esprit, qu’on lui a raconter un beau mensonge et qu’il est trop naïf pour s’en rendre compte lui-même. Peut être bien mais, il n’a pas l’impression qu’on lui a dit un mensonge. La jeune femme face à lui semble assez honnête et plutôt heureuse d’avoir une discussion avec lui. Il regarde sa feuille d’un regard circonspect tout en se demandant si l’animal ressemble réellement à cela. Ce serait vraiment impressionnant d’avoir des animaux volant si gros dans le ciel. Une sorte de gros oiseau qui crache des flammes. Impressionnant et dangereux qu’il pense tout en observant la fête autour de lui un moment. Ces animaux pourraient brûler l’intégralité du village des calusas par un simple coup de feu. Une vie entière détruite. Et il le sait, le feu se propage très vite surtout en bord de mer avec des arbres séchés par le sel et le soleil des côtés. Un endroit propice pour répandre les flammes surtout l’été lorsque la chaleur et le manque d’eau assèche les arbres. Forcément, des animaux comme ceux-là auraient été chassés pour éviter le pire. Peut être est-ce pour ça qu’ils ont disparus ?

Il en vient à sa demande quel lien il peut faire avec les créatures de ses propres mythes. La jeune femme semble d’ailleurs intéressée et il sourit puis réfléchit un moment. Dans son carnet, il ouvre une page où il a dessiné plusieurs poissons qu’il connait bien. « Regarde, ce sont des poissons que je vois de temps en temps. » Il montre du doigt l’un deux, un poisson assez gros avec un très long nez en pointe. « Regarde celui-ci, il est très dangereux et sa pointe au bout du nez empale même un homme. Il vie au large et c’est très dur de l’attraper. » C’est un poisson très impressionnant mais, une version miniature d’une légende bien connue. Il sourit puis ajoute : « Dans ma tribu, certains pensent qu’avant, ce poisson faisait la taille de deux maisons et qu’il se baladait dans la mer. Les pêcheurs auraient arrêté d’aller à certains endroits à cause de lui. » Comme toute légende, une part de vérité et de mensonge subsiste mais il pense que l’animal devait être moins gros que deux maisons.

« Je le trouves déjà très impressionnant en petit, j’ai toujours peur un peu en le voyant, je sais qu’à tout moment je peux risquer quelque chose. Ici, c’est un animal bien plus gros, il mange parfois la viande mais il a de très grandes dents. » Il montre la représentation d’un requin. « Ils sont assez loin au large, c’est beaucoup plus rare de les voir. » qu’il ajoute. La fête bat son plein mais il apprécie de découvrir une autre culture. Ezra semble avoir du mal avec le système politique de son peuple et c’est une chose qu’il peut comprendre. Il est donc content pour elle si elle se sent bien ici avec eux. Lorsqu’elle lui annonce qu’elle trouve qu’il est un homme bien, il ouvre la bouche d’abord surprit. Personne ne lui a jamais dit pareille chose. Il pense bien être quelqu’un de bien mais, l’entendre de la bouche d’une autre est un peu désarçonnant.

« Je te remercie, moi aussi je trouve que tu es quelqu’un de bien. Pour ce qui est de parler de moi, tu sais il n’y a pas grand-chose à dire. Je dessine beaucoup, comme tu peux le voir. Je fais des sculptures aussi, et je suis quelqu’un d’assez discret. Je suis pécheur depuis tout petit, c’est pour ça que je connais bien les poissons. » Il relève le visage jusqu’à elle un peu intimidé. Il n’aime pas parler de lui, parler d’autres choses oui mais, il reste un homme humble.

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Sujet: Re: What if.. all you dreams came true [James]
Dim 3 Juin - 10:59


« Regarde, ce sont des poissons que je vois de temps en temps. » Mon regard qui se posait sur les dessins, émerveillé. Ce qui était le cas alors que je ne pouvais que suivre ses dessins du regard, en admirant les traits. Des poissons que je ne connaissais pas. De nombreux animaux que je ne connaissais pas alors qu'il y avait cette part d'ignorance. Ignorance que je pouvais que tenter de changer. Ce que je faisais alors que je ne pouvais que vouloir en savoir plus sur les autres tribus. Ce que je n'avais jamais pu réellement faire avant alors maintenant que je pouvais discuter simplement, en savoir plus. Des poissons que je n'avais jamais vu avant. Des poissons dont je n'avais jamais goûté la saveur avant. Et il était facile de me rappeler la grimace qui s'était dessinée sur mon visage quand je les avais goûté pour la première fois. Nullement habitué à son goût et encore moins à en voir. Des dessins que je regardais donc avec curiosité. « Regarde celui-ci, il est très dangereux et sa pointe au bout du nez empale même un homme. Il vie au large et c’est très dur de l’attraper. » [color=#cc6600]« Tu as déjà été là-bas ? »[/color] Un océan que je n'avais jamais vu avant. Un océan dont je ne connaissais pas les secrets. Aussi attirée par lui qu'effrayée. Un marin. Ainsi qu'ils s'appelaient. Un mot de vocabulaire que je ne connaissais pas avant. Un mot de vocabulaire sur lequel je n'avais mis de sens, que je tentais de faire pourtant. « Qu'est-ce qu'il y a plus loin ? » Cet éclat de curiosité, de fascination alors que je ne savais ce qui se trouvait derrière. Ne pouvant que me demander ce qui existait après si le monde s'arrêtait soudainement. Des histoires qui existaient mais dont une vérité que je ne savais rien. Juste le sentiment qu'il s'étendait sans pouvoir en voir le bout. Et mon attention qui se reportait sur son carnet. « Dans ma tribu, certains pensent qu’avant, ce poisson faisait la taille de deux maisons et qu’il se baladait dans la mer. Les pêcheurs auraient arrêté d’aller à certains endroits à cause de lui. » Eux aussi qui avaient leur légende. « Certains meurent là-bas ? » Ce qui semblait être le cas. L'océan qui paraissait aussi dangereux que le désert.

Et des explications qu'il continuait de me donner. « Je le trouves déjà très impressionnant en petit, [...] il mange parfois la viande mais il a de très grandes dents. » « Vous le mangez ? » Un esprit logique. Tout se manger. Cela ne faisait aucun doute. La viande qui devait être mangée. La nécessité de prendre des forces. Et sans aucun doute que l'eau était plus difficile à trouver dans le désert que la viande. « Ils sont assez loin au large, c’est beaucoup plus rare de les voir. » Hochement de tête.

Mon regard qui restait posé sur lui alors que je ne pouvais que lui avouer la vérité ou du moins lui dire ce que je pensais de lui. Fait véridique alors que je pensais qu'il était quelqu'un de bien. Compliment qu'il ne devait pas entendre très souvent. Son visage qui changeait et je ne pouvais qu'en rire amusé. Amusé des expressions de son visage alors que le monde était différent ici. « Je te remercie, moi aussi je trouve que tu es quelqu’un de bien. [...] Je suis pécheur depuis tout petit, c’est pour ça que je connais bien les poissons. » Un fait sur lequel j'étais moins certaine. Il n'avait pas été élevé dans mon monde. Il n'avait sans aucun doute pas de sang sur les mains comme j'en avais. Respiration reprise alors que je ne pouvais que faire comme si ses mots ne m'avaient pas affectés. Mensonge. Et l'éclat de curiosité qui restait là alors que je ne pouvais que l'observer. Curieuse d'en apprendre plus sur lui, si ce n'est sur leur culture. Et pêcher là encore des termes qui étaient inconnus, que je tentais de m'approprier. « Tu peux me montrer ?... comment pêcher ? » Curieuse je l'étais en effet. Curieuse je l'étais alors que je n'avais pu que les observer de faire de loin. Je ne savais rien à vrai dire. Je ne pouvais que les observer à distance. Je ne pouvais que les observer avec prudence. Cet endroit n'était pas ma maison. Si j'étais curieuse, il ne restait pas moins que je restais une étrangère. N'appartenant pas à sa tribu bien que je pouvais tenter de m'adapter, trouver mes marques et apprendre à vivre. M'aidant à vrai dire lorsqu'il faisait cela, alors qu'ici leurs coutumes étaient différentes tout comme leur mode de vie. Appréciant ce changement cela ne faisait aucun doute.

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What if.. all you dreams came true [James]

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