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˜˜˜˜˜˜You Have The Right To Remain Silent...
maybe life should be about more than just surviving


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Sujet: You Have The Right To Remain Silent...
Ven 29 Sep - 15:40


Devos & Ten @Aghostbetweenthem


Le bout de ses orteils trempant dans l'eau, Tennessee tentait d'accrocher un ver de terre gigotant au bout d'un crochet métallique. Confectionné avec un vieux fil de fer retrouvé dans les débris de L'odyssée. Celui-ci rattaché à un bout de ficelle qui s'enroulait sur le bord d’une longue branche de bois morte, ramassée le long du chemin à parcourir pour se rendre à la rivière. Cette fois-ci Antarès ne l'accompagnait pas, elle n'osait plus le prendre depuis cette histoire au Bunker. Murphy qui la boudait se donnait beaucoup de mal pour boucher le trou entre leurs deux futures maisons par lequel passait le canidé. Le message ne pouvait pas être plus clair. Néanmoins la mécanicienne en creusait un nouveau régulièrement, quand elle entendait les pleurs du jeune chien. Qui voulait venir lui rendre visite afin de poursuivre leurs longues heures habituelles de jeu. Elle ne se permettait rien de plus, pour ne pas s'attirer les foudres définitives de la garde. Et sans pour autant pleurer à chaudes larmes chaque jour, leur intimité lui manquait cruellement. La bouclée qui ne se laissait jamais aller aux confidences en éprouvait soudain le désir. Bizarre comme quand vous êtes privé d'une possibilité que vous n'envisagez jamais, soudainement cela devenait presque vital. Bien qu'elle se rendit aux réunions depuis cette histoire de fausse-taupe, la rébellion semblait fonctionner au ralenti. Hyperactive il lui fallait donc combler les moments disparus, habituellement passés en compagnie de son amie. Car oui, Tennessee la considérait toujours comme telle. Mais dans une relation il restait préférable que l'échange se fasse entre individus concernés pour être  considéré comme viable. Et ça n'était plus leur cas désormais.

Inconsciemment, la jeune femme fuyait le tête-à-tête avec Devos. Elle ne se rendait plus que très peu du côté on l'on pratiquait la mécanique ou certaines recherches. Que quand on s'adressait spécifiquement à elle. Et les personnalités de Devos ou D'Isaïah séduisaient plus que la sienne. Aussi se concentrait-elle beaucoup sur la culture, se basant sur les enseignements et les conseils fournis par Harlan. Cette configuration facilitait aussi les rendez-vous avec Gen qui se déroulaient toujours du côté de la rivière, au lieu de leur première rencontre. Ce dernier lui ne lui donnait que rarement des moments précis pour les rencontres. Tout d'abord parce que Terrien, en charge d'une famille, il lui restait difficile de toujours prédire précisément son emploi du temps. Ensuite l'Athna testait la patience de L'Odysséenne qu'il estimait trop brouillonne et impatiente, incapable de se concentrer assez pour rester immobile des heures. Evidemment ce but paraissait plus impossible à atteindre quand on connaissait l'hyperactive jeune femme. Étonnamment, plutôt que de se révolter, ou de trouver une infinité de raisons à lui opposer, elle acceptait sans trop rechigner les épreuves que le guerrier lui imposait. Aussi, sachant l'éventualité d'attendre plusieurs heures sans voir le terrien pointer son nez, Tennessee essayait de joindre l'utile à cette longue attente. Apprendre à pêcher sonnait plutôt bien avisé à son esprit quand elle y songea. Elle s'y était essayé une ou deux fois déjà, sans grand bonheur. Mais puisque tout un après-midi vide se profilait devant elle, perfectionner sa technique pourrait l'occuper assez pour l'empêcher de sautiller d'impatience sur le rivage. Se rappelant avoir lu un article à ce sujet, elle essayait donc cette méthode très ancienne utilisée sur terre, avant que la race humaine se voit expatriée dans l'espace.

Assise su son rocher, son regard fixé sur le bout de métal surnageant dans le liquide sans cesse en mouvement, elle ne se voyait pas du tout convaincue du résultat final de son opération. Quelques jours auparavant elle avait pu observer un ours capturant un poisson entre ses pattes, munies de grosses griffes. Système beaucoup plus efficace selon la jeune femme. Elle observa ses ongles, coupés régulièrement pour ne pas gênés dans ses diverses occupations, réparations robotiques ou autres. Bon sur ce plan-là néant. Mais ça valait la peine de s'y riquer plutôt que d'espérer bêtement qu'un brochet, un peu benêt, s'attaque à son leurre. Ainsi remonta-t-elle tout son attirail pour le déposer sur la pierre humide. Ensuite elle remonta sa jupe jusqu’au-dessus de ses cuisses, la nouant grâce à un gros nœud, afin qu'elle ne l'entrave pas quand elle rentrerait dans le cours d'eau. Tennessee semblait ainsi trôner dans une minuscule montgolfière, spectacle légèrement ridicule, mais dont elle se moquait tout-à-fait, Que Gen arrive ou non. Elle désirait le surprendre en l'attendant avec un bon poisson frit, pour lui prouver que désormais elle parvenait à remplir de longues pauses sans s'arracher les cheveux. La mécanicienne pénétra donc dans l'affluent, vers l'endroit où les animaux sauvages parvenaient à agripper le plus de fretins. Inconsciente de s'exposer à une attaque imprévue d'une bestiole affamée venant se rassasier. Traversant un courant léger elle put distinguer, en rejoignant le coin désiré, quelques ombres dansantes sous la surface. Alors sans réfléchir elle plongea pour en choper une. Ses doigts rencontrèrent en matière gluante qu'elle accrocha pour tirer vers elle en se redressant. Comme trophée, elle admira, Déçue, entre ses mains quelques algues déchirée qu'elle rejeta avec une moue boudeuse. Apercevant au même moment, entre les gouttes qui dégoulinaient de sa chevelure, une silhouette qui se dressait sur la terre ferme  « Gen ! »

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20/12/2016 ELOW ; 667 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 117
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Sujet: Re: You Have The Right To Remain Silent...
Dim 22 Oct - 20:42




You have the right
to remain silent...
29 sept 2117

Debout près des arbres, Devos s’était arrêté. Une main posée sur l’un des troncs, il respire. Pendant une seconde, il efface tout et il laisse l’air entrer ses poumons. Son corps et son esprit s’étaient habitués à l’obscurité du métro, à la lueur du feu qui danse sur les murs en miettes. Après ce qui s’était passé dans le bunker, il s’était focalisé sur ses projets. Il devait arranger les choses, il le savait. Le mouvement ne pouvait pas disparaître, pas maintenant. Pourtant, il ne pouvait pas passer ses journées à réfléchir à une solution quand il y avait encore tant à faire. Faces à ses différents objectifs, Devos s’était éloigné. Comme toujours. Ce n’est pas comme si la vie sociale avait été une chose facile pour lui. Parfois certains le croiser lorsqu’il sortait de son trou et en profitait pour lui demander une aide ou deux. Des bricoles. L’informaticien avait souvent l’impression d’être devenu un homme à tout faire. Le genre qu’on oublie dès que les problèmes sont réparés. Cette fois, il avait pu échapper à ses compatriotes en se déplaçant avec rapidité. Une fois seul, il s’était arrêté. C’était toujours très difficile d’affronter le soleil après tout ce temps dans l’ombre. Devos avait souvent besoin de longues minutes pour que les couleurs vives qui l’entouraient ne l’attaque pas à chaque seconde. Il devait réguler ses sorties pour éviter tout dommage à son corps, surtout ses yeux. La dernière chose dont il avait envie c'était des soucis de santés qui entraverait ses capacités.

Désormais accoudé à ce même tronc, Devos fit tournait ses poignets pour améliorer la circulation de son sang. Les températures baissent et il le ressent. Surtout dehors. C’était un vrai four à l’intérieur et depuis quelque temps il faisait surtout ses exercices du matin dehors. Le froid le stimulait. Il craqua ensuite sa nuque avant de se baisser et d’attraper une mallette en plastique bien assez grosse et lourde. Il devait profiter des températures actuelles pour tester la force des eaux de la rivière. Il avait bien peur qu’à un certain moment, le froid risquait d’empêcher tout avancé. Pour l’instant, il voulait surtout tester une pompe volumétrique automatique. Le but était de récupérer l’eau et de le faire aller d’un point A à un point B sans force humaine. Il fallait donc jouer sur l’aspiration de celle-ci. Il se mit donc en marche, direction la rivière. Il essayait de ne pas aller trop vite pour ne pas se fatiguer bêtement. Après toutes ces années, il avait le corps musclé en raison d'une routine matinale héritée par son père. S’il y a bien une chose que tout le monde devrait faire, c’est bien ça. Entretenir son corps, comme on entretient des machines.

La rivière, il l’entendait avant de l'apercevoir. Comme souvent, il s’approcha d’un pas lent avant de finalement déposer sa mallette. Il reprenait son souffle quand son regard capta Tennessee, dans l’eau. Il se demanda d’abord ce qu’elle fabriquait, avant de la voir plonger et saisir des algues. Et puis soudain elle lui lança un nom qui n’était pas le sien.

Non, tu te trompes. Il retira les gants qu’il avait en main pour calmait la douleur d’avoir porté un objet si lourd. Il se mit donc à frotter en douceur tout en s’approchant de la mécanicienne. Alors qu’il s’apprêtait à faire un commentaire sur sa posture et la pêche, il s’arrêta. Quand avait-il vu Tennessee pour la dernière fois ? Tout d’un coup, il lui sembla comme une éternité, des mois peut-être, depuis leur dernière conversation. Une sensation étrange. Un verdict qu’il n’aimait pas vraiment. Il se pencha pour prendre la température de l’eau et grimaça. Tu attends Gen ? Il se releva et marcha le long de l'eau pour se rapprocher de son amie.

Tu devrais sortir. Ton corps risque d’attraper froid. Andiamo. Il tendit alors sa main, prêt à aider la jeune femme à sortir. Il en avait lui-même souffert l’année précédente, pendant une longue semaine. La saison froide était loin d’être sa favorite et en même temps, il n’était pas non plus un grand fervent de la chaleur étouffante de l’été.



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Sujet: Re: You Have The Right To Remain Silent...
Sam 28 Oct - 16:41


Devos & Ten @Aghostbetweenthem


Le bruit de l'eau mouvante l'empêcha d'entendre la réponse qu'un vent contraire s'acharna à éloigner de ses oreilles. Obligée de fermer ses yeux pour éviter que ses yeux fussent engorgés du liquide un peu vaseux, qui dégoulinait de ses cheveux, l'Odysséenne ne put faire un point plus précis sur qui se dressait là. Elle resta donc sur l'impression qu'il ne pouvait s'agir que de son maître à penser : Gen. Un peu déçue de n'avoir pas triomphé avant son arrivée, son regard restait encré vers le fond du lit de la rivière. Dans l'espoir de revenir avec un joli butin pour prouver à l'Athna, que désormais elle s'en sortait en parfaite solitaire. Car depuis toujours, une certaine fierté quant à ses capacités, la forçait à progresser quand la mécanicienne se heurtait à un obstacle. Elle se résolue néanmoins à fendre l'eau pour se rapprocher de la rive afin de pouvoir échanger plus clairement quelques mots avec le guerrier. Ce fut au moment précis ou un poisson inconscient décida de passer entre ses jambes, et qu'elle referma ses cuisses sur lui pour le piéger, qu'elle reconnut la voix de Devos. Ses prunelles s'élevèrent vers lui brillantes d'étonnement, tandis que ses mains plongèrent pour récupérer la prise glissante qui menaçait de s'échapper d'un instant à l'autre. Incapable de lui répondre sur le moment elle le quitta des yeux pour examiner ce qu'elle remontait à la surface, ignorant sans le savoir la main qui se tendait vers elle.

Levant ses bras au-dessus de sa tête, le résultat de sa pêche si particulière s'agitant frénétiquement, elle s'élança vers le bord, devinant qu'elle ne la retiendrait pas longtemps. Et d'ailleurs une fois ses pieds nus sur le rivage, Tennessee, après quelques petits sauts, lâcha son butin qui atterri par terre, exactement entre elle et l'informaticien  « Devos ! » S'exclama-t-elle enfin, pour montrer sa surprise retenue jusque-là. Alors que son attention passait du visage de l'homme à la truite - elle le supposait étant novice en la matière - qui sursautait convulsivement  sur la terre, élément qui ne lui convenait pas du tout  « Oui en effet je l'attendais ... A toi aussi il t'a donné rendez-vous ? » Étrange idée, mais pourquoi pas sachant que le terrien ne lui expliquait pas toujours en quoi consistait l'entraînement auquel il la confrontait, afin de la surprendre pour bien juger les progrès que la bouclée accomplissait « Depuis le temps ... » Qu'ils ne s'étaient plus échangés quelques mots ... Elle n'acheva pas sa phrase, le réalisant soudainement. Elle prenait à présent conscience de se tenue un peu clownesque, dont la brune se moquait comme une guigne habituellement. Alors elle détacha rapidement sa jupe, qui se faisant laissa échapper une petite quantité de flotte, qui les éclaboussa tous les deux en chutant sur le plancher des vaches. Redonnant un regain d'énergie à la pauvre victime dont les nageoires s'ébrouaient dans le vide.

« Je pensais lui préparer un petit repas pour lui faire une surprise tu veux qu'on le fasse ensemble ? » Lui proposa-t-elle comme sil elle venait de le quitter hier, évitant inconsciemment le sujet des rebelles qui se portaient plutôt mal. La bouclée en endossait une partie la responsabilité, depuis Murphy l'évitait, tout en oblitérant le passage communicant entre leur futures demeures, pour empêcher Antarès de la rejoindre. Quant à elle, Tennessee préférait ne pas s'attarder sur le passé, même si celui-ci prenait un malin plaisir à se rappeler à elle. Un étrange silence, très inhabituel, régnait entre eux deux, rompu par le claquement du corps enlevé au ruisseau, qui visiblement refusait d'expirer « Tu penses qu'on devrait l'assommer ? » Questionna la mécanicienne qui connaissait la manière de donner vie à un ordinateur mais se trouvait légèrement dépourvue au moment de tuer un être vivant. Pourtant, ironiquement, elle ne cessait de viser du gibier sans jamais le toucher, n'extrapolant pas au-delà de la réussite de son tir. Évidence à laquelle elle se trouvait maintenant confronter face à son trésor qui manifestait une énergie déconcertante « Sinon tu le sais j'ai une très bonne santé, je ne suis jamais malade  » Lui concéda-t-elle à retardement alors que son œil, à la recherche d'une roche assez grosse pour estourbir leur futur repas, s'attardait sur la valise un peu plus loin « Oh tu as amené un truc pour lui ? »

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Sujet: Re: You Have The Right To Remain Silent...
Sam 28 Oct - 20:56




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29 sept 2117

Quelque part, le fait qu’elle ne lui prenne pas la main le dérange. C’est bête, mais il ne s’en formalise pas plus que ça et s’écarte pour la laisser sortir comme une grande. Elle vient d’attraper un poisson qui bouge dans un rythme silencieux. Il gigote dans tous les sens, cherchant à se défaire de l’emprise que Tennessee avait sur lui. Devos trouva ça plutôt impressionnant. Jamais il ne ferait une chose pareille : se mettre dans l’eau pour chercher son repas. Du moins, pas pour le moment tant il profitait de la communauté. Solitaire, oui, mais il ne cherchait pas non plus à s’éloigner complètement des autres. Bien que silencieux et peu capable d'entretenir une conversation, il essayait de manger avec les autres. De dormir avec eux - quand il s’en souvient. Il observa ensuite la bête tomber à ses pieds, toujours aussi énergique. Combien de temps pouvait-il passer sans eau ? Tout d’un coup, voilà une étude qui lui semblait bien meilleure que le simple fait de l’attraper. Mais son esprit se détacha de son côté scientifique pour lever les yeux vers la jeune femme. Connaissant Gen, il avait sans doute prévu d'entraîner son amie. Il observa autour d’eux, se demandant si l’homme en question n’allait pas apparaître du néant et cela sans faire un bruit. Non, ils étaient seuls.

C’est une coïncidence j’imagine. Ses yeux tombent de nouveau sur le poisson qui se débat encore. La mort est proche, mais la survie est longue. Puis il recule d’un pas quand la mécanicienne réajuste sa tenue. L’informaticien était bien plus inquiet pour sa santé que pour son apparence. Heureusement pour lui, ce ne sont pas des années qui se sont écoulés depuis la dernière fois qu’il a croisé Tennessee. Quelque part, il se demande si ce n’est que les objectifs de chacun qui est responsable de cet éloignement ou si c’était un choix. Il n’en sait rien et il n’a pas envie d’émettre des hypothèses bidons. Il apprécie bien trop la demoiselle pour lui en vouloir. Surtout pour quelque chose dont il n’a aucune preuve.

Si tu veux lui faire la surprise, autant le faire seule, non ? Je ne suis pas certain d’être d’une grande aide d’ailleurs. Je n’ai aucune compétence culinaire... Il hausse les épaules. Il savait faire un feu. Voilà. Préparer un poisson, c’était autre chose. Et quelque part, il n’avait pas de temps à perdre à aider Tennessee pour quelque chose d’aussi… futile ? Bon, en soi ce n’était pas futile du tout, mais peut-être était-ce le fait qu’elle agissait ainsi pour Gen qui titillait Devos. Peut-être passait-il plus de temps à penser qu’à parler, car un silence s’installa. Un silence inhabituel pour eux. Il le sentait.

Je pense que cela ne servirait à rien de le laisser ainsi. Il observe les alentours et se dirigea vers le bord de la rivière alors que Tennessee reprit la parole. Tu en as de la chance, mais il ne vaut mieux pas jouer avec le feu. Il se pencha pour prendre une pierre assez grosse pour écraser la tête de la bête.

Non. Peut-être qu’il avait été un peu sec, ce non, alors Devos argumenta. Je ne suis pas censé voir Gen. Tiens, je pense que ça devrait faire l’affaire. Il tendit la pierre à Tennessee pour ensuite se diriger vers sa valise. Si vous comptez vous entraîner, je vais peut-être aller un peu plus loin. Il ne savait pas pourquoi il était comme ça. D’un autre côté, c’était logique. Il ne voulait pas les déconcentrer ou se faire déconcentrer par leurs activités. D’ailleurs, c’est étrange qu’il ne dise rien sur ses recherches, lui si habitué à partager ses bidouillages avec elle.


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Sujet: Re: You Have The Right To Remain Silent...
Sam 4 Nov - 19:04


Devos & Ten @Aghostbetweenthem


Elle se retrouvait plutôt poisseuse Tennessee, de cette visite dans l'eau de la rivière, à piétiner dans le fond, elle a soulevé la vase qui à brunie une eau plutôt claire mais pas encore transparente. Le soleil s'appliquait à sécher sa peau humide mais il laissait quelques traces brunes sur son derme,  sa vocation n'étant pas de d'aspirer autre chose que la vapeur qu'il produisait. Finalement chaque fois qu'elle s'approchait de la rive elle se salissait la mécanicienne. Mais à l'instant elle n'était pas peu fière de sa prise, et cette émotion luisait avec vigueur dans ses yeux. S'ajoutait à cela la venue de Devos, un être qu'elle appréciait plus que tout parmi tous les autres. Même si il fallait l'avouer elle ne se rendait plus autant du côté des mécaniciens qu'avant. Elle s'appliquait à développer la meilleure irrigation possible pour les cultures. Une excuse qu'elle ne s'avouait pas, pour éviter le jeune homme. Mais maintenant qu'elle se retrouvait en sa compagnie elle n'allait pas le fuir, que du contraire, elle se montrait des plus aimables qui soit. Un peu trop peut-être ? Qu'il ne fut pas bavard et ne s'étendit pas en paroles ou en embrassades ne la contrariait aucunement. Une coïncidence ? Elle devait donc en déduire que finalement elle seule se trouvait là  pour Gen « A oui surement, tu sais il ne me dit jamais précisément quand il viendra, tout ça pour tester ma patience ... »

Alors qu'elle l'invitait à se joindre à elle pour la surprise, l'informaticien de génie refusa en invoquant des raisons plutôt sensées, mais qui laissèrent la bouclée légèrement dubitative. Cependant, elle ne pouvait nullement lui prouver pas A plus que B  que son raisonnement se dirigeait dans la mauvaise direction. Elle se demanda quelques instants si sa présence ne le dérangeait pas, alors qu'il s'exprimait sur le fait que laisser ainsi son poisson se débattre n'était pas des plus judicieux. Un peu prise de court elle marmonna un « Oh tu sais moi non plus je n'aie aucune compétence culinaire ... » Alors qu'elle s'emparait de la pierre qu'il lui offrait pour l'achever. Parce que oui pour le manger il s'agissait en priorité de lui ôter la vie. Ne sachant trop comment s'y prendre elle la lâcha tout simplement, mais celle-ci rebondit au milieu sa truite - elle n'en démordait pas dans sa tête - pour retomber sur le pied de Devos « Oh merde, j'espère que tu n'as pas eu mal  » Elle se pencha aussitôt pour récupérer cette dernière, et comme les nageoires de son butin s'agitaient toujours elle passa par-dessus pour se positionner devant Devos. De manière à ce que cet incident ne se reproduise pas une deuxième fois. Puis levant le rocher au plus haut l'envoya de toutes ses forces sur sa victime. Cela la fit trébucher par derrière et entrer en collision avec le rebelle à la mine légèrement morose. « Comment ça jouer avec le feu ? »

Portant son regard vers sa victime, la mécanicienne pu constater sa réussite au moment même ou Devos proposait de s'éloigner pour les laisser en paix. Aussitôt elle se retourna pour lui attraper le poignet en s'exclamant « Oh mais non, déjà ce n’est pas certain qu'il vienne, et puis tu pourras te joindre à nous si tu veux. Et en attendant si jamais il ne vient pas tu pourrais partager ce poisson avec moi ... » Seulement elle se rendit compte qu'elle le tenait prisonnier, alors d'une geste vif elle lui rendit sa liberté. Retournant à sa place première elle tâta son butin du doigt. Pas de réaction. Mort pour de vrai. Elle sautilla de joie comme une enfant qui venait de réaliser un exploit puis s'obligea à se calmer devant le regard grave de l'homme « Qu'en penses-tu ? Et finalement que venais-tu faire par ici ? » L’interrogea-t-elle curieuse de son devenir depuis qu'elle ne le croisait presque plus. Elle évitait soigneusement d'évoquer la rébellion, s'inquiétant pourtant de la disparation de cette dernière. Malheureusement la bouclée ne savait pas se sentir à l'aise avec un sujet qui prenait une place de plus en plus grande moins on en parlait « Allez je t'offre le repas pour m'excuser de t'avoir tout mouillé et surtout de parler plus vite que mon ombre parfois ... » Une manière de ramener sa bévue sur le plateau pendant qu'elle ramassait leur futur nourriture « Du coup tu allumes le feu pendant que ... Je vide ce truc ?  »

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Sujet: Re: You Have The Right To Remain Silent...
Dim 5 Nov - 16:07




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29 sept 2117

Il y a quelque chose qui le dérangeait, sans que Devos n’arrive à trouver le bon mot pour l’expliquer. Quelque chose, mais quoi ? Devant Tennessee, il s’était toujours senti à sa place. Il s’était toujours senti compris. Il n’y avait rien de plus simple. Rien de plus normal. Être à ses côtés semblait toujours si naturel… jusqu’à maintenant. Pour une raison qui lui échappait, il y avait un problème. Une sensation désagréable qui alimentait un vide. Un vide qui n’avait jamais existé entre eux et qui pourtant était là, devant ses yeux. Il était content de la voire, vraiment. Il se serait assis à ses côtés lui expliquant les tests qu’il comptait faire aujourd’hui. Lui racontant qu’il n’était plus très loin de trouver une solution quant au manque d'électricité. Qu’il arriverait sans doute à créer un système qui pourrait fonctionner à l’énergie renouvelable. Mais non. Bien qu’il soit surpris de la voir dans l’eau à pêcher comme une sauvage, il ne ressent pas l’envie de lui parler et d’échanger. C’est cela qui le dérange encore plus. Pourquoi se retenir ? Peut-être s’étaient-ils vraiment éloigné sans qu’il ne le remarque. Peut-être que leurs objectifs n’étaient plus les mêmes, peut-être qu’il était le seul fautif de ce vide. Des questions qui ne l’avaient pas effleuré avant maintenant. Il était bien content de la croiser et d’un autre côté, se sentait à l’écart. Comme incapable d’agir vraiment pour effacer une distance qu’il n’avait jusqu’ici jamais remarquée. C’était forcément sa faute. Il entendait parfaitement le rire de Faust se moquer de lui : c’était un robot, un robot hermétique aux mondes qui l’entouraient.

C’est… un exercice comme un autre, j’imagine. Que Gen teste la patiente du Tennessee ainsi le surprend un peu, mais il ne connaît pas toutes les techniques de l’Athna. Il le connaît très peu, vraiment, mais il apprécie, quelque part, son professionnalisme. Pour un guerrier d’une autre tribu, aider ainsi des étrangers, c’était quand même risqué… Il essaya de penser à autre chose et de se concentrer sur la jeune femme qui semblait vouloir préparer un vrai petit repas pour Gen. Ou plutôt essayer. Elle n’avait pas plus d’expérience dans le domaine que lui. Quelque part Devos se demandait pourquoi elle ne demandait pas quelques conseils à ceux qui savaient s’y faire plutôt que de tenter seule ? il comprenait son envie d’apprendre par soi-même et préféra ne rien ajouter, la laissant se débrouiller. Après tout, tuer un poisson, c’était un acte bien particulier. Elle tenta d’assommer la bête, maladroitement, puis d’une certaine façon il hésita à l’aider. La pierre rebondit, mais c’était plus de mal que de bien et Devos lui fit signe que ça allait. Tuer pour se nourrir, voilà une chose que Devos n’aurait jamais pensé faire. Il hésita pourtant à prendre l’objet et à cogner sans crainte. Mais là encore, il ne fit rien, laissant l’adorable mécanicienne se débrouiller.

Ne te met pas dans des situations où tu mets en risque ta santé. C'est ce que je voulais dire. Comme aller dans l’eau alors qu’il ne fait plus aussi bon qu’avant. L’hiver approche, tu sais. Et il déteste ça. L’hiver. Le froid, les arbres qui disparaissent sous les couches de neige. L’incapacité de son corps à ne pas trembler pendant qu’il bidouille quelque chose. Et puis le manque de nourriture, le manque de chaleur…

Il s’apprêtait à partir, à aller chercher sa mallette quand il sentit Tennessee l’attraper. Il l’écouta sans bouger et quand elle le laissa, il se tourna légèrement vers elle. C’était étrange, mais il n’avait aucune envie de partager ce poisson avec Gen. Avec elle, oui pourquoi pas, mais lui… enfin, eux deux ensembles… Il baissa les yeux, ne sachant pas quoi dire. Cela faisait tout de même longtemps qu’il ne l’avait pas et cela n’était pas sans lui rappeler que les rebelles n’étaient plus aussi proches qu’autrefois et par sa faute. Il continua de l’écouter tout en sentant de plus en plus quelque chose de désagréable titillait son esprit.

C’est gentil, mais je n’ai pas faim. Enfin, j’ai surtout des choses à faire... Il s’arrêta alors, se trouvant lui-même un peu dur. Désolé… Son regard jongla alors entre le poisson et sa mallette. C’est étrange… tu ne trouves pas ? Il marqua une pause, fixant la mécanicienne dans les yeux. Est-ce ma faute ? Depuis ce qui s’est passé dans le bunker, j’ai l’impression de ne plus t’avoir parlé et pourtant je sais que nous nous sommes déjà croisé… Est-ce que j’ai fait quelque chose qui ne fallait pas ? Quelque chose qui explique pourquoi nous sommes d’un seul coup si… distant ? Finalement, il s’approche d’un tronc d’arbre et s’installe dessus, comme si ce n'était là qu’un banc comme un autre. C’est sans doute ma faute et mon imagination me joue des tours…


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Sujet: Re: You Have The Right To Remain Silent...
Mar 7 Nov - 17:41


Devos & Ten @Aghostbetweenthem


Un ciel sans nuage s'élevait au-dessus des deux têtes envahies par le brouillard. Aveuglés par des émotions qu’ils se pensaient incapables de ressentir. Et les rayons du soleil, trompeurs, qui sautillaient sur les feuilles vertes pour se réfléchir sur la peau de ce duo d'Odysséen, les incitaient encore à croire qu'ils subissaient la chaleur de l'été. Parfaite illusion, puisque l'automne s'installait à son aise depuis quelques semaines. Et si un cumulus égaré se fut risqué à masquer l'astre du jour, un refroidissement conséquent les eut happés très rapidement. Mais sans doute que ces deux-là auraient mis un certain temps avant d'y porter une véritable attention, absorbés dans cette nouvelle et étrange relation qu'ils semblaient réécrire. Ils avaient toujours parlés entre eux sans se retourner le cerveau. C'est à dire qu'ils faisaient beaucoup appel à lui pour se lancer dans des débats - ou explorations hypothétiques - faisant fuir tous ceux qui en ouïraient quelques bribes. Mais depuis ce moment ou leur groupe éclata dans le bunker, suite à la révélation de l'implication de Devos à propos de ce fameux déménagement, une distance avait pris place qui ne cessait de s'agrandir. Tennessee jouait les aveugles, avec un zeste d'inconscience, mais aussi une nuance de mauvaise foi, se persuadant que contourner le trou béant suffirait à la boucher. Elle ne possédait pas cette capacité de reprocher quoi que ce soit à ceux qui perçaient son mur, elle acceptait leur colère, leur indifférence, mais se découvrait malgré tout impossible d'affronter celle de Devos. Alors elle la fuyait avant même de devoir l'affronter.

La mécanicienne se comportait jusqu'à l'arrivée sur terre avec un mode de fonctionnement assez unique. Il y avait la foule qu'elle préférait ne pas distinguer,elle ne se donnait pas la peine de retenir les prénoms malgré une très bonne mémoire, et les autres. Ceux qui étaient parvenus à établir un lien avec elle, et à qui elle portait un certain intérêt. Dans toute cette problématique entrait désormais une liberté qui n'existait pas auparavant et la rendait curieuse du monde extérieur, l'obligeant à délaisser ses premières activités. Pas indéfiniment bien entendu, mais aussi la présence d'une humanité sauvage, ayant survécu à la catastrophe, et qu'elle jugeait importante pour leur apprendre les bases afin de s'adapter à cette terre. Les terriens elle les admirait en général mais ne doutait pas non plus qu'elle se devait de les craindre quand elle se rappelait sa première rencontre avec celui qui désirait l'occire tout simplement. Tennessee, à cause des derniers développements chez les rebelles ne trouvait plus sa place nulle part. Un sentiment qu'elle abhorrait tout en s'efforçant de l'anéantir. Alors tout en sachant qu'elle reviendrait à ses passions, qu'elle savait bien entretenues par l'informaticien, la bouclée se lançait dans l'apprentissage de savoirs qu'elle jugeait essentiels. Et que seul un natif lui enseignerait. Entière elle ne dissimulait jamais l'admiration qu'elle éprouvait pour un objet, un acte ou une personne. Ainsi face à son camarade rebelle, elle se découvrait un peu dépourvue quant à la meilleur manière d'agir et se basait sur sa spontanéité naturelle. Mais visiblement ça n'enchantait pas ce dernier.

« Oh oui ... Mais je ne pense pas que j'en subirais trop les conséquences surtout que je vais avoir d'un bon bain   » Ce qui signifiait faire à nouveau trempette dans le ruisseau. Sur le front de la jeune femme apparue une ligne un peu soucieuse, elle se considérait plutôt affable envers Devos, mais soit il lui opposait un désintérêt certain, soit il ne prenait même pas la peine de répondre à ses invitations. Alors qu'elle récupérait la lame fine offerte par Baelfire, elle questionna légèrement indécise « Ça ne passe pas bien avec Gen ? Vous vous entendez quand même ? » Elle avisa alors une petite souche d'arbre et alla s'y asseoir, tout en tenant la truite sur ses cuisses. Elle essayait de lui trancher la tète, se rappelant les gestes de l'Athna dans de telles circonstances. C'est alors que Devos se décida à parler et que sous la surprise d'une telle franchise, l'arme dérapa et entailla un doigt de la mécanicienne. Elle releva la tête posant ses prunelles aiguisée sur le visage de Devos « Ce n'est pas étrange Devos, C'est un fait, on ne s'est plus parlé ... Simplement croisé de loin » A quoi bon feindre plus longtemps, l'homme n'ignorait pas qu'à ce jeu-là Tennessee perdait toujours. Elle porta la coupure à ses lèvres dans un geste irréfléchi, concentré sur les interrogations du génie. Stupidement, le côté pratique s'imposa à elle, une fois le nettoyage de son butin terminé, il lui faudrait ramasser du bois puisque Devos tenait à exécuter son travail dont il ne lui soufflait mot. Pourtant ça l'intriguait grandement mais il ne lui révélerait probablement rien tant que le linge sale entre eux ne se laverait pas.

« Déjà ...  »
Quoi exactement ? Ou commençais le moment précis ou l'éloignement s'ébaucha, ou la relation s'effrita sans qu'elle réussisse jamais à l'admettre ? A la sortie du Bunker quand Murphy lui arracha Antarès ? Au lieu d'y retourner elle s'empressa de courir derrière Isaiah qui la rejeta avec force reproches. Sans doute espérait-elle voir arriver Devos pour la réconforter et lui affirmer qu'il ne lui gardait pas rancune. Mais non ... et puis le jour d'après elle l'aperçu au loin mais il lui fit à peine signe. Coupable ? Ça ne ressemblait pourtant pas à Tennessee de revêtir ce genre de sentiment sur les épaules. Mais trop d'êtres de son petit cercle se retournaient contre elle, pour qu'elle accepta sciemment de risquer qu'un autre - en l'occurrence Devos - s'ajouta à la liste. Mais ça non, elle refusait de se l'avouer alors à un autre ... « Je suis plus vraiment venu discuter chez les mécaniciens ... Je me disais que c'était important de trouver un bon système d'irrigation pour les cultures ... » Que des vérités, de façon à ce qu'il ne puisse pas remettre ses dires en doute. Parce que plus, plus qu'un autre, il détectait quand elle se dérobait « Non tu n'as rien fait, je pense que c'est plutôt moi qui ait été maladroite ... » Tennessee examina sa main bien entaillée, bon ça se calmerait surement, pas besoin de recoudre mais juste de prendre patience pour ne pas répandre du sang sur le futur repas « Puis je voulais me consacrer aux leçons de Gen, pour mieux assimiler ce monde, apprendre à me débrouiller, alors ça m'a pris beaucoup de temps en dehors de mes habitudes, j'y consacre énormément de temps ... Pas toi ?  »

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Sujet: Re: You Have The Right To Remain Silent...
Jeu 9 Nov - 20:43




You have the right
to remain silent...
29 sept 2117

Qu’étaient les émotions ? Jusqu'ici, Devos les associait à des changements physiologiques. Des petites sensations. Des battements de coeur plus rapide, des frissons, une boule au ventre. Des joues qui rougissent sans qu’il ne puisse rien retenir. C’était ainsi qu’il faisait la différence. Le problème c’est qu’il n’avait exploré et connu que des extrêmes. Il n’y avait pas vraiment d’entre-deux avec Devos. La subtilité de ces dites émotions ne le touchait pas, parce qu’il ne les comprenait pas. Parce qu’il ne pensait pas pouvoir les ressentir. Depuis toujours, il s’éloignait de tout ce qui se rapprochaient des relations et se contentait d’être dans son univers. Un monde bien éloigné des autres. Il n’avait pas les capacités sociales de sa mère, ni son amabilité. Il n’avait pas cette façon de conquérir les coeurs comme elle l’avait si facilement démontré au fil des années. Devos ne lui ressemblait pas et n’avait jamais cherché à lui ressembler. Dès son plus jeune âge, il avait clamé haut et fort sa différence et sa mère n’avait pas cherché à le transformer en ce qu’il n'était pas. Aujourd’hui, Devos était toujours incapable de déchiffrer le mystère des sentiments. C’était bien la dernière chose qui était sur sa liste. Il y avait plus important que trouver sa part d’humanité. Tant pis s’il n’en avait pas. À force de voir comment certains tournés, l’informaticien se disait que c’était peut-être bien meilleur pour les autres qu’il ne soit pas si facilement en proie à ses instincts les plus forts. Même lorsque Devos était en colère, il avait sa façon à lui de l’exprimer et ce n’était clairement pas par la violence ou les cris. Lorsqu’il était triste, c’était le silence qui comblait ses pensées profondément. Il ne partageait pas. Pour quoi faire ? Il réglait lui-même ses petits problèmes et se concentrer sur le plus urgent.

Mais en face de Tennessee, Devos réalisait qu’il y avait un vide. Un trou noir prêt à aspirer cette relation qu’il chérissait tant. Un vide qui avait grandi en silence et dans la subtilité la plus extrême. La simplicité de ce lien, était désormais confrontée à quelque chose d’inconnu. Il espérait de ne pas avoir blessé cette amitié, tout comme il avait brisé les leaders rebelles. Peut-être bien, d’ailleurs, que c’était là une conséquence de la révélation maladroite des actions de Devos durant la réunion qui s’était déroulé dans le bunker. S’il était responsable de ce trou, alors il devrait être capable de le comprendre et d’arranger la situation. De trouver les solutions à ce pincement au coeur qu’il ne saisissait pas. Maintenant, comment trouver la solution à un problème dont il ne savait pas le fond. Il lui manquait des éléments et il n’y arriverait pas sans parler à voix haute de ce qu’il pensait. De ses doutes. Une chose vraiment rare chez l’informaticien, trop habitué à garder pour lui tous ces détails-là. Il devait néanmoins attendre le bon moment et pour l’instant, il s’inquiétait surtout pour la santé de la jeune femme plus que pour ce petit mal qui germait en lui.

C’est un bon professeur. Il regarda les arbres, se demandant si Gen allait apparaître par surprise. C’était un personnage à part, mais Devos le respect pour sa bonne volonté de vouloir lui transmettre ses connaissances. Ce n’était pas facile pour lui de se concentrer sur des gestes physiques qui devait devenir instinctif et non calculé. Il devait faire appel à une partie de son esprit qu’il n’avait jamais vraiment travaillé. Il baissa les yeux, laissant Tennessee s’asseoir et décidant que c’était maintenant ou jamais. Il devait parler.

Il fit une moue en voyant Tennessee se couper. Ce n’était donc pas son imagination et ce vide était tout à fait réel. Elle venait de confirmer, comme si elle savait exactement de quoi il parlait. Comme si elle comprenait parfaitement.

C’est le cas, c’est important. Il savait la mécanicienne tout aussi passionné et dévouée que lui quand il y avait une mission importante qui prenait la tête dans leurs objectifs. Lui-même se perdait dans ses tentatives à ramener de l’électricité, même si ce n’est qu’à petites doses ou que dans le but de réveiller leurs archives et leurs vieux serveurs. Il chercha alors dans ses poches à la recherche d’un mouchoir en tissu qu’il n’utilisait jamais et le tendit à la jeune femme. Pas moi. Je ne peux me permettre de demander plus de temps à Gen, sachant tout ce qu’il reste à faire au village. Devos était l’homme de main des survivants de l'Odyssée. Malgré le peu d’affection qu’on lui portait, il restait le plus efficace et le plus rapide. Un bricoleur qui, étrangement, ne refusait pas les demandes.

Tu ne m’en veux pas, alors ? Pour ce que j’ai fait, pour la situation actuelle des rebelles... Il se tourna vers elle, sérieux. Ce sont simplement les… circonstances qui nous ont éloignés ? Là-haut, ils étaient coincés dans un rythme, dans un rôle. Leurs travaux étaient fixés à l’avance. Ici, ils avaient une liberté, nouvelle et immense. Il n’avait simplement pas envisagé qu’une séparation était possible, alors qu’ils partagent le même lieu de vie. Il n'aurait jamais imaginé ce vide un jour, jamais.


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Sujet: Re: You Have The Right To Remain Silent...
Sam 18 Nov - 20:15


Devos & Ten @Aghostbetweenthem


Printemps, Eté, Automne, même en hiver la nature produisait des tas de bruits hétéroclites. Quand les êtres humains faisaient référence au silence ils constataient en réalité un manque de paroles. Le qualifier de dérangeant indiquait un mal être aux tréfonds de sa propre personne qu'on projetait sur tout qui nous entourait.

La rivière filait suivant son courant, en cascades frétillantes et insouciantes, alors qu'en son sein glissait une foule marine diversifiée indifférente à ce que lui offrait la surface. Parfois l'un des leurs disparaissait pour se retrouver sur les genoux d'une jeune femme à la chevelure bouclée ébouriffée qui tentait de le décapiter pour le faire frire sur le feu. Et le monde sous-marin s'en foutait continuant à fredonner son chant qui s'élevait au-dessus des eaux, encombrant ainsi l'atmosphère lourde qui se développait comme une bulle autour des deux Odysséens. Un bouclier qui défendait au moindre petit bruit de le traverser. Ni le bruissement des feuilles contre le pelage animal sauvage les frôlant, ni le pépiement joyeux d'un moineau découvrant un insecte à picorer alors que la nourriture déclinait, ni la course du lièvre pour réintégrer son terrier ne perçaient cette carapace invisible. Apparemment indifférent l'un envers l'autre ils ignoraient le reste de l'humanité face à cet obstacle qu'ils affrontaient pour la toute première fois. Ni lui, ni elle ne possédaient la réputation de se débrouiller avec les relations humaines. Et ça les arrangeait en général, mais voilà que ça risquait soudainement de s'exposer à eux comme un problème sans solution.


Pour avancer dans une telle gadoue émotive, un gros zest de  réceptivité s'accueillerait à bras ouvert. Tennessee en manquait grandement sauf pour son petit cercle d'intime. Malheureusement elle se refermait comme une huître dans sa coquille, pour préserver la perle qui constituait son être, à l'instant ou une émotion s'élevait d'un cran au-dessus de toutes les autres. Son seuil de tolérance, celui que son cerveau parvenait encore à analyser, clôturait tous les volets de son âme quand une ombre trop insistante se profilait sur le seuil de son cœur. L'intensité la gelait plus sûrement qu'une ère glaciaire. Plutôt que de repousser, elle ignorait les signes, un peu comme une aventurière en pleine jungle écartant les branches lui griffant le visage pour se frayer un passage à travers une forêt récalcitrante. Elle eut souhaité que Devos, puisque le voilà, invité inattendu, éclaboussant sa journée, se conforme aux perches qu'elle lui tendait. Généralement l'un enchaînait sur les mots, l'idée de l'autre comme une mécanique bien huilée ... Aussi l'esprit de la mécanicienne parcourait le chemin le plus logique, reprendre  là où ils se sentaient le plus à l'aise. Mais manifestement l'engrenage' si parfait s'enrayait, fallait-il lui ajouter un peu d'huile pour qu'il cessa de grincer ou tout désassembler pour reconstruire mieux, plus fort ?

La voilà donc, le regard interrogatif, assise sur une souche glissante et moisie qui réitère son admiration pour l'Athna, encouragée par la remarque du mécanicien
« Meilleur que bon, il est parfait, tu verras Devos comme en peu de temps tu vas devenir habile  » Non pas que la bouclée sous-entendit qu'il fut particulièrement maladroit auparavant.

Elle s'empara du tissu que lui tendait le jeune homme, encouragée par cette amorce de discussion, persuadée que cette sensation de Marasme ne s'installait allègrement que dans sa caboche. Une pointe de fierté surnagea dans ses prunelles pendant qu'elle épongeait son doigt un peu trop brusquement. Parce que la douceur, surtout envers elle, rejoignait un peu piteuse la quarantaine des *émois non grata*, autorisés à balader leur minois qu'envers des personnes appartenant à ses exceptions. Et faisant preuve de plus d'émotivité qu'eux deux. Non que Tennessee n'octroya pas le bénéfice du sentiment au génie, si auparavant elle ne le soupçonnait pas, désormais elle  se refusait de lui accorder. Pour s'assurer que toutes les portes menant vers l'inexploré du palpitant restent closes.

Comme elle s'apprêtait à terminer ses ravages sur le résultat de sa pêche improvisée, rassurée par le tour que prenaient les prémices de cette réconciliation, elle tiqua légèrement, relevant son regard vers la haute silhouette de l'homme. Se fourvoyait-elle à détecter comme un reproche dans le ton sur lequel Devos s'adressait à elle ? Elle arracha quelques écailles avant de se remémorer qu'elle devait couper "la truite" dans sa longueur pour la nettoyer
« Je pense au contraire, et je ne veux pas minimiser ton magnifique travail, que c'est gâcher du temps que de ne pas apprendre auprès d'eux ce qui deviendra essentiel pour nous dans le futur ... Avant que de se préoccuper de trouver une source d'électricité qui nous parait essentielle à cause de notre vécu, il faut d'abord survivre à ce monde ... Alors oui je crois que tu devrais lui accorder plus de temps »

Sur le coup Tennessee, elle sonna un peu moralisatrice à ses propres oreilles. Mais si elle lui offrait abruptement le fruit de ses opinions, ça n'en restait pas moins vrai. Personne plus que elle ne désirait retrouver le temps où elle explorait les ventres des robots, cependant pour le moment elle estimait qu'il fallait les considérer comme obsolètes jusqu'à attendre un point où ils seraient assez auto-suffisants pour consacrer de leur temps à des améliorations de leur niveau de vie. La mécanicienne prit seulement conscience de son apparence en inspectant ses bras aux couleurs vaseuses. Et pourquoi s'obstinait-il à revenir sur cette question qui lui raclait la poitrine comme un trop plein qui finirait par se déverser à ses pieds. Non. Non, lui murmurait celle en elle qui s'escrimait à raccommoder un passé d'un coup de baguette. Néanmoins une pragmatique comme Tennessee ne s'appuierait pas sur un art qui ne paraissait réel que dans la tête des enfants. « Je ... Nous en avons parlé la fois ou tu m'as tout avoué » Cette déchirure, cette déception si elle y parvenait, elle les déchireraient en petits morceaux puis les jetteraient dans les flammes « Je vais ramasser du bois pour allumer un feu et faire cuir ce truc ... » A force de le tirailler dans tous les sens, ça ressemblait à de la bouillie « Je pense que ce sont les circonstances oui ... Parce que j'imagine que désormais tu tiendras compte de nous tous, tu l'as promis » Ainsi la bouclée évite t'elle le sujet le plus chaud, car en réalité tout en elle signifiait *Moi, tu tiendras compte de moi* alors qu'elle lui tournait le dos ramassant des branches au petit bonheur la chance elle ajouta « Faudrait pas qu'il arrive avant que j'ai démarré ce feu ... »

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Sujet: Re: You Have The Right To Remain Silent...
Dim 26 Nov - 23:00




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29 sept 2117

Depuis quelque temps, Devos semble être le centre névralgique de toutes les conséquences désastreuses qui touche les survivants. Comme s’il était le premier domino, déclencheur d’une apocalypse. Il n’avait pas toujours réalisé la manière dont il affectait ceux qui l’entouraient et c’est sans doute la dernière réunion avec les rebelles qui a remis en cause beaucoup de choses chez lui. Peut-être même un peu trop. Depuis des années, il n’est que le génie incompris. C’est tout ce qui semble attirer le regard des autres. Sur terre, les choses sont pourtant bel et bien différentes et le changement radical de leur façon de vivre à aussi changer l’image de Devos. Du génie incompris, il était passé aux silencieux mécaniciens. Son intelligence n’était plus qu’un vague détail. Il était désormais utile, véritable homme à tout faire indispensable. Cela ne voulait pas dire qu’il était plus apprécié. Sa barbe avait pris possession de son visage et ses cheveux un peu plus poussés et bouclés. Avec sa carrure, il avait tout d’un sauvage loin de cette propreté constante de l’homme qu’il était jadis. Il se souvient encore de ses gestes le matin. Du coup de peigne dans ses cheveux, du rasage. Aujourd’hui, le tatouage sur son cou disparaissait sous la masse de poils. Ses longues épaules en imposaient toujours et quelque part, beaucoup n’osaient réellement lui adresse la parole. Il ne se rendait pas compte que l’image pouvait avoir un tel impact. Qu’il pouvait à ce point influencer les autres. Pour quelqu’un qui ne savait pas s’y faire avec les autres, ce bouclier nouveau était grandement apprécié. Il devait simplement considérer davantage l’idée que ses actions étaient associées à cette crainte et que par conséquent, les résultats étaient plus complexes que prévu.

Mais ce qui l’inquiétait désormais, c’était la perte de la seule réelle et forte amitié qu’il possédait. Maintenant qu’il était en face de Tennessee, il percevait comme un trou dans cette relation de longue date. Était-il responsable ? Avait-il creuser cet espace sans s’en rendre compte ? Depuis peu, c’était toujours et encore la même question : était-ce de sa faute ? Serait-il coupable sans même le savoir ? Et puisqu’il ne peut analyser les choses et les comprendre aussi aisément que ceux qui ressentent tout et rien, il utilise les mots. Ce truc qu’il ressent, peut-être qu’elle le perçoit, elle aussi. Ce truc qui s’égare au fond de lui, peut-être qu’elle le comprend.

Quand Devos était en phase d’une énigme, il essayait de la résoudre. Cette fois, l'énigme c’était lui. Quand, comment, pourquoi. Il ne réussissait pas à répondre à ses questions logiques. Tant d’incompréhension dans ce monde, pourquoi devait-il lui-même en devenir une ?

J’en doute. Dit-il un peu froidement. Il ne doutait pas en Gen, c’était un bon professeur et il venait de le dire. Il doutait en lui. Il n’était pas doué pour attaque, pas plus doué pour se défendre. C’était un élève correct et ses routines matinales lui ont donné de la force et un brin d’agilité que d’autres n’auraient pas eues. Mais Devos à un esprit différent et peu instinctif. Là où le combat demandait justement de faire preuve de rapidité. Il fallait qu’il comprenne les gestes pour pouvoir les contrer sans avoir à y penser. Il devait apprendre à agir sans réfléchir. C’était plus difficile pour lui que pour les autres malgré ses avantages.


Non, tu te trompes. Son regard était impénétrable. Devos savait ce qu’il disait et ne doutait absolument pas de ses propos. Lorsqu’il disait qu’il ne pouvait pas demander plus à Gen, il pensait. Si je cherche l’électricité, ce n’est pas pour retrouver une chose que nous avons perdue. C’est pour récupérer toutes les informations qui ont été sauvés de l’Odyssée et qui sont conservées dans nos serveurs. Il y a là une mine d’informations qui peut compléter celles que peuvent nous être données par les Terriens. De plus, Devos n’était pas un guerrier et ne comptait pas le devenir. Son travail avec Gen était d'ordre privé. En cas d’attaque, il veut être en mesure de se protéger et de protéger les autres. Lui, c’est le bricoleur. D’autres se tournent vers l’agriculture, d’autres vers la construction. Chacun avait une place précise. Ils n’étaient pas seuls. Ils étaient peut-être moins nombreux, mais assez pour se reconstruire et ce projet que Devos tente de mettre en place entre deux coups de marteaux, rentre exactement dans cette volonté de se reconstruire. De se créer un environnement durable.

Silencieux, il l’observe. Elle s’est acharné sur ce poisson qui ne ressemble plus à ce qu’il fut jadis. Elle reste concentrée sur sa tâche, décidé à aller chercher du feu. Personne n’était aussi têtu qu’elle. À part lui, peut-être. Une fois qu’ils commençaient, ils devaient aller au bout. Maintenant que Devos avait admiré le vide, il comptait bien le remplir.

Qu’est-ce que tu ne me dis pas ? Il la fixait toujours, elle qui lui tournait le dos. Elle qui ramassait les branches. Il avait promis, il tiendrait sa parole. Il n’y avait pas de raison de refaire ce qu’il avait fait. Mais Murphy était partie dans une colère qu’il ne saurait jamais éprouver et elle s’en était prise à Tennessee. Ils étaient désormais tous éloigné les uns des autres et c’était à cause de lui. La rébellion ne devait pas disparaître, voilà une certitude. Et alors qu’il était là, toujours assis, que son esprit lui disait de laisser tomber et d’aller chercher sa mallette pour faire ses tests, Devos ne bougea pas. Il ne pouvait pas. Pas tant que le vide était là, pas tant qu’elle lui tournait le dos. Pas tant qu’il ne retrouve cette chose qui les liaient depuis toujours. Cette compréhension qui soudain semblait s’effacer chaque minute un peu plus.

Oublis Gen, il ne viendra pas. Il leva les yeux aux ciels, observant le soleil, jugeant de l’heure et des possibilités. Selon ses calculs, Gen avait tendance à arriver toujours aux mêmes moments, sans doute le temps de partir de chez lui et d'arrivée, mais aussi de repartir sans tomber dans les pièges de la nuit.


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Sujet: Re: You Have The Right To Remain Silent...
Dim 3 Déc - 18:12


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Contrairement à la plupart des rebelles présents au Bunker - Excepté Chris -, la mécanicienne n'éprouvait pas une colère insurmontable envers Devos. Non qu'elle fut en accord avec lui sur ses prises de positions, mais elle comprenait ses agissements. Lui renvoyer au visage comme une constante punition des dieux qui pèserait sur la tête de son ami n'arrangerait rien quant à la situation des rebelles. Il paraissait évident pour la bouclée que pour l'instant le problème se concentrait autour d'égos blessés. Bien que l'action mise en œuvre fut réprobatrice, l'intérêt demeurait sur la conclusion plus que positive. Mais ça ne servait absolument à rien si tout le monde se bouffait le nez. Tennessee tentait tant bien que mal de se rapprocher de Murphy, qui l'ignorait ostensiblement tout en interdisant Antarès de la fréquenter. Une guerre d'enfants gâtés au final. Néanmoins elle vivait mal les à-côtés, ce goût de trahison qui suintait sur ses lèvres pour avoir laissé stagner la garde dans l'obscurité. Surtout parce qu'elle n'ignorait pas L'Odysséenne, les complications que soulèverait une telle manœuvre en solo. Elle eut empêché sa langue de fourchée, tous ils n'y auraient vu que du feu. Maintenant on devait recoller les morceaux, et elle estimait que tous ils devaient se porter responsables de cet état des choses. Pas simplement Devos. A contrario du reste  de l'équipe elle ne jugeait pas nécessaire de parlementer sans fin sur les tenants et aboutissants de conséquences qu'on ne changeraient plus. Que chacun morde sur sa chique et en avant ...

La simplicité. Ne pas s'encombrer l'esprit de mille et une considérations qui les embourberaient le restant de leur vie. Voilà ce qu'elle prônait la mécanicienne, sans véritablement comprendre qu'elle ne suivait pas parfaitement cette ligne droite. Sinon ne serait-elle pas rendu chez les mécaniciens pour avoir une explication claire, nette et précise avec Devos au sujet de ... Quoi exactement ? Car non, son ventre ne se tordait pas quand elle l'apercevait au loin occupé par toutes ces machines qui ne fonctionnaient plus. Elle ne reconnaissait pas en elle les signes de la culpabilité à son égard, ou quoi que ce soit d'autre d'ailleurs. Persuadée de se tenir loin des lieux fréquentés par l'homme car il y avait bien mieux à faire. Vérité. Et mensonge. Aussi s'évertuait-elle à rester dans le concret maintenant que l'informaticien venait de surgir dans sa retraite. A toutes ses négations, la bouclée offrait une issue différente, continuant à l'inviter à se joindre à elle pour recevoir au mieux Gen, alors qu'il se dérobait avec froideur. Il doutait ? Mais de quoi ? Que l'Athna fut un bon professeur ?  « Oh mais non, ne t'inquiète pas, même si tu étais le pire des cabochards il parviendrait à faire de toi une vrai guerrier » Déclara-t-elle avec une conviction dans la voix inhabituelle chez elle. Elle essuya ensuite quelques gouttes salées qui lui chatouillaient le front en y déposant plusieurs écailles du pauvre poisson défiguré. Elle déposa le futur festin sur le côté alors qu'elle se risquait à empiler quelques bouts de bois mort pour démarrer un feu.

Il parlait, prétendait que la vision du présent de la mécanicienne contenait un raisonnement erroné. A genoux elle s'acharnait avec une pierre et un silex à la naissance d'une étincelle « Je ne crois pas. Je veux dire ... Devos, nous sommes restés dans les étoiles ... Nous y sommes nés, il y a eu du changement ici, qui mieux que les survivants directs de cette catastrophe peuvent nous montrer la direction à prendre. Les archives c'est bien, c'est précieux, mais c'est du passé ... La plupart de ce qu'il y a dedans à été rayé de la carte » Non elle n'abandonnait pas ses passions, ni l'espérance de se replonger un jour dans ses robots qui lui causaient beaucoup moins de soucis que les êtres humains. Malheureusement elle apprenait tous les jours que pour avancer, s'acclimater s'apparentait à la seule option viable pour l'instant. Plus ils apprendraient à comprendre cette nouvelle terre mieux ils parviendraient à recréer un petit bout de leur ancien univers. Contrairement aux paroles qui s’élevaient de ses lèvres, Tennessee ne minimisait pas le travail précieux du Génie. Simplement elle craignait qu'il ne  fut obsolète pour le moment. Peut-être se trompait-elle, mais ça l'aidait remplir ses journées depuis qu'elle fuyait son ancien antre, qui lui manquait cruellement sans qu'elle ne se l'avoua jamais « Qu'est-ce que je ne te dis pas ? » Répéta-t-elle comme un perroquet tout en abandonnant sa tâche présente pour porter son regard sur celui qui venait de lui mettre ce dilemme en pleine figure. La bouclée se releva doucement en se frottant les mains.

« Que veux-tu dire ? Que je te cache quelque chose ? Que j'ai un secret quelconque envers toi ? Qu'est-ce qui t'amène à penser une telle chose ?  » Non elle ne prenait pas la tangente Tennessee. Bien qu'il existait effectivement des petits énigmes qu'elle ne lui exposait pas, tout simplement parce qu'elle ne se les avouait pas à elle-même. Méprisant délibérément les petits voix qui murmuraient dans ses pensées des tas de mots qu'elle renvoyait comme des balles dans l'inconnu. *Et toi que ne me dis-tu pas* fut-elle incitée à lui renvoyer. Mais non, surtout pas, elle ne lui offrirait pas alors une occasion de dire des mots qu'elle .... Chuuuuuuttt. « Et d'ailleurs tu ne m'as toujours pas dit ce qui se trouvait dans ta mallette  » Ajouta-t-elle véritablement curieuse de le découvrir, mais surtout dirigeant la conversation vers un autre sujet. Soudainement elle éternua alors que Devos avançait une éventualité qu'il semblait tenir de source sûre. Elle fronça les sourcils, inquiète avant de l'interroger « Et comment tu peux savoir qu'il ne viendra pas ? Il t'en à fait part ? De toute façon il me teste tout le temps ... Ce n’est pas bien grave je reviendrais demain. Mais bon je vais quand même essayé de faire démarrer ce feu  » Parce que pour le moment elle se débrouillait comme une gourde et le guerrier n'en serait pas fier !

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Sujet: Re: You Have The Right To Remain Silent...
Mar 5 Déc - 14:48




You have the right
to remain silent...
29 sept 2117

D’une certaine façon, Devos était en colère. Il ne le montrait pas de la même façon que les autres et pourtant, c’était là. Une infime partie de lui ne supportait pas le ralentissement que ses actions avaient imposé à la rébellion. Pourquoi se focaliser sur ce qui ne pouvait changer ? Il n’avait pas mis en danger le groupe, ni aucune autre personne si ce n’est lui-même. Il n’avait pas agi pour son propre intérêt, mais pour celui de tous et surtout, il n’avait causé aucune répercutait qui aurait anéanti tout mouvement de la part des rebelles. Ce qu’il avait fait datait de bien longtemps, peut-être bien un an maintenant. Un an de doute, de paranoïa, de questionnement qu’il n’était pas parvenu à gérer malgré d’avoir tenté de poser des pièges avec Murphy. Ces pièges qui n’avaient fait que prouver qu’il n’y avait aucune taupe, mais cela n’avait pas effacé les soupçons de certains coeurs. Désormais, c’était un retour en arrière. Un saut dans le temps pour se concentrer sur Devos et ce qui était son erreur. Ils étaient tous coincés là. Dans ce moment où l’informaticien avait décidé d’agir seul, pour lui-même comme pour la cause. En apprenant qu’il était cette taupe dont ils étaient tant effrayés, voilà qu’un voile s’était installé. Un voile qui empêchait tout le monde de comprendre qu’il était temps d’avancer et non de reculer. Chris avait réagi de cette façon. À peine avait-il compris la situation, qu’il laissa de côté toutes ses appréhensions. Comme si des racines l’avaient attaqués de toutes parts voulaient l’enterrer, lui préférant tout coupé plutôt que de sombrer. Il avait fait une chose simple. Il avait posé sur une balance la confession de Devos et ce qu’il était. Il avait rapidement fait le lien entre ses motivations et ses actions, réalisant qu’il n’y avait là rien qui ne ressemble à la trahison. La seule erreur de Devos était le silence et s’il avait agi autrement, peut-être que rien n’aurait marché, peut-être que tout aurait fonctionné de la même façon… Qui peut le dire maintenant ?

Alors que les jours défilent, le voilà désormais confrontée à un autre problème. Il sait qu’il doit parler à Murphy, qu’il doit parler à tout le monde - une chose assez difficile pour lui, d’ailleurs, mais qui s’en soucie ? En apercevant Tennessee, il se rend compte qu’il doit aussi lui parler à elle. Vérifier que tout se passe bien, car il ne pouvait ignorer désormais la part d’ombre qui régnait entre eux. Qui s’était incrustée sans qu’aucun des deux ne le remarque vraiment.

Je ne veux pas être un guerrier. Il l’avait déjà dit à Gen et il s’entendait plutôt bien avec le professeur. Il avait simplement besoin de rappeler à son amie qu’il ne veut pas être le genre à attaquer, bien au contraire. Il veut être plus agile, plus enclin à se défendre ou à défendre les autres si besoin. Mais passons. Tu devrais faire attention, tu as tendance à parler de Gen comme s’il était capable de tout en ce monde. Elle le plaçait sur un pied d’estale et ça, Devos n’aimait pas. Il pouvait comprendre son admiration tant l’Athna était quelqu’un de bien, mais cela n’empêchait pas Devos de le jalouser un peu. De se demander comment un Terrien était parvenu à trouver une si belle place dans le coeur de son alliée.

Comment éviter les mêmes erreurs que nos ancêtres sans nos archives ? Il comprenait le point de vue de son amie et, approuver sur le fait qu’ils avaient besoin des Terriens pour vivre sur cette planète. Mais… Cette planète était aussi celle de nos ancêtres. Je doute qu’elles soient si différentes de ce qu’elle était autrefois. La moindre information pourrait nous êtres utile et ces informations, nous les avons. Pour s’adapter, c’était le premier. Devos était informaticien. Était, parce qu’il n’y avait plus rien désormais pour qu’il puisse utiliser ses capacités d’autrefois. Rapidement, il a donc puisé dans ses connaissances secondaires et s’est transformé pour trouver juste un milieu. Si pour Tennessee il était prioritaire de faire comme les Terriens, pour Devos c'était un entre-deux. Il refusait de nier ce qui avait existait par le passé. D’ignorer leurs histoires, leurs créations. L'Odyssée avait emporté à l’aube de la fin des milliers voire des milliards de savoir sur l’homme et son évolution. À ses yeux, les deux pouvaient se compléter. Ils ne pouvaient pas tous abandonner ce qu’ils étaient hier. Lui, en tout cas, en était incapable. Il ne se berçait pas d’illusion et savait que jamais de son vivant il ne retrouverait un semblant de la technologie qu’ils avaient eu là-haut, mais il y avait du bon en tout ce que les hommes avaient créé par le passé et il n’en doutait pas. Ils avaient besoin de ses archives. Pas simplement lui, eux.

Assis, il fixait Tennessee. Il l’admirait elle plus que les autres. Elle lui était semblable dans sa capacité à toujours aller jusqu’au bout des choses. Ils se ressemblaient d’une certaine façon et c’était ça qui les avait toujours rapproché. Pouvait-il en dire autant désormais ? Peut-être qu’en réalité, ce vide, c’était la preuve qu’ils étaient désormais différents. Qu’ils empruntaient des chemins éloignés.

Tu recommences. Dit-il alors. Tu changes de conversation. C’est comme si tu faisais tout pour éviter de dire quelque chose. Il baissa les yeux vers le petit feu qu’elle avait commencé à mettre en place. Mais puisqu’il ne parvenait pas à garder le silence, il répondit tout de même à sa question : C’est un prototype de pompe volumétrique automatique. Tout simplement. Mais cela n’avait plus grand intérêt tant Devos voulait avant tout régler cette histoire. Cette sensation dont il ne parvenait pas à trouver le nom. Il était prêt à rester là un moment, quitte à repousser ses tests à plus tard.

Il ne m’a rien dit. C’est une simple déduction liée à nos différentes rencontres. Il est plutôt bon dans l’organisation de son temps. Cela n’allait pas arrêter Tennessee. Elle n’allait pas abandonner maintenant qu’elle avait un poisson défiguré et un tas de bois pour un feu qui ne voulait pas démarrer. Alors Devos se lève de son tronc d’arbre et s’approche pour se baisser vers le tas. Il observe la jeune femme avec ses deux cailloux. Tu veux que j’essaye ? Non pas qu’il doutait de sa force, mais il avait simplement du mal à laisser seule.


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