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˜˜˜˜˜˜Les fantômes du passé murmurent à nos oreilles. | Near
maybe life should be about more than just surviving


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15/06/2015 Gen Deng, Leary Wrath, Skylar Rees, Cyd Raye 341 Colin Farrell ABΔИDON ancien esclave, participe à la rébellion Rahjak Rahjak 10


Sujet: Les fantômes du passé murmurent à nos oreilles. | Near
Sam 16 Sep - 11:23

Eirik avait suivi le chemin indiqué par Ozvan, des mois auparavant quand ils s’étaient rendus compte que chacun connaissait Leïa. Malheureusement, le Rahjak n’avait pas trouvé l’enfant qui aurait pu être le sien. Il avait un peu abandonné, il fallait bien l’avouer. Il avait aussi d’autre chose sur le feu, par exemple la rébellion Rahjak. Il n’avait plus vraiment de contact avec Kyran, quoi de temps en temps, mais physiquement, ils ne s’étaient plus vus. Quand ils le pouvaient et trouvaient le moyen, ils s’envoyaient des lettres codées. Un système complexe qui évitait de mettre en danger la position de chacun. Il faudrait tout de même envisager de se voir, mais cela viendrait en temps voulu. Eirik avait passé du temps au bord de la mer, profitant des derniers instants de chaleur avant de commencer à migrer. Il se comparait un peu à certains animaux ou oiseaux. Il était sans cesse en mouvement. Eirik ne s’arrêtait jamais, craignant trop que les mercenaires à ses trousses l’attrapassent. Était-ce vraiment de la crainte ou plus de la prudence car il ne désirait pas mourir ? Peut-être un peu des deux. L’homme laissait sa monture galoper tranquillement à travers les bois. Le voyageur était passé récemment chez les pikunis faire du troc et avait ainsi appris que les enfants du ciel faisaient du troc avec les terriens. Cela faisait longtemps qu’il en entendait parler, mais il semblait que là les choses se mettaient réellement en place.

A part les femmes du ciel, il n’avait rencontré personne de plus de cette tribu. Il n’était pas curieux, plutôt méfiant de ces gens qui descendaient du ciel et semblaient remplis de bêtise. Oui de bêtise à son sens. Ce n’était que son humble avis après tout. Le brun fit ralentir sa monture qui passa au pas. Il flatta l’étalon gris vestige d’une autre époque, cadeau volé à une femme qu’il avait tué plus d’un an auparavant. Il perdait un peu le compte du temps et s’en fichait. Cette femme et son visage s’estompaient peu à peu de son esprit. Ils s’étaient connus quand lui n’était qu’esclave et elle, concubine d’un maître. Concubine, vraiment ? II n’était même plus sûr des détails, mais il s’en fichait. La vie continuait et tant pis pour les morts laissés en route. Tout ceci n’avait plus vraiment d’importance à dire vrai. Il se dirigeait vers l’auberge qu’il connaissait bien, caché au fond des bois. Eirik regarda le ciel clair et se demanda un instant si Leïa avait mis au monde leur enfant. Plus de vingt ans c’était écoulé, que serait bien devenu cet enfant conçu dans une mine ? Il n’en avait pas la moindre idée. L’homme visualisa l’auberge et laissa son étalon gris à l’endroit habituel. Il lui retira sa selle et le mit à l’aise dans l’écurie avant de s’enfoncer dans l’auberge. Il avait bien envie de boire. Le brun se mit au bar. « Une bière. » Sa voix rocailleuse s’éleva dans l’air.

Il était à côté d’un homme brun et de prime abord, il ne lui prêta aucune attention. Eirik était usé par le temps, fatigué. Il portait des habits faits en tissu troqués chez les pikunis. Les couleurs étaient sobres, presque passe partout. Son regard foncé se posa sur l’inconnu et soudainement, le monde prit une autre teinte. Cet homme portait quelque chose au cou, quelque chose de discret. Eirik crut reconnaître un colibri, aussitôt, les mots et les souvenirs de Leïa l’envahirent. Le colibri, son animal totem à cette femme qui l’avait aimé et qu’il avait aimée en retour. Il se souvenait de son discours presque incohérent parlant d’un enfant avant le leur, un garçon ? Peut-être bien. « Où as-tu eu cela l’ami ? » Comme manière d’entrée, il y avait mieux, mais Eirik s’en fichait. Il détailla cet homme qui aurait pu être le fils de n’importe qui. Le Rahjak s’en fichait d’être brusque ou violent, la délicatesse n’était pas monnaie courante dans les auberges, donc tant pis. Le destin serait-il devenu farceur avec Eirik Thorvald pour lui mettre sur son chemin quelqu’un d’un autre temps, un souvenir murmuré vingt ans auparavant dans une mine ? Le murmure d’une mère perdue.

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Sujet: Re: Les fantômes du passé murmurent à nos oreilles. | Near
Mar 24 Oct - 13:17





Les fantômes du passé murmurent à nos oreilles


Near & Eirik



S’il aime bien vagabonder sur l’île, une pause est souvent la bienvenue. Il ne vient pas très souvent ici mais à chaque fois qu’il vient l’ambiance est présente et il se demande si Aliénor y a déjà mis les pieds. Ils ne connaissent pas réellement le côté bon vivant des terriens et ils n’ont peut-être jamais osé s’aventurer jusqu’ici, pas certain aussi qu’on laisse entrer ceux qui resteront encore pour un temps des étrangers. C’est dommage pourtant parce qu’il n’y a rien de mieux qu’un repas et une pinte pour faire connaissance. C’est sur qu’ils n’ont connu que les guerres et les rencontres tendues entre leurs différents clans alors ce n’est pas dès demain qu’ils les verront autrement. Il repère un peu toujours les mêmes qui viennent et le saluent. C’est chaleureux, c’est différent d’une rencontre en pleine forêt qui devient bien humide par le temps qui se rafraîchis. Dans cette auberge, ils se retrouvent, cherchent à grappiller des informations d’autres tribus. C’est un point de ralliement sans en être un parce que l’on se sent bien souvient moins méfiant avec de l’alcool dans le sang.

Il n’a jamais été bien méfiant, l’est encore moins dans cet endroit. Il écoute, prend note, visualise ceux avec qui il pourra faire du troc dans la forêt dans les prochains mois parce qu’on repère bien souvent les voyageurs quand on en est un. Il songe à se poser sur un tabouret près de quelques personnes qu’il apprécie lorsque vient ce qu’il n’avait pas vu venir quand il décide finalement comme la plupart de s’installer du côté du bar. C’est étrange cette façon de demander quelque chose à quelqu’un. Il ne s’énerve pourtant pas, cela ne sert à rien. C’est comme ça ici aussi, il faut s’y faire, apprendre à ne pas riposter dès que quelqu’un aura agit comme il aurait agit dans son village pour apostropher quelqu’un. Ils ne sont pas dans un village et si la bagarre est généralement facilement évitable, il ne pensait pas qu’elle arriverait maintenant. Il n’y a pas d’heure pour la baston mais il vient à peine d’arriver, n’a pas eu le temps de froisser déjà quelqu’un rien que par son arrivée. Il n’est pas bien difficile, a toujours réussi à bien s’entendre avec tout le monde alors pourquoi cela se passe t-il différemment cette fois-ci ?

Ce n’est pas les prémices d’une bagarre à venir mais cette question qu'on lui pose sur ce rare objet de son passé reste plutôt curieux et la méfiance qui n’existe que rarement chez Near fait surface. Il est moins sociable pour le coup parce que l’attitude brusque de l’homme n’arrange pas les choses. Il recule un peu par simple précaution. Il ne veut pas perdre la seule trace d’un passé qu’il n’a jamais connu. « Y’a longtemps, pourquoi il t’intéresse ? » S'il est méfiant il ne se tait pour autant pas. Il veut en savoir d'avantage alors il cause. Il regarde un moment l’homme qu’il n’avait pas vraiment remarqué en s’installant alors qu’il était juste à côté. C’est après que l’on s’intéresse, après quelques pintes et quelques mots échangés pour voir ce que l’on a à apprendre de l’autre. Il n’en fait pas plus, observera curieusement la réaction de ce curieux voisin avant d’agir de façon plus sereine en sa présence.



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Dernière édition par Near Reinhart le Dim 17 Déc - 1:30, édité 1 fois

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Sujet: Re: Les fantômes du passé murmurent à nos oreilles. | Near
Mer 15 Nov - 9:09

Eirik était comme hypnotisé par ce colibri qui se balançait au cou de l’inconnu. Il ne lâchait pas le pendentif du regard alors que des souvenirs menaçaient de le submerger. Il regarda cet inconnu et sonda son regard en cherchant Leïa dedans. C’était un étrange réflexe. Depuis sa discussion avec Ozvan, il avait un bien étrange pressentiment qui ne s’expliquait pas. Il regarda l’inconnu se reculer, normal. Eirik avait été brusque, sur la défensive et très méfiant. Quel âge pouvait bien avoir cet homme ? Proche de la trentaine, peut-être bien. Le Rahjak était si nul pour donner un âge. « J’ai connu une femme avec. » Pourquoi l’avait-il dit ? Il n’en savait rien. Le brun se sentit terriblement vulnérable. Il se souvint de la moitié de Leïa, de cet animal totem si particulier et propre à sa tribu. Mais cet homme-là était-il seulement un naori ? Il n’en avait aucunement l’allure. D’un côté, il n’y avait pas de profil type chez les naoris. Lui, voyait-on forcément qu’il était Rahjak ? Pas si sûr. Son regard était dur, hanté par les fantômes du passé, mais ce genre de regard existait chez d’autres natifs non Rahjak. Eirik le savait bien pour avoir croisé d’autres personnes en route. Il devait se tromper, ce pendentif ne devait être que le fruit d’un hasard.

Une idée malsaine le traversa et si ce pendentif avait été volé à Leïa ? Mais quand ? Il ne l’avait plus vue depuis vingt ans. Cet homme ne devait être qu’un enfant quand Leïa avait quitté Rahjak, alors comment ? Trop de questions. Eirik sentit poindre une migraine. C’était exactement pour cela qu’il ne voulait plus se poser de questions, il se torturait trop l’esprit. L’attachement rendait faible et faisait saigner son cœur. Une nausée l’envahit. « Je suis un solitaire, Eirik et toi ? » Il tendit sa main. Il allait devoir la jouer fine, alors que ce n’était pas quelqu’un de fin et quelqu’un de terriblement instable. Il pouvait à tout moment perdre les pédales. Rien ne le retenait de ne pas le faire. Si quelque chose le retenait, voir ce foutu pendentif pendre autour du cou d’un vulgaire inconnu. Il avait besoin de réponses, il avait besoin de comprendre ce qui se passait. Cela lui donnait le vertige rien que d’y penser. De toute manière, qu’est-ce qu’il allait faire après ? Il n’en savait rien. Peut-être n’était-ce que dans sa tête. Depuis quelques temps, Eirik avait stoppé le mélange de plantes qu’il prenait habituellement pour apaiser son esprit. Les voix se calmaient, mais les flashs du passé revenaient sans cesse. Il revoyait son ancienne vie qui le hantait.

Eirik savait que son esprit était malade, mais c’était ainsi depuis quelques années. Il était hanté par les démons qui l’avaient fait souffert. Le brun s’était un jour demandé si les autres étaient comme lui, avant de découvrir que non. Être malade n’était pas normal. Il regarda cet inconnu, se demandant toujours de quelle tribu il venait. Il ne pouvait pas le demander compte tenu du fait que lui, ne disait pas d’où il venait. Eirik était un habitué des lieux, du moins quand il était dans la région. Y avait-il déjà vu cet étranger ? Il ne s’en souvenait même pas. Sa mémoire avait la fâcheuse tendance à lui jouer des tours. Il aurait pu très bien déjà le croiser et ne pas s’en souvenir. Discrètement, Eirik cherchait un peu de sa Leïa chez cet homme. Les souvenirs de Leïa étaient flous et il retenait principalement son sourire et son rire si peu entendu dans la mine. Peut-être aussi sa chevelure, mais son esprit avait pris soin de tout effacer ce qui rappelait celle qu’il avait aimé. Celle qui aurait pu s’apparenter le plus à une épouse, mais que le Rahjak avait laissé partir pour sa survie. N’était-ce pas une preuve d’amour ? Ne jamais parler d’amour à Eirik, jamais il ne reconnaîtrait qu’il avait eu un cœur et qu’une femme l’avait volé sans aucun effort.

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Sujet: Re: Les fantômes du passé murmurent à nos oreilles. | Near
Dim 17 Déc - 1:23



Les fantômes du passé murmurent à nos oreilles


Near & Eirik


Ce n’est pas souvent qu’on l’aborde ainsi pour quelque chose en particulier. Il est méfiant mais soit, lui aussi est curieux de savoir d’où ce colibri en bois vient. Il répond au plus vieux sans pour autant s’épancher parce qu’en fin de compte il n’en sait pas plus que celui qui semble en savoir bien plus que lui alors s’il peut le faire parler rien qu’un peu ça serait vraiment cool mais bon du premier coup d’œil, il semble plutôt crevé que bavard, le côté bavard c’est le sien alors hein, il bavardera peut-être pour deux, pour trois, comme d’habitude hein ? « J’ai connu une femme avec. » Il l’avait depuis tout petit, depuis qu’on l’avait déposé chez les Calusa alors il soupira, peut-être un peu déçu de ne savoir que ça alors qu’il se doutait déjà qu’il devait appartenir à sa mère ou à son père. Voilà qu’il sait à présent qu’il appartenait à une femme qu’Eirik le solitaire avait connue. Il ne se moquait pas, non, c’était ce que le type lui avait simplement dit. Il replaçait le fait. Il ne savait pas si le pendentif était unique en son genre ou en plusieurs exemplaires, peut-être qu’un travailleur du bois en avait fabriqué plusieurs et offert à plusieurs personnes. Tout était possible, il n’en savait trop rien.

Il regarda l’inconnu et sa bière sans trop savoir quoi lui dire. Il avait cherché sans savoir par où commencer pour en savoir un peu plus d'où venait sa famille et voilà qu'il lui balançait que cet objet avait appartenu à quelqu’un. « Ah ? » Il allait commencer par ça ouais, c’était un bon début puis viendrait la suite. La suite du questionnement qui commencerait par interroger celui qui avait commencé l’interrogatoire sans prendre des gants. Mais plus tard, d’abord il lui faudrait se présenter avec la poigne que celui qui était pour une fois plus curieux que lui. « J’suis Near. Un Calusa. » Il adorait toujours autant dire d’où il venait, ce petit bout de terre, il aurait du mal à réellement le quitter un jour. « Généralement je reste là-bas mais j’ai eue envie de m’arrêter. » Il avait reçu sa pinte d'une tournée générale, il ne refusait jamais dans ces cas là surtout qu'il ne savait pas trop comment cela se passait ici. Il préférait boire chez l'habitant plutôt que dans ce coin là et n'avait pas pour intention d'y rester longtemps. Juste pour reposer ses pieds quelques instants. Il se retenait de lui demander ce qui n’était peut-être que son histoire au bougon et non une partie de ce passé qu’il ne connaissait pas, dont il ne pouvait se souvenir parce qu’il était trop petit à l’époque.

« Vous la connaissiez bien ? » Il ne s’était pas tant retenu que cela finalement. Il avait besoin de savoir même s’il allait se prendre un vent par ce mec qui semblait pas commode à première vue mais qu’il n’avait pas trouvé violent, juste un peu perturbé peut-être par ce qu’il portait depuis des années sans parvenir à s’en séparer. Il n’avait rien à perdre à parler dans le fond. Lui ne connaissait rien de ses origines. Si parler lui permettait d’en savoir un peu plus, il était tout à fait prêt à le faire. « Parce que je l’ai d’aussi loin que je m’en souvienne alors … » Il avait envie d’en savoir plus, peut-être avait-il trouvé par un coup de chance inouï la bonne personne pour lui ouvrir la porte secrète sur son passé. Vu comme ça il n’avait pas l’air bien causeur mais deux trois chopes pouvaient bien faire parler n’importe qui.



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Sujet: Re: Les fantômes du passé murmurent à nos oreilles. | Near
Ven 12 Jan - 22:25

Il regarda ce type sans vraiment savoir qui c’était. Il le regarda lui et son foutu collier de colibri. Il pensa à Leïa, la douce naori qui avait laissé des traces dans son esprit. Il pouvait faire comme il le voulait, il penserait toujours à elle. Eirik avait beau ignorer les démons qui le hantaient, cela ne voulait pas dire qu’ils n’étaient pas là, tout simplement. Il se demandait s’il ennuyait ce jeune. Après tout, Eirik n’était guère bavard et ne donnait les informations de que manière éparse. Un peu comme s’il avait peur de le faire. Avait-il peur ? Peut-être bien car au fond de lui, il croyait au destin et croiser un homme au colibri n’était clairement pas anodin. Cela voulait dire tellement des choses. Il apprit donc que cet homme s’appelait Near et vivait dans la tribu de la mer, pas mal. « T’es loin de chez toi, non ? » C’était une manière de causer. Cet homme n’avait pas vraiment l’étoffe d’un voyageur, il semblait si… fragile ? Il fallait bien avouer qu’à côté d’Eirik et son air usé, tout paraissait frais. Il le regarda alors que le jeune calusa expliqua son envie de s’arrêter ici. Eirik ne savait pas vraiment quoi dire face à cela, préférant encore garder le silence. Il était un peu mitigé quant à l’attitude qu’il devait adopter. Il voulait en apprendre plus sur ce collier, mais parler n’était vraiment pas sa tasse de thé, il ne se trouvait pas doué dans ce domaine. Un peu comme s’il bloquait. Heureusement que Near des calusas lui tendit des perches et lui posa la question importante.

« Je la connaissais très bien. » Il se tut un instant, se rappelant la vie dans la mine, si difficile, si intense. Il se souvint des nuits fraîches à se coller les uns aux autres, à espérer que les plus faibles passeraient la nuit. « Nous avons vécu des choses qui lient deux personnes. » La souffrance, la faim, le froid, la peur, le doute, l’espoir, la colère, l’amour, toutes ces sensations, émotions, cela les avait liés. Eirik n’avait jamais voulu tomber amoureux, mais il était tombé amoureux, quoi qu’il fasse. Elle l’avait envoûté avec ses yeux et il avait cédé. Son cœur avait eu besoin à ce moment-là d’aimer sans limite et cela l’avait apaisé. Sans amour, probablement serait-il mort. C’était quelque chose dont il s’était rendu compte après le départ de Leïa. Il avait ressenti un immense vide, comme si on lui arrachait un membre. Cette douleur, ce n’était plus qu’un souvenir. Le sentiment, il ne l’avait plus. Probablement que son corps en gardait une trace quelque part, pour le reste, il préférait oublier. Aujourd’hui il était complètement de marbre. « Tu la connaissais bien ? » Il ignorait la vérité, il ignorait que c’était l’enfant de Leïa. Il regarda le collier totem autour du cou de Near. « Tu sais ce qu’il signifie ? » Savait-il que cela représentait l’animal totem de Leïa ? Combien de personne avait le colibri comme animal ? Eirik ne connaissait rien à la culture naori.

Mais il ne comprenait pas comment un gamin si jeune et calusa, pouvait avoir un tel collier. Un étrange pressentiment le traversa. Peut-être venait-il de trouver un des secrets de Leïa ? Il n’en savait rien. « Comment elle s’appelait ? Tu sais qui c’était ? » A aucun moment ils n’avaient parlé d’une femme, mais Eirik était sûr qu’il s’agissait de Leïa. Comment pouvait-il en être autrement ? Lui ne le voyait pas. Il avait l’impression en ce moment que le destin tentait de lui montrer des choses et de tracer une voie. Peut-être était-ce juste un délire et rien d’autre. Un délire de son esprit malade.

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Sujet: Re: Les fantômes du passé murmurent à nos oreilles. | Near
Jeu 22 Fév - 0:59




Les fantômes du passé murmurent à nos oreilles


Near & Eirik

Il ne savait pas trop comment se comporter envers cet homme qui l’avait ainsi abordé. Il avait bien vite décidé qu’il n’agirait pas de façon si différente de d’habitude. C’était ce qu’il y avait de mieux à faire après tout. Il l’avait rendu curieux, encore plus que d’habitude et ne s’en faisait pas pour le geste un peu brusque que l’homme avec pu avoir à son égard. Il lui avait donné une information qui laissait place à beaucoup d’interrogations de sa part. C’était étrange ce début d’informations sur ce bout de passé qu’il lui restait. Voilà qu’on lui en disait plus dans un endroit dans lequel il s’attendait à un peu tout sauf à ça. C’était drôle comme les choses venaient parfois. Il restait prudent, ne voulait rien précipiter. Cela voulait à la fois tout et rien dire qu’il ait connu une femme avec, un jour, ce pendentif en bois sur elle en forme de colibri. Cela pouvait avoir une signification comme aucune. C’était peut-être un élément d’une de ces tribus qu’il connaissait mal, les Naori ou une autre. Y’avait plein de possibilités avec une seule information.

Alors il lui avait posé des questions tout en se disant qu’il n’irait pas bien loin avec la façon qu’avait l’homme de s’exprimer en phrases courtes sans vraiment développer juste en lui faisant comprendre que ce pendentif, il n’aurait pas du l’avoir mais ça aussi c’était une conclusion qu’il faisait à la hâte comme toujours et ça lui attirait souvent des problèmes. Rien d’ingérable mais ça restait des petits désagréments qu’il aurait pu s’éviter en changeant rien qu’un peu. Il haussa les épaules, pas plus avancé mais attentif à ce que cet inconnu allait lui dire. « T’es loin de chez toi, non ? » « Nope. » Il allait lui répondre aussi comme ça, verrait bien ce qu’il en ressortirait de cette discussion plutôt étrange. « Et toi ? » Et il avait vu beaucoup de monde, bon peut-être pas toutes les personnes qui pouvaient vivre sur cette île mais celui là lui paraissait plutôt différent. En quoi ? Il aurait été bien incapable de le dire. Il était repassé à la familiarité aussi facilement que ça. « Je la connaissais très bien. » Near resta un moment silencieux, comme pour laisser le temps à son voisin de rassembler ses souvenirs, de lui en parler ou pas du tout. C’était à lui de voir même s’il avait apostrophé Near de cette façon avec ce pendentif en excuse, tout était bon pour qu’il l’interroge d’avantage sur un passé qui n’aurait pas ravivé ainsi mais là encore, Near n’y pouvait rien, il y avait plein d’informations qu’il ne connaissait pas et n’avait de plus pas commencé les hostilités qui n’en étaient pas.

« Nous avons vécu des choses qui lient deux personnes. » « Comme tout le monde non ? C’est la vie. » Il ne le disait pas de façon fataliste, défaitiste, ne se mettait pas à la place de cet homme qu’il ne connaissait pas. Y’avait rien de plus normal à ça, il n’avait pas capté l’intonation. C’était même plutôt curieux que cette phrase fut ainsi dite. « Tu la connaissais bien ?  Tu sais ce qu’il signifie ? Comment elle s’appelait ? Tu sais qui c’était ? » Near rigola légèrement devant cet interrogatoire si soudain. « Hey hey, une chose à la fois. J’pensais que c’était le symbole d’une tribu lointaine et tu me balances tout ça d’un coup. C’est beaucoup pour quelqu’un qui n’a jamais connu sa mère. » Il le prenait avec légèreté parce qu’il savait au fond de lui qu’elle était morte depuis longtemps, qu’elle était peut-être morte depuis qu’elle l’avait abandonné. Il cherchait à savoir d’où il venait mais c’était une simple histoire de pouvoir se reconstituer un passé, des origines qu’il savait ne pas être Calusa. Il voulait savoir pourquoi un colibri, ce qu’il avait comme signification mais ne voulait pas le bousculer comme il venait de le faire sans le savoir, sans savoir aussi qu’il n’était pas touché, enfin si il l’était mais pas autant, il avait fait le deuil de son passé depuis déjà bien longtemps. « Alors tu viens d’où ? » Il préférait tenter de cerner d’abord Eirik, le reste il verrait plus tard, après tout, il avait tout son temps.




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Sujet: Re: Les fantômes du passé murmurent à nos oreilles. | Near
Jeu 22 Mar - 21:50

Eirik avait agi d’une certaine manière avec Near et il se rendait compte que l’autre homme était plus malin que prévu. Il commença à agir comme lui. L’ancien esclave se sentit profondément irrité. « Oui assez loin. » De toute manière, il n’avait pas de chez lui et ceci depuis bien longtemps. Eirik ne se positionnait pas en victime, il n’en avait jamais été et détesterait en être une. Il ne connaissait pas Near, mais quelque chose le poussait à parler, à dévoiler un peu son passé. L’homme se mettait rarement à nu de la sorte. Bien entendu, l’inconnu n’eut pas la réaction qu’il espéra et resta quelques secondes, silencieux alors que Near répondit d’une manière qui le révolta. « J’imagine. » Il était refermé, pourquoi parler à un tel imbécile très franchement ? Il s’était fait des films juste parce qu’il avait vu un colibri. N’importe qui pouvait porter un colibri non ? C’était ce qu’Eirik tentait de se dire. Mais malgré qu’il ait envie de s’enfoncer dans sa bière, il décida de relancer la conversation. Son instinct le détrompait rarement et là, il avait un sacré instinct. Il pressentait quelque chose sans arriver à mettre le doigt dessus. Il avait besoin d’amadouer ce garçon. Sauf qu’Eirik ne savait amadouer personne, il était rustre et ne savait pas dialoguer correctement. Il s’emballa, posa trop de questions dans une seule phrase.

Il se rendit compte trop tard qu’il avait parlé trop vite. Il détailla Near quand celui-ci avoua n’avoir jamais connu sa mère. « Tu ne l’as jamais vue ? » Il regarda de nouveau le collier, songeur. Mais dans quoi Eirik avait mis les pieds encore ? Eirik désigna de l’index le colibri. « Ce colibri est un animal totem. C’est une coutume qui vient des naoris. » Il se souvenait de ce que Leïa lui avait raconté dans les mines. Parfois elle parlait de ses coutumes pour les faire rêver dans la moiteur de la mine. Eirik avait écouté sans se rendre compte qu’il retenait réellement ce qu’on lui disait. Il se demanda qui était cet homme qui n’avait jamais connu sa mère. Il chercha des traits de Leïa dans ce visage sans vraiment en trouver. Il se souvenait que la naori avait quitté la mine enceinte. Une espèce de moiteur l’envahit, une terrifiante appréhension. Serait-ce son fils ? Il ne voyait aucun de ses traits dans ce visage. Peut-être ne voulait-il pas en voir en réalité. Il n’en savait trop rien de ce qu’il voulait réellement. « Je viens du désert. » Craignait-il quelque chose de quelqu’un qui était peut-être l’enfant de Leïa ? Eirik n’en savait rien. Mais il était fatigué de se cacher, fatigué de mentir jour après jour. Il avait envie de dire la vérité, enfin. Peut-être Near était-il un mercenaire, mais Eirik s’en fichait complètement là. Il était au-dessus de tout ceci. C’était probablement arrogant de sa part de penser ainsi, mais tant pis. « Quel âge as-tu ? » Il avait besoin de vérifier.

S’il était plus jeune ou plus vieux que ce que le brun avait en tête, alors cela ne pourrait pas être son fils. Il tenta de fouiller sa mémoire. Leïa avait-elle eu un autre enfant ? En aurait-elle parlé et lui pas écouté ? Il n’en savait rien. Eirik prit une gorgée de bière. Toute cette histoire commençait sérieusement à lui donner mal à la tête et cela le fatiguait énormément. Il avait l’impression que le passé le rattrapait et il détestait cela.

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Sujet: Re: Les fantômes du passé murmurent à nos oreilles. | Near

 

Les fantômes du passé murmurent à nos oreilles. | Near

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