Partagez | 
 

˜˜˜˜˜˜We're not just friends, we're brothers [PV Seren]
maybe life should be about more than just surviving


avatar
14/08/2017 Ketro 276 Alex Pettyfer Pivette Gona/Combat & Agriculture 104
The secret side of me

I never let you see


Sujet: We're not just friends, we're brothers [PV Seren]
Dim 10 Sep 2017 - 11:37

Cela faisait presque un an maintenant qu'il était partit, qu'il avait quitté les rivages de leur terre pour rallier ceux d'une ile flottant sur cet immense océan inconnu et dangereux. Il semblait à Finn l'avoir toujours connu, tant ils étaient jeunes lorsqu'ils s'étaient rencontrés et avaient décidé qu'ils deviendraient des amis. De jeunes garçons épris de bagarres et rêvant de gloire, ils étaient devenus des adolescents fougueux aimant se mesurer l'un à l'autre et combattre côte à côte, puis finalement des adultes aussi proches que l'auraient été des frères. Bien sûr ils n'étaient pas issus de la même tribu, mais rien jamais n'avait pu les séparer en-dehors d'une distance physique, chacun parvenant toujours à prendre des nouvelles l'un de l'autre. Et puis il y avait eu cette femme et ses deux enfants, cette grande nouvelle, merveilleuse nouvelle qui pourtant avait placé cet ami, ce frère, devant un choix délicat : rester "seul" avec sa sœur comme unique famille ou bien partir pour fonder la sienne propre. Le Pikuni avait été consulté à ce propos, il avait mûrement réfléchit à la question, mais dans le fond sa réponse avait été toute trouvée dès le début. Seren était désormais un père et il ne pouvait laisser ses enfants, la chair de sa chair, le sang de son sang, seuls sans son amour et sa protection. Alors il lui avait souhaité tout le bonheur qu'il méritait -et rares étaient ceux qui le méritaient autant que lui- puis il l'avait encouragé, lui avait mis une tape dans le dos en riant de bon cœur et l'avait renvoyé vers son destin sans chercher à le retenir, en aucune façon. Et pourtant...

Cela faisait presque un an maintenant qu'il était partit et que Finn ne l'avait pas revu, presque un an qu'il n'avait pas entendu la voix de son ami, de ce frère qu'il avait choisi, qu'il n'avait pas croisé le fer avec lui ni qu'ils n'avaient pu parler de ces choses que seuls deux frères très proches peuvent se confier l'un à l'autre. Le Gona avait longuement réfléchi, il avait eu des mois pour songer à ce dilemme, pour essayer de trouver une solution et, finalement, parvint à prendre le dessus sur sa terrible peur : l'océan. Cette immensité d'eau s'étendant à perte de vue, aux profondeurs insondables et qui dissimulait certainement des monstres dont on ne pouvait que supposer la gigantesque taille et la férocité, sans parler des tempêtes et des vagues hautes comme des montagnes. Non, vraiment, cet endroit-là n'était pas fait pour lui, mais cela faisait trop longtemps que le forgeron était partit et il avait besoin de savoir comment il allait. Vivait-il confortablement ? Le traitait-on bien ? Ses enfants et sa femme étaient-ils de bonnes personnes ? L'aimaient-ils autant que ce qu'il devait les aimer ? Tant de questions et tellement plus encore qui ne trouveraient pas de réponses tant qu'il ne se déciderait pas à lui rendre visite, qu'il avait finit par rassembler assez de courage pour se faire. Il existait certaines plantes qui pouvaient vous faire dormir suffisamment longtemps, quand bien même il valait mieux prendre garde à ne pas en absorber une trop grande quantité. Finn en avait demandé à des guérisseurs de sa connaissance, refusant de leur avouer le véritable motif qui le poussait à vouloir dormir d'un sommeil de plomb, puis il fit part de son choix à une personne qu'on lui indiqua être de confiance afin que celui-ci lui fasse traverser l'océan jusqu'à l'ile. Comme il s'agissait d'un bateau faisant régulièrement le voyage, le Gona ne serait pas seul et isolé durant cette traversée, aussi ne risquait-on pas de lui voler son épée puis de le jeter à l'eau. C'était des Terriens après tout, pas des gens venus du ciel. Il n'eut qu'à prétexter vouloir dormir un peu et on ne le dérangea pas, si bien que monter à bord du bateau fut le plus difficile, mais qu'une fois plongé dans un profond sommeil ce fut bien le cadet de ses soucis.

On le réveilla alors qu'ils avaient déjà accosté et que le petit groupe de voyageurs finissait de débarquer. C'était la première fois que le Pikuni quittait les terres qui l'avaient vu naitre et son premier réflexe fut d'empoigner le manche de son épée tandis qu'il levait les yeux sur le paysage qui s'étendait devant lui. Le sable sous ses pieds semblait plus fin que celui qu'il connaissait, la forêt au-delà de la plage plus dense et, à gauche comme à droite, de hautes falaises qui semblaient abruptes et peu accueillantes. L'homme qui les avaient fait débarquer ici devait certainement connaitre parfaitement les lieux et il le remercia une dernière fois, s'assurant du prochain passage d'un bateau avant de demander son chemin vers le village Kovarii. On lui indiqua la marche à suivre, l'emprunt d'un canoë et la nécessité de connaitre le chemin exact, si bien que Finn du avoir recours à l'aide d'un natif qui assurait la liaison moyennant un petit troc ou un service. Le Pikuni ne saurait dire combien de temps exactement cela pris pour arriver à destination, mais le soleil était déjà haut dans le ciel et son estomac protestait d'avoir manqué au moins un repas. De grandes murailles faites d'un magnifique bois bleuté indiquèrent le début du village dont la vie animée et paisible fut un ravissement pour celui qui redoutait quelque peu cette découverte. Si on lui lança bien des regards intrigués, voir méfiants, le fait qu'il sembla être un Terrien et non un étranger venu du ciel du convenir assez pour qu'on ne cherche pas à l'interpeller. Seuls les gardes cherchèrent à connaitre le motif de sa visite et, lorsqu'il leur expliqua qui il était venu voir et pourquoi, ceux-ci lui indiquèrent le chemin avec sympathie, connaissant forcément le forgeron qui travaillait dur et était un homme bien. Ce fut d'ailleurs en plein travail qu'il le trouva, de dos, penché au-dessus d'un objet qu'il confectionnait -ou rénovait ?- et dont le tintement métallique à chaque coup laissait entrevoir toute la puissance qu'il fallait pour exercer ce métier éprouvant.

- Et moi qui pensais que ta petite femme t'aurait engraissé à force de te cuisiner de bons petits plats, mais tu n'as pas pris un gramme mon vieux !

La phrase, lancée d'une voix forte et aussi enjouée que le sourire que Finn avait aux lèvres était large, trahissait un mélange d'amusement et de provocation chaleureuse que le Pikuni avait parfois usé pour convaincre son ami de croiser le fer avec lui quand il invoquait sa charge de travail ou quelque devoir à accomplir au préalable. Ils avaient toujours été ainsi, à se taquiner un peu, mais dans le fond ça avait surtout été l'affection qu'ils avaient l'un pour l'autre qui avait toujours prédominé. Lorsque Seren se retournerait, la première chose qu'il verrait serait le grand sourire de cet imbécile de Pikuni que l'émotion étreignait plus qu'il n'aurait pu le dire.

avatar
03/04/2017 Lnou 133 Ricky Whittle Pivette Forgeron / combat & maniement des armes 4
I may be a twin but I'm one of a kind


Sujet: Re: We're not just friends, we're brothers [PV Seren]
Lun 25 Sep 2017 - 1:00

We're not just friends,
we're brothers
Finn Gallagher & Seren Cermath

Date du RP
Octobre 2117
Le soleil n’avait pas encore franchi l’horizon que Seren était déjà à la forge. Il avait laissé des tâches inachevées en partant la veille, devant aller récupérer les enfants. Mais ce n’était pas la seule raison qui l’avait poussé à prendre le chemin de la forge à l’aube. Il était un peu préoccupé en ce moment. Cela allait bientôt faire une année qu'il avait quitté les siens et il n'avait aucune nouvelle de sa sœur jumelle. Les lettres qu’il avait tenté de lui faire parvenir étaient restées sans réponses, il ne savait même pas si elles étaient arrivées à destination. C'était parmi les quelques nouvelles que sa mère lui avait envoyé qu'il avait appris qu’elle avait quitté le village des Athnas, elle aussi. Il n’arrivait pas à se décider s'il devait prendre ça comme une bonne ou une mauvaise nouvelle. D’un côté, il était heureux avec n’importe quelle décision qu’elle prenait, pour peu que cette dernière la rende heureuse. De l'autre, il avait un mauvais pressentiment qui allait grandissant au fur et à mesure de l’absence de nouvelles.

En conséquence, il tentait de se changer les idées comme il pouvait, mais la nuit lui laissait beaucoup trop de temps pour réfléchir. Bien que cette angoisse ne diminuait pas encore la qualité de son sommeil, cela faisait tout de même plusieurs jours qu’il se levait plus tôt que d’habitude. Ce matin, il avait accidentellement réveillée Nylan en sortant du lit et il soupçonnait qu’elle se doute de quelque chose. A demi-réveillée, elle lui avait fait la remarque qu’il dormait peu en ce moment. Il avait acquiescé en silence, avant d’opter pour l’absence de réponse. Il n’aimait pas mentir et de toute façon, il ne savait pas faire. Encore moins à Nylan, qui aurait vu très certainement clair à travers de toute façon. Elle n’avait pas insisté, il avait annoncé qu’il avait laissé quelque chose en plan à la forge, mais qu’il rentrerait tôt. Il allait certainement abordé le sujet avec elle, à un moment ou à un autre, mais il préférait mettre les choses au point avec lui-même. Il ne voulait pas qu’elle croit qu’il puisse être en train de regretter sa décision, spécialement quand ce n’était pas le cas.

La vague lueur à l’horizon l’avait donc guidé jusqu’à la forge, où il martyrisait donc un sabre court depuis ce matin. Le sabre avait été très sérieusement endommagé. Le réparer demandait donc un travail à la fois radical et précis, lui demandant dont un certain niveau de concentration. Mais il avait la forge pour lui seul aujourd’hui, ce qui lui avait permis d'être efficace. Il s'y croyait encore tout seul quand une voix s'éleva derrière lui.

- Et moi qui pensais que ta petite femme t'aurait engraissé à force de te cuisiner de bons petits plats, mais tu n'as pas pris un gramme mon vieux !

La voix claire et étrangement familière réussit à se faire entendre par dessus le bruit de coup de marteau. Puisque la forge était déserte, la personne s’adressait donc obligatoirement à lui, non ? Il se retourna pour tomber nez à nez avec un visage connu. En vérité, il manqua de ne pas le reconnaître tellement il ne s’attendait pas à le voir débarquer dans sa forge, aussi loin de chez lui et surtout… sur une île. Plus exactement, tous ces éléments trompèrent son cerveau suffisamment longtemps pour que ce dernier se convainc que ça ne pouvait pas être lui. Après un long moment d’absence totale de réaction, un large sourire se dessina sur son visage prouvant à quel point il était heureux de le voir. Et l’effet de surprise amplifiait sans doute son bonheur. Finn affichait le même sourire que Seren, démontrant une fois de plus que partager le même sang ne faisait pas tout.

Tout étonné qu’il était, Seren n’en lâcha pas son marteau et sa pince pour autant. Il en était à cette étape délicate du refroidissement qui allait déterminer et garantir la solidité de la lame réparée. Il se devait donc de rester concentré.

- Il faut que je termine, expliqua-t-il de manière aussi concise que d’habitude.

Une dizaine de minutes s’écoula avant qu’il ne juge son travail terminé. La lame termina de refroidir dans un seau d’eau froide, le tout accompagné d’un long sifflement et d’un grand nuage de vapeur. Il prit tout de même le temps de s’essuyer les mains avant d’étreindre son frère d’une accolade relativement peu délicate. Bien qu’il ait perdu une bonne partie de la précision nécessaire au guerrier, il avait conservé la force nécessaire au forgeron. Sans compter qu’il avait toujours aimé créer quelque chose de ses dix doigts. Il n’avait donc pas perdu tant que ça.

- Je m’entraîne toujours, dit-il sur un ton de défi, répondant à la boutade de Finn malgré quelques minutes de retard.

Il n’avait pas besoin d’en dire plus, car il savait que Finn avait pu lire sa surprise et son bonheur dans son regard. Il était l’une de ces personnes, que Seren pouvait compter sur les doigts d’une main, avec qui les mots devenaient optionnels. Le Pikuni n’était pas non plus un grand bavard, mais les silences entre eux n’étaient nullement gênants. Au contraire, ils étaient pleins de significations que parfois eux seuls pouvaient comprendre.

- Quand ? Comment ? demanda-t-il, curieux de connaître les détails du voyage de son ami… mais surtout, combien de temps prévoyait-il de rester.

Après un an, ils avaient beaucoup à se dire, mais l’après-midi leur donnerait le temps de rattraper le temps perdu. Maintenant que sa tâche était terminé à la forge, il pouvait se permettre de rentrer chez lui. D’autant qu’il avait promis à Nylan de garder les enfants cet après-midi. En parlant de sa femme, il mourrait d’envie de lui présenter sa famille. Et surtout, ses magnifiques enfants.
©️ The Hundred & Lnou

avatar
14/08/2017 Ketro 276 Alex Pettyfer Pivette Gona/Combat & Agriculture 104
The secret side of me

I never let you see


Sujet: Re: We're not just friends, we're brothers [PV Seren]
Jeu 28 Sep 2017 - 6:59

"Il n'a pas changé." C'est ce que pensa Finn à la seconde même où Seren se retourna et le fixa longuement, peinant à le reconnaitre peut-être, à moins que ça ne soit la surprise qui l'empêcha de réagir avec fougue. Puis un éclat passa dans le regard de son ami et le Gona vit un large sourire apparaitre sur son visage, comme un écho à celui qu'il affichait déjà. Pas besoin de mots superflus, leurs expressions parlaient pour eux et lorsque le Forgeron affirma laconiquement qu'il devait finir son ouvrage, son ami de toujours hocha simplement la tête sans se départir de son sourire de bonheur. Fidèle à lui-même, Seren n'avait définitivement pas changé et le Pikuni alla se placer de côté pour le regarder travailler, croisant les bras et se concentrant sur les gestes précis et puissant, sur cette technique qui lui valait sa réputation. Avait-il la même ici ? Probablement, un bon élément dans un village, quel qu'il soit, ne pouvait qu'être connu et reconnu pour son talent. Lorsque enfin le sabre fut plongé dans l'eau froide pour y refroidir définitivement, les deux hommes purent s'étreindre fraternellement avec force, se retrouvant réellement à présent et pouvant savourer librement le temps qui leur était désormais imparti.

- Je m’entraîne toujours.

Un autre sourire vit le jour, amusé cette fois, avec ce soupçon de provocation au coin des lèvres et cet éclat au fond des prunelles noisettes qui ne laissait aucun doute sur la réponse qui suivit immédiatement.

- Il faudra qu'on voit ça alors.

Leurs entrainements lui manquait, leurs petites habitudes datant de l'époque où Seren vivait encore sur la terre ferme -car pour Finn une île pouvait être engloutie à chaque instant- étaient des repères qui avaient disparus le jour où il avait encouragé son ami à suivre son cœur et à aller rejoindre cette famille qui avait tant besoin de lui, et inversement. Le Gona savait combien son frère attachait de l'importance à ses enfants et cette femme qu'il avait aimé et dont était nés les fruits de leur amour. Comment aurait-il pu lui dire qu'il devait les oublier ? A le voir ainsi aujourd'hui, le Pikuni savait qu'il avait fait le bon choix et ne le regrettait pas, quand bien même de son côté l'absence se faisait parfois pesante. Cela lui avait au moins permis de braver sa peur et de traverser la mer, sa visite n'en étant que plus spectaculaire en un sens.

- Quand ? Comment ?

- J'ai pris le bateau ce matin et j'ai utilisé des herbes pour dormir. Une fois arrivé j'ai demandé à un homme d'ici de m'emmener en canoë jusqu'à ton village et me voilà.

Il passait sous silence les journées et les nuits entières à se tourner et se retourner, luttant contre la peur sournoise et pétrifiante à la seule idée qu'il allait devoir passer au-dessus de flots abritant des créatures dangereuses et méconnues, le risque de tomber par-dessus bord si jamais une tempête se déclarait et toutes ces sortes de choses que seuls ceux qui craignent l'océan peuvent éprouver. De toute façon son frère le connaissait assez pour savoir combien il avait du lui en couter malgré l'air détendu qu'il affichait à cet instant devant lui. Jetant un regard à la ronde, Finn eut une légère moue qui se voulait déçue, quoique volontairement exagéré comme à son habitude.

- Je ne vois pas mon neveu ni ma nièce, quand est-ce que tu me les présentes ? Sans parler de ta merveilleuse femme, j'ai vraiment hâte de les rencontrer.

Le sourire revint à la charge, taquin quoique sincère. Les deux hommes avaient échangés quelques lettres durant cette longue année et bien que le Pikuni soit resté évasif quant à certaines choses, préférant parler de la vie du village et de l'évolution des relations avec les Skaikru, il avait dévoré les détails que Seren lui avait donné au sujet de sa famille et de la vie chez les Kovariis. Il lui tardait de constater tout ça de ses propres yeux, lui qui espérait qu'un jour une telle chance lui échoie également.

Contenu sponsorisé


Sujet: Re: We're not just friends, we're brothers [PV Seren]

 

We're not just friends, we're brothers [PV Seren]

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Friends, we need your feedback
» 08. That's what friends are for
» [THEME] Just friends ? [TERMINE]
» After the show between friends [Rachel]
» Résumé partie 172 : Happy Tree Friends

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Hundred :: no one came back :: Au-delà de l'horizon :: La jangal :: L'ancien village des Kovariis-