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˜˜˜˜˜˜ “ sweet ghost of a broken heart ” (artémia)
maybe life should be about more than just surviving


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11/03/2017 ELOW ; 204 MATHIAS LAURIDSEN ELOW ; CRÉATEUR D'ARCS ET DE FLÈCHES, HOMME DE MAIN ET DE FOI DÉVOUÉ. FAUX IDIOT AUX PENSÉES PRONONCÉS. 81
— hand gon wamplei —


Sujet: “ sweet ghost of a broken heart ” (artémia)
Dim 24 Sep - 19:43




sweet ghost of a broken heart.
20 SEPTEMBRE 2117

Ćiro n'était pas habitué à avoir du temps pour lui. Il n'était pas habitué à ce que sa mère comprenne ces besoins et l'aide dans son travail. Jusqu'ici, il ne demandait rien. Il agissait, tête baissée, le coeur plein de bonne volonté. Il n'avait rien à ajouter de plus. Il faisait ce qu'il avait à faire, pour eux plus que pour lui-même. Pourtant, lors de son dernier passage sur le continent, il a été surpris par un matériau dont il avait forcément besoin pour ses flèches. Au nord, près du volcan endormi, des jaspes d'une beauté rare. Certains d'un bleu particulier qui iraient particulièrement bien avec le bois de ces créations. Les pierres volcaniques de l'île se faisaient de plus en plus rare, de plus en plus difficiles à trouver. Certains morceaux de rocher devaient être décomposé petit à petit, ce qui prenait un temps fou à Ćiro. Mais cet endroit pouvait lui offrir de nouveau trésor et Ćiro adorait ça. Il adorait cette possibilité, car plus ce qu'il accomplissait était raffiné, plus il était certain de faire ce pour quoi il était né : offrir le meilleur de lui-même. Avec un peu de chance, il pourrait retourner là-bas rapidement, mais sa soeur ne semblait plus avoir besoin de lui pour le moment, ce qui le désespéra. Il avait besoin d’aller là-bas, de se rendre dans ce nouvel espace dont il ignore tout. Il ne sentait pas le danger là-bas, il ne sentait pas le mal. C’était une zone qui lui paraissait tellement neutre, tellement gouverné par la nature elle-même. Alors, impatient, il décida de demander l'ultime permission. Un voyage en solitaire de quelques jours, le temps de ramener ce dont il aurait besoin. Un exemple à l’appui, il prie la déesse qu’elle éclaire sa mère d’une réponse positive. Ce qui arriva. Malgré son regard méfiant, ses appréhensions, elle ne semblait pas effrayée à l’idée que Ćiro disparaisse à jamais. Elle savait qu’il reviendrait. Qu’il était honnête et complètement dévoué à ses travaux. Cependant, il devait satisfaire quelques demandes avant de s’en aller. Les conditions lui prirent du temps, mais il se débrouilla du mieux possible pour ne rien négliger. Une fois les détails réglés, il se retrouva seul sur une barque, affrontant une mer calme, quelques maigres éléments pour survivre et son fidèle arc à son dos.

La solitude ne l'avait jamais effrayé. Même s'il était souvent enfermé chez lui, cela ne l'empêcha pas d'être rassuré par la présence des femmes. Il n'était jamais complètement isolé. Jusqu'à maintenant. Seul au-dessus de l'eau, ramant à son rythme, il a l'impression que n'importe quoi peut surgir du néant pour l'embarquer vers la mort. Il est effrayé par le silence des vagues. Ses respirations sont plus lentes, mais son coeur est affolé. Et si cette aventure était une bêtise . Il aurait pu inviter d'autres concepteurs à l'accompagner, mais sa mère avait spécifiquement demandé qu'il se débrouille seul. Son esprit critique obligeait Ćiro à garder le silence quant à sa trouvaille. Quelque part, elle n'a pas tort et il le sait. Sa précision dans ses ornementations lui valait déjà beaucoup de compliment, mais les rumeurs qui circulent quant au fait que ses mains ont été bénis par la déesse n'ont fait qu'ajouter à la pression qu'il avait sur ses épaules. Une des chasseuses s'était amusée à dire que ces flèches ne manquaient jamais leurs cibles. Ćiro se demande toujours pourquoi elle a lancé ça, bien que ça soit extrêmement flatteur.

Enfin… Perdu dans ses pensées, ramant toujours dans la même direction, il s'étonne de briser le silence en voyant la forme plus loin des montagnes et du volcan endormi. Une légère fumée semble pourtant indiquer qu'il y a du mouvement là-dessous, une chaleur vivante. Alors qu'il s'approche, il repère un petit espace où poser son petit bateau. Il saute dans l'eau et tire l'engin pour le coincé sur les galets de la terre ferme. Les bras en feu, il s'assoit un instant. Il est partie tôt dans la matinée, voilà désormais que le soleil était à son pic. Seul, il s'allonge sur les galets lâchant toutes pressions sur ses muscles. Il doit manger aussi, reprendre des forces puis partir en exploration. Ce n'est donc que bien plus tard qu'il s'aventure le long des roches, le regard concentré sur le sol. Il ne cesse de calculer la distance entre sa position et son bateau, pour éviter de se retrouver à marcher dans la nuit. Il remplit au fur et à mesure un sac en toile aussi long que lui et transporte sur son épaule un outil pour casser la roche grossièrement. Il est assis devant une pierre qu'il fracasse quand son oreille distingue quelque chose.

Ćiro avait des sens particulièrement affutés. À force de vivre dans le silence et de devoir côtoyer la jungle, il remarque vite les sons particuliers. Ce n'est pas un guerrier et encore moins un chausseur, alors il ne peut jamais complètement prédire qui ou quoi approche. En revanche, il sait quand un bruit n'est pas naturel. Posant son outil avec précaution, il regarde autour de lui. Près des collines rocheuses et du volcan endormis, il y a la forêt plus loin. Un prédateur aurait-il pu le remarquer ? Allait-il mourir dévoré par une bête inconnue ? Il ne devait pas céder à la panique, pourtant il pose déjà une main sur son arc. Il se doit de vérifier. Il est à une heure de son bateau, un simple coup d'oeil vers le ciel lui montre qu'il ne lui reste que quelques heures avant que le soleil ne disparaisse. Si danger il y avait, il devait s'en occuper dès maintenant. Prudent, il se lève, glissant une flèche le long de ses doigts. Après quelques minutes, il pense que c'est bon, mais un caillou qui glisse le pousse à se tourner davantage vers l'ouest.

Qui est là. Il n'y a pas de doute, quelqu'un l'observe et Ćiro n'est pas prêt à faire une rencontre cette fois.


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11/09/2017 FLY 41 EMMY ROSSUM AVA - LUX + SIGNA - ASTRA + CHAMANE 24
◈ Another day of sun


Sujet: Re: “ sweet ghost of a broken heart ” (artémia)
Dim 8 Oct - 21:33


- SWEET GHOST OF A BROKEN HEART -

Le manteau noir de la nuit recouvre de ses ailes le monde, les gens s'endorment, les étoiles viennent illuminer le ciel. Au milieu de ce silence pesant, une silhouette est restée éveillée au milieu des semi-mort. La tête levée vers les lueurs qui éclairent de leur simple présences les environs, la jeune femme contemple le monde endormis. Elle se sent si petite, si peu de choses au sein de ce monde si vaste. Le nez fin, de longs cheveux qui ondulent jusqu'au bassin, un large sourire se dessine sur ses lèvres rosées. Elle est belle, le sait, en joue parfois. Mais là elle n'a personne à impressionner, à subjuguer de sa beauté. Seulement elle, le ciel et le silence qui l'accompagne. Lire les étoiles, essayer de savoir ce qu'elle doit faire, ce qui les attend, voilà son but. Artémia est perdue, elle a des doutes, enfin en a eu. Cependant, certaines questions subsistent au fond d'elle, interrogation qu'elle tente d'ensevelir sous des raisons farfelues. Elle perçoit d'abord une forme, étrange, incomplète. Elle se concentre, plisse les yeux, les ferme, laisse aller son esprit aux diverses interprétations de ce qu'elle a pu percevoir. Un volcan, endormi, non loin d'ici. Un homme ? Une femme ? Une silhouette l'attend. Qui ? Pourquoi ? Les questions se bousculent, son esprit s'embrouille et elle revient à la réalité, frappante et difficile. La nuit les entoure de son doux manteau, apportant message et mystère pour ceux qui la comprennent.

...


Le soleil est à son zénith, la jeune femme arrive tout juste aux abords du volcan endormi. Sa vision était floue mais une chose est sûre, quelqu’un l’attend ici. Elle ne sait pas encore qui ni même pourquoi elle doit le rencontrer mais peut-être qu’il aura des réponses aux questions qu’elle essaye d’effacer. Pleine de motivation, elle commence continue sa marche qui n'est pas tout repos. Plus elle avance, plus son cœur s’accélère. L’idée qu’elle soit face à son destin la terrorise, lui serre l’estomac au point qu’elle n’arrive plus à penser clairement. Mia n’a jamais été très curieuse de son passé. Elle a toujours eu des moments de questionnement mais n’a jamais insisté plus que ça. Elle est Naori, ça elle n’en doute pas une seule seconde. Mais elle ne sait rien sur son père. Qui est-il ? C’est la question qui la tourmente depuis que sa mère a disparu. Elle était la seule à pouvoir y répondre et voilà que maintenant elle doit se débrouiller seule pour trouver réponse à cette question.

Le soleil est déjà bien bas dans le ciel quand Artémia se résout à rentrer. Malgré la peur qui la submerge à l'idée de rencontrer cet inconnu, la jeune femme serait prête à rester ne serait-ce que quelques minutes encore pour croiser cette personne vue dans ses songes. Soudain un bruit sourd retenti au loin. Des cailloux qui croulent sous les coups, qui glissent le long du volcan. Intrigué, le cœur battant rapidement, elle s'approche, insouciante de ce qu'elle pourrait rencontrer. Le pas léger, elle marche rapidement. De plus en plus fort, le bruit des cailloux qui s'entrechoquent finit par cesser. La jeune femme a la longue chevelure ralentit la cadence jusqu'à l'arrêt. Délicatement, sans faire le moindre bruit, elle avance, avance sans peur vers ce qu'elle sait être son destin. Tellement absorbée par ce qu’elle touche du bout des doigts, qu’elle ne fait plus attention où elle met les pieds. Son talon glisse au contact de la pierre et fait rouler celle-ci sur le côté. Grimaçante, Mia sait qu’elle ne restera pas plus longtemps dans l’ombre. C’est qu’elle entend une voix, une voix d’homme. Étrangement, cette mélodie a comme quelque chose de déjà vu, comme un souvenir lointain qui ne serait qu’un rêve. La question est pertinente quoi que peu utile. Un sourire moqueur s’affiche sur le visage de la jeune femme qui avance et se place dans la lumière.

- Je ne te veux pas de mal. Croix de bois, croix de fer...

Elle lève les yeux vers celui qui était présent dans ses songes. Il a un regard perçant, de petits yeux malicieux. Il parait assez effacé, discret dirait-elle. Son visage est intriguant, comme si elle l’avait déjà vu quelque part. On aurait dit un rêve, un rêve bien trop lointain pour qu’elle puisse s’en souvenir. Un peu gêné par cette situation elle lui sourit amicalement, comme elle a si bien pris l’habitude de le faire avec les gens qu’elle croise. Il ne parait pas méchant, même avec cet arc pointé sur elle.

by exception

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11/03/2017 ELOW ; 204 MATHIAS LAURIDSEN ELOW ; CRÉATEUR D'ARCS ET DE FLÈCHES, HOMME DE MAIN ET DE FOI DÉVOUÉ. FAUX IDIOT AUX PENSÉES PRONONCÉS. 81
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Sujet: Re: “ sweet ghost of a broken heart ” (artémia)
Hier à 20:32




sweet ghost of a broken heart.
20 SEPTEMBRE 2117

Ćiro était toujours celui qui observait. Minutieusement, discrètement, invisible. Il se faufilait derrière les ombres pour attraper au vol les paroles prononcées. Et il retenait. Chaque chose, comme si tout avait une importance capitale dans ce monde. Il n'était pas guidé par la peur d'oublier, c'était simplement pour lui un moyen de connaître. Savoir les choses, c'était pouvoir accomplir des actions qui dépassaient son simple masque d'idiot. Avec les années, ce n'était clairement pas vers lui qu'on se tournait pour les questions importantes. Pourquoi lui dire ? Avec cette fragilité évidente qui émanait de lui, il se casserait en deux à savoir ce qui dépassait sans doute sa compréhension. Cela ne le dérangeait pas. Au fond, c'était mieux ainsi et pour rien au monde il n'échangerait cette place. Ćiro était négligé, mais cela lui permettait de trouver une certaine liberté. Il n'y avait que sa mère et sa soeur pour décider de ses actions, le reste, c'était à lui. À lui de combler ces journées, à lui de décider. À lui de partir en aventure, d'améliorer ses techniques. Il est passionné. L'idiot du village était aussi le plus doué dans son art. Certains se pose parfois des questions faces à ces arcs. Peut-être que toute son intelligence était partie là-dedans ? Peut-être que la Déesse lui a fait un don pour le remercier de son innocence ? Ses rumeurs, il les avait maintes fois entendues dans les différentes parties de l'île. Elles le flattaient. Elles alimentaient sa réputation et renforçaient ce masque qu'il entretenait aussi précieusement que ces outils.

Alors quand quelqu’un l’observe il le sent. Il le sait. Ćiro est le premier à le faire, le premier à ressentir son corps est contemplé. Intérieurement, il prie pour que ça ne soit pas les yeux d’une bête, d’un prédateur affamé. Est-ce que son sort était le même que celui de son père ? Il a peur Ćiro. Cette peur le ronge à chaque seconde un peu plus. Il est terrifié à l’idée d’approcher la mort, à l’idée de survivre aussi. Il s’accroche à son arc comme si c’était la seule solution. La clef a ce mystère.

Jusqu'à ce que son souffle cesse.

Le coeur immobile, il voit une femme. Le soleil tombant jette sur elle une lueur angélique. Une beauté dont il connaît déjà les traits et qui murmure un nom lointain. Il ne bouge pas, face à elle. Il se sent piégé. Elle est changée, quelque part plus âgée, tout comme lui d'ailleurs. Mais le temps semblait l'avoir épargné, comme s'il était incapable de trouver les différences. Et puis elle parle. Elle lui balance quelques mots et le son de sa voix semble plus fort que toute autre chose autour de lui. Il ouvre la bouche sans pouvoir prononcer quoi que ce soit. Puis soudain, elle lui sourit. Une douceur le traverse et cette douceur s'étouffe en tristesse. Son corps frissonne et sa flèche ne vise plus Alice. Ses bras se détendent alors qu'il refuse de la quitter des yeux. Alors qu'il refuse même de baisser les paupières de peur que ce souvenir s'efface.

Tu es venue me hanter… L'expression sur son visage n'affiche plus la peur de la mort. Elle s'est muée en douleur profonde laissant une larme silencieuse se trouver un chemin sur son visage. Je savais bien que tu me retrouverais un jour Alice.

Une partie de lui hésite. Peut-il bouger ? S'approcher un peu plus ? Il aimerait le savoir, tout comme il espère rêver. Peut-être s'était-il trop fatigué à la tâche sans se rendre compte de l'impact sur sa conscience autant que celle sur son physique. Soudain, il avait envie d'appeler le continent la terre des morts. De nommer ces terrains les collines de l'errance. Des milliers de choses se firent une place dans son esprit, mais une seule chose comptait réellement.

E… Est-ce q-que c'est bientôt mon heure ? Et c'est souvent dans cette tristesse et dans cette incompréhension que Ćiro perdait son art à la prononciation. Son bégaiement reflétait une innocence sincère. Alice était-elle venue le chercher et l'emporter ? Sa question était d'ailleurs sincère. Mourir était une chose inévitable, mais quelque part, n'était-ce pas le destin de tous ? Même si Ćiro savait qu'un jour où l'autre il devrait quitter ce monde, il espérait simplement que cela se fasse sans douleur. Il avait pourtant tant de choses à découvrir et à accomplir, mais même dans dix ans il en serait encore au même point. Jamais satisfait de ce qui s'est déjà passé, toujours à l'affût de demain. La vie est courte, il le sait. Après tout, c'était lui qui avait écourté celle d'Alice. La moindre des choses c'est qu'elle fasse de même pour lui.

 

“ sweet ghost of a broken heart ” (artémia)

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