Partagez | 
 

˜˜˜˜˜˜Don't you let the sun in your heart decay (Thaïs)
maybe life should be about more than just surviving


avatar
06/12/2015 Lux Aeterna 30178 Sophia Bush Avengedinchains (vava) ; Oreste (image profil); Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 439


Sujet: Don't you let the sun in your heart decay (Thaïs)
Mar 12 Sep - 1:42



❝ Don't you let the sun in your heart decay ❞
Murphy Cavendish & Thaïs Shacksfil
(10 septembre 2117)


L'été était passé à une vitesse affolante, et pourtant deux mois n'avaient jamais paru aussi longs à Murphy. Elle avait accueilli la venue des Cents au sein de leur nouveau chez-eux avec un enthousiasme mitigé. Peut-être par lassitude, probablement parce qu'elle n'était plus tellement sûre de ce qu'elle souhaitait voir se dessiner pour son avenir et leur avenir, à tous. Ses seules et rares certitudes avaient volé en éclats en quelques mois à peine. Le geste Devos ne trouverait jamais grâce à ses yeux et elle n'arrivait plus à voir en la rébellion autre chose qu'un énième groupe amateur et puéril, à la limite du ridicule. Et puisque ceux en lesquels elle aurait du le plus croire avaient jugé que la réciproque n'était pas nécessaire au bon fonctionnement des choses, Murphy n'était même plus sûre de partager avec eux ses convictions les plus sincères, ou, en tout cas, d'y croire comme elle y avait cru jusque-là. Les jeunes allaient les rejoindre quelques jours mais le seul bon côté qu'elle y trouvait était totalement égoïste et personnel. Elle rêvait de revoir le sourire des deux jeunes filles qui avaient su se frayer un chemin jusqu'à elle. Peut-être qu'Aliénor serait là, peut-être que Thaïs serait là. Peut-être aussi qu'Autumn ou Andromeda serait là, mais elle se contenterait sans doute, pour elles, de quelques sourires polis. Mais d'Aliénor et de Thaïs, elle attendait bien plus que quelques politesses.

Les retrouvailles entre les deux groupes avaient été plus que tatillonnes et Murphy ne s'en était pas étonnée outre mesure. Des deux côtés, les doutes demeuraient, et leur tentative récente de troc avec les natifs ne semblaient pas avoir arrangé l'opinion que les jeunes pouvaient se faire d'eux. Elle n'avait pas arrangé Murphy non plus, d'ailleurs, et elle semblait, ces derniers mois, collecter les abandons, condamnée à contre-attaquer dans le vide. C'est l’œil morne qu'elle avait accueilli les jeunes avec les siens, s'attendant presque déjà à une pluie de reproches. Pourtant, du regard, elle avait tout de suite cherché deux jeunes têtes brunes. L'une d'elle s'était démarquée du reste de ses collègues et enfin, un sourire avec illuminé le visage de Murphy.

L'automne commençait déjà à prendre ses marques, et c'était surtout lorsque le soleil abandonnait son zénith que l'on pouvait s'en rendre compte. La fraîcheur n'était plus salvatrice, elle était juste froide et sèche, appelait déjà à la chaleur du lendemain. Les feux ne servaient plus seulement a éclairer ou à préparer à manger comme ça avait été le cas pendant les mois d'été, mais ils retrouvaient toute leur fonction de chauffage. Il était tard dans l'après-midi, déjà, mais le soleil n'avait pas encore disparu derrière l'horizon. Elle avait enfilé un large pull et quitté le dortoir avec le sac à dos plein et lourd. C'était la veille déjà que les Cents étaient arrivés chez eux et le village semblait grouiller de jeunes; les retrouvailles animaient les lieux et aucune altercation ne semblait encore prête à troubler cette quiétude qu'ils savaient pourtant tous fragile. Murphy s'arrêta sur la place centrale du village et posa son sac à ses pieds en attendant l'arrivée de la brunette. Elle lui avait promis une petite surprise, après qu'elle ait eu le temps de commencer à prendre ses marques ici. Deux mois sur l'ancien campement lui avaient sans doute permis de se sentir là-bas un peu chez elle malgré tout ce qui la retenait si loin, mais Murphy comptait bien lui offrir le même sentiment sécuritaire ici. Thaïs était probablement restée avec les siens aujourd'hui, ou peut-être avait-elle retrouvé quelques autres têtes parmi les Odysséens, peu importait. La patrouille lui avait rapidement fait promettre la veille de lui accorder un peu de temps. La jeune fille devait certainement avoir une idée du genre de surprises qu'elle avait pu lui préparer, mais Murphy espérait encore lire tout son étonnement et sa joie sur son visage lorsqu'elle lui tendrait les quelques trésors qu'elle avait trouvés quelques jours plus tôt à peine. Il lui semblait qu'elle n'avait pas vu la jeune fille depuis une éternité, et ça avait d'ailleurs sans doute un fond de vrai. Peut-être qu'avec le rapprochement des camps, elles n'auraient plus à attendre si longtemps pour se revoir. Ce serait peut-être même Thaïs qui, cette fois-ci, lui présenterait les environs. « On est en retard, jeune fille ! » hurla-t-elle à travers la place en tendant les bras au ciel pour l'accueillir. Elle n'avait aucune idée de l'heure, de si l'une était en avance ou l'autre en retard; c'était juste sa façon de la saluer. Elle laissa un instant son sac en plan et trotta jusqu'à Thaïs pour l'attraper par l'épaule. « Je vais te montrer mon chez-moi, tu vas être bluffée. Antarès nous attend là-bas. » Ou tout du moins, elle le supposait. Elle l'avait laissé avec une proie fraîchement attrapée et un bol rempli d'eau tout droit extraite de la rivière. Il ne pouvait pas avoir fui pareille scène d'abondance. Sauf si Tennessee lui avait encore fait concurrence... « Tu vas voir, c'est un palais. » Pas tellement, en fait. C'était déjà un luxe de ne plus avoir à redouter que les restes de la construction ne s'effondrent sur le crâne de ses visiteurs. Mais c'était son palais à elle, son abri, son jardin secret, sa protection contre le reste du monde. Elle pouvait encore l'apprécier dans ces températures de fin d'été, mais elle redoutait le moment où elle devrait entièrement se rapatrier au dortoir. Elle devait déjà y trouver refuge plus fréquemment, maintenant que les pluies commençaient à retrouver le chemin de leur forêt. Elle y laissait parfois quelques objets fragiles, aussi, comme ça avait été le cas de ce qu'elle comptait offrir à Thaïs. En passant à côté de son sac, elle le récupéra et le jeta sans ménagement sur son dos, étouffa un cri de douleur lorsqu'un coin de carton s'enfonça contre son rein, et se força à sourire, les larmes aux yeux, pour ne pas trahir le secret. « Alors, t'as fait quoi de beau aujourd'hui ? T'as pris tes marques, revu du monde ? »



avatar
26/12/2014 cassini. 6449 Rowan Blanchard lux (ava) ombre d'la cuisine, petite main qui se mêle de tout 64
♛ Broken child


Sujet: Re: Don't you let the sun in your heart decay (Thaïs)
Dim 29 Oct - 11:58



❝ Don't you let the sun in your heart decay ❞
Murphy Cavendish & Thaïs Shacksfil
(10 septembre 2117)


L’encre se dilue dans le ciel, tâches d’noir aux accents âcres qui se déforment dans les nuages, et la gosse sait qu’elle est en retard. Elle n’a fait que des conneries, thaïs, que des conneries, et ça lui tire un sourire arrogant maintenant qu’aucun œil la dévisage d’un air condescendant. Carrément dans le tort. Aucune excuse. Non non, madame l’ado ne s’en cherche même plus par peur de perte de temps. Il ne fallait pas évoquer le métro, vous voyez. Elle s’est laissée bouffer par la curiosité. Elle s’est introduit dans le noir cadavre pour espionner. Noir électrique, noir satellite, ça a des allures de trou noir dans l’espace qui lui plait bien à l’astronaute avortée. Mais elle s’est faite prendre, chopée, jugée, punie et renvoyée au lit. Alors, la voilà, en retard. Pour son rendez-vous avec Murphy, quelques mots la vielle ont suffi, une promesse de se retrouver pour rattraper les temps volés.
Les pieds volent jusqu’au dortoir où elle a enterré ses affaires avec les autres pour y déterrer son trésor et elle s’élance la gamine vers le centre de la petite ville. Ça grouille d’gens à cette heure-là, entre les torches et les feux de camps éparpillés, ya les ombres qui grandissent sur les murs de pierres froides. C’est mystique, le soleil qui croise ses doigts dans ceux de la nuit. Sur les épaules frêles, le manteau en fourrure glisse.

« On est en retard, jeune fille ! » Un sursaut, deux billes noires qui se retournent, qui scrutent avant de tomber sur la bonne silhouette et la main qui se lève comme pour choper les étoiles à en tirer tout le corps vers le haut jusqu’au bout des orteils. Deux pas de courses et elle s’annonce déjà. « Même pas vrai ! » Beau mensonge qui sonne comme un jeu, elle taquine sur le même ton, thaïs, c’est ce qui lui plait chez Murphy. L’adulte, elle fait au moins deux têtes de plus, peu importe que la gamine grandisse à vitesse folle, et rien que ça devrait refreiner les instincts sauvages mais l’orpheline n’a jamais appris la différence, entre les petits et les grands, jamais compris le respect qu’il faut ou les mots à choisir. Elle rit, ou elle ne rit pas. Et avec Murphy, elle rit.

La Shacksfil se laisse guider vers le fameux chez-soi, une pointe de jalousie fugace dans le palpitant. Elle avait beau râler, la gamine était impressionnée parce que ça pourrait être, ces bouts de maisons qu’ils construisaient. L’hiver dernier, elle n’avait vu que les grandes barrières froides, et des carcasses d’peur, un accident figé dans le temps. Mais ici, elle connaissait, s’était déjà égarée entre les ruines, c’était familier et vivant, c’était des promesses à chaque pierre montée, un futur. Aussi effrayant que fascinant pour la gamine, pas encore prête à quitter sa tente à deux, mais des rêves d’une vie normale qui l’écrasait chaque nuit, et si c’était le moyen ? Et si elle gueulait de plus en plus fort contre les guides touristiques pour pas s’entendre admettre que les bourreaux ont raison ? Stupide. Et quand bien même, une visite de quelques jours avait demandé des trésors d’imagination pour convaincre les rares âmes qui avaient bien voulu se prêter au jeu de la diplomatie. Le jour où les cents s’installeront avec les odysséens ressemblait à une fantaisie de son esprit, et peu importe ces coups de gueules, la gosse ne quittera jamais ces affreux butés de survivants, ou c’est ce qu’elle voudrait croire, celle qui fui régulièrement dans les bois ou visite volontiers la ville ennemie, des étoiles dans les mirettes.

« Tu as un chez-toi pour toi, genre toute seule ? » Morpion élevé dans les dortoirs, les vaisseaux à cent, les tentes à cinq, et finalement partageait encore sa vie avec Liam, comprenait pas comment on ne pouvait pas hurler à la solitude éternelle après une nuit avec pour seul compagnie soi-même. Oh, mais elle a Antarès, qu’elle se rappelle. Les deux silhouettes se fraient leur chemin, Murphy en tête qui s’enquiert du déroulé de la journée. D’un air mystérieux, les deux mains sur les hanches, elle s’exécute. « J’ai enquêté, comme Sherlock. Je suis allée voir le métro mais on m’a arrêtée avant que je trouve le compromettant. Et j’ai posé des questions sur le troc avec les terriens, là, tu sais, ya eu plein de rumeurs, mais j’ai trouvé personne qui y étaient vraiment. Je continuerai demain. Oh et j’ai cueilli des châtaignes ! » Triomphalement, elle sort un sac en tissus où une dizaine de châtaignes se cachent. Plus qu’à trouver un feu où les faire cuire. « Et toi ? » Le sourire est innocent et éclatant.



avatar
06/12/2015 Lux Aeterna 30178 Sophia Bush Avengedinchains (vava) ; Oreste (image profil); Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 439


Sujet: Re: Don't you let the sun in your heart decay (Thaïs)
Dim 5 Nov - 21:03



❝ Don't you let the sun in your heart decay ❞
Murphy Cavendish & Thaïs Shacksfil
(10 septembre 2117)


Depuis quelques temps, les choses ne se passaient plus aussi simplement qu'elle l'aurait souhaité, ou peut-être était-ce simplement son illusion du contrôle qui l'avait abandonnée. Tout s'était émietté autour d'elle et même de la venue des jeunes, elle n'avait pas osé attendre plus que ce que raison lui dictait. Probablement que les jeunes amies avec lesquelles elle avait tissé des liens ne seraient pas là, pour des raisons qu'elle pourrait s'imaginer ou qui lui échapperaient totalement. Mieux à faire ce jour-là, une confrontation redoutée avec leurs aînés, ou bien une peine qu'elles ne seraient pas prêtes à prendre pour quelques jours passés à découvrir un village qui n'était pas le leur. Murphy ne pourrait pas leur reprocher leur absence, mais c'est au moment précis où elle avait découvert le visage de Thaïs, la première, dans la foule, qu'elle avait réalisé à quel point elle s'était menti à elle-même. Elle l'avait espérée, cette venue, tout autant qu'elle avait espéré celle d'Aliénor et même de Liam. Quoi qu'on leur dise et quoi qu'on lui dise, ils avaient tous une part de leur famille chez les jeunes, famille de sang ou famille de cœur. La peine de la séparation s'était creusée à mesure qu'elle avait développé ces liens avec certains jeunes, et en particulier pendant les quelques mois d'hiver passés avec Thaïs, jeune fille vive et survoltée dont l'aura était presque aussi lumineuse que le soleil lui-même. Au moment où elles s'étaient toutes les deux assises sur le lit qu'elles avaient choisi pour la jeune fille, Murphy s'était sentie regonflée à bloc, comme si le hasard, ce fameux hasard à l'humour douteux, venait de lui offrir un peu de répit. Elles n'avaient passé que quelques minutes toutes les deux, se libérant l'une et l'autre au moment où Thaïs avait été rappelée à sa curiosité et Murphy à ses obligations, mais s'étaient mises d'accord dès les premiers instants sur un tête-à-tête à s'accorder dès le lendemain, et rendez-vous avait été pris.

En ce début d'automne, le soleil caressait encore les peaux roussies par l'été et promettait d'offrir encore un peu de répit avant que le froid d'octobre ne s'annonce et laisse place au glacial de l'hiver. Les derniers moments d'accalmie étaient particulièrement appréciés par la brune, parce qu'elle redoutait celui où elle devrait retrouver l'inconfort du dortoir commun. Trop habituée aux aises qu'elle avait pris chez elle, déjà, mais elle avait hâte de présenter les lieux à l'astre solaire qui lui répondait par de grands signes un peu plus loin. Le sourire calme de Murphy s'élargit sous la contestation de la jeune fille et elle ne répondit par rien d'autre qu'un sourcil arqué par la malice. Les retards n'existaient plus vraiment ici, de toute façon. Le mieux que l'on pouvait faire était de compter sur la synchronicité des horloges instinctives. On ne pouvait plus se permettre d'encenser la ponctualité ou de critiquer ceux qui en étaient incapables. On était soit l'attendu, soit celui qui attendait l'attendu. Elle l'attrapa affectueusement par l'épaule et elle essuya prestement la larme de douleur qui avait perlé au coin de son œil. Y'avait rien à faire, elle diluerait les surprises tout au long des heures à venir. Elle ne trahirait pas ses propres secrets. « Oui... enfin, on a... » On... on, personne. Elle avait une demi-maison partagée avec une femme devenue simple voisine, voilà tout. « J'ai une demi-maison, mais tu verras. C'est sécurisé mais c'est pas encore le grand luxe. » Elle la relâcha pour ouvrir la marche un peu plus loin, impatiente. « Des châtaignes !? » Le cri avait été brusque et net au milieu du silence environnant et elle demanda tout aussi fort si « tu as des plans pour ces châtaignes ? Sinon je peux en trouver. » Elle lui jeta finalement un regard malicieux par-dessus l'épaule. « Alors t'as cédé à ta curiosité ! » Elle la gronderait presque, Murphy, si elle ne se reconnaissait pas dans l'appétit insatiable que Thaïs démontrait pour tout ce qui l'entourait. C'était ce qui nourrissait, la curiosité; c'était elle qui permettait d'apprendre et de découvrir, de grandir même quand on s'imagine qu'on ne peut plus vraiment grandir, et puis c'était elle qui, dans ce nouvel environnement qui ne l'était peut-être plus autant que deux ans auparavant, leur permettrait de s'adapter. La survie des plus aptes, la survie des plus curieux. « J'espère que tu fais pas ce genre de choses quand t'es toute seule dehors... » ne put-elle s'empêcher de glisser, soudainement bien plus sérieuse, s'arrêtant au milieu du chemin pour l'attendre, les bras croisés. A ce moment précis, peu importait l'expérience terrienne, l'âge ou ce qui aurait pu les distinguer l'une de l'autre; Murphy préférait juste que Thaïs évite les dangers plutôt que de courir à leur rencontre avec un grand sourire. La curiosité de l'exploration ne pardonnait pas la fougue du déraisonnable. « D'ailleurs j'espère que t'es jamais toute seule dehors --sauf les quelques minutes où t'es pas au camp et où t'as besoin de faire pipi. » Elle continuait de la fixer, l'air grave, et reprit la route lorsque la jeune fille arriva à ses côtés. « J'y étais, moi au troc, si tu veux... » Parce qu'elle ne voulait pas rester sur sa remontrance sans doute malvenue, Murphy en avait oublié qu'il y avait certains détails du troc qui lui échappait à elle aussi. Elle soupira malgré elle en repensant à ces Athnas bien trop sanguins et surtout à l'un d'entre eux, et finit par désigner une grande maison à un étage sur la gauche. L'étage n'était pas dans un état glorieux; là-haut, les murs n'existaient plus que de façon éparse et les briques encore présentes semblaient presque dessiner des motifs sur le fond de ciel clair. Le rez-de-chaussée, par contre, témoignait des efforts apportés par les deux voisines durant l'été. Deux portes d'entrées avaient été installées et d'ici, on ne pouvait pas voir les murs encore incomplets, les trous béants dont il faudrait un jour refaire des fenêtres, et le plafond écroulé ça et là qui laissait tout loisir aux intempéries de s'immiscer en ces lieux à la première occasion qui leur en était donnée. « Je suis de ce côté », lança-t-elle en désignant la partie de droite. Elle s'avança la porte et, avant de l'ouvrir, mit Thaïs en garde. « T'as beaucoup manqué à Antarès. Prépare-toi à être reçue comme une reine. » Un clin d'oeil plus tard, Murphy poussa la lourde porte de bois, première pièce rapportée à cette maison pour en faire la sienne, et laissa son amie entrer derrière elle avant de la fermer pour leur offrir un peu d'intimité. De toute façon, sa demi-maison ne pouvait pas encore se blâmer de manquer d'aérations. Elles n'étoufferaient pas ce jour-là.

Comme anticipé, le chien au pelage clair ignora sa maîtresse et fixa une seconde l'invité de ces lieux pour la remettre, avant de se jeter dessus et de lui tourner autour. Murphy, pour sa part, posa son sac près de la banquette qu'elle avait confectionnée avec quelques rondins et planches de bois, et s’attela à vérifier la vivacité du feu qui crépitait encore dans l'ancienne cheminée. « Alors, t'en penses quoi ? » Elle s'était redressée fièrement, les mains posées sur les hanches, désignant du regard l'intérieur de sa maison en pleine reconstruction. Il ne fallait pas s'aventurer hors des trois pièces du rez-de-chaussées, qui d'ailleurs n'étaient plus vraiment séparées les unes des autres. « Je dors là-bas, au fond. » D'un mouvement du menton, elle désigna la couche au fond de la maison, sous une fenêtre ouverte mais un plafond large et protecteur. « D'ailleurs, j'avais pensé que tu pourrais dormir ici ces prochains jours, si tu veux. Ce sera plus calme que là-bas, et Antarès et moi on serait heureux de t'accueillir. Comme tu veux. » Le chien se calmait progressivement, s'asseyait quelques secondes avant de reprendre une danse endiablée autour des jambes de Thaïs. Le sol était à peu près nettoyé et on reconnaissait ça et là quelques efforts d'ameublement maladroits. « Première surprise », lâcha-t-elle sans arriver à attendre plus longtemps, « j'ai amené un petit goûter. J'ai tout cueilli tout à l'heure. » Elle se rua, impatiente, vers son sac pour l'ouvrir et sortir une boîte métallique complètement cabossée. « Framboises, mûres et airelles... » Elle pesta quelques secondes pour ouvrir l'écrin de métal et le posa finalement sur un rondin de bois destiné au rôle de table.
 

Don't you let the sun in your heart decay (Thaïs)

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Grimoire Heart n'a pas besoin d'un cookie à la myrthille ( PV Nookie Minasa )
» Ce qui se cache derriere l'arresration de R.Karadic
» BLINK-182[Groupe de Musique Punk Rock]
» Heartbreaker version girl [Finish]
» [Validée]Un Joyeux Hey de la part de Sora =)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Hundred :: welcome to hell :: Le campement de l’Odyssée-