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˜˜˜˜˜˜Les fantômes du passé murmurent à nos oreilles. | Near
maybe life should be about more than just surviving


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15/06/2015 330 Colin Farrell avengedinchains ancien esclave, participe à la rébellion Rahjak 97


Sujet: Les fantômes du passé murmurent à nos oreilles. | Near
Sam 16 Sep - 11:23

Eirik avait suivi le chemin indiqué par Ozvan, des mois auparavant quand ils s’étaient rendus compte que chacun connaissait Leïa. Malheureusement, le Rahjak n’avait pas trouvé l’enfant qui aurait pu être le sien. Il avait un peu abandonné, il fallait bien l’avouer. Il avait aussi d’autre chose sur le feu, par exemple la rébellion Rahjak. Il n’avait plus vraiment de contact avec Kyran, quoi de temps en temps, mais physiquement, ils ne s’étaient plus vus. Quand ils le pouvaient et trouvaient le moyen, ils s’envoyaient des lettres codées. Un système complexe qui évitait de mettre en danger la position de chacun. Il faudrait tout de même envisager de se voir, mais cela viendrait en temps voulu. Eirik avait passé du temps au bord de la mer, profitant des derniers instants de chaleur avant de commencer à migrer. Il se comparait un peu à certains animaux ou oiseaux. Il était sans cesse en mouvement. Eirik ne s’arrêtait jamais, craignant trop que les mercenaires à ses trousses l’attrapassent. Était-ce vraiment de la crainte ou plus de la prudence car il ne désirait pas mourir ? Peut-être un peu des deux. L’homme laissait sa monture galoper tranquillement à travers les bois. Le voyageur était passé récemment chez les pikunis faire du troc et avait ainsi appris que les enfants du ciel faisaient du troc avec les terriens. Cela faisait longtemps qu’il en entendait parler, mais il semblait que là les choses se mettaient réellement en place.

A part les femmes du ciel, il n’avait rencontré personne de plus de cette tribu. Il n’était pas curieux, plutôt méfiant de ces gens qui descendaient du ciel et semblaient remplis de bêtise. Oui de bêtise à son sens. Ce n’était que son humble avis après tout. Le brun fit ralentir sa monture qui passa au pas. Il flatta l’étalon gris vestige d’une autre époque, cadeau volé à une femme qu’il avait tué plus d’un an auparavant. Il perdait un peu le compte du temps et s’en fichait. Cette femme et son visage s’estompaient peu à peu de son esprit. Ils s’étaient connus quand lui n’était qu’esclave et elle, concubine d’un maître. Concubine, vraiment ? II n’était même plus sûr des détails, mais il s’en fichait. La vie continuait et tant pis pour les morts laissés en route. Tout ceci n’avait plus vraiment d’importance à dire vrai. Il se dirigeait vers l’auberge qu’il connaissait bien, caché au fond des bois. Eirik regarda le ciel clair et se demanda un instant si Leïa avait mis au monde leur enfant. Plus de vingt ans c’était écoulé, que serait bien devenu cet enfant conçu dans une mine ? Il n’en avait pas la moindre idée. L’homme visualisa l’auberge et laissa son étalon gris à l’endroit habituel. Il lui retira sa selle et le mit à l’aise dans l’écurie avant de s’enfoncer dans l’auberge. Il avait bien envie de boire. Le brun se mit au bar. « Une bière. » Sa voix rocailleuse s’éleva dans l’air.

Il était à côté d’un homme brun et de prime abord, il ne lui prêta aucune attention. Eirik était usé par le temps, fatigué. Il portait des habits faits en tissu troqués chez les pikunis. Les couleurs étaient sobres, presque passe partout. Son regard foncé se posa sur l’inconnu et soudainement, le monde prit une autre teinte. Cet homme portait quelque chose au cou, quelque chose de discret. Eirik crut reconnaître un colibri, aussitôt, les mots et les souvenirs de Leïa l’envahirent. Le colibri, son animal totem à cette femme qui l’avait aimé et qu’il avait aimée en retour. Il se souvenait de son discours presque incohérent parlant d’un enfant avant le leur, un garçon ? Peut-être bien. « Où as-tu eu cela l’ami ? » Comme manière d’entrée, il y avait mieux, mais Eirik s’en fichait. Il détailla cet homme qui aurait pu être le fils de n’importe qui. Le Rahjak s’en fichait d’être brusque ou violent, la délicatesse n’était pas monnaie courante dans les auberges, donc tant pis. Le destin serait-il devenu farceur avec Eirik Thorvald pour lui mettre sur son chemin quelqu’un d’un autre temps, un souvenir murmuré vingt ans auparavant dans une mine ? Le murmure d’une mère perdue.

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25/05/2015 Emma, plum 1471 Colin Morgan Fly (Ali ♥), perséphone, whatliesbeneathshouldbeleft.tumblr gif, Konoba paroles principalement pêcheur mais aussi amateur de troc 131
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Sujet: Re: Les fantômes du passé murmurent à nos oreilles. | Near
Mar 24 Oct - 13:17






S’il aime bien vagabonder sur l’île, une pause est souvent la bienvenue. Il ne vient pas très souvent ici mais à chaque fois qu’il vient l’ambiance est présente et il se demande si Aliénor y a déjà mis les pieds. Ils ne connaissent pas réellement le côté bon vivant des terriens et ils n’ont peut-être jamais osé s’aventurer jusqu’ici, pas certain aussi qu’on laisse entrer ceux qui resteront encore pour un temps des étrangers. C’est dommage pourtant parce qu’il n’y a rien de mieux qu’un repas et une pinte pour faire connaissance. C’est sur qu’ils n’ont connu que les guerres et les rencontres tendues entre leurs différents clans alors ce n’est pas dès demain qu’ils les verront autrement. Il repère un peu toujours les mêmes qui viennent et le saluent. C’est chaleureux, c’est différent d’une rencontre en pleine forêt qui devient bien humide par le temps qui se rafraîchis. Dans cette auberge, ils se retrouvent, cherchent à grappiller des informations d’autres tribus. C’est un point de ralliement sans en être un parce que l’on se sent bien souvient moins méfiant avec de l’alcool dans le sang.

Il n’a jamais été bien méfiant, l’est encore moins dans cet endroit. Il écoute, prend note, visualise ceux avec qui il pourra faire du troc dans la forêt dans les prochains mois parce qu’on repère bien souvent les voyageurs quand on en est un. Il songe à se poser sur un tabouret près de quelques personnes qu’il apprécie lorsque vient ce qu’il n’avait pas vu venir quand il décide finalement comme la plupart de s’installer du côté du bar. C’est étrange cette façon de demander quelque chose à quelqu’un. Il ne s’énerve pourtant pas, cela ne sert à rien. C’est comme ça ici aussi, il faut s’y faire, apprendre à ne pas riposter dès que quelqu’un aura agit comme il aurait agit dans son village pour apostropher quelqu’un. Ils ne sont pas dans un village et si la bagarre est  généralement facilement évitable, il ne pensait pas qu’elle arriverait maintenant. Il n’y a pas d’heure pour la baston mais il vient à peine d’arriver, n’a pas eu le temps de froisser déjà quelqu’un rien que par son arrivée. Il n’est pas bien difficile, a toujours réussi à bien s’entendre avec tout le monde alors pourquoi cela se passe t-il différemment cette fois-ci ?

Ce n’est pas les prémices d’une bagarre à venir mais cette question qu'on lui pose sur ce rare objet de son passé reste plutôt curieux et la méfiance qui n’existe que rarement chez Near fait surface. Il est moins sociable pour le coup parce que l’attitude brusque de l’homme n’arrange pas les choses. Il recule un peu par simple précaution. Il ne veut pas perdre la seule trace d’un passé qu’il n’a jamais connu. « Y’a longtemps, pourquoi il t’intéresse ? » S'il est méfiant il ne se tait pour autant pas. Il veut en savoir d'avantage alors il cause. Il regarde un moment l’homme qu’il n’avait pas vraiment remarqué en s’installant alors qu’il était juste à côté. C’est après que l’on s’intéresse, après quelques pintes et quelques mots échangés pour voir ce que l’on a à apprendre de l’autre. Il n’en fait pas plus, observera curieusement la réaction de ce curieux voisin avant d’agir de façon plus sereine en sa présence.

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15/06/2015 330 Colin Farrell avengedinchains ancien esclave, participe à la rébellion Rahjak 97


Sujet: Re: Les fantômes du passé murmurent à nos oreilles. | Near
Mer 15 Nov - 9:09

Eirik était comme hypnotisé par ce colibri qui se balançait au cou de l’inconnu. Il ne lâchait pas le pendentif du regard alors que des souvenirs menaçaient de le submerger. Il regarda cet inconnu et sonda son regard en cherchant Leïa dedans. C’était un étrange réflexe. Depuis sa discussion avec Ozvan, il avait un bien étrange pressentiment qui ne s’expliquait pas. Il regarda l’inconnu se reculer, normal. Eirik avait été brusque, sur la défensive et très méfiant. Quel âge pouvait bien avoir cet homme ? Proche de la trentaine, peut-être bien. Le Rahjak était si nul pour donner un âge. « J’ai connu une femme avec. » Pourquoi l’avait-il dit ? Il n’en savait rien. Le brun se sentit terriblement vulnérable. Il se souvint de la moitié de Leïa, de cet animal totem si particulier et propre à sa tribu. Mais cet homme-là était-il seulement un naori ? Il n’en avait aucunement l’allure. D’un côté, il n’y avait pas de profil type chez les naoris. Lui, voyait-on forcément qu’il était Rahjak ? Pas si sûr. Son regard était dur, hanté par les fantômes du passé, mais ce genre de regard existait chez d’autres natifs non Rahjak. Eirik le savait bien pour avoir croisé d’autres personnes en route. Il devait se tromper, ce pendentif ne devait être que le fruit d’un hasard.

Une idée malsaine le traversa et si ce pendentif avait été volé à Leïa ? Mais quand ? Il ne l’avait plus vue depuis vingt ans. Cet homme ne devait être qu’un enfant quand Leïa avait quitté Rahjak, alors comment ? Trop de questions. Eirik sentit poindre une migraine. C’était exactement pour cela qu’il ne voulait plus se poser de questions, il se torturait trop l’esprit. L’attachement rendait faible et faisait saigner son cœur. Une nausée l’envahit. « Je suis un solitaire, Eirik et toi ? » Il tendit sa main. Il allait devoir la jouer fine, alors que ce n’était pas quelqu’un de fin et quelqu’un de terriblement instable. Il pouvait à tout moment perdre les pédales. Rien ne le retenait de ne pas le faire. Si quelque chose le retenait, voir ce foutu pendentif pendre autour du cou d’un vulgaire inconnu. Il avait besoin de réponses, il avait besoin de comprendre ce qui se passait. Cela lui donnait le vertige rien que d’y penser. De toute manière, qu’est-ce qu’il allait faire après ? Il n’en savait rien. Peut-être n’était-ce que dans sa tête. Depuis quelques temps, Eirik avait stoppé le mélange de plantes qu’il prenait habituellement pour apaiser son esprit. Les voix se calmaient, mais les flashs du passé revenaient sans cesse. Il revoyait son ancienne vie qui le hantait.

Eirik savait que son esprit était malade, mais c’était ainsi depuis quelques années. Il était hanté par les démons qui l’avaient fait souffert. Le brun s’était un jour demandé si les autres étaient comme lui, avant de découvrir que non. Être malade n’était pas normal. Il regarda cet inconnu, se demandant toujours de quelle tribu il venait. Il ne pouvait pas le demander compte tenu du fait que lui, ne disait pas d’où il venait. Eirik était un habitué des lieux, du moins quand il était dans la région. Y avait-il déjà vu cet étranger ? Il ne s’en souvenait même pas. Sa mémoire avait la fâcheuse tendance à lui jouer des tours. Il aurait pu très bien déjà le croiser et ne pas s’en souvenir. Discrètement, Eirik cherchait un peu de sa Leïa chez cet homme. Les souvenirs de Leïa étaient flous et il retenait principalement son sourire et son rire si peu entendu dans la mine. Peut-être aussi sa chevelure, mais son esprit avait pris soin de tout effacer ce qui rappelait celle qu’il avait aimé. Celle qui aurait pu s’apparenter le plus à une épouse, mais que le Rahjak avait laissé partir pour sa survie. N’était-ce pas une preuve d’amour ? Ne jamais parler d’amour à Eirik, jamais il ne reconnaîtrait qu’il avait eu un cœur et qu’une femme l’avait volé sans aucun effort.
 

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