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˜˜˜˜˜˜burn it down
maybe life should be about more than just surviving

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01/11/2015 Glacy Ezra 2250 Brett Dalton Dreamy (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 1024
- Whatever it takes -


Sujet: Re: burn it down
Jeu 7 Déc - 18:11


« Moi ? Je suis la personne la plus ouverte voyons ! » Ne pouvant m'empêcher de sourire. Mensonge sur lequel nous ne nous entendions. Aucun de deux n'était réellement ouvert. Il y avait toujours des sous-entendus, des non-dits. Il y avait toujours des mots qui restaient secrets. Il y avait toujours des illusions, des masques, des sourires en coin sans qu'ils ne puissent comprendre. Et si elle restait évasive, il n'en restait pas moins que je l'étais tout autant alors qu'à vrai dire je ne pouvais que garder des secrets. Il y avait toujours des secrets. Il y avait toujours des choix que je faisais au détriment d'amis, des choix plus sombres que je pouvais regretter par la suite. Il y avait toujours une touche de regret et autant une touche d'arrogance. Il y avait toujours ces parties que je continuais sans pouvoir revenir en arrière, des êtres que je blessais. Les rejetant pour tentant de revenir après vers eux. Jouant avec leurs nerfs. Autant victime que bourreau. Des masques qui changeaient. Un comportement qui évoluait sans réel but au grès de mes humeurs sans que je m'en rende compte. N'ayant aucun mal à faire souffrir autant que je le regrettais ensuite. Comme si je voulais les entraîner dans ma chute, dans les ténèbres dans lequel j'étais autant que je pouvais vouloir les éloigner pour les entraîner plus bas. Des sentiments contradictoires. N'ayant au contraire pas besoin de protéger Mila alors que nous ne pouvions que nous comprendre, alors que nous étions tous deux touchés par le même sort, tous deux prisonniers des mêmes démons. Un grain de folie qui était toujours là que réel. Un grain de folie qui existait, qu'elle connaissait, que je pouvais voir dans ses yeux alors que ce même grain de folie se reflétait dans mon regard par intermittence. Des limbes dont je ne pouvais sortir alors que dans un sens je restais toujours prisonnier de mon esprit, autant qu'elle.

Prisonniers de nos démons, du désir de revoir les morts, d'effacer les erreurs du passé, de leur échapper. Mais autant que possible nous pouvions que laisser tomber les miettes de pain qui les conduiront sur nos traces. Ne pouvant que leur laisser le moyen de pression dont ils avaient juste besoin. Des traces laissés qui leur suffisait pour nous rattraper. Autant cette facilité à relâcher la bête, autant cette facilité à les laisser gagner. Toujours ce même désir qu'il fallait combattre, toujours ce même désir d'éviter de lâcher prise. La tentation là pas moins, toujours. Ne pouvant réussir à échapper. Comme une boîte de pandore qui réapparaissait toujours devant nous, tentant. Aucune possibilité de la faire disparaître. Attirant. Et d'autant plus destructeur.

Mon regard qui se posait sur elle alors que je ne pouvais que lui demander sur elle. Son regard devenu nostalgique alors qu'elle pensait à autre chose, ou sans doute à elle. Une possibilité. « Je suis là » Lui adressant un sourire. Comme si cela me rassurait autant qu'elle puisse là en chair et en os, et autant ancrée dans la réalité à partager ces moments ténébreux. Ne pouvant ressentir le froid de la nuit réellement si ce n'était l'impression que j'avais que les ombres étaient toujours, oppressantes les unes par rapport aux autres. Ne pouvant m'empêcher de lui poser des questions, autant curieux. « Ce n'est pas quelque chose que je vois, c'est plutôt quelque chose que j'entends... en permanence. » « Alors peut-être que tu es chanceuse de ne pas avoir à discerner leur visage à chaque fois. » Des visages qui s'imposaient dans mon esprit plus que des voix. La facilité de me remémorer chaque détail, même les plus sanglants. La facilité de me remémorer chaque scène que plus dangereuse que je rejouais dans ma tête jusqu'à en souffrir. La facilité de revivre ces épisodes, alors que dans son cas, c'était différent, qu'elle ne pouvait que les entendre. Bien qu'à vrai dire aucune des deux situations n'était plus valorisante que l'autre. « Quelque chose qui me rassure la plupart du temps, mais parfois... » Me figeant alors que je restais pas moins proche d'elle tandis qu'elle s'approchait un peu plus. Hissée sur la pointe de ses pieds pour me souffler ces mots à l'oreille. Des mots qu'elle ne voulait que personne ne les entende. Des mots auquel elle ne voulait donner du pouvoir. Des mots qui ne devaient pas être entendus d'eux. « Parfois ça me terrifie. » Un sentiment que je pouvais comprendre alors qu'il n'était plus terrifiant que de se rendre compte qu'il était facile de tomber dans le vide. Le bord du gouffre toujours là à deux pas de nous, le gouffre toujours là à nous attendre. Autant cette impression si ce n'était que nous étions déjà dedans, au plus profond de son coeur. Pivotant dans sa direction alors que nous étions proches. Quelques centimètres qui nous séparaient et mon regard ancré dans le sien alors que je laissais la vérité s'installait. Toujours cette même implacable franchise entre nous. « Alors tu n'es pas la seule. » Et c'était autant pour cela que j'avais besoin d'elle. Mais la réciproque n'était sans doute qu'autant vraie alors que ce n'était pas pour rien que nous nous retrouvions au coeur de la nuit, au dehors du dortoir quand le sommeil nous désertait encore et encore. « Dangereux ne trouves-tu pas comme la tentation est toujours là. Toujours cette même attirance et presque autant cette facilité de plonger... » Toujours ce même choix cornélien. Ne sachant sur quel pied dansait réellement. Ne dansant pas réellement, tentant juste à ces heures perdues de les combattre, et de reculer notre heure. « Si tu le pouvais que ferais-tu ? retournerais-tu en arrière ? arrêterais-tu le temps ? ou est-ce que tu repartirais à zéro ? » Qu'autant curieux de savoir quel choix elle pourrait faire.


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26/08/2017 ΛURORΛ BOREΛLIS nope 396 anna speckhart BOREΛLIS // ENDLESS LOVE // HALSEY tu cultives la terre selon les saisons (botanique & agriculture) 145


Sujet: Re: burn it down
Lun 15 Jan - 17:51

Now the world is only white noise. Frequencies that I can't understand. I can't be bothered with the teachers. Always trying to shape the way I act. Momma told me all of this is. Just a place we have to settle for. Less than anything we dream on. We'll continue to be disappointed (@daugther // beerus)
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☆ Chris & Mila ☆

Si tu le pouvais, que ferais-tu ? La question t'émerveille tant les possibilités se multiplient dans ton esprit. Tu entrevois l'espace d'un instant, un passé différent, un sort optimiste pour tes parents, une enfance heureuse dans laquelle tu t'épanouis au fil du temps. Tu aperçois un présent calme comme l'océan qui dort, un ciel d'un bleu éclatant qui te donne envie de danser. Tu imagines un futur plein d'espoir, aux couleurs de l'aube, à l'odeur du jasmin, aux sons de tes mains qui se rejoignent pour chérir ce que tu as. Si tu le pouvais, tu aimerais vivre dans ce tableau trop beau pour être vrai. Sauf que le songe s'évanouit aussi vite qu'il est apparu, telle une nuée ne faisant que passer, sans jamais s'arrêter. Réveille-toi. Lentement, tu poses les yeux sur Chris, attendant patiemment ta réponse dans un silence encourageant qui te donne envie de confesser tes désirs les plus profonds. « Si je pouvais, je réécrirais l'histoire. » A ta façon, tu commences à lui dévoiler ce qui se trouve au fond de ton coeur, à l'abri des regards. Cette souffrance sans nom que tu endures depuis des années de vie. « J'effacerais les pertes et comblerais les trous. » Pour ne jamais avoir à connaître le sentiment d'être abandonnée, rejetée. Pour ne jamais ressentir ce mal sous ta peau, qui te trouble, te rend inhumaine jour après jour dans le plus grand secret du monde. Ce mal qui éveille les voix dans ta tête, leur donne la parole au point de ne plus distinguer tes pensées de leurs crépitements.

« Dans cette version, je serais née sur Terre. » Cela fait bien longtemps que tu envies les terriens pour n'avoir connu comme foyer d'accueil que cette mère nature qui prend soin d'eux du premier à leur dernier souffle. Il y a quelque chose de rassurant à appartenir à la planète, à faire partie de ce vivant. A tes yeux, l'Odyssée a toujours été en perdition. Un navire à l'agonie, un vaisseau qui s'essouffle. Un habitacle dont la fin ne faisait pas le moindre doute. Si bien qu'au moment de s'éteindre, la fuite fut la réaction la plus évidente. « J'entretiendrais un lien encore plus fort avec elle. » Ton rapport privilégié avec la nature est probablement le seul élément que tu aimerais conserver si tu avais l'occasion de tout changer. Parce que tu sais que ta destinée te ramènera toujours au plus près de la végétation. C'est ainsi, certaines choses sont immuables. « Pour le reste, ce sont des détails. » Balayer le chagrin qui régit ton existence, voilà la seule transformation qui te semble essentielle, indispensable. Le reste n'est que poussière. Le reste n'a pas vraiment d'importance. Et toi Chris, comment réécrirais-tu ton histoire ? La véritable question n'est pas de savoir s'il le ferait, tu connais d'ores et déjà la réponse. Qui serait assez fou pour refuser de changer son passé, réparer ses plaies, guérir ses maux ? Ou plutôt, qui serait assez pour ne pas y succomber ?

→ chris, campement de l'odyssée, 20 août 2117.

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01/11/2015 Glacy Ezra 2250 Brett Dalton Dreamy (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 1024
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Sujet: Re: burn it down
Jeu 18 Jan - 17:29


« Si je pouvais, je réécrirais l'histoire. » En soit dans un sens, une part de nous voulait toujours réécrire l'histoire. On voulait tous effacer la souffrance, les moments douloureux, la silhouette de la mort autour. Ce que j'avais voulu. Ce que j'avais voulu après qu'Ailina soit enfermée en prison, après que Faust ne disparaisse et d'autant plus après la mort de Robb. Ayant aimé alors récrire l'histoire avec mes propres mots, en changeant les rôles mais cela n'était jamais arrivé. Les pages n'avaient été couvertes d'encre. La magie n'était pas apparue pour réécrire l'histoire. Il ne s'était rien passé. Le poids de la douleur qui était resté inlassablement sans pouvoir l'effacer. Le poids de la douleur, de la culpabilité ressenti qui restait. C'était ce qui restait au final, les remords, la colère et désir malsain de vouloir changer le destin, d'en inverser le courbe à cause du poids des responsabilité, ou juste pour imaginer un monde meilleur. Mais les utopies n'existaient pas, et bien souvent les rêves ne restaient que des rêves, des illusions qui coloraient nos nuits. N'ayant pu effacer le sang autour de Robb, ni de mes mains. N'ayant pu inverser son sacrifice pour que je n'en vienne à prendre sa place. Et le goût amer de la douleur et de la culpabilité qui refaisait surface alors que tout autant que moi, elle ne pouvait que vouloir à cet instant réécrire l'histoire. « J'effacerais les pertes et comblerais les trous. » Pouvant comprendre ce désir même si j'avais mis du nouveau du temps à me rappeler que ce n'était pas possible, que tout autant que possible, si nous souffrions, la douleur nous rappelait aussi que nous étions capables d'éprouver des sentiments, d'être humain. La douleur nous rappelant aussi que nous étions toujours vivants. Comme fermer les yeux pendant l'espace d'une seconde. Oubliant le reste pour laisser le vide et le silence se répercutait. Cet instant où il ne resterait rien dont les battements réguliers de nos coeurs pour que nous rappeler que nous respirions toujours. Toujours là, toujours sur cette terre que je n'avais pu que maudire autant que je n'avais pu que la voir comme une seconde chance. Toujours sur cette terre même si autour des amis tombés, disparaissaient et des vies s'éteignaient. Un cycle sans fin que nous pouvions arrêter alors qu'inlassablement la roue continuait de tourner. Ne pouvant arrêter la douleur si ce n'était apprendre à vivre avec. « On ne peut pas. »

Une douleur qu'elle connaissait, que je connaissais tout autant comme chaque personne. Et qu'un désir que je pouvais comprendre face à la volonté de voir le monde sous un meilleur angle, ou même de voir des sourires se dessinaient sur les visages. Ce qui n'arrivait souvent alors que souvent un goût amer restait en bouche comme ce arrière-goût que j'avais pu ressentir en ne voyant non pas le regard de fierté de cet homme que j'avais considéré un jour comme un père que cette lueur de désapprobation brillait dans son regard. N'étant pour autant innocent, alors que si la douleur était là, nous avions tous deux contribué à la faire grandir. Ayant contribué à planter les graines, les arrosant, leur donnant vie. Des actes qui avaient des conséquences. Notre responsabilité mise en jeu. Du sang sur les mains alors que j'étais autant responsable de sa mort, que d'elle de la sienne. Des personnes que nous rejetions, blessions autant que nous pouvions tenter de nous relever pour combattre ces mêmes démons. Qu'un bref aperçu au coeur du crépuscule alors qu'autant qu'elle je ne pouvais que tenter de les tenir à distance et tenter d'imaginer un monde meilleur.

« Qu'est-ce que tu changerais ? » « Dans cette version, je serais née sur Terre. » Et ne pouvant que l'écouter alors qu'autant que possible, je ne pouvais que me demander si un jour elle s'était sentie bien là-haut, perdu au milieu des étoiles. Un arche sur lequel nous vivions. L'arche de Noé. Autant un lieu de salvation que de perdition. Une prison. Un lieu où tout était calculé méthodiquemnt non pas pour nous permettre de vivre mais pour y survivre. C'était tout ce qui comptait alors, la préservation de l'espèce humaine. Un choix drastique qui avait été fait en connaissance de cause, qui devait être fait pour préserver le plus grand nombre mais qui avait été lourd de conséquences. Et s'il y avait de bons moments, il y en avait aussi des biens moins flatteurs. Les souvenirs qui ne pouvaient que remonter à la surface tout comme le son des portes qui se ferment. Les emprisonnements. Ceux qui étaient dans le manque parce qu'ils n'avaient pas la bonne position. Les lois que des plus strictes. Il y avait eu des sourires mais il y avait eu aussi des pleurs et des cris de colère. Sans doute qu'une raison de plus pour estimer que cet endroit, la terre elle-même avait été une seconde seconde. Et ne pouvant que la comprendre, ce désir de changer. Mais autant un masque que je portais, nullement certain que j'étais réellement prêt à être l'un des grounders autant que je pouvais les respecter, et que ma curiosité à leur égard était sans faille. Une histoire que j'assumais sans doute bien plus qu'elle. « J'entretiendrais un lien encore plus fort avec elle. » Un lien qui ne pouvait exister avant alors que tout autour ce n'était qu'une surface lisse. L'espace ne pouvant effacer ces paysages, ni la sensation de fouler le sol. Ne pouvant effacer cette végétation qui avait autant réussi à survivre après des siècles de désolation où plus rien n'y aurait substitué. Ce qui s'était révélé faux. Et mon regard qui ne pouvait que se poser sur elle alors qu'elle reprenait la parole. « Pour le reste, ce sont des détails. » Ce qui était faux même si je n'insistais pas alors qu'au contraire je ne pouvais que reprendre la parole non sans m'être légèrement déplacé pour éviter d'être prisonnier du froid. « Je ne sais pas si j'effacerai tout. J'aimerai le faire, j'aimerai effacer les morts, j'aimerai effacer la douleur mais le carrousel continue de tourner. Et je sais pas si je veux vraiment encore l'arrêter. » N'en n'étant certain. « Si j'effaçai tout, alors tout l'amour, les bons souvenirs disparaîtraient et ce ne serait que plus douloureux... » Ne voulant effacer ces souvenirs qui me rappelaient ce que je pouvais être, qui j'avais été même si autant qu'il y avait eu des sourires, les démons étaient toujours là autour, et n'ayant pu que participer à leur victoire. Et des choix difficiles à faire qui restaient.

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26/08/2017 ΛURORΛ BOREΛLIS nope 396 anna speckhart BOREΛLIS // ENDLESS LOVE // HALSEY tu cultives la terre selon les saisons (botanique & agriculture) 145


Sujet: Re: burn it down
Mer 24 Jan - 10:24

Now the world is only white noise. Frequencies that I can't understand. I can't be bothered with the teachers. Always trying to shape the way I act. Momma told me all of this is. Just a place we have to settle for. Less than anything we dream on. We'll continue to be disappointed (@daugther // beerus)
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☆ Chris & Mila ☆


Non, ce n’est définitivement pas possible de réécrire l’histoire, ni même d’en occulter des parties de ton choix. Tu as essayé autrefois, tu essaies encore aujourd’hui. Le résultat résonne avec les timbres de leurs voix. Toutes celles que tu entends dans ta tête quand personne d’autre ne peut attester de leur présence. Tu es seule avec ton mal être, avec ta folie, avec ton idéologie. Quoi que parfois tu te retrouves dans les paroles de Chris. Sa façon de penser peut étrangement ressembler à la tienne. Dans ces moments-là, tu te sens plus forte, moins vulnérable. « Il y aurait d’autres souvenirs heureux à créer… mais ils seraient différents. » Alors que tu tentes d’exposer le bien fondé d’une transformation de cette ampleur, tu réalises subitement que tu ne saurais comment vivre autrement. Tout simplement car tu ne connais que ça… cette routine. Et Dieu sait combien tu y es attachée, ayant du mal avec le changement. Il te fait peur quand bien même ce dernier semble positif. Sans vraiment savoir pourquoi, tu es rapidement désarmée face à de grandes mutations au sein de ta vie. Probablement parce qu’il faut tout réapprendre, tout reconstruire. Comme tu l’as fait quand ils sont partis, l’un après l’autre, vers la mort. Comme tu l’as fait encore et encore. C’est ton mode de fonctionnement. Ta façon de survivre aux épreuves que tu rencontres. A celles que tu ne provoques pas. A celles qui s'imposent à toi.

« Peut-être que ça doit rester ainsi. »  Manifestement tu te ravises, faisant un pas dans sa direction. En effet, son avis te paraît bien plus posé que le tien. C’est souvent le cas, tu es dotée d’une impulsion qui te fait souvent défaut quand lui bénéficie d’un calme apparent capable d’apaiser tes maux. Tu apprécies cette sorte de sagesse mélancolique qui lui permet de voir plus loin que toi. Et surtout, qui t’incite à prendre le temps de reconsidérer la question. Elle te fait réfléchir, te donne envie de l’écouter des heures et surtout d’échanger toute la nuit. Néanmoins, aux premiers signes de sommeil, tu hésites à retourner te coucher. Il fait frais c’est vrai mais cela ne te gêne pas. En réalité, tu apprécies cette sensation, ayant l’impression d’être bercée par la légère brise nocturne. Ton corps se laisse doucement aller aux bras de Morphée qui te lorgne d’un regard décidé. L’insomnie se dissipe tandis que la fatigue s’installe progressivement. D’abord dans tes pieds ancrés au sol, puis le long de tes bras qui balaient l’air, enfin au creux de ta nuque se détendant petit à petit. Est-ce la conversation qui te met dans cet état ? Va savoir, peut-être as-tu réussi à te libérer de cette surcharge émotionnelle qui te maintenait éveillée. « Je commence à fatiguer, pas toi ? »  Tu es prête à rester plus longtemps à ses côtés s’il le désire, sachant combien le silence peut être pesant. Alors tu attends une parole, un geste, un signe de sa part avant d’entreprendre quoi que ce soit.


→ chris, campement de l'odyssée, 20 août 2117.

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Sujet: Re: burn it down
Mer 24 Jan - 21:18


« Il y aurait d’autres souvenirs heureux à créer… mais ils seraient différents. » C'est certain. Recommencer à zéro cela voulait dire prendre une autre voie où tous les souvenirs créés s'effaceraient. Ce que je ne souhaitais forcément. Certes il y avait eu des souvenirs plus compliqués, mais autant que possible il y en avait eu des biens plus heureux. Des souvenirs que j'espérai ne s'effaceraient jamais, car autant qu'il y avait eu des cris de rage, il y avait des sourires. Ce qu'elle avait connu aussi même si la douleur n'avait pu que s'y succéder, même si elle n'avait pu que commettre l'irréparable en tuant celle qu'elle aimait. Ce qui n'était rien, même si je n'avais aucun droit de la juger à vrai dire. Et ne pouvant que lui dire le fond de ma pensée, lui avouant autant que je ne voulais pas que cela change. Lui avouant que non, je n'étais pas prêt à recommencer à zéro comme elle serait tentée de le faire. Ne préférant pas revenir sur le passé. « Peut-être que ça doit rester ainsi. » Ce que je pensais alors que je ne me voyais pas revenir sur le passé. Ne voulant oublier tous ces souvenirs plus heureux qui étaient restés. Ne comptant pas non plus faire disparaître ces moments qui avaient laissés place à d'autres. Tentant de ne pas y penser. Tentant d'avancer tout comme elle même s'il était parfois compliqué de faire autrement, même s'il était compliqué de garder un contact avec la réalité parfois. Toujours des démons à affronter. Des démons que je tentais de vaincre en compagnie de Mila même si la partie n'était pas forcément gagnée, bien qu'il était clair que nous avions le même objectif. Et mon regard qui ne pouvait que se détourner d'elle pour se poser sur la voûte céleste. Restant un instant là à regarder la nuit et les étoiles avant de reporter mon attention sur la jeune femme. Comme si ses paupières allaient commencé à se fermer alors que petit à petit le froid faisait son effet. Peut-être que nous allions tous deux tomber dans les bras de Morphée rapidement cette fois-ci, espérant en effet pouvoir chasser les ombres du passé qui me gardaient éveillés. Espérant que cette fois-ci le sommeil prendrait aussitôt. « Je commence à fatiguer, pas toi ? » « Oui, tu as raison on devrait y aller, on devrait rentrer. » Et ne pouvant qu'hocher la tête avant de lui emboîter le pas. Me dirigeant vers le dortoir tranquillement non sans saluer ceux qui restaient debout, qui restaient éveillés pour protéger ceux qui ne pouvaient se défendre eux-mêmes. Peut être que cette fois-ci la solution serait plus simple même s'il était certain que nous avions encore survécu une nouvelle nuit. Des démons qui reculaient et bientôt l'aube serait de nouveau là. Tentative d'avancer mais surtout de dormir.

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Sujet: Re: burn it down

 

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